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1463/5 août 1918:Fismes libérée

 Fismes libérée

Le cimetière américain de Fismes

La ville est libérée les 4 et 5 août 1918 par les Américains. Ceux-ci avaient atteint les lisières de la ville et il leur fallut la prendre rue par rue, maison par maison, pour continuer de repousser cette seconde offensive jusqu’au bord de la Vesle. C’est là notamment que s’illustre l’engagement des régiments prestigieux et emblématiques de l’armée américaine sur le sol Français.

Arès la Première Guerre Mondiale, la reconstruction du pont de Fismette, auquel il était prévu d’adjoindre deux colonnes surontées de statues et de deux lanternes des morts, a été prise en charge par l’Etat de Pennsylvanie et la ville de Meadville. Le régiment d’infanterie qui a libéré Fismes en août 1918, était parti de cette ville qui souhaitait ainsi honorer la mémoire de ses soldats morts en terre française.

Les plans ont été conçus par les architectes américains : Thomas H. Atherton et Paul P. Cret. Les architectes parisiens Lahalle et Levard ont assuré la direction des travaux de construction. Le pont-mémorial a une portée de 18m et comporte une chaussée de 8m de large, bordée de trottoirs de 1m50. La première pierre a été posée le 24 mai 1926. Il a été inauguré le 28 mai 1928, 10 ans jour pour jour après sa destruction par les Allemands le 28 mai 1918.

source: http://frontdechampagne.over-blog.com/2017/12/fismes-le-pont-memorial-de-fismette.html

Dernier raid de zeppelin sur l’Angleterre

Le dernier raid de zeppelin sur l’Angleterre a lieu le 5 août 1918 avec 5 Hauts Grimpeurs commandés par Peter Strasser en personne, un militaire ayant reçu la médaille Pour le mérite, la plus haute distinction de l’armée allemande. Il est certain de pouvoir frapper l’Angleterre au cœur. Mais sous les feu des canons antiaériens anglais aucun des dirigeables ne touchent de cibles utiles. Strasser décide néanmoins de voler à basse altitude pour s’assurer que les objectifs ont été atteints quand il est abattu par des chasseurs britanniques. Il meurt ainsi que les 23 membres de son équipage dans l’incendie puis l’explosion de leurs dirigeable qui s’écrase au sol. Les 4 autres dirigeables larguent leurs dernières bombes dans la Manche et se hâtent de rentrer.

source: http://lautrecotedelacolline.blogspot.com/2014/07/la-premiere-bataille-dangleterre-et-la.html

Journal du lundi 5 août 1918

Les attaques menées par nos troupes et les unités alliées sur le front au nord de la Marne ont obtenu un plein succès.
Bousculés sur toute la ligne, les Allemands ont été contraints d’abandonner la position de résistance qu’ils avaient choisie entre Fère-en-Tardenois et Ville-en-Tardenois, et de précipiter leur retraite.
Sur notre gauche, nos troupes sont entrées dans Soissons.
Plus au sud, elles ont franchi la Crise sur tout son parcours.
Au centre, progressant largement au nord de l’Ourcq, nous avons dépassé Arcy-Sainte-Restitue et pénétré dans les bois de Dôles.
Plus à l’est, Coulanges, à quatre kilomètres au nord du bois Meunière, est en notre possession.
A droite, Goussancourt, Villers-Agron, Ville-en-Tardenois, sont à nous. Sur cette partie du front, nous avons porté nos lignes à cinq kilomètres environ au nord de la route de Dormans à Reims, sur la ligne générale Vezilly-Lhéry.
Entre l’Ardre et la Vesle, nous occupons Gueux et Thillois.
Les Anglais ont repoussé avec pertes un raid tenté par l’ennemi aux environs de Feuchy. Leurs patrouilles ont poussé en avant dans le secteur d’Albert et occupé des portions de la première ligne allemande.
Canonnade entre Béthune et Bailleul.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout18.html

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(Vidéo) guerre 14-18: l’histoire singulière du pont de Fismes

NNous sommes à Fismes dans la Marne, une petite ville près de la Picardie, traversée par un cours d’eau : la Vesle. Pour relier les deux rives, un pont aujourd’hui transformé en mémorial. Un ouvrage à l’histoire mouvementée !

Comme beaucoup d’autres communes, durant 4 ans Fismes change d’occupants au gré des combats entre Allemands et Français. A l’instar de ce pont, entre le centre-ville et le quartier de Fismette, l’un des symboles de la ville. En 1914, le génie français le fait partiellement sauter pour ralentir l’offensive allemande. Peine perdue, les Allemands arrivent sur place et entament l’occupation de la ville avec comme première décision, la remise en état du pont, indispensable pour permettre le passage des troupes.

Repassés sous contrôle français, en août 1918, le pont et ses alentours sont le théâtre d’intenses combats entre Allemands, dont les troupes sont dirigées par le Kronprinz, le prince-héritier lui-même. Les sammies (originaires de Pennsylvanie), comme on les surnomme, parviennent à s’emparer du pont et s’en servent notamment pour évacuer leurs blessés sous les balles allemandes avant que l’ouvrage ne soit complètement détruit par les combats. Une passerelle faite de planches en bois est alors construite pour assurer la liaison vers le quartier de Fismette. Pendant la guerre, ce secteur sera perdu et repris 5 fois. La ville sera détruite à 90 %.

