Archives du mot-clé espionnage

1263/17 janvier 1918: les Allemands veulent des chars légers

 Journal du  jeudi 17 janvier 1918

Sur la rive droite de la Meuse, les Allemands ont attaqué nos positions du bois Le Chaume, sur un front de 200 mètres environ. L’attaque, brisée par nos feux, s’est dispersée. Quelques fractions ennemies, qui avaient réussi à prendre pied dans un élément avancé, en ont été rejetées aussitôt.
En Lorraine, nos troupes ont réussi une incursion dans les lignes ennemies de la région de Badonviller et ramené une quarantaine de prisonniers, dont un officier.
Canonnade assez vive en Alsace, entre la Thur et la Doller.
En Macédoine, actions d’artillerie assez vive de part et d’autre de la boucle de la Cerna. Patrouilles ennemies repoussées sur le front serbe.
Sur le front britannique, activité habituelle d’artillerie. La chute de neige a paralysé l’activité aérienne. Un appareil ennemi a été toutefois abattu.
En Palestine, l’aviation britannique a exécuté des raids réussi sur l’aérodrome ennemi de Jenin, au sud de Haïfa. Activité de patrouilles dans le secteur de Jérusalem.
Le bombardement que les Allemands ont fait du port de Yarmouth a coûté la vie à quatre personnes.
Lenine a lancé un ultimatum à la Roumanie.

source:http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/ja18

Parution du Lion d’Arras

Le front d’Artois en action. Dans les sanctions que vient de prendre le maréchal Haig à l’égard de quelques généraux on peut voir l’épilogue de la bataille de Cambrai.

http://archivesenligne.pasdecalais.fr/cache/serie_pf_pf_092_0002_pf_092_0002-0090.pdf

Le droit du travail s’en va en guerre

Décret du 17 janvier 1917 « relatif au règlement des… qui interdisait formellement les grèves et lock-out, instituait l’obligation de recourir à la conciliation ou à l’arbitrage devant des juridictions mixtes

https://www.google.fr/search?q=17+janvier+1918&safe=active&ei=1Bk-WqKKAsflUvWqufAI&start=40&sa=N&biw=1366&bih=637

Les soldats Dapoigny et Lenepveu condamnés à mort

Dans sa séance du 22 janvier 1918, le conseil de révision de la 6e Armée a statué sur les recours présentés par les soldats Dapoigny et Lenepveu, condamnés à la peine de mort le 17 janvier 1918 par le conseil de guerre de la 125e DI. Le conseil de révision de la 6e Armée a cassé et annulé, à l’unanimité, le jugement rendu par le conseil de guerre de la 125e DI, et renvoyé le dossier de procédure devant le conseil de guerre de la 9e DI pour y être statué à nouveau. Le jugement prononcé par le conseil de guerre de la 125e DI est présent dans le dossier du conseil de révision de la 6e Armée ; une information intéressante y est mentionnée.

source: http://prisme1418.blogspot.fr/

Du côté du 25 ème RI

le 17 janvier 1918 une forte patrouille ennemie qui voulait lenleverPendant près de quatre moisdans ce secteurpénible25e et 2e R.Ialternent ainsi par période de 10 joursluttant énergiquement contre lennemileaula neigela terre qui croulele froid qui dépasse parfois 20°. Enfinle 28 févrierla 33e D.Irelevait la 20e D.I., qui se portait àVerdun.

http://fracademic.com/dic.nsf/frwiki/20342

Une espionne belge condamnée à broder

Le 23 octobre 1917, Eugénie B. est arrêté à Bruxelles où elle vit et est conduite à la prison militaire de Namur. Elle est finalement condamnée le 17 janvier 1918 à trois ans et demi de prison, diminués par la suite à quinze mois et à 2.000 marks d’amende. Elle était accusée d’avoir fait passer des lettres et des documents d’espionnage, et d’avoir  collaboré au service de presse clandestine. Transférée à la prison de Siegburg, elle est astreinte à faire de la broderie blanche destinée aux habitants de Siegburg et contracte une affection aux yeux.

https://www.civilsbelges14-18.be/fr/histoires/des-vies-reconstruire

Les Allemands veulent des chars légers

Le commandement suprême Allemand refusera cette version le 17 janvier 1918 , estimant que le blindage de 8 mm était loin d’être une preuve d’efficacité face aux munitions perforantes ( balles en acier ) ennemies malgré la compensation par la vitesse . Ils préfèrent charger Meyer de copier les chars lourds britanniques et de les produire en masse .

