Archives du mot-clé finances

1540/20 octobre 1918

Les cloches françaises sonnent enfin à toute volée

Après quatre ans d’une interminable guerre, Le Figaro partage le sentiment de revanche des Français.

«Le dimanche 20 octobre, à midi, les cloches de toutes les églises de France se sont mises à tinter joyeusement.

Ah! le merveilleux carillon! Pour la première fois, depuis le début de la guerre effroyable, elles sonnaient en l’honneur de la victoire! elles fêtaient la délivrance de Lille, prélude d’autres délivrances…

Et l’on songeait que pendant plus de quatre ans, les cloches d’Allemagne n’avaient cessé de sonner à toute volée contre nous! C’est notre tour; et le leur est fini.

D’ailleurs, un jour vint où ces cloches se turent: on les avait envoyées à la fonte. Et que pourraient-elles sonner aujourd’hui, sinon le glas de l’Allemagne déshonorée et vaincue?» écrit Le Figaro du 24 octobre 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/10/20/26002-20141020ARTFIG00111-20-octobre-1918-les-cloches-francaises-sonnent-enfin-a-toute-volee.php

Défilé de chars à Paris

[photographie de presse] / [Agence Rol]
Fête de la classe 20, place de l’hôtel de ville [Paris, défilé de chars, 20 octobre 1918]

source: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53005245k

Parution de l’Excelsior

source: http://www.memoriademadrid.es/doc_anexos/Workflow/4/217693/hem_excelsior_19181020.pdf

Quatrième emprunt national

 

Le 20 octobre 1918 , les carottes sont cuites pour l’Allemagne , mais ce n’est pas la fin de la guerre pour autant ;la Guerre pourrait s’éterniser en Allemagne même ,et de toutes façons il va falloir préparer le retour à la paix, et ce ne sera pas gratuit loin s’en faut !!! Bref, un nouvel emprunt baptisé « emprunt de Paix »

source: http://guerre14.e-monsite.com/medias/files/emprunt-de-guerre.pdf

lire aussi: https://www.histoire-image.org/fr/etudes/emprunt-liberation-1918

Le 142e RI dans la Marne et l’Aisne

17 septembre 1918 – 20 octobre 1918 – Occupation d’un secteur vers Auberive-sur-Suippe et la ferme de Moscou A partir du 26 septembre , engagée dans la BATAILLE DE CHAMPAGNE ET D’ARGONNE : progression jusqu’à Suippes, atteinte le 6 octobre Le 11 prise de Pont-Faverger, le 12, franchissement de la Retourne, puis progression jusqu’à l’Aisne. Organisation des positions conquises vers Rethel et Thugny-Trugny

20 octobre 1918 – 31 octobre 1918 – Retrait du front ; repos dans la vallée de la Retourne

31 octobre 1918 – 5 novembre 1918 – Mouvement vers Tourcelles-Chaumont ; engagée vers Voncq et Terron-sur-Aisne dans la BATAILLE DU CHESNE le 2 novembre passage de l’Aisne vers Semuy

source: http://www.poilus38.com/142eri.php#1123

Journal des prisonniers de guerre du camp d’Hammelburg (20 octobre 1918)

http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo287378

 

 

 

Journal du dimanche 20 octobre 1918

Sur le front belge, vive résistance de l’ennemi sur le front Bruges-Oostcamp-Wynghem-Thielt. Cette résistance a été brisée.
L’infanterie belge occupe Ostende et a atteint les abords de Bruges. La 2e armée britannique a pris Roubaix et Tourcoing.
Entre Bohain et le Cateau, les Anglais ont fait 4000 prisonniers. D’autre part, ils ont capturé les villages de Wassigny et de Rebeauville avec 1200 Allemands. Ils ont avancé de huit kilomètres entre la Sensée et la Lys.
Nos troupes, à l’ouest de l’0ise, ont conquis Mennevret et la forêt d’Andigny, Groigy, Arsonville et Bernoville. Plus au sud, elles ont dépassé Nouvion et Catillon, faisant 1500 prisonniers. De part et d’autre de Vouziers, elles ont franchi l’Aisne.
Les Américains avancent vers Dun-sur-Meuse.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre18.html

1509/19 septembre 1918: vote d’un emprunt de la Libération

Quiproquo autour d’une liaison

Le Figaro du 19 septembre 1918 nous raconte comment une erreur de traduction peut prêter à confusion.

