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1479/21 août 1918

Offensive des troupes anglaises, australiennes et canadiennes sur Albert (Somme)

L’armée anglaise, qui comprend désormais d’importants contingents australiens et canadiens, lance sa première offensive en Picardie, le 21 août, devant Albert. Du 26 août au 3 septembre, les Britanniques livrent une « seconde bataille d’Arras », après celle d’avril 1917, le long de la Scarpe, et reprennent Monchy-le-Preux, totalement anéanti, avant d’entrer en contact avec les défenses de la « ligne Hindenburg », dans le secteur Drocourt-Quéant. Entre le 31 août et le 3 septembre, l’effort se porte sur le secteur de Bapaume qui a donc subi, en 18 mois, trois déplacements successifs du front (retrait allemand de mars 1917, avance allemande de mars 1918, reconquête britannique).

La suite sur http://www.cheminsdememoire-nordpasdecalais.fr/lhistoire/batailles/loffensive-victorieuse-des-allies-aout-novembre-1918.html

« Le baseball devient le sport officiel de l’armée française »

Particulièrement adaptée à l’entrainement du soldat, la pratique du baseball est encouragée par l’armée française. Selon Le Figaro du 21 août 1918, un champion de cette discipline viendra en personne l’enseigner au camp du général Vidal dans l’Oise.

«C’est le sport national américain dont l’enseignement à l’armée française vient d’être officiellement décidé.

Nos officiers ont acquis la conviction que la pratique du baseball contribue à rendre l’homme habile au jet de la grenade et, en outre, qu’elle constitue un entraînement aux sports athlétiques, qui est sans prix pour le soldat.

Un ancien champion de baseball de Chicago, qui est considéré comme l’“as des as” en ce sport, doit se rendre, ces jours-ci, au camp du général Vidal, avec deux assistants, et le matériel nécessaire, pour y commencer son enseignement. Il passera dix jours au camp. Ses leçons seront continuées par un assistant qu’il y laissera.

C’est la fameuse association américaine des “Chevaliers de Colomb” qui a délégué au camp français son célèbre professeur et lui fournira son matériel de jeu.» écrit Le Figaro du 21 août 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/21/26002-20140821ARTFIG00134-21-aout-1918-le-baseball-devient-le-sport-officiel-de-l-armee-francaise.php

Ernest Vattan,  directeur d’agence bancaire correspond avec ses agents mobilisés

Ernest Vattan, directeur d’une agence parisienne de Société Générale, entame une correspondance suivie avec ses agents mobilisés sur le front.

21 août 1918
Cher Monsieur Vattan,

Nous montons demain soir en ligne. J’espère toutefois ne pas y rester bien longtemps, je compte partir sous peu pour la France. […] La chaleur persiste ici de façon inquiétante et nous sommes dans un coin où il n’y a pas d’eau sinon celle du lac et elle n’est pas fameuse comme boisson. Et nous faut-il y aller de nuit, nos cousins d’en face ne tolèrent pas que nous y allions de jour…
Recevez mes respectueuses salutations.

source: https://www.societegenerale.com/fr/connaitre-notre-entreprise/identite/150-ans-d-histoire/l-esprit-d-equipe/sur-le-sentier-de-la-Grande-Guerre-lettres-du-front-1

Marine: le navire Helge torpillé par un UB 109

Le 21 Aout 1918, Helge en compagnie de plusieurs navires se met en route en convoi depuis Londres à destination de Brest avec un chargement de 1510 tonnes de ciment en sacs. Après une escale au Havre puis à Cherbourg, il reprend la mer le 25 en compagnie du vapeur français Pontet-Canet et de deux autres suédois, les vapeurs Dux et Venersborg. Le convoi est escorté par deux chalutiers armés.

