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1588/7décembre 1918: prisonnier fusillé en décembre 1918

Prisonnier fusillé en décembre 1918

Trouvé sur le forum 14-18

Henri Laurens est né é le 12 mai 1897 à Roquevidal, petite commune du Tarn. Fils de Louis et Auriol Paulonnie, il occupe un emploi de cultivateur. Inscrit sous le n° 23 de la liste de Cuq Toulza, le conseil de région le classe dans la première partie de la liste de 1915. Bon pour le service armé, il est incorporé le 10 janvier 1916 comme soldat de 2e classe au 153e de ligne. Henri Laurens change de régiment, et passe au 81e de ligne le 6 novembre 1916, pour ensuite être affecté au 133e de ligne le 29 avril 1917. Porté disparu au bois le Chaume le 9 novembre 1917 (AM n° 4243 K du 4 janvier 1918), il est en réalité fait prisonnier au camp de Dyrots, et déclaré décédé par ce camp à la date du 9 décembre 1918.

Sa fiche CICR

Laurens Henri soldat du 133e RI, fait prisonnier le 9 novembre 1917 et dirigé vers Montmédy le 13 décembre 1917 et ensuite vers le camp de Dyrotz

Une hypothèse…Je pense que le mot fusillé ne correspond pas à la situation. J’aurais tendance à penser à abattu, suite à ce vol, c’est à dire pour un délit de droit commun. Mais dans tous les cas une bien triste histoire. De nos jour le soldat Laurens repose à la nécropole nationale des prisonniers de Sarrebourg.

source: https://forum.pages14-18.com/viewtopic.php?f=3&t=9547&start=0

Lille, huit jours après l’Armistice

– [Samedi] 7 décembre [1918] : Après dix-huit jours d’absence nous retrouvons Lille sous l’occupation anglaise qui répare peu à peu les désastres boches. Déjà trois gares sont ouvertes au trafic, St André, La Madeleine et St Sauveur. On peut se rendre à Roubaix soit par le train ou le tramway Mongy (tarif doublé) qui fonctionne sur un tronçon. Quelques réverbères éclairent maintenant la ville. Le commerce renaît un peu. Viande, poisson, pommes de terre abondent. Le comité hispano-néerlandais a englobé le comité hollandais qui n’existe plus. Beurre : de 18 à 22 frs le kilo, sucre : 20 frs, café : 20 frs, les oeufs de 1 f 25 à 1 f 50 pièce. Ce soir le roi Georges V vient à Lille incognito au quartier du général Birdwood, nous avons l’occasion de le voir très nettement dans l’auto.

source: http://recherche.archives.somme.fr/ark:/58483/a011460448726kjuhyt

A propos du soldat inconnu

Le 7 décembre 1918, M. Crescitz propose à Clemenceau le transfert au Panthéon du corps d’un soldat inconnu.

source: http://www.bhpt.org/dossiers_thematiques/guerre1418/1918/1918-T3/pieces_jointes/soldatinconnu.pdf

Parution du Rire rouge

Un président américain à Brest

La Voix du Peuple, le journal des socialistes du Finistère, consacre des articles de plusieurs de ses numéros de décembre 1918 à célébrer celui qui est présenté comme « le Champion des Droits des Peuples », le « Défenseur de la Liberté » (7 décembre 1918). Le numéro du 13 décembre, publié le jour même de l’arrivée de Wilson, lui est même entièrement consacré. Sous un portrait du président, l’organe de la fédération finistérienne de la SFIO reprend un long texte du syndicaliste Alphonse Merrheim, secrétaire de la Fédération des métaux à la CGT, célébrant celui qui est présenté comme voulant « une paix sans vaincu », « la réparation des torts mais [sans] représailles » – bref, 6 mois avant le Traité de Versailles, des positions très éloignées de celles de la France de Clemenceau, qui prévaudront d’ailleurs très largement.

Quand « festivités » rime avec « bretonnité »

Les initiatives se multiplient donc à Brest, diverses et, pour une part complémentaires. Sans surprise, le gouvernement envoie dans le Finistère plusieurs ministres – à commencer par celui des Affaires étrangères – qui doivent accueillir le président américain. Mais, sur place, la municipalité et un comité de réception, rapidement formé à la nouvelle de l’arrivée prochaine du grand hôte américain et dirigé par le conservateur du musée de la ville, M. Léonard, ont tout fait pour que ce moment constitue une page à part dans l’histoire de Brest dans la Grande Guerre, ce dont témoigne entre autres la presse locale.

source: http://enenvor.fr/eeo_actu/wwi/un_president_americain_a_brest_woodrow_wilson_les_bretons_et_la_cgt_13_decembre_1918.html

Parution de La Française

79 – Right

source: https://bibliotheques-specialisees.paris.fr/ark:/73873/pf0000538883/1918/12/07

