Archives du mot-clé fusillé

1060/28 juin 1917: les Américains débarquentii

Les Américains débarquent

Le 28 juin 1917, dans le port de Saint-Nazaire, en présence du général Pershing et du général français Étienne Pelletier, la 1re division d’infanterie américaine (1st Infantry Division), nommée par la suite The Big Red One – en raison du grand chiffre 1 qui orne son insigne –, débarque sous la direction du général William L. Sibert (1860-1935). Des journalistes, des photographes et des cameramen sont présents pour suivre et relater l’événement. Après la cérémonie d’accueil, des prisonniers allemands et des soldats noirs américains commencent à décharger les paquebots et autres navires contenant le matériel. La 1st ID se dirige à pied vers les camps situés à la périphérie de la ville. Cette division, qui compte près de 28 000 hommes, est formée de quatre régiments d’infanterie, trois régiments d’artillerie et un ensemble d’unités plus réduites. Elle effectue son baptême du feu le 3 novembre 1917.

Des ports de débarquement

Le port de Saint-Nazaire étant trop petit pour assurer le débarquement puis l’accueil des nouvelles troupes américaines, le port de Brest, puis ceux de Bordeaux et de Cherbourg, sont également utilisés pour acheminer les troupes et le matériel américains. Brest devient le principal port de débarquement des hommes et du matériel. En novembre 1917 les Américains installent à proximité une base militaire et plus de 7 500 soldats y débarquent. Le port est ensuite agrandi, des quais, des entrepôts, des voies ferrées sont construits par des troupes du génie américain. Sont également aménagés des services téléphoniques et télégraphiques, une police militaire, un hôpital, une prison, un local du YMCA (association des jeunes gens chrétiens) et un établissement de la Croix-Rouge américaine. La population américaine est alors plus nombreuse que la population locale. En tout, près de 804 000 soldats américains ont débarqué dans le port de Brest.

source: http://actualites.musee-armee.fr/histoire/la-fayette-nous-voila-episode-12/

(Marine) Le Marne coulé au large de Noirmoutier

Le Marne, vapeur français fut construit en 1917 à « South Dock » par le chantier « Sunderland SB Co » pour le compte de la « Compagnie de Navigation d’Orbigny. Il fut lancé le 21 février 1917 et mesurait 114.3m pour 15.9m de large et 7.20m de tirant d’eau, jaugeant 4019t. Il était propulsé par une machine à triple expansion de 371 nhp.
Extrait de la fiche épave du site des Anges(Association Nord Gascogne Epaves Subaquatiques) 
Le 28 juin 1917 à 22 heures, au large de Noirmoutier, par une mer agitée, il reçoit une torpille dans son centre tribord au niveau de la ligne de flottaison tirée par le UC-61, on dénombrera 10 disparus: 1 chauffeur tuée lors de l’explosion de la torpille et 9 marin qui se sont noyés après que leurs embarcations se soit retournées au moment de l’évacuation de la MARNE.
Le reste des survivants sera récupéré par le patrouilleur Sauterelle. Quelques heures plus tard, le 29 à 6h30, le vapeur grec Dryskos, qui s’était écarté du convoi montant, était coulé au canon à 5 miles plus au sud que la Marne, en vue du vapeur Carstdyne sur lequel le sous-marin tirait également avant de plonger.
ARMEMENT: 2 canons de 90 mm, modèle 1877 sur affût 1916. Disposition: 1 sur l’avant et 1 sur l’arrière.

source: http://www.wreck.fr/marne.htm

Journal du jeudi 28 juin 1917 à travers Le Miroir

Lutte d’artillerie très vive dans la région du monument d’Hurtebise. Les Allemands n’ont fait aucune tentative nouvelle contre les positions que nous leur avons enlevées le 25.
D’après de nouveaux renseignements, parmi les organisations que nous avons conquises ce jour-là se trouve la caverne du Dragou, qui était devenue une véritable forteresse. Un matériel considérable y était accumulé: 9 mitrailleuses en bon état, plus de 300 équipements, de nombreux fusils, des dépôts de munitions, des projecteurs et un poste de secours sont tombés entre nos mains. Le chiffre des prisonniers atteint 340, dont 10 officiers.
En Champagne, Un coup de main ennemi a échoué à l’ouest du mont Cornillet. De notre côté, nous avons exécuté une incursion dans les lignes allemandes vers Maisons-de-Champagne, qui nous a permis de ramener une dizaine de prisonniers.
Les Anglais ont repoussé, avant même qu’elle ne pût se développer, une attaque allemande sur leurs nouvelles positions, au nord-ouest de Fontaine-lès-Croisilles. Ils ont exécuté avec succès un coup de main à l’ouest d’Oppy, en faisant un certain nombre de prisonniers. Ils ont arrêté un raid ennemi près de la Bassée.
Les Italiens ont abandonné quelques positions de première ligne sur le plateau d’Asiago.
Activité d’artillerie sur le front russe.
M. Venizelos a constitué son cabinet à Athènes.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin17.html

