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1547/27 octobre 1918

Le butin de guerre: drapeaux et pots de moutarde

Les commerçants allemands, installés à Lille, conservèrent les drapeaux de leurs ennemis, récupérés sur le champ de bataille pour les revendre aux soldats Alliés, de retour dans la ville.

«C’est un trait bien allemand, que nous signalaient ces jours-ci les correspondants militaires. En entrant dans Lille, les Alliés furent émerveillés du luxe de pavoisement des maisons. Où et comment les Lillois libérés avaient-ils pu se procurer si soudainement tant de drapeaux britanniques, belges et français?

Rien de plus simple. Les commerçants boches avaient compris que de leur défaite pouvait résulter un dernier petit bénéfice. Les Français vainqueurs allaient avoir besoin de drapeaux. Bonne affaire. On leur en vendrait… Ce qui fut fait. Et voilà comment Lille fut pavoisée, avec le concours des vaincus!

Ceci me rappelle une autre admirable l’histoire celle de ce fabricant de moutarde de Dijon qui, peu de temps avant la guerre, reçut un jour la visite d’un commis voyageur d’outre-Rhin. Celui-ci venait, de la part d’une grande maison de poterie allemande, faire ses offres de service au fabricant.

“-Ce que je voudrais, dit l’industriel dijonnais, c’est quelque chose que je ne puis guère vous demander. Je voudrais 5.000 pots de moutarde dont le goulot représentât une tête de porc coiffée du casque prussien.”

“-Je prends la commande”, dit le Boche. Il la prit, en effet, et le fabricant, très respectueusement, l’exécuta.

Ces gens ont évidemment d’autres âmes que nous.» écrit Le Figaro du 27 octobre 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/10/27/26002-20141027ARTFIG00176-27-octobre-1918-le-butin-de-guerre-drapeaux-et-pots-de-moutarde.php

Denain accueille le prince Edouard de Galles

Le 27 octobre 1918, pour marquer la fin d’une guerre dévastatrice, Denain accueille le prince Édouard de Galles. Quelques jours avant la visite du président de la République Raymond Poincaré.

Ce n’est que fin octobre, probablement le 27, que les Denaisiens « sortent de leur tanière »… Pour accueillir le prince Édouard de Galles. Il assiste à un service d’Action de grâces célébré au sein de l’église Saint-Martin, en compagnie – entre autres – du commandant en chef du corps expéditionnaire canadien, le général Sir Arthur Currie.

Après ce Te Deum, le prince et les hauts officiers reçoivent, sous les acclamations, un drapeau français, puis des bouquets de fleurs offerts par des Denaisiennes en costume local. Le futur roi d’Angleterre Édouard VIII, son état-major et les notables de la ville défilent ensuite rue de Villars, pour se rendre devant le socle du monument de Villars, privé de sa statue et de ses médaillons enlevés par les Allemands quelques mois plus tôt. Postés sur ce symbole profané, les prestigieux visiteurs vont passer en revue les anciens combattants de la guerre franco-prussienne, puis les soldats canadiens qui ont libéré Denain le 19 octobre.

source: http://www.lavoixdunord.fr/archive/recup%3A%252Fregion%252Ffin-octobre-1918-la-vraie-liberation-et-un-futur-roi-ia15b36964n2457728

« En pleine catastrophe »

« Les Allemands, en quelques mois, ont perdu près de cinq mille canons, et ces pertes sont irréparables à l’heure actuelle. L’usine boche n’a plus le temps de refaire son matériel. Ne croyant qu’à la force, elle est attérrée de la voir finir.
Et nos succès coïncident avec une crise industrielle formidable. La machinerie germanique, usée, surmenée, malade, se détraque. Comme disait un rapatrié. Nos ennemis ont remplacé l’huile et la graisse, qui manquaient, par de l’eau de savon. Mais avec cette mixture insuffisante, l’usure était deux fois plus grande. Il aurait fallu que leurs usines pussent fabriquer deux fois plus.
Cela leur fut impossible.
Evidemment les Allemands se sont ingéniés pour remplacer les produits dont notre blocus les privait. N’ayant plus de caoutchouc, ils ont fait rouler leurs autos sur les jantes en bois. Mais les moteurs s’usaient quatre fois plus vite.
Soyez bien persuadés que l’Allemagne vit en pleine catastrophe. Elle essaie d’ergoter. Elle fait du «rekul élastique » dans la diplomatie en ce moment. Tenons bon et elle acceptera nos conditions. Elle est acculée à la paix».
L’Etoile de l’Est, 27 octobre 1918.

source: https://www.estrepublicain.fr/guerre-et-conflit/2008/10/27/revue-de-presse-du-27-octobre-1918

Mort d’un as allemand Karl Paul Schlegel

Mort en combat aérien de Karl Paul Schlegel, « As » allemand de la WW1, 22 victoires aériennes au sein de la Jasta 45.
Abattu au dessus d’Amifontaine, dans l’Aisne, le 18 octobre 1918 par l’as français Pierre Marinovitch de l’escadrille Spa94, alors qu’il attaque des ballons français avec son Fokker D.VII.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-630.html

…et mort d’un as américain Hamilton « Ham » Coolidge

Mort en opérations, son SPAD XIII étant abattu par un coup direct de la défense anti-aérienne au dessus de Chevières, dans les Ardennes, de Hamilton « Ham » Coolidge, « As » américain de la WW1, 9 victoires aériennes au sein du 94th Aero Squadron.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-630.html

Un dirigeable américan survole Nantes

Le dirigeable américain P3 survolant l’église Saint-Nicolas de Nantes, le 27 octobre 1918.

source: http://victorgirard.fr/albums-photo/1914-18-la-premiere-guerre-mondiale-s-invite-a-nantes/refphoto296.html

Journal du dimanche 27 octobre 1918

Nos troupes ont poursuivi leur avance entre l’Oise et la Serre. Elles se sont emparées de la ferme Fernière. Entre cette ferme et Villers-le-Sec, nous avons enlevé des centres fortement organisés en dépit de la résistance de l’ennemi, qui a contre-attaqué vainement à plusieurs reprises. On signale 800 prisonniers.
Sur le front de la Serre, nous avons franchi la rivière entre Crécy et Mortiers et occupé la rive nord sur un espace d’un kilomètre.
A l’est de la Souche, violents combats. Nous sommes à la ferme Caumont, à l’est de Vesle-et-Caumont, et de Pierrepont. Entre Sissonne et Château-Porcien, nous avons attaqué. Nous avons progressé sur un vaste front, pris pied au Petit-Saint-Quentin, au hameau de Recouvrance, au moulin de Herpy. Nous avons pris 2000 hommes et 9 canons.
A l’est de Rethel, succès dans la région d’Ambly-Fleury.
Les Anglais ont pris, au sud de l’Escaut, Sepmeries et Querenaing. En deux jours, ils ont capturé 9000 hommes et 150 canons.
Les Américains livrent de durs combats à l’est et à l’ouest de la Meuse.
Les Italiens ont fait 3000 prisonniers au mont Grappa.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre18.html