Meyer a également souligné que les Français étaient connus pour travailler sur un char léger de 5 à 6 tonnes, mais cela n’a pas semblé inquiéter le haut commandement.

https://strategietotale.com/forum/84-autres-fronts-aspects-de-la-premiere-guerre-mondiale/196124-les-leichte-kampfwage-lk

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1215/30 novembre 1917: (Aviation) décès du pilote allemand Rudolf Wendelmuth

(Aviation) décès du pilote allemand Rudolf Wendelmuth

Décès lors d’une collision aérienne à Fontaine-Notre-Dame, à l’ouest de Cambrai, avec l’appareil piloté par Wilhelm Schultze de la Jasta 4, de Rudolf Wendelmuth, « As » allemand de la WW1, 14 victoires aériennes au sein des Jasta 8 et 20.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-690.html

L’histoire de deux espions luxembourgeois

En 1916, les frères Louis et Anthony Collard nourrissent l’audacieux projet de rejoindre le front de l’Yser pour mettre leur connaissance de la topographie luxembourgeoise au service des aviateurs alliés.

(…)Le 30 novembre 1917, Louis et Anthony Collard reçoivent leur première grande mission : faire une observation minutieuse de la région de Virton. Les deux frères refont le chemin inverse vers leur village natal. Louis (Godefroid 1) recrute, dans la région, des observateurs, des boîtes aux lettres, des courriers…, Anthony (Godefroid 2) observe durant plusieurs jours le pays de Virton, mais ne recueille aucun renseignement significatif.

source: http://www.tintigny.be/histoire/cimetier/Collard.htm

Journal du vendredi 30 novembre 1917 à travers Le Miroir

Actions d’artillerie au nord de l’Aisne et dans la région de Sapigneul.
En Champagne, au nord du Cornillet, l’ennemi a tenté, à l’aide de gros effectifs, un coup de main qu’il avait fait précéder d’un bombardement rapide et violent; nous l’avons repoussé en lui infligeant de lourdes pertes.
Mont Cornillet en Champagne

En Argonne, une incursion dans les lignes allemandes, à l’ouest de l’Aire, nous a permis de ramener une dizaine de prisonniers.
Deux coups de main ennemis, l’un sur la rive gauche de la Meuse, dans la région de Béthincourt, l’autre sur la rive droite, au nord-ouest de Vaux-les-Damloup, ont complètement échoué.
Les Anglais ont repoussé une attaque allemande sur les positions belges de Aschhoop. Ils ont fait quelques prisonniers au sud de la Scarpe. Ils ont avancé leur ligne à l’est du bois de Bourlon et repoussé un coup de main vers Avion.
En Macédoine, la lutte d’artillerie a repris avec une grande activité sur l’ensemble du front et spécialement dans la région de Monastir.
Le tir de nos batteries a provoqué une explosion dans les lignes ennemies.
L’aviation britannique a bombardé Drama et les campements ennemis aux environs de Sérès et de Petric.
Sur le front italien, les Autrichiens essaient vainement de franchir la basse Piave.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre1917.html

1169/15 octobre 1917: Mata Hari est fusillée

Mata Hari est fusillée

Mata Hari, de son vrai nom Margaretha Geertruida « Grietje » Zelle, est une espionne, danseuse et courtisane néerlandaise née le 7 août 1876 Leeuwarden et morte le 15 octobre 1917 à Vincennes,  fusillée pour espionnage pendant la première guerre mondiale.

source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Mata_Hari

Mata-Hari : Autopsie d’une machination

Longtemps après l’exécution de Mata-Hari au polygone de tir de Vincennes, le 15 octobre 1917, le procureur Mornet devait avouer : « Il n’y avait pas de quoi fouetter un chat. »Pourtant, Mornet s’était prêté sans états d’âme à ce qui fut une véritable machination judiciaire… Il est vrai que Mata-Hari faisait une coupable idéale : étrangère, cosmopolite, affichant une liberté de mœurs et des goûts de luxe propres à scandaliser les bien-pensants, cette danseuse à l’exotisme sulfureux avait effectivement entretenu des relations troubles avec les services secrets allemands. Mais, incapable de recueillir le moindre renseignement digne de ce nom et, à plus forte raison, de jouer un double jeu lorsqu’elle était passée au service de la France, elle fut immolée sur l’autel de la raison d’État, à un moment critique de la Première Guerre mondiale où jeter en pâture à la foule une espionne de haut vol permettait de faire oublier à l’opinion publique l’impasse sanglante dans laquelle s’étaient enfermés les belligérants. C’est cette machination que démonte ici Léon Schirmann, après des années de recherche et à la lumière des pièces des archives françaises et étrangères qu’il est le premier à avoir analysées de façon exhaustive. Chercheur rigoureux, Léon Schirmann fait définitivement litière des innombrables légendes qui ont depuis toujours déformé l’histoire de Matat-Hari. Son livre prouve de plus que la réalité est infiniment plus forte que la fiction : héroïne émouvante d’une véritable tragédie classique, livrée à l’implacable cruauté d’un « deus ex machina » qui aurait revêtu l’uniforme de l’armée française, Mata-Hari saura mourir avec un courage et une dignité qui forcèrent l’admiration de ceux-là même qui avaient joué sa vie.