   Mais sur la route de Brest, à une douzaine de milles dans le NNW des Héaux de Bréhat, le convoi croise le sous-marin UB 109, Kplt Kurt Ramien, qui rentre d’une patrouille peu fructueuse en Atlantique.  (…)

(…)Peine perdue, l’UB 109 a gardé le contact et les suit puis se place une nouvelle fois en position de tir. Une torpille part et touche le Helge à hauteur de la soute avant. Le vieux navire est littéralement coupé en deux par l’explosion et coule instantanément. Sur un équipage de 17 hommes, il ne reste que 4 naufragés dont le capitaine, qui surnagent en s’accrochant à des épaves. Le sous-marin vient en surface et après avoir demandé aux rescapés le nom de leur navire, sa provenance et sa destination, il disparait dans la nuit. Deux marins suédois vont dériver longuement jusqu’au cap Fréhel tandis que le capitaine et un homme vont passer trente trois heures dans l’eau avant d’être recueillis par un dragueur et débarqués à St Malo.

source: http://www.histomar.net/Manche/htm/helge.htm

Journal du mercredi 21 août 1918

Bombardements réciproques dans la région de Lassigny et de Dreslincourt.
Entre Oise et Aisne, nous avons occupé le village de Vassens, au nord-ouest de Morsain.
Un coup de main ennemi, à l’ouest de Maisons-de-Champagne, n’a pas obtenu de résultat.
Les Allemands ont lancé une violente attaque contre les positions anglaises, entre Lihons et Herleville. Ils avaient pénétré dans les lignes sur deux points, quand ils ont été rejetés par une contre-attaque. I1s ont subi de fortes pertes.
Dans le secteur de Merville, nos alliés ont progressé sur un front de neuf kilomètres. Ils ont pénétré dans Merville.
Le total des prisonniers qu’ils ont capturés aux environs d’Outtersteene dépasse 750. Ils sont, de ce côté, au voisinage du chemin de Vieux-Berquin à Outtersteene.
Quatre tentatives ennemies ont été repoussées, au nord-est de Chilly.
Les patrouilles anglaises ont fait des raids heureux entre la Lawe et la Lys et sont arrivées à l’est du chemin de Paradis à Merville.
Les aviateurs alliés ont abattu trois avions allemands et incendié un ballon captif. Ils ont jeté huit tonnes de projectiles sur les bivouacs de la région de Berry-au-Bac et de Guignicourt, les gares de Mézières et de Chatelet.
Les Italiens ont repoussé une violente attaque des Austro-Hongrois sur le Sasso Rosso. Cette attaque avait été précédée de tirs d’artillerie. La lutte s’est déployée corps à corps. L’ennemi a subi de graves pertes et laissé des prisonniers.
D’autres tentatives ennemies au col del Rosso ont été enrayées par les feux d’artillerie.
Des patrouilles britanniques ont capturé des prisonniers au plateau d’Asiago. Canonnade du val Laguna au val d’Astico.
L’aviation britannique opère près de Sérès en Macédoine.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout18.html

1458/31 juillet 1918

Témoins de la grande guerre

Mme Remy
31 juillet 1918 : Mon cher Paul, il y a quatre ans aujourd’hui que tu m’as quittée, je pleurais et tu me disais pour me consoler, ne pleure pas, je reviendrai bientôt. Quatre ans que nous vivons loin l’un de l’autre, quatre ans que je lutte, avec toujours l’espoir de te revoir bientôt. Et toi, quatre ans de misères loin des tiens. Et combien de temps serons-nous séparés ? Nous avons perdu l’habitude de la vie commune, il semble maintenant que cela doit être toujours ainsi.
2 août 1918 : « Quoiqu’il en soit mon pauvre homme, c’est pour tous pareil. La situation n’est pas belle pour vous, c’est bien triste en effet de voir s’éterniser une guerre inutile où chaque jours ils en tombent, et crois-tu que ce soit plus gai pour les femmes qui sont à la maison. Je n’ai pas besoin de te dire que mon travail est facile, tu sais que chaque jour on nous complique la besogne, et bien que je ne me décourage pas, j’entreprends sans hésiter des choses que je n’ai jamais faites et je tâche de m’en sortir. Et la vie qui devient d’un prix fou, le pain nous est rationné à l’extrême. Tout manque et bien tout cela, que pouvons-nous y faire, rien du tout… Nous ne pouvons pas faire finir la guerre, il faut l’accepter. 
source: http://www.vosges1914-1918.fr/txt/z5EkY9oIvcM.txt

M. Combes découvre le vaccin contre la typhoïde chevaline

Le confinement des chevaux réquisitionnés a favorisé le développement de la typhoïde chevaline. Le Figaro du 31 juillet 1918 nous informe que Monsieur Combes a trouvé un vaccin préventif.

