Archives du mot-clé femmes

1043/11 juin: le Général Franchet d’Esperey décore l’as de l’aviation Guynemer

Constantin Ier de Grèce se soumet à l’ultimatum de Jonnart

A la fin du mois de V 1917 les Alliés exigent de la Grèce des garanties pour à la sécurité de l’armée d’ Orient, à Thessaloniki depuis le 5 X 1916, bombardée par l’aviation allemande en XII 1916. Les Bulgares ont repris la Macédoine orientale et emprisonné l’armée grecque de Kavala. En août 1916, Vénizélos a créé le Comité de Défense nationale, et s’est rangé au côté de l’ Entente. 40 000 soldats grecs et 11 navires de guerre sont mis à la disposition du méprisant général Sarrail, et sont engagés, mais sous les ordres de Anglo-Français. Le sud du pays est soumis au blocus allié, il y a des heurts sanglants à Athènes, ce qui accroît la haine e l’ Entente contre le roi.

source: http://www.info-grece.com/forums/11-juin-1917-constantin-ier-de-grece-se-soumet-a-l-ultimatum-de-jonnart

(vidéo) Repos le samedi après-midi pour les femmes des usines de filature

La loi du 11 juin 1917 impose pour la durée de la guerre la « semaine anglaise », le repos le samedi après midi en complément du dimanche pour les femmes des usines de filature. Mais le terme « Anglaise » est plus ancien et vient de 1854 où une loi impose dans l’ Angleterre Victorienne le repos du samedi après midi aux ouvriers qui eux préféraient le lundi et les « pubs ».

http://jardindhistoire.blogspot.fr/2012/03/la-semaine-anglaise.html

vidéo: http://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/carriere/vie-professionnelle/emploi-des-femmes/les-midinettes-ces-femmes-qui-ont-lutte-pour-le-repos-le-week-end_2071765.html

Aviation: Le Général Franchet d’Esperey décore l’as de l’aviation française, Guynemer

Guynemer est nommé capitaine et reçoit le 11 juin 1917, à l’âge de 22 ans, la croix d’officier de la Légion d’honneur. Au cours de l’été 1917, l’escadrille des Cigognes est envoyée dans les Flandres. Guynemer fut abattu en vol à bord de son « Vieux Charles », le 11 septembre 1917, par le lieutenant allemand Wiseman, alors qu’il réalisait une mission au dessus de Poelkapelle (Belgique). Le mauvais temps et les bombardements empêcheront de retrouver toute trace de l’avion et du corps du pilote. René Fonck, autre héros de l’aviation militaire française (75 victoires homologuées), abattra Wiseman 21 jours plus tard.

source: http://fresques.ina.fr/jalons/fiche-media/InaEdu04513/le-general-franchet-d-esperey-decore-l-as-de-l-aviation-francaise-guynemer-de-la-croix-de-la-legion-d-honneur-muet.html

Carnet du lundi 11 juin 1917 à travers Le Miroir

Actions d’artillerie courtes et violentes sur divers points du front, notamment dans la région de Craonne-Chevreux.
Des reconnaissances ennemies ont tenté d’aborder nos lignes vers le Monument d’Hurtebise, au nord-est de Prunay, et sur les deux lignes de la Meuse, au Mort-Homme et au bois des Caurières. Aucune de ses tentatives n’a donné de résultat.
De notre côté, nous avons exécuté un coup de main sur la rive gauche de la Moselle, dans la région du chemin de fer de Thiaucourt. Nos détachements, pénétrant dans la tranchée adverse, sur plusieurs points, ont infligé des pertes sérieuses à l’ennemi, détruit des abris, et ramené une vingtaine de prisonniers.
Du 1er au 7 juin, notre aviation a livré de nombreux combats et abattu 21 avions ennemis dont la chute a été constatée et 2 ballons captifs, qui sont tombés en flammes.
Les Anglais ont effectué une nouvelle progression sur un certain nombre de points du front de bataille au sud d’Ypres. Des coups de main, exécutés avec succès au sud-est d’Epéhy, au sud d’Armentières et au nord-est d’Ypres, leur ont permis de faire 17 prisonniers.
Canonnade sur le front de Macédoine.
M. Garcia Prieto, président du conseil espagnol, a offert sa démission au roi Alphonse XIII.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin17.html