source: https://criminocorpus.hypotheses.org/12496

lire aussi: http://philippepoisson-hotmail.com.over-blog.com/article-15-octobre-1917-mata-hari-est-fusillee-pour-espionnage-37380315.html

Lire et écouter aussi: https://www.franceculture.fr/emissions/une-vie-une-oeuvre/mata-hari-1876-1917-0

http://www.francetvinfo.fr/replay-radio/france-info-y-etait/24-juillet-1917-mata-hari-condamnee-a-mort_1757481.html

vidéo Arte: https://www.arte.tv/fr/videos/070784-000-A/mata-hari-la-sulfureuse/

Mata Hari, un procès à revoir ?

http://www1.rfi.fr/actufr/articles/022/article_10808.asp

Extraits des journaux du 11 au 17 octobre 1917 à travers Le Miroir

Guerre aérienne.-Au cours de combats aériens, dans les seules journées des 15 et 16 octobre, où l’état atmosphérique a permis de reprendre l’air, cinq appareils ennemis ont été abattus et vingt sont-tombés désemparés dans leurs lignes.

Dans le golfe de Riga.-Le 15, Arensbourg était pris, et toute la portion principale de l’île tombée au pouvoir de l’ennemi. La situation des troupes russes retirées dans l’île Mohn et vers la pointe de Zerel demeurait très critique. Les Allemands annonçaient la capture de 2.400 prisonniers et d’une trentaine de canons.
Le développement des opérations futures prête à plusieurs hypothèses, tout en demeurant, de manière générale, dominé parla tardiveté de la saison.

 

 

1164/10 octobre 1917

L’espion mexicain Sedano fusillé à Paris

Le 19 décembre 1916, le Service Intérieur Sûreté adresse aux Services de Police un télégramme leur demandant de suivre les agissements et correspondance de Julio SEDANO, signalé comme étant à la solde des services allemands en Espagne (1454).

Dans le Dictionnaire de la Grande guerre des Éditions R. Laffont, on note : « Le centre allemand de Barcelone a été durant la guerre le plus important de l’Espagne, tant pour la propagande que pour l’espionnage ».

Après 8 filatures du 20/12 au 28/12 pendant lesquelles sont interceptées des lettres déposées à la Poste et dont certaines se révèlent compromettantes, le Commissaire de Police se rend le 30 décembre 1916 à 7 heures du matin, au 20 Rue de Liège, domicile de SEDANO depuis la veille, pour l’interpeler et y opérer une perquisition. 
La logeuse révèle que c’est SEDANO lui-même qui a rempli la fiche de police : Julio SEDANO, 49 ans, diplomate, venant du Mexique, arrivé à Paris le 26 décembre 1916 (1414).

Dans sa dernière lettre postée et écrite à l’encre sympathique, SEDANO, sujet mexicain, envisageait de faire sauter la Tour Eiffel à la mélinite, il réclamait encore 1000 francs à son correspondant, il indiquait quelles étaient les abréviations utilisées dans l’armée française, et donnait des renseignements sur la fabrication des avions de 200 HP, dont la production était supérieure à 10 par jour (1457 ; 230 ; Rapport du commissaire PRIOLET 1353 à 1360).
Surprenant quand on connaît son caractère, SEDANO reconnaît : « l’évidence des faits me force à m’incliner » (1389).

S’ensuivront une arrestation et un interrogatoire, sommaire mais révélateur, dans les locaux de la Police. 
En conséquence il est inculpé aux motifs d’ « Intelligence avec l’ennemi dans le but de favoriser ses entreprises, tentative d’espionnage et complicité avec l’ennemi ».

