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1399/2 juin 1918: le chiffre ADFGVX, de  l’offensive allemande déchiffré

 317 obus sur Crépy-en-Valois

La ville de Crépy-en Valois, quant à elle, reçut 317 bombes dans la seule nuit du 1er au 2 juin 1918. Puis, dans la nuit du 3 au 4 juin, la fabrique de meubles de Maxime Clair fut détruite par un incendie qui fit l’honneur d’un communiqué allemand.
D’autres communes de l’Oise subirent des bombardements de représailles : Breteuil, Crèvecœur-le-Grand, Allonnes, Rantigny, mais aussi Pierrefonds où furent touchés la chapelle du château, le chœur de l’église et l’hôpital militaire installé dans le parc de l’ancien Hôtel-des-Bains. Face à ces bombardements de représailles qui entamaient le moral des civils, la municipalité de Clermont adressa le 1er mai 1918, un message de réconfort aux habitants menacés : « (…) Dans la terrible crise de vie ou de mort qu’une sombre fatalité a déchaînée sur nous, prenons des résolutions inflexibles. N’épargnons aucun sacrifice pour que la France puisse vaincre et continuer le bienfait de son histoire dans l’avenir comme dans le passé. Courage ! Chers Concitoyens ! La belle victoire va venir. C’est M. Clemenceau, président du Conseil, qui nous l’affirme, et nous ne saurions douter de sa parole. Tous les Français, civils comme militaires, l’auront fait. Et puissions-nous tous vivre encore assez de temps pour la fêter joyeusement dans notre gracieuse petite ville ».
Curieusement, tandis que Creil, cité industrielle et nœud ferroviaire devenu centre militaire, subissait plus de 600 bombardements en mars, mai et juin 1918, le village rural de Monchy-Saint-Eloi reçut quelque quarante torpilles allemandes sans qu’aucun enjeu stratégique ne l’explique. Sous le feu des bombardements nocturnes depuis 1917, les habitants de l’agglomération creilloise gagnèrent les carrières de pierre souterraines aménagées en dortoirs communs.

Les bombardements sur l’Oise s’éloignèrent au fur et à mesure de la progression de l’offensive générale lancée en juillet 1918 à la suite de la reprise de Montdidier.
source: 
Jean-Yves Bonnard, Les bombardements allemands en arrière des lignes françaises dans l’Oise durant la Grande Guerre, Mémoire de l’Oise n°10, 16p, juin 2010.
http://crdp.ac-amiens.fr/cddpoise/oise14_18/bombardements_allemands.php

Le chiffre ADFGVX, de  l’offensive allemande déchiffré

1918. Les armées allemandes et françaises sont exsangues. L’état-major français, dirigé par le maréchal Foch, redoute l’imminence d’une offensive massive de l’ennemi, qui enfoncerait les lignes de défense jusque Paris. Cinq points d’offensive sont possibles, mais les forces françaises de réserve ne permettent de se concentrer que sur un seul. Il est vital, pour l’issue de la guerre, de ne pas se tromper.

Depuis mars 1918, l’armée allemande utilise un nouveau code pour communiquer, le chiffre ADFGVX, ou GEDEFU 18 (GEheimschrift DEr FUnker 18, chiffre des télégraphistes 18). Ce chiffre est constitué d’une substitution de type carré de Polybe, suivie d’une transposition. Pour réaliser la substitution, les 26 lettres de l’alphabet et les 10 chiffres sont rangés dans un tableau 6×6, aux extrémités desquelles on a ajouté les lettres ADFGVX.

Depuis mars 1918, l’armée allemande utilise un nouveau code pour communiquer, le chiffre ADFGVX, ou GEDEFU 18 (GEheimschrift DEr FUnker 18, chiffre des télégraphistes 18). Ce chiffre est constitué d’une substitution de type carré de Polybe, suivie d’une transposition. Pour réaliser la substitution, les 26 lettres de l’alphabet et les 10 chiffres sont rangés dans un tableau 6×6, aux extrémités desquelles on a ajouté les lettres ADFGVX.

A D F G V X
A Q Y A L S E
D Z C R H 0
F F O 4 M 8 7
G 3 I T G U K
V P D 6 2 N V
X 1 5 J 9 W B

(…)L’équipe française de cryptographie est particulièrement talentueuse au cours de la Première Guerre Mondiale. Dès le début des hostilités, la majorité des messages chiffrés allemands sont compris, mais malheureusement ces exploits sont gâchés par des indiscrétions dans la presse. Avec l’apparition du chiffre ADFGVX, la situation se complique sérieusement…  Le cryptologue le plus doué de la Section du chiffre est le paléontologue Georges Painvin, ancien major de l’Ecole Poltechnique. Après un travail acharné, il parvient le 2 juin 1918 à déchiffrer les fameux messages allemands, dont un radiogramme à destination d’une unité située au nord de Compiègne (voir ci-contre). Le maréchal Foch est immédiatement averti des intentions de l’ennemi, et fait masser les troupes au lieu adéquat. L’assaut allemand a lieu le 9 juin 1918. Il est stoppé net. La dynamique de la victoire s’enclenche. Pas étonnant que ce message chiffré ait reçu le nom de Radiogramme de la Victoire.

source: http://mathweb.free.fr/crypto/debvingt/adfgvx.php3

https://www.apprendre-en-ligne.net/crypto/subst/radiogramme.html

lire aussi :http://www.appat.org/index.php?option=com_content&view=article&id=17:les-transmissions-durant-la-grande-guerre&catid=3:histoire-de-larme&Itemid=4