1027/26 mai 1917: Gabriel aux Bois des buttes près de Craonne

Parution du Rire rouge

En Champagne

source: http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/rire_rouge1917/0249?sid=733553bc14666a3a587627025c28b993

Les grèves continuent à Paris

Guerre 1914-1918. Les grèves à Paris, fin mai 1917, au sujet de la semaine anglaise et contre la vie chère. Les employées de la Société Générale réunies place de l’Opéra avant de se diriger vers la Bourse du Travail. Photographie parue dans le journal « Excelsior » du samedi 26 mai 1917.

Guerre 1914-1918. Les grèves à Paris, fin mai 1917, au sujet de la semaine anglaise et contre la vie chère. Les employées de la Société Générale réunies place de l’Opéra avant de se diriger vers la Bourse du Travail. Photographie parue dans le journal « Excelsior » du samedi 26 mai 1917.

© Excelsior – L’Equipe / Roger-Viollet

Gabriel aux Bois des buttes près de Craonne

Des camarades au Bois des Buttes (vue 1) ; devant l’entrée d’une sape

Le 4 mai, Gabriel est dans son dépôt à Orléans et se prépare à partir le lendemain au front. En arrivant au Bois des Buttes près de Craonne dans l’Aisne, il est assez impressionné par ce qu’il voit « Oh, quel spectacle ! Chers parents, je vous enverrai mes photos.  » (14 mai). Il loge dans une sape (sorte de tranchées creusées sous terre) et passe ses journées dans sa batterie. Pour lui, le plus dur est le manque d’hygiène et le fait de devoir garder ses vêtements tous les jours (vues 14-16).

Sa batterie bombarde les lignes allemandes :  » nous tirions par rafales, j’ai fait le chargeur. Il faut être vif et habile pour s’écarter du recul de la culasse et du renvoi de la douille  » (23 mai). Il décrit aussi son poste de tir :  » un groupe comprend quatre batteries soit seize canons, quatre par batteries « . Il doit souvent porter un masque à gaz à cause des obus à gaz allemands et trouve cela inconfortable pour écrire.
Il commente ses photographies :  » la petite colline que vous voyez dans certaines vues est le fameux Bois des Buttes percé de trois tunnels, du haut duquel nous pouvons voir Laon et le Chemin des Dames dont on parle tant  » (23 mai). Fin mai, il s’étonne du manque de réactions des Allemands, qui ne répondent pas à leurs tirs et pense que ces derniers préparent une offensive. Le moral des troupes est bas et à son goût, il entend trop souvent l’Internationale (31 mai). Le 3 juin, il reçoit l’ordre d’assurer la liaison entre le commandant et le colonel qui est à Pontavert (Aisne) ; surpris en chemin entre des tirs croisés, il se retrouve coincé dans les boyaux sous des feux, s’en sortant miraculeusement en se cachant dans une sape. Les Allemands sont de nouveau très actifs par leur artillerie et leur aviation.

source: http://recherche-archives.vendee.fr/archives/fonds/FRAD085_1Num416

Journal du samedi 26 mai 1917 à travers Le Miroir

A la suite d’un bombardement très violent de nos tranchées, au nord-ouest de Braye-en-Laonnois, les Allemands ont lancé trois fortes colonnes à l’assaut d’un saillant de notre ligne, dans le secteur du Panthéon, au nord du chemin des Dames. Malgré des pertes sanglantes, ils ont réussi, après plusieurs tentatives, à prendre pied en quelques points de nos tranchées avancées. Des contre-attaques immédiatement déclanchées, nous ont permis de reprendre la plupart des éléments conquis par l’ennemi. Nous avons fait, au cours de ces contre-attaques, 55 prisonniers et pris 2 mitrailleuses.
Au cours de l’attaque du 22 sur le plateau de Vauclerc, nos troupes ont capturé 3 canons de campagne.
Dans la région de Chevreux, l’ennemi a réagi seulement par son artillerie sur les positions conquises par nous.
Il se confirme que ses pertes ont été très lourdes au cours de cette attaque et 2 bataillons ont été presque entièrement anéantis. Nos pertes ont été inférieures au chiffre de prisonniers que nous avons faits en cette action, et qui s’élève a une trentaine.
En Argonne, nous avons réussi un coup de main près de la Fille-Morte.
Les Italiens ont élargi leurs succès du Carso, conquis de nouvelles cotes, repoussé des contre-attaques et porté à 10245, dont 316 officiers, le chiffre de leurs prisonniers.
La Chambre des Députés a discuté, en comité secret, la question de la guerre sous-marine au sujet de laquelle M. Lloyd George a fait, à Londres, une déclaration rassurante.