Au lendemain de la guerre, pour rendre hommage aux soldats américains tombés à Fismes, l’état de Pennsylvanie finance la construction d’un nouveau pont à quelques mètres de l’ancien. Il fait 18 mètres de long et est composé de deux colonnes avec au sommet, deux statues représentant l’Agriculture et la Paix. Ce pont est l’un des seuls exemples de pont-mémorial en France et dans toute l’Europe.

source: le site de France 3 Grand est: https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/marne/histoires-14-18-histoire-singuliere-du-pont-fismes-1469471.html

1394/28 mai 1918: destruction du pont de Fismette (Marne)

Destruction du pont de Fismette (Marne)

Les Américains fianceront la reconstruction du pont en 1928

Le Pont de Fismette qui relie la ville de Fismes située sur la rive gauche de la Vesle au quartier de Fismette blotti sur la rive droite, constitue un exemple sans doute unique en France de pont-monument construit après la 1ère guerre mondiale, qui célèbre aujourd’hui la mémoire des troupes américaines venues libérer la ville par deux fois en septembre 1918 et en août 1945.

   En septembre 1914, lors de la 1ère Bataille de la Marne, le génie français avait fait sauter le pont d’avant-guereconstruit sur deux arches, pour ralentir l’offensive allemande.
Restauré sur ordre des Allemands qui occupèrent un temps la ville, il a été repris par les troupes françaises et reconstruit en 1916, et entièrement détruit lors de l’offensive allemande de mai 1918.

   Après la 1ère guerre mondiale, la reconstruction du pont de Fismette auquel il était prévu d’adjoindre deux colonnes surmontées de statues et deux lanternes des morts, a été prise en charge par l’État de Pennsylvanie et la ville de Meadville. Le régiment d’infanterie qui a libéré Fismes en août 1918 était parti de cette ville qui souhaitait ainsi honorer la mémoire de ses soldats morts en terre française.

source: http://www.cndp.fr/crdp-reims/memoire/lieux/1GM_CA/monuments/fismes.htm

http://frontdechampagne.over-blog.com/2017/12/fismes-le-pont-memorial-de-fismette.html

http://www.fismes.fr/public/documents/presentationlabelcentenaire.pdf

Premiere victoire americaine à Cantigny (Somme)

source illustration https://www.pinterest.fr/pin/547046685976211833/?lp=true

La bataille de Cantigny est plus connue aux Etats-Unis qu’en France parmi les amateurs d’histoire. Et pourtant, c’est bien à Cantigny, dans la Somme, près de la ville martyre de Montdidier, que s’est déroulée la première victoire américaine de la Grande Guerre, le 28 mai 1918.

Cela peut paraître incroyable, mais Outre-Atlantique, le village de Cantigny est connu. Un musée de l’Illinois porte même son nom. L’objet de ce lieu de culture ? La première bataille menée par l’armée américaine durant la Grande Guerre, le 28 mai 1918, à Cantigny, près de Montdidier, dans la Somme.

Pourtant, rien au début de la guerre n’indiquait que ce village deviendrait célèbre aux États-Unis. Avant la Grande Guerre, Cantigny est une commune rurale, peuplée majoritairement par des agriculteurs. Un café animait le village. Un maréchal-ferrant officiait, évidemment. « En 1914, la population était sensiblement aussi dense que celle d’aujourd’hui », sourit Gilles Levert, historien amateur de Montdidier. Comprenez par là que la population de Cantigny se composait d’une centaine de personnes. Le paysage était tout de même différent en 1914. Notamment grâce à la présence d’un château. « Il appartenait à la famille de Jenlis, une famille noble du secteur. Ce devait être magnifique », souligne Hugues-Nicolas Neuville, professeur d’histoire. Aujourd’hui, il ne reste que des ruines de ce château, dans un bois.

Une bataille test pour les Américains

Un bois où les visiteurs avertis peuvent reconnaître le tracé d’une tranchée et les dégâts causés par les obus dans le sol. À cheval sur Cantigny, Fontaine-sous-Montdidier et Villers-Tournelle, le champ de bataille de 1918 affiche encore quelques stigmates. En 1914, bien sûr, les jeunes hommes de Cantigny sont mobilisés sur le front. Des chevaux sont réquisitionnés. Commune de l’arrière, Cantigny accueille le repos des soldats alliés. Des cafés s’ouvrent. C’est à peu près tout ce qui changera dans le village. « De la guerre, à Cantigny, on n’entendait que les canons », décrit Gilles Levert.

Un calme qui ne durera pas. « Le 21 mars 1918, les Allemands lancent l’offensive du Printemps ou Kaiserschlacht (bataille du Kaiser en français, ndlr) sur le front ouest », expose Hugues-Nicolas Neuville. « L’armée allemande avance de 50 km par jour à ce moment-là », surenchérit Gilles Levert. Montdidier sera prise le 28 mars 1918. L’ordre d’évacuation vers Breteuil (Oise) est donné peu avant, le 26 mars 1918.

Il inclut Cantigny. Un village vers lequel des Royens et habitants des communes alentours s’étaient déjà exilés. « Quelques vieux sont restés dans les caves », affirme Gilles Levert. C’est le début de l’occupation.

Un peu plus d’un an auparavant, la première division américaine a débarqué à Saint-Nazaire, en 1917. « C’était la première fois qu’une division américaine se battait hors du sol américain », explique Tom Cavaness, conseiller auprès du directeur général de l’American battle monument commission (Commission pour les monuments de guerre américains). Composés de volontaires plus ou moins bien équipés, les soldats sont considérés comme des « bleus » par les alliés qui s’embourbent dans cette guerre depuis trois ans déjà.

