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1395/29 mai 1918: 35 coloniaux s’opposent aux Allemands aux abords de Reims

35 coloniaux s’opposent aux Allemands aux abords de Reims

« Ce combat oublié constitue un des nombreux faits d’armes de ces tirailleurs sénégalais dont le courage et la combativité ont été décisifs dans la seconde bataille de la Marne qui signa la victoire contre l’Allemagne »,explique  Cheikh Sakho, universitaire et président de l’Association pour la mémoire de l’armée noire (AMAN)

Combats acharnés

Le 29 mai 1918, alors que les Allemands se sont emparés du Chemin des Dames et foncent vers Reims qui forme le dernier rempart de la route vers Paris, une section du 61e bataillon de tirailleurs sénégalais, commandée par le lieutenant Hugonnec, se retranche dans le château des Maretz à Merfy au nord de la ville des sacres pour tenter de freiner leur avance.

Pendant plusieurs heures, les 35 soldats coloniaux font face dans des combats acharnés à plus de 1.000 Allemands, laissant suffisamment de temps à l’Etat-major pour organiser la défense de Reims.

28 000 morts dans les unités d’Afrique noire

« Les tirailleurs ont tous combattu jusqu’à la mort autour de leur lieutenant, s’ils avaient capitulé, il est possible que les troupes ennemis arrivent alors jusqu’à Paris et renversent le cours de la guerre », a souligné le colonel Maurice Rives, 91 ans, ancien tirailleur sénégalais et auteur du livre « Les Héros méconnus » publié en 1993.

Lors de l’offensive allemande de juillet-août 1918, la ville de Reims a été défendue et sauvée par le 1er Corps d’Armée coloniale qui comptait neuf bataillons de tirailleurs sénégalais. À l’issue du conflit, on a dénombré au sein des unités d’Afrique noire quelque 28.000 morts ou disparus et près de 37.200 blessés.

Le 61e bataillon de tirailleurs sénégalais en mai 1918,  au château des Maretz à Merfy (Marne)  une section de 35 soldats coloniaux s’opposèrent en mai 1918 à un régiment allemand pour défendre Reims et la route vers Paris.

source: http://www.jeuneafrique.com/233437/politique/france-st-le-en-hommage-aux-tirailleurs-s-n-galais-de-la-grande-guerre/

L’acte héroïque d’un Poilu béarnais

Eugène Courné à la fin de la Grande Guerre

Le rapport d’un officier décrit comment le soldat Eugène Courné de Narp l’a sauvé en 18. Au travers de ces lignes rédigées avec une rigueur et une précision toute militaire se fait jour la formidable tragédie de la Grande Guerre.

C’est un document manuscrit de trois pages rédigé en 1939 par Paul Lacoste alors Chef d’Escadron en poste en Indochine et d’origine Orthézienne. Il propose aux autorités militaires de l’époque de décerner à Eugène Courné qui fut soldat sous ses ordres plus de vingt ans auparavant la médaille militaire pour son comportement héroïque sur le front.

Dans l’enfer du Chemin des Dames

Le fait d’armes s’est déroulé dans l’Aisne le 29 mai 1918 lors de la fameuse offensive allemande du Chemin des Dames. Paul Lacoste est à cette époque sous-lieutenant du 403 e Régiment d’Infanterie en charge de la 6 e compagnie. Il revient sur les événements des jours antérieurs. « Le 27 mai 1918 ma compagnie tenait le Pont de Courson ». L’offensive brusque des Allemands à 5 h du matin décime celle-ci. « Nous avions des pertes énormes. » continue le gradé avant de conter un épisode tragique de la bataille : « Le Général Des Vallières Commandant de notre division a parcouru les lignes crânement et nous a littéralement emballés. » Mais un peu plus tard dans la soirée les hommes de Lacoste apprennent que le général a été abattu par une balle de mitrailleuse. C’est dans ce contexte où la 6 e compagnie essaye de contenir la progression ennemie que se distingue le Poilu béarnais âgé de vingt ans. « Ma pauvre compagnie a tenu toute la matinée presque complètement encerclée » poursuit celui qui en fut son sous-lieutenant. « J’ai dû à plusieurs fois faire coucher Courné qui, trop intrépide, tirait des coups de fusil à genoux comme au stand de tir. La cible était d’ailleurs formidable, incroyable. Les troupes allemandes descendaient en masses compactes avec leurs officiers à cheval. Nous n’avions pour nous abriter que des trous individuels presque plus de cartouches et depuis longtemps ni grenades ni V.B. (*)