Quatre Havrais du 129 ème RI fusillés

Parmi les 650 fusillés « pour l’exemple » (mutins, déserteurs, mutilés volontaires) figurent quatre Havrais du 129ème Régiment d’Infanterie. Trois soldats et un caporal qui, fin mai 1917, avec près de mille autres « poilus » du 129ème RI et du 36ème RI, exprimèrent pacifiquement leur colère lors de meetings et de manifestations. Après l’hécatombe traumatisante du Chemin des Dames, de nombreux régiments refusaient de monter au front, de mourir pour rien. Les soldats en avaient marre de patauger dans la mort, marre de voir leurs familles crever de faim et, en prime, marre de voir que la guerre engraissait les profiteurs. Désemparés, certains envisageaient de voler un train à Soissons pour aller réclamer une paix immédiate à Paris. Ces hommes rêvaient d’un monde plus fraternel en chantant L’Internationale. Ce n’était pas du goût des Conseils de guerre. Arrêtés, transformés en boucs émissaires pour mater la rébellion, Marcel Chemin, Marcel Lebouc, Adolphe Lefrançois et Henri Mille sont passés en procès le 20 juin 1917. Les quatre furent condamnés à mort pour mutinerie et refus d’obéissance devant l’ennemi. Les mutins ont été fusillés le 28 juin 1917, à 11h30, à la sortie Nord de Rarécourt (Meuse) par des camarades de régiment. Raymond Poincaré, alors président de la République, avait refusé de les gracier.

source: http://www.lemague.net/dyn/spip.php?article5885

 

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1052/20 juin 1917: Charles Vally, mutin,  fusillé

Charles Vally, mutin,  fusillé

Les mutineries de mai-juin 1917 effraient l’état-major. Il prend plusieurs mesures pour calmer le mouvement. La répression frappe plusieurs milliers d’hommes mais peu de condamnations à mort seront exécutées. Et ceux qui l’ont été pourraient avoir été tirés au sort. Comme le jeune Charles Vally, dans l’Aisne.

Ce 20 mai 1917, le 60ème bataillon de chasseurs à pied est enfin au repos . Il est temps. Depuis 1914, il a été de presque toutes les grandes batailles de la guerre : Lorraine, Artois, Verdun, Somme, chemin des dames. Ceux de 14 se compteraient presque sur les doigts d’une main.

Mais ce repos bien mérité n’est pas vraiment serein . Depuis quelques jours, des mutineries éclatent un peu partout le long du front. Et les chasseurs à pied sont pris dans le mouvement. Le commandant Belléculée doit faire face à la colère des soldats, toujours au même sujet : les permissions. Ils manifestent un peu mais surtout, dans la nuit du 4 au 5 juin, les 8èmes et 9èmes compagnies refusent de se mettre en tenue pour quitter leurs abris. Le lendemain, les mutins sont rassemblée, désarmés, encadrés et mis en état d’arrestation.

La hiérarchie veut faire un exemple et les procès ont lieu les 10 et 12 juin. Mal défendus, 16 militaires sont condamnés à mort. Seuls Vally et un clairon, Louis Flourac, seront exécutés.

Au total, 19 chasseurs ont refusé d’obéir . Selon l’enquête menée en 1925 à la demande de sa famille, Vally aurait été l’un des meneurs. Il haranguait les autres. Il était mal noté de sa hiérarchie : « esprit indiscipliné, très renfermé, tenant des propos très anarchistes « . Mais ceux qui ont vu leurs peines commuées n’étaient souvent pas mieux vus.

Dès lors, pourquoi Vally ? Presque un siècle après, personne n’a la réponse. Mais il est possible qu’un tirage au sort ait eu lieu pour désigner ceux qui allaient expier la faute. Quant aux autres, l’histoire ne dit pas ce qu’ils sont devenus. Nombre de mutins condamnés mais non exécutés ont ensuite été renvoyés en première ligne, sur des postes particulièrement dangereux. Une autre forme d’exécution, qui ne dit pas son nom.

source: http://www.francetvinfo.fr/replay-radio/france-info-y-etait/20-juin-1917-charles-vally-mutin-fusille_1756055.html

lire aussi: http://www.blamont.info/textes852.html

https://books.google.fr/books?id=kCTABQAAQBAJ&pg=PA34&lpg=PA34&dq=charles+vally+fusill%C3%A9&source=bl&ots=ce_o8maw-P&sig=Fy1uiyAyUMjjYXCHJpz6wn6uDZ8&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwj6jICPoJrUAhXHKsAKHS9NA3IQ6AEINzAD#v=onepage&q=charles%20vally%20fusill%C3%A9&f=false

Journal du mercredi 20 juin 1917 à travers Le Miroir

Violente lutte d’artillerie en Champagne, entre le mont Blond et le mont Cornillet. Une forte contre-attaque allemande sur les positions que nous avons conquises dans cette région a été brisée par nos feux. L’ennemi a subi des pertes sérieuses et a laissé de nouveaux prisonniers entre nos mains.
Des tentatives ennemies sur nos petits postes au nord de Saint-Quentin et vers la tranchée de Calonne ont échoué. Rencontres de patrouilles en forêt de Parroy; nous avons fait quelques prisonniers dont un officier.
Les Anglais ont exécuté des coups de main sur les positions allemandes au sud-est du Verguier et vers la route Bapaume-Cambrai. L’ennemi a eu un certain nombre de tués et ses abris ont été détruits. Nos alliés ont marqué une légère avance sur le champ de bataille d’Arras en faisant 35 prisonniers. 4 canons de campagne sont tombés entre leurs mains. Ils ont abattu 6 avions ennemis.
M. Hoffmann , chef du département politique au Conseil fédéral suisse a dû démissionner à la suite de la découverte d’un télégramme chiffré envoyé par lui à Petrograd et qui transmettait des propositions allemandes en vue d’une paix séparée avec la Russie.
Une crise ministérielle s’est produite à Vienne.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin17.html

Pétain a cru aux chars

Dès le 20 juin 1917, Pétain  a demandé que soit lancée la fabrication de 1 500 chars pour le printemps de 1918 et, lors de la bataille de La Malmaison en octobre 1917, il leur fait jouer un rôle important. Enfin, il n’attaque jamais sans une concentration très forte de l’artillerie. La guerre de 1914-1917 est finie. Celle de 1918, qui annonce la Seconde Guerre mondiale, commence.