Journal du samedi 7 décembre 1918

Le roi des Belges et M. Poincaré ont échangé des toasts chaleureux. Il y a été hautement déclaré que la Belgique renonçait pour l’avenir à la neutralité garantie et qu’elle revendiquait la plénitude de sa souveraineté.
Les troupes britanniques progressant vers le Rhin, ont atteint la ligne Kronenberg-Schleiden-Duren.
Les Belges ont occupé Neuss et Odenkirchen. Les Américains ont pris la ligne GlaadtVallenborn-Daun-Ringelkopf.
Les clauses financières de l’armistice ont été arrêtées à Spa. L’Allemagne ne pourra aliéner, concéder, hypothéquer ses chemins de fer, mines, bois, ni les entreprises dans lesquelles l’Etat possède des intérêts. Elle ne pourra touché aux valeurs étrangères appartenant à l’Etat, à l’encaisse-or de la Reichsbank que dans des conditions déterminées. Elle rendra aux autorités françaises ou belges les titres et valeurs pris dans le nord de la France et en Belgique. Elle restituera les bons de monnaie de villes, chambres de commerce ou autres qu’elle a en sa possession, les archives publiques, privées et les comptabilités. Elle restituera dans le courant du mois l’encaisse et les billets de la Banque nationale de Belgique, ainsi que les avoirs des banques françaises et belges qu’elle a enlevés et convertis en marks.
De graves désordres ont éclaté à Cologne et à Essen. La situation est critique en Allemagne, dit le commissaire du peuple Barth.
M. Lloyd George a fait un nouvel exposé pour les élections. Il annonce sa ferme volonté et celle de tous les alliés d’obtenir le châtiment des responsables de la guerre et formule son programme électoral en matière économique et ouvrière.
Bien que le comte Romanones ait formé son cabinet à Madrid, la situation reste difficile dans la Péninsule.

 

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1545/25 octobre 1918

Le 507e régiment de chars de combat à Villiers-le-Sec (Haute-Marne)

Le Général BERDOULAT, Commandant le 20e Corps d’Armée, devant recommencer le 25 au petit jour une opération sur Villiers-le-Sec, obtint l’appui d’une compagnie de chars blindés pour cette nouvelle attaque.
Un bataillon du 79e Régiment d’Infanterie, appuyé par la section du Lieutenant BAGNERIS, attaqua le village par l’ouest. La section du Lieutenant RODET agit avec le 418e R. I. en débordant Villiers-le-Sec par le sud et, à gauche, la section SAMBART passant dans la zone du 160e R. I. devait flanc-garder l’attaque, puis se rabattre sur le parc et le château situés sur la route de Villiers à Pleine-Selve.
La section SAMBART sauta en partie sur un champ de mines et ne put accomplir sa mission. Mais les deux autres sections réussirent et le soir Villiers-le-Sec était aux mains du 79e R. I. qui y trouva beaucoup de matériel et 700 prisonniers.
Au cours de cette action, la section RODET fut prise à partie par deux pièces anti-chars. L’une fut détruite par un coup de 37 tiré par le Maréchal-des- Logis FUMERON ; le Lieutenant RODET cassa le percuteur de son canon en tirant sur l’autre, mais son mécanicien, le Brigadier MARTIN, fonça en quatrième vitesse sur la pièce anti-chars dont les servants furent si impressionnés qu’ils vinrent au-devant du char les mains levées.
L’accident survenu à la section SAMBART doubla le travail de la section BAGNERIS qui dut attaquer le parc et le château après avoir nettoyé le  village. Cette section, admirablement dressée et commandée, sut conserver toute sa cohésion et rester dans la main de son chef pendant toute la journée. Le Lieutenant BAGNERIS dut en partie cette rare cohésion à l’extraordinaire bravoure du Chasseur blindé JEANDET, une mauvaise tête mais ayant du cœur. Ce chasseur assura volontairement la liaison entre les chars de sa section pendant le combat, sautant d’un appareil à l’autre, leur indiquant le chemin, désignant les objectifs, montrant les mitrailleuses et recueillant les prisonniers.

source: http://tableaudhonneur.free.fr/507eRCB.pdf

Charles Meyrand, du 261e R.I fusillé au Grand Camp

Charles Meyrand, du 261e R.I., est fusillé au Grand Camp. Condamné à mort le 10 juillet pour tentative d’espionnage et organisation de désertion.

source: http://www.archives-lyon.fr/archives/sections/fr/centenaire1gm/a_lyon_en_1418

Des Tchéquoslovaques délivrent le Vouzinois (ardenne)

La ville de Vouziers a le noble privilège d’être un des hauts lieux de l’amitié franco tchécoslovaque et l’école Masaryk a été édifiée pour perpétuer cette amitié.

Ce qui a fait se rencontrer les peuples français et tchécoslovaques, c’est le combat pour un idéal de paix fondé sur la liberté, la justice, la démocratie, la fraternité humaine et le refus de tout asservissement. Cet idéal a fait se lever les Tchèques et les Slovaques dans le Monde entier pour refuser le joug allemand et autrichien et pour accéder à leur indépendance. Ces volontaires appartenant aux 21e et 22e régiments, puis à la Brigade Tchécoslovaque, participèrent aux combats terribles entre les 19 et 25 octobre 1918 qui permirent la libération des communes de TERRON, VRIZY, VANDY et CHESTRES au prix de pertes énormes. 212 d’entre eux reposent au cimetière de CHESTRES.

source: http://sepia.ac-reims.fr/lyc-masaryk/-joomla-/images/stories/documents/masarykhistorique.pdf

Journal du vendredi 25 octobre 1918

Sur le front belge, l’armée française a accentué son avance à l’est de la Lys. Elle a atteint la route de Deynze à Courtrai, entre Peteghen et Oufene et progressé au nord de Vitche.
Les Anglais ont livré de vifs combats sur le front de bataille de Valenciennes. Ils ont chassé l’ennemi du bois de Vendegies et se sont emparés des villages de Neuville, Salesches et Beaudignies, et des passages de l’Ecaillon. Une contre-attaque allemande vigoureuse à Vendegies a été repoussée.
Au nord de Valenciennes, nos alliés ont chassé l’ennemi de la forêt de Raismes, et capturé les villages de Thiers, Haute-Rive et Thun.
Combats acharnés à l’ouest de Tournai.
Nos troupes, sur le front de l’0ise, ont franchi le canal à l’est de Grand-Verly. Malgré des contre-attaques, elles se sont maintenues sur la rive est.
Entre Oise et Serre, lutte également vive dans la région de la voie ferrée, au nord de Mesbecourt. Nous avons fait des prisonniers. Au nord de Nizy-le-Comte, nous avons sensiblement élargi nos gains. A l’est de Vouziers, activité des deux artilleries.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre18.html

1464/6 août 1918: un bâton de maréchal pour Foch

Des vaches errantes fournissent du lait à gogo rue Drouot

Le Figaro du 6 août 1918 relate une insolite aventure qui s’est déroulée rue Drouot à Paris. Trois vaches échappées d’un troupeau sont conduites dans la cour de la mairie du 9ème arrondissement. Les agents de police ont eu l’idée de les traire et se sont régalés de ce lait frais jusqu’à l’arrivée du conducteur du troupeau venu les chercher.

