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1325/20 mars 1918: Tours: des femmes en grève

Tours: des femmes en grève

Le 20 mars à 20h, 2 000 femmes sont réunies salle du Manège, réclamant l’indemnité de vie chère qui leur avait été promise depuis le 1er janvier. Les ouvrières votent la grève pour le lendemain matin. Le secrétaire de la Bourse du travail obtient du maire de Tours que la salle du Manège puisse être utilisée pour y faire un « contrôle des grévistes » — ce qui consiste à dénombrer, parmi les personnes présentes, lesquelles sont effectivement en grève et lesquelles sont venues soutenir les grévistes ou simplement s’informer.

Ainsi, le 21 mars, on obtient les comptages suivants :

  • au Magasin Régional, situé place Velpeau, 230 ouvrières en grève sur 318 ;
  • au centre de tannage de la rue Mirabeau, 162 ouvrières en grève sur 164 ;
  • aux ateliers de la rue Victor Hugo, 275 grévistes, soit la presque totalité des ouvrières ;
  • aux établissement Defressines, quai de la Poissonnerie [13], 287 grévistes (144 ont rapidement repris le travail, apparemment après que deux agents de police en tenue se soient pointés, envoyés par le commissaire Poirier).

Comme en juin 1917, les ouvrières réclament le passage à la semaine anglaise. Le 21 mars à 13 heures, un piquet de grève quai de la Poisssonerie réunit 600 personnes. Le maintien de l’ordre est assuré par des agents de police, aidés par des soldats américains. Place Velpeau, environ 80 ouvrières sont réunies.

A 14 heures, une nouvelle réunion salle du Manège réunit 1 000 ouvrières. Vers 16h, une délégation se rend au Grand Commandement, où le général commandant le 9e Corps d’armée répond qu’il ne voit pas d’inconvénient à l’acceptation des revendications, mais qu’il doit en référer à Paris. Le soir, 2 000 personnes sont réunies à nouveau salle du Manège. La grève est reconduite pour le lendemain. Une augmentation de 1,50 franc par jour aurait été accordée, mais les grévistes réclament que la mesure s’applique rétroactivement à compter du 1er janvier 1918.

Bien évidemment, pas un mot dans la presse bourgeoise. Dans la chronique locale de cette journée, La Touraine Républicaine se contente de gloser sur le vol d’une bicyclette dans le centre de Tours.

source: https://larotative.info/1917-1918-les-ouvrieres-1886.html

Journal du mercredi 20 mars 1918

Dans la région de Reims, un de nos détachements a pénétré dans les lignes ennemies sur une profondeur d’un kilomètre, détruit de nombreux abris occupés et ramené neuf prisonniers.
Après une brusque préparation d’artillerie, l’ennemi a exécuté, au nord-est de Sillery, un coup de main, qui s’est brisé sous nos feux.
Sur la rive droite de la Meuse, violente lutte d’artillerie, en particulier, dans la région de la cote 344. Pas d’action d’infanterie.
Des coups de main exécutés par les troupes anglaises vers Villers-Guislain, la Vacquerie et bois Grenier, leur ont permis de faire un certain nombre de prisonniers.
Les Portugais ont ramené des prisonniers et deux mitrailleuses à la suite d’un raid sur les tranchées allemandes, à l’est de Neuve-Chapelle. Trois tentatives de coups de main, effectuées par l’ennemi à Fleurbaix et bois Grenier, ont échoué avec pertes pour les assaillants.
Grande activité de l’artillerie allemande sur les zones avant et arrière du secteur d’Ypres.
Sur le front italien, actions d’artillerie intermittentes le long du front montagneux et dans la plaine, depuis Zenson jusqu’à la mer.
Sept avions ennemis ont été abattus: deux par les Italiens, deux par les Français et trois par les Anglais. Un dirigeable italien a bombardé les voies ferrées ennemies dans le val Lagarina.

Le 63 ème RI au sud de Reims

source: http://www.faurillon.com/reims.html#top

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1319/14 mars 1918:  les ouvrières tourangelles en grève

 Les ouvrières tourangelles en grève

Le 14 mars 1918, le commissaire Poirier adresse un nouveau rapport au maire, signalant « qu’un mouvement existe dans le personnel des ouvrières de l’habillement militaire ». La veille, « 500 femmes se sont réunies à la Bourse du travail  », provenant du Magasin régional, des ateliers de la rue Jehan Foucquet et de la rue Giraudeau, ou femmes travaillant à domicile.

