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1530/10 octobre 1918


Photos faites le 10 octobre 1918

Réf. : SPA 30 LO 2053 Cambrai, Nord, façade de la mairie

Lors de l’occupation de Cambrai, la Kommandantur a envahi les locaux de la mairie. Le général Fergusson, commandant le 17 e CA (corps d’armée) britannique, accompagné d’officiers de la 3e armée, posent sur la place de la mairie.

source: http://archives.ecpad.fr/wp-content/uploads/2010/06/1918-10.pdf

(Audio visuel)La bataille d’Iwuy

https://www.youtube.com/watch?v=6WTMHXBlnQU

Les consignes de Foch pour la bataille

Dans sa directive du 10 octobre, le maréchal Foch fait remarquer que sur trois directions convergentes l’exploitation est en cours :
à gauche, en Belgique, au delà d’Ypres, vers Gand;
au centre, en avant de Cambrai et de Saint-Quentin, vers Landrecies;
à droite, sur le front Aisne-Meuse, en direction générale de Rocroi.
La plus avantageuse à exploiter est celle du centre.
Il prescrit, en conséquence, de la poursuivre avec le maximum de forces vers Avesnes et Maubeuge.
En même temps, il organise aux ailes deux manoeuvres latérales : l’une qui sera exécutée par les forces britanniques en combinaison avec le groupe de Belgique, en vue de dégager la région de Lille; l’autre qui sera exécutée par les IVe, Ve et Xe armées françaises, et qui aura pour premier objectif de faire tomber la ligne de la Serre.
Ces opérations déterminent le repli de l’ennemi sur la position Hermann, où la bataille s’allumera de nouveau au début de novembre.

Carnet de Route du Commandant Gaston de Chomereau de Saint André  près de Liesse (Aisne )

10 octobre 1918
Des patrouilles ont été poussées sur l’Ailette qui est franchie ce jour.
Harcèlements et bombardements sur les arrières dans la région d’Ostel.
Consommation de nos munitions : 775 obus de 75 dont 375 O.S. et 194 obus de 155.
Bilan du 11° groupement de BCP : 11 blessés et 5 intoxiqués.

11 octobre 1918
Le Commandant de Chomereau est pour 2 jours en mission à Chantilly, à l’école des chars de combats .

12 octobre 1918 (Selon le Journal de Marche Officiel du Bataillon)
L’ennemi bat en retraite, talonné par nos troupes, le 48° en soutien gagne Trucy et Lierval sans incident, puis, le 13, la ferme de la Mouillée, entre Eppes Athies et Samoussy.

14 octobre 1918
Prise de Gizy par les 48° & 55° BCP. Premières attaques de Liesse.
Le 14 au matin, à peine sorties de Gizy, les compagnies de tête passées à l’avant-garde, rencontrent une très forte résistance. Néanmoins, la progression continue malgré les feux violent d’artillerie et de mitrailleuses. Après 3 attaques successives, le bataillon se trouve au soir devant Liesse, fortement tenu. 4° attaque le 15 au matin. Nos pertes sont de 6 tués et 10 blessés. Dans l’après midi, la 9° Cie et la 8° Cie prennent la station de Liesse-Gizy et la 1° compagnie enlève le Calvaire (NDLR : aujourd’hui, maisons près de la gare de Liesse).
Les Allemands se replient vers le nord-ouest (vers Pierrepont).
L’ennemi exécute des tirs de harcèlement sur les routes ; les entonnoirs sont nombreux aux carrefours.
Des dépôts de munitions explosent de tous côtés dans ses arrières.

Entre temps, le 14 octobre, au matin, le Commandant de Chomereau avait rejoint le théâtre des opérations vers Vailly.
Après une longue étape à cheval, il avait rallié de nuit, le bataillon qui se trouvait à la ferme de La Mouillée.

La suite sur http://www.ville-de-liesse.com/histoire-liberation-liesse-488-a.asp

Bazancourt (Marne) est libérée par la coloniale

Après  quatre années d’occupation et de privations, notre commune fut libérée le 10 octobre 1918 par le 21ème Régiment d’Infanterie Coloniale. Au cours des violents combats du 6 au 10 octobre 1918, 637 soldats et 15 officiers sont tombés sur notre sol.