Plus tard il se ravisera et avouera avoir été pas mal « bousculé par la police et mes déclarations s’en ressentent forcément » (324).
Il est remis aux autorités militaires et sera incarcéré à la Prison de la Santé dans l’attente de son procès.
L’instruction sera confiée au juge Capitaine BOUCHARDON du 3e Conseil de Guerre permanent du Gouvernement Militaire de Paris qui, après enquête, remettra son rapport circonstancié le 4 avril 1917 (230 à 242).

source: https://www.histoire-genealogie.com/Un-espion-a-Paris-en-1916

Charlemagne Péralte: symbole de résistance à Haïti

Lorsque le pays se trouvait humilié sous les bottes étrangères par l’occupation du pays en 1915, c’est en effet Charlemagne Péralte qui, par sa bravoure, osa affronter les occupants par la mobilisation des masses paysannes. Le premier acte magnanime qu’il posa fut son refus de remettre la ville de Léogane aux occupants. A l’époque, il était le commandement de cet arrondissement. Révoqué, il retourne à son bastion (le Plateau-central). Accusé et arrêté, suite à une attaque des cacos le 10 octobre 1917, la cour martiale le condamne à cinq ans de travaux forcés. C’est derrière les barreaux de la prison Cap-Haïtien qu’il rencontra Benoit Batraville, qui deviendra son compagnon de combat. Une alliance qui a bouleversé les occupants. Les paysans s’étaient regroupés derrière lui. Ils firent preuve de courage et de grandeur d’esprit. Plus de 12,975 paysans perdirent la vie durant la période allant de cette période de grande mobilisation populaire.

La suite sur http://pennayiti.over-blog.com/2015/09/vi-charlemagne-peralte-symbole-de-resistance.html

(Aviation) Maudite tramontane près de Perpignan

Les premiers vols du CAM de Perpignan commencent à la fin du mois de juin 1917 sur des FBA 150 ch. Le centre est situé au nord de l’étang de Saint-Nazaire, près du village de Canet-Plage près de Perpignan. Si la région à surveiller, qui s’étend de la frontière espagnole jusqu’à la ville de Sète, sera peu fréquentée par les sous-marins allemands qui s’attaquent plutôt aux convois reliant l’Afrique du Nord à Marseille, les équipages du CAM de Canet devront faire face à un ennemi bien plus redoutable : la Tramontane.

Ce vent violent venant du Nord-Ouest souffle facilement à une vitesse de 150 km/h, soit bien plus que celle des FBA 150 ch dont le pilotage s’avère plus que délicat dans de telles conditions… Les vols sont limités pendant tout l’été, et reprennent peu à peu jusqu’à Sète où est installé en septembre un poste de combat qui deviendra un CAM à part entière deux mois plus tard. Mais la Tramontane est toujours là et frappe le 10 octobre 1917 une section de deux FBA commandée par le lieutenant René Mesguich. Cet officier issu de l’aéronautique militaire est une célébrité : architecte et archéologue dans le civil en plus d’être un pionnier de l’aviation (brevet de pilote civil n° 713 obtenu le 8 janvier 1912), il est un des rares pilotes d’hydravions civils. Affecté à l’escadrille MS 12 en 1915 avec le futur as Jean Navarre, il y remporte une des premières victoires aériennes de la chasse française le 28 avril 1915. Né en 1874, c’est un vieux pilote de 41 ans que ses camarades surnomment affectueusement « le colonel » en raison de son âge… qui ne l’empêche pas de remporter deux autres victoires homologuées jusqu’en 1916 où il est blessé et affecté dans un poste d’instructeur à l’arrière au terme de sa convalescence. Il ne peut se résoudre à l’inactivité et a obtenu à 43 ans sa mutation dans l’aviation maritime, ralliant le CAM de Perpignan-Canet à sa création.

Ce  10 octobre 1917, deux FBA décollent de Canet à 9h10 avec pour mission de rechercher des mines flottantes sur une vaste zone de patrouille allant du Cap Creux jusqu’à Sète. Le premier FBA, piloté par Mesguich, a pour observateur le quartier-maître André Bolle tandis que le second FBA est piloté par le quartier-maître Roger Grandval avec pour observateur le matelot Pierre Andriès. Le temps est beau et calme mais en raison des sautes d’humeur du vent, les deux hydravions ont pour consigne de ne pas s’éloigner à plus de 25 km des côtes et de rentrer avant midi. Ils font d’abord route vers le sud, où un sémaphore les aperçoit, puis obliquent vers le nord jusqu’à la ville de Sète qu’ils atteignent vers 11h30 avant de faire demi-tour pour rentrer. Mais si le temps est beau sur Sète, à Perpignan la Tramontane s’est levée au point de faire fermer les hangars du centre et mettre les appareils d’alerte à l’abri. A 13 heures, les deux FBA ne sont pas en vue et l’espoir s’amenuise tant il paraît impossible à un hydravion de tenir l’air avec de telles bourrasques… Tous les postes d’observation côtiers sont alertés. A 13h12, un pigeon voyageur de l’appareil de Mesguich se pose au Canet, sa bague à message vide. Il a soit quitté l’appareil bien avant le coup de vent, soit a été relâché très près du Canet car il est rentré très peu de temps après une forte rafale… Celles-ci continueront de plus belle pendant trente heures. Les quatre hommes d’équipage sont portés disparu