Ces femmes réclament le rappel à la date du 1er juin de l’application du salaire minimum basé à 4 francs, et le versement d’une indemnité de vie chère de 1,50 franc. Leurs revendications sont remises aux employeurs, avec demande de réponse pour le mercredi.

« Un certain nombre, du Magasin régional, voulaient se mettre en grève, mais la majorité n’a pas adhéré, pour le moment. Il a été décidé que mercredi prochain il y aurait une grande réunion, salle du Manège, au cours de laquelle on prendrait une décision. »

Le 20 mars à 20h, 2 000 femmes sont réunies salle du Manège, réclamant l’indemnité de vie chère qui leur avait été promise depuis le 1er janvier. Les ouvrières votent la grève pour le lendemain matin. Le secrétaire de la Bourse du travail obtient du maire de Tours que la salle du Manège puisse être utilisée pour y faire un « contrôle des grévistes » — ce qui consiste à dénombrer, parmi les personnes présentes, lesquelles sont effectivement en grève et lesquelles sont venues soutenir les grévistes ou simplement s’informer.

Ainsi, le 21 mars, on obtient les comptages suivants :

  • au Magasin Régional, situé place Velpeau, 230 ouvrières en grève sur 318 ;
  • au centre de tannage de la rue Mirabeau, 162 ouvrières en grève sur 164 ;
  • aux ateliers de la rue Victor Hugo, 275 grévistes, soit la presque totalité des ouvrières ;
  • aux établissement Defressines, quai de la Poissonnerie, 287 grévistes (144 ont rapidement repris le travail, apparemment après que deux agents de police en tenue se soient pointés, envoyés par le commissaire Poirier).

Comme en juin 1917, les ouvrières réclament le passage à la semaine anglaise. Le 21 mars à 13 heures, un piquet de grève quai de la Poisssonerie réunit 600 personnes. Le maintien de l’ordre est assuré par des agents de police, aidés par des soldats américains. Place Velpeau, environ 80 ouvrières sont réunies.

Le dossier à lire  sur https://larotative.info/1917-1918-les-ouvrieres-1886.html

Le camp des femmes à Holzminden

Le camp d’internement de Holzminden était un grand camp de détention (Internierungslager) de la Première Guerre mondiale situé en périphérie de la petite ville de Holzminden, dans le duché de Brunswick en Basse-Saxe, Allemagne, qui a existé de 1914 à 1918. Il reçut jusqu’à 10 000 internés civils des nations alliées

Il ne doit pas être confondu avec le camp de prisonniers de guerre de Holzminden, un camp beaucoup plus petit destiné aux officiers britanniques et de l’Empire britannique, qui occupait une ancienne caserne de cavalerie près du centre ville, et qui  a existé de septembre 1917 à décembre 1918.

source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Camp_d%27internement_de_Holzminden

photo:   http://holzminden.free.fr/IMG/jpg/Camp_1914.jpg

Journal du jeudi 14 mars 1918

Au nord-ouest de Reims, les Allemands ont tenté, dans la région de Loivre, un coup de main qui a complètement échoué.
En Champagne, à la suite d’un bombardement violent de la région des Monts, les Allemands ont dirigé une attaque sur nos positions, à l’est de Vaudesincourt.
Après un vif combat, nos troupes ont rejeté l’ennemi de quelques éléments avancés où il avait pris pied, en lui infligeant des pertes sérieuses.
Assez grande activité des deux artilleries sur la rive gauche de la Meuse.
Un appareil allemand a été abattu. Trois autres, gravement endommagés sont tombés dans leurs lignes.
Sur le front britannique, un détachement ennemi, qui tentait d’aborder les lignes de nos alliés vers la Vacquerie, a été dispersé.
Un coup de main, effectué avec succès au nord de Lens, a permis aux Anglais de ramener des prisonniers.
Au sud d’Armentières, un poste britannique a été attaqué à la suite d’un violent bombardement, par un fort détachement ennemi.
Sur le front italien, canonnade dans la Haute Montagne (Tonale, Cristallo, Stelvio) et dans la plaine du Piave. Combats d’aviation dans la région du littoral.
Les troupes turques sont rentrées dans Erzeroum.
Les Austro-Allemands sont devant Odessa

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mars18.html

1318/13 mars 1918: des bordels militaires dans la zone de l’avanti

La bataille de Bakhmatch (8-13 mars 1918)

La bataille de Bakhmatch est livrée du 8 mars au sur le Front de l’Est de la Première Guerre mondiale entre des légionnaires tchécoslovaques et des troupes allemandes occupant l’Ukraine. La Légion tchécoslovaque parvient à échapper à l’encerclement allemand et à défaire l’ennemi. Les Allemands négocient alors une trêve, autorisant les trains blindés tchécoslovaques à utiliser librement la jonction ferroviaire de Bakhmatch.