«D’où venaient-elles? Nous ne le saurons probablement jamais. L’une d’elles errait, la nuit dernière, autour de l’église de Notre-Dame-de-Lorette, toute seule. Elle avait l’air embarrassé d’une personne qui a perdu son chemin, et qui n’ose pas le demander. Un passant voulut la prendre par les cornes mais elle se rebiffa. Une grande timidité n’est pas inconciliable avec un certain amour-propre.

Alors d’autres passants survinrent, et l’on décida de la conduire, par gestes, dans la direction du poste de la rue Drouot. Des bras, des chapeaux, des mouchoirs s’agitaient autour de la vache qui, à force d’être détournée des directions diverses qu’elle voulait suivre, finit par prendre le seul chemin duquel on ne la détournât point, et fut ainsi amenée devant la cour de la mairie, où elle entra.

Deux autres vaches l’attendaient, arrivées là de la même façon. Et les agents entouraient ces prisonnières. Alors une idée leur vint.

Ils pensèrent que si les trois vaches étaient incapables de fournir aucune explication à la police, elles ne lui refuseraient certainement pas de lui faire cadeau d’un peu de lait. Et ils se mirent, fort poliment, à les traire. Les trois vaches, échappées d’un troupeau qui venait de traverser la rue Lafayette, étaient bientôt réclamées par leur conducteur. On lui rendit les trois vaches. Et les agents regardèrent partir avec un peu de regret, en vidant leurs verres, celles qui leur avaient fait connaître, pendant une nuit, les douceurs d’un régime lacté sans restrictions.» écrit Le Figaro du 6 août 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/06/26002-20140806ARTFIG00187-6-aout-1918-des-vaches-errantes-fournissent-du-lait-a-gogo-rue-drouot.php

Un bâton de maréchal pour Foch

Lire aussi: https://www.histoiredumonde.net/Ferdinand-Foch.html

http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/06/26002-20140806ARTFIG00187-6-aout-1918-des-vaches-errantes-fournissent-du-lait-a-gogo-rue-drouot.php

Clémenceau  félicite Foch

« Mon cher Général et ami,

J’ai le très grand plaisir de vous annoncer que je soumettrai aujourd’hui même à M. le Président de la République le projet de décret ci dessous :

« Monsieur le Président,

Le décret du 24 décembre 1916 a fait revivre une première fois la dignité de Maréchal de France. J’ai l’honneur de soumettre à votre signature, au nom du Gouvernement, et, je peux l’affirmer, au nom de la France entière un décret conférant au général Foch cette haute récompense nationale.

À l’heure où l’ennemi, par une offensive formidable sur un front de 100 kilomètres, comptait arracher la décision et nous imposer cette paix allemande qui marquerait l’asservissement du monde, le général Foch et ses admirables soldats l’ont vaincu.

Paris dégagé, Soissons et Château-Thierry reconquis de haute lutte, plus de 200 villages délivrés, 35 000 prisonniers, 700 canons capturés, les espoirs hautement proclamés par l’ennemi avant son attaque écroulés, les glorieuses armées alliées jetées d’un seul élan victorieux des bords de la Marne aux rives de l’Aisne, tels sont les résultats d’une manœuvre aussi admirablement conçue par le haut commandement que superbement exécutée par des chefs incomparables.

La confiance placée par la République et par tous ses alliés dans le vainqueur des Marais de St Gond, dans le chef illustre de l’Yser et de la Somme a été pleinement justifiée.

La dignité de Maréchal de France conférée au général Foch ne sera pas seulement une récompense pour les services passés. Elle consacrera mieux encore dans l’avenir l’autorité du grand homme de guerre appelé à conduire les armées de l’Entente à la victoire définitive.

Je vous prie d’agréer, monsieur le Président, l’hommage de mon profond respect.

G. Clemenceau »

Vous comprendrez, mon cher ami, que j’aie voulu être le premier à vous annoncer cette nouvelle.

Je vous embrasse

G. Clemenceau. »

source: http://www.clemenceau2018.fr/f/archives/287/fiche/?

L’église de Ville-en-Tardenois bombardée

L’église  de Ville-en-Tarenois a été très endommagée lors du bombardement du 6 août 1918 et restaurée dans les années 1920 avec l’aide d’Etienne Moreau-Nélaton*.

http://ville-ferentardenois.com/tourisme-culture-patrimoine/leglise-sainte-macre/

Création d’une école du renseignement par les Américains à Langres

  • Une école de renseignements : officiellement créée le 6 août 1918, elle fonctionne depuis le 25 juillet à la caserne Carteret-Trécourt. Les cours dispensés enseignent aux officiers l’organisation de l’armée allemande, l’interrogation des prisonniers, l’exploitation de documents pris à l’ennemi et l’interprétation des photographies aériennes.

