Archives du mot-clé clémenceau

1401/4 juin 1918

La bataille du bois Belleau (suite)

Le 4 juin, toute la 2ème division américaine est au contact de l’ennemi et l’avance allemande est définitivement endigué.

En apprenant la présence de troupes américaines dans le secteur de Château-Thierry, le commandement allemand opte pour une stratégie qui aura le but d’infliger un maximum de dégâts à ces nouveaux adversaires.

De leur côté, les américains se fixent l’objectif de reprendre certaines positions importantes récemment capturé par les Allemands. Les combats sont alors des plus violents car aucun des deux camps ne veut céder le moindre centimètre de terrain à son ennemi.

Dans la nuit du 5 au 6 juin, la 4ème brigade des Marines du général Harbord et le 23ème régiment d’infanterie américaine montent en ligne à leur tour pour contre-attaquer et reprendre en premier lieu le bois Belleau.

source: https://www.guerre1914-1918.fr/bataille-du-bois-belleau-1er-au-26-juin-1918-02-aisne/

Les traités de l’empire ottoman

L’Empire ottoman signe à Batoum trois traités de paix séparés avec les républiques d’Arménie, de Géorgie et d’Azerbaïdjan. Seul le général arménien Andranik refuse de reconnaître le traité et résiste dans les montagnes du Karabakh et du Zankézour d’où il harcèle les Turcs jusqu’à l’armistice de Moudros.

source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Juin_1918

Clemenceau défend Foch et Pétain

Une de L’Echo de Paris du 5 juin 1918
Clemenceau à la tribune, de Maurice Barrès. Maurice Barrès rend compte de la séance mouvementée du 4 juin 1918 à la Chambre des députés. Clemenceau a du mal à faire entendre sa voix pour défendre les généraux Foch et Pétain qui s’étaient laissé surprendre par l’ offensive  allemande au chemin des Dames 

Création du 503 ème régiment d’artillerie spéciale

Journal du mardi 4 juin 1918

Nos troupes ont poursuivi leurs contre-attaques sur tout le front compris entre l’Ourcq et la Marne et réalisé plusieurs avances en divers points.
Une violente attaque ennemie, lancée de part et d’autre de la route de Château-Thierry à Paris, a été brisée par nos feux au sud-est de Bouresches. Partout ailleurs, nous avons maintenu nos positions. Les pertes subies par l’ennemi au cours de ces actions ont été lourdes. Nous avons fait une centaine de prisonniers.
Les Anglais ont exécuté des opérations locales dans le voisinage de Vieux-Berquin et de Merris. Ils ont avancé un peu leur ligne sur ces deux points, fait 193 prisonniers et capturé un certain nombre de mitrailleuses et de mortiers de tranchées. Leurs pertes sont légères.
D’heureux coups de main, exécutés au sud-est d’Arras, au nord-est de Lens et à l’ouest de Merville, leur ont valu vingt prisonniers, trois mitrailleuses et un mortier de tranchée.
Une tentative de raid ennemi a été brisée près de Villers-Bretonneux.
L’emploi des tanks et des carterpillars se généralise de plus en plus. Les Allemands, un an après les Anglais et nous, ont adopté ces nouvelles machines de combat qu’ils ont mises en service pour la première fois au combat de Villers-Bretonneux.

Sur le front italien, un détachement britannique a pénétré dans la ligne ennemie, infligeant des pertes notables a l’adversaire.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin18.html

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1383/17 mai 1918

 Clemenceau contre les défaitistes : « Je fais la guerre »

Fouilloy, Aisne, visite de Monsieur Clemenceau au camp d’aviation. Date : 17/05/1918, photographe : Albert Moreau. Source : ECPAD

C’est sur le front parlementaire que l’inquiétude est la plus vive. Les critiques contre Clemenceau fusent de toute part, essentiellement de la gauche. Elles sont parfois contradictoires, le « Tigre » étant à la fois accusé de négliger les affaires du gouvernement par ses fréquents voyages au front et de se comporter en dictateur.

Clemenceau sait que sa présence sur le front revêt une grande importance pour les combattants, pour les généraux, mais aussi pour les Alliés. Il est le principal artisan du commandement unique de mars-avril 1918, et un échec militaire du général Foch mettrait en péril son gouvernement et rejaillirait aussitôt sur celui de Lloyd George. De fait, les revers des 27-29 mai provoquent une véritable tempête au Parlement : le président du Sénat, Dubost, les socialistes, les républicains multiplient les interventions à la Chambre et au Sénat, accusant les chefs militaires et le gouvernement d’incapacité, d’impéritie et Clemenceau lui-même de dictature. Cette dernière accusation n’était pas nouvelle, le « Tigre » ayant déjà reçu de semblables épithètes lors de son précédent ministère, de 1906 à 1909.