source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Bakhmatch

https://fr.wikipedia.org/wiki/Opération_Faustschlag

Un as allemand abattu

Lothar Siegfried Freiherr von Richthofen, qui est déjà un « As » allemand de la WW1 avec 29 victoires aériennes à cette date au sein de la Jasta 11, est abattu et blessé en combat dans son Fokker DR.I par le Sopwith « Camel » de l’as britannique Augustus Orlebar du 73 Sqn du RFC et le Bristol F.2b de Geoffrey Hughes and Hugh Claye, du 62 Sqn du RFC.
Il sera hospitalisé de longs mois et apprendra la mort de son frère Manfred à l’hôpital, avant de reprendre le combat fin juillet 1918.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679.html?start=345

Suppression des conseils de guerre

13 mars 1918 : examen des amendements déposés sur la PPL tendant à modifier plusieurs articles du code d’instruction criminelle et des codes de justice militaire ; exposé de M. RICHARD sur la PPL tendant à renforcer la législation.

https://www.senat.fr/histoire/1914_1918/commissions_ad_hoc/suppression_des_conseils_de_guerre.html

Des bordels militaires dans la zone de l’avant

Tout change le 13 mars 1918 avec la circulaire du général Mordacq qui fonde les bordels militaires dans la zone de l’avant. Les prostituées ne sont cependant pas des fonctionnaires, et le bordel reste un commerce privé, mais c’est bien l’armée qui est maîtresse de la situation : c’est elle qui construit ou fournit les locaux et qui choisit les concessionnaires de l’établissement, qu’elle peut renvoyer sur-le-champ en cas de manquement au règlement intérieur qu’elle est seule à édicter. Celui-ci, mis au point le 23 mai suivant, précise que le bordel sera exclusivement réservé aux militaires et détaille la liste du matériel et des produits prophylactiques que chaque chambre doit contenir pour servir à la toilette pré et postcoïtale. »

source: http://14-14.edj-code.fr/sexe.html

Journal du mercredi 13 mars 1918

Au cours du raid qui a eu lieu sur Paris, dans la nuit du 11 au 12, neuf escadrilles allemandes se sont dirigées vers la capitale. Près de soixante avions ont réussi à franchir nos lignes. Il y a eu à Paris des dégâts et des victimes. 29 personnes ont péri sous les bombes et 66 sont mortes étouffées dans une panique à une station du métropolitain.
Les Allemands ont éprouvé des pertes sérieuses. Quatre de leurs appareils, dont trois gothas quadruplaces et un appareil biplace ont été abattus ou contraints d’atterrir dans l’intérieur de nos lignes.
Pendant le raid, nos avions de bombardement ont exécuté une contre-offensive extrêmement vigoureuse sur les aérodromes de départ ennemis qui ont reçu 5.800 kilos de bombes. On a observé de nombreux éclatements ayant atteint leur but.
Bombardement assez vif sur la rive droite de la Meuse, en Lorraine, dans la région du Reillon et d’Ancerviller.
Sur le front britannique, les Australiens ont effectué avec succès des coups de main sur les postes allemands, à l’est et au nord-est de Messines. Ils ont tué un certain nombre d’ennemis et ramené des prisonniers. Leurs pertes ont été légères.
Activité des deux artilleries au sud-est d’Armentières et au nord-est et à l’est d’Ypres.
Les aviateurs anglais, ont jeté plus de 490 bombes sur les gares de Reims, Roulers, Ledeghem et Solesmes. Ils ont également bombardé, en plein jour, Coblentz.
Ils ont abattu trois ballons ennemis et cinq aéroplanes.
Un raid de dirigeables allemands a eu lieu en Angleterre sur le Yorkshire.
Le président Wilson a exprimé à la nation russe sa sympathie en lui disant qu’il ne laisserait pas toucher à l’indépendance de sa politique intérieure.
Le statthalter d’Alsace-Lorraine lance une proclamation pour affirmer que le pays d’empire restera allemand.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mars18.html

Sur le front des Vosges

13 mars 1918

Une note de service fait savoir qu’il faut mettre en retrait les P.C. de commandement de compagnie pour les mettre à l’abri des coups de main ennemis. Cet ordre arrive certainement à la suite des évènements qui eurent lieu le 9 mars.

Les deux artilleries exécutent des tirs de réglages et de harcèlements, de représailles et de ripostes.