Création du cimetière de Bouilly (Marne)

Le cimetière militaire britannique de Bouilly a été créé en 1918 par les autorités françaises pour recevoir les corps des soldats britanniques, français, italiens et allemands tués dans le secteur au cours de la 2ème Bataille de la Marne entre le 18 juillet et 6 août 1918.
Les corps des soldats français, italiens et allemands ont été ultérieurement exhumés et regroupés dans d’autres cimetiètres.

source: http://www.cndp.fr/crdp-reims/memoire/lieux/1GM_CA/cimetieres/britanniques/bouilly.htm

L’abbaye d’Igny d’Arcis le Ponsart (marne) détruite

Le monastère d’Igny se trouve en plein front et le 6 août 1918, il est complétement détruit lors de la retraite allemande. Un aumônier militaire campant à proximité de l’abbaye a pu retrouver quelques objets de valeur et surtout la châsse contenant les reliques du bienheureux Guerric et il en avertit le cardinal Louis-Joseph Luçon.

Le blason de cet archevêque de Reims se trouve au-dessus d’une porte latérale de l’église donnant sur le choeur des moniales. Il est « d‘azur à un agneau pascal accompagné d’un M en onciale d’or dans le canton dextre. »

source: https://abbaye-igny.fr/historique/les-blasons

Duval (Bonnet rouge) condamné à mort

Au cours du procès qui débute le 29 avril 1918, le lieutenant Mornet, commissaire du gouvernement, reconnaît à Emile Duval « une culture profonde, une intelligence remarquable et un talent de plume véritable. » Les qualités indiscutables de « ce petit vieux aux allures discrètes de sacristain » sont malheureusement révélées tardivement et, âgé de cinquante ans quand il commence sa collaboration au Bonnet Rouge, Duval est un journaliste déjà aigri et plein de fiel contre cette société qui n’a pas su le reconnaître à sa juste valeur.

Le 11 mai 1918, Mornet réclame la peine de mort pour Duval.

Emile Duval est fusillé le 17 juillet 1918 pour “avoir reçu de l’argent de l’Allemagne”.

source: http://www.noisylesec-histoire.fr/2016/01/emile-duval-1864-1918-journaliste/

lire aussi: https://fr.wikipedia.org/wiki/Émile-Joseph_Duval

A Woippy ( Moselle) le curé et les cloches

Ordonnance pour la livraison des cloches qui devaient rester.
En vertu d’une ordonnance du 6 août 1918, les cloches, même celles qui étaient dispensées à cause de leur valeur artistique doivent être livrées. Une seule cloche de ces trois, qui pèsent 967 k., 1212 k., 1702 k., la plus petite qui donne le fa devra rester. Nous faisons tout le possible pour les conserver; mais ce sera bien difficile. M. le Kreisdirektor ne semble plus disposé à vouloir céder. M. le curé est décidé à écrire encore et à rendre visite à M. Schmitz, architecte préposé à la conservation des monuments d’art. Le Conseil autorise M. le curé à attendre, même au risque de perdre la prime promise de 1 Mark par kilo.

http://www.raconte-moi-woippy.net/paroisse/cures/bigerel.htm

Décès de Roland Garros, aviateur

Roland Garros, né le 6 octobre 1888 à Saint-Denis de la Réunion et mort le 5 octobre 1918 dans les Ardennes près de Vouziers, est un aviateur français, pionnier de l’aviation.
Champion de France de cyclisme en 1906, Roland Garros est passé à la postérité pour avoir réussi, le 23 septembre 1913, la première traversée de la Méditerranée en avion en partant de Fréjus, en 7 heures et 53 minutes. À bord de son Morane-Saulnier H, malgré un moteur qui subit deux pannes, au large de la Corse et au-dessus de la Sardaigne. Il lui restait 5 litres d’essence quand il se posa à Bizerte.

La Première Guerre mondiale le fit naturellement pilote de guerre : il remporta quatre victoires.
Une panne le contraignit d’atterrir en territoire occupé et il fut fait prisonnier avant d’avoir pu détruire son avion
Il ne parvint à s’évader qu’au bout de trois ans, fut à cette occasion le co-fondateur de l’Union Nationale des Évadés de Guerre et reprit vite sa place dans l’escadrille « SPA26 » du fameux groupe des « Cigognes ». Mais il fut tué lors d’un combat aérien le 5 octobre 1918 à Saint-Morel dans les Ardennes, près de Vouziers où il est enterré.

source: https://www.camps-parachutistes.org/t2590-roland-garros-aviateur-francais

Journal du mardi 6 août 1918

Nos troupes, refoulant les arrière-gardes ennemies, ont continué leur marche victorieuses sur un front de 50 kilomètres en direction de la Vesle.
Sur notre gauche, nous bordons les rives sud de l’Aisne et de la Vesle, depuis Soissons jusqu’à Fismes, dont les Américains tiennent les lisières.
A l’est de Fismes, nous avons atteint la ligne générale nord de Courville, Branscourt, Courcelles, Champigny.
Nos reconnaissances de cavalerie opèrent le long de la voie ferrée de Soissons à Reims.
Sur certains points, notre progression a dépassé, en vingt-quatre heures, dix kilomètres. Plus de cinquante villages ont été délivrés en une seu1e journée.
Les Américains annoncent avoir pris, depuis le 18 juillet, 8.400 soldats et 133 canons.
La progression britannique s’est poursuivie dans le secteur d’Albert; nos alliés ont enlevé la majeure partie du terrain tenu par les Allemands à l’ouest de l’Ancre. Ils ont suivi l’ennemi dans son mouvement de retraite qu’avaient laissé prévoir différents indices.
Des patrouilles allemandes ont attaqué les Anglais dans le secteur d’Hébuterne. Elles ont été complètement repoussées.
Arkhangel a été occupée par les troupes alliées. L’Entente garde ainsi une porte ouverte sur la Russie.
En Macédoine, des détachements bulgares ont été repoussés près de Vetrenik.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout18.html

1370/4 mai 1918

Une journée à la 1 ère Division aérienne

GAR – Aéronautique – Groupement Ménard – n° 6323.
Compte-rendu des opérations
de la journée du 2 mai 1918.