source: http://www.bazancourt51.fr/rubrique2-29.html

Journal du jeudi 10 octobre 1918

Au nord-est de Saint-Quentin, nos troupes, en liaison avec l’armée britannique, ont attaqué sur un front de 10 kilomètres. Malgré une résistance opiniâtre, nous avons pénétré dans les fortes positions de l’ennemi et réalisé de sérieux progrès.
Fontaine-Uterte et la ferme Bellecourt sont entre nos mains. Nous avons porté nos lignes aux lisières sud et ouest d’Essigny-le-Petit, conquis les bois à l’est de Tilloy, la cote 134, et le village de Rouvroy.
Plus au sud, nous avons pris les positions allemandes entre Harly et Neuville-Saint-Amand et débordé ce village par le nord.
Les Anglais ont attaqué sur 35 kilomètres, de Saint-Quentin à Cambrai, et avancé sur une profondeur de 5. Ils ont pris Beauregard, Premont, Serain, Malancourt, Villers-Outreaux, Lesdain, Esnes, et fait des milliers de prisonniers. Ils sont entrés dans Cambrai.
Les Franco-Américains ont occupé au nord de Verdun le bois des Caures, les bois d’Haumont, Cousenvoye, Brabant, Haumont et Beaumont.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre18.html

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1482/24 août 1918: Aviation: une commande de 1.000 avions biplace de combat SEA IV

Aviation: une commande de 1.000 avions biplace de combat SEA IV

Mille appareils sont commandés par le ministère de l’Armement et des Fabrications de guerre français. Le 24 août 1918, le général Duval, commandant de l’Aéronautique au Grand quartier général, établit une prévision d’avions devant équiper les escadrilles au début de 1919 : on y trouve pour l’observation le SEA IV A2 et pour la chasse le SEA IV C2. En octobre, le Grand quartier général prévoit que soit constituée une escadrille de SEA IV. Il estime qu’il devient indispensable d’en développer la fabrication pour atteindre, au cours du premier trimestre de 1919, une production mensuelle de 200 avions qui doit permettre la mise en service de 400 appareils pour le 1er avril 1919.

Le premier SEA IV de série sort d’usine le… 11 novembre 1918. Depuis l’aube, les canons se sont tus sur le champ de bataille, c’est l’armistice. Le marché de 1. 000 avions est alors résilié, seuls 115 appareils en cours de fabrication sont livrés. Les SEA IV C2 vont servir quelques années en escadrilles dans les Régiments d’Aviation, dont plusieurs au Bourget. Un certain nombre sera transformé par Les Aéroplanes Henry Potez en limousines de transport ou de grand tourisme Potez VII et un exemplaire sera modifié en avion de course.

source: https://www.dassault-aviation.com/fr/passion/avions/bloch-militaires/sea-iv/

Le bâton du maréchal Foch est confectionné par Cartier

A l’occasion de la remise au maréchal Foch du bâton de Maréchal de France, Le Figaro du 25 août 1918 décrit avec précision cette œuvre d’art, conservée aujourd’hui au Musée de l’armée à Paris.

«Le bâton de maréchal, insigne du commandement suprême, remis avant-hier au maréchal Foch par le Président de la République, porte, sur un fond de velours bleu de France, un semis de 30 étoiles d’or ciselé.
Sur l’une des extrémités, également en or ciselé, sont gravés en relief le nom du nouveau maréchal et la date de sa nomination; l’autre rappelle la devise du maréchalat: Terror belli, decus pacis.

C’est à Cartier que l’on a confié le soin d’exécuter cette œuvre d’art destinée à devenir un objet historique.» écrit Le Figaro du 25 août 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/25/26002-20140825ARTFIG00151-25-aout-1918-le-baton-du-marechal-foch-est-confectionne-par-cartier.php

Journal du samedi 24 août 1918

Nos troupes ont continué à progresser sur tout le front de la bataille en cours.
Entre Matz et Oise, nous bordons la Divette, depuis son embouchure jusqu’à Evricourt.
Le long de l’Oise, nous nous étendons depuis Sempigny jusqu’à la voie ferrée de Coucy-Le-Château.
A l’est de Solens, nous avons porté nos lignes jusqu’aux abords de Guny et de Pont-Saint-Mard.
Le matériel abandonné par l’ennemi entre l’Aisne et l’Avre, est considérable. Plus de 200 canons ont été dénombrés.
Les troupes anglaises ont progressé de trois kilomètres sur un front de neuf, entre Somme et Ancre. Elles ont rencontré une sérieuse résistance sur certains points, notamment sur les pentes au nord de Bray.
Les combats ont continué, dans Albert, jusqu’à ce que la ville eût été nettoyée. Au cours de cette opération, 1.400 prisonniers ont été faits, et des canons capturés.
Nos alliés ont progressé aussi sur la rive gauche de l’Ancre, au sud de Beaucourt. L’ennemi a contre-attaqué au nord de l’Ancre. Il a échoué à Miraumont et à Achiet-le-Grand. Le chiffre total des prisonniers dénombrés par les Anglais est de 5.000.
Nos alliés ont encore avancé sur le front de la Lys.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout18.html