Les patrouilles de surveillance et de vérification des réseaux sont de nouveau sollicitées.

L’espace aérien français est survolé par de nombreux avions.

Des mouvements de relèves intérieures se passent dans le C.R. la Cude.

14 mars 1918

L’aviation reste active toute la matinée.

Les tirs de l’artillerie allemande sont supérieurs à la normale. Les canons allemands effectuent de très nombreux tirs de harcèlement et de barrage.

Un homme du 149e R.I. est blessé.

15 mars 1918

La journée est beaucoup plus calme que la veille. Six pièces de 90 et 8 pièces de 95 vont être installées à l’arrière de la ligne de résistance. Ces batteries reçoivent l’ordre de la défendre en cas d’attaques ennemies.

Les tranchées occupées par le 149e R.I. sont survolées par quelques avions.

Le soldat François Deborde de la 1ère compagnie du régiment est tué. Onze soldats sont également intoxiqués, mais ils ne seront pas évacués vers l’arrière.

Grâce à son travail de recherche sur le site des prisonniers de la Première Guerre mondiale du C.I.C.R., E. Surig a pu identifier 5 personnes qui ont été capturées au cours de l’opération allemande qui s’est déroulée dans la journée du 9 mars 1918.

source: http://amphitrite33.canalblog.com/archives/2015/07/31/32426296.html

 

1312/7 mars 1918: la Légion russe incorporée dans la 1ère division marocaine

Traité de paix entre la Finlande et l’Allemagne

https://fr.wikipedia.org/wiki/Traité_de_Berlin_(7_mars_1918)

Echec d’un projet de constitution plus équitable pour les femmes

source: https://books.google.fr/books?id=towW8aEtG7cC&pg=PA94&lpg=PA94&dq=7+mars+1918&source=bl&ots=XmtaFsDlY7&sig=L9DaMzsFZJG-NH0O20wy5871c-s&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiZqMLOyJjZAhUjM8AKHYj-BvM4ChDoAQgrMAE#v=onepage&q=7%20mars%201918&f=false

Journal de guerre de 1918 du soldat Charles Robert Bottomley

7 mars 1918 — Occupé à entretenir les avant-trains et le secteur des chevaux. Suis allé à un concert en soirée.

8 mars 1918 — Ai travaillé dans le secteur de l’unité et ai nettoyé les avant-trains. Il a fait très beau. Suis sorti en soirée.

9 mars 1918 — Me suis occupé des avant-trains en matinée, suis allé en ville en après-midi. Affecté au piquet en soirée jusqu’à 22 h et me suis alors couché.

10 mars 1918 — Dimanche. N’ai rien fait de la matinée. Après midi, suis allé sur la place écouter la fanfare. Le soir, suis allé à l’office. Le chanoine Scott a fait un sermon et il y a eu un concert après l’office. Ai entendu des membres de la fanfare chanter le «Glee» et «Comrade in Arms». Suis allé à mon cantonnement, ai mangé et me suis couché.

http://www.veterans.gc.ca/fra/remembrance/those-who-served/diaries-letters-stories/first-world-war/Bottomley/march1918

Des Chinois pour l’effort de guerre

Ce film, tourné entre le 21 février et le 7 mars 1918, montre des travailleurs chinois sous contrat sur le paquebot les amenant en France. Arrivés à Marseille, ils sont photographiés avec un numéro de matricule. Les séquences suivantes se situent sur le chantier naval de La Seyne-sur-Mer (Var).

Article payant sur le site du journal Le Monde
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/1914-1918-90-ans-apres-l-armistice/article/2008/10/23/des-chinois-pour-l-effort-de-guerre_1107322_736535.html#T6QM8Q3V3xmRMizb.99

Journal du jeudi 7 mars 1918

Actions d’artillerie, parfois vives, dans la région de la Pompelle, en Champagne et dans quelques secteurs des Vosges.
Un coup de main ennemi vers la Main de Massiges est resté sans succès.
Sur le front britannique, l’artillerie ennemie s’est montrée plus active que de coutume, au sud de Saint-Quentin et vers le bois Grenier; elle a été assez active à l’ouest de Cambrai, au sud-est et au nord-est d’Ypres.
Les pilotes britanniques ont fait du réglage et quelques reconnaissances. Ils ont jeté des bombes sur les voies de garage de Mouscron (nord-est de Lille) et sur des objectifs voisins des lignes ennemies. Deux appareils allemands ont été abattus en combats aériens et un troisième, contraint d’atterrir désemparé. Un appareil anglais n’est pas rentré.
Nos alliés ont bombardé la gare d’Ingelmunster et un champ d’aviation au nord-est de Saint-Quentin. Tous leurs appareil sont rentrés indemnes.
Sur le front italien, reprise d’artillerie, entre le lac de Garde et l’Astico, dans la région de Monterello et le long du littoral.
Nos alliés ont concentré des feux sur des troupes ennemies en marche du côte d’Asiago, au Sud de Primolano et sur la rive gauche de la Piave.
Un aviateur anglais a abattu un avion ennemi près de Conegliano.
Le croiseur anglais Calgarian a été torpillé.

