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1480/22 août 1918: Jean Giono dans le conflit au sein du 140e RI

La photo se met au service des experts médicaux

Une présentation à l’Académie de médecine d’une nouvelle technique d’étude des blessures par balle retient l’attention du Figaro du 22 août 1918.

«M. Étienne Martin, professeur à la Faculté de médecine de Lyon, propose une technique nouvelle pour l’étude des blessures produites par les armes à feu au point de vue de l’expertise médico-légale, technique basée sur l’agrandissement photographique, qui révèle à l’observateur des détails imperceptibles à l’œil nu et même à la loupe.» écrit Le Figaro du 22 août 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/22/26002-20140822ARTFIG00096-22-aout-1918-la-photo-se-met-au-service-des-experts-medicaux.php

Jean Giono dans le conflit au sein du  140e RI

(…)

Après une période de repos, au début du mois d’août, l’unité de Giono part pour de nombreux déplacements : aux abords de Vitry-le-François le 19 août, puis vers Vismes (village au sud-ouest d’Abbeville) et près d’Epernay le 22 août. Les troupes font route ensuite vers la région de Verdun. Puis elles traversent Jarville, près de Nancy, passent le 28 août à Baccarat (à une vingtaine de kilomètres au sud-est de Lunéville) et, se rapprochant de Lunéville, à Gerbéviller le 30 août. La compagnie de Giono restera en Alsace « dans un secteur assez tranquille » de septembre 1918 jusqu’à la fin de la guerre.

Au moment de l’armistice, Giono est à Manosque en permission. Pour les camarades de Giono, la seconde moitié du mois est consacrée à de nombreuses marches en Alsace : Phalsbourg, Ottershal, Monswiller, Steinbourg, Imbsheim, Bouxwiller, Kirwiller, Bueswiller, Pfoffenhoffen, Niedermodern, Lauterburg, Mothern. Giono les rejoindra deux semaines plus tard, le 25 novembre. Il assiste à l’entrée des troupes françaises à Sarrebourg, à Saverne, à Bouxviller. Son témoignage confirme le rapport du « J. M. O. » : les rapports entre les troupes et la population sont excellents. Giono sera encore mobilisé onze mois à Sarrebourg, puis à Wissembourg près de la frontière, à Mondon près de Lunéville, enfin à Bitche. Il connaîtra sa dernière permission de soldat en août 1919 et c’est en octobre 1919 qu’il sera enfin démobilisé

source: http://www.pedagogie.ac-nantes.fr/medias/fichier/giono_article_thomasmontensinos_20081_1377233812358.pdf.

Journal du jeudi 22 août 1918

Au sud de l’Avre, nous nous sommes emparés de Beuvraignes, après un combat acharné.
Entre Matz et Oise, nous avons fait 500 prisonniers.
A l’est de l’Oise, nous avons attaqué les lignes allemandes sur un front de 25 kilomètres, depuis la région de Bailly jusqu’à l’Aisne.
Nous avons atteint la forêt d’Ourscamp, Carlepont, Cuts, Lombray, Blerancourdelle, le plateau au nord de Vassens, Vezaponin, Tartiers, Cuizy-en-Almont, Osni-Courtil, réa1isé une avance moyenne de 4 kilomètres et fait 8.000 prisonniers. Au total, plus de 10.000 Allemands sont tombés, en deux jours, entre nos mains dans cette région.
Nous avons gagné du terrain à l’ouest de Lassigny.
Les Anglais ont livré des combats locaux sur les deux rives de la Scarpe. Ils ont avancé leur ligne à l’est de Fampoux et progressé de part et d’autre de la Lys et à l’est de Merville. Ils ont attaqué sur un large front au nord de l’Ancre, et réalisé des progrès satisfaisants.
L’Espagne a publié un communiqué d’où il résulte qu’elle a fait une notification importante à Berlin. Elle prélèvera sur le tonnage allemand ancré dans ses ports, un tonnage égal à celui que lui détruiront les sous-marins.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout18.html