CARTE POSTALE DU JOUR

1473/15 août 1918: les Britanniques s’opposent à Foch

Les Britanniques s’opposent à Foch

Le 15 août 1918, le maréchal Douglas Haig refusa la demande du maréchal Ferdinand Foch de poursuivre l’offensive d’Amiens, parce que cette attaque s’essoufflait, les troupes s’éloignant de leur approvisionnement et leur artillerie, et que des réserves allemandes étaient déplacées dans le secteur. Au lieu de cela, Haig commença à planifier une offensive à Albert, qui débuta le 21 août. L’attaque principale fut lancée par la IIIearmée britannique, auquel fut adjoint le 2e Corps des États-Unis. Albert tomba le 22 août.

source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_la_Somme_(1918)

Torpillage du Balkan: 417 morts

Le 15 août 1918, le Balkan quittait Marseille à destination de Calvi.

C’était un vapeur appartenant à la Compagnie Fraissinet.

Plutôt vieux, pas bien grand, 80 mètres environ et lent.

Les navires plus récents de cette compagnie qui assurait en temps normal la desserte de la Corse avaient été réquisitionnés.

Le Balkan, comptait 519 passagers à son bord dont 300 soldats permissionnaires.

Une nuit d’août qui devait être belle.

A huit miles à peine de Calvi, il est facile d’imaginer les gens accoudés au bastingage en train de sentir, au sens propre, l’île tout proche.

Sans doute regroupés par village ou canton, en discutant du chemin qu’il faudrait faire pour rejoindre les siens.

À pied pour la plupart et sur de longs kilomètres.

À 1 heure 35, un sous-marin allemand est aperçu par tribord.

Une torpille, une seule, frappe le navire par le travers.

Elle explose et en moins d’une minute, l’avant du bateau se dresse et il s’enfonce par l’arrière.

Sept radeaux seulement peuvent être mis à l’eau.

Ce n’est qu’à 10 heures du matin, que deux hydravions aperçoivent les signaux de détresse et que des secours ramènent les 102 survivants à Calvi.

417 passagers sont morts.

source: http://corseimagesethistoire.over-blog.com/2017/11/15-aout-1918-torpillage-du-balkan.html

http://arustaghja.canalblog.com/archives/2006/09/27/2777171.html

Journal du jeudi 15 août 1918

Nos troupes ont continué à gagner du terain entre l’Avre et l’Oise, en dépit de la résistance opposée par l’ennemi.
Au sud de l’Avre, nous avons occupé Marquévillers, Grivillers et atteint la ligne Armancourt-Tilloloy. Nous avons progressé au nord de Roye-sur-Matz, d’environ 2 kilomètres, jusqu’aux abords de Canny-sur-Matz.
Plus au sud, nous avons conquis et dépassé Laberlière. Entre Matz et Oise, nous avons avancé au nord de Chèvincourt. Machemont et Cambronne sont à nous.
Les Anglais ont repoussé de fortes contre-attaques ennemies à Lihons ainsi qu’aux alentours de cette localité. Ils ont effectué une opération heureuse au sud de la Somme, faisant 200 prisonniers et reliant leurs positions à l’est de Mericourt, à celles à l’est d’Etinchem, sur la rive nord de la Somme.
Ils ont amélioré leur ligne à l’est de Robecq et entre Vieux-Berquin et Merris.
120 de nos avions ont survolé l’ennemi à Lassigny, jetant 23 tonnes d’obus.
Un contingent français a débarqué à Vladivostok.
Les Japonais ont fait leur jonction avec les Tchéco-Slovaques en Sibérie orientale.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout18.html

1464/6 août 1918: un bâton de maréchal pour Foch

Des vaches errantes fournissent du lait à gogo rue Drouot

Le Figaro du 6 août 1918 relate une insolite aventure qui s’est déroulée rue Drouot à Paris. Trois vaches échappées d’un troupeau sont conduites dans la cour de la mairie du 9ème arrondissement. Les agents de police ont eu l’idée de les traire et se sont régalés de ce lait frais jusqu’à l’arrivée du conducteur du troupeau venu les chercher.

«D’où venaient-elles? Nous ne le saurons probablement jamais. L’une d’elles errait, la nuit dernière, autour de l’église de Notre-Dame-de-Lorette, toute seule. Elle avait l’air embarrassé d’une personne qui a perdu son chemin, et qui n’ose pas le demander. Un passant voulut la prendre par les cornes mais elle se rebiffa. Une grande timidité n’est pas inconciliable avec un certain amour-propre.

Alors d’autres passants survinrent, et l’on décida de la conduire, par gestes, dans la direction du poste de la rue Drouot. Des bras, des chapeaux, des mouchoirs s’agitaient autour de la vache qui, à force d’être détournée des directions diverses qu’elle voulait suivre, finit par prendre le seul chemin duquel on ne la détournât point, et fut ainsi amenée devant la cour de la mairie, où elle entra.