Journal du mercredi 10 octobre 1917 à travers Le Miroir

Lutte d’artillerie assez vive en Belgique et sur le front de l’Aisne. L’ennemi a tenté, à plusieurs reprises, d’attaquer nos petits postes dans la région de Craonne et de Champagne, dans les secteurs de la Main-de-Massiges et du mont Haut. Toutes ces tentatives ont été repoussées et nous ont permis de faire des prisonniers.
En Macédoine, faible activité sur l’ensemble du front. Dans la région de Doiran, deux raids, appuyés par l’aviation, ont pénétré dans les lignes ennemies et exécuté des destructions. L’artillerie anglaise a forcé des détachements ennemis à évacuer Osmal-Kanula, au sud-ouest de Serès. Nos alliés ont effectué d’heureux coups de main à l’est du lac de Doiran.
Sur le front britannique, en Belgique, une attaque allemande a été repoussée à l’est du bois du Polygone. Nos alliés ont fait des prisonniers. Ils ont jeté deux tonnes et demie d’explosifs sur les gares de Staden et de Courtrai.
Les Russes ont brisé une offensive allemande sur la chaussée de Pskov. Ils ont réussi un coup de main dans le secteur d’Illuxt.
Les Italiens ont exécuté un raid aérien au-dessus de Cattaro et capturé un torpilleur autrichien dans l’adriatique.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre17.html

1086/24 juillet 1917:Mata Hari condamnée à mort

Mata Hari condamnée à mort

Celle qui est condamnée à mort par un Conseil de guerre ce jour de juillet 1917 deviendra une véritable légende. Pourtant, Mata Hari, de son véritable nom Margaretha Geertruida Zeller n’avait rien d’une grande artiste. Ni d’une grande espionne.

En présentant Mata Hari comme un agent allemand majeur, ses juges espèrent que
le public voudra bien se détourner de la guerre qui s’enlise et des
erreurs de l’état-major pour céder à la tendance en vogue :
l’espionnite.

Le dossier faisait pourtant plusieurs centaines de pages . Mais il n’aura fallu que dix minutes aux six juges du Conseil de guerre pour condamner Mata Hari à mort. Son procès, tenu à huis-clos comme tous les faits d’espionnage, a été tout aussi expéditif.

Que reproche-t-on à cette danseuse exotique qui pimente d’érotisme ses numéros ? De s’être introduite dans le « camp retranché » de Paris pour procurer des renseignements à l’ennemi. Selon l’accusation, 50.000 Français seraient morts à cause des renseignements qu’elle aurait transmis à Berlin. Des navires auraient été torpillés en Méditerranée.

Aucune de ces charges n’a vraiment été démontrée . Les seules informations avérées confirment certes que la danseuse, de son véritable nom Margaretha Geertruida Zelle, a bien été approchée par les services allemands. Ils lui ont même attribué un nom de code : H 21. Elle a fait un stage d’espionne et s’est servie de cette encre sympathique, marque de fabrique des services allemands, et elle a reçu une somme d’argent : 10.000 francs. Quant aux renseignements transmis, difficile d’en trouver la trace. Il semble que si elle a été une espionne, Mata Hari n’en ait été une que de faible envergure. Uniquement soucieuse de maintenir son train de vie.

Mais elle était connue . Dans le Paris de la Belle époque, Mata Hari faisait sensation : beaucoup, en 1917, se souvenaient encore de cette « danse des sept voiles » qu’elle interpréta en 1905 au musée Guimet.  La condamner permet de focaliser l’attention du public sur les espions. Des espions qui certes, sont loin d’être un mythe. Ils sont nombreux dans les départements envahis ou dans les grandes villes européennes.

