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Témoignage: la fraternisation dans les tranchées de Noël 1914

Merci à Patrick-Charles RENAUD pour cet envoi, un article tiré de l’Est Républicain

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Courcy: l’émouvant souvenir d’un Noël dans les tranchées

Publié dans le quotidien L’Union

Il y a un siècle, des soldats allemands et français fraternisaient à Courcy. Une trêve de Noël célébrée mercredi soir lors d’une émouvante cérémonie.

Allemands, Français, Britanniques… Ils sont partis pendant les moissons et pensaient revenir bien avant Noël. Cruelle désillusion. En ces 24 et 25 décembre 1914, sur le vaste front de l’Ouest, des millions de soldats se faisaient toujours face dans le froid, la peur, la saleté, la boue des tranchées. Et par endroits, la magie a opéré.

http://www.lunion.com/region/l-emouvant-souvenir-d-un-noel-dans-les-tranchees-ia3b24n462269

La journée s’est terminée à la mairie . Les photos de Gilberte Touret

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143/Journal du 25 décembre 1914: fraternisation au moulin de Courcy

Journal du rémois Paul Hess (extraits)

« Nuit claire. Détonations de nos grosses pièces et nombreux coups de fusil. Vers 16 heures des mitrailleuses tirent sur un aéroplane allemand qui passe au dessus de la ville. Depuis trois mois et demi que dure le bombardement, nombre d’habitants de Reims n’ont pour ainsi dire pas quitté les caves. Beaucoup de ceux restés en ville jusqu’alors, ont aménagé des installations à demeure leur permettant de s’y réfugier à toute alerte et d’y passer chaque nuit (…)

A l’hôtel de ville, une petite colonie de membres du personnel se retire, pour dormir sans s’émouvoir, dans les sous-sols.

Dans les maisons de champagne, en particulier, les caves ont toutes un nombre considérable de personnes à loger. Certaines de ces maisons ont assemblé là jusqu’à un millier de gens de toutes conditions. Quelques unes y ont installé provisoirement des bureaux, de sorte que leurs employés travaillent, mangent et dorment à l’abri des obus.Il en est encore dans lesquelles, des maîtres et des maîtresses dévoués de l’enseignement public ou libre, font la classe aux enfants du quartier qu’ils ont pu y réunir à la rentrée. Des cérémonies religieuses y ont même été célébrées ou doivent l’être à l’occasion de la fête de Noël; le 8 décembre, une messe a été dite dans les caves Werlé et des messes de minuit ont été préparées, paraît-il aux caves Abelé, Chauvet et L.Roederer. »

Sur le site de Dominique Fradet

25 décembre 1914. – Marne – A Perthes-les-Hurlus, nos succès des jours précédents décident l’ennemi à amener des renforts de ce côté et leur arrivée est le signal de contre-attaques, menées avec des effectifs importants, contre les positions conquises par nos troupes. Ces attaques commencent dans la nuit du 24 au 25 et se continuent toute la journée à l’ouest de Perthes, sur un front de 1.500 mètres ; notre infanterie et nos mitrailleuses les accueillent par un feu si meurtrier qu’elles sont immédiatement arrêtées. Nos batteries interviennent alors et achèvent la déroute de l’ennemi. Plusieurs centaines de cadavres sont trouvés en amont de nos lignes (Lieutenant-colonel Rousset).

http://www.editionsfradet.com/14-18-dans-la-marne.html

24/25 décembre fraternisation au moulin de Courcy

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Des faits spontanés de fraternisation sont signalés et notamment dans le secteur du moulin de Courcy. Le journal de marche du 74ème RI, mentionne ce phénomène pour la journée du 24 décembre : « Les Allemands ont chanté des cantiques et joué de la musique. Ils ont fait un arbre de Noël et illuminé le moulin». Le Lieutenant Ernest Béchu, du 7ème Chasseur à cheval (unité voisine du 74ème RI), ajoute qu’un Allemand s’est dressé sur le parapet de la tranchée pour entonner un chant a capella. Le 25 décembre, un fait insolite se déroule sous ses yeux : un lièvre tiré dans le no man’s land est ramené par deux soldats français sous les applaudissements des Allemands.