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1245/30 décembre 1917: mémoires de guerre d’un brancardier poète Joseph Ravenne

Parution de La Fourragère

fourragère

http://paysfoyen.canalblog.com/albums/journaux_de_la_grande_guerre/photos/19001853-la_fourragere__n__2_des_16_31_decembre_1917_.html

Mémoires de guerre d’un brancardier poète Joseph Ravenne

mémoireComme la plupart des hommes entre 20 et 45 ans, Joseph est appelé au 209e Régiment d’infanterie d’Agen avant de passer le 28 octobre 1914 à la compagnie 17/2 bis du 2e Régiment du génie de Montpellier. Le 4 septembre 1916, il incorpore la compagnie 12/2 du 6e régiment du Génie stationné à Angers. Il est tour à tour sapeur, planton, brancardier puis à nouveau sapeur, avant de trouver la mort dans un bombardement, tué par des éclats d’obus à Aubérive, dans la Marne, le 30 décembre 1917. Il sera décoré de la Médaille militaire à titre posthume en janvier 1918 et son corps sera rapatrié au village de Saint-Avit où il repose aujourd’hui dans le petit carré militaire situé au pied du monument aux morts.
En savoir plus sur https://www.ladepeche.fr/article/2017/10/27/2673525-memoires-de-guerre-d-un-brancardier-poete-joseph-ravenne.html#LSgVCCU20GGYyRuo.99

Journal du dimanche 30 décembre 1917

Lutte d’artillerie moyenne sur la plus grande partie du front, assez vive dans la région de Beaumont, (rive droite de la Meuse).
Pas d’action d’infanterie.
Nos avions ont bombardé les gares de Mézières-les-Metz et de Thionville, ainsi que, les établissements ennemis dans la région de Vouziers et de Rethel.
Sur le front belge, canonnade peu intense.
Nos alliés ont bombardé les organisations ennemies des régions de Tervaete, Dixmude et Kippe, en représailles de tirs effectués sur leurs tranchées de premières lignes.
Activité de l’artillerie britannique sur un certain nombre de points au sud de la route d’Arras à Cambrai et dans la région de Lens. Recrudescence d’activité de l’artillerie ennemie dans le secteur d’Ypres, notamment sur le bois du Polygone, Passchendaele et Langemark.
Les aviateurs britanniques ont jeté 240 bombes sur quatre champs d’aviation allemands dans la région de Roulers et sur des cantonnements au sud de Lille. Ils ont, en outre, bombardé plusieurs trains.
Trois contre-torpilleurs anglais ont été torpillés ou ont coulé sur des mines au large de la côte hollandaise. Il y a 180 victimes. Des escadrilles aériennes allemandes et autrichiennes ont bombardé Trévise et Padoue. Dans cette dernière ville, les victimes sont assez nombreuses.

 

1240/25 décembre 1917: l’armée du Salut durant la grande guerre

L’armée du Salut durant la grande guerre

armee salutÀ partir de 1916, les « foyers du soldat » se multiplient : Valence, Grenoble, Marseille, Mazamet… Des cuisines populaires s’ouvrent à Paris. La loi du 30 mai 1916 vient de donner un cadre légal et des ressources à cette « œuvre de guerre », et à toutes les autres. En 1917, AIbin Peyron prend la tête de l’Armée du salut en France. Le 25 décembre 1917, il organise, avec l’approbation de l’État-major, une réunion dans les caves de la maison Krug à Reims. Le lendemain, il écrit : « … Le bombardement était incessant ; la nature semblait pleurer sur la cité martyre … La neige, ce jour de Noël, la recouvrait d’un fin linceul immaculé, l’arbre s’allumait sous les voûtes d’une cave à champagne … Il y avait là bien cent personnes, surtout des soldats… »2.