Journal du dimanche 2 juin 1918

La poussée de l’ennemi a continué avec une violence redoublée sur le front de Soissons à Château-Thierry.
Dans la région de Soissons et sur la ligne Chaudun-Vierzy, nos troupes, poursuivant leurs contre-attaques avec une énergie inlassable, ont refoulé les masses ennemies lancées sur ce front, gagnant partout du terrain et faisant plusieurs centaines de prisonniers. Au sud de Soissons, l’ennemi a été rejeté sur la Crise.
Plus au sud, Chaudun et Vierzy, pris et reperdus à plusieurs reprises, sont restés entre nos mains, après des combats acharnés. La bataille a été violente également dans la région Chouy-Neuilly-Saint-Front. Nos troupes ont brisé les attaques ennemies et maintenu leurs lignes immédiatement à l’est de ces localités.
Sur la rive nord de la Marne, l’ennemi a poussé ses éléments avancés depuis les lisières nord et est de Château-Thierry jusqu’à Verneuil. Vifs combats sur notre droite, le long de la route de Dormans à Reims. Situation sans changement au nord-ouest et au nord de Reims.
Les Anglais ont exécuté des bombardements à Merville, Armentières, Bapaume, Albert et Valenciennes. Ils ont détruit vingt-huit avions et deux ballons captifs; ils ont jeté des bombes sur les gares de Metz-Sablons, Thionville, Courcelles et Esch.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin18.html

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1327/22 mars 1918: les lettres du condamné à mort Alfred Pagnien

L’offensive de l’empereur se poursuit

Le 22 mars, au matin

La course reprenait dans un brouillard épais, en présence de l’Empereur, appelé en toute hâte pour assister à la victoire.

Cette fois, au nord, l’Armée de Byng cédait sous une formidable pression et abandonnait les hauteurs de Croisilles à l’Armée de Below, tandis qu’au sud, Marwitz, faisant effort sur la gauche de Gough, enlevait Epehy, Roisel, Vermand et les deux premières positions anglaises jusqu’a l’ Omignon.

Au sud de ce ruisseau, Hutier, précédé par une nappe de gaz, pénétrait dans les troisièmes positions de la 5e Armée britannique, prenait pied sur la rive ouest du canal de Crozat, forçait le passage de l’Oise à l’ouest de La Fère et se rendait maître de Tergnier.

Menacé d’être débordé, Byng évacue alors ses premières positions qui résistaient toujours en face de Marcoing, et Gouhg, dont toutes les réserves ont déjà été engagées, prend ses dispositions pour se retirer derrière la ligne de la Somme et du canal du Nord.

Cependant, le général Pellé est déjà arrivé a Noyon. Ses divisions sont en mouvement, mais ne peuvent être encore là; et, en les attendant, la 125e division doit étendre sa gauche vers l’ouest pour étayer vers Chauny la 58e division britannique qui recule toujours, écrasée sous le nombre des assaillants, ainsi d’ailleurs que les autres divisions de l’Armée Gough.

L’intervention des réserves britanniques (20e division et 2 division de cavalerie) a permis tout au plus de marquer un temps d’arrêt sur le canal de Crozat. C’est une mission d’entier sacrifice que nos 76e, 131e, et 113e régiments d’infanterie accomplissent avec abnégation.

http://chtimiste.com/batailles1418/1918empereur.htm

Paris bombardé

c’est en 1918 que l’armée allemande sort l’artillerie lourde. Le 22 mars 1918, des détonations se font entendre dans Paris tous les quarts d’heure. Et pourtant, aucun gotha ne survole Paris.

Des avions invisibles sont-il en train de bombarder la capitale? C’est la grosse Bertha (du nom de la femme de l’ingénieur Krupp, créateur de l’engin), canon au sol d’une portée de 120 kilomètres: «Une prouesse métallurgique», d’après Clemenceau. A elle seule, la grosse Bertha fera 256 morts et 620 blessés.

source: https://www.dailyneuvieme.com/Chronique-Histoire-Paris-bombardee_a3206.html

Lettre: la peur de la mort

Abel Grand est né le 10 août 1897 à Saint-Bonnet-de-Rochefort (Allier). Il étudie à l’Ecole normale d’instituteurs de Moulins. Son bulletin de notes de l’Ecole Normale de Moulins pour l’année 1914-1915  mentionne son esprit « frondeur ». Incorporé au 2ème Régiment de Zouaves (voir certificat de bonne conduite), il rejoint le front le 31 décembre 1916 (voir registre matricule) puis il passe les années 1917 et 1918 en 1ère ligne.

De 1916 à 1918, Abel Grand entretient une correspondance régulière et soutenue avec ses parents à raison d’une lettre tous les deux jours. Au total ce ne sont pas moins de 275 missives qui retracent le quotidien de ce jeune instituteur plongé au cœur des combats.

Confronté à des conditions de vie terribles, il se veut rassurant en minimisant les évènements auxquels il est confronté quotidiennement. C’est après coup qu’il évoque les offensives et batailles auxquelles il a pris part (voir lettres du 18 avril 1917 et du 25 mars 1918). Toutefois, la présence des nombreux cadavres des champs de bataille est difficile à ignorer : il les évoque à plusieurs reprises dans sa notice chronologique rédigée à la fin de la guerre. C’est bien sûr également la peur de sa propre mort qui transparaît dans sa lettre du 22 mars 1918, qu’il termine avec cette formule « Adieu ou plutôt au revoir. Abel. » . Regrettant ses mots, il ajoute in-extremis « Ne vous en faites pas ce n’est rien… » (voir lettre du 22 mars 1918)

source: http://archives.allier.fr/4196-grand-abel.htm

Bombardements allemands dans l’Oise

Outre les canons, l’Empire allemand utilisa les avions et les zeppelins pour bombarder les villes de l’arrière. (…)
(…)Le 17 mars 1917, alors que l’armée allemande effectuait son repli stratégique sur la ligne Hindenburg, un zeppelin fut abattu au-dessus de Compiègne. Sa carcasse carbonisée fit les jours suivants la une des journaux nationaux.
Avec la libération du département en mars 1917, la menace des bombardements s’écarta jusqu’en mars 1918. Pour autant, le risque demeurait et des mesures de précaution furent prises.

source: https://crdp.ac-amiens.fr/cddpoise/oise14_18/bombardements_allemands.php

Les lettres du condamné à mort Alfred Pagnien

 

Ils transmettaient des informations sur les aérodromes, les installations militaires, les mouvements de troupes,… situés dans le Nord de la France et en Flandres.