Le « Chemin des Dames » Bibliographie sur la 2e bataille de l’Aisne 1917 (ordre chronologique de publication)

« En marge des communiqués. La Prise de Cour-Soupir », Echo de Paris, 26 avril 17 Article cité par Palat

Charles Benoist, « Chronique de la Quinzaine », Revue des Deux Mondes, 1er mai 1917. Résultats qui « parurent d’abord médiocres au gré de notre impatience. Au gré aussi de notre ignorance… ». « Là semble d’arrêter, pour l’instant, ce qu’on appelle déjà la « bataille de France » » (232).

R.H., « Réflexions sur la discipline militaire », Revue de métaphysique et de morale, mai 1917

Capitaine X, « l’offensive du 16 avril 1917 entre Reims et Soissons (notes d’un témoin militaire) », L’Illustration, 5 mai 1917

Article cité par Palat pour raconter la prise de Loivre par la 14e DI.
Attaque du 44e RI (non cité, bien sûr) avec mention de la prise de Berméricourt par le 35e RI (très proche du récit de Charles Delvert, 1920)

« À l’assaut du Chemin des Dames », Écho de Paris, 5 mai 1917
Article cité par Palat. PREMIÈRE RÉDUCTION DE LA BATAILLE AU CHEMIN DES DAMES ?

« Les falaises de l’Aisne. La prise des trois éperons : les Grinons, le mont Sapin et le bois des Gouttes d’or » », L’Illustration, 12 mai 1917

Article cité par Palat pour raconter l’attaque du Balcon et des Gouttes d’or.
Attaque de tout le 6e CA (127e DI pour les Grinons et le mont Sapin, 56e DI pour les Gouttes d’Or).

Charles Benoist, « Chronique », R2M, 15 mai 1917
« En quelques jours, d’un succès inachevé nous avons fait un insuccès » (cité par Palat)

Capitaine X, « La Prise de Loivre (récit d’un témoin militaire) », L’Illustration, 19 mai 1917 Article cité par Palat.
Attaque du 133e RI, 41e DI.

G.D., « les débuts des chars d’assaut », L’Illustration, 26 mai 1917 2 pages avec photos et texte

Charles Benoist, « Chronique de la Quinzaine », Revue des Deux Mondes, 1er juin 1917 Offensives à vastes objectifs comme le 16 avril, à objectifs limités comme celle d’hier [20 mai à Moronvilliers], ou defensive active dans l’intervalle : « suite de succès continus qui ne forme en réalité que le développement d’un même succès »… D’où la nécessité de ne pas opposer deux périodes, deux méthodes, deux fortunes : derrière les changements de personnes « subsiste et s’affirme en permanence l’unité de pensée et d’action ».

« Les territoriaux bretons en Champagne », Bulletin des armées, juin 1917 Article cité par Palat pour faire de récit de la bataille des Monts.

Général Percin, « Les principes de la guerre ont-ils changé ? », Grande Revue, juin 1917
Selon J. Vic, conclut que non et qu’il faut continuer à attaquer. Participe d’une polémique sur la « guerre nouvelle » (livre de Georges Blanchon chez Armand Colin en 1916)

« Les Tanks dans le combat (à l’attaque du 5 mai) », L’Illustration, 2 juin 1917 Art. cité par Palat.
1 page avec une photo accompagnant le texte.

