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1434/7 juillet 1918: les nombreux mensonges autour de la grippe « espagnole »

Les nombreux mensonges autour de la grippe « espagnole »

Dans son édition du 7 juillet 1918, le quotidien Le Matin titrait : « La Maladie à la mode – LA GRIPPE ESPAGNOLE A GAGNÉ L’EUROPE – En France, cette influenza est bénigne et elle est guérie en une semaine environ ».

L’auteur de l’article, indiquant que cette maladie originaire d’Espagne avait été contractée par le roi Alphonse XIII lui-même, assurait également de façon fantaisiste que les Allemands y étaient « particulièrement exposés ».

« En France, elle est bénigne ; nos troupes en particulier y résistent merveilleusement. Mais de l’autre côté du front les boches semblent très touchées par elle. 

Est-ce le symptôme précurseur de la lassitude, de la défaillance des organismes dont la résistance s’épuise ? Quoi qu’il en soit, la grippe sévit en Allemagne avec intensité. »

Dans un même ordre d’idées, Le Matin affirmait une semaine plus tard que l’ennemi était contraint de « combler les nombreux vides creusés dans ses rangs, vides transitoirement agrandis par la grippe […]. »

Néanmoins, le quotidien L’Homme Libre de Georges Clemenceau, dans son édition du 31 mai 1918, affirmait sur un ton déjà plus sérieux que l’épidémie de grippe avait déjà fait de nombreuses victimes sur le territoire espagnol :

« L’épidémie grippale va en s’intensifiant, on signale quelques morts. Les personnes atteintes sont au nombre de 150 000. Les causes du mal restent inconnues. »

Les symptômes généraux de cette maladie furent très similaires à ceux de la grippe « traditionnelle », du moins dans un premier temps, comme nous l’explique Le Matin :

« Celui qu’elle atteint se lève, frais et dispos un matin, puis dans la journée il est pris brusquement de courbature et d’un malaise général : le jour même il a de la fièvre ; la nuit suivante est agitée et le lendemain on a mal à la gorge et bientôt on tousse. »

La suite sur le site de Sud-Ouest https://www.sudouest.fr/2018/05/14/1918-les-nombreux-mensonges-autour-de-la-grippe-espagnole-5055447-10275.php

Des bacheliers mis à l’abri

Le 7 juillet 1918 Le Figaro  relate cette information.

«Dans beaucoup d’hôtels de province situés à proximité de quelque centre universitaire, on voit, en ce moment, des pères, des mères de famille venus de Paris implorer la faveur d’être hébergés pour quelques jours, à n’importe quel prix. Un tout jeune homme, ou une toute jeune fille sont avec eux. Peu de bagages mais au fond d’une des valises qu’on ouvre des cahiers, plusieurs bouquins cartonnés, des dictionnaires.

Cet adolescent, cette jeune fille sont simplement un lycéen, une lycéenne qu’accompagnent leurs parents et qui viennent passer, en province, leur baccalauréat à l’abri des gothas et d’un retour possible, des gros canons.

Comme pour le mariage des mobilisés, les formalités d’usage ont été à cette occasion, très simplifiées; aussi nos Facultés du Centre, de l’Ouest, du Midi, voient-elles s’empresser vers elles tous nos déracinés du Bachot parisien.

L’une des plus encombrées de ces universités est celle de Clermont-Ferrand, où la session du baccalauréat vient de s’ouvrir. Plus de mille candidats indigènes et immigrants y sont inscrits» écrit Le Figaro du 7 juillet 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/07/07/26002-20140707ARTFIG00222-7-juillet-1918-des-bacheliers-mis-a-l-abri.php

Lettre d’Henri Novel à ses parents

7 juillet 1918?

Mes chers Parents,

Toujours en réserve de je ne sais quoi, tapi sous une inconfortable et perméable toile de tente dans un petit bois humide… On attend toujours une hypothétique relève qui finira cependant bien par se faire. Le pays est plein d’Américains… il y en a, il y en a… ils sont même beaucoup trop nombreux. Là où il y a un Français ils se mettent facilement cinquante ce qui permet aux boches de faire de splendides coups au but. J’ai été la nuit dernière témoin des deux plus beaux coups de canon que l’on puisse réussir : l’un a tué 23 Américains, l’autre 15… et je ne compte pas les blessés !! Ces types là sont courageux mais ils ont rudement besoin d’apprendre à faire la guerre et en tout cas s’ils étaient utilisés rationnellement ils nous rendraient deux fois plus de service.