Ces reproches n’étaient d’ailleurs pas dénués de fondement : accaparé par les fréquents séjours aux armées et les conférences interalliées, le président du Conseil ne s’embarrasse guère de scrupules avec les parlementaires. Il s’en remet très souvent à son jeune chef de cabinet, Georges Mandel, mais tient en main tous les pouvoirs, directement (il est à la fois président du Conseil et ministre de la Guerre) ou indirectement, à travers des hommes sur qui il sait pouvoir compter (Pichon aux Affaires étrangères, Leygues à la Marine, etc.).

source: http://cheminsdememoire.gouv.fr/fr/printemps-1918-les-offensives-allemandes

Avec le centre maritime d’Arzew (Algérie)

Le 17 mai 1918, le CAM est prévenu par radio à 19 h et 23 h de la présence d’un sous-marin à 60 milles à l’Ouest-nord-ouest d’Oran, qui vient d’attaquer un convoi avec un autre U-Boot (le U 50) et a réussi à couler un vapeur britannique, le Sculptor (4 874 tonnes) dans une attaque à la torpille. Le 18 mai, dès 5 heures du matin, une section de deux appareils commandée par l’EV1 Campardon (observateur) appareille pour protéger le convoi. Pris dans le mauvais temps à 45 milles au Nord d’Oran, ils renoncent à faire route au Nord et cherchent le convoi Gibraltar-Bizerte qu’ils trouvent à 7 h 10 à 75 milles dans le 30° d’Oran. Ils l’escortent pendant quelques minutes puis, à court de carburant, mettent le cap sur Oran. A 20 milles du convoi, ils aperçoivent un U-Boot en demi-plongée, se dirigeant vers le Nord-est. Les deux hydravions attaquent aussitôt et lancent 4 bombes sur le sillage, sans effet apparent (le sous-marin ne subit effectivement aucun dommage). N’ayant pas de TSF, ils rentrent à Arzew à 8h45 et préviennent aussitôt le commandement d’Oran par téléphone.

source: http://albindenis.free.fr/Site_escadrille/CAM_Arzew.htm

Mort d’un pilote français et d’un pilote allemand

Eugene Adrien Gilbert, « As » français
Eugene Adrien Gilbert, « As » français de la WW1, 5 victoires aériennes dont 3 en collaboration au sein des escadrilles MS23, MS37 et MS49, trouve la mort dans un accident aérien à Villacoublay, à la suite d’une avarie sur son stabilisateur.
Mort en combat aérien dans le secteur de trévise, sur le front italien, de Franz Gräser, « As » austro-hongrois de la WW1, 18 victoires aériennes au sein des Flik 2, 32, 42J et 61J, 2 obtenues sur Hansa-Brandenburg C.I et 16 sur Albatros D.III.
Il est abattu pendant une mission d’escorte par l’as italien Antonio Chiri, de la 78a Squadriglia.

 Troubles dans le sud tunisien

En mai 1918, plusieurs rebelles furent poursuivis entre Fatnassia et Bir al-Atslah : un rebelle tué.

Le service des renseignements français ayant fait connaître qu’un groupe de 40 tentes était installé à 4 km environ sud-ouest de Wazin ; un ordre fut donné à l’escadrille 541 (5 avions) de le bombarder par obus et par bouteilles de brome. Deux bombardements successifs ont été effectués le 17 mai 1918.

Une section de tracteurs-mitrailleurs éclairée par des goumiers s’installa en repli à la frontière tripolitaine.

 Vers 8 heures du matin, un combat s’engagea à la mitrailleuse à Dhahrat an-Nisf avec les rebelles descendant du col de Wazin qui tentèrent d’encercler la section.

Un groupe commandé par le capitaine Bouvet des Affaires Indigènes (goum, spahis, section montée, section de 65, etc.) puis la colonne mobile de Dahibat (cap. Bayard) appuya successivement la section des tracteurs-mitrailleurs.

La rupture du combat dirigé par le commandant de Bordesoulle, chef de secteur fut obtenue facilement vers 11 heures par l’intervention en masse de l’escadrille qui bombardait les rebelles.

Un goumier fut blessé. Les rebelles eurent une dizaine de morts et une vingtaine de blessés.

