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1042/10 juin 1917

Le caporal Truton condamné à mort

La nuit flirte encore avec l’aube, ce 18 juin 1917, quand la voiture cellulaire s’arrête enfin. L’air est déjà doux. C’est un des petits matins qu’Albert Truton devait chérir quand il était encore agriculteur à Nocé (Orne), dans son Perche natal. Le réveil au son des oiseaux, la promesse d’une belle journée sans engelures, peut-être un bal du soir… Pourtant, depuis trois ans, l’employé de ferme a délaissé les sillons des champs familiers pour la boue visqueuse des tranchées. Les moissons estivales pour les obus qui fauchent les copains. Ce 18 juin 1917, à Pargnan, dans l’Aisne, c’est une mort indigne qui attend le caporal de 31 ans. Loin de sa terre, de sa femme et de sa chère petite Suzanne.

source: http://www.le-mage.fr/lhistoire-du-caporal-truton-habitant-du-mage-lors-de-la-grande-guerre/

La mission de Joffre aux Etats-Unis

A son retour, le maréchal Joffre a reçu le titre honorifique d’inspecteur général des troupes américaines en France. A deux reprises, il interviendra pour défendre l’accord du 14 mai 1917. La première intervention date du 10 juin 1917 à la suite d’une démarche d’André Tardieu inquiet des lenteurs éventuelles de l’exécution de cet accord faute de tonnage. Tout en maintenant la constitution de grandes unités, il propose de créer un second courant de volontaires en vue d’un amalgame. Tardieu demande l’avis de Foch et de Pétain sans faire allusion à Joffre. Mais ce dernier provoque une réunion entre Foch, Pétain, Weygand et lui-même.

Malgré quelques réticences de Pétain, l’unanimité se rallie à l’avis de Joffre qui a souligné que le problème du tonnage se résoudrait en son temps, qu’il ne fallait pas compromettre le crédit privilégié de la France auprès des Américains que l’amalgame risquait de rapprocher des Anglais du fait de la communauté de langage. D’ailleurs la solution de Tardieu ne serait pas acceptée par les États-Unis qui veulent leur armée avant même d’avoir des troupes en France. Pétain se déclara convaincu et confirma par écrit, le 14 juin, son accord complet sur la manière de voir du maréchal Joffre en ce qui concerne le principe de l’autonomie de l’armée américaine en France, ce qui fut transmis à Tardieu par le gouvernement.

source: http://www.institut-strategie.fr/ihcc_eu1gm_Lesouef.html

L’état inquiet du moral des populations

Le ministre de l’Intérieur, Louis Malvy, demande à tous les préfets de France de le tenir informé de l’état moral des populations de leurs départements.

Journal du dimanche 10 juin 1917 à travers Le Miroir

Nos batteries se sont montrées très actives dans la région au nord de Saint-Quentin.
Sur le chemin des Dames, les Allemands ont renouvelé leurs tentatives en divers points du front, depuis le sud de Filain jusqu’a l’est de Cerny, tandis que la lutte d’artillerie se poursuivait avec violence. Quatre attaques successives sur une de nos tranchées ont été brisées et dispersées au nord-est de Cerny. Deux coups de main au nord de la ferme Froidmont ont eu le même échec. L’ennemi a subi des pertes sensibles.
Les Allemands ont encore été repoussés au sud-est de Corbeny, au sud de Courcy et au bois des Chevaliers.
Les Anglais ont élevé le chiffre de leurs prisonniers à 6400 sur le front Messines-Wytschaete. Les Allemands ont lançé une puissante contre-attaque sur une largeur de 10 kilomètres entre Saint-Yves et le canal d’Ypres à Commines. Elle a totalement échoué. La lutte a été particulièrement vive à l’est de Messines et vers Klein-Zillebeke.
Plus au sud, nos alliés ont opéré avec succès du sud de Lens à la Bassée.
Au sud de la Souchez, ils ont pénétré jusqu’à plus de 800 mètres de profondeur, dans les lignes allemandes sur un front de 3500.
Les Italiens ont repoussé une offensive autrichienne sur le Carso.
C’est le comte Esterhazy qui est maintenant chargé de former le cabinet hongrois.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin17.html