 A la manière de Cambronne

C’est à ce moment là que Courné, s’adressant à son sous-lieutenant, lança ces mots en béarnais à la manière culottée de Cambronne « Qu’em foututs mès qu’os bam costar car! » (On est fichus mais nous allons leur coûter cher!). Lacoste revit la scène « Sous les balles nous rampons pour utiliser un fusil mitrailleur dont le servant venait d’être tué… Le sergent Houël court me crier que nous ne restions plus qu’une dizaine. À peine avait-il parlé qu’il a eu le bras et l’épaule arrachés par une torpille. Pendant les quelques minutes qu’il a mis à mourir il m’a parlé de sa femme et de son gosse et m’a fait prendre ses papiers. Vers midi nous nous sommes repliés en tirant. Nous n’avions pas fait 50 m que je boulais comme un lapin et ne pouvais plus me relever une balle venant de me briser le tibia gauche. Le brave Courné continuait de tirer en reculant. Je me suis mis à hurler… C’est alors que Courné entendant mes appels s’est précipité en avant sous une véritable grêle de balles, m’a chargé sur son dos et transporté en courant derrière une crête… « . Finalement le fidèle Poilu traînera son supérieur jusqu’à une voiture d’ambulance.

Réparer l’injustice

Dans la même missive l’officier explique les raisons malheureuses qui avaient fait que l’on ait oublié de récompenser Courné à la fin de la guerre. « De l’hôpital Saint Jean de Dieu à Paris où j’ai été hospitalisé j’ai écrit à des officiers du 403e pour faire obtenir à Courné la médaille militaire. Hélas tous les officiers étaient tués, prisonniers ou blessés, évacués je ne sais où… » Comble de malchance la dissolution du régiment dans la confusion de la fin de la guerre finit de reléguer le brave au rang des oubliés. Lacoste réclame la réparation de cette injustice soulignant à propos de son sauveur. « Courné, démobilisé, retiré dans son village à Narp n’a rien demandé et cette modestie est encore à son honneur… ». Finalement Eugène Courné qui occupera pendant deux mandats la fonction de maire de Narp obtiendra la médaille militaire et sera fait bien plus tard en 1985 chevalier de la Légion d’Honneur.

source: Sud Ouest  https://www.sudouest.fr/2014/11/08/narp-l-acte-heroique-d-un-poilu-bearnais-1730585-4484.php 

Journal du mercredi 29 mai 1918

Les Allemands, après s’être emparés de la crête du Chemin des Dames, entre l’Ailette et l’Aisne, ont réussi à franchir cette rivière entre Vailly et Berry-au-Bac.
Les troupes franco-britanniques faisant face à un ennemi très supérieur en nombre, ont continué à se replier progressivement. La bataille se poursuit avec acharnement entre la Vesle et l’Aisne, dans la région des plateaux, en arrière desquels arrivent nos réserves.
Activité des deux artilleries en Champagne, sur la rive droite de la Meuse et en Woëvre.
Un fort coup de main sur nos positions dans le secteur des Chambrettes a échoué sous nos feux.
Les Anglais signalent que des combats sévères se livrent dans tout le secteur britannique. A leur droite, la 2Ie division s’est maintenue contre toutes les attaques.
Au centre et à gauche, les 8e, 50e et 25e divisions ont maintenu leurs positions jusqu’à une heure avancée.
Sur le front de la Lys, combats locaux dans région à l’est du lac de Dyckebusch.
Sur le reste du front, coups de main heureux de nos alliés. Leurs avions ont bombardé les campements allemands de Liège et des usines à Aix-la-Chapelle. Ils ont également jeté des bombes sur Bensdorf et divers objectifs aux alentours de Fribourg et d’Armentières. Six appareils ennemis ont été abattus au cours de combats aériens.
Les Italiens ont remporté un nouveau succès dans la région de Capo Sile. Ils ont capturé 7 officiers et 433 soldats, 4 bombardes, 10 mitrailleuses, plusieurs centaines de fusils. Ils ont bouleversé les défenses ennemies sur une profondeur de 750 mètres.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai18.html