Ils étaient 41 dans son réseau…
Six de ceux-là seront exécutés à Gand.
Ainsi : Achille de Backer ; Alfons Van Caeneghem ; Theophile Goedhuys ; Alfred Pagnien ; Alfons Van der Coilden et Alphonse Bernard.
Lorsqu’’ Alfred Pagnien fut arrêté, condamné et emprisonné, c’est Théophile Goedhuys qui prit le relais, à la tête de son organisation…
T. Goedhuys sera lui-même fusillé, le 19 mars 1918, 4 jours avant son « patron »…
Ses lettres
A Monsieur le Président de la République Française
 
Monsieur le Président,
 
A la veille de mourir pour la bonne cause, j’ai l’honneur de vous adresser ces lignes que je donnerai tantôt en cachette à ma femme au parloir, en trompant la surveillance du fonctionnaire allemand et qu’elle vous remettra un jour.C’est le dernier cri qu’un Français avant de tomber adresse à notre chère France, il renferme un adieu et une prière :
Je meurs avec la satisfaction d’avoir bien rempli mon devoir et d’avoir été utile, mais aussi avec la douleur de laisser sans ressources ma femme et mon enfant.
Monsieur le Président, en vous j’ai l’honneur de faire appel à la France en la priant de venir en aide à la veuve et à l’orphelin. Je pars avec la confiante espérance que ma prière sera écoutée. Cet espoir me fait du bien, il m’aide à tout supporter.
Adieu, mon beau et cher pays, tant meurtri, adieu braves camarades qui allez combattre et mourir pour libérer notre sol, vengez les disparus et délivrez nos compagnes et nos enfants d’une intolérable servitude.
Merci, Monsieur le Président de la République, pour ce que vous voudrez bien faire pour les miens et Vive la France…
signé : Alfred Pagnien
Mais aussi, il écrira ceci à l’attention de sa femme, Lucie :
Ma chère femme,
Quel supplice pour un mari, lorsque la crainte, l’affreuse crainte de perdre son bonheur lui vient à son esprit. On base des espoirs sur des faits insignifiants, mais parfois aussi le doute,  entre sournoisement dans le cerveau, et pour bien l’en chasser vite, il faut un effort de volonté. Ah, cette pauvre volonté, on lui a déjà tant demandé depuis un an. Et d’autres ont tant fait pour la réduire, pour en lasser l’énergie afin de me faire tomber à leur merci… Rien n’a fait… on a tenu bon jusqu’au bout, mais maintenant que la lutte est terminée, qui pourrait m’en vouloir d’éprouver un peu de désir de repos. J’en ai tant été privé à St Gilles… Tu vas penser que je suis hanté par le souvenir de ce bagne. Non pas, je n’y penserais plus si j’étais sauvé, mais que veux-tu, c’est mon cauchemar… Tu as souffert tant toi aussi, ma pauvrette et tu me comprends. Lorsque je fus arrêté après le voyage en chemin de fer, une auto m’attendait à la gare et je suis arrivé dans la nuit seulement à la prison, où je subis un long interrogatoire. Puis trois jours de repos et alors le régime d’espion commença. J’eus la déplorable compagnie de trois de ces bandits, les deux premiers furent vite convaincus de mon innocence. N’ayant rien tiré de moi on m’enferma avec le chef mouton, un certain individu se disant comte ambassadeur de Russie à Bruxelles avant la guerre et condamné à dix ans de travaux forcés pour espionnage. Le pseudo comte me fit un accueil aimable mais hautain, comme il convient à une personnalité de ce genre (j’ai appris que c’est un criminel, incarcéré pour des affaires louches d’avortement avant-guerre). Il était extrêmement habile et bon comédien, mais infiniment trop novice, pour un parisien, de la lutte, et au  bout de deux jours, il avait sacrifié sans résultat quelques douceurs destinées à m’amadouer, chocolat, pain d’épice, et mis à contribution en pure perte toute les ficelles de son art sinistre et toutes les ressources de son imagination.
 
Je faisais l’imbécile. Le troisième jour au réveil, changement d’attitude complet…: « Assez de comédie, Stéphane, me dit-il, je vous connais, il faut avouer, ou je vous fait mettre au cachot pour quinze jours. » – Je lisais dans ses yeux une haine féroce. Je me mordis les lèvres et ne répondis pas, j’avais résolu de ne pas lui parler. Te dire tout ce que ce monstre me jette à la figure pendant cette matinée est impossible : menaces, injures, succédant à des flatteries, rien n’y fit, je n’ouvris pas la bouche une seule fois, mais à quelle épreuve était mise ma patience. Ai-je honte de le dire ? J’ai souffert là mille fois plus qu’on ne peut souffrir devant un feu de peloton. Être enfermé dans une étroite cellule, en tête à tête avec une canaille, qui marche de long en large, vociférant des horreurs, et cherchant tout ce qui peut vous briser le coeur de chagrin… : « C’est fini, me disait-il, la vie, le soleil, la joie de la famille, vous pouvez faire une croix dessus, votre fiancée et vous serez fusillés, comme des chiens. Ah, il y a longtemps que je vous cherchais, mais votre compte est bon. Vous ne voulez pas répondre, vous allez aller aux cellules de correction, sans matelas, sans lumière, au pain et à l’eau et quand votre sale viande sera verte et que vous crierez grâce, alors, vous ferez vos dépositions. »- Puis, par d’autres moments : « Allons Stéphane, soyons amis, avouez mon cher, c’est le seul moyen de sauver votre peau, et si vous êtes franc et sincère, vous aurez en moi un protecteur et un ami ;je ferai tout, pour améliorer votre cas », etc.
Ma chérie je te raconte tout cela, parce qu’il faut que tu le saches afin de n’oublier jamais.
 