Mais l’état-major préfère que les échecs militaires et les mouvements sociaux de cette année 1917 – le chemin des dames, les mutineries, les grèves – soient attribués à des agitateurs et des traitres plutôt qu’aux erreurs de l’état-major et à la lassitude de cette guerre qui n’en finit pas. A Paris, l' »espionnite » fait rage et des affiches sont placardées sur les murs : « Des oreilles ennemies nous écoutent « , disent-elles. Mata Hari sera fusillée le 15 octobre 1917. Plusieurs centaines d’espions, réels ou supposés, subiront le même sort.

son sur http://www.francetvinfo.fr/replay-radio/france-info-y-etait/24-juillet-1917-mata-hari-condamnee-a-mort_1757481.html

Lire aussi http://guillotine.cultureforum.net/t2287-mata-hari-1917

https://www.herodote.net/15_octobre_1917-evenement-19171015.php

Les tentatives de paix

 Le 24 juillet 1917, le nonce apostolique à Munich,Mgr Pacelli, le futur  Pie XII, fait alors une proposition de paix au chancelier  Georg Michaelis et au ministre des Affaires étrangères  Arthur Zimmerman prévoyant la restitution des colonies allemandes, l’évacuation de la Belgique et des territoires français occupés. Le pape Benoît XV est abordé par Charles I er afin d’obtenir son appui, mais il n’est pas mis dans la confidence quant aux négociations de l’Affaire  Sixte.

Avant que l’Allemagne ne réponde, le pape Benoît XV envoie une note de paix le 1 er août 1917, qui arrive officiellement quinze jours plus tard et qui est connue d’après les premiers mots qui la composent : « Dès le début ». Celle-ci prévoit la « restitution réciproque de tous les territoires occupés, en particulier l’évacuation totale de la Belgique avec l’assurance de son entière indépendance politique, militaire et économique envers toute puissance ainsi que la restitution des colonies allemandes », mais également« l’examen des questions territoriales restantes comme entre l’Autriche-Hongrie et l’Italie, tout comme entre l’Allemagne et la France dans un esprit de réconciliation et en mesure de ce qui est juste et possible »

source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Tentatives_de_paix_pendant_la_Premi%C3%A8re_Guerre_mondiale

Carnets du mardi 24 juillet 1917 à travers Le Miroir

Sur le front de l’Aisne, l’ennemi a violemment canonné nos lignes depuis l’épine de Chevrigny jusqu’au sud de Corbeny. Le bombardement par obus de gros calibre a pris une particulière intensité depuis Hurtebise jusqu’à l’est de Craonne.
Les Allemands ont lancé sur ce front une série de très violentes attaques. A maintes reprises, ils ont été repoussés avec d’énormes pertes, spécialement sur le plateau des Casemates. Finalement, ils ont reussi, après des échecs répétés, à prendre pied dans notre première ligne, sur le plateau de Californie.
Au nord de Bezonvaux, les Allemands ont attaqué en deux points de notre front. Après un vif combat, nous les avons repoussés.
Sur les Hauts-de-Meuse, deux tentatives ennemies pour aborder notre front sont restées vaines. Nous avons fait des prisonniers. Il en a été de même en Alsace, près de Seppois.
Les Anglais ont progressé à l’est de Monchy-le-Preux. L’artillerie allemande a été active dans la région de Lens et d’Armentières.
Un nouveau raid aérien a eu lieu sur l’Angleterre (région de Harwich). Il y a 8 morts et 25 blessés.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet17.html

934/22 février 1917: une commande de 150 chars Renault FT

Une commande de 150 chars Renault FT

renault_20ft17Dès le 22 février 1917, une première commande de 150 chars mitrailleurs était passée, suivie bientôt par une demande du général Pétain concernant 3 350 autres exemplaires. Les essais officiels du char baptisé FT par Renault eurent lieu le 9 avril 1917, avec pour résultat immédiat de porter à 1 000 le nombre d’exemplaires commandés, en sus des premiers 150. Au cours de la seconde décade de juillet, on essaya la tourelle portant la pièce de 37 mm dont on avait décidé d’armer 650 chars d’assaut. Il fallut confier la production à plusieurs sociétés, et au total 7 820 chars F.T. furent commandés dont 3 940 à la firme Renault.

source: http://www.chars-francais.net/2015/index.php/engins-blindes/chars/6-archives/des-origines-1930/688-1917-renault-ft?showall=

L’Isérois Joseph Livourne, fusillé

1er Bataillon de Marche d’Infanterie Légère d’Afrique (1er B.M.A.)
N° matricule 348 au recrutement de Vienne.
Né le 5 juillet 1877, à Vienne. Passementier.

6 désertions. Déposition disponible (3 / P. 548-549).
Condamné à mort pour  abandon de poste et refus d’obéissance en présence de l’ennemi, par le CG de la 45ème DI.
Passé par les armes le 22 février 1917, à Wariville (Oise).