«M. Gaston Bonnier, de l’Institut, a fait, le 31 juillet 1918, à l’Académie d’agriculture une communication si importante que cette Compagnie l’a transmise d’urgence au ministère de la guerre.
Des recherches bactériologiques qui ont été poursuivies dans son laboratoire de biologie de Fontainebleau, au sujet des affections typhoïdes des chevaux, il résulte que les épizooties de ces affections réapparaissent toutes les fois que l’on réunit des chevaux en grand nombre dans les dépôts.

A l’heure actuelle, ces épizooties se propagent en raison de l’accumulation dans les dépôts des chevaux provenant des réquisitions en cours.
Or, M. Raoul Combes, qui étudie depuis trois ans ces questions dans les laboratoires de M. Gaston Bonnier, a découvert les deux microbes qui peuvent produire les affections typhoïdes des chevaux, et il a trouvé un sérum curatif et un vaccin préventif.
M. Gaston Bonnier met à la disposition des pouvoirs publics tout le vaccin qui sera demandé.» écrit Le Figaro du 31 juillet 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/07/31/26002-20140731ARTFIG00145-31-juillet-1918-m-combes-decouvre-le-vaccin-contre-la-typhoide-chevaline.php

Journal du mercredi 31 juillet 1918

On ne signale aucun changement au nord de la Marne. Nous avons fait environ 400 prisonniers dans cette partie du front.
Les Américains annoncent qu’ils ont continué à poursuivre l’ennemi. Malgré les efforts obstinés qu’il a faits pour retarder leur avance par des combats d’arrière-garde, ils ont traversé l’Ourcq et occupé les localités de Seringes, Nesles, Sergy et Ronchères.
Dans le secteur de Morlancourt (front britannique), les troupes australiennes ont effectué avec succès une opération locale. Sur un front de plus de 2 milles, elles se sont emparées de deux lignes de tranchées ennemies situées de part et d’autre de la route Bray-Corbie, faisant plus de 100 prisonniers et capturant des mitrailleuses. L’ennemi a subi de lourdes pertes; celles des Australiens sont légères.
Au sud et au nord de Gavrelle, les troupes canadiennes ont réussi deux coups de mains et ramené des prisonniers.
Rien à signaler d’autre sur le front britannique, en dehors de l’activité réciproque de l’artillerie sur certains points.
En Macédoine, actions d’artillerie et de patrouilles sur la Struma, sur le Vardar, et sur le front serbe où un détachement d’assaut a exécuté avec succès un coup de main dans les tranchées bulgares.
En Albanie, une attaque sur nos postes du col de Longa a été repoussée.
En Italie, canonnade dans le Val Sugana, dans le Vallarsa et dans la val de la Brenta.
Le maréchal von Eichhorn a été tué par une bombe à Kiev.

 

1434/7 juillet 1918: les nombreux mensonges autour de la grippe « espagnole »

Les nombreux mensonges autour de la grippe « espagnole »

Dans son édition du 7 juillet 1918, le quotidien Le Matin titrait : « La Maladie à la mode – LA GRIPPE ESPAGNOLE A GAGNÉ L’EUROPE – En France, cette influenza est bénigne et elle est guérie en une semaine environ ».

L’auteur de l’article, indiquant que cette maladie originaire d’Espagne avait été contractée par le roi Alphonse XIII lui-même, assurait également de façon fantaisiste que les Allemands y étaient « particulièrement exposés ».

« En France, elle est bénigne ; nos troupes en particulier y résistent merveilleusement. Mais de l’autre côté du front les boches semblent très touchées par elle. 

Est-ce le symptôme précurseur de la lassitude, de la défaillance des organismes dont la résistance s’épuise ? Quoi qu’il en soit, la grippe sévit en Allemagne avec intensité. »

Dans un même ordre d’idées, Le Matin affirmait une semaine plus tard que l’ennemi était contraint de « combler les nombreux vides creusés dans ses rangs, vides transitoirement agrandis par la grippe […]. »

Néanmoins, le quotidien L’Homme Libre de Georges Clemenceau, dans son édition du 31 mai 1918, affirmait sur un ton déjà plus sérieux que l’épidémie de grippe avait déjà fait de nombreuses victimes sur le territoire espagnol :

« L’épidémie grippale va en s’intensifiant, on signale quelques morts. Les personnes atteintes sont au nombre de 150 000. Les causes du mal restent inconnues. »

Les symptômes généraux de cette maladie furent très similaires à ceux de la grippe « traditionnelle », du moins dans un premier temps, comme nous l’explique Le Matin :

« Celui qu’elle atteint se lève, frais et dispos un matin, puis dans la journée il est pris brusquement de courbature et d’un malaise général : le jour même il a de la fièvre ; la nuit suivante est agitée et le lendemain on a mal à la gorge et bientôt on tousse. »

La suite sur le site de Sud-Ouest https://www.sudouest.fr/2018/05/14/1918-les-nombreux-mensonges-autour-de-la-grippe-espagnole-5055447-10275.php

Des bacheliers mis à l’abri

Le 7 juillet 1918 Le Figaro  relate cette information.