1041/9 juin 1917: Gaston Lefèvre engagé à 17 ans et fusillé è 19 ans

Gaston Lefèvre engagé à 17 ans et fusillé è 19 ans

Gaston Lefèvre est né le 4 juin 1897 à Morfontaine en Meurthe-et-Moselle. A la veille de la guerre, il exerce le
métier de cantonnier. Le 7 août 1914, les Allemands prennent son père en otage et le fusillent. Son frère infirme avait été emmené, puis fusillé à son tour. Pour venger les siens, Gaston Lefèvre franchit les lignes ennemies et vient s’engager à la mairie de Mézières (Ardennes) le 14 août. N’ayant que 17 ans, il avait falsifié son âge pour pouvoir s’engager.

Blessé au printemps 1915, il est alors soigné à l’hôpital de Lyon.

Le 9 juin 1917, à la suite de la mutinerie de Mercin, il est condamné à la peine de mort par le Conseil de guerre de la 13e Division, pour « révolte par prise d’armes sans autorisation et agissements contre les ordres des chefs ».

Pierre Lefèvre est exécuté le 16 juin 1917 à Soissons. Il est aujourd’hui inhumé au cimetière militaire d’Ambleny.

http://moulindelangladure.typepad.fr/monumentsauxmortspacif/histoires_de_16_fusills_pour_lexemple/

Carnet du samedi 9 juin 1917

Activité très vive d’artillerie sur le chemin des Dames, notamment dans le secteur de Cerny et au sud de Filain. L’ennemi n’a pas renouvelé ses tentatives d’attaque sur cette partie du front.
Les Anglais ont fait 5000 prisonniers sur la ligne Wytschaete-Messines qu’ils ont enlevée. Leur communiqué atteste que la position était particulièrement importante, et que les troupes allemandes n’ont pas été surprises. Elles avaient formidablement aménagé le terrain et des pièces de tout calibre avaient été disposées pour battre le front et les flancs de l’attaque. L’assaut fut donné en stricte conformité avec l’horaire établi. A 3 h. 10 du matin, 19 puissantes mines explosaient à la fois, puis, en quelques minutes, le système de première ligne était occupé. Les troupes se portaient ensuite vers les pentes ouest de la crête de Messines-Wytschaete. Peu après, la totalité du village de Messines tombait entre leurs mains et avant midi, elles achevaient la conquête de Wytschaete. La seconde position était enfin enlevée. Oottaverne était pris à 3 h 45 de l’après-midi. Les pertes ennemies sont énormes; les pertes britanniques, légères.
Le général Gourko, qui avait été désigné pour succéder à Broussilof, dans le secteur sud du front russe, a donné sa démission.
Le général  américain Pershing est arrivé à Londres.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin17.html

1040/8 juin 1917

Arrivée du général Pershing en Angleterre

Débarquement de Pershing en Angleterre [8 juin 1917 à Liverpool] : [photographie de presse] / [Agence Rol]

source: http://www.europeana1914-1918.eu/pt/europeana/record/9200324/BibliographicResource_3000051880714

Suspension du droit de recours en révision pour les individus condamnés à mort

http://prisme1418.blogspot.fr/2014/11/

https://www.reseau-canope.fr/cndpfileadmin/pour-memoire/les-fusilles-de-la-grande-guerre/les-fusilles-entre-justice-militaire-et-justice-civile/la-reprise-en-main-par-les-pouvoirs-civils-victoire-de-la-democratie/

Journal du vendredi 8 juin 1917 à travers Le Miroir

Dans la région au nord-ouest de Saint-Quentin, un fort parti d’Allemands a tenté vers minuit l’attaque de nos lignes sur un front de 600 mètres. Nos feux, déclenchés avec violence et précision, ont arrêté net cette tentative. Les assaillants, fortement éprouvés, sont immédiatement rentrés dans leurs tranchées de départ.
Au nord du chemin des Dames, l’activité des deux artilleries se maintient très vive sur le front, au sud de Filain.
En Haute-Alsace, un coup de main ennemi, à l’ouest de Bisel, a été aisément repoussé.
Les troupes britanniques ont attaqué les positions allemandes de 1a crête Messines-Wytschaete, sur un front de plus de 15 kilomètres. Elles ont enlevé partout les premiers objectifs; elles continuent à progresser sur tout le front.
De très nombreux prisonniers ont été annoncés dans les centres de rassemblement.
Les Italiens ont encore maîtrisé une succession d’assauts autrichiens sur le front du Carso.
Un sous-marin allemand a été coulé par un navire de commerce américain.
La situation est devenue très critique en Espagne.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin17.html

Marine: Le naufrage du Séquana

Le 8 juin 1917, le Séquana, en provenance de Buenos Aires et de Dakar, était torpillé par un sous-marin allemand (UC-72), près de l’île d’Yeu à 5 milles au sud de la pointe des Corbeaux..