1 ) – Escadre de combat n° 1 :

Nuages bas le matin s’élevant vers 10 heures – Le GC 18 et la GC 19 envoient successivement quatre patrouilles fortement gènées par la brume – Quelques avions ennemis bas dans leurs lignes – L’un d’eux est poursuivi jusqu’à Saulchoy-sur-Danenescourt, où il est abattu à 12 h 30 (confirmation demandée).
Jusqu’à 17 h 45, huit patrouilles du GC 15 et du GC 19 ne rencontrent pas d’avions ennemis.
De 17 h 45 à la nuit, l’activité se porte particulièrement sur la région entre Mailly-Renneval et Hangard, en liaison avec une action locale d’infanterie vers Hailles. (5 patrouilles du GC 18 et 2 patrouilles du GC 19).
L’aviation ennemie se montre active dans ses lignes, mais timide.
de grosse patrouille signalée (12 Albatros) – Plusieurs groupes de 3 monoplaces – 3 ou 4 biplaces isolés bas dans leurs lignes – 8 combats sont livrés – Un monoplace est forcé à atterrir près de la Boissière (Est de Montdidier) à 18 h 55 – Un autre monoplace Pfalz est sérieusement touché vers Montdidier à la même heure.
Les Drachen ennemis sont signalés au sol jusqu’à 17 h 50 – A ce moment, deux d’entre eux s’élèvent – Attaqués, ils sont ramenés au sol et ne remontent plus.

Au total : 117 sorties en 19 patrouilles – 12 combats.

  • 1 avion ennemi abattu.
  • 1 avion ennemi forcé à atterrir.
  • 1 avion ennemi sérieusement touché.

2 ) – Escadre de bombardement n° 12 :

Le GB 6 a exécuté le bombardement de Chaulnes – 26 avions ont pris le départ – 12 seulement ont pu bombarder à cause de la brume – 1940 kg de bombes lançées – Au cours de combats au-dessus de Chaulnes, un avion ennemi est abattu en flammes, un autre a été vu descendant désemparé.

source: http://albindenis.free.fr/Site_escadrille/Div_aerienne_03.htm

Les fusillés de Colleret

Ce matin à 10 heures tandis que les gendarmes boches interdisaient aux passants l’accès à la porte du Mans, un peloton fusillait dans les fossés des remparts trois héroïques habitants de Colleret: Marcel Géhin, 22 ans; Jules Nicolas, 32 ans; tous deux célibataires et Eugène Debruxelles, 42 ans, père de trois enfants.

source: http://alain.delfosse.free.fr/histloc/menu1418/page3.htm

Karl Patzelt mort en combat aérien

Mort en combat aérien, au dessus de Vidor, sur le front d’Italie, de Karl Patzelt, « As » austro-hongrois de la WW1, 5 victoires aériennes au sein des FliK 29 et 42J.
Il disparait lorsque son Albatros D.V n° 153.21 est abattu par le Sopwith Camel D8101 de l’as canadien Gerald Birks. Son corps ne sera jamais retrouvé.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/viewtopic.php?p=552606

Lettre d’Henry Novel à ses parents

Henry Novel, 17 ans en 1914, est mobilisé en 1916 à Chambéry puis rejoint le front en 1917. Futur étudiant en médecine il est affecté à des services d’ambulance. Il correspond régulièrement avec ses parents qui habitent Grenoble où son père exerce la profession d’avoué.

Ce 4 mai (04/05/1918 )

Mes chers Parents,

Excusez-moi si je vous ai laissés quelques jours sans nouvelles mais depuis trois jours je n’arrête pas, pour comble de bonheur nous avons relevé quand même hier soir. Mon nouvel aide-major a l’air très chic mais c’est dommage qu’il soit tombé ici en ce moment car il n’est pas au courant et c’est moi qui hérite de tout le travail, et il y en a. J’espère néanmoins que cette épidémie bizarre va se terminer et que d’ici quelques jours j’aurai le temps de répondre à la longue lettre d’Odette reçue il y a quelques jours.

Je vous embrasse tous.

source: https://www.14-18hebdo.fr/henry-novel-lettres-a-ses-parents-1914-1918-14-mai-1918

« Ça, c’est Reims qui brûle ! »écrit Pierre Loti dans L’illustration

Lire l’intéressant article sur http://reims.14-18.over-blog.com/2014/05/pierre-loti-et-reims-3-avril-et-mai-1918.html

Journal du samedi 4 mai 1918

Dans la région au sud de Villers-Bretonneux, bombardement violent de part et d’autre. Des combats assez vifs se sont livrés aux abords du Monument, au cours desquels nos troupes ont réalisé quelque avance.
Au sud de l’Avre, nous avons exécuté une opération de détail qui a parfaitement réussi. Nos troupes ont attaqué les positions allemandes entre Hailles et Castel et se sont emparées de la cote 82, ainsi que d’un bois en bordure de l’Avre. Le chiffre de prisonniers que nous avons faits dépasse la centaine dont quatre officiers.
Dans la région de l’Ailette, nous avons repoussé un coup de main ennemi.
Nos reconnaissances se sont montrées actives en Woëvre et en Lorraine et ont ramené des prisonniers.
Sur le front britannique, des combats locaux ont eu lieu à l’avantage de nos alliés aux environs de Villers-Bretonneux.
Au cours de raids heureux entrepris au sud d’Arras et à l’est de Saint-Venant, les Anglais ont fait dix prisonniers et capturé cinq mitrailleuses. Activité d’artillerie entre Givenchy et la forêt de Nieppe, dans le voisinage de Locre et au sud d’Ypres.
Combats d’artillerie et rencontres de patrouilles sur le front italien.
L’avance anglaise vers Mossoul se poursuit en Mésopotamie.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai18.html

1330/25 mars 1918: Angèle Adelaïde Lecat fusillée pour espionnagej

Une maison d’Epernay bombardée

Cher frère, je vous envoie une photo de la maison en partie bombardée le 13 mars 1918

source: https://www.geneanet.org/cartes-postales/view/44257#0

Ordre d’évacuation de la ville de Reims

Jean-Baptiste, Alexandre, Albert Denoncin, enfant rémois, né le 6 novembre 1852, est retraité de la « Compagnie des Chemins de Fer de l’Est », à Reims, après une carrière en qualité d’Employé principal.

