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990/19 avril 1917: le sacrifice des soldats russes durant la Grande Guerre à Courcy (Marne)

Le sacrifice des soldats russes durant la Grande Guerre à Courcy (Marne):2. 069 tués ou blessés et plus de 450 disparus

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Il y’ a 100 ans, en pleine Première Guerre mondiale, un accord entre la France et la Russie était signé pour l’envoie de deux brigades volontaires sur notre sol afin de combattre aux côtés des troupes alliées sur le front ouest.

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Ces deux brigades seront connues sous le nom de « Corps Expéditionnaire Russe ».
Après une année 1916 relativement clémente, le mois d’avril 1917 causera la perte de plus de 5000 soldats Russes dans les deux brigades lors de la terrible offensive Nivelle du 16 avril 1917 pour la 1er Brigade et du 19 avril 1917 pour la 3eme brigade.
La 1er Brigade est souvent citée par les Historiens car elle réussit un des seuls succès du 16 avril en prenant le village de Courcy près de Reims au prix de plus de 2200 morts, blessés ou disparus.

https://fr.sputniknews.com/blogs/201603311023827739-histoire-russie-france-expedition-soldats-nivelle-mont-spin/

lire aussi http://sf.donntu.org/sf121622.html

lire aussi http://20072008.free.fr/fichejournee052007.htm

Le Chemin des dames: un désastre sanitaire

e. Le 19 avril 1917, trois jours après l’offensive, on pensait que les troupes françaises seraient sur la Serre, au nord de Laon7 . On avait prévu que les blessés pourraient être soignés dans les hôpitaux abandonnés par l’ennemi en déroute pendant que le génie installerait deux HOE, un à Anizy-le-Château et l’autre à

Laon8. On avait même rédigé les discours pour le soir du jour J. Le colonel Maroix avait prescrit à la fanfare de la 35e division d’infanterie coloniale d’emporter ses instruments pour jouer La Marseillaise en libérant Martigny avant midi9. Mais faute de rupture flagrante, la poursuite au-delà de la 3e ligne de défense allemande était vouée à l’échec. Même la division Marchand, réputée héroïque, n’aurait pas pu traverser les marécages de l’Ailette, où sur neuf jours de préparation d’artillerie il n’y eut que 10 % de tir efficace10 . Sous l’angle géologique, les 60 km de front étaient inégalement accessibles par la route et les chemins creux. Les vraies difficultés de mouvements démarraient dans les boyaux de départ de l’assaut qui débouchaient sur les plateaux, reculées ou talwegs du Chemin des Dames. Le rôle des transports était d’amener vers l’avant les troupes fraîches, les munitions, l’approvisionnement, et de ramener vers l’arrière les déchets et résidus, les permissionnaires et les blessés. Ce qui posa en pleine offensive de sérieux dilemmes de priorité, car les infrastructures des réseaux routiers et ferroviaires étaient inadaptées. La route menant de Fère-en-Tardenois à Chéry-Chartreuve, déclarée route stratégique à l’instar de la “Voie sacrée ” de Verdun, dut être consolidée par des pierres de blocage, des traverses de chemins de fer et des poteaux téléphoniques pour la noria de camions qui creusèrent avec persévérance des ornières dangereuses11. Du 18 février au 18 mars 1917 les camions furent bloqués environ vingt jours par intermittence en raison des intempéries12. Le rail fut le principal moyen de transport des blessés évacuables vers l’arrière. Le réseau ferroviaire disponible à l’ouest de Reims ne comportait que la ligne Soissons-Vierzy, la portion de ligne Soissons-Reims dans les marécages de la Vesle, et la ligne Bazoches à Château-Thierry qui reliait le système au réseau sud vers Reims par la gare de Connantre, avec de multiples ramifications, et une gare à Ciry-Salsogne et à Sermoise13

La suite surhttp://www.sahs-soissons.org/pdf_fede/Tome_050_page_143.pdf

Photos de la cathédrale de Reims prises le 19 avril 1917

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Journal de guerre du jeudi 19 avril 1917

