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1056/24 juin 1917

Le Figaro défend le droit de vote des femmes

Samson n’est plus en colère. Un bel élan de générosité l’emporte. Il ne dispute plus aux femmes des droits qu’elles n’ont plus besoin de revendiquer. Cette révolution s’accomplit à l’amiable. La lutte serait-elle achevée, que Vigny croyait éternelle? Verrons-nous le temps où les deux sexes ne se jetteront plus, de loin, un regard irrité?

A vrai dire, les hommes ont un peu l’air de donner aux femmes un prix. Ils ne reconnaissent pas les droits de la femme pour des raisons de métaphysique: l’expérience de la guerre les oblige d’avouer son mérite, et ils daignent le récompenser.

Ils octroient aux femmes leur dû, comme un souverain par la grâce de Dieu octroie la Constitution. Ils le font de meilleure grâce et sans la moindre réserve mentale; on ne les soupçonne point de penser reprendre un jour ce qu’ils donnent; mais ils «l’octroient», il y a une nuance.

Qui résigne son droit divin l’affirme par-là même implicitement. Le protocole final de ce motu proprio n’est point: «Et ce sera justice» mais: «Parce que tel est notre bon plaisir»- notre dernier bon plaisir.

Cette, nuance est bien égale aux femmes. Elles ne sont aucunement ce qu’on appelle formalistes, et leur politique est celle des résultats. Leur ruse, cette fameuse ruse dont se plaint si amèrement Samson, et qu’il ne sait pas définir, a consisté précisément, depuis les siècles des siècles, à nous persuader tout le contraire. Nous les avons crues.

la suite sur http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/29/26002-20140829ARTFIG00073-les-femmes-ont-gagne-le-droit-de-voter-1917.php

A propos de la chanson de Craonne

La première version publiée est parue sous le titre « Une chanson de soldat » dans la Gazette des Ardennes du 24 juin 1917.
Sous sa forme actuelle — c’est-à-dire mentionnant Craonne — la première version connue est antérieure à l’offensive du 16 avril 1917 :
retrouvée dans le carnet du soldat François Court, elle y est suivie de la mention « chanson crée le 10 avril 1917 sur le plateau de Craonne ».
Cette version fait la transition avec celles de la Chanson de Lorettepuisqu’elle comporte comme elles un couplet supplémentaire absent du texte classique de la Craonne.
La chanson de Craonne a été écrite sur la musique de « Bonsoir M’amour » (procédé fort utilisé pendant la Grande Guerre), sur un mouvement de valse lente.
Elle demeure aujourd’hui, la chanson-type de l’antimilitarisme, mais elle a été dépassée par plusieurs autres dont, « Quand un soldat » de Francis Lemarque en 1953 ou encore, le très célèbre « Déserteur » de Boris Vian en 1954.
LA CHANSON DE CRAONNE
Chanson anonyme
Paroles diffusées par Raymond Lefebvre
1919
Quand au bout d’ huit jours le r’pos terminé
On va reprendre les tranchées,
Notre place est si utile
Que sans nous on prend la pile
Mais c’est bien fini, on en a assez,
Personne ne veut plus marcher,
Et le cœur bien gros, comm’ dans un sanglot,
On dit adieu aux civ’lots *.
Même sans tambour, même sans trompette
On s’en va là-haut en baissant la tête.
Refrain :
Adieu la vie, adieu l’amour,
Adieu toutes les femmes.
C’est bien fini, c’est pour toujours,
De cette guerre infâme.
C’est à Craonne sur le plateau,
Qu’on doit laisser sa peau,
Car nous sommes tous condamnés,
Nous sommes les sacrifiés.
Huit jours de tranchée, huit jours de souffrance,
Pourtant on a l’espérance
Que ce soir viendra la r’lève,
Que nous attendons sans trêve
Soudain dans la nuit et dans le silence,
On voit quelqu’un qui s’avance
C’est un officier de chasseurs à pied
Qui vient pour nous remplacer.
Doucement dans l’ombre, sous la pluie qui tombe
Les petits chasseurs vont chercher leurs tombes.
Refrain :
Adieu la vie, adieu l’amour,
Adieu toutes les femmes.
C’est bien fini, c’est pour toujours,
De cette guerre infâme.
C’est à Craonne sur le plateau,
Qu’on doit laisser sa peau,
Car nous sommes tous condamnés,
Nous sommes les sacrifiés.
C’est malheureux d’ voir sur les grands boul’vards
Tous ces gros qui font la foire.
Si pour eux la vie est rose,
Pour nous c’est pas la même chose.
Au lieu d’ se cacher tous ces embusqués
F’raient mieux d’monter aux tranchées
Pour défendre leur bien, car nous n’avons rien
Nous autres, les pauv’ purotins *.
Tous les camarades sont enterrés là,
Pour défendr’ les biens de ces messieurs là.
Refrain :
Ceux qu’ont l’pognon, ceux-là r’viendront,
Car c’est pour eux qu’on crève.
Mais c’est fini, car les trouffions
Vont tous se mettre en grève.
Ce s’ra votre tour, messieurs les gros,
De monter sur l’ plateau,
Car si vous voulez faire la guerre
Payez-la de votre peau !…
 * Civelot = civil, en argot,
* Purotin = personne dans la gêne, dans la misère.
Journal du dimanche 24 juin 1917 à travers Le Miroir
Violent bombardement, suivi d’une nouvelle série de tentatives allemandes sur les points attaqués les jours précédents, d’une part dans la région de Vauxaillon, d’autre part au sud et au sud-est de Filain. Toutes ces attaques ont été repoussées et n’ont valu à l’ennemi que des pertes sérieuses sans aucun avantage.
La lutte a été particulièrement vive entre la ferme de la Royère et la ferme Froidmont. Les Allemands qui avaient élargi leur front d’attaque à l’est de l’Epine de Chevregny jusqu’au nord de la ferme Froidmont, ont multiplié leurs efforts pour enlever les positions contre lesquelles ils s’étaient brisés la veille.
Les vagues d’assaut, disloquées par nos feux n’ont pu aborder nos lignes ni déboucher du saillant où elles avaient pénétré. D’autres tentatives ennemies, à l’est de Chevreux, à l’est des Cavaliers-de-Courcy et dans le secteur des Chambrettes, ont également échoué. De notre côté, nous avons fait dans les lignes allemandes plusieurs incursions qui nous ont valu des prisonniers.
Les Allemands ont jeté 1200 obus sur Reims.
Les éclaireurs russes ont réussi à occuper plusieurs tranchées allemandes.
M Venizelos est arrivé au Pirée sur l’invitation de M. Jonnart, pour conférer avec M. Zaïmis. Sur le front roumain de Moldavie, la lutte s’intensifie.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin17.html