On apprend à ces soldats du Nouveau-monde à creuser une tranchée. Pas de quoi satisfaire les intrépides Américains qui trépignent d’aller au feu. « Ils voulaient faire un grand coup militaire », explique Hugues-Nicolas Neuville. Les Alliés finiront par accepter et leur confiront une mission : reprendre Cantigny.

Quatre jours de bataille, plus de 2 000 morts

Le 28 mai 1918, la 1re division américaine attaque les positions allemandes et avance d’un kilomètre. Mais les premières pertes sont lourdes. Les Allemands ont riposté sous une pluie d’obus chimiques. Les premières victimes côté américain sont gazées. Le 31 mai, les positions alliées ont bien avancé après l’offensive américaine. Une offensive de quatre jours qui fera 1 067 morts côté américain et 1 627 côté allemand. L’avantage américain s’explique aussi par l’apparition des chars d’assaut au-devant des troupes. Durant cette bataille jusqu’à 20 000 obus étaient tirés par jours à Cantigny et 8 000 à Villers-Tournelle, où une infirmerie avait été installée dans le château du village.

Les Américains ne sont restés que deux mois et demi à Cantigny. Après leur départ, les habitants sont revenus. Cantigny n’était pas prioritaire malgré une destruction quasi totale du village. « Les habitants ont tout reconstruit seuls ». Seuls ou presque. Ici, comme à Tilloloy, les États-Unis ont participé à la reconstruction à leur manière : en établissant une fontaine et un réseau d’eau. « J’ai toujours entendu dire que celle-ci fonctionnait grâce à une éolienne. Une éolienne qui gênait certains habitants. Cantigny a fini par détruire cette fontaine ».

Mais les monuments en hommage aux Américains, eux, sont restés. Tout comme le souvenir du mois de mai 1918 dans cette commune de cent âmes. Cantigny commémore toujours le 28 mai, en se rendant sur les trois monuments que compte le village à ce sujet. Il fête aussi le 4 juillet, fête nationale aux États-Unis. Toujours avec un passage chez M. Lefever qui ouvre son musée privé à cette occasion. Là, des photographies et autres souvenirs de cette bataille sont conservés.

Pa r Cécile Latinovic

Cette photographie est exceptionnelle. Réalisée le 28 mai 1918, lors de l’attaque et de la prise de Cantigny (Somme) par les troupes américaines, c’est une des rares images existant de soldats montant à l’assaut, baïonnette au canon. Durant la Grande Guerre, en effet, le matériel photographique était trop encombrant et les champs de bataille trop dangereux pour les opérateurs https://photo.geo.fr/photos-juin-1917-l-autre-debarquement-des-americains-22539#les-combats-a-l-epreuve-du-feu-396482

source: http://www.il-y-a-100-ans.fr/somme/le-village-ou-les-americains-ont-decouvert-le-feu-des-balles-photos-n5464#.Wt9Kb63pNfQ

Le fort de Condé repris par les Allemands

Les Allemands l’occupent pendant trois ans. Le fort est utilisé comme hôpital par l’armée allemande jusqu’ à l’offensive Nivelle en 1917, au cours de laquelle les Allemands furent délogés. Poste d’observation idéal, il reçoit la visite des généraux Franchet d’Esperey et Pershing venus assister le 23 octobre 1917 à la bataille du Fort de Malmaison sur le Chemin des Dames. Le 28 mai 1918, le fort est pris par les allemands et bombardé. Le 28 août 1918, les Français s’en emparent à nouveau. Après la guerre, les casemates du fort de Condé servent de centre de désobusage afin de récupérer le métal.

source: https://www.aisne14-18.com/chemin-des-dames/le-fort-de-conde

http://www.fortiffsere.fr/secteurmaubeuge-verdun/index_fichiers/Page390.htm

Journal du mardi 28 mai 1918

Les Allemands ont déclenché un très violent bombardement sur toute la région comprise entre la forêt de Pinon et de Reims. Au matin, l’attaque ennemie s’est produite sur un très large front entre ces deux points.
Les troupes franco-anglaises de première ligne se sont repliées sous la poussée de l’ennemi, qui s’efforçait d’avancer vers l’Aisne, et qui l’a atteinte à Pont-Arcy. Elles ont reculé méthodiquement de façon à permettre aux réserves d’arriver.
En Champagne, sur la rive droite de la Meuse, en forêt d’Apremont et en Woëvre, l’activité de l’artillerie a été vive. Les Allemands ont prononcé plusieurs attaques locales. En forêt d’Apremont, l’attaque a été repoussée après un combat qui a coûté des pertes a l’ennemi. Deux autres tentatives ont échoué dans la région de Limey et au nord-est de Badonviller. Des prisonniers sont restés entre nos mains.
Sur le front britannique, l’ennemi a déchaîné une offensive entre Locre et Voormezeele.
Les Italiens ont remporté un succès dans la région du Tonale. Ils ont enlevé aux Autrichiens plusieurs points du massif de l’Adamello et capturé 870 prisonniers, dont 14 officiers. Ils ont pris également 12 canons, 14 bombardes et mortiers de tranchées, 28 mitrailleuses et plusieurs centaines de fusils.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai18.html

1393/27 mai 1918: Deuxième bataille de la Marne ou 3ème bataille de l’Aisne!

Deuxième bataille de la Marne ou 3ème bataille de l’Aisne!

Le 27 mai 1918 débute la troisième offensive, désastreuse pour l’armée française – on parle en général de « Caporetto français ». Les Ire et VIIe armées impériales allemandes, soutenues par le feu de milliers de canons, s’élancent, de Vauxaillon à Reims, à l’assaut du front français tenu par les 5e et 6e armées.