A lire sur le site: http://alfutuhat.com/histoire/Ifriqiyah/Ifriqiyah07.html

Journal du vendredi 17 mai 1918

Lutte d’artillerie assez vive dans le secteur Hailles-Castel. Un coup de main allemand à l’ouest de Montdidier a échoué sous nos feux. Nos Patrouilles, opérant au nord de l’Ailette, ont ramené des prisonniers.
Les troupes britanniques ont exécuté un raid dans les tranchées ennemies aux abords de Gavrelle. Elles ont fait quelques prisonniers.
En dehors de l’activité réciproque de l’artillerie en différents points, particulièrement dans les vallées de la Somme et de l’Ancre, à l’est d’Arras et au front nord de bataille, il n’y a rien à signaler.
Les Belges, par des incursions réussies dans les lignes ennemies, en avant de Ramscappelle et de Merken, ont ramené une quinzaine de prisonniers. L’ennemi a lancé de nombreuses bombes d’avions sur leurs cantonnements.
Lutte de bombes vers Nieuport et au nord de Dixmude : activité d’artillerie assez intense vers Wertdendreft. Un aviateur belge a abattu en flammes un avion allemand vers la forêt d’Houthulst.
Sur le front italien, nos alliés ont fait irruption dans des éléments de tranchées ennemis de l’Asolone, détruisant une partie de la garnison et mettant en fuite le reste. Quelques prisonniers sont restés entre leurs mains.
Les marins italiens ont torpillé une grande unité navale autrichienne à Pola.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai18.html

1313/8 mars 1918: discours de Clémenceau: « je fais la guerre »7

Discours de Clémenceau: « je fais la guerre »

À une interpellation d’ Émile Constant, à la Chambre des députés, « sur les responsabilités gouvernementales et les compromissions révélées par les débats du procès Bolo », appuyée par M.  Renaudel, au nom du parti socialiste  Georges Clemenceau, répond avec fougue : « On dit : « Nous ne voulons pas la guerre, mais il nous faut la paix le plus tôt possible. » Ah ! moi aussi j’ai le désir de la paix le plus tôt possible et tout le monde la désire, il serait un grand criminel celui qui aurait une autre pensée, mais il faut savoir ce qu’on veut. Ce n’est pas en bêlant la paix qu’on fait taire le militarisme prussien.[…] Ma politique étrangère et ma politique intérieure, c’est tout un. Politique intérieure, je fais la guerre ; politique extérieure, je fais toujours la guerre. Je fais toujours la guerre. […] La Russie nous trahit, je continue de faire la guerre. La malheureuse Roumanie est obligée de capituler : je continue de faire la guerre, et je continuerai jusqu’au dernier quart d’heure. »

source: http://www.educasources.education.fr/fiche-detaillee-178399.html

Un raid aérien sur Paris fait plusieurs morts

Plusieurs raids vont ainsi ponctuer mortellement le reste de l’année 1918. Celui du 8 mars fait 19 morts et 50 blessés avec une centaine d’engins explosifs. Celui du 11 mars est sans doute le plus meurtrier mais sur les 104 décès environ 70 sont la conséquence d’une panique au métro Bolivar.

http://archives.paris.fr/a/434/une-du-journal-le-matin-/

PTT: première liaison postale aérienne

C’est au cours de sa réunion du 15 août 1917 que la commission interministérielle de l’Aéronautique civile a décidé de l’étude d’un service postal aérien régulier. Le 8 mars 1918 les PTT décident la création de la Première liaison postale régulière française créée dans le but de desservir rapidement la tête de pont des troupes américains en France stationnées à Saint Nazaire et environs.

source: http://www.phil-ouest.com/Timbre.php?Nom_timbre=Paris_StNazaire

Le sacrifice de deux frères belges pour aider les aviateurs

(…)En 1916, les frères Louis et Anthony Collard nourrissent l’audacieux projet de rejoindre le front de l’Yser pour mettre leur connaissance de la topographie luxembourgeoise au service des aviateurs alliés.

Ces jeunes Tintignolais, d’un courage à toute épreuve, n’ont pas vingt ans quand ils quittent clandestinement le village pour Liège où ils espèrent trouver le moyen de franchir la frontière hollandaise pour gagner le front de l’Yser à partir de ce pays neutre.