«Dans beaucoup d’hôtels de province situés à proximité de quelque centre universitaire, on voit, en ce moment, des pères, des mères de famille venus de Paris implorer la faveur d’être hébergés pour quelques jours, à n’importe quel prix. Un tout jeune homme, ou une toute jeune fille sont avec eux. Peu de bagages mais au fond d’une des valises qu’on ouvre des cahiers, plusieurs bouquins cartonnés, des dictionnaires.

Cet adolescent, cette jeune fille sont simplement un lycéen, une lycéenne qu’accompagnent leurs parents et qui viennent passer, en province, leur baccalauréat à l’abri des gothas et d’un retour possible, des gros canons.

Comme pour le mariage des mobilisés, les formalités d’usage ont été à cette occasion, très simplifiées; aussi nos Facultés du Centre, de l’Ouest, du Midi, voient-elles s’empresser vers elles tous nos déracinés du Bachot parisien.

L’une des plus encombrées de ces universités est celle de Clermont-Ferrand, où la session du baccalauréat vient de s’ouvrir. Plus de mille candidats indigènes et immigrants y sont inscrits» écrit Le Figaro du 7 juillet 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/07/07/26002-20140707ARTFIG00222-7-juillet-1918-des-bacheliers-mis-a-l-abri.php

Lettre d’Henri Novel à ses parents

7 juillet 1918?

Mes chers Parents,

Toujours en réserve de je ne sais quoi, tapi sous une inconfortable et perméable toile de tente dans un petit bois humide… On attend toujours une hypothétique relève qui finira cependant bien par se faire. Le pays est plein d’Américains… il y en a, il y en a… ils sont même beaucoup trop nombreux. Là où il y a un Français ils se mettent facilement cinquante ce qui permet aux boches de faire de splendides coups au but. J’ai été la nuit dernière témoin des deux plus beaux coups de canon que l’on puisse réussir : l’un a tué 23 Américains, l’autre 15… et je ne compte pas les blessés !! Ces types là sont courageux mais ils ont rudement besoin d’apprendre à faire la guerre et en tout cas s’ils étaient utilisés rationnellement ils nous rendraient deux fois plus de service.

Je partirai à peu près sûrement en permission aux environs du 15 août, j’espère que ce sera pour douze jours quoique je ne sache pas si ma citation sortira avant car j’ai été proposé à l’armée et c’est assez long à venir, surtout si elle descend plus bas ce qui est probable. Maintenant nous sommes un peu reposés mais certes jamais je ne me serais cru capable de faire ce que nous avons fait. La résistance humaine a des limites que l’on ne suppose pas.

Enfin heureusement que bientôt je serai en permission et que tous ces mauvais moments seront vite oubliés.

Je vous embrasse tous.

source: https://www.14-18hebdo.fr/henry-novel-lettres-a-ses-parents-1914-1918-16-juillet-1918

Georges Clémenceau de  passage à Bussy-les-Daours (Somme)

Portrait of French Premier Georges Clemenceau (1841-1929).

Le 7 juillet 1918, Georges Clémenceau, président du Conseil et surnommé « le Père de la Victoire » se déplace personnellement dans la commune de Bussy-les-Daours où sont en repos les soldats de l’armée australienne. Il vient les remercier et les féliciter d’avoir remporté la bataille de Le Hamel. C’est un des actes fondateurs de l’amitié franco-australienne. Un extrait de son discours est gravé sur le Mémorial du Corps d’Armée Australien à Le Hamel.

