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1538/18 octobre 1918

Un décret contre l’obturation des caves

Le Figaro du 18 octobre 1918 rappelle qu’il ne faut pas obturer les fenêtres des caves. Les Parisiens peuvent y suffoquer lorsqu’ils s’y réfugient lors des bombardements, et la qualité de la nourriture entreposée est vite compromise.

«Au plus fort du bombardement par les gothas, M. Baux, préfet de police, avait rendu une ordonnance prescrivant d’obturer les soupiraux de caves où se réfugiaient les Parisiens.

Cette ordonnance fut mal comprise: on ne demandait qu’une fermeture partielle, destinée à arrêter les éclats d’obus et partout on boucha hermétiquement, si bien qu’on risquait d’être suffoqué par le manque d’air respirable.

MM. Pointel et Dherbécourt, conseillers municipaux, viennent d’adresser au préfet une lettre demandant l’abrogation de cette ordonnance. Ils font remarquer que la fermeture complète des caves n’est pas seulement préjudiciable à la santé publique, mais qu’elle compromet la conservation des denrées qui y sont remisées.» écrit Le Figaro du 18 octobre 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/10/18/26002-20141018ARTFIG00125-18-octobre-1918-un-decret-contre-l-obturation-des-caves.php

Photo prise le 18 octobre 1918

SPA 33 LO 2090 Lille, Nord, arrivée des troupes anglaises dans les faubourgs de la ville. 18/10/1918, opérateur Lorée.

Lors de l’offensive du groupe d’armées du Nord, les 2e et 5e armées britanniques, commandées par les généraux Plumer et Birdwood, libèrent, le 17 octobre, la ville de Lille occupée depuis quatre ans par l’ennemi. Ici, un cavalier anglais est accueilli par les enfants de la ville

Les Canadiens libèrent Denain (Nord)

Le 18 octobre 1918, les Canadiens mettaient un terme au calvaire des Denaisiens, qui venaient de subir plus de quatre ans d’occupation allemande. Les habitants accueillirent avec un immense soulagement ces soldats qui, comme eux, parlaient français et qui combattirent vaillamment pour les libérer.

Nous sommes le 18 octobre 1918 et, depuis plus d’une semaine, Denain subit les bombardements de l’artillerie anglaise pendant que l’occupant allemand achève sa destruction finale et pille allègrement tout ce qu’il peut emporter. C’est sous les «  au revoir !  » que les derniers «  boches  » quittent la ville en direction de Valenciennes, pendant que les premiers éclaireurs canadiens entrent du côté ouest.

C’est effarés que les Canadiens constatent que les malheureux Denaisiens non évacués, affaiblis, exposés à tous les dangers, vivaient terrés dans des caves. Malgré l’arrivée des libérateurs, personne n’était en sécurité, car le bombardement allemand commençait. Pendant plusieurs jours, la fumée des poêles continue à sortir des soupiraux des caves pour s’élever au-dessus des routes dépavées.

Denain était redevenu la « ville feumière », mais pas de la même manière qu’en 1914.

source: http://www.lavoixdunord.fr/archive/recup%3A%252Fregion%252Fle-18-octobre-1918-les-canadiens-liberaient-la-ville-de-denain-ia15b36964n2440077

Journal du vendredi 18 octobre 1918

Les troupes belges, anglaises et françaises ont continué leurs attaques de Dixmude à la Lys. Partout l’ennemi a reculé devant les brillantes attaques des troupes alliées, et, sur un front de cinquante kilomètres, l’avance réalisée dépasse six kilomètres.
Les forces belges ont franchi l’Yser, en aval de Dixmude, jusqu’à Schoorbake, et l’armée anglaise a traversé la Lys en amont de Menin, poussant à plusieurs kilomètres sur la rive droite.
Plus de vingt villages ont été délivrés. Les Belges se sont emparés de Thourout, les Français de Lichtervelde et Ardoye, les Anglais de Menin et de Courtrai.
Les troupes britanniques, dans la vallée de la Selle, ont pris le village d’Haussy et fait 300 prisonniers. Sur le front Douai-Lille, l’ennemi poursuit sa retraite. Les Anglais ont atteint la ligne Oignies-Carvin-Allennes -les-Marais-Capinghem.
En Flandre, la 2e armée britannique a avancé de treize kilomètres en trois jours. L’ennemi a été chassé de la rive gauche de la Lys. 4000 prisonniers et 150 canons ont été capturés.
Les troupes françaises ont réalisé des progrès locaux, au nord-ouest de Sissonne, où elles ont pris Notre-Dame-de-Liesse, et, à l’ouest de Grandpré, où elles occupent Talma.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre18.html