« Les Cuirassiers à pieds au moulin de Laffaux (5 et 6 mai) », L’Illustration, 16 juin 1917 Article cité par Palat

H., « un régiment à la bataille de l’Aisne », L’Illustration, 16 juin 1917
Auteur a rencontré des soldats permissionaires. Colonel Le Hagre, régiment du Nord [= 110e RI, 2e DI]. Pour eux « la Somme était moins dure ». Avance à l’Est de Corbeny. Mort de deux prètres dans le Régiment : abbé d’Anthenès et « petit basque » Lacroutzet. Raconte des morts d’oficiers.

« La Prise du bois des Buttes et de la Ville-aux-Bois », L’Illustration, 23 juin 1917 Article cité par Palat (concerne le 31e RI).

X, « Sur le plateau de Craonne. La journée du 3 juin (notes d’un témoin militaire) », L’Illustration, 30 juin 1917.
Attaque ennemie repoussée sur les plateaux de Californie et des Casemates par les 66e et 36e DI. Pour la seconde, exactement le même esprit que l’article de la Revue hebdomadaire : basque qui lancent la grenade comme la pelote.

« Histoires de grenadiers : plateau de Vauclerc (mai 1917) », notes d’un témoin militaire, Revue hebdomadaire, n°26, 30 juin 1917, pp. 686-692.

BNF : microfilm M-890
Considérations générales sur le grenadier.
Parle d’un régiment de Gascogne, pays Basque et Béarn, pour qui « la grenade est une autre espèce de pelote ». Episodes de combats singuliers, de preux qui vengent les naïfs tués par les méchants boches…
Raconte la prise du Wald-Tunnel à l’attaque du 5 mai.
300 grenadiers qui se rendent à une escouade (celle des valeureux grenadiers évoqués). Et la ruse du malin Sauvaget qui à miné le moral des Allemands de l’intérieur….
Peut-être soldats du 249e RI de Bayonne, 35e DI (éléments qui attaquent le Wald-Tunnel le 5 mai avec le 123e RI de la même division, mais lui de La Rochelle…).

XXX, « La bataille de l’Aisne et de Champagne, 16 avril-16 mai 1917 », Revue de Paris, 1er juillet 1917, p. 69
BNF : microfilm M-17000
Entreprise de transformation de l’échec en succès. Procédé de mise en contradiction des sources allemandes (presse notamment) avec la « réalité » et neutralisation du décalage entre les objectifs et les résultats. Mise en avant particulière de l’attaque de la 127e DI le 16 avril, et passe plus rapidement sur le reste.

« Un témoin », « La conquête du massif de Moronvilliers (17 avril-20 mai 1917) », L’Illustration, 4 août 1917, pp. 115-134.

Cité par Palat pour faire le récit de la bataille des monts.
Numéro spécial entier sur la prise du massif de Moronvilliers selon l’histoire d’Hanotaux. C’est en tout cas un très long article qui fixe le récit de l’épisode pour le ranger parmi les succès des opérations à « objectifs limités » (signé « un témoin » mais du tout le registre du témoignage). Description très précise, régiment par régiment et jour par jour en trois épisodes : 17-20 avril, premier assaut (le 95e RI mis en avant) ; 21 avril-19 mai : progression lente; 20 mai: achèvement de la conquête (le 1er zouaves mis en avant). Gros appareil d’illustrations : cartes, vues cavalières, photos, gravures.

Le Panorama de la Guerre (publication bi-mensuelle illustrée), Tallandier, date ?
Tome 5 couvre la période juillet 1916-juin 1917.
Publication de propagande (un récit unique avec de nombreuses photos et cartes, entrecoupé de reprise de témoignages ou de commentaires publiés ailleurs, dans la presse notamment).

Octave Béliard, « Sur le Chemin des Dames, notes d’un témoin », Lectures pour tous, 1er septembre 1917, pp. 1572-1581
BNF : microfilm 8-Z-14580
Témoignage d’un combattant (« major ») depuis la fin-mars jusqu’à la mi-mai : d’abord devant Laffaux, puis entre Cerny et Ailles du 18-19 avril au début mai.

