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1394/28 mai 1918: destruction du pont de Fismette (Marne)

Destruction du pont de Fismette (Marne)

Les Américains fianceront la reconstruction du pont en 1928

Le Pont de Fismette qui relie la ville de Fismes située sur la rive gauche de la Vesle au quartier de Fismette blotti sur la rive droite, constitue un exemple sans doute unique en France de pont-monument construit après la 1ère guerre mondiale, qui célèbre aujourd’hui la mémoire des troupes américaines venues libérer la ville par deux fois en septembre 1918 et en août 1945.

   En septembre 1914, lors de la 1ère Bataille de la Marne, le génie français avait fait sauter le pont d’avant-guereconstruit sur deux arches, pour ralentir l’offensive allemande.
Restauré sur ordre des Allemands qui occupèrent un temps la ville, il a été repris par les troupes françaises et reconstruit en 1916, et entièrement détruit lors de l’offensive allemande de mai 1918.

   Après la 1ère guerre mondiale, la reconstruction du pont de Fismette auquel il était prévu d’adjoindre deux colonnes surmontées de statues et deux lanternes des morts, a été prise en charge par l’État de Pennsylvanie et la ville de Meadville. Le régiment d’infanterie qui a libéré Fismes en août 1918 était parti de cette ville qui souhaitait ainsi honorer la mémoire de ses soldats morts en terre française.

source: http://www.cndp.fr/crdp-reims/memoire/lieux/1GM_CA/monuments/fismes.htm

http://frontdechampagne.over-blog.com/2017/12/fismes-le-pont-memorial-de-fismette.html

http://www.fismes.fr/public/documents/presentationlabelcentenaire.pdf

Premiere victoire americaine à Cantigny (Somme)

source illustration https://www.pinterest.fr/pin/547046685976211833/?lp=true

La bataille de Cantigny est plus connue aux Etats-Unis qu’en France parmi les amateurs d’histoire. Et pourtant, c’est bien à Cantigny, dans la Somme, près de la ville martyre de Montdidier, que s’est déroulée la première victoire américaine de la Grande Guerre, le 28 mai 1918.

Cela peut paraître incroyable, mais Outre-Atlantique, le village de Cantigny est connu. Un musée de l’Illinois porte même son nom. L’objet de ce lieu de culture ? La première bataille menée par l’armée américaine durant la Grande Guerre, le 28 mai 1918, à Cantigny, près de Montdidier, dans la Somme.

Pourtant, rien au début de la guerre n’indiquait que ce village deviendrait célèbre aux États-Unis. Avant la Grande Guerre, Cantigny est une commune rurale, peuplée majoritairement par des agriculteurs. Un café animait le village. Un maréchal-ferrant officiait, évidemment. « En 1914, la population était sensiblement aussi dense que celle d’aujourd’hui », sourit Gilles Levert, historien amateur de Montdidier. Comprenez par là que la population de Cantigny se composait d’une centaine de personnes. Le paysage était tout de même différent en 1914. Notamment grâce à la présence d’un château. « Il appartenait à la famille de Jenlis, une famille noble du secteur. Ce devait être magnifique », souligne Hugues-Nicolas Neuville, professeur d’histoire. Aujourd’hui, il ne reste que des ruines de ce château, dans un bois.

Une bataille test pour les Américains

Un bois où les visiteurs avertis peuvent reconnaître le tracé d’une tranchée et les dégâts causés par les obus dans le sol. À cheval sur Cantigny, Fontaine-sous-Montdidier et Villers-Tournelle, le champ de bataille de 1918 affiche encore quelques stigmates. En 1914, bien sûr, les jeunes hommes de Cantigny sont mobilisés sur le front. Des chevaux sont réquisitionnés. Commune de l’arrière, Cantigny accueille le repos des soldats alliés. Des cafés s’ouvrent. C’est à peu près tout ce qui changera dans le village. « De la guerre, à Cantigny, on n’entendait que les canons », décrit Gilles Levert.

Un calme qui ne durera pas. « Le 21 mars 1918, les Allemands lancent l’offensive du Printemps ou Kaiserschlacht (bataille du Kaiser en français, ndlr) sur le front ouest », expose Hugues-Nicolas Neuville. « L’armée allemande avance de 50 km par jour à ce moment-là », surenchérit Gilles Levert. Montdidier sera prise le 28 mars 1918. L’ordre d’évacuation vers Breteuil (Oise) est donné peu avant, le 26 mars 1918.

Il inclut Cantigny. Un village vers lequel des Royens et habitants des communes alentours s’étaient déjà exilés. « Quelques vieux sont restés dans les caves », affirme Gilles Levert. C’est le début de l’occupation.

Un peu plus d’un an auparavant, la première division américaine a débarqué à Saint-Nazaire, en 1917. « C’était la première fois qu’une division américaine se battait hors du sol américain », explique Tom Cavaness, conseiller auprès du directeur général de l’American battle monument commission (Commission pour les monuments de guerre américains). Composés de volontaires plus ou moins bien équipés, les soldats sont considérés comme des « bleus » par les alliés qui s’embourbent dans cette guerre depuis trois ans déjà.