http://www.lamarne14-18.com/fr/noel-1914-fraternise-sur-le-front

« 25 décembre 1914 : dans chaque escadron, il a été organisé un arbre de Noël »

Henry Wouilthryde Videau
Henry Wouilthryde Videau

« Hier, dans la tranchée, il s’est passé quelque chose qu’il faut vous dire.
En face de nous, à 30 mètres, il y avait des Bavarois, à notre gauche les Prussiens, et à droite les Saxons.
Les Bavarois sont très chics, car ils ont venu nous voir dans la tranchée ; ils nous ont dit : « Vous Françouss, tirez pas, nous non plus ».
Pendant 2 jours et 2 nuits, pas un coup de fusil.

Puis moi avec le Lieutenant, nous avons été chercher un journal Bavarois ; ils nous ont offert des cigares, des cigarettes ; le Lieutenant leur a donné un paquet de Maryland et moi 2 batons de chocolat que j’avais touché la veille ; il a fallu leur serrer la main à tout prix, puis on a retourné dans notre local.

Le lendemain matin, des fantassins des avant postes ont pris le café ensemble avec l’avant poste Boche. Et ils disaient : « Se méfier, Prussiens dans le bois à gauche, tiré dessus avec mitrailleuses » Je crois qu’ils vont faire réveillon ensemble. »

De la signification de Noël en temps de guerre

A voir sur le site YZ générations

Noel-Guerre-1914-620x350Et c’est encore plus beau lorsqu’on sait que c’est inspiré par des évènements réels. J’avais déjà entendu parler de cette histoire à l’école : alors que la 1ère guerre mondiale faisait rage depuis plusieurs mois et que le sang abreuvait les tranchées, deux armés ennemies décidèrent, pour le jour de Noël, de créer une parenthèse et de se rencontrer pour la première fois. S’ensuivit un incroyable moment de partage. –

A l’occasion du centenaire de la première guerre mondiale et du vingtième anniversaire fêtant le partenariat entre Sainsbury et la Légion Royale Britannique, l’enseigne a alors décidé de dédier une publicité prenant pour thème « Noël ». C’est ainsi qu’un trailer de plus de trois minutes, mettant en scène la célèbre trêve de noël dans les tranchées, a vu le jour.

Un évènement émouvant qui a d’ailleurs inspiré le long métrage « Joyeux Noël » avant d’être retranscrit dans cette campagne publicitaire à l’effigie des supermarchés anglais « Sainsbury ». C’est à l’aube du 25 décembre 1914 que les troupes anglaises, françaises et allemandes ont spontanément déclenchées ce cessez-le-feu suite au célèbre chant « douce nuit », fredonné de part et d’autre des tranchées. Un spot publicitaire s’achevant sur le slogan « Christmas is for sharing » (noël est fait pour être partagé).

Même s’il penche parfois désagréablement dans la caricature et le sentimentalisme, il faut cependant lui reconnaitre une jolie réalisation.

http://www.yzgeneration.com/25-decembre-1914-de-la-signification-de-noel-en-temps-de-guerre/#sthash.e11hRetR.dpuf

Les soldats belges et les fraternisations de Noël

http://14-18-la-grande-guerre.over-blog.net/article-les-soldats-belges-et-les-fraternisations-de-noel-125167842.html

Messe de Noël dans  la chapelle Jeanne d’Arc, au Bois de Beaumarais (Aisne)

georges_CHASSERY_vers_1915Le Chef de bataillon Georges CHASSERY, officier d’artillerie, était stationné avec son régiment dans les Bois de Beaumarais  (Chemin des Dames) de 1914 jusqu’au 18 mai 1915.

Il décèdera de ses blessures le 14 juin 1915 à St Pol sur Ternoise.