Livre d’or / Archives municipales 5H3-I-1 de Vienne.
AD transcrit à la mairie de Vienne le 19 mai 1917.
SGA : rien en MPLF, rien en sépulture.

source: http://www.poilus38.com/les-fusilles-pour-l-exemple-de-l-isere-.php

Journal du jeudi 22 février 1917 à travers Le Miroir

Activité des deux artilleries dans la région de la Butte-du-Mesnil et sur la rive droite de la Meuse, vers le bois des Caurières et vers Bezonvaux. Nos tirs d’artillerie ont allumé un incendie dans les lignes adverses, à la lisière du Grand-Chenais.
Un coup de main ennemi sur un de nos petits postes du secteur de la ferme des Chambrettes a échoué sous nos feux.
Les Anglais ont exécuté avec succès plusieurs opérations en différents points du front.
Sur la Somme, ils ont occupé des éléments de tranchées au nord-est de Gueudecourt, en faisant 21 prisonniers.
Un détachement est entré fort avant dans les lignes allemandes, au sud d’Armentières, sur un front d’environ 600 mètres, infligeant de nombreuses pertes à l’ennemi et ramenant 44 prisonniers. Un autre coup de main a permis à nos alliés de pénétrer dans les positions allemandes sur un front de 450 mètres. L’ennemi a subi de fortes pertes. 114 prisonniers, dont un officier, et 4 mitrailleuses ont été capturés.
Activité d’artillerie au nord de la Somme et en divers points entre Armentières et Ypres.
Par un ordre en Conseil, le gouvernement anglais a encore renforcé le blocus.
M. Wilson a reçu du Sénat de Washington des pouvoirs élargis.
Avance britannique en Mésopotamie.

Le télégramme de Zimmermann décrypté

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Le 16 janvier 1917, Zimmermann envoie sa proposition dans un télégramme codé à destination de Bernstoff, ambassadeur d’Allemagne aux Etats-Unis. A charge pour lui de le faire parvenir à son homologue mexicain, qui lui-même le transférera au Président mexicain. Le télégramme est intercepté par les services secrets britanniques, et immédiatement confié au prestigieux Bureau 40 qui se consacre au chiffrement. L’équipe, dirigée par le révérend Montgomery, parvient après un mois de labeur le 22 février 1917 à décrypter ce message. Et voici ce qu’ils ont pu lire :

Nous avons l’intention de déclencher à partir du 1er février une guerre sous-marine totale. Malgré cela, nous tenterons de maintenir les Etats-Unis dans la neutralité. Si nous n’y parvenons pas, nous proposerons au Mexique une alliance sur les bases suivantes : faire la guerre ensemble, faire la paix ensemble, large soutien financier et accort de notre part pour la reconquête par le Mexique des territoires perdus du Texas, du Nouveau Mexique, et de l’Arizona. Le réglement des détails est laissé à vos soins. Vous informerez secrètement le Président du Mexique dès que l’entrée en guerre des Etats-Unis sera certaine, et vous lui suggérerez que, sous sa propre iniative, il peut immédiatement solliciter la participation du Japon, et en même temps servir de médiateur entre le Japon et nous-même. Prière d’attirer l’attention du Président sur le fait que l’emploi sans limites de nos sous-marins offre désormais la possibilité d’obliger l’Angleterre à faire la paix dans peu de mois. 

source: http://mathweb.free.fr/crypto/debvingt/zimmermann.php3

Carte postale ancienne, brodée, envoyée le 22 février 1917

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 » Ma chère petite Maria,… je suis toujours dans la plaine… je regarde la montagne de Bourbach le haut… mon chérie, je vous oublirai jamais… je vous aime, mille bon baiser… Emile… je pense à toi. »

source: http://blhhisto.canalblog.com/archives/2015/02/13/31521159.html

Premier vol du Zeppelin LZ 83 (LZ 113)

pyperpote_mae_zeppelin_101223_1Superbe découverte que cette nacelle arrière du Zeppelin LZ 83. Une passerelle de circulation vient la traverser laissant admirer son impressionnant équipement. 3 moteurs, mitrailleuses, poste de pilotage de secours etc. Bonne idée que d’avoir mis à proximité, une maquette donnant une bonne idée de la taille totale de ces monstres, et ce n’est là que la nacelle arrière, impressionnant!!!
Premier vol le 22 février 1917.
Cet aéronef est titulaire de 15 missions de reconnaissance sur le front Est et sur la mer de la Baltique ainsi que de trois missions de bombardement.
Livré à la France au titre des « réparations aux dommages de guerre », le 9 octobre 1920. Il ne volera pratiquement pas, car utilisé pour des essais statiques.