On apprend à ces soldats du Nouveau-monde à creuser une tranchée. Pas de quoi satisfaire les intrépides Américains qui trépignent d’aller au feu. « Ils voulaient faire un grand coup militaire », explique Hugues-Nicolas Neuville. Les Alliés finiront par accepter et leur confiront une mission : reprendre Cantigny.

Quatre jours de bataille, plus de 2 000 morts

Le 28 mai 1918, la 1re division américaine attaque les positions allemandes et avance d’un kilomètre. Mais les premières pertes sont lourdes. Les Allemands ont riposté sous une pluie d’obus chimiques. Les premières victimes côté américain sont gazées. Le 31 mai, les positions alliées ont bien avancé après l’offensive américaine. Une offensive de quatre jours qui fera 1 067 morts côté américain et 1 627 côté allemand. L’avantage américain s’explique aussi par l’apparition des chars d’assaut au-devant des troupes. Durant cette bataille jusqu’à 20 000 obus étaient tirés par jours à Cantigny et 8 000 à Villers-Tournelle, où une infirmerie avait été installée dans le château du village.

Les Américains ne sont restés que deux mois et demi à Cantigny. Après leur départ, les habitants sont revenus. Cantigny n’était pas prioritaire malgré une destruction quasi totale du village. « Les habitants ont tout reconstruit seuls ». Seuls ou presque. Ici, comme à Tilloloy, les États-Unis ont participé à la reconstruction à leur manière : en établissant une fontaine et un réseau d’eau. « J’ai toujours entendu dire que celle-ci fonctionnait grâce à une éolienne. Une éolienne qui gênait certains habitants. Cantigny a fini par détruire cette fontaine ».

Mais les monuments en hommage aux Américains, eux, sont restés. Tout comme le souvenir du mois de mai 1918 dans cette commune de cent âmes. Cantigny commémore toujours le 28 mai, en se rendant sur les trois monuments que compte le village à ce sujet. Il fête aussi le 4 juillet, fête nationale aux États-Unis. Toujours avec un passage chez M. Lefever qui ouvre son musée privé à cette occasion. Là, des photographies et autres souvenirs de cette bataille sont conservés.

Pa r Cécile Latinovic

Cette photographie est exceptionnelle. Réalisée le 28 mai 1918, lors de l’attaque et de la prise de Cantigny (Somme) par les troupes américaines, c’est une des rares images existant de soldats montant à l’assaut, baïonnette au canon. Durant la Grande Guerre, en effet, le matériel photographique était trop encombrant et les champs de bataille trop dangereux pour les opérateurs https://photo.geo.fr/photos-juin-1917-l-autre-debarquement-des-americains-22539#les-combats-a-l-epreuve-du-feu-396482

source: http://www.il-y-a-100-ans.fr/somme/le-village-ou-les-americains-ont-decouvert-le-feu-des-balles-photos-n5464#.Wt9Kb63pNfQ

Le fort de Condé repris par les Allemands

Les Allemands l’occupent pendant trois ans. Le fort est utilisé comme hôpital par l’armée allemande jusqu’ à l’offensive Nivelle en 1917, au cours de laquelle les Allemands furent délogés. Poste d’observation idéal, il reçoit la visite des généraux Franchet d’Esperey et Pershing venus assister le 23 octobre 1917 à la bataille du Fort de Malmaison sur le Chemin des Dames. Le 28 mai 1918, le fort est pris par les allemands et bombardé. Le 28 août 1918, les Français s’en emparent à nouveau. Après la guerre, les casemates du fort de Condé servent de centre de désobusage afin de récupérer le métal.

source: https://www.aisne14-18.com/chemin-des-dames/le-fort-de-conde

http://www.fortiffsere.fr/secteurmaubeuge-verdun/index_fichiers/Page390.htm

Journal du mardi 28 mai 1918

Les Allemands ont déclenché un très violent bombardement sur toute la région comprise entre la forêt de Pinon et de Reims. Au matin, l’attaque ennemie s’est produite sur un très large front entre ces deux points.
Les troupes franco-anglaises de première ligne se sont repliées sous la poussée de l’ennemi, qui s’efforçait d’avancer vers l’Aisne, et qui l’a atteinte à Pont-Arcy. Elles ont reculé méthodiquement de façon à permettre aux réserves d’arriver.
En Champagne, sur la rive droite de la Meuse, en forêt d’Apremont et en Woëvre, l’activité de l’artillerie a été vive. Les Allemands ont prononcé plusieurs attaques locales. En forêt d’Apremont, l’attaque a été repoussée après un combat qui a coûté des pertes a l’ennemi. Deux autres tentatives ont échoué dans la région de Limey et au nord-est de Badonviller. Des prisonniers sont restés entre nos mains.
Sur le front britannique, l’ennemi a déchaîné une offensive entre Locre et Voormezeele.
Les Italiens ont remporté un succès dans la région du Tonale. Ils ont enlevé aux Autrichiens plusieurs points du massif de l’Adamello et capturé 870 prisonniers, dont 14 officiers. Ils ont pris également 12 canons, 14 bombardes et mortiers de tranchées, 28 mitrailleuses et plusieurs centaines de fusils.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai18.html