À présent, les foyers du soldat s’installent jusque dans la zone des armées, à l’arrière du front. Aimé Boisson dirige l’ensemble. En collaboration avec les autorités militaires, l’Armée du salut obtient l’autorisation de se maintenir dans la zone des armées et de progresser en même temps que les troupes. Les foyers du soldat deviennent mobiles.

source: http://www.protestants.org/fileadmin/user_upload/AumonerieArmees/images/PDF/L_AS_dans_la_Grande_Guerre.pdf

L’opinion à l’égard des Américains à Saint-Nazaire en 1917

américain

source: http://www.persee.fr/doc/rhmc_0048-8003_1968_num_15_1_3331

(Livre) Journal de guerre de Maurice Bédel

(…)

bedelLe 25 décembre 1917, Maurice Bedel est finalement nommé adjoint au général directeur de santé de la VIIe Armée. Celle-ci occupe alors toute l’extrême droite du front, du col de la Chapelotte (Badonviller) jusqu’à la frontière suisse et son état-major est basé à Lure. Dès lors, il ne prend plus part au conflit qu’en tant qu’officier d’état-major, positionné loin du front. Essentiellement occupé à des tâches administratives, n’ayant plus d’autre écho de ce qui s’y passe que par les rumeurs, les communiqués officiels et la presse, son journal perd en qualité d’information ce qu’il gagne en considérations générales sur le cours de la guerre et sa conduite par les états-majors ; et, surtout, il devient beaucoup plus lacunaire au fur et à mesure où l’issue victorieuse se fait plus certaine. Celle-ci lui permettra d’assister à l’entrée des troupes françaises dans Mulhouse (17 novembre 1918) puis à l’occupation de toute la partie jusqu’alors annexée de la Lorraine.

La bio de Bédel sur http://www.revue-interrogations.org/Bedel-M-Journal-de-guerre-1914

Parution de la Chéchia

chechiaLa Chéchia est le journal de tranchées publié par le 1er Régiment de zouaves de l’armée française pendant la Première Guerre mondiale. Produit par et pour les soldats, ce type de journal était connu, entre autres, pour son humour noir, ses descriptions de la vie sur les lignes de front, ses poèmes et ses dessins. Les zouaves constituaient une unité militaire d’élite initialement formée en Algérie en 1830. La chéchia, qui donne son nom au journal, désigne le couvre–chef de forme cylindrique distinct d’origine arabe porté par les soldats de cette unité. Au total, 73 numéros de La Chéchia parurent entre mai 1915 et octobre 1918, période au cours de laquelle le 1er Régiment de zouaves participa aux combats intenses de bon nombre des batailles du front de l’Ouest en Belgique et en France. Chaque numéro était illustré et comptait généralement quatre pages. Tiré entre 800 et 1000 exemplaires, le journal était produit sur un cyclostyle, ancien appareil permettant de dupliquer un texte écrit. Le 1er Régiment de zouaves devint également fameux pour ses représentations théâtrales sur le front, dont les scripts étaient surtout publiés dans La Chéchia

source: https://www.wdl.org/fr/item/20465/view/1/1/

Journal du mardi 25 décembre 1917 à travers Le Miroir

Sur la rive droite de la Meuse, les Allemands ont lancé deux coups de main sur nos postes de la région de Bezonvaux et du bois des Caurières. Ces tentatives ont échoué sous nos feux.
La lutte d’artillerie a été assez active sur la rive gauche, dans le secteur de Béthincourt.
Sur le front britannique, quelques-uns de nos alliés ont disparu au cours de l’attaque d’un poste par l’ennemi, près d’Epéhy.
Un détachement qui tentait d’aborder les lignes sur la route de Menin a été rejeté.
Grande activité des deux artilleries au nord de poelcapelle.
Les aviateurs britanniques ont jeté des bombes sur une pièce de gros calibre, dans la région de Lille et sur d’autres objectifs, tels que baraquements, cantonnements et tranchées. Ils ont tiré plusieurs milliers de cartouches de mitrailleuses sur l’infanterie allemande dans les tranchées.
Quatre avions ennemis ont été abattus en combat aérien.
En Macédoine, faible activité de combat sur l’ensemble du front.
En Albanie méridionale, dans la région de Devoli, nous avons capturé deux reconnaissances ennemies fortes de cent cinquante hommes au total.
Les Austro-Allemands ont légèrement avancé sur le plateau d’Asiago, en Italie. Nos alliés ont déployé une puissante contre-attaque.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/decembre17.html