1309/4 mars 1918: les coloniaux sauvent Reims

Les coloniaux sauvent Reims

coloniauxToute la nuit, au corps à corps, une lutte sanglante se poursuit entre les assaillants, qui bien que violemment bombardés par l’artillerie française, tiennent toujours la partie supérieure de l’ouvrage et les marsouins qui résistent devant les sapes inondées de vapeurs délétères. Le 2 mars, à 6 heures, une contre attaque est menée par la 5e compagnie du 21e R.I.C. et un peloton du 1er Bataillon. Face aux coloniaux qui baïonnette haute progresse à la grenade, les allemands reculent et à 9 heures la situation est rétablie.

Le Fort de la Pompelle présente alors »l’aspect d’une carapace informe dont les voûtes même ont été crevées par les 210″. Aussi lorsque le Général Puyeroux vient féliciter les hommes du 2/21e R.I.C. et de la 101e Batterie, leur chef, le tonitruant Capitaine Marfaing s’excuse avec un humour très colonial « de lui remettre un ouvrage un peu abîmé ».

Dépités par leur échec, les allemands s’acharnent alors à bombarder Reims avec des obus dont certains atteignent le calibre 380 voire 420.

A ce moment là, Reims évacué par ses habitants qui en mars 1918 ont reçu l’ordre « de liquider leurs volailles », n’est plus que ruines. la presque totalité de ses 14 000 maisons est détruite et les ligne passent parfois à 4 kilomètres de la cathédrales dévastée.

Quelques jours avant l’offensive allemande, le quartier général français est partisan d’une rectification de front éliminant le saillant formé autour de l’agglomération. Le Général Gouraud commandant la IVe Armée qui serait gravement menacée par cet abandon, va voir alors le Général Mazillier en son P.C. de Louvois.

source: https://www.troupesdemarine.org/traditions/histoire/hist010.htm

(Marine) Disparition de l’USS cyclops

USS

En février 1918, le navire se trouve en escale à Rio de Janeiro pour charger du manganèse, le 16  il lève l’ancre et entre au Salvador quatre jours plus tard. Le 22 février il part pour Baltimore. Juste avant son départ du Bresil, le commandant Worley signale dans un rapport que un cylindre du moteur droit est fissuré, un conseil d’enquête confirme la panne, la réparation est prévue dès son retour aux Etats-Unis. Après un arrêt imprévu à la Barbade, le 4 mars l’USS Cyclops met le cap sur Baltimore.

Le dernier à l’avoir aperçu est le pétrolier américain « Amolco », il signala que le Cyclops faisait route en direction du Triangle des Bermudes. Depuis le navire ne sera revu nulle part.

source: http://lelignard.canalblog.com/archives/2016/02/08/33341406.html

Journal du lundi 4 mars 1918

Deux tentatives de coup de main ennemis, au nord du Chemin des Dames et dans le bois de Malancourt, ont échoué sous nos feux.
Bombardements assez vifs sur le front du bois Le Chaume.
En Lorraine, au nord-est de Reillon, nos tirs d’artillerie ont empêché une attaque en préparation de sortir de ses lignes.
Sur le front britannique, un coup de main a été exécuté avec succès sur les lignes allemandes au sud-est d’Armentières.
Des détachements ont été rejetés avant d’avoir pu aborder les lignes de nos alliés, au nord-ouest de Saint-Quentin et à l’est d’Arleux-en-Gohelle.
Une troisième tentative sur les tranchées britanniques de la région de Pontruet a échoué à la suite d’un corps à corps avec les patrouilles alliées. L’ennemi a subi des pertes importantes.
Un certain nombre de prisonniers sont restés aux mains des Anglais. Sur le front italien, échec d’une tentative ennemie dans le val Frenzela.
Canonnade réciproque sur le reste du front.
Les maximalistes ont signé à Brest-Litowsk une paix qui prend date du 3 mars.
Les Allemands ont débarqué dans l’archipel finlandais d’Aland. Ils ont notifié leur décision à la Suède.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mars18.html