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1414/17 juin 1918: les exploits de l’aviateur écossais Mick Mannock

  • L es exploits de l’aviateur écossais Mick Mannock

Le 17 juin 1918, près de Armentières, il attaque une machine Halberstadt et la détruit à une hauteur de 8000 pieds (2440 mètres). Le 7 juillet 1918, près de Doulieu, il attaque et détruit un Fokker, lequel plonge verticalement vers le sol à 460 mètres. Peu de temps après, il monte de 300 mètres et attaque un autre Fokker en tirant 60 coups sur sa cible qui rapidement effectue une vrille avant de s’écraser. Le 14 juillet 1918, près de Merville, il descend un Fokker depuis 2000 mètres. Le 19 juillet 1918, près de Merville encore, il tire 80 coups sur un Albatros biplace qui tombe en flammes. Le 20 juillet 1918, à l’est de La Bassée, il descend un appareil biplace ennemi à une altitude de 3000 mètres.

source: http://arham.monsite-orange.fr/page6/index.html

Lire aussi http://www.guerre1418.org/html/as4.html

Journal du lundi 17 juin 1918

Nous avons repris le village de Coeuvres et capturé 130 prisonniers.
Des actions locales au nord-est du bois de Genlis, au sud de Dammard et dans la région de Vinly, nous ont permis de faire 70 prisonniers et de capturer des mitrailleuses.
Une tentative ennemie pour franchir le Matz, en bordure de l’Oise, a échoué sous nos feux.
Un détachement anglais a pénétré dans un poste allemand au sud-ouest de Merris et ramené 11 prisonniers. D’autres raids ont été exécutés par nos alliés au sud de la Somme et dans le voisinage d’Hébuterne. Ils ont amené la capture de 17 prisonniers et de 3 mitrailleuses.
L’activité de l’artillerie ennemie s’est développée considérablement au nord de Béthune et entre Locre et le canal d’Ypres à Comines. Elle a été particulièrement intense dans le voisinage du lac de Dickebusch.
Les Autrichiens ont attaqué les Italiens sur un front de 150 kilomètres entre Asiago et la mer. Après avoir cédé du terrain sur quelques points, les Italiens en ont repris la plus grande partie, et les Autrichiens avouent qu’ils ont dû rétrograder sur la Brenta et aux Sept-Communes. Nos alliés ont fait 3.000 prisonniers.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin18.html

1206/21 novembre 1917: le poète écossais  Ewart Alan Mackintosh tombé au champ d’honneur en 1917

Le poète écossais  Ewart Alan Mackintosh tombé au champ d’honneur en 1917

Poète et soldat. On pense à Wilfred Owen, à Ors, évidemment. Mais la terre du Cambrésis accueille la dépouille d’un autre Britannique, maniant le fusil et la plume : le lieutenant Ewart Alan Mackintosh, tombé au combat à Cantaing-sur-l’Escaut, le 21 novembre 1917. Portrait.

Un regard clair, une moustache duveteuse posée au-dessus de lèvres minces et un visage tellement juvénil… Sur cette photo en noir et blanc datant de 1915, le lieutenant Alan Mackintosh n’a pas encore 22 ans. L’Écossais, né dans une famille aristocratique de Brighton, pose fièrement en kilt, une canne à la main, béret de côté. Encore un gamin, et pourtant, quand est pris ce cliché, il est déjà entré dans la Grande Guerre. «  Il était à Oxford, il avait 21 ans, quand tous ses copains écossais et lui sont partis à la guerre », explique Jean-Claude Lesniak, historien local auteur notamment d’un article sur Mackintosh dans la revue Cambrésis terre d’histoire. «  Il arrive à Étaples en mars 1915. » En train, il est expédié sur le front, dans la Somme. Sa carrière militaire et ses oeuvres littéraires commencent là. «  Il écrit son premier grand poème : No man’s land, souligne Jean-Claude Lesniak. Il y décrit bien ce qui se passe dans une tranchée.  » Au total, le jeune homme écrira entre 200 et 300 poèmes durant le conflit. La vie sur la ligne de combat, le quotidien, les courriers écrits à la famille… «  Mackintosh est pour moi celui qui représente le mieux, par ses poèmes, tout ce que les Poilus ont fait dans les tranchées », évoque presque avec émotion Jean-Claude Lesniak, près d’un siècle plus tard.