Je partirai à peu près sûrement en permission aux environs du 15 août, j’espère que ce sera pour douze jours quoique je ne sache pas si ma citation sortira avant car j’ai été proposé à l’armée et c’est assez long à venir, surtout si elle descend plus bas ce qui est probable. Maintenant nous sommes un peu reposés mais certes jamais je ne me serais cru capable de faire ce que nous avons fait. La résistance humaine a des limites que l’on ne suppose pas.

Enfin heureusement que bientôt je serai en permission et que tous ces mauvais moments seront vite oubliés.

Je vous embrasse tous.

source: https://www.14-18hebdo.fr/henry-novel-lettres-a-ses-parents-1914-1918-16-juillet-1918

Georges Clémenceau de  passage à Bussy-les-Daours (Somme)

Portrait of French Premier Georges Clemenceau (1841-1929).

Le 7 juillet 1918, Georges Clémenceau, président du Conseil et surnommé « le Père de la Victoire » se déplace personnellement dans la commune de Bussy-les-Daours où sont en repos les soldats de l’armée australienne. Il vient les remercier et les féliciter d’avoir remporté la bataille de Le Hamel. C’est un des actes fondateurs de l’amitié franco-australienne. Un extrait de son discours est gravé sur le Mémorial du Corps d’Armée Australien à Le Hamel.

source: http://fr.valdesomme-tourisme.com/blog/memoire-en-perspectives.html

Journal du dimanche 7 juillet 1918

Nos détachements et nos patrouilles, opérant entre Montdidier et l’Oise, en Champagne, sur la rive droite de la Meuse et en Lorraine, ont ramené des prisonniers.
Le nombre des prisonniers que les Anglais ont faits dans leur dernière opération sur la Somme dépasse 1300. Un canon allemand de campagne, plus de 100 mitrailleuses et un certain nombre de mortiers de tranchées ont été capturés.
Une contre-attaque allemande sur les nouvelles positions de nos alliés à l’est d’Hamel a été facilement repoussée. Quelques prisonniers sont restés aux mains des soldats britanniques. Ces derniers ont exécuté avec succès un coup de main dans le secteur de Beaumont-Hamel. Ils ont repoussé une tentative ennemie aux environs de Strazeele.
Pendant le mois de juin, la défense française contre avions a abattu 29 appareils ennemis dont 3 de nuit. 15 autres appareils ont été désemparés par le tir.
Le sultan de Turquie Mehmed V, qui avait succédé à Abdul Ramid en 1909, est décédé. Le prince le plus âgé de la famille impériale ottomane prend le pouvoir sous le nom de Mehmed VI.
Une séance tumultueuse a eu lieu au Reichstag. Scheidemann a déclaré que la social démocratie majoritaire voulait à bref délai une paix honorable et qu’elle ne voterait pas les crédits budgétaires au chancelier de Hertling. Le socialiste minoritaire Ledebour a lancé un appel à la révolution du haut de la tribune parlementaire.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.html

(suite) VIDEO. Dans la peau d’un poilu

A voir sur le site de France TV infos

Les élèves de 3e du collège Anne Frank se sont glissés dans la peau des poilus, dans la nuit du lundi 15 décembre. L’objectif ? Apprendre autrement.

Pour cela, les collégiens ont creusé la tranchée et recréé un décor, comme à l’époque de la Première Guerre mondiale. « Ça ressemble à ce qu’ils ont vécu », témoigne Mélanie Lochon, une élève de ce collège expérimental du Mans.
« Je chuchote, car il peut y avoir des ennemis »

Centenaire 14-18 : ma nuit dans une tranchée avec des collégiens

A lire sur le site de France Info

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Une vingtaine de collégiens du Mans ont passé la nuit de lundi à mardi dans une tranchée… Aboutissement d’un travail pédagogique à l’occasion du centenaire de la Première Guerre mondiale.

En cette année du centenaire de la Première guerre mondiale l’expérience ne passe pas inaperçue ! C’est même une expérience inédite dans l’histoire de l’éducation nationale : recréer une tranchée comme au temps des poilus et inviter 18 collégiens de 14 à 16 ans à y passer la nuit. Le projet s’est concrétisé dans la nuit de lundi à mardi, au collège expérimental Anne Frank au Mans. Cette nuit marque l’aboutissement d’un vrai travail pédagogique qui a démarré il y a plus de trois semaines.

http://www.franceinfo.fr/actu/education/article/centenaire-14-18-des-collegiens-passent-la-nuit-dans-une-tranchee-619573