Deux autres vaches l’attendaient, arrivées là de la même façon. Et les agents entouraient ces prisonnières. Alors une idée leur vint.

Ils pensèrent que si les trois vaches étaient incapables de fournir aucune explication à la police, elles ne lui refuseraient certainement pas de lui faire cadeau d’un peu de lait. Et ils se mirent, fort poliment, à les traire. Les trois vaches, échappées d’un troupeau qui venait de traverser la rue Lafayette, étaient bientôt réclamées par leur conducteur. On lui rendit les trois vaches. Et les agents regardèrent partir avec un peu de regret, en vidant leurs verres, celles qui leur avaient fait connaître, pendant une nuit, les douceurs d’un régime lacté sans restrictions.» écrit Le Figaro du 6 août 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/06/26002-20140806ARTFIG00187-6-aout-1918-des-vaches-errantes-fournissent-du-lait-a-gogo-rue-drouot.php

Un bâton de maréchal pour Foch

Lire aussi: https://www.histoiredumonde.net/Ferdinand-Foch.html

http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/06/26002-20140806ARTFIG00187-6-aout-1918-des-vaches-errantes-fournissent-du-lait-a-gogo-rue-drouot.php

Clémenceau  félicite Foch

« Mon cher Général et ami,

J’ai le très grand plaisir de vous annoncer que je soumettrai aujourd’hui même à M. le Président de la République le projet de décret ci dessous :

« Monsieur le Président,

Le décret du 24 décembre 1916 a fait revivre une première fois la dignité de Maréchal de France. J’ai l’honneur de soumettre à votre signature, au nom du Gouvernement, et, je peux l’affirmer, au nom de la France entière un décret conférant au général Foch cette haute récompense nationale.

À l’heure où l’ennemi, par une offensive formidable sur un front de 100 kilomètres, comptait arracher la décision et nous imposer cette paix allemande qui marquerait l’asservissement du monde, le général Foch et ses admirables soldats l’ont vaincu.

Paris dégagé, Soissons et Château-Thierry reconquis de haute lutte, plus de 200 villages délivrés, 35 000 prisonniers, 700 canons capturés, les espoirs hautement proclamés par l’ennemi avant son attaque écroulés, les glorieuses armées alliées jetées d’un seul élan victorieux des bords de la Marne aux rives de l’Aisne, tels sont les résultats d’une manœuvre aussi admirablement conçue par le haut commandement que superbement exécutée par des chefs incomparables.

La confiance placée par la République et par tous ses alliés dans le vainqueur des Marais de St Gond, dans le chef illustre de l’Yser et de la Somme a été pleinement justifiée.

La dignité de Maréchal de France conférée au général Foch ne sera pas seulement une récompense pour les services passés. Elle consacrera mieux encore dans l’avenir l’autorité du grand homme de guerre appelé à conduire les armées de l’Entente à la victoire définitive.

Je vous prie d’agréer, monsieur le Président, l’hommage de mon profond respect.

G. Clemenceau »

Vous comprendrez, mon cher ami, que j’aie voulu être le premier à vous annoncer cette nouvelle.

Je vous embrasse

G. Clemenceau. »

source: http://www.clemenceau2018.fr/f/archives/287/fiche/?

L’église de Ville-en-Tardenois bombardée

L’église  de Ville-en-Tarenois a été très endommagée lors du bombardement du 6 août 1918 et restaurée dans les années 1920 avec l’aide d’Etienne Moreau-Nélaton*.

http://ville-ferentardenois.com/tourisme-culture-patrimoine/leglise-sainte-macre/

Création d’une école du renseignement par les Américains à Langres

  • Une école de renseignements : officiellement créée le 6 août 1918, elle fonctionne depuis le 25 juillet à la caserne Carteret-Trécourt. Les cours dispensés enseignent aux officiers l’organisation de l’armée allemande, l’interrogation des prisonniers, l’exploitation de documents pris à l’ennemi et l’interprétation des photographies aériennes.

Création du cimetière de Bouilly (Marne)

Le cimetière militaire britannique de Bouilly a été créé en 1918 par les autorités françaises pour recevoir les corps des soldats britanniques, français, italiens et allemands tués dans le secteur au cours de la 2ème Bataille de la Marne entre le 18 juillet et 6 août 1918.
Les corps des soldats français, italiens et allemands ont été ultérieurement exhumés et regroupés dans d’autres cimetiètres.

source: http://www.cndp.fr/crdp-reims/memoire/lieux/1GM_CA/cimetieres/britanniques/bouilly.htm

L’abbaye d’Igny d’Arcis le Ponsart (marne) détruite

Le monastère d’Igny se trouve en plein front et le 6 août 1918, il est complétement détruit lors de la retraite allemande. Un aumônier militaire campant à proximité de l’abbaye a pu retrouver quelques objets de valeur et surtout la châsse contenant les reliques du bienheureux Guerric et il en avertit le cardinal Louis-Joseph Luçon.