La suite sur le site de La Voix du Nord http://www.lavoixdunord.fr/archive/recup%3A%252Fregion%252Fcantaing-aussi-a-son-poete-soldat-tombe-au-champ-ia13b45102n1470716

(Marine) Le Mossoul torpillé

source: http://www.navires-14-18.com/fichiers/M/MOSSOUL_MM_V3.pdf

Lancé le 5 mai 1898 à Glasgow par les chantiers Barclay & Curle pour le groupe Elder-Dempster sous le nom de OLENDA. Il assure notamment la ligne Liverpool-Côte Occidentale de l’Afrique (Ghana, Nigeria) pour la British & African SN Co puis entre Halifax et les Antilles anglaises pour la Pickford & Black’s West India Line. Acheté par les Messageries en 1913 pour la ligne de la Mer Noire. Premier départ de Marseille le 2 mai 1914 pour la Méditerranée Orientale. Dès 1914 affrété par l’état pour le service postal de Madagascar. Torpillé par le sous marin U63 le 21 novembre 1917 près de Pantelleria. Il arrive à s’échouer sur l’île, mais prend feu et coule. On dénombre 4 victimes

Journal du mercredi 21 novembre 1917 à travers Le Miroir

Au nord de Saint-Quentin, nous avons aisément repoussé un coup de main ennemi sur la rive gauche du Fayet.
Sur la rive droite de la Meuse, après un intense bombardement du front Bezonvaux-bois Le Chaume, les Allemands ont attaqué nos positions au nord du bois des Caurières, sur une étendue d’un kilomètre environ. L’attaque brisée par nos feux, n’a pu aborder notre ligne avancée que sur un très faible espace. Les fractions ennemies qui avaient pu y prendre pied ont été rejetées pour la plupart par notre contre-attaque immédiate.
Les troupes britanniques ont exécuté un coup de main heureux à l’est d’Ampoux.
Elles ont effectué avec des résultats satisfaisants, une série d’opérations entre Saint-Quentin et la Scarpe. Une grande quantité de matériel et un certain nombre de prisonniers sont tombés entre leurs mains. Les opérations aériennes ont été rendues très difficiles par le temps, devenu brumeux et orageux.
Les Italiens ont repoussé quatre violentes attaques austro-allemandes et fait 300 prisonniers. Ils ont également arrêté un coup de main en Albanie.
En Macédoine, activité d’artillerie à l’ouest du Vardar, dans la boucle de la Cerna et au nord de Monastir.
Les troupes russes ont repoussé une reconnaissance ennemie dans la région des lacs.
La cavalerie anglo-égyptienne est arrivée à 19 kilomètres de Jérusalem.
L’infanterie, d’autre part, a atteint une ligne située à 24 kilomètres de la ville.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre1917.html

833/Journal du 13 novembre 1916

Carnets du rémois Paul Hess

Rien à ce jour

Journal du lundi 13 novembre 1916 à travers Le Miroir

Au nord de la Somme, nos troupes, achevant la conquête de Saillisel, ont réduit à la grenade quelques ilôts dans la partie est du village, où des fractions allemandes résistaient encore. Tout le village est maintenant en notre possession. Les pertes subies par les Allemands au cours de cette lutte ont été très élevées, à en juger par les cadavres qui couvent le terrain conquis. Le chiffre des prisonniers faits par nous est de 220 hommes et 7 officiers. Nous avons pris 8 mitrailleuses. Canonnade habituelle sur le reste du front. Sur le front anglais, l’artillerie allemande a tiré violemment toute la journée, dans la région de Lesboeufs et d’Eaucourt-l’Abbaye.

Les troupes britanniques ont réussi deux émissions de gaz sur les tranchées ennemies, au nord de l’Ancre.

Les Italiens ont concentré de grandes quantités de matériel dans le Trentin.

Les Roumains ont repris l’offensive sur plusieurs points des Carpathes de Moldavie. On se bat également sur l’Olt et sur le Jiul. En Dobroudja, nos alliés se fortifient sur une ligne allant de Topol à la mer Noire.

Les Russes soutiennent de rudes combats autour de Halicz. Les Serbes ont enlevé, dans la boucle de la Cerna, tout le massif du Tchouk et le village de Porog

source:http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre16.html

13 novembre 1916 à Maricourt (Somme)

Aux environs de notre position il y a eu de violents combats. Beaucoup d’Allemands n’ont pas encore été enterrés. Plusieurs l’ont été fort mal. Par-ci, par-là, on trouve des bras, des jambes, des mains. « Viens voir, me dit un camarade, il y a un Boche là tout près. Il a une dent en or. Cela doit valoir très cher. On pourrait la lui enlever.

— Vas-y si tu veux ; moi ça me dégoûte ».

Deux jours après, le même camarade me dit : « Tu sais, la dent n’y est plus. On l’a enlevée ».