Tu devines mon état d’esprit, pendant ces heures maudites… je revoyais tout… Je pensais à toi et à mon enfant !!! Je m’étais promis d’être fort sur moi-même, pour ne rien commettre d’irréparable, mais j’étais là assis sur mon matelas par terre, ma tête entre ces deux poings et je luttais de toutes mes forces, contre l’instinct grandissant qui me poussait à bondir à la gorge de ce tortionnaire et à l’étrangler sur-le-champ. Je ne puis pas comprendre, comment j’ai eu tant d’empire pour moi-même, les oreilles me tintaient et je voyais rouge, j’entendais mon coeur battre trop fort et cela me faisait mal. A midi, je ne mangeai pas et me mis à marcher aussi dans ma cellule, lui, avala son repas debout, le dos au mur, afin de ne pas me perdre de vue, il sentait que je ne pouvais plus me contenir et que sa position devenait périlleuse, c’était vrai, je tremblais de rage et j’avais peur de moi-même, car je me connaissais bien, et je savais que si je commençais à le toucher ou si lui-même me frôlait, je lui aurais crevé les yeux et fendu la tête à coups de talon. Pour être libre de mes gestes, j’avais quitté pardessus, cache-nez et veston malgré le froid qu’il faisait, j’étais en bras de chemise. A ce moment il eut peur, il sonna précipitamment avec violence, et demanda qu’on m’emmène. le gardien était là, je remis mes vêtements et partis, au moment où je passais devant lui, remis en audace par la présence du soldat, il me traita de « sale espion, en me souhaitant de crever au plus vite ». Là, je ne vis plus clair et me livrai sur lui aux violences que la femme Irma et le Liégeois, ses amis, t’ont raconté.
 
[J’étais moi, enfermée à ce moment là avec l’espionne qui se faisait appeler Irma, plus tard on essaya une autre tactique, on me fit parler avec un Liégeois. Je reprends le récit de mon mari. (note de Mme Pagnien)]
 
Grâce à l’intervention de deux gardiens, on put m’arracher à lui et me conduire à la cellule 58, où demeuré seul, je me mis à pleurer de rage comme une vraie bête et à briser tout ce qui se trouvait sous ma main. Je n’ai eu un bol que quinze jours plus tard et pendant tout ce temps je recevais mon manger dans mon mouchoir. Ah, ma brave chérie, quel soulagement de te dire tout. Sache aussi que GOEDHUYS a été enfermé aussi avec cet ignoble individu quatre jours. Ce n’est pas tout. Le Liégeois, ami de cette chienne d’Irma, est mis dans un préau voisin du mien, il me parle, il me dit qu’il y a au-dessous de sa cellule une Française qui est partie se promener à Anvers avec les policiers, ils me donnent ton signalement pour que je sois en rage et pour que je te charge à l’instruction pour te perdre, etc… Heureusement que je te connais. Mais que de malheureux marchent avec de tel moyens, et quelle boue morale abritent les murs maudits de St Gilles. Que de désespoirs, que de souffrances…Te rappelles-tu le bruit sourd que fit le corps de ce malheureux qui se jeta du haut de notre galerie sur les dalles et se brisa les jambes ? Tu étais en prison alors… Pourquoi cet acte de désespoir ? Qui le saura jamais ?… et le pauvre de la cellule 102, retrouvé pendu à la fenêtre avec son essuie-mains. N’oublie pas nos souffrances ma chérie…
Anthelme Mangin: le soldat inconnu vivant interné


Le 1er février 1918, un soldat français rapatrié d’Allemagne est retrouvé errant à la Gare de Lyon-Brotteaux, totalement amnésique et sans aucun papiers permettant de l’identifier. Interrogé, il balbutie un nom, où l’on croit discerner « Anthelme Mangin », ainsi qu’une adresse « rue Sélastras » à « Vichy ». C’est donc sous ce nom qu’il est interné dès le 22 mars 1918 à l’asile d’aliéné de Clermont-Ferrand, bien qu’il n’existe officiellement ni d’Anthelme Mangin ni de rue Sélastras. Le directeur de l’établissement, croyant résoudre aisément l’énigme, fait publier fait publier sa photographie dans le « Petit Parisien » du 10 janvier 1920.

Car la grande guerre a compté 300 000 soldats « portés disparus », et les familles, croyant identifier Anthelme Mangin, affluent en effet à l’asile de Clermont-Ferrand. Seules cependant madame et mademoiselle Mazenc, originaires de Rodez reconnaissent catégoriquement Anthelme comme le fils et le frère, Albert Mazenc, porté disparu en octobre 1915 à Tahure dans la Marne. Anthelme Mangin est alors transféré à Rodez, mais le préfet de l’Aveyron, après diverses confrontations avec les amis et employeurs de Mazenc, conclut à une erreur d’identification (le tribunal de Rodez statuera d’ailleurs le 26 juillet 1921 sur le décès à l’ennemi le 28 octobre 1915 du soldat Albert Mazenc). 