L’importance des changements apparait en pleine lumière lors de l’offensive de La Malmaison le 23 octobre, la veille de Caporetto. Le général Pétain osa relancer l’Armée française à l’assaut dans la zone des mutineries et de l’échec d’avril du général Nivelle. Et, cette fois, le Chemin des Dames tomba avec des faibles pertes: 16 000 hommes  -dont moins de 2 300 tués-  au lieu des 100 000 d’avril 1917. Cette victoire illustrait la nouvelle conduite de la guerre, rendit confiance dans le Haut-Commandement et recréa l’espérance de la victoire. Dès lors, les mutineries étaient entrées dans l’histoire.

La suite sur http://ufacbagnolet.over-blog.com/article-36007807.html

Louis Flourac, fusillé pour l’exemple

En Ariège, comme ils le font depuis plusieurs années, c’est autour du monument aux morts de Saint-Ybars qu’aujourd’hui, à 15 heures, se retrouveront les membres de la Libre-Pensée ariégeoise et tous ceux qui souhaiteront les accompagner dans ce combat contre l’oubli et l’infamie infligés à ces combattants.

Il faut rappeler que sur ce monument figure désormais le nom de Louis Flourac, jeune soldat de 24 ans qui fut, en juin 1917, l’un de ces trop nombreux soldats fusillés pour l’exemple (1) afin de «maintenir l’obéissance» dans les troupes.

source: la dépêche: http://www.ladepeche.fr/article/2012/11/11/1486219-se-souvenir-de-louis-flourac-et-de-tous-les-fusilles-pour-l-exemple.html

(video) https://www.youtube.com/watch?v=oUJyMBG4deo

1050/18 juin 1917: Georges Kugé condamné à mort

Carnets de guerre de Lucienne Courouble

Lundi 18 juin 1917

Orages. Canon enfin.

Annonce du logement dans quelques jours. Les matelas sont conduits à Sains. Ils renvoient les laines de couleurs et laines mélangées de crins. Après qu’on s’est esquinté à tout découdre et conduire ! Quel dé triage pour reconnaître les siens chacun !

Pas de farine encore. 150 gr de pain aujourd’hui.

Mardi 19 juin 1917.-Orages.

Canon nuit et jour. Perquisition.

Annonce :Ø  Les 24 personnes acceptées pour partir en France, partiront demain par nuit à 1 h du matin.

Cette fois seule la petite laine mélangée avec du crin ou petite laine de couleur n’est pas prise.

Le canon donne partout. Est-ce enfin l’offensive ?

Mercredi 20 juin 1917.-Chaud, averses.

Tous les fruits sont réquisitionnés. Payés ?

Déclarer tout le linge de maison et les lits de 1 personne. Les troupes arrivent demain ! ?. 20 000 à Fourmies Wignehies.

Perquisitions rue du Moulin, prennent une gouttière démontée !!

Demandent les baromètres ou thermomètres à mercure.

Canon moins fort, cesse déjà le soir.

La farine arrive enfin. Nous aurons du pain demain. (Pas trop tôt !)

Jeudi 21 juin 1917.-Pluie. Canon. Pain. Charbon.

Toute la laine est conduite.

Vendredi 22 juin 1917.-Canon.

Les rapatriés partis hier matin stationnent à Fourmies jusque mercredi.

Déclarer toutes les voitures à 2 roues et 4 roues.

Samedi 23 juin 1917.-Pas de canon. Désolation.

12 gardes champêtres nommés devront patrouiller toutes les nuits.

Demain conduire toutes les vaches déclarées sèches (Gare aux fraudeurs !)

Dimanche 24 juin 1917.-Aéros le matin. Pas un coup de canon.

Prennent 100 vaches. Faut 4 canards.

Lundi 25 juin 1917.-Aéros soir canon forme garde de nuit. En cas d’incendie de foin 4 otages enlevés. Ils disent que la Russie demande la paix ?

Comme on n’a pas fourni de cerises ni fraises, 50 marks d’amendes là où on en trouve. (Puisqu’il leur faut tout, qu’ils aillent quelque part il y en a !)

Mardi 26 juin 1917.-Canon après-midi.

Vont voir les cuves à la brasserie et les cuvelles pour la laiterie ou pour marmelade.

Soir, grand gendarme vient, visite la remise, regarde la voiture, l’écurie et c’est tout.

Les téléphonistes sont partis ce matin.

Mercredi 27 juin 1917.-Matin, un pilleur de métal veut prendre les garnitures de cuivre d’une armoire et les portes-bougies du piano et une patère.

À la brasserie enlèvent la cuve guillotine pour la laiterie.

Ordre arrive d’enlever tous les métaux.

Jeudi 28 juin 1917.-Viennent chercher 71 tonneaux, le reste suivra. Me promettent 1 bon.

Canon fort. On raconte qu’on va faire des lits partout, même dans l’église.