Les lettres qu’il écrit à son épouse relatent la construction, l’inauguration et les premières messes célébrées dans la chapelle Jeanne d’Arc  qu’il  fait construire en bois et  en osier, à partir d’avril 1915. Il demande aussi  à sa famille et ses amis de lui envoyer des objets pour le culte.

L’extrait d’une lettre, datée du 25 décembre 1914, d’un soldat qui était aussi au Bois de Beaumarais nous décrit la situation pour la messe de Noël.

http://www.dioceseauxarmees.catholique.fr/temoignages/1186-le-commandant-chassery-et-la-chapelle-jeanne-d-arc-au-bois-de-beaumarais.html

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Une messe sur le front dans une chapelle construite par les Poilus

La trêve de Noël de décembre 1914 à Frelinghien

img-a-la-une-memorialEn décembre 1914, la population Lilloise, terrorisée, écrasée, s’apprêtait à  fêter Noël dans une ville tenue d’une main de fer par l’armée allemande. Pourtant, à  quelques kilomètres de là, à Frelinghien, de jeunes appelés, très jeunes pour la plupart, allaient sortir de la boue, retrouver un peu d’humanité, se poser des questions, se demander, pourquoi ? pour qui ? et pour combien de temps cette boucherie durerait.

http://lagazettedelille.fr/la-treve-de-noel-de-decembre-1914-a-frelinghien/

 

VIDEO: WWI Christmas in the Trenches – December 25th 1914

2 noël

https://www.youtube.com/watch?v=LGzIM671TPI

La Bataille de Steinbach du 25 décembre 1914 au 4 janvier 1915

Steinbach – village détruit par les bombardements
Steinbach – village détruit par les bombardements

La Bataille de Steinbach, moins connue que celle du Hartmannswillerkopf, a duré du 25 décembre 1914 jusqu’au 4 janvier 1915. Son but était la conquête de Cernay. L’attaque passera par la cote 425 et le village de Steinbach, les deux se trouvant occupés par le 161e et le 69e R.I. allemand.

Mise en place de Boucliers roulants

Bouclierroulant2L’attaque de la tranchée ennemie engendre de nombreuses pertes puisque les soldats, au coup de sifflet, doivent s’élancer à découvert, baionnette au canon, conquérir la position adverse. Ainsi, ils doivent parcourir des dizaines de mètres sans connaître la défense adverse et peuvent, parfois, être stoppés net par des obstacles qu’ils n’avaient pas envisagé ( barbelés, etc … ). C‘est pourquoi, l’Etat Major décida de mettre en place un système permettant de résoudre les inconvénients que l’on peut rencontrer lors d’un assaut; le bouclier roulant !Ces pare-balles montés sur roue firent leur apparition dès la première année de guerre puisque le 59ème RI avait déjà « des brouettes blindées »  le 25 Décembre 1914 dans l’Artois, et tout au long du conflit, nous vimes croitre leurs modèles.

http://humanbonb.free.fr/indexBouclierroulant.html

Premier raid aéronaval britannique sur Cuxhaven, 25 décembre 1914

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http://www.histoquiz-contemporain.com/Histoquiz/Lesdossiers/premiere/cuxhaven/Dossiers.htm

Lu dans le Miroir en date du vendredi 25 décembre 1914

France.-En Flandre, nous avons progressé à la sape dans les dunes et aussi au sud-est d’Ypres, tandis que l’armée belge envoyait des détachements, au sud de Dixmude, sur la rive droite de l’Yser. Les zouaves se sont brillamment battus dans la région de l’Aisne en restant maîtres des tranchées de Puisaleine. Quatre cents mètres de tranchées ont encore été enlevés par nous en Champague à Mesnil-lez-Hurlus. L’ennemi, qui tentait une offensive, a été repoussé près de Consenvoye. Enfin notre infanterie a fait un bond important au nord-est de Saint-Dié, dans le Ban-de-Sapt.
Les Russes signalent des opérations favorables à leurs armes; à la frontière prusso-polonaise, vers Mlava, sur la Bzoura, près de Skiernewice, sur la Pilitza, en Galicie et dans les Carpathes.
L‘escadre anglaise a détruit d’importants ouvrages d’art du Bagdad près d’Alexandrette(Asie-Mineure).
Deux aviateurs français ont survolé Sarrebourg.
Le général Potiorek, qui commandait l’armée d’invasion de la Serbie, a été disgrâcié. D’autre part le général von Hoeffer remplace le général Conrad de Hoetzendorf à la tête de l’état-major austro-hongrois.