L’ordre d’évacuation générale de la population civile de Reims est donné le 25 mars 1918.

Veuf de Claire Damville depuis août 1915, suite aux bombardements, aux destructions et aux différentes vagues de Rémois réfugiés vers d’autres villes et départements, Albert Denoncin quitte Reims, et s’établit temporairement au 17 de la rue Guyot à Provins (Seine et Marne).

Bien qu’à 113 kms au sud-ouest de Reims, Provins est compris dans « la zone des armées » comme l’indique la « Carte de circulation dans la zone des armées » (Arrêté du 15 mars 1917) qui lui est délivrée à Provins le 15 avril 1918.

source: http://reims.14-18.over-blog.com/2014/06/4-une-famille-remoise-prise-dans-la-tourmente-de-la-guerre.html

Pozières (Somme) reprise par les Allemands

Le 21 mars 1918, l’armée allemande lance la Kaiserschlacht (Bataille de l’empereur), mettant fin provisoirement à la guerre de positions. Pozières est reconquis les 24 et 25 mars 1918 par les troupes allemandes. Finalement, la 27e  Division reprend définitivement le contrôle du secteur le 24 août 1918.

source: https://www.google.fr/search?safe=active&source=hp&ei=scqTWsf6DciNgAbBhrrwCQ&q=pozieres&oq=pozieres&gs_l=psy-ab.3..0l6j0i30k1l4.1396.2837.0.3589.9.7.0.0.0.0.680.680.5-1.1.0….0…1c.1.64.psy-ab..8.1.680.0…0.S1m6oPLPHmk

Deuxième bataille de Picardie (suite)

Le 25, la situation s’aggrave encore; l’ennemi entre dans Nesle; nous perdons Guiscard et Noyon, en dépit de l’héroïsme des troupes de l’armée Humbert.
Une nouvelle division est encore arrivée, la 22e; elle a été envoyée au nord en prolongement de la gauche et se trouve entraînée dans le recul général.
Le 26, ce recul s’accentue; les ordres donnés cessent d’être applicables quand ils touchent les troupes, la situation s’est déjà modifiée, tant les événements vont vite!
Pour comprendre tout le mérite qu’ont eu les troupes françaises et leurs chefs dans ces journées critiques, il est nécessaire de se représenter les difficultés au milieu desquelles chacun se débat.
Les divisions de l’armée Hutier, exaltées par leurs succès, constamment renforcées par les divisions fraîches de deuxième ligne, se répandent sur le pays comme un torrent débordé que rien ne peut contenir. En face d’elles, l’armée Humbert est épuisée par cinq journées de manoeuvres en retraite; les divisions qui arrivent en renfort s’engagent dans les conditions les plus pénibles, le plus souvent régiment par régiment, car il faut aller au plus pressé, tant la marche de l’ennemi est rapide. Telle division n’a pas son artillerie; cette dernière vient par voie de terre, tandis que l’infanterie a été transportée en camions; telle autre arrive sans ses cuisines roulantes et on ne sait comment elle vivra, etc., etc.
Les troupes, et en particulier les divisions de cavalerie, font des prodiges de valeur; le commandement, à tous les degrés, déploie une énergie et une activité sans pareilles, cherchant sans cesse à assurer les liaisons, à remettre de l’ordre, à conduire le combat, mais toujours les flots de l’invasion les débordent par la gauche. De leur côté, les Anglais s’éloignent de nous en prenant leur direction générale sur Amiens et la liaison avec eux devient de plus en plus vague.
Cependant, dans cette journée du 26, la droite de l’armée Humbert s’est stabilisée au sud-ouest de Noyon, sur les hauteurs qui vont du Mont Renaud au Plémont, par Connectancourt et Thiescourt; désormais, elles n’en bougeront plus.
Quant au centre et à la gauche, ils ont encore été refoulés et ont reculé de plus de 10 kilomètres.
L’ennemi est entré dans Roye.
Mais voici que le général Debeney, commandant la Ire armée, arrive et installe son poste de commandement à Maignelay, au sud de Montdidier.
Ce jour-là, le 26 mars, une instruction personnelle et secrète a été envoyée par le général Pétain au général Fayolle; elle dit:
«  La première mission du groupe d’armées de réserve est de fermer aux Allemands la route de Paris et de couvrir Amiens.
« La direction d’Amiens sera couverte:
« Au nord de la Somme, par les armées britanniques aux ordres du maréchal Haig, qui tiendra à tout prix la ligne Bray-sur-Somme, Albert;
« Au sud de la Somme, par le groupe d’armées de réserve sous vos ordres (Ve armée britannique, Ire et IIIe armées françaises), en maintenant la liaison avec les forces du maréchal Haig à Bray et avec le groupe d’armées du Nord sur l’Oise. «
L’ordre donné en conséquence par le G.A.R., pour la journée du 27, répartit les missions entre les deux armées françaises de la façon suivante:
« La mission de la IIIe armée (Humbert) reste de tenir sur son front actuel, en se raccordant par sa gauche avec la 56e division (Ire armée), qui a reçu l’ordre de se déployer à cheval sur la route Roye, Montdidier.
« La mission de la Ire armée (Debeney) est de s’intercaler avec ses forces, à mesure qu’elles arriveront, entre la IIIe armée et l’armée britannique.»
La mission de la Ve armée britannique reste de couvrir Amiens, au sud de la Somme, en maintenant à tout prix sa ligne actuelle.
La 38e division débarquera demain dans la région de Ressons-sur-Matz. Cette division est mise à la disposition de la IIIe armée en vue de renforcer son flanc gauche que l’ennemi déborde par le sud de Roye.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/montdidier.html

Angèle Adelaïde Lecat fusillée pour espionnage

Angèle Adelaïde LECAT est née le 10 janvier 1889 à Rumegies (Nord). Domiciliée 158 rue Dassonville à Rumegies.