(…)Le vendredi 8 mars 1918, Mr Muller, un policier allemand particulièrement rusé qui enquête à Liège sur une certaine Mlle Marcelle de Maubeuge, perquisitionne la Villa des Hirondelles. Il y découvre des rapports d’activités, des codes, des armes… et capture les deux Godefroid qui sont conduits à la prison Saint-Léonard. Ceux-ci sont immédiatement soumis à des interrogatoires brutaux. En dépit des tortures et des bastonnades continuelles, les frères Collard ne dévoilent rien concernant l’organisation aux policiers allemands.

Par un tour de force incroyable, les prisonniers parviennent à correspondre avec l’extérieur avec Marie-Thérèse Collard (leur soeur) et Irène Bastin (leur amie) pour leur permettre de continuer la mission d’observation entreprise en Gaume.

Après quatre mois de détention insupportable, le 28 juin 1918, les frères Collard et cinq autres prisonniers passent devant le Kriegsgericht (Conseil de Guerre) à Liège. Considérés par l’occupant comme les plus grands espions capturés depuis le début de la guerre, les frères Collard ne se font aucune illusion sur leur sort.

Le 2 juillet, l’auditeur militaire annonce leur condamnation à mort. Leur recours en grâce est rejeté. En attendant l’exécution, les deux frères édifient les geôliers par leur courage .

Le 18 juillet 1918, Louis et Anthony Collard sont fusillés à La Chartreuse. Face au peloton, ils chantent le Magnificat, hymne d’allégresse et de triomphe de la liturgie catholique.

Journal du vendredi 8 mars 1918

Bombardement assez violent de la région de Reims et vers Prunay.
Nous avons arrêté des coups de main ennemis en Champagne, dans le secteur des Marquises, dans les Vosges et dans la région du Linge.
Au Violu, assez grande activité des deux artilleries.
Des avions allemands ont bombardé la région au nord de Nancy. Pas de victimes.
De notre côté, nous avons abattu quatre avions allemands.
Notre aviation de bombardement a lancé 12.000 kilos d’explosifs sur les gares et dépôts de munitions de la zone ennemie.
Sur le front britannique, une tentative de raid ennemi, effectuée à la faveur d’un violent barrage d’artillerie, à l’est d’Epehy, a complètement échoué. D’autres détachements, qui tentaient d’aborder nos lignes au sud-est du bois Grenier et à l’est de Poelcapelle ont été également repoussés.
Activité de l’artillerie allemande dans la vallée de la Scarpe, à l’ouest de Lens et à l’est d’Ypres et grande activité dans le secteur de Neuve-Chapelle.
Sur le front de Macédoine, actions d’artillerie sérieuses sur le front Doiran-Vardar, au nord de Lomnica et dans la boucle de la Cerna. Nous avons ramené, par coup de main, des prisonniers bulgares.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mars18.html

1205/20 novembre 1917: (vidéo) la bataille de chars de Cambrai (20 novembre- 6 décembre 1917)

Déclaration de Clémenceau au Sénat

Nous avons accepté d’être au Gouvernement pour conduire la Guerre avec un redoublement d’efforts en vue du meilleur rendement de toutes les énergies.
Nous nous présentons devant vous dans l’unique pensée d’une guerre intégrale (1). Nous voudrions que la confiance dont nous vous demandons le témoignage fût un acte de confiance en vous-mêmes, un appel aux vertus historiques qui nous ont faits Français. jamais la France ne sentit si clairement le besoin de vivre et de grandir dans l’idéal d’une force mise au service de la conscience humaine, dans la résolution de fixer toujours plus de droit entre les citoyens comme entre les peuples capables de se libérer. Vaincre pour être justes, voilà le mot d’ordre de tous nos Gouvernements depuis le début de la Guerre. Ce programme à ciel ouvert, nous le maintiendrons.
Nous avons de grands soldats d’une grande histoire, sous des chefs trempés dans les épreuves, animés aux suprêmes dévouements qui firent le beau renom de leurs aînés. Par eux, par nous tous
l’immortelle Patrie des hommes,  maîtresse de l’orgueil des victoires    poursuivra dans les plus nobles ambitions de la paix le cours de ses destinés.
Ces Français que nous fûmes contraints de jeter dans la bataille, ils ont des droits sur nous. Ils veulent qu’aucune de nos pensées ne se détourne d’eux , qu’aucun de nos actes ne leur soit étranger. Nous leur devons tout, sans aucune réserve. Tout pour la France saignante dans sa gloire, tout pour l’apothéose du Droit triomphant (2).  Un seul devoir demeurer avec le soldat, vivre, souffrir, combattre avec lui (3). Abdiquer tout ce qui n’est pas de la Patrie. L’heure nous est venue d’être uniquement Français, avec la fierté de nous dire que cela suffit.
Droits du front et devoirs de l’arrière, qu’aujourd’hui tout soit donc confondu.Que toute zone soit de l’armée. S’il doit y avoir des hommes pou retrouver dans leurs âmes de vieilles semences d haines, écartons-les.
Toutes les nations civilisées sont engagées dan la même bataille contre les formations modernes des vieilles barbaries (4). Avec tous nos bons alliés nous sommes le roc inébranlable d’une barrière qui ne sera pas franchie. Au front de l’alliance à tout heure et partout, rien que la solidarité fraternelle, le plus sûr fondement du monde à venir (… )
Il y a eu des fautes. N’y songeons plus que pour les réparer.