Presque sûrement la 21e DI, et sans doute le 64e RI.

source:https://www.crid1418.org/doc/bdd_cdd/bibliographie/biblio_cdd.pdf

 

1019/18 mai 1917

Grève des couturières à Paris

18mai 1917 à Paris, grève des midinettes [couturières] : [photographie de presse] / [Agence Rol]

source: http://www.culture-evreux.fr/EXPLOITATION/Default/doc/OAI_1/oai-bnf.fr-gallica-ark–12148-btv1b53003075c/18-mai-1917-a-paris-greve-des-midinettes-couturieres-photographie-de-presse-agence-rol

Une stèle édifiée en souvenir du  18 mai 1917

Cette stèle se trouve au bord du Chemin des Dames entre la ferme de la Royère et celle de Malval.
On peut y lire : « A la mémoire de Jean Roblin mort pour la France à l’âge de 19 ans et de ses camarades du 146ème d’Infanterie tombés avec lui le 18 mai 1917 ».
Jean Roblin était né le 8 septembre 1897 à Sannois (ancienne Seine-et-Oise, aujourd’hui Val d’Oise) et a été tué à l’ennemi au combat d’Ostel.

source: http://www.picardie1418.com/fr/decouvrir/monument-a-la-memoire-de-jean-roblin-chemin-des-dames.php

 

Journal du vendredi 18 mai 1917 à travers Le Miroir

L’ennemi a continué ses contre-attaques dans la région au nord du moulin de Laffaux. Tous les efforts des Allemands pour reprendre le terrain gagné par nos contre-attaques ont échoué. La lutte, très vive en certains points, a tourné partout à notre avantage et a coûté de lourdes pertes à l’ennemi, qui a laissé de nouveaux prisonniers entre nos mains.
Au nord-ouest de Braye-en-Laonnois, trois détachements d’assaut ennemis, qui ont tenté à plusieurs reprises d’aborder nos lignes dans le secteur ferme de la Royère-épine de Chevrigny, ont subi, du fait de nos barrages, des pertes sérieuses sans obtenir aucun résultat.
En Champagne, rencontre de patrouilles dans la région du mont Cornillet.
Les Anglais possèdent la totalité du village de Bullecourt.
Les troupes britanniques ont progressé sur la Strouma et fait des prisonniers. Nos troupes ont enlevé, sur 800 mètres de front, des ouvrages bulgares.
Les Italiens ont rejeté une série de contre-attaques et porté à 4021 le nombre de leurs prisonniers.
Un torpilleur allemand a coulé en mer du Nord.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai17.html

1012/11 mai 1917

Journal du vendredi 11 mai à travers Le Miroir

Au nord-est de Soissons et sur le chemin des Dames, la lutte d’artillerie a été intermittente, sauf dans le secteur de la Royère et au nord de Braye-en-laonnois où les deux artilleries se sont montrées très actives. Nous avons accompli des opérations de détail qui nous ont valu des avantages.
Au nord de Sancy, nous avons enlevé un système de tranchées ennemies et fait une trentaine de prisonniers. Dans le secteur de Chevreux, les Allemands ont essuyé, de nouveau, de nous rejeter des tranchées que nous avons conquises le 8. Leurs attaques ont été brisées par nos barrages et nos feux de mitrailleuses. Nos batteries ont pris sous leurs feux et dispersé des troupes ennemies rassemblées dans cette région.
Canonnade au sud de Moronvilliers ; au nord-ouest de Prosnes, nous avons progressé et fait des prisonniers.
Les Anglais ont avancé leurs lignes sur la rive sud de la Scarpe. L’ennemi a renouvelé ses tentatives à la faveur d’un bombardement sur les positions britanniques de la ligne Hindenburg, à l’est de Bullecourt. Son attaque a échoué. Une autre attaque près de Fresnoy a également échoué.
Six avions allemands ont été abattus, cinq autres forcés d’atterrir. Cinq avions anglais ne sont pas rentrés.
La mission française a reçu un accueil triomphal à New-York.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai17.html

La France offre des ambulances à la Russie

Guerre 1914-1918. « La France offre des autos-ambulances à l’armée russe », le 11 mai 1917 au Grand Palais.

« La France offre des autos-ambulances à l’armée russe », le 11 mai 1917 au Grand Palais.