1079/17 juillet 1917

L’attaque du 17 juillet 1917 sur la cote 304

Les 28 et 29 juin 1917, les Allemands enlèvent la cote 304 à l’armée française lors d’une puissante attaque. Le 17 juillet 1917, les 51e et  87e RI (régiment d’infanterie) soutenus par la 97e DI (division d’infanterie) composée des 335eet 346e RI récupèrent le plateau de Pommérieux et quelques crêtes (nommées dans le reportage) dont la redoute de la « Demi-Lune ». Lors de cette attaque les Français ont fait 520 prisonniers en surprenant les Allemands en pleine relève.

source: http://www.ecpad.fr/lattaque-du-17-juillet-1917-sur-la-cote-304/

La relève au sortir des flammes d’Albert Londres

https://books.google.fr/books?id=DZcICwAAQBAJ&pg=PA18&lpg=PA18&dq=la+rel%C3%A8ve+au+sortir+des+flammes+albert+londres&source=bl&ots=cTV7Iihrox&sig=05oAJiQ_t_o9m7ed83j1sjGuAlU&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiwh-P6_rDUAhWGcRQKHXzzAKUQ6AEIKDAB#v=onepage&q=la%20rel%C3%A8ve%20au%20sortir%20des%20flammes%20albert%20londres&f=false

Football: première finale de la coupe de France des sourds

c’est le 17 juillet 1917 qu’est organisée la première finale de la coupe de France de football des sourds en présence de M. Eugène Rubens-Alcais.

source: http://www.rubens-alcais.net/f-s-s-f/

Carnet du mardi 17 juillet 1917 à travers Le Miroir

A la faveur d’un feu roulant qui a duré plusieurs heures, les Allemands ont prononcé une puissante attaque sur le saillant de notre ligne à l’ouest de Cerny. Un combat s’est engagé avec violence et s’est prolongé avec des alternatives d’avance et de recul. Malgré les gros effectifs qu’ils avaient mis en œuvre, les assaillants ont été finalement rejetés de la tranchée de soutien où ils avaient pénétré et n’ont pu conserver que des éléments de première ligne sur un front de 500 mètres environ.
Vive activité d’artillerie dans le secteur de Craonne.
En Champagne, après une sérieuse préparation d’artillerie, nos troupes ont attaqué les positions allemandes en deux points du front.
Conduite avec une vigueur exceptionnelle, l’attaque a réussi à atteindre tous ses objectifs. Au nord du Mont-Haut et sur les pentes nord-est du Téton, nos soldats ont enlevé, sur une largeur de 800 mètres et une profondeur de 300, les réseaux de tranchées puissamment organisés de l’ennemi. Les contre-attaques allemandes ont été brisées avec de lourdes pertes pour nos adversaires. Nous avons capturé 360 officiers et soldats.
Les Anglais ont repoussé une tentative ennemi au sud de Lombaertzyde. A l’est d’Hargicourt, à l’ouest de Warneton, à l’ouest de Oosttaverne et au nord d’Ypres, les patrouilles ennemies ont subi des échecs.
Les Russes ont brisé des entreprises allemandes au nord-ouest de Kalusz. Ils ont capturé de ce côté 16 officiers et 600 hommes. Dans le secteur de Lodziany, ils ont chassé les Autrichiens de leurs positions et fait 1000 prisonniers.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet17.html