Les planches arrivent sans cesse. Pour ? Troupes ? Évacués ?

Les gendarmes trouvent et prennent 700 marks dans une maison. 13 soldats de la colonne partent demain ; le poste parti, des vieux remplacent.

La suite sur http://www.chtimiste.com/carnets/Courouble/Lucienne%20Courouble%201917%201918.htm

Chemin des Dames: « Albert, caporal du 75e RI, c’est la tombe 1774, pareille aux autres. Un soldat mort le 18 juin 1917 et c’est tout »

Français, Allemands, Italiens, Britanniques, Russes, Danois et Sénégalais reposent dans 21 cimetières autour du Chemin des Dames. En paix.

Elles font partie du paysage, ces vastes étendues de croix, de stèles, de plaques, chauffées par les printemps qui se succèdent depuis 1918 et glacées par autant d’hivers. Glaçantes aussi parfois en plein été. De froides traces de la guerre, de la Grande, « et quand on dit grande, c’est qu’il faut se rendre compte du massacre que ça a été », plante d’emblée Yves Fohlen, guide à la Caverne du Dragon.

Les cimetières militaires, 14 pour les seuls morts français, plantés dans le périmètre du chemin des Dames, racontent autant d’histoires qu’ils comportent de tombes.

Les cimetières, quelle rigueur ! mais quel désordre ça a été. La France n’en avait jamais créé de pareils

À Cerny, on croise Jean-Louis Chardonnet, Oulmane Mouloud- Michel Nivelle ou encore Albert Trutton. Albert, caporal du 75e RI, c’est la tombe 1774, pareille aux autres. Un soldat mort le 18 juin 1917 et c’est tout. Il faut chercher pour découvrir qu’ Albert Trutton, lui, a été « fusillé pour l’exemple », comme vingt-cinq autres de ses camarades (un autre s’est suicidé, un dernier s’est évadé).

Une histoire parmi des dizaines de milliers, évoquée -l’Elysée avait peu goûté l’initiative –, par Lionel Jospin lors de sa venue le 5 novembre 1998. Les « mutins », les rebelles, « pas des lâches en tout cas », signale le guide, sont dans la mémoire collective cent ans plus tard, mais toujours pas été réhabilités.

Les cimetières, quelle rigueur ! Mais quel désordre ça a été. La France n’en avait jamais créé de pareils avant. Des milliers de croix et de plaques. Les dates de naissance des tués ne figurent nulle part. « Ils étaient ou très jeunes, ou âgés », résume Yves Fohlen.

Des stèles musulmanes pas orientées vers la Mecque (à l’Est), des tombes indochinoises estampillées musulmanes et des Russes orthodoxes sous des croix chrétiennes, c’est aussi cela les nécropoles du Chemin des Dames. Tous les soldats ne sont enterrés dans ces cimetières. Des familles sont parfois revenues chercher les corps. D’ autres, bien identifiés, sont encore sur le champ de bataille. Un soldat originaire de Mexico repose derrière le monument des Basques. Reçoit-il autant de visites que ses compagnons d’arme ?

Yves Klein

Dans L’Union : http://www.lunion.fr/23821/article/2017-04-02/leur-dernier-abri-sous-des-hectares-de-terre-du-chemin-des-dames

Georges Kugé condamné à mort

 

Georges Kugé est né le 10 juin 1890 à Lessines. Ils est le fils de Charles Kugé, un horloger allemand d’Aix-la-Chapelle. Il commence sa formation d’horloger avec son père à l’âge de quatorze ans. Il se fera ensuite embaucher à Bruxelles puis, deux ans plus tard, ira se perfectionner en Allemagne.
A 21 ans, il retourne en Belgique et effectue son service militaire au 9e régiment de ligne.  Il travaille ensuite en Allemagne puis rentre à Lessines au chevet de son père souffrant. Au début de la guerre, il combat dans l’armée belge mais est réformé suite à une blessure reçue à Aerschot. Une fois rétabli, il s’installe à Bruxelles où il fait la rencontre du gendarme Victor Rémy qui le fait entrer en contact avec un service d’espionnage : de septembre 1915 à avril 1916, il va recueillir des renseignements dans tout le Hainaut avant de reprendre la direction du service. Le 14 octobre 1916, Georges Kugé est arrêté, ainsi que plusieurs de ses complices, et est conduit à la prison St. Gilles à Bruxelles où il passera 8 mois à se faire interroger. Il est condamné à mort le 18 juin 1917. Le 23 juin, son appel en grâce est rejeté. Il sera fusillé le matin du 25 juin 1917 au Tir National.

lu dans http://www.lessines-14-18.be/?page_id=64

Le caporal Truton fusillé

partie des hommes s’étaient cachés et une condamnation à mort prononcée.
Les mutins du 75e RI: après la mutinerie de Pargnan, le caporal Truton est condamné à mort par le Conseil de guerre le 10 juin 1917 pour «refus d’obéissance, étant commandé pour marcher contre l’ennemi». Il sera exécuté le 18 juin et inhumé au cimetière de Cerny-en-Laonnaois

Lire sur https://amicale2rima.fr/index.php/traditions/histoire-militaire/1495-la-faute-du-petit-caporal