© Excelsior – L’Equipe / Roger-Viollet

http://www.parisenimages.fr/fr/galerie-collections/72197-52-guerre-1914-1918-france-offre-autos-ambulances-a-larmee-russe-11-mai-1917-au-grand-palais

Torpillage du Madjerda

http://pages14-18.mesdiscussions.net/pages1418/Forum-Pages-d-Histoire-aviation-marine/marine-1914-1918/medjerda-compagnie-navigation-sujet_225_1.htm

source: http://bernardbernadac.monsite-orange.fr/page-56658c187d0d6.html

l’histoire: http://alger-roi.fr/Alger/port/navires/pages/41_depart_medjerda44.htm

L’armée portugaise au combat (11 mai 1917 – 10 avril 1918)

En mai 1917, la zone des opérations du C.E.P. comprenait une vaste région traversée par la rivière la Lys, affluent de l’Escaut. Une immense plaine humide coupée de canaux et de drains qui se transformait en un énorme bourbier à l’occasion des pluies. C’était des terres basses, argileuses où l’eau affleurait. Elle était formée par un couloir entre Arras, à droite, et Armentières à gauche, couloir limité par les hauteurs de l’Artois et par les monts des Flandres ( Kemmel, Mont Noir, Mont Rouge) de 70 à 150 mètres d’altitude.

Le 11 mai 1917, le premier bataillon lusitanien entrait dans les tranchées du secteur à responsabilité portugaise. Le front n’excéda jamais 18 kilomètres. En avril 1918, il était d’environ 11 kilomètres. La limite nord se situait à 3 kilomètres à l’est de Laventie et la limite sud était à 2,5 kilomètres à l’ouest de la Bassée. A l’ouest du front, la limite nord du secteur était constituée par la Lys, et la limite sud était formée par le canal de la Bassée. Le flanc droit portugais était occupé par la 55e division britannique et le flanc gauche par la 40e division (voir la carte du secteur portugais).

Le secteur était organisé en trois lignes de défense désignées A, B et C, d’une profondeur maximum de 2.000 mètres.

La ligne A, ou ligne avancée, était constituée par une tranchée continue tenue en différents points par une garnison réduite. C’était une ligne d’observation protégée du front par trois rangées de fil de fer barbelé de 3 mètres de large et espacées de 10 mètres.

Cette ligne A, ligne de front, serait abandonnée lorsque les bombardements ennemis deviendraient insoutenables. Près de la ligne A existait une ligne d’appui constituée par des postes d’armes automatiques. La ligne de front allemande se trouvait à une distance de 80 à 250 mètres de la ligne de front portugaise. La zone intermédiaire (« no man’s land ») était constituée de cratères remplis de boues et d’eaux nauséabondes creusées par les grenades ou les bombes.

La suite sur http://www.grande-guerre.fr/articles/item/l-armee-portugaise-au-combat-11-mai-1917-10-avril-1918.html

Grève des Midinettes

C’est donc seules que les couturières, les midinettes, de chez Jenny, une grande maison des Champs-Élysées, vont déclencher le vendredi 11 mai 1917 leur première grève.

Au prétexte que le travail se fait rare, on leur annonce qu’elles ne travailleront pas le samedi après-midi et perdront cette demi-journée de salaire. Du chômage technique en somme. D’autant plus révoltant que leurs collègues britanniques, elles, pratiquent déjà la « semaine anglaise » : ne pas travailler le samedi après-midi, tout en étant payées. Une espèce de RTT avant la lettre…

Le nom de midinettes leur vient du dîner pris rapidement à midi car elles logent trop loin pour revenir chez elles et ne sont pas suffisamment fortunées pour se payer un repas au restaurant. De plus, elles disposent de peu de temps pour le repas entre leurs dix heures de travail.

D’abord accueillie avec des sourires un peu patelins, la grève est décidée. On ne veut voir que de jolies filles qui rient, sautent et chantent dans les rues de Paris et qui ne savent pas bien ce qu’elles espèrent obtenir. Erreur ! Car déterminées, elles le sont. Et le patronat ne va pas tarder à s’en apercevoir. L’une après l’autre, les maisons de couture s’engagent dans le mouvement au cri de « Nos 20 sous ! ».