 

1027/26 mai 1917: Gabriel aux Bois des buttes près de Craonne

Parution du Rire rouge

En Champagne

source: http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/rire_rouge1917/0249?sid=733553bc14666a3a587627025c28b993

Les grèves continuent à Paris

Guerre 1914-1918. Les grèves à Paris, fin mai 1917, au sujet de la semaine anglaise et contre la vie chère. Les employées de la Société Générale réunies place de l’Opéra avant de se diriger vers la Bourse du Travail. Photographie parue dans le journal « Excelsior » du samedi 26 mai 1917.

Guerre 1914-1918. Les grèves à Paris, fin mai 1917, au sujet de la semaine anglaise et contre la vie chère. Les employées de la Société Générale réunies place de l’Opéra avant de se diriger vers la Bourse du Travail. Photographie parue dans le journal « Excelsior » du samedi 26 mai 1917.

© Excelsior – L’Equipe / Roger-Viollet

Gabriel aux Bois des buttes près de Craonne

Des camarades au Bois des Buttes (vue 1) ; devant l’entrée d’une sape

Le 4 mai, Gabriel est dans son dépôt à Orléans et se prépare à partir le lendemain au front. En arrivant au Bois des Buttes près de Craonne dans l’Aisne, il est assez impressionné par ce qu’il voit « Oh, quel spectacle ! Chers parents, je vous enverrai mes photos.  » (14 mai). Il loge dans une sape (sorte de tranchées creusées sous terre) et passe ses journées dans sa batterie. Pour lui, le plus dur est le manque d’hygiène et le fait de devoir garder ses vêtements tous les jours (vues 14-16).

Sa batterie bombarde les lignes allemandes :  » nous tirions par rafales, j’ai fait le chargeur. Il faut être vif et habile pour s’écarter du recul de la culasse et du renvoi de la douille  » (23 mai). Il décrit aussi son poste de tir :  » un groupe comprend quatre batteries soit seize canons, quatre par batteries « . Il doit souvent porter un masque à gaz à cause des obus à gaz allemands et trouve cela inconfortable pour écrire.
Il commente ses photographies :  » la petite colline que vous voyez dans certaines vues est le fameux Bois des Buttes percé de trois tunnels, du haut duquel nous pouvons voir Laon et le Chemin des Dames dont on parle tant  » (23 mai). Fin mai, il s’étonne du manque de réactions des Allemands, qui ne répondent pas à leurs tirs et pense que ces derniers préparent une offensive. Le moral des troupes est bas et à son goût, il entend trop souvent l’Internationale (31 mai). Le 3 juin, il reçoit l’ordre d’assurer la liaison entre le commandant et le colonel qui est à Pontavert (Aisne) ; surpris en chemin entre des tirs croisés, il se retrouve coincé dans les boyaux sous des feux, s’en sortant miraculeusement en se cachant dans une sape. Les Allemands sont de nouveau très actifs par leur artillerie et leur aviation.

