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1342/6 avril 1918:combats dans la forêt de Coucy (02)



Des Anglais sur la route de Villers-Cotterets

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6/04.1918/Passant dans les rues d’un village de l’Aisne sur la route de Villers-Cotterêts, les éléments anglais séparés de la 5e Army se reposent après une longue marche forcée. Ces soldats britanniques font une halte, posant arme et paquetage au sol. Les unités britanniques attendent leur évacuation du front pour être réorganisées.

source: http://archives.ecpad.fr/wp-content/uploads/2010/06/1918-04.pdf

Combats dans la forêt de Coucy (02)

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La suite sur: http://michel.lalos.free.fr/Ballon_memoire_14_18/JMO/Chatellier-Edmond_jmo_279_RIT_1918_04_06.pdf

Attaque vers l’Ailette (02)

Luddendorff18

Le 6 avril, après un violent bombardement entre Bichancourt et le Crotoir (secteur de la Basse Ailette) et sur la 55e DI, les allemands attaquent sur le front de l’Ailette (161e DI). Amigny-Rouy, Sinceny sont repris. Au soir, le 14e CC et la 13e Cie du 363e RI se sont retirés vers Manicamp en faisant sauter les ponts du canal, puis Bichancourt tombe. La 19e DI est à Quierzy en 2e ligne dans le secteur de la 161e DI. 

Le 8 au soir, la 161e et à sa droite la 151e DI se replient sur la position préparée au sud de l’Ailette et du canal avec pour mission d' »Epêcher l’ennemi de passer l’Ailette ou l’Oise. » La progression allemande y est arrêtée. 

source: http://dvole.free.fr/quierzy/q318.htm

L’offensive allemande sur la Lys

Le 6 avril, les Allemands s’acharnent contre la partie dé notre front qui, le long de l’Oise, de Manicamp à Tergnier, et à travers la forêt de Saint-Gobain jusqu’à Anizy-le-Château, forme un saillant très prononcé et fort difficile à défendre.

Le terrain y est tellement couvert et marécageux que l’intervention des renforts est impossible.

Nos troupes évacuent donc ces positions sous la pression de l’ennemi; et en quatre jours, les 6, 7, 8, 9, elles reculeront volontairement d’une dizaine de kilomètres, pour venir s’établir derrière l’Ailette, sur d’excellentes positions préparées d’avance. Notre front ainsi rectifié est désormais en ligne droite de ce côté ; il pourra braver les plus terribles assauts.

 Le 7 avril, Foch installe son quartier général à Sarcus, petit village perdu de la Picardie.

Devant l’essoufflement visible de l’ennemi, et en raison de l’arrivée, lente peut-être, mais, régulière de nos renforts, Foch, dès le 3 avril, a envisagé la possibilité d’une offensive; et à cette offensive il voudrait donner comme objectif le dégagement de la voie ferrée de Paris à Amiens.

Fayolle doit attaquer dans la région de Montdidier, et Rawlinson à cheval sur la Somme, entre la Luce et l’Ancre. On sait bien que l’ennemi envoie ses réserves dans le Nord, ce qui semblerait indiquer de sa part des velléités d’offensive dé ce côté; mais une attaque sur la Somme n’est-elle pas encore la meilleure parade à un choc dans le Nord, choc qu’il est d’ailleurs impossible d’éviter et pour lequel l’ennemi sera toujours en situation d’obtenir une supériorité décisive ?

La suite sur http://chtimiste.com/batailles1418/1918lys.htm

Le coq force symbole

6 avril 1918 – Grivesnes – Le Coq du Clocher tenu par le Sergent Raymond Petit, observateur d’Infanterie dans le clocher, pendant les combats des 31 mars, 1er et 3 avril.

Cette photo pourrait s’interpréter comme une allégorie de ce premier conflit mondial. Sur fond de ruines, ce soldat Français est néanmoins parvenu à sauver de la destruction l’un des emblèmes de la France, le coq gaulois.

L’homonymie latine entre coq et gaulois (gallus) a instauré, comme l’un des symboles de notre pays, le coq comme naturellement gaulois. Et évidemment, on s’est attribué les qualités de ce volatile: la hardiesse, la combativité, le panache, la vigilance…  Nos ennemis ne manquèrent jamais, de leur côté, à en dénoncer les défauts: fanfaron, querelleur, de basse noblesse … et à les attribuer à nos compatriotes.

Ce coq  orne fièrement le blason de l’équipe nationale de rugby, et ce depuis 1911 !

On retrouvera ce coq sur nombre de monuments aux morts après guerre.

Notons également que ce coq, récupéré par un observateur de l’armée, était perché sur le clocher d’une église. Il était donc de ces coqs qui annoncent chaque matin, au dessus des hommes, la venue d’un jour nouveau au son de l’angélus. Et si l’on dépasse le « cocorico » rythmant l’immuable ronde des jours, d’aucuns y voient l’annonce de temps nouveaux.

Je ne sais pas ce qu’avait en tête le Sergent Raymond Petit, au moment où il sortit des décombres ce coq meurtri. Peut-être y vit-il un présage: la nation se relevant de ses épreuves avec la paix revenant.

source: http://www.monsenbaroeul.fr/faire-memoire/faire-memoire-7

L’usine d’Isbergues  (Pas-de-Calais) sous les bombardements

Située à une vingtaine de kilomètres à l’ouest du front, l’usine d’Isbergues a été, tout au long de la Première Guerre mondiale, l’une des cibles principales des bombardements ennemis, devenus de plus en plus intensifs au fil des années et culminant au printemps 1918 lors de la dernière offensive allemande, dite « bataille de la Lys ».