Le blason de cet archevêque de Reims se trouve au-dessus d’une porte latérale de l’église donnant sur le choeur des moniales. Il est « d‘azur à un agneau pascal accompagné d’un M en onciale d’or dans le canton dextre. »

source: https://abbaye-igny.fr/historique/les-blasons

Duval (Bonnet rouge) condamné à mort

Au cours du procès qui débute le 29 avril 1918, le lieutenant Mornet, commissaire du gouvernement, reconnaît à Emile Duval « une culture profonde, une intelligence remarquable et un talent de plume véritable. » Les qualités indiscutables de « ce petit vieux aux allures discrètes de sacristain » sont malheureusement révélées tardivement et, âgé de cinquante ans quand il commence sa collaboration au Bonnet Rouge, Duval est un journaliste déjà aigri et plein de fiel contre cette société qui n’a pas su le reconnaître à sa juste valeur.

Le 11 mai 1918, Mornet réclame la peine de mort pour Duval.

Emile Duval est fusillé le 17 juillet 1918 pour “avoir reçu de l’argent de l’Allemagne”.

source: http://www.noisylesec-histoire.fr/2016/01/emile-duval-1864-1918-journaliste/

lire aussi: https://fr.wikipedia.org/wiki/Émile-Joseph_Duval

A Woippy ( Moselle) le curé et les cloches

Ordonnance pour la livraison des cloches qui devaient rester.
En vertu d’une ordonnance du 6 août 1918, les cloches, même celles qui étaient dispensées à cause de leur valeur artistique doivent être livrées. Une seule cloche de ces trois, qui pèsent 967 k., 1212 k., 1702 k., la plus petite qui donne le fa devra rester. Nous faisons tout le possible pour les conserver; mais ce sera bien difficile. M. le Kreisdirektor ne semble plus disposé à vouloir céder. M. le curé est décidé à écrire encore et à rendre visite à M. Schmitz, architecte préposé à la conservation des monuments d’art. Le Conseil autorise M. le curé à attendre, même au risque de perdre la prime promise de 1 Mark par kilo.

http://www.raconte-moi-woippy.net/paroisse/cures/bigerel.htm

Décès de Roland Garros, aviateur

Roland Garros, né le 6 octobre 1888 à Saint-Denis de la Réunion et mort le 5 octobre 1918 dans les Ardennes près de Vouziers, est un aviateur français, pionnier de l’aviation.
Champion de France de cyclisme en 1906, Roland Garros est passé à la postérité pour avoir réussi, le 23 septembre 1913, la première traversée de la Méditerranée en avion en partant de Fréjus, en 7 heures et 53 minutes. À bord de son Morane-Saulnier H, malgré un moteur qui subit deux pannes, au large de la Corse et au-dessus de la Sardaigne. Il lui restait 5 litres d’essence quand il se posa à Bizerte.

La Première Guerre mondiale le fit naturellement pilote de guerre : il remporta quatre victoires.
Une panne le contraignit d’atterrir en territoire occupé et il fut fait prisonnier avant d’avoir pu détruire son avion
Il ne parvint à s’évader qu’au bout de trois ans, fut à cette occasion le co-fondateur de l’Union Nationale des Évadés de Guerre et reprit vite sa place dans l’escadrille « SPA26 » du fameux groupe des « Cigognes ». Mais il fut tué lors d’un combat aérien le 5 octobre 1918 à Saint-Morel dans les Ardennes, près de Vouziers où il est enterré.

source: https://www.camps-parachutistes.org/t2590-roland-garros-aviateur-francais

Journal du mardi 6 août 1918

Nos troupes, refoulant les arrière-gardes ennemies, ont continué leur marche victorieuses sur un front de 50 kilomètres en direction de la Vesle.
Sur notre gauche, nous bordons les rives sud de l’Aisne et de la Vesle, depuis Soissons jusqu’à Fismes, dont les Américains tiennent les lisières.
A l’est de Fismes, nous avons atteint la ligne générale nord de Courville, Branscourt, Courcelles, Champigny.
Nos reconnaissances de cavalerie opèrent le long de la voie ferrée de Soissons à Reims.
Sur certains points, notre progression a dépassé, en vingt-quatre heures, dix kilomètres. Plus de cinquante villages ont été délivrés en une seu1e journée.
Les Américains annoncent avoir pris, depuis le 18 juillet, 8.400 soldats et 133 canons.
La progression britannique s’est poursuivie dans le secteur d’Albert; nos alliés ont enlevé la majeure partie du terrain tenu par les Allemands à l’ouest de l’Ancre. Ils ont suivi l’ennemi dans son mouvement de retraite qu’avaient laissé prévoir différents indices.
Des patrouilles allemandes ont attaqué les Anglais dans le secteur d’Hébuterne. Elles ont été complètement repoussées.
Arkhangel a été occupée par les troupes alliées. L’Entente garde ainsi une porte ouverte sur la Russie.
En Macédoine, des détachements bulgares ont été repoussés près de Vetrenik.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout18.html