source: http://recherche-archives.vendee.fr/archives/fonds/FRAD085_1Num416

Journal du samedi 26 mai 1917 à travers Le Miroir

A la suite d’un bombardement très violent de nos tranchées, au nord-ouest de Braye-en-Laonnois, les Allemands ont lancé trois fortes colonnes à l’assaut d’un saillant de notre ligne, dans le secteur du Panthéon, au nord du chemin des Dames. Malgré des pertes sanglantes, ils ont réussi, après plusieurs tentatives, à prendre pied en quelques points de nos tranchées avancées. Des contre-attaques immédiatement déclanchées, nous ont permis de reprendre la plupart des éléments conquis par l’ennemi. Nous avons fait, au cours de ces contre-attaques, 55 prisonniers et pris 2 mitrailleuses.
Au cours de l’attaque du 22 sur le plateau de Vauclerc, nos troupes ont capturé 3 canons de campagne.
Dans la région de Chevreux, l’ennemi a réagi seulement par son artillerie sur les positions conquises par nous.
Il se confirme que ses pertes ont été très lourdes au cours de cette attaque et 2 bataillons ont été presque entièrement anéantis. Nos pertes ont été inférieures au chiffre de prisonniers que nous avons faits en cette action, et qui s’élève a une trentaine.
En Argonne, nous avons réussi un coup de main près de la Fille-Morte.
Les Italiens ont élargi leurs succès du Carso, conquis de nouvelles cotes, repoussé des contre-attaques et porté à 10245, dont 316 officiers, le chiffre de leurs prisonniers.
La Chambre des Députés a discuté, en comité secret, la question de la guerre sous-marine au sujet de laquelle M. Lloyd George a fait, à Londres, une déclaration rassurante.

Le « Chemin des Dames » Bibliographie sur la 2e bataille de l’Aisne 1917 (ordre chronologique de publication)

« En marge des communiqués. La Prise de Cour-Soupir », Echo de Paris, 26 avril 17 Article cité par Palat

Charles Benoist, « Chronique de la Quinzaine », Revue des Deux Mondes, 1er mai 1917. Résultats qui « parurent d’abord médiocres au gré de notre impatience. Au gré aussi de notre ignorance… ». « Là semble d’arrêter, pour l’instant, ce qu’on appelle déjà la « bataille de France » » (232).

R.H., « Réflexions sur la discipline militaire », Revue de métaphysique et de morale, mai 1917

Capitaine X, « l’offensive du 16 avril 1917 entre Reims et Soissons (notes d’un témoin militaire) », L’Illustration, 5 mai 1917

Article cité par Palat pour raconter la prise de Loivre par la 14e DI.
Attaque du 44e RI (non cité, bien sûr) avec mention de la prise de Berméricourt par le 35e RI (très proche du récit de Charles Delvert, 1920)

« À l’assaut du Chemin des Dames », Écho de Paris, 5 mai 1917
Article cité par Palat. PREMIÈRE RÉDUCTION DE LA BATAILLE AU CHEMIN DES DAMES ?

« Les falaises de l’Aisne. La prise des trois éperons : les Grinons, le mont Sapin et le bois des Gouttes d’or » », L’Illustration, 12 mai 1917

Article cité par Palat pour raconter l’attaque du Balcon et des Gouttes d’or.
Attaque de tout le 6e CA (127e DI pour les Grinons et le mont Sapin, 56e DI pour les Gouttes d’Or).

Charles Benoist, « Chronique », R2M, 15 mai 1917
« En quelques jours, d’un succès inachevé nous avons fait un insuccès » (cité par Palat)

Capitaine X, « La Prise de Loivre (récit d’un témoin militaire) », L’Illustration, 19 mai 1917 Article cité par Palat.
Attaque du 133e RI, 41e DI.

G.D., « les débuts des chars d’assaut », L’Illustration, 26 mai 1917 2 pages avec photos et texte

Charles Benoist, « Chronique de la Quinzaine », Revue des Deux Mondes, 1er juin 1917 Offensives à vastes objectifs comme le 16 avril, à objectifs limités comme celle d’hier [20 mai à Moronvilliers], ou defensive active dans l’intervalle : « suite de succès continus qui ne forme en réalité que le développement d’un même succès »… D’où la nécessité de ne pas opposer deux périodes, deux méthodes, deux fortunes : derrière les changements de personnes « subsiste et s’affirme en permanence l’unité de pensée et d’action ».

« Les territoriaux bretons en Champagne », Bulletin des armées, juin 1917 Article cité par Palat pour faire de récit de la bataille des Monts.

Général Percin, « Les principes de la guerre ont-ils changé ? », Grande Revue, juin 1917
Selon J. Vic, conclut que non et qu’il faut continuer à attaquer. Participe d’une polémique sur la « guerre nouvelle » (livre de Georges Blanchon chez Armand Colin en 1916)

« Les Tanks dans le combat (à l’attaque du 5 mai) », L’Illustration, 2 juin 1917 Art. cité par Palat.
1 page avec une photo accompagnant le texte.

« Les Cuirassiers à pieds au moulin de Laffaux (5 et 6 mai) », L’Illustration, 16 juin 1917 Article cité par Palat

H., « un régiment à la bataille de l’Aisne », L’Illustration, 16 juin 1917
Auteur a rencontré des soldats permissionaires. Colonel Le Hagre, régiment du Nord [= 110e RI, 2e DI]. Pour eux « la Somme était moins dure ». Avance à l’Est de Corbeny. Mort de deux prètres dans le Régiment : abbé d’Anthenès et « petit basque » Lacroutzet. Raconte des morts d’oficiers.