Les Allemands ont attaqué nos positions au sud de Saint-Quentin. Ils ont réussi à pénétrer dans nos éléments avancés, mais tous les occupants ont été ensuite tués ou capturés. Notre ligne est rétablie.
Entre Soissons et Auberive, notre action s’est poursuivie. Au nord de Chavonne, nous avons pris Ostel et rejeté l’ennemi à un kilomètre. Braye-en-Laonnois a été conquis ainsi que tout le terrain aux abords de Courtecon. L’ennemi s’est replié en désordre, abandonnant ses dépôts de vivres. Un seul de nos régiments a fait 300 prisonniers. Nous avons capturé 19 canons.
Au sud de Laffaux, nos troupes ont culbuté l’ennemi et pris Nanteuil-la-Fosse.
Sur la rive sud de l’Aisne, nous avons pris la tête de pont organisée entre Condé et Vailly, ainsi que cette dernière localité. Deux contre-attaques lancées par les Allemands ont été brisées par nos mitrailleuses.
A l’est de Courcy, la brigade russe a enlevé un ouvrage. Au total, nous avons capturé dans cette région, 27 canons, dont 3 de 150. En Champagne, nous avons pris 20 canons et 500 hommes. Le chiffre global des prisonniers est de 17.000, celui des canons déjà dénombrés de 75. Les Anglais ont progressé vers Fampoux.
Une crise gouvernementale a éclaté à Vienne.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/avril17.html

La prise de Bermericourt (Marne)

bermericourtL’attaque débute le 16 avril 1917 à 6 heures du matin. Le 2ème bataillon s’empare successivement des tranchées de la Faucheuse, Gorizia, Blüme et Transylvanie. Le régiment, qui a bénéficié d’un bon appui de l’artillerie progresse facilement. Il conquiert de la même manière le village de Berméricourt (à 5 kilomètres au nord-est) seulement deux heures vingt plus tard et en ayant fait plus de 400 prisonniers. C’est une course enthousiaste et conjointement menée avec le 42ème RI vers le fort de Brimont. La victoire est  de courte durée, car l’ordre de retraite lui parvient, afin de ne pas être enfoncé sur la gauche par une contre-attaque ennemie. Celui-ci, dès le début de la bataille, avait  immédiatement ramené sur place des renforts en automobiles, imitant les célèbres Taxis de la Marne. La pression de l’infanterie ennemie, appuyée par des moyens lourds, impose l’évacuation de Berméricourt et du boyau du blanc de Craie le soir même. Le régiment a perdu 700 hommes au cours de cette seule journée. Il parvient encore à contre attaquer le 19 avril, galvanisé par son chef de corps. Effectivement, le Colonel Roland n’hésite pas à sortir de la tranchée de Berméricourt révolver au poing sous le feu des mitrailleuses ennemies en criant  «  Debout, en avant mon brave 35ème ! », renouvelant ainsi l’exemple laissé par son prédécesseur le Colonel Tesson. Bien qu’épuisé par des combats ininterrompus menés jour et nuits, le régiment parvient à tenir ses  positions pendant deux jours encore avant d’être relevé. Il part alors en repos à Dizy-Magenta.

 

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951/11 mars 1917: Une brigade russe sur le secteur de Courcy (Marne)

Une brigade russe sur le secteur de Courcy (Marne)

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( © Photo Jean-Pierre et Jocelyne Husson )

 […] En préparation de l’offensive d’avril, c’est le 11 mars 1917 que la 1ère Brigade Russe Spéciale relève la 152e Brigade (365e RI et 229e RI) dans le secteur de Courcy. Une période d’instruction de plusieurs semaines vient de s’achever au camp de Ville-en-Tardenois où, sur le terrain d’évolution, on avait reconstitué globalement le secteur de sa future intervention, celui de Courcy.
Durant un mois, la Brigade Russe va occuper la 1ère ligne, avec toutes les vicissitudes journalières du front, et se préparer pour la grande offensive.
Son PC est à deux kilomètres derrière le front au Saut de Loup à Saint Thierry.
Cette préparation de l’offensive ne se déroule pas dans le calme. C’est un harcèlement journalier du secteur. Les pertes russes seront significatives ; on relève par exemple pour la journée du 23 mars, 13 tués et 65 blessés (dont deux officiers) et deux disparus au 1er Régiment.
D’autre part en Russie, c’est le début de la Révolution et le Tsar vient d’abdiquer.
Le 15 avril, les bataillons désignés pour l’offensive vont s’installer sur leur base de départ face à Courcy et à la butte de Brimont et à son fort. Ils sont placés sous les ordres du Général, commandant le 7e Corps d’armée.
Cependant à 18h00, coup de théâtre. Informés des événements en Russie, les deux régiments viennent de se mutiner. À 18h00, il y a réunion des Soviets (groupements) qui viennent de se former, dans la cave du château de Saint-Thierry. Ils veulent se prononcer sur les décisions à prendre. Faut-il attaquer ou non ?. Après trois heures de délibérations, les Soviets ont voté à main levée « par une courte majorité : pour participer à l’attaque ». L’incident est clos mais on a frôlé la catastrophe.