- le lundi 14 mai, les 250 grévistes de chez Jenny sont rejointes par les cinq cents ouvrières de la maison Cheruit, place Vendôme

- le mardi 15 mai, la grève se généralise comme un feu de paille dans les maisons de couture. Deux mille s’élancent en manifestation sur les grands boulevards, en pleine guerre. Le journal L’Humanité en rend compte ainsi « Sur les Grands Boulevards, un long cortège s’avance. Ce sont les midinettes parisiennes aux corsages fleuris de lilas et de muguet ; elles courent, elles sautent, elles chantent, elles rient et pourtant ce n’est ni la sainte-Catherine, ni la mi-Carême. C’est la grève. »

- le mercredi 16, elles se comptent trois mille

Lorsque les usines d’armement et les établissements bancaires sont à leur tour touchés, les patrons sourient déjà beaucoup moins.

Aux alentours du 20 mai, ce sont bien dix mille travailleuses grévistes qui manifestent pour leurs salaires, certes, mais bientôt aussi contre la guerre. Ce n’est plus « Nos 20 sous ! » qu’on entend dans les rues, mais : « Plus d’obus ! ». Car les grévistes n’oublient pas leurs fiancés, leurs pères, leurs frères, sacrifiés sur le front à une logique de guerre qui n’épargne que ses profits. La « grève joyeuse des midinettes », comme l’avaient surnommée les journaux, devient exemplaire, par l’élan qu’elle a suscité.

source: http://www.gauchemip.org/spip.php?article6949

(Aviation) Mort de Edmund Nathanael, « As » allemand de la WW1

Mort en combat aérien de Edmund Nathanael, « As » allemand de la WW1, 15 victoires aériennes au sein de la Jasta 5.
Son Albatros D.V est abattu en flammes au dessus du bois de Bourlon, dans l’Oise, par l’as irlandais William Kennedy-Cochran-Patrick aux commandes de son SPAD XIII du 23 Sqn du RFC. Il est tué.
Il est à noter que René Fonck a, lui aussi, revendiqué cette victoire qui ne lui sera pas attribuée.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/anniversaires-t20304-6000.html

 

Le Brabant wallon avait aussi des « femmes à Boches »

Sur le site de la libre.be

La revue d’Histoire du Chirel lève le voile sur une facette peu connue de 14-18.

C’est une dimension moins connue mais néanmoins interpellante de l’histoire de la Grande Guerre et, oserions-nous écrire, de celle de toutes les guerres puisque la « collaboration horizontale » fut de tous les conflits…

Dans le Brabant aussi, des femmes ont eu des relations sexuelles avec des militaires allemands, plus ou moins (haut) gradés, plus pour de pures raisons de cœur et de sentiments amoureux que de proximité idéologique. Un sujet longtemps considéré comme tabou. L’an dernier à la VUB, l’historienne Gerlinde Swillen a présenté un doctorat sur les enfants nés des amours de soldats allemands de la Seconde Guerre et de femmes d’ici, mais le phénomène fut aussi présent en 14-18.

Des rapports de curés très intéressants…

C’est ce qui ressort d’un mémoire de master réalisé à l’UCL par Laurie de Coster qui a fait la synthèse de ce travail dans la dernière livraison de la « Revue d’Histoire du Brabant wallon » édité par le Comité d’histoire religieuse (le Chirel). Un papier passionnant et non dénué d’émotion sur un sujet difficile car la recherche de documents ne fut pas évidente, touchant à l’intimité des personnes concernées. Laurie de Coster s’en est bien sortie notamment en s’immergeant dans les archives religieuses et les fameux rapports que les curés rédigèrent à la demande de leur hiérarchie. On épinglera aussi une étude pointue, comme de coutume, de Paul Wynants sur la politique nivelloise et les tensions entre catholiques et libéraux

Rens. : Chirel Brabant wallon, chaussée de Bruxelles, 65A, 1300 Wavre; téléphone : 010/23.52.79 .   www.chirel-bw.be

source: http://www.lalibre.be/regions/brabant/le-brabant-wallon-avait-aussi-des-femmes-a-boches-58e14e38cd70812a652f52a0

« Mode 14-18 » : la Grande Guerre a-t-elle vraiment transformé les femmes ?