source: http://www.blamont.info/textes268.html

Journal du vendredi 22 mars 1918

Au nord de l’Ailette, nous avons réussi un coup de main sur les lignes ennemies aux abords de Boucouville et ramené une dizaine de prisonniers. Vers la fin de la nuit, bombardement intense et soutenu des secteurs au nord et au sud-est de Reims, ainsi qu’en divers points du front de Champagne.
Dans cette dernière région, les Allemands ont prononcé plusieurs tentatives qui sont restées infructueuses, notamment dans le secteur des Hurlus, dans la région de Souain et vers la route de Saint-Souplet.
Sur la rive droite de la Meuse, le bombardement de nos positions a pris une grande ampleur et a été suivi d’une forte attaque entre le bois des Caurières et Bezonvaux.
Après un violent corps à corps, nos troupes ont rejeté l’ennemi des quelques points où il avait pénétré au premier abord. Des prisonniers sont restés entre nos mains.
En Lorraine, les Allemands ont subi un échec dans la région de Nomény. Leurs détachements d’attaque ont été repoussés avec des pertes sérieuses sans aucun résultat.
Nous avons fait une incursion vers Armancourt et ramené des prisonniers.
Sur le front britannique, l’ennemi a déclenché un violent bombardement sur toute l’étendue de la ligne au sud de Saint-Quentin à la Scarpe.
Nos alliés ont réussi un coup de main vers Saint-Quentin.
Un raid naval ennemi devant Dunkerque a été repoussé par la flottille franco-anglaise. Les Allemands ont perdu quatre torpilleurs ou contre-torpilleurs.

 

1294/17 février 1918: (Suite) Paul Bolo fusillé

(Suite) Paul Bolo fusillé

bolo-execution

Le 17 février 1918 au matin, nous dit un témoin « en présence des magistrats qui venaient de l’éveiller et de lui annoncer la fatale nouvelle, le pacha Bolo se plut à revêtir du linge fin; il boutonna habilement un faux col; il refit deux fois le nœud de sa cravate; puis il prit un vêtement noir et de coupe élégante que son frère lui avait apporté à la prison et, avant de quitter sa cellule, il tint à enfiler des gants de chevreau blancs. Il est attaché au poteau de son supplice, devant douze soldats, tous volontaires, qui le passèrent par les armes. Justice était faite. De l’élégant homme d’affaires et séducteur il n’y eut plus qu’un cadavre écroulé. « Dans l’aube qui s’élevait au-dessus de la caponnière de Vincennes, on ne pouvait plus reconnaître Bolo Pacha qu’à ses gants blancs. »

source: http://www.apophtegme.com/ALBUM/bolo.htm

 Deux bombes perforent le plafond de l’église de Dieulouard (54)

17 février 1918.-Deux bombes perforent la voûte sans exploser. Ces bombes, après avoir été vidées, sont exposées dans la nef.

https://structurae.info/ouvrages/eglise-saint-sebastien-de-dieulouard

17 février 1918. Nous avons été nous promener à cheval à Soissons et nous avons vu un combat d’avions formidable. L’avion boche après un quart d’heure de lutte est tombé. Aussitôt, au galop, nous sommes allés voir. Il y avait à l’endroit où l’avion était tombé un épouvantable mélange de bois, de toile et d’acier tordu (…)Combat d’avion au-dessus de Soissons

source: https://books.google.fr/books?id=jOIhAgAAQBAJ&pg=PA282&lpg=PA282&dq=17+f%C3%A9vrier+1918&source=bl&ots=b1_t–gPlZ&sig=1yzgJc3eA4Pcu50ee82LdMkeZ1k&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwj0h6ei5sjYAhUFPVAKHQe0BXM4ChDoAQg5MAQ#v=onepage&q=17%20f%C3%A9vrier%201918&f=false

Enorme explosion à Saulnes (Meurthe-et-Moselle)

Dans la nuit du 17 février 1918, un avion fit sauter une quantité formidable d’obus ; l’explosion détruisit une grande partie du village de Saulnes Basse, et endommagea les habitations de Saulnes Haute. A partir de ce jour, les habitants furent sans cesse alertés par les bombardements aériens et assistèrent à débâcle de l’armée allemande

source: http://www.saulnes.fr/saulnes-historique/la-premiere-guerre-mondiale/

Journal du dimanche 17 février 1918

En Champagne, dans la région de Ville-sur-Tourbe et en Haute-Alsace, au sud de Burnhaupt-le-Bas, nous avons repoussé des tentatives de coups de main ennemis.
De notre côté, au cours d’une incursion dans le secteur de Vauquois, nous avons fait un certain nombre de prisonniers.
Lutte d’artillerie active sur la rive droite de la Meuse, notamment dans la région de Bezonvaux et en Haute-Alsace.
Des avions ennemis ont lancé plusieurs bombes dans la région au nord de Nancy. On signale des tués et des blessés dans la population civile.
Sur le front anglais, les troupes du Lancashire ont réussi un coup de main dans la région de la voie ferrée d’Ypres à Staden. Onze prisonniers ont été ramenés. Les pertes sont légères du côté de nos alliés.
Les batteries allemandes ont été actives du côté de Lens et dans les secteurs de la Bassée et de Wyschaete.
En Palestine, les Anglais ont avancé leur ligne sur un front de six milles et une profondeur moyenne de deux milles de part et d’autre du village de Mukhinas. Ils ont repoussé une tentative ennemie au nord-ouest de Jérusalem.
Un sous-marin allemand a bombardé Douvres.
La Suède a invité le gouvernement de Petrograd à faire évacuer la Finlande.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/fevrier18.html

1291/14 février 1918: Paul Bolo condamné à mort

Concert de jazz à Tinqueux (Marne)

14 février 1918, Tinqueux (Marne). L’orchestre militaire des Harlem Hellfighters donne un concert sous la direction du lieutenant James Reese Europe (dernière image), un pionnier du jazz. Dans la salle, le général Gouraud, alors commandant de la IVe armée salue une infirmière.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/1914-1918-90-ans-apres-l-armistice/article/2008/10/23/l-armee-americaine-cote-noirs_1110446_736535.html#Lt3AQyu8qIYAVDXS.99

 Où l’on évoque un établissement juif en Palestine

Le gouvernement français envoie une lettre officielle à Nahum Sokolow dans laquelle il affirme que « l’entente est complète entre les gouvernements français et britanniques en ce qui concerne la question d’un établissement juif en Palestine ».

source wikipedia https://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9vrier_1918

Paul Bolo condamné à mort

boloPaul Bolo n’est pas natif de Fresnes, pas plus qu’il n’y a vécu : il fut interné à la Maison d’Arrêt pendant un mois, en octobre 1917.
Dentiste, commerçant maritime et colonial, aventurier… De nombreux qualificatifs lui sont donnés, mais la presse et l’opinion publique de l’époque le nommeront escroc et espion.