Les Allemands franchissent les crêtes du Chemin des Dames, atteignant à 10 h l’Aisne à Soupir. A 20 h, ils parviennent sur la Vesle, à Bazoches, en repoussant devant eux la 6e armée du général Duchêne, désorganisée. Le 28, la bataille se développe. L’ennemi prend Fismes. Le lendemain, il conquiert Soissons, à l’ouest, Fère-en-Tardenois au centre, le massif de Saint-Thierry, à l’est ; il progresse dans la vallée de l’Ardre afin d’aborder la montagne de Reims. Le 30, les Allemands sont sur la Marne à Jaulgonne, à Dormans, à Château-Thierry.

Au sud-ouest de Soissons, la bataille de la Crise s’engage à Vauxbuin et à Courmelles défendus par la division d’infanterie marocaine du général Daugan. Dans ce secteur, à Chaudun, a lieu, le 31 mai, le premier engagement de chars Renault FT du 201e régiment d’artillerie d’assaut. Dans la partie Est de l’offensive, la 5e armée livre de furieux combats jusque dans les faubourgs de Reims. Les coloniaux (marsouins métropolitains, tirailleurs sénégalais), et l’armée d’Afrique défendent la ville sans céder de terrain, gardant ainsi inviolé ce saillant, charnière du front français. Le 4 juin, la lutte très violente se poursuit tout le long de la poche creusée par l’ennemi : à Corcy, à Faverolles ; sur le Clignon, à Veuilly-la-Poterie, au Bois-Belleau ; sur la Marne, à Château-Thierry, à la cote 204, défendus par les marsouins et par les Américains ; sur la Montagne de Reims, à Bligny, où Français, Anglais et Italiens rivalisent de courage ; à Reims où les Allemands piétinent.

source: http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/1918-la-deuxieme-bataille-de-la-marne-27-mai-6-aout

http://www.chenay51.fr/medias/files/3-la-deuxieme-bataille-de-la-marne.pdf

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_l%27Aisne_(1918)

http://www.memorial-chemindesdames.fr/pages/batailles_detail.asp?id_bataille=4

Offensive allemande

http://batmarn2.free.fr/off_27_5.htm

http://lpzpictures.over-blog.com/article-l-offensive-allemande-du-27-mai-au-1-juin-1918-dans-l-aisne-112607473.html

Le 109 ème RI s’illustre à Fismes

Le 27 mai 1918 les Allemands réussissent ce que les Français n’ont pas su faire en avril 1917 : rompre le front sur le Chemin des Dames, c’est la Troisième Bataille de l’Aisne.

L’objectif de l’offensive allemande est de frapper, entre Anizy-le-Château et Reims, la VIe armée française du général Duchêne qui regroupe 8 divisions dont 3 britanniques. Les Allemands s’emparent immédiatement du Chemin des Dames et avancent sur la rivière Aisne, prenant plusieurs ponts intacts. En fin de journée, les allemands ont avancé de plus de 15 kilomètres. L’Aisne est franchie ainsi que la Vesle, dans la nuit.

Le 109e R.I. protège héroïquement la traversée de la Vesle au nord de Fismes (situé dans la Marne à 30 km à l’ouest de Reims et à 18 km au sud du Chemin des Dames).

Voilà ce que l’on peut lire sur le monument : « Les 28 et 29 mai 1918, pendant 19 heures, (le 109e R.I.) interdit le passage de la Vesle à 3 divisions allemandes. Ce monument a été élevé par les survivants du 109e R.I. à leurs 800 camarades tombés pour la patrie pendant les combats du 27 mai au 2 juin 1918. Passant souviens-toi. » Le monument est situé au nord-est de Fismes sur la D29 en direction de Merval.

Le 109e R.I. est un régiment originaire de Chaumont (52). Il a fait toute la guerre au sein de la 26e Brigade d’Infanterie de la 13e Division d’Infanterie. Il a obtenu 4 citations à l’ordre de l’Armée.

source: http://frontdechampagne.over-blog.com/2017/05/fismes-le-monument-du-109e-r.i.html

Reims concernée aussi

Le 27 mai 1918, 30 divisions allemandes attaquent entre Soissons et Reims. Elles bousculent la VIe armée dont le chef, le général Duchêne, est totalement surpris par cette offensive. En outre il n’a pas suivi les directives du commandement lui demandant de renforcer ses secondes lignes ce qui aggrave encore le recul français.  Le général Duchêne est d’ailleurs relevé de son commandement le 10 juin. Reims se voit dorénavant menacée sur trois côtés, au Nord-Est, au Nord et à l’Ouest. Le saillant que forment désormais la ville et la montagne de Reims constitue un verrou que les Allemands entendent bien faire tomber.

Le sort de la zone de Reims est à ce moment entre les mains de ses défenseurs. De part et d’autre de la ville, on trouve le 1er corps d’armée colonial du général Mazillier avec ses deux divisions d’infanterie coloniale, la 2e qui regroupe les 22e, 24e et 43e régiments d’infanterie coloniale et la 3e qui regroupe les 7e, 21e et 22e régiments d’infanterie coloniale, renforcées par 6 bataillons de tirailleurs sénégalais (qui ne sont pas, contrairement à ce qu’indique l’appellation, recrutés dans le seul Sénégal mais dans l’ensemble de l’Afrique noire française). Au nord, on a la 45e division d’infanterie du général Naulin et des éléments du 9e corps d’armée britannique du général Cordon. Reims elle-même est tenue par la 134e division du général Petit, composée du 63e régiment d’infanterie de Limoges, du 65e régiment d’infanterie de Nantes et du 100e régiment d’infanterie de Tulle. Enfin, le 2e corps d’armée italien défend le Tardenois.