Journal de guerre du lundi  18 juin 1917 à travers Le Miroir

Dans la région au nord-est de Cerny, l’ennemi a déclanché un feu violent sur nos positions de la Bovelle, tandis que ses détachements d’assaut se rassemblaient dans les tranchées. Notre artillerie a fait avorter ces préparatifs d’attaque et ramené le calme.
Plus à l’est, la lutte d’artillerie a pris un caractère d’extrême intensité dans le secteur d’Hurtebise. Des reconnaissances allemandes ont été dispersées par nos feux à l’est de Reims et au nord d’Emberménil.
En Woevre et dans les Vosges, à l’Helsenfurst, nous avons réussi des coups de main qui nous ont permis de ramener des prisonniers et de détruire de nombreux abris.
Sur le front britannique, canonnade près de Croisilles, aux abords de Lens et aux environs d’Ypres.
7 avions allemands ont été détruits par nos alliés.
Un zeppelin a été abattu au cours d’un raid sur l’Angleterre.
Les éclaireurs russes ont manifesté de l’activité dans la région de Lusetz. Fusillade sur le front roumain.
Activité d’artillerie sur le front Italien, en Carnie. Les batteries autrichiennes ont tiré contre les positions de nos alliés au Val Piccolo et au Val Grande. L’ennemi a subi des pertes en plusieurs rencontres partielles.

 

1048/16 juin

Une lettre de  Pierre Lefevre fusillé le 16 juin 1917

Lettre de Pierre Lefèvre (né en 1897, fusillé le 16 juin 1917 à Soissons)
Seules la signature et la date sont de la main du fusillé (qui écrit d’ailleurs 1916 au lieu de 1917). La lettre, comme en témoignent le style, la composition et l’orthographe, a été rédigée par quelqu’un d’autre dans un but d’intimidation et d’appel au patriotisme.

 » Chers Camarades,

Dans quelques instants je vais être fusillé pour avoir pris part aux manifestations et aux actes d’indiscipline auxquels se sont livrés, il y a quelques jours, un trop grand nombre de nos camarades.
Au moment de mourir, je comprends la gravité d’une faute qui en affaiblissant le moral de l’armée, compromettait la victoire de la France.
Je demande pardon à la patrie de la faute commise.
Mais, en même temps, je demande à tous mes camarades de comprendre le sens de mon sacrifice.
C’est devant ma douleur de condamné à mort, devant le désespoir de ma famille si tendrement aimée, devant la France pour l’amour de laquelle j’aurais voulu mourir devant l’ennemi, que je les supplie tous de ne jamais plus se laisser entraîner à des actes d’indiscipline.

Victime de la faute commise, je leur demande d’avoir pitié de la France.
Je leur demande aussi e penser aux mal heureux qui pourraient être un jour condamnés comme moi parce qu’ils se seraient laissés prendre une minute aux mensongères paroles de quelques mauvais Français.
Oh ! je vous en supplie, devant ma mort, souvenez-vous toujours, chers Camarades, que tous les soldats de France sont solidaires et qu’une faute commune peut entraîner la mort de quelques-uns.
Que mon sang, versé dans de si effroyables conditions, serve à vous unir tous dans une même volonté de discipline et contribue de cette manière à la Victoire de la France.

Adieu !
Vive la France !
Priez pour moi. De là-haut, je le ferai pour vous.

http://moulindelangladure.typepad.fr/photos/photos_des_fusills_pour_l/d55portraitlelefevre.html

Journal du samedi 16 juin à travers Le Miroir

La journée a été calme sur notre front, sauf dans le secteur Hurtebise-Craonne où les deux artilleries continuent à se montrer actives.
Sur le front belge, lutte d’artillerie assez intense vers Schilderbrug et Steenstraete-Hetsas. Les aviateurs belges ont abattu deux appareils ennemis qui sont tombés dans les lignes adverses. Ce matin, un troisième avion allemand a été descendu en flammes vers Keyem. Les troupes britanniques ont attaqué au sud et à l’est de Messines et sur les deux rives du canal Ypres-Commines. La résistance de l’ennemi a été rapidement brisée et nos alliés ont atteint tous leurs objectifs sur ces deux points. Plus de 150 prisonniers, un obusier et 7 mitrailleuses sont restés entre leurs mains.
Des opérations qui font suite à la pression continue exercée par leurs troupes depuis le 7 juin leur assurent la possession des tranchées de première ligne allemande entre la Lys et la Warnave et avancent la ligne anglaise de 500 à 1000 mètres sur tout le front d’environ 11 kilomètres entre la Warnave et Klein-Zillebeke.
Un coup de main a été exécuté avec succès près de Lens.
Trois raids des Bulgares sur les positions anglaises, dans la région du lac Doiran, en Macédoine, ont été repoussés.
Canonnade sur la rive droite du Vardar et dans la boucle de la Cerna.
Les aviateurs britanniques ont bombardé la gare de Porna.
En Thessalie, nous avons occupé la voie Volo-Trikala.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin17.html

934/22 février 1917: une commande de 150 chars Renault FT

Une commande de 150 chars Renault FT

renault_20ft17Dès le 22 février 1917, une première commande de 150 chars mitrailleurs était passée, suivie bientôt par une demande du général Pétain concernant 3 350 autres exemplaires. Les essais officiels du char baptisé FT par Renault eurent lieu le 9 avril 1917, avec pour résultat immédiat de porter à 1 000 le nombre d’exemplaires commandés, en sus des premiers 150. Au cours de la seconde décade de juillet, on essaya la tourelle portant la pièce de 37 mm dont on avait décidé d’armer 650 chars d’assaut. Il fallut confier la production à plusieurs sociétés, et au total 7 820 chars F.T. furent commandés dont 3 940 à la firme Renault.

source: http://www.chars-francais.net/2015/index.php/engins-blindes/chars/6-archives/des-origines-1930/688-1917-renault-ft?showall=

L’Isérois Joseph Livourne, fusillé

1er Bataillon de Marche d’Infanterie Légère d’Afrique (1er B.M.A.)
N° matricule 348 au recrutement de Vienne.
Né le 5 juillet 1877, à Vienne. Passementier.