«Un officier anglais, chargé d’une mission en Amérique, allait, il y a quelque temps, rendre visite, dans une petite ville de l’Ohio, à des amis dont le fils vient d’arriver sur notre front.

Le jeune Yank a écrit à ses parents. Sa lettre est joyeuse. Il leur dit que son colonel, content de lui, l’emploie pour des “liaisons”. Le mot est en français dans la lettre. Les parents ne savent pas le français. Ils ont donc consulté le dictionnaire, et ils y ont lu notamment: “Liaison. Relations illicites avec une femme.”

Nous ne comprenons pas, a dit le père, et nous n’osons pas demander d’explications à Jimmy. Mais nous sommes un peu ennuyés. L’officier anglais s’est empressé de rassurer les parents. […]» écrit Le Figaro du 19 septembre 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/09/19/26002-20140919ARTFIG00209-19-septembre-1918-quiproquo-autour-d-une-liaison.php

Victoire d’Allenby à la bataille de Megiddo

La bataille de Megiddo a eu lieu entre le 19 et le 21 septembre 1918, elle opposait l’empire ottoman et l’empire allemand à la France et au Royaume-Uni. A l’issue de la bataille de Megiddo, la Palestine passe sous administration britannique. Les troupes victorieuses étaient dirigées par le général britannique Edmund Allenby qui a su limiter les pertes humaines. Après cette bataille, Allenby devint le premier vicomte Allenby de Megiddo.

source: http://www.linternaute.com/histoire/jour/evenement/19/9/1/a/59362/victoire_d_allenby_a_la_bataille_de_megiddo.shtml

Vote d’un emprunt de la Libération

L’emprunt de la Libération a été voté le 19 septembre 1918 et souscrit du 20 octobre au 24 novembre. C’est le 4e des emprunts de la Défense nationale qu’a lancé l’Etat auprès des Français pour financer l’effort de guerre.  Comme pour les précédentes campagnes, les banques françaises ont prêté leur concours à l’Etat en incitant  leurs clients à participer à l’opération à travers des affiches allégoriques exposées dans leurs agences. Dans son courrier le Commissaire délégué à l’Emprunt propose d’étendre la campagne de souscriptions au réseau du CNEP en Australie. La banque est en effet installée à Melbourne depuis février 1881 et Sydney depuis mars 1881.

source: https://histoire.bnpparibas/document/le-ministere-des-finances-invite-le-cnep-a-promouvoir-lemprunt-de-1918-dans-ses-succursales-australiennes-2/

Bataille de Doïran (Bulgarie)

En aucune guerre les Britanniques n’ont donné tant de victimes comme ce fut le cas à Doïran
Lloyd George, premier ministreLa bataille de Doïran illustre l’une des plus grandes et brillantes opérations militaires menées par l’armée bulgare lors de la Première guerre mondiale. Doïran est le nom d’un lac qui se situe actuellement à la frontière de la Grèce (nord-est) et de la Macédoine (sud-est). La frontière entre ces deux pays passe par le milieu du lac. Les environs du lac de Doïran sont devenus le théâtre macabre d’une des plus grandes batailles sur ce front en Europe, opposant les forces de l’Entente (France, Angleterre, Grèce) et l’allié de l’Allemagne – la Bulgarie. 3 ans durant l’armée bulgare garda de façon infaillible les positions de Doïran – 1916, 1917 et 1918.

(…)

L’attaque sur Doïran dura 4 jours et nuits, entre le 16 et le 19 septembre 1918 et fut précédée par un tir d’artillerie massif sur les positions bulgares d’une durée de 2 jours, totalisant plus de 160 000 obus. Des attaques parallèles au gaz ont été menées (14 attaques avec 10 000 obus).