la suite : http://mapage.noos.fr/moulinhg01/Histoire/1.guerre.mondiale/Clemenceau.nov17.html

La bataille de Cambrai (20 novembre- 6 décembre 1917)

I. Weltkrieg 1914-1918
Gesprengter englischer Tank im Bourlon-Wald

La bataille de Cambrai est une bataille de la Première Guerre mondiale qui s’est déroulée du 20 novembre au  aux environs de Cambrai. Lors de cette offensive, les Britanniques ont utilisé pour la première fois en masse des chars d’assaut (en anglais tank, « réservoir »), les Mark IV. Cette offensive, initialement une réussite, fut cependant largement entamée par la contre-offensive allemande.

Cambrai était en 1917 un point clé pour le ravitaillement de la ligne Siegfried (Siegfried Stellung), appelée ligne Hindenburg par les Alliés, et la crête voisine du bois de Bourlon, si elle était prise, permettrait de menacer l’arrière allemand vers le nord.

Ernst Jünger, qui participa à cette bataille, a décrit dans Orages d’acier l’horreur et la fascination qu’elle lui a inspiré.

source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Cambrai_(1917)

https://strategietotale.com/forum/81-le-front-ouest/193458-dossier-la-bataille-de-cambrai-20-novembre-1917-6-decembre-1917

Le livre: https://www.mollat.com/livres/635407/bernard-delsert-le-triomphe-des-tanks-a-cambrai-20-novembre-1917

La bataille de Cambrai (20 novembre- 6 décembre 1917)

En novembre 1998, le tank Deborah est exhumé avec précaution…

Enterré depuis 100 ans, le tank Deborah, poignant témoignage de l’histoire de la Bataille de Cambrai, est sorti de terre, à Flesquières (Nord).

Le 20 novembre 1917, la Bataille de Cambrai fait rage. Le tank Deborah 51 est abattu de cinq tirs d’obus à la sortie du village. Six des huit membres d’équipage du tank sont tués. Le lendemain, le char est capturé puis enterré par les Allemands dans une fosse initialement prévue pour accueillir un blockhaus.

Le 5 novembre 1998 est le jour incroyable où le rêve de Philippe Gorczynski, hôtelier-restaurateur cambrésien passionné d’histoire, est devenu réalité. À force de recherches et de témoignages, le lieu de l’excavation est localisé. Après avoir creusé sur une profondeur de 2 m, la présence du char est détectée. Ce n’est que deux semaines plus tard, le 20 novembre 1998, avec l’aide notamment de l’armée britannique, que Deborah sera complètement dégagée.

source: http://www.aisnenouvelle.fr/33807/article/2017-07-28/lincroyable-aventuredu-tank-deborah

Forum sur le sujet: http://pages14-18.mesdiscussions.net/pages1418/Pages-d-Histoire-Artillerie/Artillerie-Speciale-chars-d-assaut/attaque-chars-masnieres-sujet_553_1.htm

http://www.crid1418.org/espace_scientifique/archeo/char_flesquieres_1.htm

(vidéo) La bataille de Cambrai: le succès d’un jour

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https://www.youtube.com/watch?v=hynncAX6szs

 Journal du mardi 20 novembre 1917 à travers Le Miroir

Sur la rive droite de la Meuse, la lutte d’artillerie s’est poursuivie activement, et, notamment sur le front du bois Le Chaume.
Sur le front britannique, activité d’artillerie de part et d’autre. Des troupes écossaises du Warwickshire ont exécuté avec succès, un coup de mai vers Monchy-Le-Preux et à Greenland Hill, au nord de Roeux.
Les Italiens ont fait encore 200 prisonniers aux Austro-Allemands, qui continuent à masser des troupes entre la Brenta et la Piave, ainsi que sur le plateau des Sept-Communes.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre1917.html

