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1258/12 janvier 1918

Création du 21 ème régiment de chasseurs avec des Tchéquoslovaques

En décembre, le gouvernement français consentit à la création d’une légion tchécoslovaque en France et, dès le 12 janvier 1918, on forma, à Cognac, le 21° régiment de chasseurs sous l’autorité du maréchal Foch. On y incorpora les volontaires qui servaient déjà dans la Légion Etrangère. Peu de temps après, le 20 mai 1918, un 22° régiment de chasseurs tchécoslovaques fut formé à Jarnac. Le 30 juin 1918 le président Poincaré accueillait Edouard Bénès à Darney et proclamait le droit à l’indépendance des Tchèques et des Slovaques devant les soldats désormais réunis au sein de la brigade tchécoslovaque nouvellement créée. On remit ce jour-là au 21° régiment tchécoslovaque le drapeau rouge et blanc offert par la ville de Paris, réalisé d’après une proposition du peintre Frantisek Kupka. Les soldats prêtèrent solennellement serment devant le président de la République française puis furent envoyés au front. Le 21° régiment reçut le baptême du feu à Terron, le 22°, non loin de là, à Vouziers, sur le front de l’Aisne. A la fin de la guerre, le 3 décembre 1918, on forma à Cognac un 23° régiment de chasseurs tchécoslovaques puis un 24 °, le 18 janvier 1919. Une cinquième division tchécoslovaque succéda ainsi à la brigade de 1917. Ce qui donna naissance, à une armée nombreuse qui, en dépit de débuts modestes mais déterminés, joua un rôle décisif dans la création d’un Etat tchécoslovaque indépendant. La date du 30 juin est restée jusqu’à aujourd’hui la fête officielle de l’armée de la République tchèque en souvenir du serment de Darney.

source: https://www.rota-nazdar-france.com/about

Des Valenciennois otages en Lithuanie

Arrivés le 12 janvier 1918, 160 otages (dont 17 prêtres sur les 52) partent pour Jewie le 18. Il leur faut bien entendu regagner la gare de Zosle, d’où le train les conduit en une heure à celle de Jewie. De là ils marchent 15 minutes jusqu’à une église orthodoxe, qui -dit Ferré- a subi le bombardement (lors de l’offensive germano-russe).

source: http://civils19141918.canalblog.com/archives/2012/12/09/35349428.html

Parution de l’Europe nouvelle

Agrégée de Lettres, infirmière pendant la guerre, Louise Weiss crée en 1918 une revue de politique française et internationale, L’Europe nouvelle, destinée à l’élite dirigeante de tous les pays. L’Europe Nouvelle étudie les conditions de la vie politique, économique et sociale de l’Europe. Elle publie des textes des grands traités internationaux et les comptes rendus des sessions de la Société des Nations à Genève.

Comme Aristide Briand, Louise Weiss est persuadée de la nécessité d’une réconciliation franco-allemande et d’une union européenne pour garantir la paix sur le continent.

Louise Weiss, que l’on peut surnommer la « grand-mère de l’Europe » (Jean Garrigues, Penser et construire l’Europe, 2007), a lutté toute sa vie pour une Europe plus unie et plus pacifique. Le premier numéro de L’Europe nouvelle paraît le 12 janvier 1918. La revue plaide pour la paix et pour l’entente entre les pays du vieux continent. Durant les années vingt, les plus grands responsables politiques, les plus grandes plumes écrivent dans une revue qui est lue par l’élite dirigeante des pays européens. Elle participe donc à la diffusion de l’idée d’Europe, à la recherche d’une paix juste avec l’Allemagne, et d’une organisation internationale puissante capable d’imposer la paix.

Source: https://www.reseau-canope.fr/cndpfileadmin/pour-memoire/larmistice-du-11-novembre-1918/1918-une-europe-bouleversee/pacifisme-et-idee-europeenne/

Journal du samedi 12 janvier 1918

En Argonne, vers les Courtes-Chausses et dans les Vosges (région de Blemerey) nos détachements ont fait des incursions dans les lignes ennemies et ramené des prisonniers.
La lutte d’artillerie a été assez vive par moments vers la région de Beaumont et de Bezonvaux.
Deux avions allemands ont été abattus en combat aérien.
Un régiment de Londres et un régiment de fusiliers ont attaqué sur trois points les tranchées allemandes au sud-est d’Ypres. Ils ont fait subir de nombreuses pertes aux occupants et ramené des prisonniers et des mitrailleuses.
Activité de l’artillerie ennemie au cours de la journée au sud de Bullecourt, à l’ouest de Lens et à l’est d’Ypres.
Grande activité aérienne. Nos alliés ont fait des réglages et pris de nombreux clichés. Des bombes ont été jetées sur les cantonnements et baraquements ennemis. Les pilotes anglais, opérant à faible hauteur, ont attaqué à plusieurs reprises à la mitrailleuse les troupes allemandes dans leurs tranchées.
Quatre appareils ennemis ont été abattus et deux autres contraints d’atterrir, désemparés. Trois avions anglais ne sont pas rentrés.
En Mésopotamie, le terrain est inondé.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/ja18