« En Juillet 1917 a hébergé et facilité la fuite de deux soldats anglais prisonniers de guerre évadés qui tentaient de gagner la Hollande.
                   Le 29 Août de la même année un pigeon voyageur et un questionnaire ayant été découverts par la jeune BOSQUELLE Régina, Mademoiselle LECAT Angèle a fourni par ce moyen aux troupes alliées les renseignements d’ordre militaire demandés.
                   Arrêtée à Rumegies au début d’octobre 1917 pour le premier fait, a été incarcérée à Malines, Anvers et St-Amand où elle fut condamnée à 6 mois de prison.
                   Poursuivie a nouveau sous l’inculpation d’espionnage devant le Conseil de Guerre de St-Amand, elle fut condamnée à mort et fusillée dans cette ville le 25 Mars 1918.
                   A eu jusqu’à sa mort une attitude très digne. »

source: https://www.google.fr/search?q=Angèle+Lecat&safe=active&source=lnms&sa=X&ved=0ahUKEwipn4Wym8PZAhVIa8AKHfdVBYIQ_AUICSgA&biw=1280&bih=605&dpr=1

Journal du lundi 25 mars 1918

Sur le front britannique, la lutte continue avec la plus grande intensité tout le long de la Scarpe.
Au sud et à l’ouest de Saint-Quentin, les troupes britanniques établies sur de nouvelles positions, ont été attaquées avec violence par l’ennemi. De puissants assauts ont été repoussés vers Jussy, avec de fortes pertes pour les assaillants.
Dans la partie nord du front de bataille, les Allemands se sont portés à l’attaque avec une extrême énergie et sans tenir compte de leurs pertes. Nos alliés ont conservé leurs positions sur la majeure partie du front, à la suite d’une lutte violente et prolongée. Les troupes ont montré une belle vaillance dans les combats qui se sont livrés sur ce front et immédiatement au sud.
L’armée anglaise est en liaison avec 1’armée française.
Nos alliés ont abattu vingt-sept avions allemands et contraint vingt autres de ceux ci à atterrir, désemparés. Ils ont jeté 14 tonnes d’explosifs sur des cantonnements et dépôts de munitions.
Sur notre front, les Allemands ont échoué dans un coup de main au sud de Juvincourt.
Lutte d’artillerie assez vive dans la région du bois Le Prêtre et dans les Vosges vers la Fontenelle et l’Hartmannswillerkopf.
Nos aviateurs ont jeté 16.000 kilos de projectiles sur des établissements, cantonnements et gares de la zone ennemie, où de graves dégâts ont été constatés.
Les Anglais, en Palestine ont traversé le cours du Jourdain.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mars18.html

Pourquoi ils veulent réhabiliter les fusillés pour l’exemple

Trois associations considèrent que les soldats fusillés en 14-18 pour avoir refusé le combat doivent être réhabilités compte tenu de ce qu’a été le conflit.

Fusillé pour l’exemple. Même si ça semble aujourd’hui presque inconcevable, c’est ce qui est arrivé pendant la guerre 14-18 à 612 soldats condamnés pour avoir refusé le combat.
Parmi eux, cinq sont originaires de la Vienne : Jean Bourcier, Fernand Duverger, Fernand Ferrand, Emmanuel Pairault et Georges Ravault.
« Ce ne sont pas des gens qui se sont soustraits » A l’occasion du centenaire du conflit, la Ligue des droits de l’homme (LDH), l’association La Libre Pensée et l’Association républicaine des anciens combattants viennent d’écrire aux maires de Châtellerault, Gouëx, Loudun et Neuville-de-Poitou pour demander l’inscription sur les monuments aux morts du nom de quatre d’entre eux (voir encadré), cela ayant déjà été fait pour Fernand Ferrand à Scorbé-Clairvaux. Pourquoi une telle demande si longtemps après ?
« Le but, c’est de réintroduire dans la cité l’honneur de ces hommes, explique Philippe Pineau, président de la section châtelleraudaise de la LDH et membre du comité central de l’association. Ces hommes ont été écartés de la cité, ils ont été considérés comme des lâches. Mais ce n’en était pas. On affirme que les tribunaux militaires ne peuvent être pourvoyeurs que d’une justice militaire, qui n’est pas une vraie justice. Il n’y a pas eu vraiment de défense. A chaque fois qu’un témoin se présentait, on lui disait « Vous devez vous taire ». » L’État a d’ailleurs annulé certaines condamnations. « Sur les 612 personnes comptabilisées par le ministère des Armées, il y a eu quelques cas de réhabilitation, souvent grâce aux démarches entreprises par les familles », indique Philippe Pineau.
En l’occurrence, une quarantaine de fusillés ont été réhabilités. Comme justement Jean Bourcier, dont la LDH souhaiterait aussi donner le nom à un « espace public ».
Une reconnaissance morale et citoyenne Dans un premier temps, l’annulation des condamnations des fusillés a été demandée à l’État. Cette demande s’avérant compliquée à honorer, selon Philippe Pineau, les trois associations demandent pour chacun des fusillés « que la collectivité prenne sous sa responsabilité le retour à une reconnaissance morale et citoyenne ».
Certaines des communes concernées le feront peut-être. Mais certains pourraient être choqués de voir le nom de ces fusillés à côté de ceux des morts pour la France. D’ailleurs, le méritent-ils ? « Ce ne sont pas des gens qui se sont soustraits. Ils étaient sur le front, ils avaient déjà combattu », souligne Philippe Pineau.
Une participation, qui, selon lui, justifie à elle seule leur réhabilitation compte tenu de la « boucherie » qu’a été la Première Guerre mondiale.