1201/16 novembre 1917

Le Tigre sort ses griffes (suite)

On fête aujourd’hui l’anniversaire de l’arrivée de Clemenceau au pouvoir (16 novembre 1917). Comme nouveau Président du Conseil, il prononcera quatre jours plus tard sa « déclaration ministérielle« . Ce discours, l’un des plus fameux de Clemenceau, conduira la France à la Victoire :
« Je vous ai dit que je voulais faire la guerre. Certainement ! C’est ma seule raison d’être ici. Est-ce que vous croyez qu’à mon âge je me suis jeté dans la lutte des partis pour des idées que le temps a pu atténuer ? J’ai pu faire des progrès vers certaines idées ou modifier mon sentiment sur certaines questions ; peu importe, ma vie est finie. Je viens vous donner les quelques derniers jours qui me restent. Si vous ne les voulez pas, dites-le ; il vous est facile d’émettre un vote de défiance. […] Il faut abdiquer les anciennes passions qui nous ont jetés les uns contre les autres et, pour un instant, pour une heure, faire front commun contre l’ennemi. Après la victoire, avant même que nous la tenions, quand on l’apercevra bien clairement devant soi, j’en prends l’engagement, je descendrai de cette tribune et vous dirai :  « Messieurs, au plaisir de vous revoir. » »

source: http://www.editionspierredetaillac.com/blog-detail-16-novembre-1917-le-tigre-sort-ses-griffes-110

http://fresques.ina.fr/jalons/fiche-media/InaEdu04523/le-president-du-conseil-georges-clemenceau-effectue-differentes-visites-et-tournees-d-inspection-pres-du-front.html

Vu dans les cahiers de René Beluche, élève en 1917 de Madame Frechin, en 1918 de Monsieur Emile Beluche

La guerre pourrit tout, les corps et les esprits. Elle ne s’exprime pas seulement par les combats meurtriers qui font disparaître les hommes les plus jeunes et les plus robustes d’un pays.

La guerre, c’est aussi la manipulation des opinions par une propagande toujours plus sophistiquée. Lorsqu’un pays est en guerre, toutes les composantes de sa population, quel que soit le régime politique, subissent cette manipulation. On parlait autrefois de « bourrage de crâne ».

Ainsi, à l’école même, la guerre était bien présente. Pour preuve ces sujets de « rédactions » trouvés dans les cahiers du jour d’un écolier de Champagney entre 1917 et 1918, René Beluche, élève du cours supérieur.

« Un de vos jeunes amis – enfant de douze ans – vous écrit et s’est plaint de ne pouvoir rien faire d’utile pour la guerre. Félicitez-le de ses bons sentiments, mais montrez-lui qu’il se trompe, que bien des choses utiles sont à sa portée et que d’ailleurs bien faire son devoir, là où il est, est l’essentiel. » (3 juillet 1917)

« Recherchez quels évènements journaliers, quels spectacles fréquents, quelles sources de nouvelles et quels sujets de conversation ramènent sans cesse votre pensée au front. » (16 novembre 1917)

source: http://jacquotboileaualain.over-blog.com/2014/03/la-guerre-a-l-ecole-champagney-1914-1918.html

Les loups de Bois Leprêtre (176 ème RI)

Le 16 novembre, le 167e remonte en ligne relever le 169e dans le sous-secteur du Tacul; les 2e et 3e bataillons en première ligne, le 1er en soutien. Les Bataillons du Régiment occupent successivement les tranchées de Moldavie, Dresde, Lisbonne, Magdebourg et le Quartier Avemont.
Une grande activité de patrouilles est développée par le Régiment. A titre d’exemple, le Commandant Le Brun, (2e Btn), envoie une patrouille dans la nuit du 19 au 20 Novembre,(composée d’un Aspirant, de 2 sous-officiers, 3 caporaux et 20 hommes), avec pour mission de reconnaître l’emplacement où des travailleurs ont été repérés et entendus la nuit précédente. La patrouille devra évaluer l’importance des travaux, et au besoin, en interrompre la poursuite. A 1h05, les hommes sortent des tranchées.[…] La patrouille, sortie du P.P., s’est dirigée sur le Nord, vers le saillant Ouest signalé de la tranchée des Huns, et s’est mise à l’écoute à 80 mètres au-delà de nos réseaux. L’ennemi envoyait de nombreuses fusées, mais aucun travail n’était exécuté au point indiqué. Les bruits de pas et de terrassements étaient au contraire, perceptibles vers le point 7158. La patrouille a obliqué à droite pour diriger sur ce point, où l’ennemi travaillait assez activement dans la tranchée, courvert par des sentinelles dans un réseau que nous avons pu apercevoir à la lueur des fusées. Le réseau est à au moins 30 mètres de la tranchée ennemie. Il est épais et ne parait pas avoir souffert de notre bombardement. La patrouille a du être vue ou entendue en raison du bruit que produit inévitablempent la marche dans la boue.
Des rafales de mitrailleuses ou de fusil mitrailleur se sont déclanchées, venant de la direction du point 7158. Se trouvant hors de portée de grenades, la patrouille a exécuté sur les travailleurs un tir d’obus V.B. qui a arrêté le travail. Le tir a été ensuite continué de la tranchée Tacul pour empêcher l’ennemi de reprendre son travail. […]

