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119/Journal de la grande guerre: le 1 décembre 1914

Journal du rémois Paul Hess (extraits)

« Dès le matin, violent bombardement dans le quartier du Barbâtre et rue Gambetta, par volées de quatre, cinq et six gros obus à la fois. Plusieurs maisons sont démolies: la boulangerie Cochain-Courty, 41, rue du Barbâtre, touchée sur l’arrière, l’est en partie (…)

La prise de Vermelles  (Pas de Calais) – 1er-7 Décembre 1914 avec le 280 ème RI

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le 1er décembre nous étions au repos, dispersés dans les corons d’Annequin ou nous étions installés en maitre…
Depuis quelques jours, nos sapeurs du génie creusaient une galerie pour faire sauter le château à la mine. C’est à midi précise que l’explosion devait se produire; bombardement et attaque devaient se déclencher aussitôt…
Profitant de la désagréable surprise des Allemands (on se serait à moins), le régiment voisin, le 296e régiment, partit à l’assaut…
L’attaque réussit qu’en partie. Le château et le parc tombèrent bien entre nos mains, mais quand on voulut pénétrer dans la ville on se heurta à de solide défenses…

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Vosges: rétablir les communications

Conformément aux directives données par le général commandant le 34e Corps d’Armée, la 66e division avait reçu l’ordre d’entreprendre, le 1 décembre 1914, une opération sur Aspach-le-Haut, en vue de rendre plus régulières les communications entre Thann et Belfort par la route Thann-Rodern-Seuntheim.

Après une préparation d’artillerie assez sérieuse, trois compagnies du 213e régiment d’infanterie avaient occupé Aspach-le-Haut, tandis qu’à gauche une compagnie du 15e bataillon de chasseurs, appuyée par une section de 65 de montagne, opérait une diversion dans la direction de Rinipach.

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A SAVOIR

Officiellement fondée à Bologne le 1er décembre 1914, Maserati entre donc cette année dans son 100 ème anniversaire.

Lu dans Le Moniteur en date du  mardi 1 décembre 1914 (N°du 13 décembre)

France.-L’ennemi se met de toute évidence sur la défensive en Belgique: il y reste immobile et nous avons progressé sur plusieurs points; Par contre, il a repris un bombardement intermittent sur Soissons et dans la Woëvre; il a été repoussé dans l’Argonne, où il a tenté quelques attaques; En Somme, peu d’activité.

Le département de la Sarthe offre une grande quantité de pommes de terre pour les régions envahies de notre territoire. Ainsi se marque,  en traits de toute sorte, le profond sentiment de solidarité nationale qui anime tout le pays, du Nord au Midi, et de l’ouest à l’Est.

Causes de la guerre.-Le gouvernement français a publié « le livre jaune » relatif aux origines de la guerre. Ce document qui est copieux, fournit la preuve de faits déjà connus, mais une preuve péremptoire. L’Allemagne, après avoir préparé la crise, l’a ouverte à la minute même qu’elle avait choisie: elle a empêché l’Autriche de négocier à la dernière heure; elle avait prémédité de longue date l’invasion de la Belgique tandis que les puissances de la triple Entente n’ont hésité devant aucun effort, et jusqu’au dernier moment, pour sauvegarder une paix honorable.

Pologne.-La grande bataille n’est pas terminée enPologne, bien que l’avantage se dessine toujours en faveur des Russes. Les Allemands, dégarnissant la vallée de l’Oder, ont envoyé des renforts du côté de Lodz- 50.000 hommes, paraît-il, -mais les Russes ont expédié de leur côté des renforts beaucoup pus considérables. En Galicie, ils ont réussi à tourner Cracovie par le sud, et cette opération a une grande valeur, à double point de vue. D’un côté, Cracovie est complètement isolée du reste de l’Autriche, et de l’Allemagne , et par suite ne peut plus compter sur aucun appui extérieur, de l’autre la route de la Silésie est ouverte aux armées russes, qui ne sont même plus obligées d’attendre la solution des combats livrés autour de Czenstochowa, pour marcher sur Oppeln et Breslau.

Allemagne.-Le bruit court que Guillaume II, mécontent du général de Moltke, auquel il impute les désastres de son armée, l’aurait fait interner dans le château impérial de Homburg.

La Turquie avoue la défaite que son armée, pourchassée par les Russes du Caucase, a subie en Arménie.

L‘Autriche et la Hongrie sont obligées de reconnaître qu’elles n’ont plus de farine.