« La Prise du bois des Buttes et de la Ville-aux-Bois », L’Illustration, 23 juin 1917 Article cité par Palat (concerne le 31e RI).

X, « Sur le plateau de Craonne. La journée du 3 juin (notes d’un témoin militaire) », L’Illustration, 30 juin 1917.
Attaque ennemie repoussée sur les plateaux de Californie et des Casemates par les 66e et 36e DI. Pour la seconde, exactement le même esprit que l’article de la Revue hebdomadaire : basque qui lancent la grenade comme la pelote.

« Histoires de grenadiers : plateau de Vauclerc (mai 1917) », notes d’un témoin militaire, Revue hebdomadaire, n°26, 30 juin 1917, pp. 686-692.

BNF : microfilm M-890
Considérations générales sur le grenadier.
Parle d’un régiment de Gascogne, pays Basque et Béarn, pour qui « la grenade est une autre espèce de pelote ». Episodes de combats singuliers, de preux qui vengent les naïfs tués par les méchants boches…
Raconte la prise du Wald-Tunnel à l’attaque du 5 mai.
300 grenadiers qui se rendent à une escouade (celle des valeureux grenadiers évoqués). Et la ruse du malin Sauvaget qui à miné le moral des Allemands de l’intérieur….
Peut-être soldats du 249e RI de Bayonne, 35e DI (éléments qui attaquent le Wald-Tunnel le 5 mai avec le 123e RI de la même division, mais lui de La Rochelle…).

XXX, « La bataille de l’Aisne et de Champagne, 16 avril-16 mai 1917 », Revue de Paris, 1er juillet 1917, p. 69
BNF : microfilm M-17000
Entreprise de transformation de l’échec en succès. Procédé de mise en contradiction des sources allemandes (presse notamment) avec la « réalité » et neutralisation du décalage entre les objectifs et les résultats. Mise en avant particulière de l’attaque de la 127e DI le 16 avril, et passe plus rapidement sur le reste.

« Un témoin », « La conquête du massif de Moronvilliers (17 avril-20 mai 1917) », L’Illustration, 4 août 1917, pp. 115-134.

Cité par Palat pour faire le récit de la bataille des monts.
Numéro spécial entier sur la prise du massif de Moronvilliers selon l’histoire d’Hanotaux. C’est en tout cas un très long article qui fixe le récit de l’épisode pour le ranger parmi les succès des opérations à « objectifs limités » (signé « un témoin » mais du tout le registre du témoignage). Description très précise, régiment par régiment et jour par jour en trois épisodes : 17-20 avril, premier assaut (le 95e RI mis en avant) ; 21 avril-19 mai : progression lente; 20 mai: achèvement de la conquête (le 1er zouaves mis en avant). Gros appareil d’illustrations : cartes, vues cavalières, photos, gravures.

Le Panorama de la Guerre (publication bi-mensuelle illustrée), Tallandier, date ?
Tome 5 couvre la période juillet 1916-juin 1917.
Publication de propagande (un récit unique avec de nombreuses photos et cartes, entrecoupé de reprise de témoignages ou de commentaires publiés ailleurs, dans la presse notamment).

Octave Béliard, « Sur le Chemin des Dames, notes d’un témoin », Lectures pour tous, 1er septembre 1917, pp. 1572-1581
BNF : microfilm 8-Z-14580
Témoignage d’un combattant (« major ») depuis la fin-mars jusqu’à la mi-mai : d’abord devant Laffaux, puis entre Cerny et Ailles du 18-19 avril au début mai.

Presque sûrement la 21e DI, et sans doute le 64e RI.

source:https://www.crid1418.org/doc/bdd_cdd/bibliographie/biblio_cdd.pdf

 

Samedi 15 et dimanche 16 avril deux jours de mémoire au Chemin des Dames (02)

Les 15 et 16 avril auront lieu dans le village de Craonne les manifestations en mémoire de la bataille du Chemin des Dames. Retrouvez ici toutes les informations pratiques pour y assister : comment venir ? où se garer ? où ont lieu les différents temps du week-end ? etc

Samedi 15 et dimanche 16 avril 2017
A Craonne
Accès libre et gratuit
Le programme:

Pour se rendre sur place, à Craonne

Parking de 6 000 places
> Accès parking, navettes et places spectacles réservées PMR

Les services proposés sur place

> Village gourmand de producteurs locaux
> Restauration sur place
>Eco-manifestation : « gardez l’environnement en mémoire » 

Marche du matin : Rdv dès 5h30 sur le parking de Craonne / distance : 5km / durée approximative : 3h / chaussures de marche conseillées
Plan de la marche du matin
Marche du soir : Rdv à 20h30 près de l’église de Craonne / distance : 5km / durée : 2h30 /chaussures de marche conseillées.
Plan de la marche du soir

 