La Légion russe incorporée dans la 1ère division marocaine

Par suite de la révolution en Russie, qui fut suivie par un relâchement de discipline parmi les soldats, les dites quatre brigades furent dissoutes, mais les éléments les plus dignes et loyaux voulurent continuer à servir la cause commune, ce qui permit de former une Légion Russe. Celle-ci alla au front le 7 mars 1918 et fut incorporée dans la 1ère division marocaine.

Cette légion se distingua dans tous les combats de la glorieuse division marocaine en 1918, jusqu’à la victoire, et participa ensuite à l’occupation du territoire allemand, en étant placée dans un district situé près de Frankenthal.

Elle fut citée deux fois à l’Ordre de l’Armée. *

Les pages glorieuses écrites sur notre sol par les volontaires russes et par les Brigades Spéciales, constituent des lettres de noblesse qui enseignent à ceux qui restent et à leurs enfants, le chemin d’un devoir auquel, nous en sommes certains, ils ne sauraient faillir.

source: http://ascerf.fr/armee-orient/

 Parution de la guerre aérienne illustrée

 

1305/28 février 1918: 6.000 salariées dans l’usine Citroën

6.000 salariées dans l’usine Citroën

citroen

Voici un témoignage d’Aristide Briand extrait de son journal intime et publié par Georges Suarez (dans « Briand » tome IV publié en avril 1940, chapitre X) :

« jeudi 28 février 1918, déjeuner à l’usine Citroën avec Henri Robert et Berthelot. Cette immense usine, installée, réglée à l’américaine, a surgi de la guerre. C’est une ville. Quinze mille ouvriers et ouvrières ; quarante mille obus par jour. Dans un seul atelier immense, six mille femmes manient avec aisance, sans rien perdre de leur grâce parisienne, d’énorme instruments d’acier. Qu’adviendra-t-il de tout cela après la paix ? Que feront ces machines ? Quelle sera la vie de ces femmes ? Voilà le problème de demain – pas facile à résoudre. Pourtant il y a des gens qui, béatement s’imaginent que la guerre finie, les peuples reprendront le cours paisible et le petit tran tran d’avant guerre. »

*L’usine Citroën dont parle Briand se trouvait dans le quinzième arrondissement de Paris Quai de Javel. Elle fonctionna de 1915 à 1974. C’est en 1958 que le Quai de Javel fut débaptisé pour devenir le Quai André Citroën.

*De nombreuses usines, comme cette usine Citroën, furent créées pour les besoins de l’industrie de guerre.

source: http://jean.delisle.over-blog.com/2014/04/les-femmes-et-la-guerre-de-14-n-171.html

Parution de La semaine de Suzette

semaine

source: https://www.pinterest.com.au/pin/512636370059480926/

 

Journal du jeudi 28 février 1918

Deux forts coups de main ennemis, au nord du Chemin des Dames, sont restés sans résultat.
En Champagne, après un violent bombardement, l’ennemi a tenté d’aborder nos lignes en deux points, sur nos nouvelles positions, au sud-ouest de la Butte du Mesnil. Nos feux ont arrêté les assaillants.
Actions d’artillerie sur la rive gauche de la Meuse.
Trois avions allemands ont été abattus par nos pilotes. Nos escadrilles de bombardement ont lancé 4500 kilos d’explosifs, notamment sur les gares de Metz-lès-Sablons et de Warmeriville.
Sur le front britannique, des raids ennemis ont été repoussés au nord de Saint-Quentin, vers Bullecourt et à l’est de Vermelles.
Activité d’artillerie dans la région d’Ypres.
Sur le front d’Orient, un raid, exécuté par les troupes britanniques, dans la région du lac Butkova, a procuré des prisonniers. Des détachements de reconnaissance ennemis ont été repoussés par les troupes serbes, dans la région de Sokol.
Sur le front italien, activité de patrouilles ennemies qui ont été partout repoussées.
Près de Cismon, un dépôt de munitions a été atteint par les aviateurs italiens.
Les escadrilles de nos alliés ont également bombardé les voies ferrées de Bolzani et de Pergrus.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/fevrier18.html

