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1586/6 décembre 1918

L’administration française s’établit en Alsace-Lorraine

Une tâche immense et délicate attend les autorités françaises qui s’installent à Strasbourg, Metz et Colmar au cours des semaines qui suivent l’Armistice du 11 novembre 1918. Le gouvernement et l’administration peuvent toutefois s’appuyer sur les réflexions conduites par différentes instances chargées, depuis 1915, d’étudier le devenir de l’Alsace-Lorraine dans le cas d’une victoire française. Mais à l’automne 1918, l’équipe constituée autour de Clemenceau fait le choix de l’assimilation rapide : nomination de commissaires de la République chargés d’administrer l’ancien Reichsland selon une logique départementale, liquidation des institutions régionales -en particulier du Landtag-, congédiement des fonctionnaires allemands. Cette organisation nouvelle est bien éloignée des recommandations prudentes formulées par la Conférence d’Alsace-Lorraine.

Les alertes répétées émanant de personnalités politiques locales, le mécontentement grandissant de la population parviennent toutefois à dessiller les yeux des fonctionnaires gouvernementaux. La mise en place d’un commissariat général de la République à Strasbourg au printemps 1919 rend compte des orientations nouvelles du gouvernement dans le sens de la déconcentration des pouvoirs et d’une meilleure prise en compte du « fait régional » en Alsace.

source: https://journals.openedition.org/alsace/1951

70 morts dans un train de permissionnaires

 

6 décembre 1918 –  4 h du mat – Entre Luant et Lothiers (36)
Les Permissionnaires

Après 4 ans de guerre, parfois 6 ou 7 ans sous les drapeaux (pour les classes 1911-1913), les hommes épuisés ont hâte de rentrer chez eux. Ils retournent dans leurs casernes et attendent leur tour de permission, en attendant que viennent leur démobilisation.

Les accidents ferroviaires furent hélas nombreux entre
1914-1918 et celui de Saint-Jean-de-Maurienne reste le plus couramment cité. le 12 décembre 1917, 435 soldats partant en permission pour Noël furent tués.

Le Vendredi 6 décembre 1918 – La guerre est finie, deux trains de permissionnaires circulent sur la voie au sud de Châteauroux. A 4 heures du matin, dans le brouillard, le second train vient percuter le premier arrêté près de Lothiers : 70 morts et 151 blessés.

source: http://memorialmoissac.blogspot.com/2015/06/x-comme-xbre-1918.html

Journal du vendredi 6 décembre 1918

Le roi et la reine des Belges, accompagnés de leur fils ainé, sont arrivés à Paris, où ils ont été chaudement acclamés.
La 3e armée américaine, continuant sa marche au sud de la Moselle, a atteint la ligne Berncastel-Malborn-Otzenhausen.
Les Allemands, commençant leurs restitutions, ont remis une somme de 300 millions en or, provenant du trésor russe. Ils ont restitué également des objets d’art. On estime, qu’ils en avaient pris pour 2 milliards.
M. de Romanones a renoncé à former à Madrid un cabinet de coalition. Devant le refus des autres chefs de partis de collaborer avec lui, il a pris la décision de constituer un cabinet purement libéral.
M. Wilson a manifesté l’intention de rester environ six semaines en Europe. Il ira en Angleterre, en Italie, et peut-être en Belgique. Au cours de son voyage à Rome, il irait rendre visite à Benoît XV.
Kurt Eisner semble redevenir en faveur à Munich, après avoir provoqué contre ses actes une vive opposition.
L’Entente a refusé d’adoucir les conditions de l’armistice naval conclu avec l’Allemagne.
La première journée des élections anglaises – celle de la proclamation des candidats qui n’ont pas de concurrents – a donné soixante-quatre élus à la coalition libérale-conservatrice, c’est-à-dire gouvernementale; quatre au parti Asquith, douze aux travaillistes et vingt-quatre aux Sinn Feiners d’Irlande.
Les troupes franco-anglaises ont été chaleureusement accueillies à Bucarest.
Charles 1er aurait manifesté le désir d’être candidat à la Constituante autrichienne.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/decembre18.html

1271/25 janvier 1918: Renault pense à un véhicule pour l’agriculture

Essai de la voiture -canon

Le premier affût chenillé automoteur de 1917 porte un canon de 120mm, trop peu puissant pour le poids total de l’engin. Il est remplacé par un couple de véhicules « indissoluble comme Nénette et Rintintin » : une voiture-caisson pourvue d’un groupe électrogène et d’une transmission pétroléo-électrique Crochat-Collardeau, qui fournit l’énergie à une voiture-canonarmée d’une bouche à feu de gros calibre. En mouvement, les deux véhicules sont reliés, soit sur route au moyen d’une barre rigide de liaison et d’un câble d’alimentation électrique, soit en tous terrains par le seul câble qui autorise une certaine autonomie de déplacement. Après mise en batterie de la voiture-canon, les véhicules sont séparés. La voiture-caisson se tient à proximité pour assurer l’approvisionnement en munitions de la pièce. En cas de besoin elle se complète en munitions auprès de l’échelon situé près d’une voie de circulation.