L’offensive allemande met une pression considérable sur le front de Reims. Le général Micheler, chef de la Ve armée, en charge de la défense de Reims souhaite défendre en priorité la montagne de Reims et la plaine, quitte à évacuer la ville de Reims. Se conformant à cette manière de voir, le général Mazillier donne le 30 mai l’ordre d’évacuer Reims mais le général Petit lui désobéit jugeant que la situation sur le terrain est loin d’être désespérée. De fait, si le 1er juin 1918, les Allemands occupent Gueux, Tinqueux, Saint-Brice-Courcelles, la ferme Pierquin, le Moulin de la Housse, leurs attaques se brisent sur le fort de la Pompelle. Le 1er juin, huit bataillons allemands et 15 chars (pour la plupart des chars britanniques récupérés) se lancent à l’assaut mais la garnison résiste. Le 2 juin, des contre-attaques menées par le 21erégiment d’infanterie coloniale dégagent la Pompelle. Une autre attaque sur le fort, le 6 juin, est encore stoppée. Le verrou de Reims tient bon et si l’avancée allemande est spectaculaire, elle ne réussit pas à percer le front et le 12 juin le général Ludendorff arrête son offensive.

source: http://www.reims.fr/2016/26-la-situation-militaire-en-1918.htm

Les Allemands passent la Vesle

Bombardement de Reims le 29 mai 1918.

http://betheny1418.free.fr/02%20reims/03%20batailles/batailles05.htm

http://www.faurillon.com/reims.html

Quid des pertes du 27 mai

https://forum.pages14-18.com/viewtopic.php?t=7532

Destruction de Germigny (Marne)

Puis, à partir du 27 mai 1918, notre secteur a subi l’offensive allemande jusqu’à la contre attaque des français à partir du 18 juillet libérant Germigny le 2 août 1918. (récit complet sur le site internet de la commune).

C’est au cours de cette période que notre village fut détruit à 88% laissant seulement 4 maisons à peu près habitables. Le bois qui domine les habitations comporte encore de nombreuses traces de tranchées et de trous d’obus. Pendant cette période, les habitants ont été évacués notamment à Faux-Fresnay dans le sud de la marne et à Vallière dans l’aube.

La guerre a mobilisé les hommes valides du village pour être incorporés dans différents régiments et 6 d’entre eux ne sont pas rentré : René Rafy 166ème RI, Louis Couet 25ème BC et Léon Couet 87ème RI frères jumeaux, Lucien Chaudrilliez 46ème RI, Edouard Mercier 35ème RI et Charles Lagauche 362ème RI. D’autres sont revenus avec des souvenirs pas toujours racontables : René Ronseaux  25ème RAC, Edouard Martin 94ème RI, Henri Lamblot Artillerie, Georges Ponsart Cavalerie …

Les femmes, si elles ne sont pas évacuées restent à la ferme ou participent à la l’effort de guerre comme Marguerite Chapotot infirmière à Muizon où elle rencontre sont futur mari Père Cantat blessé par deux balles reçues dans la même journée à des moments différents.

source: http://mairie.germigny.a3w.fr/DetailElement.aspx?numStructure=80684&numElement=188672&numRubrique=486068

Journal du lundi 27 mai 1918

Assez grande activité des deux artilleries dans la région du bois de Hangard et au sud de l’Avre.
Un coup de main ennemi, précédé d’un vif bombardement sur nos postes du secteur d’Orvillers-Sorel, n’a pas obtenu de résultat.
D’autres tentatives ennemies en Champagne et dans les Vosges ont également échoué.
Nos patrouilles et nos détachements ont fait des prisonniers, notamment dans la région de l’Ailette.
Un détachement anglais a exécuté un raid sur les tranchées ennemies au sud de Bucquois. Quatorze prisonniers et deux mitrailleuses sont restés entre ses mains.
Nos alliés ont fait d’heureuses attaques à l’est d’Hébuterne et au nord de Neuville-Vitasse. Ils ont fait quinze prisonniers et capturé une mitrailleuse.
Des attaques de détachements ennemis ont été repoussées dans le voisinage de Sailly-le-Sec, Bucquoy, Ablainzevelle,Festubert et Merris.
Activité de l’artillerie ennemie vers Villers-Bretonneux, Dernancourt, Bucquoy et la forêt de Nieppe.
Sur le front belge, canonnade dans la région de Merckem. Rencontres de patrouilles à l’est de Nieuport.
Sur le front de Macédoine, combats d’infanterie dans la région de Doiran.

source: https://www.google.fr/search?safe=active&biw=1280&bih=605&ei=rz7fWvWdL4HiU4KcheAC&q=27+mai+1918&oq=27+mai+1918&gs_l=psy-ab.3..0l2j0i5i30k1.120770.121291.0.121980.2.2.0.0.0.0.277.387.0j1j1.2.0….0…1.1.64.psy-ab..0.2.386…35i39k1j0i7i30k1.0.c8pYv0i6VyQ

1384/18 mai 1918: le char allemand Elfriede présenté au sous-secrétaire d’Etat aux inventions