(vidéo)Trêve de Noël 1914 : un match de football dans le « no man’s land »

A voir sur France 24

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En 1914, sur le front de la Grande Guerre, des soldats ennemis ont cessé le feu et fraternisé, le temps des fêtes de Noël. Même si ces actes ont été localisés, ils ont marqué le souvenir du conflit.

« Pensez simplement que pendant que vous mangiez votre dinde… J’étais là, dehors, à serrer la main d’hommes que j’avais essayé de tuer quelques heures auparavant. C’était incroyable ! »

http://www.france24.com/fr/20141224-treve-noel-premiere-guerre-mondiale-match-football-britanniques-allemands-francais-fraternisation/

Fraternisation! cérémonies le 24 décembre à Courcy (51)

On parle plus facilement, cent ans plus tard,  des scènes de fraternisation vécues, le temps de quelques heures, entre les différents belligérants, Français, Britanniques, Allemands etc, face à face dans des tranchées.

Le secteur de Courcy dans la Marne en a vécu aussi et la commune ne l’oublie pas qui va organiser des cérémonies ce mercredi 24 décembre .

271436-339677Décembre 1914, la guerre fait rage depuis déjà plusieurs mois. Les combats sont durs et les soldats ont perdu l’espoir d’un retour rapide dans les familles. Positionnés en rase campagne, dans des tranchées sommairement aménagées, ils manquent de tout et doivent subir de dures conditions climatiques. Le 24 décembre, c’est la nuit de Noël et chacun doit tout particulièrement penser aux siens. Le dénuement total dans lequel vivent ces hommes de part et d’autre et leur isolement, vont tout simplement et tout naturellement les conduire à un rapprochement. La nuit est tombée, les canons se sont tus et le calme règne, même si la vigilance reste de mise. Tout à coup, au loin, au dessus du moulin de Courcy, un sapin s’illumine, et de la plaine s’élève un chant de Noël en allemand. Un chanteur se dresse sur le parapet de la tranchée pour entonner a capella un nouveau cantique. Personne ne songe même à tirer. Pendant quelques minutes, une sorte de communion s’opère entre ces hommes, ces ennemis devenus « frères de souffrance ». Ce 24 décembre 1914, à Courcy comme dans d’autres lieux sur la ligne de front, cet instant de fraternisation a permis aux hommes de remettre un peu d’humanité dans ce terrible conflit. Cent années ont passé, mais l’évocation même de cette éphémère trêve de Noël, nous émeut et nous interpelle. La commune de Courcy, s’est associée à la Paroisse Sainte Thérèse, à l’Association Courcy-Werschau et aux anciens combattants, pour organiser cette cérémonie de commémoration. Une délégation de l’association des réservistes allemands prendra part aux manifestations.

A partir de 14h à l’église : Exposition « les Fraternisations de Noël 1914 à Courcy ». Vidéo : Déclaration du bourgmestre de Werschau. 17h au départ de l’église : Marche aux flambeaux vers la rue du Moulin, Les couleurs de la France et de l’Allemagne s’entremèlent. 17h30 sur le site de l’ancien moulin de Courcy : Chants de Noël en français et en allemand. Lâcher de lanternes lumineuses qui emportent nos messages de Paix. 19h à la salle des fêtes : Messe de Noël célébrée par le Père Cyril GOGLIN. 20h15, salle paroissiale : Temps de convivialité.

http://www.chtimiste.com/regiments/fraternisations4.hthttp://www.chtimiste.com/regiments/fraternisations4.htm