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1216/1 décembre 1917


  1. (Aviation) l’évolution des escadrilles françaises

L’évolution fut rapide. En 1917 certains avions pouvaient atteindre des plafonds supérieurs à 6 000 mètres et une vitesse moyenne de 250 km/h. Les effectifs ne cessaient de croître. Il fallait, pour tenir compte de ces données nouvelles, « étager » la chasse, ce qui permettait l’utilisation d’un très grand nombre d’appareils.
Le 1er décembre 1917, l’armée française comptait 171 escadrilles au front. En novembre 1918 260 escadrilles, dont 74 escadrilles de chasse de 18 avions chacune : soit environ 4.500 appareils.
L’aviation maritime, inexistante en 1914, comptait 1.200 hydravions en 1918.
Les moyens aériens français surclassaient les moyens allemands et devaient être un des éléments décisifs de la victoire finale. En 1918, l’industrie aéronautique française occupait 190.000 personnes. Elle avait produit, (entre 1914 et fin 1918) 52.546 avions et 92.386 moteurs dont près de la moitié pendant la dernière année de guerre.
Les pilotes étaient formés par des écoles militaires. Il fut délivré 16.834 brevets de pilotes.
A la fin de la guerre, l’aviation est devenue une véritable arme offensive. La France a produit 51.040 avions et l’Allemagne 48.537. Malheureusement les pertes en hommes et en matériel ont été très lourdes.

source: https://www.lavionnaire.fr/HistoirePremGuer.php

Les colonies françaises durant la première guerre mondiale

Au 1er décembre 1917, soit un peu plus de 3 ans après le début du conflit, la Tunisie avait fourni 71 000 hommes se répartissant ainsi ; 12 000  étaient  sous  les  drapeaux à la déclaration de guerre, 14 100 rappelés, 3 900 engagés, 18 500 appelés pour les classes 14, 15, 16 et 17, auxquels il faut ajouter 10 300 travailleurs coloniaux et 12 000 ouvriers agricoles qui constituaient les ajournés.

Le dossier complet sur http://www.unc-boissire-montaigu.fr/les-colonies.html

Les buts de guerre alliés et leur soutien aux nationalités opprimées

L’automne 1917 apporte aux Alliés son lot de déceptions et d’échecs, dont l’effondrement du front italien en octobre n’est pas le moindre. La
défaite italienne à Caporetto a une importance considérable sur l’avenir de la question yougoslave. L’échec militaire va de pair avec un échec diplomatique, car les Alliés ne sont plus disposés à tenir compte des buts de guerre italiens, exprimés avec vigueur dans le traité de Londres. Le Royaume de
Savoie, aux yeux des Alliés, mène une guerre à part, carrément égoïste, avec pour seul objectif de réaliser ses revendications territoriales aux dépens de
la Double Monarchie, unique raison de son entrée en guerre. L’incapacité de son armée à les accomplir, libère pratiquement les Alliés des obligations
prises en mai 1915, car comme le disait Lloyd George avec sa candeur typiquement britannique : « On ne peut pas attendre de nos soldats qu’ils se
battent pour réaliser le projet d’une grande Italie. » En conséquence, toute idée de démembrement de l’Autriche-Hongrie est abandonnée. De cette fa-
çon, paradoxalement, la défaite italienne sonne le glas de l’unité yougoslave.
Désormais, Londres et Paris, toujours favorables à la survie de la Double Monarchie, exercent une influence accrue sur l’issue de la guerre avec cette
dernière. Après la défaite, la participation italienne dans la guerre devient conditionnée à l’aide économique et militaire des Alliés source le dossier complet sur http://www.doiserbia.nb.rs/img/doi/0350-7653/2011/0350-76531142049P.pdf

 