Les combats se menèrent sans interruption et avec beaucoup d’acharnement, sur plusieurs axes d’attaques. La division de Pléven se lança avec toutes ses réserves contre l’adversaire qui était de plusieurs fois supérieur en nombre et le repoussa. Les pertes anglaises et grecques étaient de 11 673 hommes, 547 furent faits prisonniers. Du côté bulgare : 518 tués, 998 blessés et 1 210 disparus sans laisser de trace.

source: https://la-bulgarie.fr/la-bataille-de-doiran

Journal du jeudi 19 septembre 1918

A l’ouest de Saint-Quentin, nos troupes ont réalisé des progrès au cours de la journée, dans la région d’Holmon et de Savy. Nous avons fait une cinquantaine de prisonniers.
Entre Ailette et Aisne, nous avons continué à élargir nos gains. Des attaques locales nous ont permis de progresser au nord et à l’est d’Allemant. Nous avons fait une centaine de prisonniers.
Nous nous sommes emparés, après un vif combat, d’un point d’appui fortement tenu par l’ennemi à l’est de Sancy.
Sur le front de la Vesle, les Allemands ont été trois fois repoussés devant nos positions de la région de Glennes. Huit avions ennemis ont été abattus. Nous avons lancé dix tonnes de projectiles sur des gares, des bivouacs et des terrains d’aviation ennemis.
Les Anglais ont livré d’importants combats au nord-ouest de Saint-Quentin. Ils ont pris un poste allemand à l’ouest de la Bassée et arrêté une attaque à l’est de Vierstraat. Ils ont abattu quarante-cinq avions allemands; vingt autres ont été contraints d’atterrir, désemparés.
La note autrichienne a été remise par le ministre de Suisse à M. Stephen Pichon.
Les bolcheviks ont été battus sur le front d’Arkhangel.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre18.html

1187/2 novembre 1917

La Déclaration Balfour

Le 2 novembre 1917, en pleine guerre mondiale, le ministre britannique des Affaires étrangères, Lord Balfour, publie une lettre où il indique que son gouvernement est disposé à créer en Palestine un « foyer national juif ».

Cette lettre ouverte n’a pour les Anglais d’autre intérêt que de rassurer les juifs américains, plus portés à soutenir les Puissances centrales qu’une alliance où figure la Russie au passé lourdement antisémite. Mais elle va légitimer trente ans plus tard la création de l’État d’Israël.

Adressée au baron de Rothschild, la lettre a été en fait rédigée en étroite concertation avec ce dernier, qui préside l’antenne anglaise du mouvement sioniste, promoteur de l’installation des juifs en Palestine.

source: https://www.herodote.net/2_novembre_1917-evenement-19171102.php

lire aussi: http://www.ism-france.org/analyses/Quelques-verites-peu-connues-sur-la-Declaration-Balfour-article-15099

http://paratge.chez-alice.fr/devoirs/israel-palestine.htm

3ème Emprunt de la Défense Nationale

Albert Denoncin (1852 – 1924), enfant de Reims, réfugié temporairement à Provins (Seine et Marne) depuis Avril 1918, souscrit au 3ème Emprunt de la Défense Nationale ouvert en novembre 1917, dont la campagne formule  « Souscrivez pour la France qui combat ! pour celle qui chaque jour grandit ». Le 4ème et dernier emprunt sera lancé en octobre 1918.

Article de François Denoncin – Cliquer pour voir toute la documentation de la famille

source: http://reims.14-18.over-blog.com/2014/06/novembre-1917-3e-emprunt-de-la-defense-nationale.html

La 10e armée du général Duchêne  en renfort en Vénétie

Référence : SPA 23 BO 1402 Chalon-sur-Saône, Saône-et-Loire. La 10e armée du général Duchêne est envoyée en renfort en Vénétie pour aider l’armée italienne. Les voitures de l’état-major font halte près d’un canal. 2 novembre 1917. Photographe : Maurice Boulay/© ECPAD

source: http://centenaire-14-18.ecpad.fr/wp-content/uploads/dmm/dpt/71-saone-et-loire.pdf