source: http://www.pyperpote.tonsite.biz/listinmae/index.php/les-appareils-en-reserve/31-zeppelin-lz-83-lz-113

Parution de la baïonnette

896/journal du 15 janvier 1917

Carnets du rémois Paul Hess

Rien à ce jour

Journal du lundi 15 janvier 1917 à travers Le Miroir

Canonnade habituelle au sud de la Somme et dans la région de Verdun.
Plusieurs reconnaissances ennemies au sud de Berry-au-Bac ont été repoussées avec pertes.
Un avion ennemi a été forcé d’atterrir dans nos lignes, près de Pont-à-Mousson. Les aviateurs ont été faits prisonniers.
Un détachement ennemi a tenté un coup de main contre un des postes anglais au nord-ouest de Gueudecourt. Il a complètement échoué et a été rejeté avec pertes.
Les patrouilles britanniques ont exécuté avec succès diverses opérations dans les régions de Neuve-Chapelle et d’Armentières.
Les tranchées allemandes ont été bombardées avec efficacité au nord-ouest de Lens.
Activité d’artillerie au nord-est d’Ypres.
Canonnade croissante sur le front du Trentin. Les Italiens ont entravé des mouvements importants sur l’arrière du front ennemi. Ils ont pris sous leur feu des emplacements de batteries.
Les Russes ont repoussé une offensive allemande dans la région de Riga, au sud du lac Babit, à l’est du village de Kalnzem.
Les Autrichiens ont été rejetés dans la vallée de la Putna, en Valachie, et près de la vallée du Trotus.
Toutefois, les Russo-Roumains ont dû évacuer le village de Cotumihah, sur la rivière Sereth, près de Braïlow.
Succès russe au Caucase. Les Turcs prennent la fuite près de Kalkite.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/janvier17.html

Lettre de Mata Hari au Capitaine de la Police

mata-hariMon capitaine,

Je vous serais très reconnaissante, si vous pouvez faire cesser la filature qu’on me fait depuis que je suis ici.

Je m’en suis aperçue. J’ai été avertie et ceux qui en sont chargés le font d’une façon telle que tout l’hôtel le voit et me regarde comme une bête curieuse. C’est complètement inutile.

Mes relations à Paris sont des plus connues, mes lettres à qui que ce soit ne contiennent jamais ce qui ne doit pas y être.

Faut-il que je vous répète, que je sais très bien ce que Mata Hari doit à Paris. Je n’oublierai jamais le bonheur que j’y ai eu et j’espère en avoir encore.

Depuis le jour où je vous ai donné ma parole, je me suis considérée à votre service et je vous en ai donné les preuves. Je vous répète que je ferai pour vous tout ce qui sera dans ma puissance et dans mon pouvoir, mais je me servirai des moyens que je juge en harmonie avec mon caractère et ma façon de voir la vie. Je n’admettrai jamais les « petits moyens là où on doit se servir des grands ».

Je n’ai pas besoin de connaître les vôtres. Je ne veux même pas connaître vos intermédiaires. Dites-moi ce que vous désirez et laissez-moi faire.

Que je demande que ces services me soient payés, c’est légitime. Dans la vie, on n’a rien pour rien. Dites-moi donc, mon capitaine, si vous désirez continuer oui ou non et recevez l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Marguerite Zelle Mac Leod.

source: http://www.deslettres.fr/lettre-de-mata-hari-au-capitaine-de-la-police/

Flabas (meuse), camp des représailles

cuvelle-leon-img-0001Dans les armées françaises, il est mentionné que faute de main d’œuvre, des prisonniers travaillaient sur la rive droite de la Meuse en décembre 1916.

Ceci, en contradiction avec les conventions qui interdisaient de faire travailler des prisonniers de guerre à moins de 30 kms du front. Le 21 décembre 1916, un ultimatum fut envoyé par l’Allemagne demandant la mise en place, avant le 15 janvier 1917, des mesures suivantes:

– Interdiction de faire appel au travail des prisonniers de guerre à moins de 30 kms du front.

– Autorisation pour ces prisonniers de correspondre par la voie postale avec l’Allemagne.

– Obligation d’indiquer les noms des camps où ils sont internés.

Faute de réponse de la France, les Allemands ont donc rassemblé, à partir du 15 janvier 1917, des prisonniers français et les ont entassés dans le camp dit « des représailles », sur le front côté allemand, à 500 mètres du bois des Caures, battu par les obus français.

La suite sur http://lissey.e-monsite.com/pages/histoire/la-grande-guerre/flabas-et-le-camp-des-repreailles.html