Par Stéphanie Trouillard sur France 24

Un costume d’infirmière datant de la Première Guerre mondiale exposé à la Bibliothèque Forney.
 Une exposition sur la Grande Guerre à Paris s’éloigne des champs de bataille pour proposer un éclairage sur la mode féminine en 14-18. À travers des documents et des tenues d’époque, elle montre un aspect jusque là peu étudié du conflit.

Ne cherchez pas. Dans la dernière exposition de la Bibliothèque Forney, à Paris, consacrée à la Grande Guerre, il n’y a qu’un seul casque de poilus et c’est très bien comme ça. Dans les vitrines, les visiteurs peuvent découvrir des robes de grands couturiers, des uniformes d’infirmières, ou encore des photos de travailleuses. 

À l’occasion de sa réouverture, ce lieu consacré à l’histoire des arts graphiques et des métiers d’arts a décidé de se pencher sur l’histoire de la mode et des femmes au cours de la Première Guerre mondiale. « Dans les livres d’histoire, il est écrit que la mode s’est arrêtée en 1914 et a repris en 1918. Pourtant, quand on consulte les archives, on voit que ce n’est pas vrai du tout et qu’elle n’a pas périclitée à cette période. Le sujet est riche et dense, mais rien n’avait été fait sur la France à cette période », explique Maude Bass-Krueger, l’une des deux commissaires de l’exposition.

Jusqu’au 17 juin Bibliothèque Forney – 
1, rue du figuier
75004 Paris 4
En savoir plus sur https://www.sortiraparis.com/arts-culture/exposition/articles/137643-expo-mode-femmes-14-18-a-la-bibliotheque-forney#4sHS1Gal2YzZmMZ5.99

http://www.france24.com/fr/20170325-france-exposition-mode-14-18-premiere-guerre-mondiale-femmes-histoire-vetements

 

968/journal du 28 mars 1917

Photo d’une ouvrière du Métropolitain

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28 mars 1917, une ouvrière employée aux ateliers du Métropolitain de la rue des Maraîchers Paris, Photo: Jacques Moreau

source: https://fr.pinterest.com/pin/196258496235727457/activity/saved/

Le front raconté par Olivar Asselin à son fils

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28 mars 1917, dans les tranchées : « Au moment où tu recevras cette lettre, j’aurai peut-être été tué. La Providence, malgré les misères qu’elle ne m’a pas ménagées, fut toujours bonne pour moi, ta chère maman peut te le dire; mais cette fois ce sont vraiment les favorisés qui s’en tireront. Apprenez à vous passer de moi. Si je meurs, ne me regrettez pas. »

http://archivesdemontreal.com/2014/09/03/chronique-montreal-et-la-grande-guerre-le-front-conte-par-olivar-asselin-a-son-jeune-fils-2e-dune-serie-de-6/

Journal de guerre du mercredi 28 mars 1917 à travers Le Miroir

Entre Somme et Oise, l’artillerie ennemie violemment contrebattue par la nôtre a bombardé nos positions sur le front Roupy-Essigny-Benay. Toutes les tentatives d’attaques des Allemands ont été arrêtées net par nos feux.
Au sud de l’Oise, nos troupes ont poursuivi leur progression. Elles ont d’abord enlevé au cours d’une brillante opération Coucy-le-Château, puis toute la basse forêt de Coucy, ainsi que les villages de Petit-Parisis, de Verneuil, de Coucy-la-Ville ont été occupés par elles. Nos éléments avancés ont atteint, en quelques points, les lisières ouest de la forêt de Saint-Gobain et la haute forêt de Coucy. Nos pertes ont été légères dans l’ensemble.
Au nord de Soissons, nous avons enlevé une ferme au nord-ouest de Margival, puis réalisé des progrès au delà de Neuville-sur-Margival et de Leuilly.
En Argonne, nous avons réussi deux coups de main dans les secteurs du Four-de-Paris et de Bolante.
Canonnade violente sur les deux rives de la Meuse au nord de Verdun.
Les Anglais ont occupé les villages de Longavesnes, Liéramont et Equancourt; ils ont fait des prisonniers. Ils ont infligé un échec à l’ennemi près de Beaumetz-lès-Cambrai.
Les Russes ont reculé sur la Chava au sud-est de Baranovitchi.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mars17.html

LA CARTE POSTALE DU JOUR

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