source et l’article complet sur http://www.marne14-18.fr/index.php/component/content/article/15-accueil/90-centenaire-corps-expeditionnaires-russes

Lire aussi: http://www.marne14-18.fr/index.php/component/content/article/15-accueil/90-centenaire-corps-expeditionnaires-russes

encore: http://20072008.free.fr/journee052007russes_courcy_avril_1917doc1.htm

Cartes postales du Poilu François-Henri Bissieres

11 mars 1917 : Ma chère Maria, me voici avec mon escouade, ils sont descendus hier soir en bonne santé. Me voilà chef d’escouade, le caporal étant évacué. Et çà va barder, surtout que j’en ai quelques un de jeunes, deux de la classe 17,  un de la classe 16 et un de la classe 15. Les autres deux sont raisonnables, je suis le papa aussi ils m’écoutent. J’en suis très content, je viens de faire une liste pour aller à la soupe chacun à son tour et pour faire la vaisselle. 

JMO de la Cie 16/2 du 10 mars 1917 : Le soir, la 3ème section monte à Esnes, remplacer la 4ème qui rentre à Montzeville.

12 mars  12 mars  12 mars 1917 : Ma chère Maria, quand tu me feras un colis tu pourra me mettre une savonnette celle que j’ai est à fond et dans la lettre quand tu me feras réponse deux plumes. Ici le temps s’est radoucit, celà n’empeche pas qu’il y a beaucoup de boue, c’est forcé avec tout le roulement qu’il y a sur les routes. Ici je n’ai eu de lettre de personne aujourd’hui, je serai peut être plus heureux, celà distrait un peu. Surtout depuis trois jours on ne fait rien, boire, manger et dormir. Demain soir je remonte en ligne avec la section, on aura un peu plus de distraction.

14 mars  14 mars  14 mars 1917 : Ma chère Maria, je suis monté en ligne hier soir, je n’y suis pas cantonné, nous sommes dans un village à 1 kilomètre des lignes. Le temps s’est beaucoup radouci, aussi il pleut de temps en temps. Si tu voyais ces tranchées, il faut passer dans la boue jusqu’aux genoux. Dire que les fantassins sont obligés d’y prendre la garde. Nous encore çà va une fois que l’on est dans les abris on travaille à sec. Aujourd’hui je viens de manger du poulet que MORA, celui de Marmande, vient de recevoir. 

15 mars  15 mars  15 mars 1917 : Ma chère Maria, je viens d’arriver du travail, nous avons travaillé de jour, aussi cette nuit je vais la passer au plumard. Et demain nous sommes de jour au cantonnement. On ne reviendra au travail qu’après demain de jour. Le secteur est tranquille depuis quelques jours. Je vois sur les journaux qu’à Soissons çà barde plus que l’année dernière quand on y était. Ils l’ont bombardé avec des obus incendiaires. Je pense que les civils doivent avoir déménagé. En Champagne çà barde aussi, mon frère n’en est pas loin, je n’ai pas de nouvelle depuis 7 à 8 jours.