Journal du vendredi 2 novembre 1917 à travers Le Miroir

Lutte d’artillerie assez vive sur nos nouvelles positions en Be1gique et sur le front au nord de l’Aisne.
L’ennemi a tenté sans succès un coup de main sur nos petits postes au nord de Loivre (nord-ouest de Reims). De notre côté, nous avons réussi diverses incursions, dans les lignes allemandes, vers Berthénicourt (sud-est de Saint-Quentin), en Champagne, dans le secteur de Souain; en Argonne, dans la région de Bolante, et en Woëvre, au nord de Flirey. Nous avons ramené une quarantaine de prisonniers et infligé des pertes sérieuses à l’adversaire.
Sur le front britannique, l’artillerie allemande s’est montrée active pendant la nuit à l’est et au nord-est d’Ypres.
Nos alliés ont dispersé par leurs feux une concentration de troupes ennemies ver Passchendaele.
Trente avions allemands en plusieurs escadrilles, ont tenté un raid sur l’Angleterre. Trois seulement sont parvenus jusqu’à Londres, où l’on a compté 8 morts et 21 blessés.
Les troupes anglo-égyptiennes ont occupé Bir-Seba, en Palestine, non loin de Gaza.
Les Allemands ont continué, sur le front russe, l’évacuation de la presqu’île de Werder.
L’armée italienne, sous la protection de ses troupes de couverture, s’est retirée derrière le Tagliamento.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre1917.html

4/ Journal de la Grande guerre: (samedi) 8 août 1914

Suite de l’éphéméride de la guerre 14-18 à travers le prisme de l’hebdomadaire « L’illustration » complété par d’autres documents personnels

26- AOUT 1914-
Une manifestation des Alsaciens-Lorrains de Paris, devant la statue de Strasbourg, à la nouvelle de l’entrée en Haute Alsace des troupes françaises

France.-Le ministère de la guerre communique qu’un « combat très vif et très brillant a eu lieu à Altkirch. Nos troupes ont eu l’avantage et progressent dans la direction de Mulhouse. » Complément d’info par Havas: « Dans leur joie de voir arriver les troupes françaises, les Alsaciens-Lorrains ont arraché les poteaux frontières. »

Altkirch est occupée en soirée. Les Allemands se retirent de Neuf-Brisach.

Belgique.-L’armistice qu’aurait demandé les Allemands est refusé.

Serbie.-Les avant gardes serbes ont franchi la frontière de Bosnie.

Montenegro. Deux croiseurs autrichiens bombardent Antivari.

Amis ou ennemis

En Belgique et sur la frontière, pas toujours facile de reconnaître les amis et les ennemis parmi les belligérants.

Pour s’y reconnaître L’illustration propose deux planches de silhouettes qui vient d’être distribués aux troupes françaises opérant en Belgique pour leur permettre de reconnaître leurs amis et leurs ennemis

landier belge en bas à droite: coiffure noire, tunique foncée, culotte grise
lancier belge en bas à droite: coiffure noire, tunique foncée, culotte grise
Aucune troupe allemande ne porte de pantalon ou culotte rouge. Le casque à crinière n'est porté que par la cavalerie française. A propos du dragon allemand: uniforme entièrement gris y compris la coiffure
Aucune troupe allemande ne porte de pantalon ou culotte rouge. Le casque à crinière n’est porté que par la cavalerie française. A propos du dragon allemand: uniforme entièrement gris y compris la coiffure

 Panique du bas de laine

le retrait en masse des fonds de la Caisse d'Epargne de Paris
le retrait en masse des fonds de la Caisse d’Epargne de Paris

Début du conflit: panique parmi le public des classes moyennes qui considèrent la caisse d’Epargne comme une sorte de bas de laine un peu plus productif d’intérêts que le bas de laine des ancêtres. Aussi dès que les nouvelles devinrent inquiétantes, aussitôt, surtout ,que les sociétés de crédit refusèrent d’accepter les billets de banque ou plutôt d’échanger la monnaie-papier contre la monnaie métal, une ruée se manifestât aux portes de la caisse d’Epargne. (extrait et photo extraits du « Miroir »du dimanche 9 août 1914

29 -RAOUT 1914
le retrait, en masse, des fonds de la caisse d’Epargne de Berlin (photo le Miroir du 9 août 1914)

« Si le képi rouge de notre garde républicaine dut intervenir aux abords de la Caisse d’Epargne de Paris, les casques à pointes des agents de la force publique n’eurent pas moins à faire aux approches de la Caisse d’Epargne de Berlin.