On parlait aussi base-ball sur le front

Soldats américains expliquant au baseball américaine soldats britanniques / 18 mai 1918

source: https://www.pinterest.fr/pin/812688695228095030/

Le char allemand Elfriede présenté au sous-secrétaire d’Etat aux inventions

Le 18 mai 1918, à Saleux, le char d’assaut allemand Elfried est présenté à Jules-Louis Breton, sous-secrétaire d’Etat aux Inventions. Des officiers et des soldats britanniques sont également présents. Entre le 1 et le 5 juillet 1918, à Bourron, des essais de tirs sont effectués sur Elfried pour vérifier l’efficacité du canon de 37 mm.

source: http://www.cnc-aff.fr/internet_cnc/Internet/ARemplir/parcours/EFG1914/pages_FR/13171.html

Fismes: le 109 e RI résiste aux Allemands

« 109e R.I. – Les 17 et 18 mai 1918 pendant 19 heures interdit le passage de la Vesles à 3 divisions allemandes. – Ce monument a été élevé par les survivants du 109e R.I. à leurs 600 camarades tombés pour la patrie pendant les combats des 27 mai au 2 juin 1940. – Passant souviens-toi »

Lettre d’Henry Novel à ses parents

Mes chers Parents,

Encore cinq jours de cette vie réellement terrible… Cela n’a rien de gai !! Je crois que pendant les quelques jours qui ont précédé j’ai vu le spectacle de désolation le plus terrible que l’on puisse voir. Cela dépasse tout ce que l’on peut imaginer, et les luttes terribles qui se sont déroulées ici sont certes au-dessus de tout ce que l’on peut concevoir.

On se croirait dans un paysage lunaire. Le terrain crevé, bouleversé où tous les trous d’obus s’enchevêtrent s’étend sur des kms et des kms semé de débris de toutes sortes : casques, sacs, obus, douilles, cartouches, tôles, caissons démolis, cadavres de chevaux, etc., le tout percé, crevé, retourné. Les obus n’ont pas épargné un millimètre de terrain. C’est atroce et il faut le voir pour le croire…

Je ne sais pas si je vous ai dit que le camarade qui devait partir avant moi a été avancé… je suis donc le 1er à partir pour le tour de juin et vous me verrez arriver pour les premiers jours du mois prochain. Heureusement, je vous jure que je n’ai jamais attendu avec autant d’impatience le moment de quitter ce bled de désolation…

Je termine car je suis trop abruti pour pouvoir écrire plus longuement, en vous embrassant tous bien affectueusement.

source: https://www.14-18hebdo.fr/henry-novel-lettres-a-ses-parents-1914-1918-14-mai-1918

Bombardement mortel des alliés sur Valenciennes

Le Samedi 18 mai 1918, par un temps splendide et très chaud, onze avions français et anglais vinrent nous rendre visite à 10 h 1/2 du matin. Ils commencèrent par lancer quelques bombes sur le village de Trith, tuant six civils. Ils planèrent ensuite sur Valenciennes, où stationnait en gare, un train de munitions qu’ils essayèrent de faire sauter. Malheureusement, les bombes tombèrent à peu de distance, faisant quelques victimes, ainsi qu’on le voit dans le rapport circonstancié de la police :
Quatre bombes viennent d’être jetées sur la Ville.

  • La première atteignit une petite remise, appartenant à M. Mineur, teinturier, rue Cahaut.
  • Une seconde tomba sur l’un des bâtiments de M. Lefebvre, blanchisseur dans la même rue. 
  • Une troisième dans un terrain vague, à 200 mètres environ du nouveau pont de l’avenue Villars. .
  • Enfin, la quatrième, à environ 300 mètres du champ d’aviation, en face de l’immeuble portant le numéro 69 de l’avenue de Cambrai.
    Les dégâts furent considérables. Quatre ménages qui habitaient les immeubles portant les numéros 27, 29, 33, 35 de cette avenue se trouvèrent sans abri. De nombreuses vitres furent brisées, tant dans la rue Cahaut, qu’au Clos des Villas.

Les victimes au nombre de sept furent :

  1. Vaillaux Adèle, 58 ans, rue Cahaut, 35, blessée grièvement, admise à l’Hôtel-Dieu.
  2. Belot Alphonsine, Epouse Terrez, 26 ans, rue Cahaut, 27, blessée aux cuisses, admise à l’Hôtel-Dieu.
  3. Vandeville Marcel, 23 ans, hôtelier en garage, près de ]a Citadelle, blessé grièvement, soigné chez lui.
  4. Malesse Clémence, 24 ans, batelière en stationnement à la Citadelle, soignée chez elle.
  5. Caillez Joseph, 30 ans, peintre, demeurant rue Gillis, blessé légèrement au cou.
  6. Gagneaux Malvina, 26 ans, ménagère demeurant rue Cahaut, blessée sur différentes parties du corps, admise à l’Hôtel-Dieu.
  7. Darras Georges, né le 12 septembre 1865, à Noreuil, évacué de ladite commune, domicilié à Valenciennes, 18, rue des Maillets, tué. Ce dernier était occupé à charger des décombres, avenue de Cambrai, et son cadavre fut transporté à la morgue (Hôtel-Dieu).