Au cours de ses nombreux voyages, Paul Bolo rencontre Abbas II Hilmi, khédive d’Egypte, et devient son conseiller personnel. Celui-ci lui donnera le titre de Pacha et Paul sera désormais surnommé Bolo-Pacha.

Le khédive d’Égypte est germanophile et lorsque qu’il est destitué par les autorités britanniques le 18 décembre 1914, il s’enfuit en Suisse, se rapprochant ainsi de l’Allemagne. Bolo-Pacha entre en contact avec des banques allemandes via New-York, sans doute par l’intermédiaire de son ami, et obtient des fonds pour contrôler des quotidiens français et les transformer en organes de presse pacifistes. L’Allemagne tenaillée entre deux fronts serait ainsi soulagée et pourrait disposer de la France à sa guise.
Mais les manipulations de Bolo-Pacha attirent l’attention de Clemenceau et d’Aristide Briand qui ordonnent une enquête. Les services secrets mettent à jour le transfert de 11 millions de mark vers les comptes de Bolo en provenance de la Deutsche Bank via une banque américaine.

Arrêté en septembre 1917, Paul Bolo est interné à Fresnes où il sera interrogé de nombreuses fois par le capitaine Pierre Bouchardon. Ce magistrat, du troisième conseil de guerre, spécialisé dans « l’ennemi de l’intérieur », dirigera également la réquisition contre Mata Hari.
Inculpé pour intelligence avec l’ennemi en temps de guerre, Bolo-Pacha est condamné à mort le 14 février 1918. Le président Poincaré lui refuse la grâce.
Exécuté le 17 avril 1918 au fort de Vincennes, Paul Bolo, fidèle à son image, s’habilla de linge fin, d’une cravate et revêtit ses gants blancs lorsque les gendarmes lui mirent les menottes.

source: http://www.fresnes94.fr/votre-mairie/autrefois-a-fresnes/fresnes-et-la-grande-guerre/fresnes-pendant-la-guerre-22/

Le maréchal Joffre élu à l’Académie française

joffre

Le maréchal Joffre fut élu à l’Académie française le 14 février 1918, à l’unanimité des 23 votants, au fauteuil de Jules Claretie. Son élection marquait la reprise des scrutins, après l’interruption des années de guerre qui laissait neuf fauteuils vacants. L’unanimité qu’il suscita inaugurait véritablement ce phénomène de « plébiscite » qui avait déjà marqué en 1912 l’élection du futur maréchal Lyautey, et que l’on devait appeler les « élections de maréchal ». Reçu le 19 décembre 1918 par Jean Richepin, il assista à la cérémonie, dans son uniforme de général d’armée, et non en habit vert que seuls les ecclésiastiques et les généraux en chefs sont dispensés de porter en la circonstance.

source: http://www.academie-francaise.fr/les-immortels/joseph-joffre

Journal du jeudi 14 février 1918

Assez grande activité d’artillerie dans la région de Pinon et au nord-ouest de Reims.
Nous avons réussi plusieurs coups de main à l’est d’Auberive et dans les Vosges et ramené des prisonniers.
En Champagne, après une courte préparation d’artillerie, nous avons exécuté un large coup de main dans la région au sud-ouest de la butte du Mesnil. Sur un front de 1200 mètres environ, nos détachements ont pénétré dans la position allemande jusqu’à la troisième ligne, bouleversé les défenses de l’ennemi et détruit de nombreux abris. Le nombre des prisonniers que nous avons faits dépasse une centaine.
A l’est d’Emberménil, une tentative ennemie sur un de nos petits postes est restée sans succès.
Nancy a été bombardée par des avions. Il y a trois morts et cinq blessés dans la population civile.
Du 1er au 10, nos pilotes ont abattu vingt-huit avions allemands.
Les Anglais ont réussi un coup de main au sud-est d’Hargicourt et ramené onze prisonniers.
Combats heureux de patrouilles près de Lens.
En Macédoine, actions d’artillerie à l’embouchure de la Strouma, à l’ouest de Doiran et au nord de Monastir.
Les Italiens ont dispersé des patrouilles en marche dans le val Lagarina et fait des prisonniers au col Caprile.

 

1275/29 janvier 1918: Candy Cannell retrouve les traces de son grand-père malgache, mort dans la Marne

Carnet de notes de Jacques Meiffret

29 janvier 1918. Royaumeix (Meurthe-et-Moselle). Et toujours du brouillard, avec ça il gèle assez dur. Très peu d’éclaircie de soleil. Par suite du départ en détachements divers, il n’y a plus que 5 camions ici qui roulent et dont j’ai à m’occuper. Le ravitaillement en essence et ingrédients reste aussi à ma charge.

30 janvier 1918. Royaumeix (Meurthe-et-Moselle). Du brouillard et plus que jamais, le soleil en effet ne se montre pas et il ne dégèle pas de la journée, ainsi que cela se produisait les jours précédents. Les lettres me parviennent mieux et sont de dates plus récentes, ce qui fait grand plaisir, il en est de même côté de ma famille.

31 janvier 1918. Royaumeix (Meurthe-et-Moselle). Même temps de brouillard et de froid. Véritable temps « à cafard ». Oui, ce temps gris est triste dans ce petit village où, dès la nuit venue, tout rentre dans l’ombre. Et, malgré tout, je suis à souhaiter de n’être jamais plus mal qu’ici.