6 désertions. Déposition disponible (3 / P. 548-549).
Condamné à mort pour  abandon de poste et refus d’obéissance en présence de l’ennemi, par le CG de la 45ème DI.
Passé par les armes le 22 février 1917, à Wariville (Oise).

Livre d’or / Archives municipales 5H3-I-1 de Vienne.
AD transcrit à la mairie de Vienne le 19 mai 1917.
SGA : rien en MPLF, rien en sépulture.

source: http://www.poilus38.com/les-fusilles-pour-l-exemple-de-l-isere-.php

Journal du jeudi 22 février 1917 à travers Le Miroir

Activité des deux artilleries dans la région de la Butte-du-Mesnil et sur la rive droite de la Meuse, vers le bois des Caurières et vers Bezonvaux. Nos tirs d’artillerie ont allumé un incendie dans les lignes adverses, à la lisière du Grand-Chenais.
Un coup de main ennemi sur un de nos petits postes du secteur de la ferme des Chambrettes a échoué sous nos feux.
Les Anglais ont exécuté avec succès plusieurs opérations en différents points du front.
Sur la Somme, ils ont occupé des éléments de tranchées au nord-est de Gueudecourt, en faisant 21 prisonniers.
Un détachement est entré fort avant dans les lignes allemandes, au sud d’Armentières, sur un front d’environ 600 mètres, infligeant de nombreuses pertes à l’ennemi et ramenant 44 prisonniers. Un autre coup de main a permis à nos alliés de pénétrer dans les positions allemandes sur un front de 450 mètres. L’ennemi a subi de fortes pertes. 114 prisonniers, dont un officier, et 4 mitrailleuses ont été capturés.
Activité d’artillerie au nord de la Somme et en divers points entre Armentières et Ypres.
Par un ordre en Conseil, le gouvernement anglais a encore renforcé le blocus.
M. Wilson a reçu du Sénat de Washington des pouvoirs élargis.
Avance britannique en Mésopotamie.

Le télégramme de Zimmermann décrypté

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Le 16 janvier 1917, Zimmermann envoie sa proposition dans un télégramme codé à destination de Bernstoff, ambassadeur d’Allemagne aux Etats-Unis. A charge pour lui de le faire parvenir à son homologue mexicain, qui lui-même le transférera au Président mexicain. Le télégramme est intercepté par les services secrets britanniques, et immédiatement confié au prestigieux Bureau 40 qui se consacre au chiffrement. L’équipe, dirigée par le révérend Montgomery, parvient après un mois de labeur le 22 février 1917 à décrypter ce message. Et voici ce qu’ils ont pu lire :

Nous avons l’intention de déclencher à partir du 1er février une guerre sous-marine totale. Malgré cela, nous tenterons de maintenir les Etats-Unis dans la neutralité. Si nous n’y parvenons pas, nous proposerons au Mexique une alliance sur les bases suivantes : faire la guerre ensemble, faire la paix ensemble, large soutien financier et accort de notre part pour la reconquête par le Mexique des territoires perdus du Texas, du Nouveau Mexique, et de l’Arizona. Le réglement des détails est laissé à vos soins. Vous informerez secrètement le Président du Mexique dès que l’entrée en guerre des Etats-Unis sera certaine, et vous lui suggérerez que, sous sa propre iniative, il peut immédiatement solliciter la participation du Japon, et en même temps servir de médiateur entre le Japon et nous-même. Prière d’attirer l’attention du Président sur le fait que l’emploi sans limites de nos sous-marins offre désormais la possibilité d’obliger l’Angleterre à faire la paix dans peu de mois. 

source: http://mathweb.free.fr/crypto/debvingt/zimmermann.php3

Carte postale ancienne, brodée, envoyée le 22 février 1917

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 » Ma chère petite Maria,… je suis toujours dans la plaine… je regarde la montagne de Bourbach le haut… mon chérie, je vous oublirai jamais… je vous aime, mille bon baiser… Emile… je pense à toi. »

source: http://blhhisto.canalblog.com/archives/2015/02/13/31521159.html

Premier vol du Zeppelin LZ 83 (LZ 113)

pyperpote_mae_zeppelin_101223_1Superbe découverte que cette nacelle arrière du Zeppelin LZ 83. Une passerelle de circulation vient la traverser laissant admirer son impressionnant équipement. 3 moteurs, mitrailleuses, poste de pilotage de secours etc. Bonne idée que d’avoir mis à proximité, une maquette donnant une bonne idée de la taille totale de ces monstres, et ce n’est là que la nacelle arrière, impressionnant!!!
Premier vol le 22 février 1917.
Cet aéronef est titulaire de 15 missions de reconnaissance sur le front Est et sur la mer de la Baltique ainsi que de trois missions de bombardement.
Livré à la France au titre des « réparations aux dommages de guerre », le 9 octobre 1920. Il ne volera pratiquement pas, car utilisé pour des essais statiques.