1445/18 juillet 1918: hécatombe de soldats du 1er régiment de zouaves à Longpont (02)

(Suite)Le généralissime Foch passe à la contre-offensive

Le 18 juillet 1918, après quatre ans de guerre, le généralissime Foch passe à la contre-offensive avec les premières troupes américaines dans la région de Villers-Cotterêts.

Pour la première fois sont utilisés à grande échelle les chars d’assaut. Les Allemands sont partout repoussés. Ils subissent leur plus grave défaite à Montdidier, le 8 août, et dès lors engagent une retraite générale.

source: https://www.herodote.net/almanach-ID-2987.php

Hécatombe de soldats du 1er régiment de zouaves à Longpont (02)

Sur le monument aux morts de Longpont, une plaque rappelle que ce paisible village de la forêt de Villers-Cotterêts s’est retrouvé sur la ligne de front au cours des combats de juin et juillet 1918, lorsque l’offensive allemande lancée le 27 mai sur le chemin des dames avait mené les troupes de l’Empereur jusqu’aux limites de la forêt. Le 6 juin, le front s’était stabilisé sur une ligne passant de la ferme de Vertes-Feuilles à Longpont, devant la Ferté-Milon et jusqu’à Chezy-en-Orxois.

On peut lire sur cette plaque : « Aux 5 officiers et 189 sous-officiers, caporaux et zouaves du 1er Régiment de Zouaves, tombés le 18 juillet 1918 en libérant Longpont ».

Le 18 juillet 1918 correspond au premier jour del’offensive Mangin partie de la forêt de Villers-Cotterêts, portée par 300 chars et 40 escadrilles. Débutée à 4h35 par un barrage roulant, elle fut rapidement couronnée de succès. Dès 10 heures, l’infanterie avait atteint Chaudun et était parvenue en face de Vierzy et de Villers-Hélon, à 6 kilomètres de la base de départ. Le 6 août, le front s’était déplacé sur une ligne allant de Soissons à Muizon, en passant par Braine et Fismes.

source: http://www.picardie1418.com/fr/decouvrir/plaque-au-1er-regiment-de-zouaves-longpont.php

Journal du jeudi 18 juillet 1918

Au sud de la Marne, les Allemands poussant des forces nouvelles, ont attaqué les hauteurs au nord de-Saint-Agnan et de la Chapelle-Monthodon. ILs ont réussi à pénétrer dans la Bourdonnnerie. La bataille se poursuit avec âpreté sur les pentes boisées immédiatement au sud de ce point.
Plus à l’est, en dépit d’attaques très vives, nous avons maintenu l’ennemi aux lisières sud des bois de Bouquigny et de Nes1es.
Les Allemands ont tenté un puissant effort en direction de Montvoisin, dont ils ont pu s’emparer. Mais une contre-attaque de nos troupes les ont rejetés de cette 1oca1ité.
Entre la Marne et Reims, des combats violents sont en cours dans les bois de Courton. Une attaque ennemie dans la région de Vrigny a complètement échoué.
A l’est de Reims, les attaques 1oca1es de l’ennemi sont restées infructueuses. Dans la région de Prunay, en renouvelant ses assauts sur Beaumont, il a subi un sanglant échec. Partout, nous avons intégralement maintenu nos positions.
A l’est de Villers-Bretonneux, les Anglais, à la suite d’une heureuse opération de détail exécutée pendant la nuit, ont fait quelques prisonniers et capturé des mitrailleuses.
Un coup de main allemand a échoué dans le même secteur. Les Anglais ont fait des prisonniers dans un raid aux environs d’Hulluch. Activité de l’artillerie allemande dans les secteurs de la Somme et de l’Ancre, au nord de la Scarpe, au nord-est de Béthune et au nord de Bailleul.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.html

1343/7 avril 1918

Carnet de guerre d’Edouard Coeurdevey

Le 7 avrilG.C. Siam.