Une centaine, 98 selon ce qu’on trouve dans les archives, de tirailleurs « sénégalais » y périrent. La plupart d’entre eux venaient de l’actuel Burkina Faso.

On trouvera une intéressante discussion sur le forum 14-18

 

1039/7 juin 1917: le condamné à mort Vincent Moulia s’échappe

Du 7 au 14 juin seconde bataille de Messines

La seconde bataille de Messines, du 7 juin 1917 au 14 juin 1917 est une offensive de la 2e armée britanniquedu général Plumer près de la ville de Messines en Flandre occidentale belge pendant la Première Guerre mondiale contre la IVe armée allemande dirigée par le général von Armin sur le front occidental.

Après l’échec de l’offensive du général Nivelle au Chemin des Dames en avril et mai 1917, les troupes françaises sont secouées par une série de mutineries modifiant les plans stratégiques anglo-français pour l’année 1917. L’armée anglaise déclenche l’offensive de Messines pour forcer l’armée allemande à déplacer vers la Flandre des réserves soulageant la pression sur les troupes françaises. L’objectif tactique de cette bataille est de capturer les positions allemandes sur la colline de Messines afin de priver la IVe armée allemande des positions dominantes du sud du saillant d’Ypres. Cette bataille est le prélude d’une opération plus ambitieuse, menée par l’armée britannique au cours de l’été et de l’automne 1917 visant la capture de la crête de Passchendaele puis la percée du front jusqu’à la frontière hollandaise afin de capturer la côte belge.

La 2e armée britannique est formée de cinq corps d’armée, trois d’entre eux sont impliqués dans l’attaque, et les deux autres sont positionnés sur le flanc nord et ne participent pas à l’attaque. La 2e armée dispose d’un dernier corps d’armée de la réserve générale. Les troupes allemandes sont au cours des combats renforcés par une division provenant d’Ypres. La bataille débute par l’explosion de 19 mines détruisant les défenses allemandes de première ligne suivi d’un barrage roulant qui permet l’avancée des troupes britanniques appuyées par des chars et troupes de cavalerie et des avions et la capture de la colline de Messines.

source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Messines_(1917)

Lire aussi http://www.lavenir.net/cnt/dmf20131109_00386756

http://www.commemorer14-18.be/index.php?id=11191

http://www.armentieres.maville.com/actu/forum_-_-687607_actu.Htm

https://www.rtbf.be/info/regions/hainaut/detail_premiere-guerre-mondiale-messines-le-centenaire-d-une-offensive-explosive?id=9224069

Des photos: https://fredj1917.wordpress.com/2008/12/27/bataille-de-messines-7-juin-1917/

Soldant gravant un obus à Châlons-le-Vergeur (Marne)

+ autres photos: http://massif1418.wixsite.com/massif14-18/chalons-le-vergeur

Carnet du jeudi 7 juin 1917 à travers Le Miroir

Durant la dernière nuit, lutte d’artillerie d’une grande intensité à l’est de Vauxaillon, au nord du moulin de Laffaux, et sur toute la région au nord-ouest de Braye-en-Laonnois.
Vers Hurtebise, après un vif bombardement, les Allemands lancèrent deux vagues d’assaut sur nos positions au nord-est du Monument. Les assaillants ont été rejetés dans leurs tranchées de départ, après un combat violent où nos soldats ont infligé de fortes pertes a l’ennemi. Notre ligne a été intégralement maintenue.
Dans la matinée, les Allemands ont prononcé d’autres attaques entre l’Ailette et la route de Laon et au nord-ouest de Braye-en-Laonnois. Deux tentatives sur le bois du Mortier, au nord de Vauxaillon, ont été brisées immédiatement.
Les Allemands ont concentré leurs efforts au nord du chemin des Dames où ils ont attaqué sur le front le Panthéon-ferme la Royère. L’attaque ennemie a été repoussée dans son ensemble et n’a pu aborder nos lignes qu’en un seul point, au sud de Filain, dans notre saillant des Bovettes.
Les Anglais ont effectué une légère avance au sud de la Souchez. Ils ont occupé l’usine électrique de cette région.
Ils ont fait 75 prisonniers près d’Ypres.
Au cours d’un combat naval, une de leurs flottilles, a coulé un destroyer allemand.
Un raid d’avions allemands a eu lieu à l’estuaire de la Tamise. Deux des appareils ont été abattus.
Des bâtiments de guerre américains ont mouillé sur nos côtes.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin17.html