976/5 avril 1917: les Etats unis entrent en guerre

Journal de guerre du jeudi 5 avril 1917 à travers Le Miroir

Nos troupes ont continué à refouler l’ennemi sur le front de la Somme à l’Oise et l’ont rejeté au delà d’une position dominante très importante, jalonnée par les villages de Grugies, Urvillers, Moy, qui ont été enlevés brillamment par nos troupes.
Au nord de la ferme de la Folie, les Allemands, bousculés par une attaque irrésistible de nos soldats, ont lâché précipitamment trois lignes de tranchées précédées de réseaux de fils de fer en abandonnant des blessés, et un important matériel; trois obusiers de 150 et plusieurs camions d’escadrille sont tombés en notre possession.
Au sud de l’Ailette, aucun changement dans la situation.
Violente lutte d’artillerie dans la région de Margival et de Laffaux.
En Woëvre, nos pièces à longue portée ont pris sous leurs feux des détachements signalés en gare de Vigneulles.
Dans les Vosges, un avion allemand a été abattu par le tir de nos canons spéciaux.
Les Anglais ont infligé un échec aux Allemands à 1’ouest de Saint-Quentin.
Les Russes ont été refoulés sur le Stokhod par les Austro-Allemands.
M. Jusserand, ambassadeur de France, a été longuement acclamé par la foule à New-York.
M. Goremvkine, ancien premier ministre russe, qui avait été emprisonné, est devenu fou.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/avril17.html

Les Etats unis entrent en guerre

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Les Etats-Unis entrent en guerre le 5 avril 1917 : acclamées lors de leur départ à New-York, les premières troupes américaines débarquent à Bordeaux. Après plusieurs mois d’entraînement, les soldats américains participent à leurs premières batailles.

source:http://resques.ina.fr/jalons/fiche-media/InaEdu04521/l-entree-en-guerre-des-americains-en-1917-et-leur-premiers-engagements-militaires-en-1918.html

Chute d’un avion rue Alésia à Paris

Guerre 1914-1918. Chute d'un avion rue d'Alésia. Paris, le 5 avril 1917. Photographie parue dans le journal "Excelsior" du vendredi 6 avril 1917.

Guerre 1914-1918. Chute d’un avion rue d’Alésia. Paris, le 5 avril 1917. Photographie parue dans le journal « Excelsior » du vendredi 6 avril 1917.

Craonne, 5 Avril 1917de Flameng François

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source: http://fr.muzeo.com/reproduction-oeuvre/craonne-5-avril-1917/flameng-françois

Parution de la baïonnette

et que mangent les soldats?

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http://labaionnette.free.fr/1917/b092.htm

que mangent les soldats?

http://happy-apicius.dijon.fr/manger-et-boire-entre-1914-et-1918-cr14-la-cuisine-de-tranchee-par-marie-llosa/

Il raconte la mort de son arrière-cousin durant la guerre de 14-18 le 5 avril 1917

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Alors que l’on s’apprête à fêter le centenaire de la Drôle de Guerre, dans les familles on se souvient encore de ce qui se racontait sur les soldats de l’an 14,toujours avec une grande discrétion. En 2014 Bernard Prat se souvient de son arrière-cousin dont parlaient ses parents.

Bernard Prat,vous souhaitez en 2014 à l’heure du centenaire — de la grande guerre rendre hommage à votre arrière-cousin Louis-Jean Cayré ? 

Il s’appelait Louis- Jean Cayré. En famille on disait Émile. C’était un cousin germain de ma mère. Pendant la guerre de 1914 il était soldat de 2e classe, au 53e RI, matricule 5855.

Ce Poilu est tombé dites-vous au champ d’honneur non loin de Verdun ? 

En effet, il est mort au combat le 5 avril 1917, aux Eparges, un lieu célèbre par ses batailles, non loin de Verdun, lors de l’offensive 1916/1917. Il n’avait que 23 ans.

Une bataille où nombre de soldats ont trouvé la mort.

Vous vous êtes rendu à Eparges un lieu chargé d’histoire ? 

Je m’y suis rendu en 1981. Oui, je voulais voir ce lieu chargé d’histoire. Au cimetière du Trottoir aux Eparges, 1 700 tombes sont parfaitement alignées avec des croix blanches comme à Douaumont. J’ai vainement cherché la sépulture de mon cousin. Seul le silence a répondu au silence que seule la nature qui a repris possession des lieux, peut nous offrir.

source: http://www.ladepeche.fr/article/2014/06/03/1893126-carmaux-je-rends-hommage-a-louis-jean-le-poilu.html

 

927/journal du 15 février 1917

Le chant des sacrifiés deviendra la chanson de Craonne

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C‘est avec beaucoup d’émotion et l’orthographe indécise que le soldat Duchesne prend la plume pour écrire à sa « petite femme » ce 15 février 1917. L’hiver est éprouvant. Duchesne fait parti du 114e régiment d’infanterie qui a combattu dans la Somme l’année passée. De retour des tranchées et avant de repartir au combat, il s’offre avec cette missive un court répit. « Je tenvois la chanson des embusqué et tous se que je te prie, sait de la conservait car sait la seul chanson qui me plait. Elle est raielle […] sait la nouvel chanson du poillu des tranché », écrit-il.