1283/6 février 1918: la Croix rouge contre l’emploi des gaz vénéneux

 Sporting éditions spéciales pendant la guerre

Mercredi 6 Février 1918 : L’image n’est pas de tres bonne qualitée mais en 1918 il y avait d’autres préocupations … Voici un petit extrait du compte rendu d’époque … « Séraphin ne fut qu’un gardien de but insuffisant . Les arrières étaient meilleurs , Quick montrant une heureuse activitée et Verlet, à part quelques balles mal jugées impressionnant l’attaque adverse . des <> Herreman et Vasconi surtout sont à signaler. Ils eurent généralement l’avantage sur le trio adverse . Nous avons dit ce que nous pensions de l’attaque dont aucune  unité n’est médiocre et qui cependant ne donna pas satisfaction.

source: https://renazia.blog4ever.com/photo/884095

La Croix rouge contre l’emploi des gaz vénéneux

Bataille d’Estaire : une file de soldats aveuglés par les gaz à un poste de premiers secours près de Béthune. 10 avril 1918. / © Imperial War Museum London/Ref. HIST 3088/25

Au début 1918, le CICR craint un emploi généralisé de ces armes de destruction massive et aveugle. Pour s’opposer à cette escalade tragique des moyens de combat, il peut s’appuyer sur les Règlements annexés aux Conventions de La Haye de 1899 et de 1907 sur les lois et coutumes de guerre qui interdit l’emploi des armes toxiques, ainsi que sur une déclaration des États parties à la Convention de 1899 qui interdit l’usage de projectiles répandant des gaz asphyxiants.

Le 6 février 1918, il lance un appel contre l’emploi des gaz vénéneux pour convaincre les belligérants d’y renoncer par un accord conclu sous l’égide de la Croix-Rouge.

En décidant de s’opposer activement aux armes toxiques, le CICR s’engage dans une voie nouvelle qui dépasse l’assistance aux victimes pour s’intéresser aux méthodes et aux techniques de combat. Dans ce domaine, il traite d’un sujet très controversé, qui fait l’objet d’accusations réciproques de la part des États belligérants.

source: https://www.icrc.org/fr/document/le-cicr-1914-18-laction-du-cicr-contre-la-guerre-chimique

En Angleterre droit de vote pour les femmes de 30 ans

En Angleterre, la loi électorale du 6 février 1918 accorde le droit de suffrage aux femmes de manière restrictive (seules les femmes de plus de 30 ans obtiennent le droit de vote) et l’égalité avec les hommes n’apparaît pas totale.

source: https://fresques.ina.fr/jalons/fiche-media/InaEdu04504/la-mobilisation-des-femmes-dans-l-economie-et-au-service-de-l-effort-de-guerre.html

Une citation pour une victoire aérienne au-dessus de Monampteuil (02)

Le samedi 5 janvier 1918, en mission photographique sur le Chemin des Dames dans le département de l’Aisne, le pilote Georges Popelin abat un avion ennemi au-dessus de Monampteuil, ce qui lui vaut ainsi qu’à son observateur, le capitaine Ruby, une citation à l’ordre de l’armée le 6 février 1918 (JORF du 3 mars 1918, p.2852) et sa promotion au grade de sergent le 20 février 1918. Un exemple supplémentaire de la reconnaissance manifestée par l’état-major général des armées envers ceux dont les aviateurs qui se distinguent particulièrement au cours des missions qui leur ont été attribuées.

source: http://lhistoireenrafale.blogs.lunion.fr/2018/01/05/5-janvier-1918-avion-ennemi-abattu-a-monampteuil-aisne/

Un tireur avec le chat du régiment dans une tranchée à Cambrin, France, le 6 Février, 1918

http://buzzly.fr/17-photographies-de-chats-qui-ont-servi-pendant-la-guerre-indifferents-mais-patriotes-tout-de-meme-45.html

La collecte des oeufs réglementée à Laon (02)