source: http://fr.valdesomme-tourisme.com/blog/memoire-en-perspectives.html

Journal du dimanche 7 juillet 1918

Nos détachements et nos patrouilles, opérant entre Montdidier et l’Oise, en Champagne, sur la rive droite de la Meuse et en Lorraine, ont ramené des prisonniers.
Le nombre des prisonniers que les Anglais ont faits dans leur dernière opération sur la Somme dépasse 1300. Un canon allemand de campagne, plus de 100 mitrailleuses et un certain nombre de mortiers de tranchées ont été capturés.
Une contre-attaque allemande sur les nouvelles positions de nos alliés à l’est d’Hamel a été facilement repoussée. Quelques prisonniers sont restés aux mains des soldats britanniques. Ces derniers ont exécuté avec succès un coup de main dans le secteur de Beaumont-Hamel. Ils ont repoussé une tentative ennemie aux environs de Strazeele.
Pendant le mois de juin, la défense française contre avions a abattu 29 appareils ennemis dont 3 de nuit. 15 autres appareils ont été désemparés par le tir.
Le sultan de Turquie Mehmed V, qui avait succédé à Abdul Ramid en 1909, est décédé. Le prince le plus âgé de la famille impériale ottomane prend le pouvoir sous le nom de Mehmed VI.
Une séance tumultueuse a eu lieu au Reichstag. Scheidemann a déclaré que la social démocratie majoritaire voulait à bref délai une paix honorable et qu’elle ne voterait pas les crédits budgétaires au chancelier de Hertling. Le socialiste minoritaire Ledebour a lancé un appel à la révolution du haut de la tribune parlementaire.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.html

1412/15 juin 1918: carte postale du zouave convalescent Joseph Renaud

Création de l’escadre 13 de bombardement

L’escadre 13 de Bombardement qui après la guerre a formé le 12e Régiment d’Aviation de Bombardement a été elle-même constituée à la date du 15 juin 1918 par la note annexe à la note n° 11.948 du 11 juin 1918 du G. Q. G.

Du 15 au 30 juin 1918, l’Escadre 13 est engagée dans la Région Nord de Soissons où elle lance 9.490 kilos de bombes, livre 8 combats, abat 5 avions ennemis et en perd 3.
Le 14 juillet, l’Escadre se déplace pour aller opérer sur la Marne à l’Est de Château-Thierry où l’attaque allemande est imminente. Elle est commandée par le Chef d’Escadron Des  Prez De la Morlais qui a succédé au Lieutenant-colonel Pouderoux.
Le Capitaine Etournaud a remplacé le Commandant Voisin dans le Commandement du G. B. 3.
Elle bombarde à moins de 200 mètres d’altitude les passerelles établies sur la Marne par les Allemands entre Château-Thierry et Dormans, coulant les bateaux, mitraillant le personnel ; lance 40.000 kilos de bombes, tire 17.000 cartouches, livre sept  combats, abat 5cinqavions ennemis et en perd un.

la suite sur https://www.traditions-air.fr/unit/photo/div_01200_EB_album01.htm

Disparition de plusieurs aviateurs le 15 juin 1918

Ernest Tilton Sumpter Kelly, « As » canadien de la WW1, 6 victoires aériennes dont 4 en collaboration au sein du 1st Sqn du RFC, toutes obtenues sur S.E.5a, est tué en combat aérien au sud de Laventie, dans le Pas-de-Calais, abattu par un Fokker Dr.I d’une unité non identifiée.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-945.html

Carte postale du zouave convalescent Joseph Renaud

Samedi le 15 Juin 1918
  Chère Cousine,
Deux mots en réponse à ta lettre que j’ai reçu aujourd’hui qui m’a fait bien plaisir. Je me porte à merveille et je vous désire tous ainsi. Chère cousine tu me dis qu’il y en a beaucoup au pays qui n’écrivent pas, je crois qu’il y en aurait beaucoup de prisonniers parmi eux. Pour moi je suis heureux comme je serai jamais de ma vie, je souffre pas autant et tous les jours je vais me promener en campagne boire un bon coup de pinard de la Touraine qui remonte un peu les idées. Je t’assure que j’ai la bonne vie mais malheureusement ça va pas durée bien longtemps. Enfin j’espère encore  y rester quelques jours et après une petite convalo  qui me fera bien plaisir à passer au pays et au moment qui se passe ça me dit rien de retourner là haut car c’est toujours aussi terrible, c’est malheureux de voir cela quand même.
Je termine en vous embrassant tous de loin.
 Ton cousin qui t’aime
   Pérois Joseph
116ème Infanterie Hôpital 36
à Chenonceau ( Indre et Loire
)

http://josephrenaud-sescartespostalesguerre14-18.over-blog.com/2015/10/cartes-de-l-annee-1918.html