Le soldat Duchesne évoque cette ritournelle qui circule de tranchée en tranchée depuis le début de la guerre. La chanson lui plaît, car elle évoque les misères des soldats de la Première Guerre mondiale, les inégalités entre ceux qui combattent au front et la vie à l’arrière, à Paris et ailleurs. « C’est malheureux de voir sur les grands boulevards/Tous ces gros qui font la foire/Au lieu de s’cacher, tous ces embusqués/Feraient mieux d’monter aux tranchées. »

Les poilus chantent ces vers au combat, les répètent de façon clandestine. La chanson passe d’oreille en oreille, remonte parfois le moral des troupes. Quel est son titre ? Difficile de répondre. Tant de versions existent qu’il varie d’un site à l’autre, d’un village à l’autre. « Sur le plateau », « la Chanson de Lorette », « les Sacrifiés », « la Vie aux tranchées », « la Misère de Craonne », etc.

La mélodie, elle, reste la même. C’est celle de « Bonsoir m’amour », chanson sentimentale et populaire composée par Adelmar Sablon au début du XXe siècle. Quelques mois après la lettre du soldat Duchesne, qui sera interceptée par le contrôle postal, est lancée la tentative française de rupture du front allemand entre Soissons et Reims vers la ville de Laon, le 16 avril 1917. « L’heure est venue, confiance, courage et vive la France ! » lance le général Nivelle. La bataille restera connue sous le nom de Chemin des Dames ou offensive Nivelle.

http://www.leparisien.fr/espace-premium/actu/le-chant-des-sacrifies-08-11-2014-4274379.php

Un aviateur canadien fait prisonnier

Merlin DEX, Royal Canadian Air Force.

Le 15 février 1917. « J’ai effectué ce matin ma première mission en territoire hostile, comme observateur sur un RE8 anglais. Je ne m’attendais pas à finir ici dans les quartiers réservés aux prisonniers pilotes de ces geôles allemandes. 

Notre mission devait simplement permettre de faire gagner du temps à nos troupes faisant face à une percée de blindés allemands. Passer au dessus de leurs lignes et lâcher quelques bombes sur les tanks ennemis pour réduire au maximum leurs nombres et leur vitesse de progression.

Tout aurait dû se passer sans réel problème. Mais le sort en décida autrement. Une patrouille d’Albatros DIII fit irruption inopinément dans notre espace. Les nieuport 17 ne tirent pas longtemps face à la puissance de ces nouveaux appareils ennemis.

Une fois notre escorte abattue par ses soins, un pilote allemand vira sur nous pour faire feu. j’avais anticipé, heureusement son attaque et fait signe à mon pilote de descendre. Le DIII se trouva alors au dessus de nous et je lui assénai quelques rafales de ma Lewis flambant neuve !

http://merlindex.free.fr/spip/spip.php?article74

Parution de la baïonnette

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http://labaionnette.free.fr/1917/b085.htm

Obligation d’assurer les risques français en France

Une loi du 15 février 1917 oblige à assurer les risques français en France et établit un contrôle partiel de la réassurance, notamment pour l’empêcher de transmettre aux nations ennemies des renseignements sur les installations industrielles et portuaires

http://www.economie.gouv.fr/files/directions_services/caef/Documents/Archives/aef/pages/08/08-04.html

Journal du jeudi 15 février 1917 à travers Le Miroir

A l’est de Reims, nous avons réussi un coup de main dans le secteur de Prosnes. Activité des deux artilleries dans les régions de Maisons-de-Champagne et de Saint-Hilaire, ainsi que sur la rive gauche de la Meuse, dans le secteur cote 304-Mort-Homme.
En Woëvre, nos batteries ont exécuté des tirs de destruction sur les organisations ennemies au nord de Flirey.
Des avions allemands ont jeté des bombes dans la région de Dunkerque. Il y a plusieurs tués et blessés. Nancy a été également bombardé par avions. Pas de victimes. Nos escadrilles ont jeté des bombes sur les terrains d’aviation d’Etreillers (Aisne) et de Saucourt (Somme), sur les gares d’Athies, Hombleux, Voyennes, Curchy, Saint-Quentin, Ham et sur les usines à l’est de Tergnier.
Echec d’une attaque allemande sur le front belge (Pervyse).
Les Anglais ont pris un point d’appui au sud-est de Grandcourt. Un autre raid a été exécuté avec succès au nord-est d’Arras ; 40 prisonniers ont été faits. Autres raids encore au nord de la Somme et au nord-est d’Ypres. Echec d’attaques allemandes à l’est d’Armentières et au sud de Messines. Nos alliés ont fait exploser trois dépôts de munitions près d’Armentières.
En Macédoine, les Allemands ont donné assaut, avec des forces importantes, à la cote 1050, à l’est de Pavlovo. Ils ont d’abord pris pied dans des tranchées de première ligne, mais une contre-attaque italienne les a refoulés.
La flotte anglaise a bombardé Nechori.
Brillante contre-offensive russe en Bukovine.
Echec autrichien au nord de Gorizia.