source: http://www.pyperpote.tonsite.biz/listinmae/index.php/les-appareils-en-reserve/31-zeppelin-lz-83-lz-113

Parution de la baïonnette

892/journal du 11 janvier 1917

Carnets du rémois Paul Hess

Rien à ce jour

Journal du jeudi 11 janvier 1917 à travers Le Miroir

Lutte d’artillerie intermittente sur la plus grande partie du front, plus active au nord de la Somme, dans les régions de Bouchavesnes et de Cléry et en Argonne dans le secteur du Four-de-Paris.
Sur le front belge, violent duel d’artillerie dans la région de Dixmude. Vers Hetsas, lutte à coups de bombes. L’artillerie belge a réduit au silence les minenwerfer ennemis.
Canonnade habituelle sur le Carso.
Sur le front russe du nord, la lutte continue à l’ouest de Riga (région du lac de Babit). Nos alliés, après un combat acharné, se sont emparés des positions ennemies entre les marais de Tiroul et la rivière Aa : ils se sont avancés de 2 kilomètres vers le sud et ont capturé des prisonniers.
Des contre-offensives ennemies ont été repoussées. Nos alliés, dans les quatre derniers jours, ont pris 21 canons lourds, 11 canons légers, 11 caisses à munitions.
En Valachie, les troupes russo-roumaines ont brisé une série d’attaques. Elles ont fait 335 prisonniers.
M. Briand a remis à M. Sharp, ambassadeur des Etats-Unis la réponse à la récente note de M. Wilson. Cette remise a été effectuée en présence de M. de Beyens, ministre des Affaires étrangères de Belgique.

Les carnets de Lucienne Courouble

Jeudi 11 janvier 1917.-Neige.

Tous les évacués doivent se préparer à partir sauf les hommes de moins de 60 ans et les jeunes gens de plus de 9 ans.

Défense d’emporter aucun papier.

L’argent français (maximum 300 Frs.) et les billets de ville, les livrets de caisse d’épargne, les titres nominatifs, chèques, traites, comptes etc. devront être remis aux maires sous enveloppes, portés cachetés à la Commandanture, ils seront remis aux propriétaires à Schaffhouse.

Les bagages (35 kilos) mis dans des sacs seront envoyés à Avesnes 48 heures avant le départ, pour la visite aucun bagage en main.

Vendredi 12 janvier 1917.-Neige fondue

Les évacués se préparent. Demain revue des gros chevaux restants.-Pain Atroce.

Samedi 13 janvier 1917_Neige.-Pain tout noir. Affreux

Dimanche 14 janvier 1917.-Neige fond un peu.

Les évacués portent leurs bagages à la Mairie et vont rechercher les enveloppes cachetées contenant leur argent.

Lundi 15 janvier 1917.-Gelée. Avant midi neige fine.-Canon. Rien de nouveau. Pain un peu meilleur.

Mardi 16 janvier 1917.-Neige tient.-Canon gros coups sourds. Gelée.

Des évacués de Boulogne partent demain.

La suite sur http://www.chtimiste.com/carnets/Courouble/Lucienne%20Courouble%201917%201918.htm

La lettre du Lorrain Jules Clausse la veille de son exécution

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Jules Clausse troisième en haut en partant de la gauche

Prison, 11 janvier 1917.

Chère Mère,
Je t’écris pour la dernière fois, c’est la dernière lettre. J’ai été jugé à mort le 25 octobre 1916 pour avoir quitté mon poste d’observation. Mon recours en grâce à l’Empereur n’a pas été accepté. J’en suis content, mais j’ai beaucoup de peine en pensant que tu vas rester toute seule.

Je suis content de terminer ma pauvre vie. Je suis content d’aller revoir mon ami Charles Lacote qui a eu aussi une triste fin. Ce que je regrette, c’est que j’aurais aimé mourir sur le sol lorrain, notre chère Lorraine.

Si je n’avais pas été condamné à être fusillé, j’aurais eu 15 ans de travaux forcés, mais plutôt mourir cent fois. Je me suis défendu comme j’ai pu à l’audience. J’ai été seul à me défendre. Pas d’interprète. Depuis le 4 septembre à aujourd’hui, 11 janvier, jour de ma sentence, j’ai été aux arrêts.

Je meurs en vrai Lorrain et non en vrai Allemand, Allemand de nom et Lorrain de sang. J’espère que la Société de Saint-Pient* continue son chemin comme elle l’a fait avant la guerre. Que Saint Pient préserve les enfants de la Société de Saint Pient de Moyenvic pour le reste de la guerre.

Au revoir dans l’autre monde.

http://www.moyenvic-graindesel.com/moyenvic-autrefois/836-la-lettre-de-jules-clausse-soldat-moyenvicois-fusille-par-les-allemands-le-12-janvier-1917

Une des dernières lettres de Mata Hari

Margareta Gertruida Zelle, de nationalité néerlandaise, se fait connaitre sous le pseudonyme de Mata Hari dans un numéro de danse exotique. Installée à Paris en 1908, elle devient, durant la Première Guerre mondiale, un espion sous le nom de H-21 pour l’armée allemande. Bien que son activité soit médiocre, le gouvernement français de Clemenceau l’arrête et la condamne à mort. Elle est fusillée « pour l’exemple » le 15 octobre 1917.