1er février 1918. Royaumeix (Meurthe-et-Moselle). Je roule toute la matinée avec les camions. La campagne offre un coup d’oeil pittoresque avec ses arbres aux branches surchargées de givre. Ce dernier est en si grande quantité sur les fils téléphoniques, qu’un maints endroits le poids a fait casser ces fils. Le brouillard demeure tenace et il fait toujours très froid.

http://memoires-de-guerres.var.fr/arkotheque/client/ad_var/memoires_de_guerres/fiche_detail.php?ref=30946&titre=carnet-de-notes-n-1-appartenant-a-jacques-meiffret-du-29-janvier-1918-au-7-mai-1918

Condamnés pour « espionnage par pigeons

Le 29 Janvier 1918 le tribunal de Guerre Allemand condamne pour « Espionnage par pigeons voyageurs »

  • Edouard LEFEBVRE
  • Léon FAUX

Le 25 Février 1918 ils sont fusillés dans les remparts de Condé sur l’Escaut où un monument leur rend hommage.

https://www.google.fr/search?q=29+janvier+1918&safe=active&ei=QFlPWqylIIauU7KDioAC&start=50&sa=N&biw=1366&bih=637

http://jeanpaul1252.skyrock.com/3189375541-LE-FAUCON-PELLERIN-ASSASSIN-DE-NOS-PIGEONS.html

 

 Candy Cannell retrouve les traces de son grand-père malgache, mort dans la Marne


Fidèle à sa promesse, Candy Cannell, une fois en France cherche mais ne trouve aucune trace de l’incorporation et des circonstances de la disparition de son grand-père jusqu’à il y a deux ans. A force de ténacité, son frère retrouve dans les archives militaires du sud de la France le nom de son grand-père, mort pour la France. Rakotomanga, soldat de deuxième classe dans la quatrième compagnie du 19e bataillon de tirailleurs malgaches, est décédé à l’hôpital de Chanzy à Sainte-Menehould dans la Marne le 29 janvier 1918 à 17h30, suite à ses blessures. Il a été enterré dans le carré des musulmans.

 

Dans une lettre, un de ses copains qui l’a accompagné à l’hôpital évoque un homme de grand cœur. Les circonstances de la blessure de Rakotomanga restent inconnues mais en 1917, le 19e bataillon auquel il appartenait a quitté Fréjus en train pour Creil puis pour l’Aisne et la Marne. Les Malgaches, comme les Indochinois, ont été plutôt utilisés pour des travaux de génie ou dans les usines d’armement mais 3 000 tirailleurs malgaches ont été tués au combat.

Une fois dans l’Est, le 19e bataillon effectue des travaux de construction de voies ferrées, des réparations de routes et une réfection de canal. Parfois très proches du front, des tirailleurs de ce bataillon sont blessés et tués par des éclats d’obus.

Journal du mardi 29 janvier 1918

Nous avons réussi deux coups de main sur les tranchées allemandes en Champagne.
Nos détachements ont pénétré jusqu’à la troisième ligne ennemie et ramené des prisonniers, dont un officier et une mitrailleuse.
Canonnade réciproque assez vive en Alsace, dans la région de L’Hartmannswillerkopf.
Sur le front britannique, l’ennemi a effectué un coup de main sur un des postes avancés de nos alliés près de Langemark.
Une forte reconnaissance allemande a été repoussée au sud-est du Vergnier.
Activité de l’artillerie ennemie en différents points au sud-ouest de Cambrai, au nord de Lens et dans le secteur de Passchendaele.
Les aviateurs anglais de l’escadrille navale ont bombardé l’aérodrome d’Aertryke ainsi que le dépôt de munitions d’Engel. Les objectifs, obscurcis par les nuages ont empêché les aviateurs de se rendre compte exactement des résultats obtenus. Tous les aéroplanes sont rentrés indemnes.
Sur le front italien, rencontres de patrouilles dans le Vallarsa et dans la vallée de l’Astico. Actions efficaces de l’artillerie italienne, contre les positions ennemies dans le val Frenzela et le canal de Brenta.

Activité aérienne très vive sur tout le front. Un avion ennemi a été abattu par des aviateurs anglais. Un appareil ennemi est tombé sur les pentes méridionales du Montello. Les trois pilotes dont deux officiers, ont été capturés.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/ja18

1263/17 janvier 1918: les Allemands veulent des chars légers

 Journal du  jeudi 17 janvier 1918

Sur la rive droite de la Meuse, les Allemands ont attaqué nos positions du bois Le Chaume, sur un front de 200 mètres environ. L’attaque, brisée par nos feux, s’est dispersée. Quelques fractions ennemies, qui avaient réussi à prendre pied dans un élément avancé, en ont été rejetées aussitôt.
En Lorraine, nos troupes ont réussi une incursion dans les lignes ennemies de la région de Badonviller et ramené une quarantaine de prisonniers, dont un officier.
Canonnade assez vive en Alsace, entre la Thur et la Doller.
En Macédoine, actions d’artillerie assez vive de part et d’autre de la boucle de la Cerna. Patrouilles ennemies repoussées sur le front serbe.
Sur le front britannique, activité habituelle d’artillerie. La chute de neige a paralysé l’activité aérienne. Un appareil ennemi a été toutefois abattu.
En Palestine, l’aviation britannique a exécuté des raids réussi sur l’aérodrome ennemi de Jenin, au sud de Haïfa. Activité de patrouilles dans le secteur de Jérusalem.
Le bombardement que les Allemands ont fait du port de Yarmouth a coûté la vie à quatre personnes.
Lenine a lancé un ultimatum à la Roumanie.

source:http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/ja18

Parution du Lion d’Arras

Le front d’Artois en action. Dans les sanctions que vient de prendre le maréchal Haig à l’égard de quelques généraux on peut voir l’épilogue de la bataille de Cambrai.