675/journal de la grande guerre: 8 juin 1916

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Rien à ce jour

Journal du jeudi 8 juin 1916

Sur la rive gauche de la Meuse, grande activité de l’artillerie dans la région de la cote 304.
Sur la rive droite, bombardement violent sur nos premières lignes, depuis la région de Douaumont jusqu’à Damploup.
Les Allemands ont annoncé que le fort de Vaux était tombé en leur pouvoir le 6 au soir : le 7, à 3h50 du matin, nous tenions toujours le fort, avec lequel, depuis cette heure, on n’a pu communiquer en raison de l’intensité du bombardement.
Nos feux, dans les Vosges, ont repoussé des reconnaissances dirigées sur nos positions au sud de Celles.
Le butin des Russes s’est élevé à 400000 hommes, 980 officiers, 77 canons et un grand nombre de mitrailleuses et de lance-bombes.
Les Autrichiens avouent qu’ils ont dû battre en retraite sur Loutsk.
La situation des Italiens continue à s’améliorer d’une extrémité à l’autre du front du Trentin.
M. Asquith a pris l’intérim du ministère de la Guerre anglais.
Harcelé par les conservateurs , le chancelier allemand a prononcé un nouveau discours pour convier les partis à l’union sacrée.
La presse athénienne gouvernementale se déchaîne contre les alliés.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin16.html

Ecrivain mort à la guerre: Jules Hedeman

CayGy_ZXEAAlUu8 Né en 1869 – Tué le 8 juin 1916 Fleury (Verdun).

Journaliste français et hollandais, il a travaillé pour les journaux Le Matin et Le Siècle à Londres.

En août 1914, il est engagé dans le 19e régiment d’infanterie territoriale, puis dans le 90e régiment d’infanterie territoriale. Le novembre 1915, il rejoint à 321e régiment d’infanterie. Le 8 juin 1916, il est tué durant la bataille de Verdun, proche de Fort de Vaux, dans la commune de Damloup.

Sa mort est reliée dans les colonnes de nombreux journaux néerlandais et internationaux, dont le New York Times.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jules_Hedeman

LA CARTE POSTALE DU JOUR

(1)8 juin 1916

97/journal de la grande guerre: le 9 novembre 1914

Journal du rémois Paul Hess (extraits)

Paul Hess évoque la réunion des employés municipaux qui tiennent à féliciter le maire pour la distinction (NDR: Légion d’honneur)que el gouvernement lui a décerné.

Le Dr Langlet précise qu’il a accepté « la décoration qui lui a été remise en tant que maire de la ville et qu’en cette qualité il en est fier; estimant ainsi que l’honneur doit s’en reporter sur ses collaborateurs et sur la vaillante population de Reims. »

Le Courrier rapporte la visite qu’a fait le cardinal Luçon à Clairmarais paroisse du Sacré Coeur et aux Trois Piliers.

 Reims, le 9 novembre 1914… un obus dans le buffet

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Voir sur le site d’Amicarte 51

http://www.paperblog.fr/7105484/reims-le-9-novembre-1914-un-obus-dans-le-buffet/

Témoignage d’un officier français qui a vu le bombardement de la cathédrale

http://catreims.free.fr/mem/annexe08.html

Jours pas si tranquilles au Cavaliers de Courcy

Signe de la nervosité  qui gagne le secteur de la plaine de Courcy en cette fin d’année 1914, la journée du dimanche 8 au lundi 9 novembre 1914 est émaillée de plusieurs incidents. En fin de journée, le soldat Hamon se distingue lors d’une patrouille sur les cavaliers (photo), le long du canal. A l’approche d’une tranchée allemande, note le colonel Bernard, commandant du 36e, dans un compte rendu, Hamon est « arrêté par les fils de fer au moment où il allait se précipiter en avant avec le reste de la patrouille sur les Allemands endormis dans la tranchée. Il ouvrit le feu, mit hors de combat plusieurs allemands fut lui même blessé à l’épaule. La patrouille put se retirer sans être inquiétée. » LA SUITE SUR le site  « Le 36e RI : des Normands dans la Grande Guerre« 

http://36ri.blogspot.fr/2008/11/jours-tranquilles-courcy.html

Le sergent Maginot blessé au cours d’une patrouille

Maginot_CarnetsLe 9 novembre 1914, André Maginot, au cours d’une patrouille effectuée dans le bois des Haies près de Maucourt, tombe dans une embuscade ennemie. Après une résistance de plus de huit heures, la patrouille Maginot, appuyée par des unités du 365ème Régiment d’Infanterie se replie.