Un ordre du 6 Février 1918 no 297 nous montre que la collecte des œufs
est savamment organisée. Et encore cette fois des coqs et poussins)) ne
sont pas comptés :
Voici ce texte :
Laon, le 6 Février 1918 No 297
Coinmandanture de Laon
Ordre
II est ordonné ce qui suit à la population :
I – Tous les possesseurs de volailles devront en faire la déclaration à
la mairie, avant le IO février courant.
2” – A compter du Irr février 1918, les quantités d’œufs suivantes
devront-être livrées à la Cominandanture de Laon:
en février 1918 …………. 3/4 d’œuf en mars ………………. I 1/2 d’œuf
enavril ………………. 2 d’œuf
enmai ……………….. 2 d’œuf
enjuin ……………….. 13/4d’œuf par poule et par
en juillet ……………… I I/2 d’œuf (exception faite en août ………………. 1 d’œiq des coqs et poussins) en septembre …………… 3/4 d’œuf en octobre …………….. 1/2 d’œuf en novembre …………… I/4 d’œuf
en décembre …………… 1/4 d’œuf
semaine
– 75 –
3 ” -Chaque œuf livrtserapaytà la population, à raison de 24 Pfennige
ou 30 centimes. Par contre, pour tout œuf fourni en moins que la
quantité exigible, il sera infligé une amende de 48 Pfennige ou 60 centimes,
à déduire de la somme des œufs livrés.
de réquisition par l’autorité allemande.
n’importe quel grade est strictement interditeà la population.
4 -En cas de refus de livraison, les poules seront enlevtes contre bon
5” – Toute vente volontaire d’œufs à des militaires allemands de
6” – La réception des œufs aura lieu le samedi de chaque semaine, de
8 à 1 heure allemande à la mairie, et ce, en commençant le samedi 9
février 1918.
La Commandanture
signt: Curio

source: http://www.histoireaisne.fr/memoires_numerises/chapitres/tome_26/Tome_026_page_072.pdf

Journal du mercredi 6 février 1918

Canonnade assez vive en certains points, au nord du Chemin des Dames. Un détachement ennemi, dans la même région, a été repoussé avant d’avoir atteint nos lignes.
En Argonne, à la Fille-Morte, nous avons réussi un coup de main et ramené des prisonniers.
La lutte d’artillerie s’est développée dans région de la cote 344, rive droite de la Meuse. Canonnade intermittente sur le reste du front.
Des coups de main ont été effectués avec succès par les troupes britanniques, au sud de Fleurbaix et vers la voie ferrée d’Ypres à Staden. Nos alliés ont fait subir de sérieuses pertes à l’ennemi et ramené des prisonniers et une mitrailleuse.
En Macédoine, les troupes bulgares ont tenté, sur les positions britanniques, au sud-ouest de Doiran, un coup de main qui a complètement échoué; une de leurs reconnaissances a été dispersée vers l’embouchure de la Strouma.
Sur l’ensemble du front italien, actions d’artillerie éparpillées et activité aérienne très vive.
Treize avions ennemis ont été abattus, cinq par les aviateurs italiens sur le val Stagna, et huit par les aviateurs anglais, à l’est de Montello.
Les dirigeables italiens ont bombardé des convois militaires.
Padoue a été de nouveau bombardée avant l’aube. Des édifices ont été endommagés et des personnes blessés.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/fevrier18.html

1276/30 janvier 1918: La canon de Paris bombarde la capitale

Examens de budgets au conseil municipal de Reims

Lors d’une séance de conseil municipal présidé par le Dr Langlet, maire examine plusieurs comptes administratifs 1916- et 1917 et le budget primitif de l’année 1918.

Voir le détail sur http://www.archinoe.net/reims/visualiseur/visu_affiche.php?PHPSID=ab28a8bcf3e56e5e576832fdeb23d6ca¶m=visu_1&page=1&id=514001037#

Pour 1918 on retiendra que les recettes prévues pour le budget communal de l’année 1918 s’élèvent à 742,922F pour des dépenses évaluées à 2,4MF.

Concernant les relations avec l’Armée, elles sont toujours tendues. Pour preuve, l’armée voulait réquisitionner 1.800 tonnes de vieilles fontes pour un montant de 270F. La ville elle proposait 340F. L’affaire a dû être réglé par le juge de paix qui a évalué le lot pour 300F.

 

Bombardement sur Paris

Les bombardements stratégiques (objectifs civils) des Gotha sur Paris commencent le 30 janvier 1918. Auparavant, les machines sont amenées par wagons entiers dans le département de l’Aisne. Les grandes plaines qui entourent Clermont-les-Fermes où se trouve l’Etat-Major du bombardement stratégique allemand, Montigny-les-Fermes et La Ville-aux-Bois dans le nord-est du département.
Trente appareils portant chacun dix bombes de 10, 50 ou 100 kg sont lâchés sur la capitale dans la nuit du mercredi 30 au jeudi 31 janvier 1918. Onze atteignent Paris, malgré les tirs nourris des canons de 75 et la chasse de nuit, y jetant 93 bombes entre 23 heures et 0 h 30 et 167 bombes atteignent la banlieue. Au matin, on dénombre 61 morts et 198 blessés