Journal du samedi 1 décembre 1917

Les deux artilleries se sont montrées particulièrement actives en Argonne et dans la région des Chambrettes où, après une série de violents bombardements, l’ennemi a exécuté un important coup de main qui a complètement échoué.
Un parti allemand qui tentait d’approcher les lignes anglaises, dans la région de Gavrelle, a été repoussé par les feux de nos alliés avant d’atteindre leurs tranchées.
L’artillerie ennemie a été active sur un certain nombre de points, au sud-ouest et à l’ouest de Cambrai. Les Allemands ont ensuite attaqué par masses et gagné quelque terrain.
En Macédoine, activité d’artillerie vers Doiran, dans la boucle de la Cerna et au nord de Monastir. Les batteries françaises et britanniques ont exécuté avec succès des tirs de destruction et provoqué l’explosion d’un dépôt de munitions ennemi.
Vers Nonte, une forte patrouille ennemie a été repoussée.
L’aviation française a exécuté plusieurs bombardements dans la vallée du Vardar et au nord de Monastir.
Trois appareils ennemis ont été abattus, deux par l’aviation britannique, un par l’artillerie française.
Sur le front italien, combats d’artillerie vers Asiago et dans la région de la Piave inférieure.
Le comte Hertling, chancelier allemand, a annoncé au Reichstag qu’il acceptait de discuter les conditions de l’armistice offert par les maximalistes russes. Le comte Seidler a fait la même déclaration à la Chambre autrichienne.

L’éphéméride complet sur https://www.google.fr/search?safe=active&biw=1366&bih=588&ei=PJz5Wej8FoOTaumTsfAH&q=1+d%C3%A9cembre+1917&oq=1+d%C3%A9cembre+1917&gs_l=psy-ab.3…239091.244310.0.245757.21.20.0.0.0.0.351.2502.0j8j2j2.12.0….0…1.1.64.psy-ab..14.3.710…0j35i39k1j0i7i30k1.0.qIXuCBHRbYE

5/ Journal de la Grande guerre: 9 août 1914 (dimanche)

Suite de l’éphéméride de la guerre 14-18 à travers le prisme de l’hebdomadaire « L’illustration » complété par d’autres documents personnels.

France.-Informé que des troupes autrichiennes sont dirigées vers la frontière française, le gouvernement français exprime à l’ambassadeur d’Autriche-Hongrie, toujours à son poste, le désir d’être fixé sur les intentions de la double monarchie.

29 R-AOUT 1914Nos troupes tiennent toujours Cernay, Mulhouse, Altkirch. Dans les Vosges, le combat a repris aux cols de Sainte Marie et du Bonhomme.

Le Journal officiel publie la déclaration de neutralité des Pays-Bas, du Danemark, de la confédération helvétique et de la Suède.

France Colonies.- Le gouverneur général de l’Afrique occidentale française raconte que la garnison du Grand Popo (Dahomey), avec la collaboration d’un croiseur anglais vient d’assurer la prise de possession de la colonie allemande du Togoland.

Belgique.-De toutes part arrivent les nouvelles des excès sans nom commis par les Allemands entre Liège et Verviers.

Russie.-La Douma et le conseil de l’empire votent d’enthousiasme tous les projets de lois déposés par le gouvernement en vue de la guerre.

Serbie.-Les troupes serbes sont arrivées à 60 km de Sarajevo. Toute la calée de la Drima inférieure est entre les mains des Serbes.

Atrocités allemandes en Belgique (Wikipedia et autres sources)

32 R AOUT1914
Survivants d’un village belge escortés par les Boches

Les exactions commises par l’armée impériale allemande en août et septembre 1914 au début de la première guerre mondiale firent, en trois semaines, des milliers de victimes parmi les civils, suspectés d’être des francs-tireurs, amenés devant divers murs et fusillés par des pelotons d’exécution accomplissant de cette manière une justice expéditive au nom des lois de la guerre. 20 000 maisons furent également détruites, notamment 600 à Visé et 1 100 à Dinant en Wallonie, la région belge placée dans l’axe principal de l’invasion et qui subit le plus ces « atrocités ». L’étendue des massacres dans cette région de même que la manière dont les faits y ont été vécus et commémorés sont à l’origine d’une mémoire différente de la Première Guerre mondiale en Flandre et en Wallonie  pouvant expliquer (parmi de nombreux autres facteurs), le comportement très différent des régiments flamands et wallons à la Bataille de la Lys.

A lire sur le même sujet

http://clio-cr.clionautes.org/les-atrocites-allemandes-la-verite-sur-les-crimes-de-guerre-en-france.html#.U-TbW4B_tHg

Réclame dans L’illustration

31 R AOUT1914