Un autre jour, en piochant, R… et V… (de la quatrième pièce) découvrent un mort. Il n’en reste plus que les os mais les vêtements sont intacts. En fouillant, ils trouvent dans les poches un porte-monnaie et un portefeuille. Le porte-monnaie renferme deux billets de vingt marks et de la menue monnaie en billon. Le tout est partagé aussitôt. R… conserve son billet mais V… va le négocier aussitôt auprès du lieutenant d’une batterie voisine. Il en retire cinq francs. Quant aux papiers, jugés peu intéressants, ils sont jetés à tous les vents. J’en retrouve quelques uns cependant. Il y a d’abord une carte représentant un petit village de montagne au flanc d’une colline couverte de pins. Il y a ensuite une photographie représentant des gens attablés au grand air devant une porte. Et la maison que l’on voit en partie porte l’inscription suivante : Heilige Florian, behütet mein Haus, Saint-Florian, protège ma maison. Saint-Florian a peut-être protégé la maison mais non les habitants et le pauvre diable qui est couché là n’y retournera plus jamais. Nous arrangeons un peu sa tombe. Nous y plantons une croix faite de deux planches. Nous clouons dessus la médaille portée par le mort. Comme cela la famille pourra retrouver la tombe.

source: http://crdp.ac-amiens.fr/historial/soldat/barb_barb1_texte17.html

Verdun: Un courrier d’Auxence Guizart qui parle des ravages de l’aviation

Le 13 novembre 1916

Chers parents,
Il y a beaucoup de poilus qui se font encore évacuer aujourd’hui pour pieds gelés. Quant aux miens, ils ne veulent pas geler, malheureusement, car je voudrais bien une évacuation aussi. Il n’y fait pas bon ici : en arrière (seconde ligne) ce sont les avions qui font des ravages terribles et en avant c’est loin de marcher comme les journaux vous annoncent. Ceux-ci sont des bourreurs de crâne pour encourager le civil, n’y croyez rien, comme je vous ai déjà dit, c’est la guerre d’usure en bonshommes, en tout. Je termine pour aujourd’hui en vous embrassant de grand cœur.

http://lewebpedagogique.com/monsieurjacquet/files/2008/09/evaluation.pdf

 Mort d’un champion de hockey

13-nov-1916-william-ker_small-mediumDisparu le 13 novembre 1916

WILLIAM KER, un joueur international de Hockey, 24 ans.

Lieutenant, Hawke Battalion, Royal Naval Division, Royal Naval Volunteer Reserve.

Fils de Charles et Florence Ker à Glasgow. Il a étudié à l’École de Rugby puis au Balliol College, Oxford, où il a obtenu un half-blue (norme attribuée à tous les hommes qui sont choisis pour la première équipe) pour le hockey. Il a aussi joué pour l’Ecosse contre l’Angleterre et l’Irlande. En août 1914 il sert avec la Réserve de Canot automobile de la côte du nord-est de l’Ecosse. En janvier 1915 il est transféré au Hawke Batalion servant à Gallipoli. Il rejoint la France en avril 1916 et est tué au cours d’une attaque sur Beaucourt-sur-Ancre. William Ker est l’un des 800 membres de la Royal Naval Division commémoré au Mémorial ; 366 d’entre eux meurt le 13 novembre.

http://www.historial.org/Expositions/Expositions-passees/Missing-of-the-Somme/Quelques-portraits-de-Missing

Reprise de Beaumont-Hamel (somme) par des Ecossais

img_7070-photos-muse-compressesC’est finalement le 13 novembre 1916 que la 51ème division parviendra à prendre les tranchées allemandes de Beaumont-Hamel. Un monument élevé à ces Ecossais des Highlands est là pour le rappeler.

Il domine le « Ravin Y » avec son soldat en kilt regardant vers les anciennes lignes allemandes.C’est là aussi qu’une croix a été élevée à la mémoire des officiers et des hommes de cette 51ème division qui ont combattu à « High Wood » en juillet 1916.

http://www.musee-somme-1916.eu/index.php?option=com_content&view=article&id=13&Itemid=291&lang=fr

lire aussi: http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/beaumont-hamel

http://www.encyclopedie.picardie.fr/Terre-Neuviens-de-Beaumont-Hamel.html

Journal du sous-lieutenant canadien Bernard James Glynn

Le lundi 13 novembre 1916 – J’ai un rhume terrible, j’ai mal à la tête et aux yeux. J’ai fait une observation du promontoire surplombant Ypres à une altitude de 7 000 à 8 000 pieds. J’ai ensuite fait du vol en rase-motte avec M. Lew. J’ai ensuite été à la revue à 14 h. J’ai eu le moteur Beardmore. De retour à 17 h. J’ai pris le thé au George Café. Je suis sorti après le souper jusqu’à 21 h. L’enseignant en communications sans fil nous a donné quelques lignes (5) –. 5 shillings au dîner. Je pense à ma famille et à mon amour. Je suis terriblement fatigué maintenant, bonne nuit.

Le mardi 14 novembre 1916 – J’ai encore un rhume de cerveau terrible. Suivi le cours sur l’haubanage et sur les moteurs Renault. Je n’ai pas écrit de lettres et je n’en ai reçu aucune. J’ai tapé mes notes de 18 h à 19 h, puis de 19 h 30 à 20 h. Je suis allé danser avec de jolies filles, mais aucune ne m’a vraiment plu. Je vais me coucher maintenant, il est minuit. Je ne me suis jamais couché aussi tard depuis mon arrivée ici.

La suite sur http://www.veterans.gc.ca/fra/remembrance/those-who-served/diaries-letters-stories/first-world-war/glynn/nov1916