http://167e.regiment.free.fr/167eregimentinfanterienovembre1917.html

Journal du vendredi 16 novembre 1917 à travers Le Miroir

Nos reconnaissances, opérant dans la région de l’Ailette, ont fait des prisonniers.
Lutte d’artillerie assez violente sur la rive droite de la Meuse (les Caurières).
Sur le front britannique, des reconnaissances ennemies qui tentaient d’aborder les lignes de nos alliés, vers le bois de Polderhoek, au nord de la route de Menin, ont été rejetées en perdant des tués et des prisonniers.
Sur le front italien, les Austro-Allemands ont intensifié leur action depuis la zone de l’Asiago jusqu’à la vallée de la Piave.
Des colonnes qui se glissaient vers le Frigoli, au confluent de la Brenta et du Cismon, ont été arrêtées.
Une nouvelle tentative ennemie pour passer la Piave a été enrayée. Les troupes, qui ont franchi antérieurement le fleuve sont étroitement encerclées.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre1917.html

1200/15 novembre 1917: Clémenceau fait la guerre (suite)

Clémenceau fait la guerre (suite)

l est déjà le « Tigre », il sera bientôt le « Père la Victoire ». À 76 ans, Georges Clemenceau est de retour. Le 15 novembre 1917, Raymond Poincaré, président de la République, se résigne à appeler à la présidence du Conseil – poste clé de la IIIe République

(suite payante) http://www.sudouest.fr/2017/08/21/clemenceau-ou-la-guerre-du-tigre-3709785-710.php

(Aviation) mort d’un as allemand

Mort en combat aérien, au dessus de Ten-Brielen, en Belgique, de Hans Hoyer, « As » allemand de la WW1, 8 victoires aériennes au sein de la Jasta 36.

Les pilotes de la Jasta 36, lors de la remise de la « Blue Max » (Qu’il porte, comme il se doit, au cou)à Walter von Bulow-Bothkamp. Hoyer est juste au dessus de lui, à droite :

Mort en combat aérien, au dessus de Ten-Brielen, en Belgique, de Hans Hoyer, « As » allemand de la WW1, 8 victoires aériennes au sein de la Jasta 36.

Les pilotes de la Jasta 36, lors de la remise de la « Blue Max » (Qu’il porte, comme il se doit, au cou)à Walter von Bulow-Bothkamp. Hoyer est juste au dessus de lui, à droite :

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-675.html

Journal du jeudi 15 novembre  à travers Le Miroir

Grande activité des deux artilleries sur la rive droite de la Meuse.
Nos détachements ont réussi divers coups de main sur les lignes ennemies, notamment au sud-est de Saint-Quentin à l’est de Sapigneul, au bois Le Chaume, et ont ramené une dizaine de prisonniers.
A la suite d’une recrudescence de canonnade, l’ennemi a attaqué les positions occupées par les troupes britanniques sur les hauteurs au nord de Passcchendaele.
Les Autrichiens ont tenté un coup de main violent sur les positions italiennes, du lac de Ledro au lac de Garde. L’attaque a complètement échoué et l’ennemi s’est retiré.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre1917.html

1198/13 novembre 1917: le régiment d’infanterie coloniale du Maroc cité à l’ordre de l’armée

 Clémenceau  rappelé au gouvernement

Le 13 novembre, le gouvernement Painlevé tombe et le président Poincaré doit rapidement lui trouver un successeur. Il aurait eu à choisir entre Joseph Caillaux et Georges Clemenceau. Bien qu’il n’aime guère Clemenceau, le 17 novembre 1917,  il préfère celui-ci, favorable à une victoire militaire et dont la force morale l’impressionne, plutôt que Caillaux, partisan d’une paix de compromis.