MM. les docteurs Trouillet et Hédot, qui s’étaient rendus sur les lieux, donnèrent leurs soins aux blessés.

source: http://civils19141918.canalblog.com/archives/2011/07/27/21689563.html

Grève des  midinettes (couturières) à Paris

[18] mai 1917 [à Paris], grève des midinettes [couturières] : [photographie de presse] / [Agence Rol]

http://www.culture-evreux.fr/EXPLOITATION/Default/doc/OAI_1/oai-bnf.fr-gallica-ark–12148-btv1b53003092v/18-mai-1917-a-paris-greve-des-midinettes-couturieres-photographie-de-presse-agence-rol

Blargies: les Indiens ont payé aussi un lourd tribut à la guerre

Derrière les soldats de la British army, les Indiens ont payé le plus lourd tribut avec 45 tombes à leurs noms ; dans le prolongement du cimetière français. « Ces hommes venaient ici pour gagner un peu d’argent ; les conditions climatiques étaient difficiles pour eux. On ne sait pas grand-chose sur eux finalement », raconte, passionné, Patrick Périmony, le maire

Ce qu’il sait, c’est que plusieurs sont probablement décédés lors d’un bombardement ennemi du 18 mai 1918. « Le village avait dû être évacué car on n’a pas eu de victimes. Tandis que chez les manutentionnaires, beaucoup sont enterrés le 19 mai 1918. L’explosion du stock de munitions a fait exploser les vitres à 3 km à la ronde », raconte l’élu.

Journal du samedi 18 mai 1918

Au cours de la nuit, bombardement violent dans la région d’Hailles.
Vers Mesni1-Saint-Georges, nous avons réussi un coup de main ennemi et fait des prisonniers.
Dans la région au sud de Canny-sur-Matz, nos détachements ont pénétré en deux points dans les lignes ennemies et ramené une quarantaine de prisonniers dont un officier.
Sur la rive sud de l’Oise, une tentative ennemie sur nos petits postes du secteur de Varennes a échoué sous nos feux.
Sur le front britannique, un raid ennemi a été repoussé dans les environs de Moyenne-ville, au sud d’Arras. Grande activité des deux artilleries pendant la nuit dans le secteur du bois de Pacaut au nord d’Hinges.
L’artillerie ennemie a été encore plus active entre Locon et Hinges et de la forêt de Nieppe à Meteren.
Des avions allemands ont bombardé les cantonnements belges. Un aviateur allemand a lancé quatre bombes sur l’hôpital d’Hoogstade.
Les actions d’artillerie, normales sur une grande partie du front, ont pris momentanément un caractère assez vif, notamment dans la région de Pilken. Lutte de bombes à Nieuport, vers Dixmude et à l’ouest de la forêt d’Houthulst.
Des troupes américaines sont arrivées dans le nord de la France, dans la zone occupée par les forces britanniques.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai18.html

Un lieu de mémoire et un film pour le centenaire de la bataille de Fismesj

 Il y a 100 ans, plus de 13 000 Américains ont trouvé la mort au bord de la Vesle, pour reprendre un pont aux Allemands. Les Fismois ont décidé de sortir cette bataille de l’oubli.

En 1918, on n’avait encore jamais vu de tels combats. En l’espace d’un mois sur un périmètre de quelques kilomètres seulement, 13 600 soldats américains ont trouvé la mort. La bataille de Fismes « inaugura » les premiers combats de rue. Dans les ruines de la commune, déclarée alors zone rouge, détruite à plus de 90 %, (soit plus que la ville martyre voisine, Reims), les Stosstruppen ont expérimenté pour la première fois les attaques au lance-flammes et les barricades défendues par des mitrailleuses dont les effets ont été dévastateurs. Un traumatisme tel que les populations locales ont préféré enfouir le souvenir au fin fond des mémoires.

Cent ans après, enfin un mémorial

À Fismes, aujourd’hui, seule trace de ces corps à corps sanglants, qui ont vu une partie des régiments prestigieux et emblématiques de l’armée américaine (la 28e Division, mais aussi la 4e et 77e Divisions) être décimée, un pont. « Le seul pont mémorial de France qui a été construit après la guerre avec l’aide de l’état de Pennsylvanie », explique Charles Gossard, adjoint au maire de Fismes délégué au Patrimoine. « Cela fait 100 ans que des milliers de jeunes américains ont traversé l’Atlantique, pour mourir ici afin de nous libérer de la barbarie, il était grand temps de faire quelque chose pour que leur sacrifice ne soit pas oublié. » Le square de la Vesle près du pont mémorial a été choisi afin d’y aménager ce lieu de mémoire inédit. Un aménagement paysager entièrement repensé ; au sol, cinq lignes traversantes blanches et phosphorescentes qui convergent vers la Vesle… « On incorpore près de la berge, un belvédère avec 5 panneaux d’explications historiques », poursuit Charles Gossard. Ils retraceront ainsi les moments forts de la bataille qui s’est déroulée entre août et septembre 1918. L’éclairage sera aussi entièrement revu et financé par le Grand Reims, qui prend également en charge le coût pour enterrer la pompe. Le chantier ne devrait plus tarder à commencer.

Une œuvre monumentale

Christian Lapie a été choisie pour élaborer une œuvre artistique monumentale pour ce futur lieu de mémoire, « afin d’attirer davantage l’œil, susciter le recueillement », continue Charles Gossard. «La sidération des étoiles», tel est le nom que ce sculpteur de renommée internationale a choisi pour désigner ces figures géantes, « des jeunes hommes américains et allemands, sans bras ni visage (…) Engoncées dans la masse du bois dont elles sont extraites, comme noircies par le feu, elles sont silencieuses et figées, debout. » Cette « tribu de sentinelles placides et immuables » sera aussi installée au bord de la Vesle et au milieu du carrefour, à deux pas du pont mémorial. Côté financement, des entreprises locales se sont portées mécènes : 60 % de l’œuvre artistique ont ainsi pu être financés (les douze statues et leur installation sont estimées à 120 000€). «Fismes Mémorial 18» bénéficie aussi du soutien financier de la réserve parlementaire de l’Assemblée Nationale.