Le condamné à mort Vicent Moulia s’échappe

 

https://www.meslandes.fr/vincent-moulia-evade-pour-lexemple/

1038/6 juin 1917: Joseph Dauphin condamné à mort

Discussion secrète au Sénat à propos de la conférence de Stockholm

« Nous avons appris presque en même temps, hier soir, que deux des aviateurs, des garçons charmants, qui réglaient le tir d’une batterie venaient d’être abattus, que des socialistes allaient à Stockholm organiser l’Internationale.Je ne crois pas qu’aucune nouvelle, depuis le début de la guerre, ait causé une pareille sensation d’écoeurement. Sous Louis XV, et pour le caprice de Mme de Pompadour, (211) il y avait en marge de la diplomatie officielle, les missions de M. de Broglie, le secret du Roi. Voilà maintenant qu’un parti s’en va, d’accord avec nos ennemis, organiser une paix offi- cieuse à côté de notre diplomatie.Est-ce admissible ? si le Gouvernement actuel auquel tous les Français ont fait confiance dès le début de la guerre, et par cela seul qu’il représente la France, juge que le moment est venu de négocier, qu’il le fasse savoir.La suite sur http://www.senat.fr/comptes-rendus-seances/5eme/pdf/1917/06/c19170606_0764_0769.pdf

L’école refonctionne à Beaumont-en-Beine (Aisne)

L’école recommence à fonctionner sous la direction d’un instituteur territorial. « Cela vaut mieux que de faire de la terrasse dit celui-ci, un instituteur de la Vienne, d’une très vieille classe. Mais ce n’est pas rose. Tous ces enfants là ne savent presque plus rien. Ils se rappellent un peu la lecture, mais c’est tout. Et puis, j’ai eu bien du mal à avoir le matériel voulu. On a retrouvé des tables un peu partout et pour le reste les habitants ont fait ce qu’ils pouvaient. Le préfet m’a envoyé des livres et des fournitures scolaires mais pas celles qu’il aurait fallu. Cela ne va pas très bien. Il n’ y avait pas d’école du temps des Boches ? Au début, ils ont essayé d’en organiser une, mais personne n’était capable de tenir le poste. La place a été confiée à une femme quelconque qui n’a pas réussi dans son oeuvre et l’idée a été abandonnée. L’école a alors servi de cantonnement. Voyez les insanités que les Boches ont écrites ou dessinées sur les murs. Je cache les plus dégoûtantes avec ma toile de tente. »source: https://crdp.ac-amiens.fr/historial/soldat/barb_barb1_texte22.html

Journal du mercredi 6 juin 1917

Bombardement assez violent de part et d’autre, dans la région de Braye-en-Laonnois. Au cours de la nuit, une vive attaque de nos troupes nous a rendu des éléments de tranchées où l’ennemi avait pris pied au nord-ouest de la ferme Froidmont.
Lutte d’artillerie intermittente en Champagne, plus active vers le front Cornillet et sur le Casque. Divers coups de main ennemis sur nos postes, entre Tahure et Auberive, ont échoué.
En représailles des bombardements effectués par l’ennemi sur la ville ouverte de Bar-le-Duc, les 29 et 30 mai, 7 de nos avions ont survolé la ville de Trèves, sur laquelle ils ont jeté 1000 kilos de projectiles.
Nos escadrilles ont copieusement arrosé de projectiles les terrains d’aviation ennemis de Morhanges, de Habsheim, de Frescati et de Sissonnes; 16.500 kilos d’obus ont été jetés sur les baraquements, qui ont subi des dommages importants. D’autres escadrilles ont bombardé la gare de Lumes (Ardennes), les dépôts de munitions de Warmériwille, les gares et dépôts de la région de Laon. Il y a lieu de citer encore le bombardement de l’aérodrome de Colmar, des gares de Thionville et de Dun-sur-Meuse.
Les Anglais ont repoussé des raids au sud-est de Lens et au sud d’Armentières.
Le général Broussilof remplace le général Alexeief à la tête de l’armée russe.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin17.html