Clemenceau forme donc un gouvernement de choc afin de poursuivre et intensifier la guerre avec l’Allemagne. Celui-ci comprend essentiellement des ministres radicaux et seulement deux membres rescapés du cabinet Painlevé.

Hormis la presse socialiste, les journaux acclament sa nomination, jusqu’au New York Times !

Dans son discours d’investiture Clémenceau annonce son intention de traquer les défaitistes et les traîtres de l’arrière.

Sa détermination vaut au Président du Conseil d’être surnommé le « Tigre ».

source: http://aujourdhui.over-blog.fr/article-17-novembre-1917-clemenceau-rappele-au-gouvernement-88796605.html

Portail nord de la cathédrale de Chartres le 13 novembre 1917

source: http://art.rmngp.fr/fr/library/artworks/portail-nord-de-la-cathedrale-de-chartres-le-13-novembre-1917_epreuve-photographique_1917

La gazette des Ardennes

http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/feldztggazarden1917/0643?sid=b833f0e6b21a53c7690761356ab53511

 

Le régiment d’infanterie coloniale du Maroc cité à l’ordre de l’armée

Le monument du Régiment d’Infanterie Coloniale du Maroc

Le Général Commandant la 6ème armée cite à l’ordre de l’armée le régiment d’infanterie coloniale du Maroc.

» Régiment d’élite sous l’énergique commandement du Lieutenant-Colonel DEBAILLEUL, a le 23 octobre 1917, par une manoeuvre audacieuse difficile et remarquablement exécutée, encerclé et enlevé de haute lutte les carrières de Bohery s’est emparé ensuite des lignes de tranchées du chemin des Dames que la garde prussienne avait l’ordre de défendre à tout prix, puis progressant encore sous un feu violent d’artillerie et de mitrailleuses sur une profondeur de plus de 2 km 1/2 malgré des pertes sensibles, a atteint avec un entrain admirable tous les objectifs, infligeant à l’ennemi de lourdes pertes, capturant 950 prisonniers dont 14 officiers, 10 canons dont 8 de gros calibre et un nombreux matériel de guerre. »

source: http://www.mcp1418.eu/sorties/chemin-dames/

La prison comme mouroir

Louis-François V. habite Schaerbeek et est inspecteur en assurances. Le 13 novembre 1917, il est arrêté. Il est condamné par le Conseil de Guerre de Bruxelles en mars 1918 à 11 ans de travaux forcés pour espionnage aux profit des Alliés. Détenu de longs mois à la prison de Saint-Gilles en attente de son jugement, il est transféré à la prison de Vilvorde, dont il est libéré à l’Armistice. A 47 ans, son état de santé est catastrophique et il doit être suralimenté durant six mois.

source: https://www.civilsbelges14-18.be/fr/histoires/beaucoup-de-civils-blesses-et-malades

Journal du mardi 13 novembre 1917 à travers Le Miroir

Sur le front bois le Chaume-Bezonvaux, l’activité de l’artillerie a continué pendant la nuit.
Sur le front belge, un détachement a effectué un coup de main avec plein succès sur la ferme Terstrelle. Après avoir infligé des pertes sérieuses à la garnison ennemie et fait sauter un abri, nos alliés ont ramené plusieurs prisonniers. Ils ont neutralisé des batteries de Schoore, Cayen, Peerst, Eessen et exécuté plusieurs tirs de destruction sur les organisations ennemies des abords de Dixmude en représailles des tirs à obus à gaz faits par des batteries ennemies vers Oudecapelle et Whuizen.
Sur le front italien, point d’événement important depuis la Stelvio jusqu’à l’Astico. Sur le plateau d’Asiago, l’ennemi a renouvelé l’attaque de la ligne Gallio-Mont-Longaracote 1674-di Moletta-di-Gallio. Son action a complètement échoué sous les tirs de nos alliés. A l’extrémité nord du front d’attaque, où un combat acharné a eu lieu, les Italiens ont contre-attaqué et ont réussi à capturer quelques prisonniers.
Sur le reste du front montagneux, au cours d’actions de contact avec des avant-gardes ennemies, les troupes italiennes ont bravement résisté. A travers la Piave, vive activité d’artillerie.

Tout l’éphéméride sur http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre1917.html