source: http://www.aerosteles.net/stelefr-paris-bombcl

http://archives.paris.fr/a/434/une-du-journal-le-matin-/

Record pour le canon qui bombarda Paris

canon

Les tubes des canons de Paris furent construits à partir des 9 tubes de marine de 350mm destinés au croiseur ERSATZ FREYA dont la construction avait été suspendue. Les tubes de marine de 17m ont été réalésés pour supprimer les rainures. A l’intérieur des tubes devenus lices était fretté (mise en place par dilatation) un tube rayé de calibre inférieur ( 210mm ) mais beaucoup plus long ( 30m ). Le canon fut encore rallongé par un tube prolongateur de 6m fixé à l’extrémité du premier. La longueur totale du tube atteinte était de 36m pour un poids entre 140 et 125T. La longueur et le poids exceptionnels du canon ont obligé les ingénieurs de la Krupp à concevoir un système de soutènement inédit en artillerie. Comme pour un pont suspendu des haubans et un mat central viennent rigidifier le long tube, l’empêchant de se courber sous son propre poids (plusieurs canons à long tube accusent d’ailleurs une courbe à peine perceptible que redresse momentanément la mise à feu). Après chaque coup de feu, le tube oscillait souvent plusieurs minutes.
De par ses dimensions hors norme le canon ne pouvait être acheminé d’une seule pièce. Après avoir été déplacé par voie ferrée en pièces détachées, le canon était assemblé sur place au moyen d’un pont roulant. L’affût était préalablement débarrassé de ses bogies ferroviaires avant d’être monté sur un plateau tournant, le tube et sa prolongation étaient ensuite montés sur l’affût et enfin on déployait les haubans de soutènement. Ainsi montée la pièce atteingnait le poids de 750t.
Mais le secret des canons de Paris réside dans la trajectoire de l’obus. Avec une élévation égale à 50 degrés, le projectile est propulsé dans la haute atmosphère où l’air raréfié oppose moins de résistance à l’obus et accroît ainsi sa portée.
Le 30 janvier 1918 lors des essais finaux au pas de tir de la marine à Altenwalde le canon tira jusqu’à 126 km avec une assez bonne précision. Les obus ont atteint une altitude de 42 km à l’apogée de leur trajectoire.
C’est à l’époque la plus haute altitude au-dessus de la surface de la Terre jamais atteinte par un projectile lancé par l’homme. Le Canon de Paris conserva ce record de 1918 à 1939, jusqu’à ce que la fusée V-2 soit mise au point durant la Seconde Guerre mondiale.

http://html2.free.fr/canons/canparis.htm

« La Voix des femmes » censurée

http://argonnaute.u-paris10.fr/Blog-des-collections/p58/La-Voix-des-femmes

Congès pour les femmes salariées quand leur mari est en perm

30 janvier 1918: rapport de M. STRAUSS sur la PPL reconnaissant aux femmes salariées de mobilisés le droit à un congé à chaque permission de leurs maris ; communication à la commission d’instruction de la Haute Cour de justice des documents relatifs à l’affaire MALVY déposés dans les archives de la commission de l’armée ; audition de M. IGNACE (sous-secrétaire d’État à la justice militaire) sur le prisonniers de guerre et sur la PPL relative au code de justice militaire (sténographie manquante) ; rapport de M. GAVINI sur les existants des services automobiles ; approvisionnement en munitions de l’armée britannique ; communications.

Karl Bolle devient as de l’aviation allemande

 

En avril 1917, Karl Bolle rejoint le Jagdstaffel 28 suite à une blessure à la jambe. IL sert comme aide de camp. Une fois rétabli de sa blessure, il entreprend de devenir enfin un véritable pilote de chasse avec l’aide des as que sont Karl Emil Schaefer et Otto Hartmann. En juillet 1917, il effectue son premier vol en tant que pilote de chasse. Il obtient sa première victoire le 8 août 1917. Le 30 janvier 1918, il obtient sa 5e victoire et devient un as de l’aviation allemande.

Il est ensuite promu Oberleutnant et transféré à la Jasta 2. Il vole à présent sur un Fokker Dr. I. Grâce à cet avion, il abat de nombreux appareils ennemis et arrive au score de 36 victoires. Au cours de la seule journée du 4 novembre 1918, il réussit à abattre 4 appareils ennemis.

http://www.guerre1418.org/html/as33.html