Joseph Dauphin condamné à mort le 6 juin 1917

Né en 1882 à Tauves, Joseph Dauphin est cultivateur à Theil – Saint-Gal. Il est marié et père d’un enfant. Mobilisé en

1914, il est affecté au 70ème bataillon de Chasseurs Alpins. Pendant 3 années de guerre, il fait preuve de bravoure : il est nommé caporal en mars 1915, puis cité à l’ordre du régiment en août 1915 et décoré de la Croix de Guerre avec étoile de bronze.

Selon les témoignages recueillis par H. Andraud (2), début juin, cantonnés à Beuvardes dans l’Aisne, les soldats des 7ème et 8ème compagnies du 70ème BCA apprennent que leurs permissions étaient supprimées pour une nouvelle attaque sur le plateau de Craonne, contrairement à leurs camarades des 6ème et 9ème compagnies qui avaient été permissionnaires un mois avant, conséquences d’un …tirage au sort !

Bien entendu, cela provoqua la colère des hommes et de violentes récriminations. Et comme c’est le soir où on touche la solde, le vin coule à flots. A cette occasion, certains auraient « tiré quelques coups de fusil et lancé à la cantonade des propos séditieux ». La hiérarchie militaire parle « d’acte de mutinerie »…

« Dauphin était bien dehors, trop ivre pour rentrer, et peut-être même pour se rendre compte qu’une patrouille le ramassait » disent les témoins. Très bruyant, il chantait à tue-tête sa chanson préférée « J’ai deux grands bœufs dans mon étable » ! « Ce pauvre Dauphin fut pris au hasard, dans le tas parce que, sans doute, on avait entendu sa voix. »

Il fut « jugé » et condamné à mort le 6 juin 1917 comme « émeutier » et même comme « meneur », convaincu de « révolte à main armée, en réunion » ! Il fut exécuté 6 jours après, le 12 juin à Ventelay (Marne).

source: http://federations.fnlp.fr/IMG/pdf/g_7_et_8_6_fusilles_du_PdD.pdf

L’offensive du Chemin des Dames dans les fonds de l’ECPAD

Des photos à voir sur le site http://centenaire.org/de/node/8481

Extrait des carnets de guerre de Louis Barthas, tonnelier de Béziers, sur les mutineries du 30 mai au 6 juin 1917

« La révolution russe eut une répercussion sur le front français et un vent de révolte souffla sur presque tous les régiments. Il y avait d’ailleurs des raisons de mécontentement ; l’échec douloureux de l’offensive du Chemin des Dames qui n’avait eu pour résultat qu’une effroyable hécatombe, la perspective de longs mois encore de guerre, enfin, c’était le très long retard des permissions c’était cela je crois qui irritait le plus le soldat.

Un soir, un caporal chanta des paroles de révolte contre la triste vie de la tranchée, de plainte, d’adieu pour les êtres chers qu’on ne reverrait peut-être plus, de colère contre les auteurs responsables de cette guerre infâme, et les riches embusqués. Au refrain, des centaines de bouches reprenaient en choeur et à la fin des applaudissements frénétiques éclataient auxquels se mêlaient les cris de  » Paix ou révolution ! A bas la guerre ! Permission ! Permission ! « . Un soir, patriotes, voilez- vous la face, l’Internationale retentit, éclata en tempête. Cette fois, nos chefs s’émurent, notre capitaine-adjudant-major-flic vint lui-même escorté par tout le poste de police. Il essaya de parler avec modération mais dès les premiers mots des huées formidables l’arrêtèrent. […] Je rédigeai un manifeste protestant contre le retard des permissions. Dans l’après-midi l’ordre de départ immédiat fut communiqué ; la promesse formelle était faite que les permissions allaient reprendre dès le lendemain. Les autorités militaires, si arrogantes, avaient dû capituler.