Tout l’éphéméride sur http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/fevrier1917.html

Marcelin Cailleau s’ennuie à Mourmelon

foyer

Le 15 – 2 – 17

Chers parents

aujourd’hui nous avons changer de pays. Nous sommes arrivés dans un camps tout auprès de Mourmelon. Nous nous sommes un peu rapprochées des lignes.
Par ici le secteur est très bien organiser nous sommes dans des barraquements en planches et il y a des lits. A l’heure ou je 
vous écrit je suis au  foyer du soldat. Ici il nous donnent du papier
pour écrire. Il y a aussi des jeux de dames pour s’amuser ou des livres 
pour lire. Tous ceci c’est pour nous désennuyer car il n’y a aucun autre divertissement.
Le camps est dans les sapins et je crois que  nous verrons pas souvent
des civils.
Enfin là nous serons pas  trop mal car on peut trouver tout ce que l’on a besoin.

(*)Les fautes d’orthographe n’ont pas été corrigées

http://lettres14-18.ouvaton.org/spip.php?article32

Chemin des dames (02): l’avant-programme 2017

« Et le monde anxieux attendait de savoir si le petit sentier était enfin franchi » a écrit l’écrivain Roland Dorgelès témoignant de la place occupée par la bataille du Chemin des Dames dans la Première Guerre mondiale.

Craonne, la Caverne du Dragon, Cerny-en-Laonnois, le fort de la Malmaison, Berry-au-Bac, Laffaux et tant d’autres lieux de cette ligne de crête témoignent encore, 100 ans après, des drames de la terrible bataille de 1917.L’Aisne, terre de mémoire et terre d’avenir, vivra en 2017 des commémorations exceptionnelles, pour se souvenir des milliers de victimes et se rassembler autour d’un message de paix. Voici l’avant-programme de cette année de commémorations du centenaire de la bataille du Chemin des Dames.

Le dimanche 16 avril 2017 a été choisi pour commémorer le centenaire du déclenchement de l’offensive du Chemin des Dames avec comme point d’orgue une cérémonie officielle à Cerny-en-Laonnois, sur inscription dès aujourd’hui auprès de la Préfecture de l’Aisne sur le site www.aisne.gouv.fr

COMMÉMORATION DU CENTENAIRE DE LA BATAILLE DU CHEMIN DES DAMES
Avant-programme 2017

18 – 19 – 20 MARS
Centenaire de l’opération « Alberich » et de la destruction du château de Coucy, exposition, conférences et spectacle son et lumière « Re-Naissance », à Coucy-le-Château-Auffrique
15 AVRIL
12h : arrivée de la randonnée cycliste « Du?sseldorf-Craonne »
13h : concerts de groupes régionaux à Craonne
21h : son et lumière « Le Chemin des Dames 1917 – 2017 » à Craonne
16 AVRIL
Le dimanche 16 avril 2017 a été choisi pour commémorer le centenaire de la bataille du Chemin des Dames. Les commémorations s’étaleront tout le week-end à Craonne, à la Caverne du Dragon et à Cerny-en-Laonnois.
Le 16 avril 1917, les troupes françaises commandées par le général Nivelle se lancent à l’assaut des pentes du Chemin des Dames dans l’Aisne, pour l’une des plus terribles batailles de la Grande Guerre. Les combats qui continueront jusqu’à la prise du fort de la Malmaison en octobre se solderont par près de 200 000 pertes côté français et engendreront la plus importante crise du moral dans les rangs de l’armée française. À l’occasion des commémorations du centenaire de la bataille du Chemin des Dames, le dimanche 16 avril 2017, les autorités françaises, et celles des différentes nations ayant combattu sur le Chemin des Dames, se rassembleront pour un hommage solennel, 100 ans après. Une journée rythmée par différents points de rencontre et événements sur les lieux qui marquèrent l’offensive du 16 avril 1917.
5h45 : marche à l’aube au départ de Craonne « sans casque et sans arme » (5 à 6 km)
10h : retransmission des cérémonies officielles sur écran dans le village de Craonne
11h30 : cérémonie officielle à Cerny-en-Laonnois (soumise à « pré-inscription » sur le site internet de la Préfecture de l’Aisne), précédée par un moment de recueillement sur le plateau de Californie, à Craonne, et l’inauguration de la nouvelle œuvre de l’artiste Haïm Kern à la Caverne du Dragon par les autorités.
Attention : les personnes inscrites à la cérémonie de Cerny-en-Laonnois ne pourront pas faire la marche du matin à Craonne.