Les premiers essais de Roye-Lassigny du 19 au 25 janvier 1918 portent sur les voitures désarmées. Le rapport du 25 janvier 1918 est favorable : « Le matériel se comporte admirablement en tous terrains… Muni de roues caoutchoutées pour la route, trop longues à enlever, voie trop large avec roues, les chenilles n’abîment pas la route ». il préconise de « faire exécuter des essais sérieux aux armées ».

source: http://basart.artillerie.asso.fr/article.php3?id_article=1310

(Aviation) Création de l’escadrille 160

Créée le 25 janvier 1918 sous le commandement du lieutenant Bares, par dédoublement de l’escadrille 96, l’escadrille 160 fut tout d’abord équipée de Nieuport de chasse d’où sa dénomination N.160. Affectée comme escadrille de chasse à la IIème armée, cette unité stationna sur le terrain de Brabant-le-roi dans la Meuse jusqu’en août 1918. Dans l’intervalle, elle avait été transformée sur Morane Saulnier type AI et rebaptisée MS.160. En mai, elle passa sur SPAD S.VII et S.XIII et devint SPA.160. Cette escadrille ne prit part à aucune des batailles défensives sur le front occidental entre mars et juillet 1918. Demeurant dans le secteur de Verdun, elle y mena des missions de réglages de tirs et de reconnaissances, non sans perdre plusieurs pilotes au cours de combats difficiles avec l’aviation allemande.

source: http://memorial.flight.free.fr/MoraneAI.html

Ils ont dépouillé les Poilus

Le 25 janvier 1918, un attroupement se forme dans la rue du Chaudronnier. Là, dans un vieux puits abandonné jouxtant la maison d’un nommé Robert Moreau, un sac vient d’être trouvé. A l’intérieur, on découvre du courrier. Quelques minutes plus tard, ce sont près de quinze sacs et plusieurs milliers de lettres datant pour la plus ancienne de décembre 1916 qui sont extraites de l’orifice. Aussitôt, les autorités sont prévenues. Elles ne mettent pas longtemps à faire le lien entre cette découverte et les nombreuses plaintes déposées depuis plusieurs mois. Elles savaient qu’un voleur de lettres sévissait entre Niort et le front. Elles pensaient que le bandit procédait plus en aval. Elles se sont lourdement trompées. Désormais c’est à Niort qu’il faut chercher celui dérobait l’argent envoyé aux poilus.

Un mandat d’arrêt national

Dans les Deux-Sèvres, l’affaire fait grand bruit. La population est scandalisée par la l’immoralité du forfait. Les enquêteurs vont rapidement atténuer le mécontentement légitime des Niortais. En interrogeant les habitants de la rue du chaudronnier, le juge d’instruction et ses hommes apprennent qu’un employé des postes, Robert Moreau, vient tout juste de déménager. Une perquisition est ordonnée à son domicile. Au 32 de la même rue, à quelques mètres du puits, les hommes de loi découvrent des mandats soigneusement conservés et quelques dizaines de lettres. Aussitôt un mandat d’arrêt est lancé dans toute la France. Quelques jours plus tard, l’individu de 22 ans est appréhendé à Hazebrouck. Le mardi 29 janvier 1918, les Niortais découvrent le prévenu. Le journal Le Mémorial des Deux-Sèvres parle d’ « un jeune voleur à l’aspect lamentable » paraissant « porter un fardeau.[1] »