Le lendemain soir, à sept heures, on nous rassembla pour le départ aux tranchées. De bruyantes manifestations se produisirent : cris, chants, hurlements, coups de sifflet. Bien entendu, L’Internationale retentit. Si les officiers avaient fait un geste, dit un mot contre ce chahut, je crois sincèrement qu’ils auraient été massacrés sans pitié. Ils prirent le parti le plus sage : attendre patiemment que le calme soit revenu. On ne peut pas toujours crier, siffler, hurler et, parmi les révoltés, n’ayant aucun meneur capable de prendre une décision, ou la direction, on finit par s’acheminer vers les tranchées, non cependant sans maugréer et ronchonner. Bientôt, à notre grande surprise, une colonne de cavalerie nous atteignit et marcha à notre hauteur. On nous accompagnait aux tranchées comme des forçats qu’on conduit aux travaux forcés. »

source: http://www.histoire-geo.org/Partenaire/Arrivabene/ArrivabeneS_1ereH_tice_1914_1918.pdf

Premier bombardier-torpilleur

Le premier avion au monde à être conçu comme bombardier-torpilleur, le Sopwith « Cuckoo », est construit par le Royal Naval Air Service.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-180.html

 

769/10 septembre 1916:Encore un fusillé

Carnets du rémois Paul Hess

Rien à ce jour

Journal du dimanche 10 septembre 1916 à travers Le Miroir

Dans la région de la Somme, grande activité d’artillerie de part et d’autre.
Grâce à un combat à la grenade, nous nous sommes rendus maitres d’un élément de tranchée à l’est de Belloy, en y faisant une trentaine de prisonniers. L’ennemi, après un violent bombardement, a essayé de nous reprendre les positions récemment conquises par nous au nord-est de Berny. Il a été repoussé avec de lourdes pertes.
A l’est de la Meuse, près de Fleury, devant Douaumont, nous avons emporté d’assaut tout un système de tranchées allemandes. 200 prisonniers, dont 2 officiers, ont été ramenés dans nos lignes. Nous avons capturé plusieurs mitrailleuses.
Les Russes ont fait 500 prisonniers dans la région des Carpathes boisées. Ils ont repoussé, près d’Halicz, des assauts des Autrichiens et des Turcs. Ils ont bombardé le port de Daltchik, dans la mer Noire.
Les Italiens ont refoulé une attaque autrichienne dans le Vallarsa.
Les Serbes se sont emparés d’une hauteur fortement tenue par les Bulgares sur le front de Macédoine.
Hindenburg, accompagné de Ludendorf, a rendu visite au kronprinz sur le front occidental.

Les oiseaux ne fuient pas les tranchées

Le Figaro du 10 septembre 1916 nous informe que les oiseaux ne sont pas effrayés par les fracas des combats. Ils restent tenir compagnie aux poilus, dans l’espoir de pouvoir picorer leurs restes de nourriture.

«Ne pas croire que tous les oiseaux, effarés par la canonnade et la mitraille, fuient nos champs de bataille. La plupart, au contraire, continuent de vivre au milieu du fracas des combats, quand ils échappent aux obus et aux balles, comme ils vivaient dans la sérénité de la nature d’avant la guerre.

La suite sur le site du Figaro: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/09/10/26002-20140910ARTFIG00224-10-septembre-1916-les-oiseaux-ne-fuient-pas-les-tranchees.php

Un éléphant condamné à mort et pendu

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Ce 10 septembre 1916, un homme, en arrêt devant l’image des pachydermes, semble fasciné. Walter Eldridge, surnommé « Red » (Rouge) en raison de ses cheveux roux, cherche du travail et il vient d’avoir une idée. Quelques instants plus tard, il va tenter sa chance auprès de Charlie Sparks, le directeur du cirque, qu’il supplie de l’embaucher. Coup de chance – ou de malchance comme nous le verrons plus tard – Sparks a justement besoin de quelqu’un pour s’occuper des éléphants.

Walter Eldridge apprend vite les ficelles du métier auprès des autres soigneurs. Ses collègues, cependant, remarquent que le nouveau venu manque de patience avec les animaux. S’il s’entête à terroriser les bêtes avec la baguette cinglante qu’il a toujours à la main, il finira par avoir des problèmes. Cela ne fait un pli.