14h : ouverture au public de la Caverne du Dragon et de la nouvelle œuvre de l’artiste Haïm Kern
16h : grand concert hommage à Craonne
20h : marche des brancardiers au départ de Craonne (3 à 4 km)
22h : veillée-spectacle dans la nécropole nationale de Craonnelle / Veillée du Centenaire dans les communes du département de l’Aisne
5 MAI
Centenaire de la reprise de l’offensive, hommage des collégiens de Corbeny autour de la trace de l’œuvre de Haïm Kern, sur le plateau de Californie à Craonne
20 MAI
9h : office religieux à Berry-au-Bac
11h : cérémonie officielle au monument national aux morts des chars d’assaut à Berry-au-Bac
17h : cérémonie au jardin de mémoire du Moulin de Laffaux

20 – 21 MAI
« Camp des chars français » présentation de chars français de 1917 à aujourd’hui accompagnée de 200 reconstituteurs, à Berry-au-Bac 

9 – 10 – 11 JUIN
Journées d’études sur les mutineries de 1917 à Soissons et cérémonie aux fusillés de Maizy

25 JUIN
Cérémonie du centenaire de la reprise de la Caverne du Dragon par les troupes françaises

16 – 17 SEPTEMBRE
Inauguration du mémorial international aux joueurs de rugby morts à la guerre à Craonnelle. Tournoi international de jeunes et matchs de gala avec l’équipe militaire du XV du Pacifique et l’armée britannique, au stade de Laon

OCTOBRE
Création musicale pour orchestre classique dédiée au centenaire de la bataille du Chemin des Dames de 1917, dans la cathédrale de Laon, à Soissons et Saint-Quentin 

22 OCTOBRE
10h30 : cérémonie du centenaire de la bataille de la Malmaison, fort de la Malmaison, à Chavignon

Le programme détaillé de l’ensemble des manifestations et projets labellisés par la Mission du centenaire de la Première Guerre mondiale et le Département de l’Aisne sera disponible à partir de février 2017
Informations missionchemindesdames@aisne.fr

836/16 novembre 1916: à Chantilly, l’attaque de Craonne pressentie

Carnets du rémois Paul Hess

De divers côtés, nous apprenons que les Allemands ont en effet mené, hier, une attaque avec gaz asphyxiants aux Cavaliers de Courcy. Notre artillerie l’aurait brisé.

Journal du jeudi 16 novembre 1916 à travers Le Miroir

Violents combats sur le front de la Somme. L’ennemi a tenté un puissant effort au nord et au sud de la rivière. Il n’a obtenu que des avantages très restreints au prix de pertes très élevées. Au nord, il a attaqué, après un bombardement intense de nos positions, depuis Lesboeufs jusqu’à Bouchavesnes et au delà. Il a pris pied seulement dans nos éléments avancés, à la corne nord et à la lisière ouest du bois de Saint-Pierre-Vaast. Au sud, il a porté ses assauts sur le front Ablaincourt-bois de Chaulnes. La lutte s’est terminée par l’échec des Allemands, qui ont dû rentrer dans leurs tranchées de départ, sauf dans la partie est du village de Pressoir où ils ont pu progresser. Les Anglais ont gagné du terrain au nord de l’Ancre. Leur chiffre de prisonniers monte exactement à 5.678. Leurs pertes sont peu importantes. Au sud de l’Ancre, ils ont fortifié leurs positions à l’est de la butte de Warlencourt.

Nouveau succès serbe dans la région de la Cerna. Nos alliés prennent le village de Cegel. De concert avec nous, ils progressent au nord de Veleselo vers Tepavoi. Le chiffre de leurs prisonniers est, au total, de 3,200.

Les Roumains reculent en Valachie et realisent des avantages en Dobroudja.

Succès russe sur la Narajovka.

L’Amérique fait une démarche à Berlin en condamnant les déportations belges.

La Russie proteste contre l’appel austro-allemand aux Polonais.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre16.html

A Chantilly, l’attaque de Craonne pressentie

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À la suite de la conférence tenue à Chantilly le 16 novembre 1916, où les états-majors alliés ont décidé des grandes orientations militaires de l’année 1917, le général Nivelle, qui vient d’être nommé commandant en chef de l’armée française, et son homologue britannique, Haig, jettent les bases d’une action commune pour rompre le front allemand.

La ville d’Arras, située en zone britannique, est pressentie pour constituer la base de départ d’une offensive de diversion. Cette action, combinée avec une attaque d’envergure dans le secteur français, devait attirer les troupes de réserve allemandes quelques jours avant le déclenchement de l’assaut français et faciliter ainsi la rupture des lignes ennemies en Champagne dans le secteur du Chemin des Dames.

source: http://www.cheminsdememoire-nordpasdecalais.fr/lhistoire/batailles/la-bataille-darras-avril-1917.html

Nouvelles plaques d’identité allemandes

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Le 16 novembre 1916 apparaît un nouveau modèle de plaque d’identité. Ses caractéristiques sont définies dans la directive 1727/8 16.B3.

La matière (tôle de zinc) et la forme (ovale avec 2 trous de suspension pour le cordon dans la partie supérieure) sont identiques au modèle 15. La directive mentionne une largeur de 6,8 cm mais en réalité, de très nombreuses plaques modèle 16 ont les mêmes dimensions que les plaques modèle 15 (7×5 cm). La nouveauté est que ces plaques doivent avoir, suivant l’axe horizontal, trois fentes de cassures afin de pouvoir séparer la plaque en deux morceaux.

source: http://plaques-identite.eu/main_dossier.php?page=P3