On estime que, pour toute la durée de la guerre, l’usine a reçu 3 000 bombes et obus, d’après les renseignements relevés dans une publication de 1922, ce qui paraît très plausible quand on sait que, le 6 mai 1918, il tombait environ 280 obus en un après-midi de 1 heure 30 à 7 heures du soir (note de la Direction de l’usine).
À la suite de chaque bombardement, il faut consacrer de nombreuses heures de travail au déblaiement des chantiers pour permettre à l’entreprise de ne pas interrompre sa marche, et cela avec tout le personnel disponible, ce qui représente pour toute la guerre un total de 27 000 journées (à 6 francs la journée), sans compter les heures consacrées à la construction des nombreux abris.
Pour la seule période du 24 juin 1917 au 19 février 1918, on a dénombré 200 bombes tombées sur l’usine et 80 aux alentours, dont une tombée sur une maison d’ouvriers, provoquant la mort de toute une famille.

http://www.archivespasdecalais.fr/Activites-culturelles/Chroniques-de-la-Grande-Guerre/L-usine-d-Isbergues-sous-les-bombardements

Carnet de notes n°11 appartenant à Jacques Meiffret du 29 janvier 1918 au 7 mai 1918

6 avril 1918. Contre (Somme). Tous les camions sont conduits au travail et ce pour deux détachements séparés. J’ai la conduite de l’un d’eux (12 camions). Comme il faut être rendu à la carrière à 6h du matin, nous sommes tous levés de très bonne heure. COmme d’habitude, ce sont des vieux territoriaux qui procèdent au chargement. J’ai ordre d’aller porter ces cailloux vers Moreuil que les boches ont pris depuis peu. Par Conty, Essertaux nous venons vers le premier pays cité et arrêtons avant le village de Jumel. Les routes sont défoncées et très encombrées. La marche est forcément lente au milieu de ce chaos de voitures qu’il faut doubler ou croiser. Au retour, il y a un sens obligatoire qui oblige mon convoi à parcourir un trajet beaucoup plus long qu’à l’aller. Il est une heure lorsque nous arrivons pour manger la soupe. APrès quoi, nous accomplissons un 2ème voyage au même but. Mais, après avoir pris le chargement non pas à la carrière de Contre comme au premier voyage, mais à Chameson et en gare. Je rentre avec tous les camions à 7h, sauf un tombé en panne et que les mécaniciens vont remettre à flot pour lui permettre de rentrer. Le temps, assez beau le matin, s’est gâté dans l’après-midi et le soir il pleut. Journée très dure.

7 avril 1918. Contre (Somme). Vers le milieu de la nuit, un ordre arrive. Il faut envoyer des camions au travail, aussitôt le jour venu. Les routes deviennent impraticables et le besoin de réparations est des plus urgents. J’assure donc le départ des camions et je reste au cantonnement. Dans l’après-midi, une feuille de mutation, signée du directeur de notre service, m’envoie à la T.M.22, section de réserve de l’armée (réserve matériel et personnel), cantonnée à Beauvais. Cette nouvelle, au prime abord, me surprend mais ne m’inquiète pas car je sais que de cette T.M.22 arrive pour me remplacer un brigadier plus jeune que moi. C’est tout simplement par application de la loi Mourier que je suis envoyé dans ce service d’arrière front où régulièrement ne doivent s’y trouver que des réservistes de l’armée territoriale (dont je suis) ou des auxiliaires. Quel va être mon emploi ? C’est ce que je suis anxieux de savoir. Temps assez beau dans la journée. Le soir il pleut. La canonnade est très grande.

source: http://memoires-de-guerres.var.fr/arkotheque/client/ad_var/memoires_de_guerres/fiche_detail.php?ref=30946&titre=carnet-de-notes-n-1-appartenant-a-jacques-meiffret-du-29-janvier-1918-au-7-mai-1918

Journal du samedi 6 avril 1918

Les Allemands ont continué leurs attaques avec un acharnement qui ne s’est pas ralenti durant la nuit et en jetant dans la bataille des forces nouvelles. Nous avons identifié quinze divisions, dont sept divisions fraîches. Malgré la supériorité marquée de ses effectifs, qu’il a dépensés sans compter, l’ennemi n’a pas atteint son objectif, qui était la voie ferrée d’Amiens à Clermont, comme en témoignent les ordres saisis sur les prisonniers.
Nos régiments, par leur résistance pied à pied et leurs énergiques contre-attaques, ont maintenu leurs lignes dans l’ensemble et infligé à 1’ennemi des pertes cruelles.
Tandis qu’au nord nous reportions nos positions aux abords ouest de Castel, nous rejetions l’ennemi du bois de 1’Arrière-Cour, à l’ouest de Mailly-Raineval.
Au sud-est de Grivesnes, une contre attaque, brillamment menée, nous donnait la ferme de Saint-Aignan, que nous gardions en dépit de tous les assauts.
Plus au sud, nos troupes s’emparaient de la majeure partie du bois de l’Epinette, près d’Orvilliers-Sorel.
Enfin nous élargissions nos positions au nord du mont Renaud.
Dans l’après-midi, les tentatives allemandes cessant, nous contre-attaquions et gagnions du terrain près de Mailly-Raineval et de Cantigny.
Les Anglais onf rejeté toute une série d’attaques entre la Luce et la Somme. Mais ils se repliaient légèrement et occupaient une série de nouvelles positions à l’est de Villers-Bretonneux.
Vive canonnade au nord de la Somme, dans le voisinage de Bucquoy et dans la vallée de la Scarpe.