L’adjoint au maire Charles Gossard (à gauche) et Laurent Vermot-Desroches (à droite), le président de l’association France 40 véhicule. Les statues de Christian Lapie et la perspective à venir du Memorial.

Un film tourné à Fismes

Dans le cadre du centenaire, la municipalité a lancé aussi un autre projet, l’élaboration d’un court-métrage sur la bataille de Fismes, qui comportera également des images d’archives récupérées de l’armée (4 à 5 minutes), « où l’on voit les Américains pénétrant dans les ruines de Fismes. Des images exceptionnelles que les habitants n’ont encore jamais pu voir. »

La municipalité a fait appel à l’association France 40 Véhicule, dont les membres ont déjà participé à des reconstitutions filmées. « On se charge des décors, des artifices, des engins de guerre, des uniformes », énumère Laurent Vermot-Desroches, le président de l’association, fier en quelque sorte de pouvoir apporter sa pierre à l’édifice. « Aux États-Unis, à l’école des officiers, on étudie encore aujourd’hui la bataille de Fismes. Sa triste notoriété est beaucoup plus importante outre-atlantique. Même si je déteste faire des comparaisons entre les deux guerres, il faut réaliser tout de même que cette bataille a causé 2 fois plus de morts que le débarquement en Normandie. En France, elle est tombée dans l’oubli. »

Des étudiants américains de SciencesPo vont aussi grossir les rangs des figurants, au nombre de trente. L’histoire ? « On suit le parcours de la 28e Division, on raconte les combats intra-muros », explique Charles Gossard. Un court-métrage d’une quinzaine de minutes qui sera projeté sur grand écran le 15 septembre, sur le site du Mémorial, « en Anglais d’abord, puis en Français. » Le film sera tourné le dernier week-end d’avril, à Fismes même. L’entreprise Deseuste met à disposition un terrain, près de l’ancien silo : elle le défriche et va y faire des trous pour rappeler les impacts d’obus notamment. Le collège va prêter ses trampolines pour permettre aux figurants de sauter lors des simulations d’explosions d’obus. À Fismes, depuis quelques mois, c’est toute une commune qui se mobilise pour sortir de l’oubli le sacrifice de ces milliers de jeunes américains.Aurélie Beaussart

Les autres points Le circuit des écrivains

Première étape dans la volonté municipale de rendre hommage au sacrifice de milliers de jeunes américains : le circuit des écrivains. « De nombreux soldats américains, devenus pour la plupart ensuite, de grands écrivains ont raconté la bataille de Fismes », explique Charles Gossard. Neuf panneaux ont été installés l’an passé, près du pont, le long de la Vesle. Ce Circuit -Sur les pas des écrivains américains en guerre- a été inauguré le 16 septembre 2017.

Un fonds d’archives

Des documents iconographiques, des films, des témoignages… À la médiathèque Albert-Camus de Fismes, un fonds ouvert à tous et aux chercheurs a été créé en 2010 et dont l’objectif est de collecter tous les éléments existants relatifs à la bataille de Fismes.

Appel au volontariat

La mairie vient d’éditer une fiche d’inscription pour tous ceux qui souhaiteraient se porter volontaires pour la journée de commémoration du 15 septembre : la municipalité recherche notamment des personnes parlant couramment anglais pour accueillir les délégations américaines, mais aussi des bonnes volontés pour les contrôles, la gestion des parkings, buvette, décoration et assistance technique… Le formulaire est disponible sur le site Fismes.fr

A lire sur le site  de L’Union http://www.lunion.fr/82487/article/2018-03-26/un-lieu-de-memoire-et-un-film-pour-le-centenaire-de-la-bataille-de-fismes

A lire aussi sur le site de L’Union

Le pont mémorial de Fismes, unique en Europe

http://www.lunion.fr/64690/article/2017-12-09/le-pont-memorial-de-fismes-unique-en-europe

Nouvelle étape pour le Mémorial de Fismes

http://www.lunion.fr/63787/article/2017-12-04/nouvelle-etape-pour-le-memorial-de-fismes

Du 11 au 17 novembre six expositions sur la guerre 14-18 à Fismes (51)

Du 11 au 7 novembre, six expositions sur 1914-1918 inédites à Fismes seront présentées à la salle des fêtes rue de La Huchette.

Exposition « chemins de civils en guerre », un prêt du musée de la caverne du dragon  présente l’histoire des civils précipités sur les routes à la fin de l’été 914.

Exposition :« la Grande guerre des enfants » prêtée par le centre d’interprétation de Suippes parle de la vie des familles à l’arrière et de la propagande patriotique.

Exposition : « la popote du poilu, l’alimentation pendant la grande guerre »

Exposition: les dessins d’un « carnet de guerre d’un poilu » présente les soins aux blessés durant la Première guerre mondiale.

Exposition sur « le chemin de fer de la banlieue de Reims »

Exposition sur « Baslieux-lès-Fismes et les villages environnants durant 1914-918.

Un circuit touristique de mémoire

le circuit des écrivains qui présentera le premier parcours touristique de mémoire dans Fismette retraçant les combats de rue en 1918

Les horaires

Expositions à voir ce vendredi 11 novembre durant le vin d’honneur et de 14 à 18 heures;

le samedi 12 novembre de 10 à 12 heures et de 14 à 18 heures;

le dimanche 13 novembre de 14 à 18 heures,

du lundi 14 au jeudi 17 novembre de 16 à 18 heures.

Entrée libre.

A voir aussi sur le site de L’Union http://www.lunion.fr/835742/article/2016-11-09/il-y-a-100-ans-les-poilus-six-expositions-a-voir-a-fismes