Grièvement blessé à la jambe, il est évacué dans des conditions particulièrement éprouvantes par le caporal Boury et le soldat Robert sous un feu nourri.

http://www.verdun-meuse.fr/index.php?qs=fr/lieux-et-visites/maucourt-sur-orne,-lieu-de-la-blessure-du-ser

Lire aussi:

http://www.crid1418.org/temoins/2008/05/13/maginot-andre-1877-1932/

Jean Pleuchot, mort pour la France le 9 novembre 1914, à St Eloi (Belgique)


Capture d’écran 2014-11-06 à 18.55.38Fils de Dominique PLEUCHOT et de Françoise
MARCEAU domiciliés à Vandenesse, canton de Moulin
Engilbert, Nièvre, Jean PLEUCHOT est né chez ses
parents, le 22 juillet 1877. Il a les yeux marron, les
cheveux blonds, qui descendent très bas sur son front.
Il mesure 1,69 mètres, sait lire, écrire et compter et est
employé comme domestique dans l’Aisne lorsqu’il est
appelé à l’activité, le 25 novembre 1898, au 4e
régiment de zouaves. Il sert en Tunisie du 25
novembre 1898 au 26 août 1900 avec le régiment de
marche des zouaves, puis en Chine du 26 août 1900 au
11 août 1901, avec le 4e
 régiment de zouaves. LA SUITE SUR…

http://www.histoire-tremblay.org/uploaded/pleuchot-fiche-site-seht-2.pdf

 Le Emden (marins quittant le croiseur endommagé le 9 novembre 1914)

photo gallica
photo gallica

le caporal Hitler à l’abri du front

hitler en 1914Cinq jours après son arrivée au front, Hitler est promu caporal — Gefreiter. Il faut déjà suppléer les lourdes pertes dues aux combats. Puis, du 9 novembre 1914 à la fin de la guerre, devenu estafette de régiment, son rôle sera de transporter des courriers entre les postes de commandement. On l’imagine ralliant le quartier général du bataillon au mépris du danger, les balles sifflant autour de sa tête. Lui-même écrit : « J’ai littéralement risqué ma vie chaque jour et regardé la mort dans les yeux. » En réalité, cette nouvelle responsabilité lui permet d’échapper aux tranchées des premières lignes dans lesquelles les soldats vont bientôt s’enterrer et depuis lesquelles ils mèneront leurs assauts. En Belgique, ces tranchées sont souvent au niveau de la mer, voire au-dessous, et envahies en permanence par les eaux. Hitler est plus souvent “planqué” dans les quartiers généraux de Comines ou de Messines qu’en embuscade sur le champ de bataille. Toutes les estafettes du régiment survivront à la guerre, ce qui explique que Hitler ne cherchera pas d’autre affectation.

LA SUITE SUR…http://www.valeursactuelles.com/histoire/leur-grande-guerre-3/5-le-caporal-hitler-a-labri-du-front-42422

Voir aussi sur le site de MEDIAPART

Ainsi de la fonction d’estafette, que Hitler avait exercée du 9 novembre 1914 jusqu’à la fin de son séjour au front, après quelques semaines en première ligne. Il s’en était soigneusement caché dans Mein Kampf, laissant entendre qu’il avait servi dans les tranchées -sans toutefois le prétendre noir sur blanc.

http://blogs.mediapart.fr/blog/francois-delpla/110612/la-premiere-guerre-de-hitler-un-livre-de-thomas-weber