Bataille du Piave (Italie)

L’offensive du Piave a débuté le 15 juin 1918, en Italie, le long du fleuve du même nom. Elle a opposé l’Autriche-Hongrie à la France, au Royaume-Uni et à l’Italie. Les pertes austo-hongroises sont estimées à 150 000 soldats, et l’empire est alors battu. L’offensive prend fin le 25 juin, l’Autriche-Hongrie cède, les Italiens attendront le rétablissement complet des troupes pour lancer une offensive en octobre. Elle sera fatale pour l’Autriche-Hongrie.

source: http://www.linternaute.com/histoire/jour/evenement/15/6/1/a/59371/bataille_du_piave.shtml

Journal du samedi 15 juin 1918

Situation plus calme sur l’ensemble du front.
Nous avons réussi plusieurs incursions dans les lignes ennemies, au nord de Grivesnes, dans la région de Courcelles et ramené une trentaine de prisonniers.
Vers la ferme des Loges, nous avons réalisé quelques progrès. Une attaque ennemie a été brisée près de la ferme d’Antheuil.
Entre la forêt de Villers-Cotterets et Château-Thierry, la lutte d’artillerie s’est poursuivie activement pendant la nuit.
Nos patrouilles ont fait des prisonniers dans la région de Bussiares, à l’ouest de Reims et en Champagne.
Les Anglais ont effectué des raids heureux vers la Neuville-Vitasse et Givenchy-lès-la Bassée. Rencontres de patrouilles à leur avantage au sud-ouest de Gavrelles et au nord-ouest de Merville. Ils ont fait des prisonniers et capturé des mitrailleuses. Ils ont repoussé une grosse attaque au sud-ouest de Merris et, là encore fait des prisonniers.
Canonnade dans le secteur de Villers-Bretonneux et dans la vallée de la Scarpe.
Les Italiens ont arrêté une offensive ennemie dans la région du Tonale et fait 130 prisonniers.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin18.html

1381/15 mai 1918

Les courriers de  Fernand Burniaux: « survivre à la guerre pour rencontrer sa fille « 

Le 15 mai 1918, il écrit: “Dans le courant de l’après-midi, deux de nos ballons sont incendiés par l’ennemi. Un peu plus tard, un troisième ballon est manqué et l’aviateur boche est atteint par les « scrapnells » de nos artilleurs. Il est obligé d’atterrir et vient s’abîmer dans le toit d’une maison où il reste perché comme un pigeon à l’entrée de son colombier. Belges, Français et Anglais s’élancent pour cueillir l’aviateur qui, immobilisé dans sa nacelle, attend avec une angoisse visible le sort qui décidera de sa personne. Belges et Français poussés par la haine pour tout ce qui est boche veulent lui « arranger son affaire » mais en sont empêchés par les officiers anglais qui parviennent non sans peine à embarquer l’aviateur dans une auto et l’évacuer sur l’arrière« .

Il évoque également la situation en pays occupé pour lequel il a la plus grande inquiétude. Il parle de « révolte de la faim » à Bruxelles mais sans beaucoup plus de détails car la censure guette.

Au printemps de la même année, les troupes autour de Fernand sont également touchées par des fièvres et évacuées vers les hôpitaux. S’agit-il de la grippe espagnole? Nul ne sait! Le 31 mai 18, il écrit sa lassitude: « Rester constamment sous la gueule des canons et attendre si le prochain obus sera ou non pour vous. Ce n’est pas gai! Et voilà 5 jours que cela dure!Je préférerais de beaucoup être en première ligne … »

Fernand développe aussi du ressentiment face à certaines injustices dont il est le témoin sur le front. L’armée a besoin de tous les bras disponibles et certains soldats blessés sont renvoyés plutôt hâtivement au front: « Il me semble que c’est là une triste manière de récompenser les braves qui donnent leur sang et surtout très peu encourageant pour ceux qui sont tenté de regarder un peu en arrière, même pour ceux qui se dévouent”.