          Après un temps d’arrêt, la bataille reprend acharnée. On sent la farouche résolution chez l’ennemi d’en finir par notre écrasement à n’importe quel prix. On éprouve dans l’armée française la résolution désespérée de se faire hacher sur place plutôt que de céder. Et la nation, serrée derrière le courageux vieillard qui incarne l’âme indomptable de la race, tient le coup avec une sorte de ‘sursum corda » dans la douleur.

          Malgré moi je songe aux heures tragiques de Vercingétorix, de Jean le Bon. La bravoure inouïe, surhumaine d’alors, n’arrêta pas la catastrophe.

          La France est en danger à cause de sa déplorable et désastreuse maladie de morale. L’appétit du bien-être et la crainte des enfants. Or, je ne vois aucune volonté de se guérir.

          Tous ceux qui ne voulaient pas d’enfants persistent dans leur résolution arrêtée d’en avoir le moins possible. Ceux qui n’avaient pas de projet contre leur progéniture à naître déclarent que « pour les faire tuer on en a toujours trop ».

          Les vraies et sincères familles nombreuses restent des phénomènes. Dans le Midi, on montre du doigt les mères de quatre enfants. Se rappeler la conversation : Lacaque, Barbier du P.P n°7, devant le bois Neutre, à sept heures du matin.

          De Foch : « Le flot expire sur la grève ». Une bien rassurante image… pourvu qu’elle soit vraie !…

http://atelca.fr/remy/transit/edouard/htm/carnet11A-part2.htm

Parution du Miroir

Journal du dimanche 7 avril 1918

La lutte d’artillerie s’est maintenue violente sur le front de l’Oise et de la Somme. L’ennemi a prononcé une forte attaque sur nos positions entre Mesnil-Saint-Georges et à le Monchel. L’attaque, brisée par nos feux, a complètement échoué. De nombreux cadavres sont restés devant nos lignes.
Plus au nord, nos batteries ont dispersé des rassemblements ennemis dans le bois au sud de Hangard et dans la région de Dumuin.
Dans le secteur de Noyon, les Allemands, après un bombardement par obus de gros calibre, ont tenté de nous arracher nos gains au nord du mont Renaud. Après un combat très vif, nos troupes ont gardé l’avantage et conservé le terrain conquis.
Sur la rive gauche de l’Oise, la journée a été marquée par une série de violentes attaques lancées par les Allemands sur le front Abbecourt, sud de Chauny-Barisis. Nos troupes ont résisté sur nos lignes d’avant-postes, et, après avoir infligé des pertes élevées aux assaillants, sont venues occuper conformément aux ordres reçus, des positions préparées.
En Argonne, dans la région de Saint-Mihiel et au Ban-de-Sapt, activité des deux artilleries.
Sur le front anglais, continuation de la lutte au sud d’Ayette.
L’ennemi a constamment renouvelé ses attaques avec des forces considérables, mais elles n’ont pas eu plus de succès que précédemment.
Nos alliés ont légèrement amélioré leur position au sud de la Somme, près de Hangard, par une contre-attaque.

source: https://www.google.fr/search?q=6+avril+1918&safe=active&ei=vDmyWrreE-GOgAa5jIaYBg&start=170&sa=N&biw=1280&bih=605

1183/29 octobre 1917:Le ministère des Armées commande mille avions de reconnaissance biplaces Salmson 2 A-2

(Aviation)  Le ministère des Armées commande mille avions de reconnaissance biplaces Salmson 2 A-2

Le 29 octobre 1917, le ministère des Armées commande à   Pierre-Georges Latécoère mille avions de reconnaissance biplaces Salmson 2 A-2 dotés de moteurs de la même marque. L’échéance pour la première livraison est fixée au 15 mai 1918. Même s’il n’a jamais approché un quelconque engin volant .de près ni de loin, Latécoère relève le défi. A Montaudran, près de Toulouse, il ouvre un nouvel atelier de mécanique et s’entoure de quelques-uns des meilleurs spécialistes du moment : Emile Dewoitine et Marcel Moine, entre autres. Des bâtiments supplémentaires sont inaugurés, une forge installée et une piste de 700 mètres aménagée avec soin. Bientôt, l’usine toute entière est capable d’assembler cent cinquante avions par mois. En octobre, la cadence s’élève à six engins par jour. Déjà, les commandes affluent. Cette fois, l’Etat réclame des Nieuport 29 pour la grande offensive que le maréchal Foch prévoyait de lancer au printemps 1919.

source: http://remb.free.fr/dossier/pierre.htm

Lire aussi http://www.ladepeche.fr/article/2017/09/15/2645892-pierre-georges-latecoere-pionnier-de-l-aeronautique.html