Mort du champion cycliste Franck Henry

Sur le site du Télégramme de Brest

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Nous sommes en 1912, Franck Henry (au centre) vient de remporter les Étoiles Gladiator, du nom d’un grand constructeur de cycles du moment. Derrière une barrière rustique et devant des officiels en chapeau melon, le Landernéen arbore sa trogne de bouledogue prêt à mordre.. (Photo DR – collection Serge Laget) © Le Télégramme –

ll aurait pu être un champion, voire même un monument du cyclisme tricolore. Fauché par une grenade ou un obus – selon les versions – le 9 novembre 1914, le Landernéen Franck Henry n’a pas vu ses 22 ans et compte parmi ces centaines de sportifs à qui on ne laissa ni le temps ni l’espoir de faire carrière. LA SUITE SUR…
http://www.letelegramme.fr/cyclisme/on-a-fauche-un-champion-08-08-2014-10291166.php

carte A80

Stefan Zweig effrayé par un poème antigermaniste

 939547906Le 9 novembre 1914, dans la lettre numérotée 63, Stefan Zweig raconte à son ami français l’effroi que lui a suscité la lecture d’un poème, fortement anti-germaniste, de son ami belge Verhaeren sur les atrocités allemandes en Belgique. « Très cher ami, je vous écris à un des moments les plus difficiles de ma vie », affirme Zweig, choqué par les mots de Verhaeren, « je ne l’ai jamais entendu prononcer une parole haineuse, ou s’emporter de façon brutale, une grande compréhension adoucissait même ses propres colères. Et à présent !! ».

LA SUITE SUR… http://international.blogs.ouest-france.fr/archive/2014/07/11/14-18-centenaire-premiere-guerre-rolland-zweig-12168.html

Lu dans le Moniteur en date du lundi 9 novembre 1914

France.-L’offensive française se manifeste sur tout le front du Nord. A Soissons, nous avons pris pied sur le plateau de Vrégny.
Posnanie.-Les Russes, après avoir chassé les Allemands bien au delà de la Wartha, ont pénétré dans la province prussienne de Posnanie Ils sont arrivés jusqu’à la localité de Ploeschen, coupant le chemin de fer de Posen, à 80 kilomètres environ de cette grande place. En même temps, leurs contingents progressent près de Stalüpenen et Lyck dams la province de la Prusse orientale. Cette double avance est le résultat des succès remportés par le grand-duc Nicolas, en Pologne et en Galicie, où sept armées austro-allemandes ont été mises en échec.
Dans l’Arménie turque, les forces russes ont pris la position stratégique de Koeprikeuy, prés des sources de l’Euphrate et à 30 kilomètres seulement d’Erzeroum.
Les fusiliers-marins anglais ont débarqué à Fao, au débouché de Chatt-el-Arab, dans golfe Persique; tandis que des contre-torpilleurs canonnaient la côte d’Asie-Mineure. L’offensive turque tarde vraiment à se dessiner.
La Serbie et la Grèce négocient très activement avec la Bulgarie afin de reconstituer la ligue balkanique de 1912. Cette restauration pourraît être très dangereuse pour la Turquie.
L’or et les vivres font de plus en plus défaut en Allemagne comme en Autriche, où joue la loi du maximum.

A Berlin, il est interdit de donner, dans les restaurants, du pain à discrétion aux consommateurs. A Strasbourg, il est défendu de payer autrement qu’en billets; en Autriche, le chômage est tel que le gouvernement redoute des troubles sérieux.
L’Italie a fait savoir à la Porte qu’elle ne permettrait pas qu’il fût touché au canal Suez par les troupes ottomanes et qu’elle prendrait, le cas échéant, d’accord avec l’Angleterre, des mesures de sauvegarde.

9 novembre  1914: combat des îles Cocos dans l’Océan Indien.

14 – 18 : Détonnant, le regard de Teilhard de Chardin

A lire sur le blog Médiapart (le blog de Etienne Prache

Pour tous, 14-18 est un immense gâchis. Des millions d’hommes sacrifiés, des souffrances insupportables, des veuves, des orphelins, des terres ravagées, un continent saigné à blanc.

Pour le Père Teilhard, après 5 longues années passées au Front, la guerre présente un tout autre visage. Au-delà des tranchées, de la misère, de la mort, elle laisse apparaître  un homme nouveau et un monde nouveau. LA SUITE SUR…

http://blogs.mediapart.fr/blog/etienne-prache/101014/14-18-un-regard-detonnant