Au fil des pages, on sent Fernand de plus en plus amer et découragé mais l’offensive finale va se charger de lui trouver une nouvelle source d’espoir et de concentration. Son écriture se fait plus rare. On le devine en train de se battre, n’ayant plus de temps ou d’endroit pour poser ses pensées sur le papier. Sans doute, pense-t-il toujours autant à sa famille mais ses souvenirs, Fernand les emportera avec lui au plein coeur des batailles…

source: https://www.rtbf.be/14-18/thematiques/detail_fernand-survivre-a-la-guerre-pour-rencontrer-sa-fille?id=8346072

Clément Duval condamné à mort

Clément Duval (né le 11 mars 1850 à Cérans-Foulletourte dans la Sarthe; mort le 29 mars 1935 à New York) est un anarchiste illégaliste français, membre du groupe « La Panthère des Batignolles », partisan de la « propagande par le fait » et de la « reprise individuelle ».

Procès Duval [l’affaire du « Bonnet Rouge » devant le conseil de guerre, 15 mai 1918, condamnation à mort] : [photographie de presse] / [Agence Rol]
Membre du groupe anarchiste « La Panthère des Batignolles », le 5 octobre 1886, Clément Duval cambriole, avec un complice nommé Turquais, un hôtel particulier, la rue de Monceau, appartenant à Mme Herbelin, qui l’habitait avec sa nièce, l’artiste peintre Madeleine Lemaire, dont Marcel Proust aimait les roses. Le 17 octobre 1886, lors de son arrestation chez un receleur, il poignarde le brigadier Rossignol, sans le tuer. Jugé le 11 janvier 1887, Clément Duval est condamné à mort puis gracié par le président de la République Jules Grévy.

source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Clément_Duval

 Journal du mercredi 15 mai 1918

Nos patrouilles, opérant au nord du bois de Hangard vers Courcy et à l’ouest de la Meuse, ont ramené des prisonniers.
Nous avons aisément repoussé un coup de main ennemi sur nos petits postes au nord-ouest d’Orvillers-Sorel.
Lutte d’artillerie assez vive en Champagne dans le secteur de la Butte du Mesnil et dans les Vosges.
Une tentative allemande au nord de la Fecht a échoué sons nos feux.
Les troupes britanniques ont réussi un raid au nord-est de Robecq et fait quelques prisonniers sans subir de pertes. Un détachement ennemi a attaqué un poste anglais près de Merville. Il a été repoussé et décimé. L’artillerie ennemie a été active pendant la nuit dans les secteurs de la Somme et de l’Ancre.
Sur le front belge, faible activité d’artillerie. Lutte de bombes vers Nieuport et Langemarck.
Les Italiens ont arrêté par leurs feux des tentatives ennemies sur le mont Corno, à Dosso Casina, au val Calcino et au val Ornic.
Des patrouilles anglaises et italiennes ont fait irruption dans le village de Pedescala, infligeant des pertes à l’ennemi.
Canonnade dans le Tonale et au nord de Montello. Onze avions autrichiens ont été abattus.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai18.html

1368/2 mai 1918: lettre de Georges à sa chère petite Jeannot chérie

Parution du « Sourire de France »

Lettre de Georges à sa chère petite Jeannot chérie

Jeudi soir 2 mai 1918.