Le Major General John Joseph Pershing, arrive au Camp américain d’Issoudun

Le 29 octobre 1917, le Major General John Joseph Pershing, arrive au Camp américain d’Issoudun à bord de son train privé par la voie ferrée nouvellement construite. Le chef  du Corps expéditionnaire américain en Europe constate alors que l’ouverture de l’école a été plus que prématurée : deux baraquements, quarante-huit hangars Bessonneau et des constructions dépareillées méritaient- elle une inspection ?
Les critiques faites par le commandant en chef furent d’autant plus prises à cœur par le personnel que précisément pendant cette période des pluies continuelles avaient transformé le sol argileux du site en océan de boue, rendant compliqué la moindre action. Un autre facteur qui avait contribué à la démoralisation des hommes était le temps considérable que mettait à l’époque le courrier à arriver des Etats-Unis (source Gorrell – History of the  American Expeditionary Forces Air Service 1917-1919 National Archives Serie G volume 9, p. 11 et 40).

source: http://www.anciens-aerodromes.com/?p=5901

La mission du Maréchal Foch en Italie (29 octobre-24 novembre 1917)

Rien n’a la vie plus dure qu’une légende. Il s’en est créé une en Italie, d’après laquelle le maréchal Foch, au lendemain de Caporetto, aurait déconseillé au commandement en chef italien la résistance sur la Piave.

Cette légende n’est pas contemporaine des événements qu’elle travestit. Elle n’a fait son apparition qu’un an plus tard, après la victoire de Vittorio-Veneto.

Sur le moment, en novembre 1917, les Italiens ont eu trop nettement conscience du secours que leur apportaient leurs alliés et du profit dont leur était la présence du grand chef de guerre français, pour songer à méconnaître la part que le maréchal Foch avait prise à leur salut. Il n’en a plus été de même depuis novembre 1918. Le souvenir de Caporetto, du reste trop ressassé dans un certain clan, est naturellement devenu importun aux vainqueurs de Vittorio-Veneto. Comme si la réhabilitation de la victoire, pourtant la meilleure de toutes, ne leur suffisait pas, ils en ont cherché une autre dans l’arrêt de l’offensive ennemie sur la Piave, ce qui était encore strictement leur droit et historiquement juste. Mais (et c’est à partir de là qu’ils ont fait tort à l’équité et à la vérité historique), pour rehausser le mérite de leurs propres généraux et leur réserver exclusivement celui d’avoir arrêté l’offensive austro-allemande, ils ont imaginé la légende, qui attribue au maréchal Foch une opinion et un rôle de pure fantaisie. Le chef d’État-major général français n’aurait pas cru alors à la possibilité de résister définitivement sur la Piave ; s’attendant à ce que cette ligne fut forcée, il ne l’aurait considérée comme bonne qu’à marquer un temps d’arrêt ; tenant pour inévitable ou nécessaire la continuation de la retraite, ce serait dans la ligne du Pô et du Mincio qu’il aurait vu la barrière, derrière laquelle l’invasion pourrait être contenue. Ainsi serait-ce contre son avis, sinon même contre son gré, que la résistance définitive aurait été organisée, entreprise et menée à bien sur la Piave. L’honneur, auquel le maréchal Foch n’aurait aucun droit, en reviendrait exclusivement, non pas même au général Diaz, mais au général Cadorna.

source: https://fr.wikisource.org/wiki/La_Fin_d%E2%80%99une_l%C3%A9gende_-_La_mission_du_Mar%C3%A9chal_Foch_en_Italie_(29_octobre-24_novembre_1917)

Journal du lundi 29 octobre 1917 à travers Le Miroir

Au nord de l’Aisne, assez grande activité de l’artillerie dans la région Pinon-Chavignon et vers l’épine de Chevregny.
Les Allemands ont prononcé une forte attaque sur nos positions au nord de la ferme Froidmont. Nos feux ont refoulé les vagues assaillantes qui se sont disloquées, après avoir subi des pertes sérieuses. Une soixantaine de prisonniers, dont un officier, sont restés entre nos mains.
En Argonne, un coup de main ennemi n’a donné aucun résultat.
La lutte d’artillerie se maintient assez vive en Champagne sur la région des Monts.
Les Anglais ont amélioré leurs positions dans la région de la voie ferrée d’Ypres à Roulers. Ils ont attaqué en liaison avec les troupes françaises, traversant le terrain inondé et occupant les postes de la presqu’île de Mercken, dans la région de Luyghen. 1.100 Allemands ont été capturés dans ce secteur. Les Belges ont fait échouer un raid ennemi entrepris contre nos travaux au sud de Dixmude. Dans la presqu’île de Luyghen, opérant de concert avec nous, ils se sont emparés d’un certain nombre de prisonniers, ainsi que d’un abondant matériel, dont 3 minenwerfer. Une patrouille a traversé le lac de Blankaert.
Les Italiens, devant la pression formidable des Austro-Allemands ont replié leur ligne.