20 000 francs en quatorze mois

Cinq mois plus tard, le 25 juin 1918, Robert Moreau est traduit devant la cour d’assises des Deux-Sèvres. L’ancien postier doit répondre du vol de 63 458 lettres qui lui aurait permis de toucher plusieurs milliers de francs. Une fortune pour le jeune réformé. Mais sur le banc des accusés, Robert Moreau n’est pas seul. Louise Fleuret, sa maîtresse de six ans son aînée, doit répondre du même crime.  Le procès permet d’en savoir plus sur les prévenus. Le président dresse le portrait d’un garçon intelligent qui avait terminé dixième sur deux mille au concours des Postes. En 1916, sa vie jusqu’alors très morale, bascule. Il rencontre Louise Fleuret dont il tombe éperdument amoureux. Prêt à tout pour séduire sa belle à la moralité douteuse, il entame sa carrière de voleur au bureau de tri de la gare de Niort. Il dépense ainsi plus de 20. 000 francs en quatorze mois. « Oui. Je prenais des paquets de lettres que je dissimulais sous ma blouse de bureau ; je les plaçais ensuite dans le placard qui me servait de vestiaire dans une pièce voisine de la salle ou je travaillais et je les emportaient chez moi enveloppées dans un journal ou enfermées dans un petit sac en cuir. [2]» S’il reconnaît le crime, il met hors de cause sa compagne, contrairement à son interrogatoire du 15 février. Lors de l’instruction,  Robert Moreau avait expliqué que Louise Fleuret ouvrait les lettres et l’aidait à descendre les sacs pesant plus de cinquante kilos au fond du jardin. Au procès, cette dernière nie les faits. Après deux jours de procès, Robert Moreau et  Louise Fleuret sont reconnus coupables. Ils écopent respectivement de dix et huit années de bagne. Dans cette histoire sordide, les deux amoureux ont été les seuls reconnus coupables. La justice ne s’est pas intéressée aux supérieurs de Robert Moreau, inquiets de son train de vie et qui lui ont accordés une mutation précipitée à Hazebrouck début janvier 1918.

source: http://oliviergoudeau.com/ils-ont-depouille-les-poilus-niort-1918/

Renault pense à un véhicule pour l’agriculture

Durant cette longue guerre, le manque de main d’œuvre et la réquisition des chevaux ont mis à mal l’agriculture ; dès 1917 Louis Renault pense à la mécanisation du travail de la terre comme en témoigne cette photo datée du 25 janvier 1918.

source: http://www.atr-agri.com/renault_histo1_f.php

Journal du vendredi 25 janvier 1918 à travers Le Miroir

Un coup de main nous a permis de faire des prisoniers à l’est d’Auberive.
Actions d’artillerie assez vives dans 1a région de Maisons-de-Champagne et dans le secteur d’Avocourt.
Fonck a abattu son vingtième appareil ennemi.
Sur le front italien, nos alliés ont envoyé des groupes explorer avec profit les lignes adverses, entre les pentes sud-est du mont Spinoncia et la rive droite de la Piave.
Ils ont capturé du matériel divers dans la vallée de l’Onic. Par un coup de main bien réussi, au sud de Quero, un détachement français a ramené des prisonniers et une mitrailleuse.
Entre Nervesa et le Ponte della Priula, les patrouilles italiennes ont maintenu à distance celles de l’adversaire. Tout le long du front ont eut lieu des échanges de tirs d’artillerie, par moments plus intenses dans les vallées de l’Adige et de la Brenta et sur quelques secteurs des deux rives de la Piave.
Le comte Czernin, ministre des Affaires étrangères d’Autriche-Hongrie, a prononcé un important discours, en réponse à M. Wilson à la commission de la Délégation autrichienne, et le comte Hertling, chancelier allemand, a, de son côté, prononcé un discours à la commission principale du Reichstag.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/ja18

Profanation des tombes musulmanes de 14-18 à Notre-Dame-de-Lorette: abandon des poursuites requis

A lire sur le site de France 3 Nord-Pas de Calais

Le parquet a requis jeudi l’abandon des poursuites à l’encontre de deux jeunes gens qui comparaissaient devant le tribunal correctionnel d’Arras pour la profanation de 148 tombes du carré musulman du cimetière national de Notre-Dame-de-Lorette (Pas-de-Calais), en avril 2008.

Le jugement a été mis en délibéré au 8 janvier.

http://france3-regions.francetvinfo.fr/nord-pas-de-calais/2014/12/04/profanation-des-tombes-musulmanes-de-14-18-notre-dame-de-lorette-abandon-des-poursuites-requis-606314.html

 

Nice: un monument aux morts de 14-18 vandalisé

A lire sur le blog : le plus du nouvel observateur

Dans la nuit de samedi à dimanche, des individus on vandalisé un monument en hommage aux victimes de la Première Guerre mondiale, dans le quartier de l’Ariane, à Nice (Alpes-Maritimes).

http://tianplus.blogs.nouvelobs.com/archive/2014/09/01/nice-un-monument-aux-morts-de-la-guerre-14-18-vandalise-540779.html