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1305/28 février 1918: 6.000 salariées dans l’usine Citroën

6.000 salariées dans l’usine Citroën

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Voici un témoignage d’Aristide Briand extrait de son journal intime et publié par Georges Suarez (dans « Briand » tome IV publié en avril 1940, chapitre X) :

« jeudi 28 février 1918, déjeuner à l’usine Citroën avec Henri Robert et Berthelot. Cette immense usine, installée, réglée à l’américaine, a surgi de la guerre. C’est une ville. Quinze mille ouvriers et ouvrières ; quarante mille obus par jour. Dans un seul atelier immense, six mille femmes manient avec aisance, sans rien perdre de leur grâce parisienne, d’énorme instruments d’acier. Qu’adviendra-t-il de tout cela après la paix ? Que feront ces machines ? Quelle sera la vie de ces femmes ? Voilà le problème de demain – pas facile à résoudre. Pourtant il y a des gens qui, béatement s’imaginent que la guerre finie, les peuples reprendront le cours paisible et le petit tran tran d’avant guerre. »

*L’usine Citroën dont parle Briand se trouvait dans le quinzième arrondissement de Paris Quai de Javel. Elle fonctionna de 1915 à 1974. C’est en 1958 que le Quai de Javel fut débaptisé pour devenir le Quai André Citroën.

*De nombreuses usines, comme cette usine Citroën, furent créées pour les besoins de l’industrie de guerre.

source: http://jean.delisle.over-blog.com/2014/04/les-femmes-et-la-guerre-de-14-n-171.html

Parution de La semaine de Suzette

semaine

source: https://www.pinterest.com.au/pin/512636370059480926/

 

Journal du jeudi 28 février 1918

Deux forts coups de main ennemis, au nord du Chemin des Dames, sont restés sans résultat.
En Champagne, après un violent bombardement, l’ennemi a tenté d’aborder nos lignes en deux points, sur nos nouvelles positions, au sud-ouest de la Butte du Mesnil. Nos feux ont arrêté les assaillants.
Actions d’artillerie sur la rive gauche de la Meuse.
Trois avions allemands ont été abattus par nos pilotes. Nos escadrilles de bombardement ont lancé 4500 kilos d’explosifs, notamment sur les gares de Metz-lès-Sablons et de Warmeriville.
Sur le front britannique, des raids ennemis ont été repoussés au nord de Saint-Quentin, vers Bullecourt et à l’est de Vermelles.
Activité d’artillerie dans la région d’Ypres.
Sur le front d’Orient, un raid, exécuté par les troupes britanniques, dans la région du lac Butkova, a procuré des prisonniers. Des détachements de reconnaissance ennemis ont été repoussés par les troupes serbes, dans la région de Sokol.
Sur le front italien, activité de patrouilles ennemies qui ont été partout repoussées.
Près de Cismon, un dépôt de munitions a été atteint par les aviateurs italiens.
Les escadrilles de nos alliés ont également bombardé les voies ferrées de Bolzani et de Pergrus.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/fevrier18.html