Dans cette lettre du 11 janvier de l’année de son exécution, elle remercie son correspondant, le comte de Limburg Stirum, pour ses vœux de bonne année : « Merci beaucoup d’avoir pensé à moi pour me souhaiter du bonheur dans l’année, qui a pour moi si mal commencé. Nos souhaits réunis réussiront peut-être à tourner la roue de la destinée à un peu plus de bienveillance à mon égard ». Finalement l’histoire se révélera bien triste pour elle cette année-là. Plus loin, elle invite son correspondant à prendre le thé chez elle.

http://www.mlmb.be/fr/documents/77-mata-hari

André Maginot ministre des colonies et de l’Afrique du Nord

Le 11 janvier 1917, André Maginot est élu président de la Commission de l’armée, en remplacement du général Pedoya. Il devient ministre des Colonies et de l’Afrique du Nord, et membre du Comité de guerre.

http://www.fncv.com/biblio/grand_combattant/maginot_a.html

(Marine) Un important télégramme envoyé au Mexique par les Allemands intercepté par les britanniques

Le 11 janvier 1917, le ministre allemand des Affaires étrangères Arthur Zimmermann a envoyé un télégramme à l’ambassadeur d’Allemagne au Mexique Heinrich von Eckardt pour annoncer que l’Allemagne commençait une guerre sous-marine illimitée, tout en souhaitant que les USA restent neutres. Au cas où les États-Unis entreraient tout de même en guerre, il était proposé au Mexique d’établir des relations d’allié avec l’Allemagne et de commencer une guerre pour reprendre ses anciens territoires occupés par les USA. Le télégramme a été intercepté par les services secrets britanniques et remis aux Américains. Les partisans de la guerre avaient enfin obtenu ce qu’ils voulaient et le 6 avril les USA ont déclaré la guerre à l’Allemagne. Presque deux ans s’étaient écoulés depuis la tragédie du Lusitania.

En savoir plus: https://fr.sputniknews.com/societe/201508151017553347/

 

886/journal du 5 janvier 1917: (Aviation) Robert Delannoy et l’escadrille N80 à Courville (Marne)

Carnets du rémois Paul Hess

Rien à ce jour

Journal du vendredi 5 janvier 1917 à travers Le Miroir

Entre l’Oise et l’Aisne, nous avons dispersé une reconnaissance ennemie au nord de Fontenoy et fait des prisonniers.
Lutte d’artillerie assez violente dans le secteur à l’ouest de la route Souain-Somme-Py at dans les régions de Douaumont et de la côte du Poivre. Canonnade habituelle sur le reste du front.
Un avion allemand a lance deux bombes sur Compiègne : une femme a été blessée.
Les patrouilles belges ont été actives à l’est de Pervyse.
Vive lutte d’artillerie vers Ramscapelle, Dixmude et Hetsas.
Les troupes britanniques ont exécuté un coup de main heureux contre les tranchées allemandes, au nord-est d’Arras. Elles ont pénétré aussi dans les lignes ennemies en deux points de la région de Wytschaete. Un détachement ennemi, à la suite d’un violent bombardement, a tenté d’approcher les positions anglaises à l’est d’Armentières. Il a été rejeté.
Canonnade dans le val d’Astico, sur le front italien.
Les Russes ont fait 600 prisonniers austro-allemands sur le front roumain, à Botochu, mais ils ont dû reculer vers Braïla devant des forces supérieures en nombre.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/janvier17.html

(Insolite)  Meurtre d’un soldat écossais à Bertrancourt (Somme)

Meurtre d’un soldat écossais, le soldat James Kean, 16e Highland Light Infantry qui a eu lieu le 5 Janvier 1917. Les circonstances sont très bien expliqué dans la procédure écrite de la cour martiale du soldat Alexander Reid, qui a été trouvé coupable d’assassiner et exécuté à Bertrancourt le 31 Janvier 1917.

http://pages14-18.mesdiscussions.net/pages1418/Sites-et-vestiges-de-la-Grande-Guerre/location-rubempre-janvier-sujet_1734_1.htm

(Aviation) Robert Delannoy et l’escadrille N80 à Courville (Marne)

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Le 5 Janvier 1917, l’escadrille part pour la Marne où elle s’installera à la ferme de de la Bonne Maison près de Courville. Affectée à la 5ème armée, les missions de l’Escadrille N 80, équipée de Nieuports 17, consistent en des patrouilles, des reconnaissances d’armée ainsi que des missions photographiques. L’attaque des ballons d’observation fait également partie des missions de la N 80. Les avions sont alors équipés de fusées Le Prieur.

http://www.cieldegloire.com/004_delannoy_r_j.php

Edwin Leopold Arthur Dyett fusillé au Crotoy (Somme)

Le sous-lieutenant Edwin Leopold Arthur Dyett, engagé volontaire dans le bataillon de marine Nelson, fut fusillé à 21 ans, le 5 janvier 1917, au Crotoy (Somme).Son  procès fut un tissu de malentendus. Son père, capitaine au long cours de la marine marchande, apprenant la nouvelle de l’exécution, déchira son passeport et émigra aux Etats-Unis; ou bien encore celle du soldat Albert Ingham, du 18e Manchester, fusillé, et dont la tombe, au cimetière de Bailleulmont, porte ces simples mots: «Shot at dawn», que son père fit graver quand, sur le tard, il apprit la manière dont son fils avait été tué.

Source: http://www.lexpress.fr/informations/les-fusilles-de-l-aube_606811.html