La suite sur http://www.lecanetondechaine.fr/un-elephant-condamne-a-mort-et-pendu/

Jean Mathurin Thomazo fusillé

Jean Mathurin Thomazo, né le 26 juin 1892 à Mériadec, aucun dossier, mentionné « passé par les armes »  le 10 septembre 1916 à Maurepas dans la Somme. Il avait 24 ans.

Parution de la mode illustrée

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http://courcarree.blogspot.fr/2015/12/19160910.html

 

762/3 septembre 1916: le Corse Virgo Luigi fusillé

Carnets du rémois Paul Hess

Rien à ce jour

Journal du dimanche 3 septembre à travers Le Miroir

Sur le front de la Somme activité d’artillerie – surtout dans le secteur de Maurepas. Les Allemands ont dirigé des attaques violentes et répétées sur les éléments de tranchées conquis précédemment par nous au sud d’Estrées.
En Champagne, des reconnaissances allemandes ont été dispersées à la grenade à l’ouest d’Auberive et au sud de Tahure.
Sur la rive droite de la Meuse, nuit agitée. L’ennemi a bombardé nos positions aux abords de l’ouvrage de Thiaumont. Près de Fleury, nous avons arrêté une attaque allemande.
Sur le front anglais, activité d’artillerie.
Les alliés dont l’escadre croise devant le Pirée demandent à la Grèce de prendre des mesures contre les agents officieux allemands.
La Bulgarie a déclaré la guerre à la Roumanie.
La Roumanie annonce avoir fait dans les trois premiers jours de sa guerre 1800 prisonniers.

A Guillemont  (Somme) nn monument à la 16ème division irlandaise – Guillemont

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Le monument à la 16ème division irlandaise est une croix celtique située à côté de l’église de Guillemont. Elle rend hommage à cette division qui a participé à la capture du village le 3 septembre 1916 puis de Ginchy le 9 septembre 1916, lors de la bataille de la Somme.

Naissance attendue d’un hyper-super zeppelin

D’après cet article du Figaro, la surenchère allemande concernant la taille de leurs zeppelins est en réalité un stratagème pour dissimuler leur débâcle aux Alliés et n’en est que plus ridicule.

«La peau de zeppelin. C’est tout à fait le contraire de la peau de chagrin du célèbre roman de Balzac, laquelle, comme on sait, se rétrécissait à mesure que diminuait la vitalité de son possesseur.

Or, il apparaît clairement qu’à mesure que décroissent les chances allemandes, la dimension des zeppelins augmente. Ce phénomène suit une progression quasi mathématique. Voici que la Nouvelle Gazette de Zurich annonce qu’un superzeppelin, muni de quatre nacelles et long de 240 mètres, a survolé le 3 septembre 1916 le lac de Constance.

La suite sur le site du Figaro: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/09/03/26002-20140903ARTFIG00262-3-septembre-1916-naissance-attendue-d-un-hyper-super-zeppelin.php

Le Corse Virgo Luigi fusillé

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« Que faisait Virgo Luigi, le 27 juin 1916, en deuxième ligne, à Verdun ? Reprenait-il son souffle après un nouvel assaut meurtrier ? Retrouvait-il là ces Corses si nombreux à être tombés sous la mitraille allemande ? Tentait-il de fuir cette bataille sanglante ? Nul ne le sait.

À 31 ans, Virgo Luigi, né en Castagniccia, à Casabianca, s’exprime essentiellement en corse. Alors, quand la police militaire l’embarque et l’accuse d’abandon de poste en présence de l’ennemi et de désertion, il se défendra avec ses mots… perdus à jamais.

Le 3 septembre de cette année-là, il est fusillé à 6 heures du matin à Jubécourt.

http://canempechepasnicolas.over-blog.com/article-fusille-pour-l-exemple-le-3-septembre-1916-a-6-heures-du-matin-121100728.html

Lire aussi http://www.corsematin.com/article/corse/fusille-pour-lexemple-en-1916-virgo-luigi-honore-en-castagniccia

http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/virgo-luigi-fusille-pour-l-exemple-135012

Somme: les Français font plus de 2.000 prisonniers

Les Français prennent les villages du Forest et de Cléry-sur-Somme, faisant plus de 2.000 prisonniers et amassant un important butin de guerre.