Journal du dimanche 11 mars 1917 à travers Le Miroir

Au sud de l’Avre, nous avons effectué divers coups de main qui nous ont permis d’infliger des pertes à l’ennemi et de ramener des prisonniers. A l’est d’Armancourt, nos détachements ont pénétré dans la troisième tranchée allemande, complètement bouleversée par nos feux d’artillerie.
Au nord-est de Soissons, au cours d’une incursion dans les lignes allemandes, nous avons fait une dizaine de prisonniers. Deux tentatives ennemies sur nos petits postes de la région de Reims ont échoué sous nos feux.
En Champagne, lutte acharnée sur plusieurs points du front : butte du Mesnil, Maisons-de-Champagne. Les Allemands ont tenté à plusieurs reprises de nous reprendre les tranchées que nous avons conquises. A la gauche du secteur, après des alternatives d’avance et de recul, nous avons finalement rejeté l’ennemi et réalisé des progrès. Sur la droite du secteur, les tentatives des Allemands ont été brisées par nos feux.
Sur la rive droite de la Meuse, les Allemands ont, de nouveau, attaqué les tranchées reprises par nous au nord du bois des Caurières. Nos contre-attaques immédiates ont rejeté l’adversaire des quelques éléments de tranchées où il avait réussi a pénétrer tout d’abord.
Les Anglais ont enlevé le village d’Irles. Ils ont avancé sur un front de 5 kilomètres et fait de nombreux prisonniers; ils ont capturé également des mortiers de tranchées et des mitrailleuses.
L’empereur Charles, qui était à Budapest, est rentré brusquement à Vienne.

Le vapeur Charles Le Cour détruit par un sous-marin

charleslecour« Le vapeur Charles Le Cour a été torpillé et coulé en mer le 11 Mars 1917 à 23h00 par un sous-marin allemand à 7 milles dans le NNE de Pendeen. L’équipage a été recueilli par un patrouilleur et débarqué à Penzance le 12 Mars vers 06h00. L’équipage, sain et sauf, a été rapatrié le 13 Mars sur Southampton puis débarqué à Saint Malo. L’équipage a perdu la totalité de ses effets. Papiers de bord et papiers personnels perdus dans le naufrage.
Le capitaine a déposé son rapport de mer à Penzance et a subi à Saint Malo seulement l’interrogatoire questionnaire. »

Source: http://pages14-18.mesdiscussions.net/pages1418/Forum-Pages-d-Histoire-aviation-marine/marine-1914-1918/charles-chargeurs-ouest-sujet_947_1.htm

Les Britanniques entrent à Bagdad

Le 11 mars 1917, pendant la Grande Guerre, un corps expéditionnaire anglo-indien entre à Bagdad, capitale de la Mésopotamie (l’Irak actuel), et en chasse les Turcs qui dominaient le pays depuis huit siècles. C’est une revanche sur le cuisant échec subi par les Britanniques dix-huit mois plus tôt, le 22 novembre 1915, à Kout al-Amara, sur le Tigre.

source: https://www.herodote.net/11_mars_1917-evenement-19170311.php

 

Courcy (Marne) : inauguration d’une statue offerte par la Fédération de Russie

statue-courcyLa cérémonie d’inauguration du monument commémoratif dédié au Corps Expéditionnaire Russe en 1917, s’est déroulée à Courcy (51) ce dimanche 26 avril 2015.

A voir sur le site de France3 champagne Ardenne

http://france3-regions.francetvinfo.fr/champagne-ardenne/2015/04/25/courcy-marne-inauguration-d-une-statue-offerte-par-la-federation-de-russie-712237.html

Courcy: sur la piste de la statue russe que Poutine veut inaugurer

A lire sur le site de L’union (édition de reims) l’article de Valérie Coulet

Une statue en mémoire des soldats russes morts à Courcy en 1917 a bien été livrée dans le village marnais. Mais, à défaut d’avoir été inaugurée par Poutine, elle reste cachée…

http://www.lunion.presse.fr/region/sur-la-piste-de-la-statue-russe-de-courcy-ia3b24n386849

La visite de Vladimir Poutine à Courcy n’aura pas lieu

A voir sur le site de France 3 Champagne Ardenne

La visite de Vladimir Poutine à Courcy n’aura pas lieu

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Nous vous l’annoncions il y a quelques mois, le Président russe Vladimir Poutine devait se rendre àCourcy (Marne) le 23 avril prochain lors des commémorations du centenaire de la grande guerre. Au vu de l’actualité internationale, la visite est finalement annulée, a confirmé hier le Quai d’ Orsay.

http://champagne-ardenne.france3.fr/2014/04/10/la-visite-de-vladimir-poutine-courcy-n-aura-pas-lieu-456607.html