http://archivesenligne.pasdecalais.fr/cache/serie_pf_pf_092_0002_pf_092_0002-0090.pdf

Le droit du travail s’en va en guerre

Décret du 17 janvier 1917 « relatif au règlement des… qui interdisait formellement les grèves et lock-out, instituait l’obligation de recourir à la conciliation ou à l’arbitrage devant des juridictions mixtes

https://www.google.fr/search?q=17+janvier+1918&safe=active&ei=1Bk-WqKKAsflUvWqufAI&start=40&sa=N&biw=1366&bih=637

Les soldats Dapoigny et Lenepveu condamnés à mort

Dans sa séance du 22 janvier 1918, le conseil de révision de la 6e Armée a statué sur les recours présentés par les soldats Dapoigny et Lenepveu, condamnés à la peine de mort le 17 janvier 1918 par le conseil de guerre de la 125e DI. Le conseil de révision de la 6e Armée a cassé et annulé, à l’unanimité, le jugement rendu par le conseil de guerre de la 125e DI, et renvoyé le dossier de procédure devant le conseil de guerre de la 9e DI pour y être statué à nouveau. Le jugement prononcé par le conseil de guerre de la 125e DI est présent dans le dossier du conseil de révision de la 6e Armée ; une information intéressante y est mentionnée.

source: http://prisme1418.blogspot.fr/

Du côté du 25 ème RI

le 17 janvier 1918 une forte patrouille ennemie qui voulait lenleverPendant près de quatre moisdans ce secteurpénible25e et 2e R.Ialternent ainsi par période de 10 joursluttant énergiquement contre lennemileaula neigela terre qui croulele froid qui dépasse parfois 20°. Enfinle 28 févrierla 33e D.Irelevait la 20e D.I., qui se portait àVerdun.

http://fracademic.com/dic.nsf/frwiki/20342

Une espionne belge condamnée à broder

Le 23 octobre 1917, Eugénie B. est arrêté à Bruxelles où elle vit et est conduite à la prison militaire de Namur. Elle est finalement condamnée le 17 janvier 1918 à trois ans et demi de prison, diminués par la suite à quinze mois et à 2.000 marks d’amende. Elle était accusée d’avoir fait passer des lettres et des documents d’espionnage, et d’avoir  collaboré au service de presse clandestine. Transférée à la prison de Siegburg, elle est astreinte à faire de la broderie blanche destinée aux habitants de Siegburg et contracte une affection aux yeux.

https://www.civilsbelges14-18.be/fr/histoires/des-vies-reconstruire

Les Allemands veulent des chars légers

Le commandement suprême Allemand refusera cette version le 17 janvier 1918 , estimant que le blindage de 8 mm était loin d’être une preuve d’efficacité face aux munitions perforantes ( balles en acier ) ennemies malgré la compensation par la vitesse . Ils préfèrent charger Meyer de copier les chars lourds britanniques et de les produire en masse .

Meyer a également souligné que les Français étaient connus pour travailler sur un char léger de 5 à 6 tonnes, mais cela n’a pas semblé inquiéter le haut commandement.

https://strategietotale.com/forum/84-autres-fronts-aspects-de-la-premiere-guerre-mondiale/196124-les-leichte-kampfwage-lk

1215/30 novembre 1917: (Aviation) décès du pilote allemand Rudolf Wendelmuth

(Aviation) décès du pilote allemand Rudolf Wendelmuth

Décès lors d’une collision aérienne à Fontaine-Notre-Dame, à l’ouest de Cambrai, avec l’appareil piloté par Wilhelm Schultze de la Jasta 4, de Rudolf Wendelmuth, « As » allemand de la WW1, 14 victoires aériennes au sein des Jasta 8 et 20.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-690.html

L’histoire de deux espions luxembourgeois

En 1916, les frères Louis et Anthony Collard nourrissent l’audacieux projet de rejoindre le front de l’Yser pour mettre leur connaissance de la topographie luxembourgeoise au service des aviateurs alliés.

(…)Le 30 novembre 1917, Louis et Anthony Collard reçoivent leur première grande mission : faire une observation minutieuse de la région de Virton. Les deux frères refont le chemin inverse vers leur village natal. Louis (Godefroid 1) recrute, dans la région, des observateurs, des boîtes aux lettres, des courriers…, Anthony (Godefroid 2) observe durant plusieurs jours le pays de Virton, mais ne recueille aucun renseignement significatif.

source: http://www.tintigny.be/histoire/cimetier/Collard.htm

Journal du vendredi 30 novembre 1917 à travers Le Miroir

Actions d’artillerie au nord de l’Aisne et dans la région de Sapigneul.
En Champagne, au nord du Cornillet, l’ennemi a tenté, à l’aide de gros effectifs, un coup de main qu’il avait fait précéder d’un bombardement rapide et violent; nous l’avons repoussé en lui infligeant de lourdes pertes.
Mont Cornillet en Champagne

En Argonne, une incursion dans les lignes allemandes, à l’ouest de l’Aire, nous a permis de ramener une dizaine de prisonniers.
Deux coups de main ennemis, l’un sur la rive gauche de la Meuse, dans la région de Béthincourt, l’autre sur la rive droite, au nord-ouest de Vaux-les-Damloup, ont complètement échoué.
Les Anglais ont repoussé une attaque allemande sur les positions belges de Aschhoop. Ils ont fait quelques prisonniers au sud de la Scarpe. Ils ont avancé leur ligne à l’est du bois de Bourlon et repoussé un coup de main vers Avion.
En Macédoine, la lutte d’artillerie a repris avec une grande activité sur l’ensemble du front et spécialement dans la région de Monastir.
Le tir de nos batteries a provoqué une explosion dans les lignes ennemies.
L’aviation britannique a bombardé Drama et les campements ennemis aux environs de Sérès et de Petric.
Sur le front italien, les Autrichiens essaient vainement de franchir la basse Piave.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre1917.html