Ma chère petite Jeannot aimée,

Je viens bavarder quelques instants avec toi avant d’aller me coucher, je relis en t’écrivant ces lignes tes deux lettres écrites dimanche et lundi. Je ne m’explique pas pourquoi tu n’as rien eu de moi lundi, je t’ai pourtant écrit tous les jours, comment pourrais-je me passer de venir causer avec ma Jeannot chérie, c’est là pour moi le meilleur moment de la journée, celui où je cherche par le souvenir des yeux et par ma mémoire à me rapprocher d toi, chère petite que j’aime tant. Je vois que vous n’avez pas pu aller à Louvigny et cette maudite pluie doit vous faire paraître les journées bien longues, c’est surtout pour Grand-Père qui est un grand timide et qui doit s’imaginer gêner quand il est là à ne rien faire. Il faut espérer que depuis deux jours vous avez meilleur temps et que le déménagement pour O. a pu s’effectuer par un beau soleil. Je suis bien content que la petite chambre de l-haut soit bien arrangée et que ma Jeannot s’y plaise bien. Nous avons eu de bons moments ds cette petite chambre, dis petite Jeannot, et la première fois que j’y suis allé que j’ai pu te serrer bien fort contre moi j’étais bien ému. J’étais si content de savoir qu’à l’avenir nous allions devenir de plus en plus camarades et que désormais nous allions devenir tout à fait intimes. Comme j’étais heureux de te prendre avec moi, chère pauvre petite Jeannot que j’avais plaint si souvent. Je te savais si seule et j’étais moi-même si sevré d’affection plus chaude que celle de mes chers parents. Oui, je reverrai avec bonheur tous ces chers coins qui me paraîtront encore plus délicieux, car je pourrai y vivre près de toi, chère petite femme, sans plus te quitter, ce sera bien bon mais comme cela sera vite passé. Il faudra jouir de notre bonheur sans trop penser à la séparation, dis Jeannot chérie, et souhaiter que bientôt juin arrive sans incident fâcheux. Je crois, malheureusement, que cette fois-ci je ne t’empêcherai pas d’aller à Sept Vents avec la bonne tante, il faudra me rappeler au bon souvenir de toute cette sympathique famille que je ne connais pas. Je ne veux pas me permettre  d’écrire à l’amie Berthe, n’oublie pas, chère petite, de présenter à l’heureux parisien mes plus chaudes félicitations. J’ai écrit il y a deux jours au jeune Emile Jaulin, ma société actuellement distribue les titres et j’ai à régulariser avec lui le transfert de cinquante actions que j’ai repris à mon compte à la mort de Julien. J’espère que cette opération se fera sans trop de difficultés, quoique par correspondance cela ne soit pas très facile. J’ai l’intention de faire un peu d’anglais, mais ici on ne trouve pas de livres. Serais-tu assez gentille pour voir si dans une grande librairie à Caen tu pourrais trouver et m’envoyer 1° la 1ère année d’anglais de A. Beljame éditée par Hachette et Cie, c’est un bouquin très commode où il y a la prononciation, et puis 2° mais cela sera peut-être plus difficile, un recueil de mots usuels avec la prononciation, mais là je ne peux te citer d’auteurs car je n’en connais pas. Je t’ennuie, dis ma pauvre petite Jeannot, mais ne te dérange pas exprès, seulement quand tu iras en ville, tu verras en passant. Le petit coco doit joliment être contente d’avoir fui la capitale, d’autant plus contente qu’elle a trouvé des petits camarades et qu’il n’y a plus d’obus. J’envie les heureux permissionnaires qui débarquent tous les jours à la gare de Caen. Quand ferai-je comme eux ? Heureux que le moral des hommes soit bon, d’ailleurs à aucun moment la situation n’a été désespérée, et quand les soldats se battent, pendant ce temps-là ils ne pensent pas à mal faire. Grand-Père a bien tort de se démoraliser, d’abord parce que cela ne change rien et qu’ensuite dans une telle guerre il ne peut pas y avoir que des bonnes nouvelles.

Ce matin temps superbe, aussi cet après-midi je vais aller me promener et aller voir des observatoires, comme cela le temps passera plus vite. Aujourd’hui pas de lettre de ma chère petite Jeannot, mais une carte du petit coco annonçant la réception de ma lettre.

A ce soir, petit Jeannot, je t’embrasse de tout mon coeur. Toutes mes pensées sont pour toi et je reste ton petit Mimi bien dévoué et bien aimant.

Georges

source: http://www.finderskeepers.fr/post/142228221819/jeudi-soir-2-mai-1918-ma-chère-petite-jeannot

Journal du jeudi 2 mai 1918

Actions d’artillerie assez violentes dans la région de Villers-Bretonneux et sur les deux rives de l’Avre.
En Lorraine, nos patrouilles ont fait des prisonniers.
Sur le front britannique, une attaque locale lancée par l’ennemi sur un de nos postes, dans le voisinage de Saint-Julien, a été repoussée par le feu des mitrailleuses.
Des postes tenus par l’ennemi dans le secteur de Meteren ont été enlevés par les troupes anglaises pendant la nuit. Nos alliés ont fait des prisonniers.
Les troupes françaises ont amélioré leurs positions dans le voisinage de Locre.
Sur le front italien, des patrouilles anglaises ont fait irruption dans des tranchées ennemies au sud-ouest de Canove et au sud d’Asiago et ont infligé des pertes aux occupants. L’artillerie ennemie a été assez active dans la zone du Tonale, dans la région d’Asiago et en plusieurs autres secteurs. Elle a été partout violemment contrebattue.
Les tirs de l’artillerie italienne ont allumé des incendies et provoqué des explosions dans les lignes ennemies. Le dépôt de munitions de Costa, au nord d’Asiago, a sauté.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai18.html