en savoir plus

Les quatre fusillés pour l’exemple

Jean Bourcier. Il a été fusillé le 7 mai 1915 à Breit-First (Haut-Rhin) pour « abandon de poste en présence de l’ennemi ». S’il est né à Poitiers (1er septembre 1871), les trois associations ont demandé l’inscription de son nom à côté de ceux des morts pour la France à Châtellerault, où il a longtemps vécu.

La suite sur http://www.centre-presse.fr/article-564884-pourquoi-ils-veulent-rehabiliter-les-fusilles-pour-l-exemple.html

Lire aussi http://www.laprovence.com/article/edition-alpes/4702836/fusilles-pour-lexemple-ces-soldats-tues-pour-et-par-la-france.html

Voir en vidéo aussi : http://www.francetvinfo.fr/sciences/histoire/premiere-guerre-mondiale-les-fusilles-de-1917_2463552.html

1042/10 juin 1917

Le caporal Truton condamné à mort

La nuit flirte encore avec l’aube, ce 18 juin 1917, quand la voiture cellulaire s’arrête enfin. L’air est déjà doux. C’est un des petits matins qu’Albert Truton devait chérir quand il était encore agriculteur à Nocé (Orne), dans son Perche natal. Le réveil au son des oiseaux, la promesse d’une belle journée sans engelures, peut-être un bal du soir… Pourtant, depuis trois ans, l’employé de ferme a délaissé les sillons des champs familiers pour la boue visqueuse des tranchées. Les moissons estivales pour les obus qui fauchent les copains. Ce 18 juin 1917, à Pargnan, dans l’Aisne, c’est une mort indigne qui attend le caporal de 31 ans. Loin de sa terre, de sa femme et de sa chère petite Suzanne.

source: http://www.le-mage.fr/lhistoire-du-caporal-truton-habitant-du-mage-lors-de-la-grande-guerre/

La mission de Joffre aux Etats-Unis

A son retour, le maréchal Joffre a reçu le titre honorifique d’inspecteur général des troupes américaines en France. A deux reprises, il interviendra pour défendre l’accord du 14 mai 1917. La première intervention date du 10 juin 1917 à la suite d’une démarche d’André Tardieu inquiet des lenteurs éventuelles de l’exécution de cet accord faute de tonnage. Tout en maintenant la constitution de grandes unités, il propose de créer un second courant de volontaires en vue d’un amalgame. Tardieu demande l’avis de Foch et de Pétain sans faire allusion à Joffre. Mais ce dernier provoque une réunion entre Foch, Pétain, Weygand et lui-même.

Malgré quelques réticences de Pétain, l’unanimité se rallie à l’avis de Joffre qui a souligné que le problème du tonnage se résoudrait en son temps, qu’il ne fallait pas compromettre le crédit privilégié de la France auprès des Américains que l’amalgame risquait de rapprocher des Anglais du fait de la communauté de langage. D’ailleurs la solution de Tardieu ne serait pas acceptée par les États-Unis qui veulent leur armée avant même d’avoir des troupes en France. Pétain se déclara convaincu et confirma par écrit, le 14 juin, son accord complet sur la manière de voir du maréchal Joffre en ce qui concerne le principe de l’autonomie de l’armée américaine en France, ce qui fut transmis à Tardieu par le gouvernement.

source: http://www.institut-strategie.fr/ihcc_eu1gm_Lesouef.html

L’état inquiet du moral des populations

Le ministre de l’Intérieur, Louis Malvy, demande à tous les préfets de France de le tenir informé de l’état moral des populations de leurs départements.

Journal du dimanche 10 juin 1917 à travers Le Miroir

Nos batteries se sont montrées très actives dans la région au nord de Saint-Quentin.
Sur le chemin des Dames, les Allemands ont renouvelé leurs tentatives en divers points du front, depuis le sud de Filain jusqu’a l’est de Cerny, tandis que la lutte d’artillerie se poursuivait avec violence. Quatre attaques successives sur une de nos tranchées ont été brisées et dispersées au nord-est de Cerny. Deux coups de main au nord de la ferme Froidmont ont eu le même échec. L’ennemi a subi des pertes sensibles.
Les Allemands ont encore été repoussés au sud-est de Corbeny, au sud de Courcy et au bois des Chevaliers.
Les Anglais ont élevé le chiffre de leurs prisonniers à 6400 sur le front Messines-Wytschaete. Les Allemands ont lançé une puissante contre-attaque sur une largeur de 10 kilomètres entre Saint-Yves et le canal d’Ypres à Commines. Elle a totalement échoué. La lutte a été particulièrement vive à l’est de Messines et vers Klein-Zillebeke.
Plus au sud, nos alliés ont opéré avec succès du sud de Lens à la Bassée.
Au sud de la Souchez, ils ont pénétré jusqu’à plus de 800 mètres de profondeur, dans les lignes allemandes sur un front de 3500.
Les Italiens ont repoussé une offensive autrichienne sur le Carso.
C’est le comte Esterhazy qui est maintenant chargé de former le cabinet hongrois.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin17.html