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1370/4 mai 1918

Une journée à la 1 ère Division aérienne

GAR – Aéronautique – Groupement Ménard – n° 6323.
Compte-rendu des opérations
de la journée du 2 mai 1918.

1 ) – Escadre de combat n° 1 :

Nuages bas le matin s’élevant vers 10 heures – Le GC 18 et la GC 19 envoient successivement quatre patrouilles fortement gènées par la brume – Quelques avions ennemis bas dans leurs lignes – L’un d’eux est poursuivi jusqu’à Saulchoy-sur-Danenescourt, où il est abattu à 12 h 30 (confirmation demandée).
Jusqu’à 17 h 45, huit patrouilles du GC 15 et du GC 19 ne rencontrent pas d’avions ennemis.
De 17 h 45 à la nuit, l’activité se porte particulièrement sur la région entre Mailly-Renneval et Hangard, en liaison avec une action locale d’infanterie vers Hailles. (5 patrouilles du GC 18 et 2 patrouilles du GC 19).
L’aviation ennemie se montre active dans ses lignes, mais timide.
de grosse patrouille signalée (12 Albatros) – Plusieurs groupes de 3 monoplaces – 3 ou 4 biplaces isolés bas dans leurs lignes – 8 combats sont livrés – Un monoplace est forcé à atterrir près de la Boissière (Est de Montdidier) à 18 h 55 – Un autre monoplace Pfalz est sérieusement touché vers Montdidier à la même heure.
Les Drachen ennemis sont signalés au sol jusqu’à 17 h 50 – A ce moment, deux d’entre eux s’élèvent – Attaqués, ils sont ramenés au sol et ne remontent plus.

Au total : 117 sorties en 19 patrouilles – 12 combats.

  • 1 avion ennemi abattu.
  • 1 avion ennemi forcé à atterrir.
  • 1 avion ennemi sérieusement touché.

2 ) – Escadre de bombardement n° 12 :

Le GB 6 a exécuté le bombardement de Chaulnes – 26 avions ont pris le départ – 12 seulement ont pu bombarder à cause de la brume – 1940 kg de bombes lançées – Au cours de combats au-dessus de Chaulnes, un avion ennemi est abattu en flammes, un autre a été vu descendant désemparé.

source: http://albindenis.free.fr/Site_escadrille/Div_aerienne_03.htm

Les fusillés de Colleret

Ce matin à 10 heures tandis que les gendarmes boches interdisaient aux passants l’accès à la porte du Mans, un peloton fusillait dans les fossés des remparts trois héroïques habitants de Colleret: Marcel Géhin, 22 ans; Jules Nicolas, 32 ans; tous deux célibataires et Eugène Debruxelles, 42 ans, père de trois enfants.

source: http://alain.delfosse.free.fr/histloc/menu1418/page3.htm

Karl Patzelt mort en combat aérien

Mort en combat aérien, au dessus de Vidor, sur le front d’Italie, de Karl Patzelt, « As » austro-hongrois de la WW1, 5 victoires aériennes au sein des FliK 29 et 42J.
Il disparait lorsque son Albatros D.V n° 153.21 est abattu par le Sopwith Camel D8101 de l’as canadien Gerald Birks. Son corps ne sera jamais retrouvé.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/viewtopic.php?p=552606

Lettre d’Henry Novel à ses parents

Henry Novel, 17 ans en 1914, est mobilisé en 1916 à Chambéry puis rejoint le front en 1917. Futur étudiant en médecine il est affecté à des services d’ambulance. Il correspond régulièrement avec ses parents qui habitent Grenoble où son père exerce la profession d’avoué.

Ce 4 mai (04/05/1918 )

Mes chers Parents,

Excusez-moi si je vous ai laissés quelques jours sans nouvelles mais depuis trois jours je n’arrête pas, pour comble de bonheur nous avons relevé quand même hier soir. Mon nouvel aide-major a l’air très chic mais c’est dommage qu’il soit tombé ici en ce moment car il n’est pas au courant et c’est moi qui hérite de tout le travail, et il y en a. J’espère néanmoins que cette épidémie bizarre va se terminer et que d’ici quelques jours j’aurai le temps de répondre à la longue lettre d’Odette reçue il y a quelques jours.

Je vous embrasse tous.

source: https://www.14-18hebdo.fr/henry-novel-lettres-a-ses-parents-1914-1918-14-mai-1918

« Ça, c’est Reims qui brûle ! »écrit Pierre Loti dans L’illustration

Lire l’intéressant article sur http://reims.14-18.over-blog.com/2014/05/pierre-loti-et-reims-3-avril-et-mai-1918.html

Journal du samedi 4 mai 1918

Dans la région au sud de Villers-Bretonneux, bombardement violent de part et d’autre. Des combats assez vifs se sont livrés aux abords du Monument, au cours desquels nos troupes ont réalisé quelque avance.
Au sud de l’Avre, nous avons exécuté une opération de détail qui a parfaitement réussi. Nos troupes ont attaqué les positions allemandes entre Hailles et Castel et se sont emparées de la cote 82, ainsi que d’un bois en bordure de l’Avre. Le chiffre de prisonniers que nous avons faits dépasse la centaine dont quatre officiers.
Dans la région de l’Ailette, nous avons repoussé un coup de main ennemi.
Nos reconnaissances se sont montrées actives en Woëvre et en Lorraine et ont ramené des prisonniers.
Sur le front britannique, des combats locaux ont eu lieu à l’avantage de nos alliés aux environs de Villers-Bretonneux.
Au cours de raids heureux entrepris au sud d’Arras et à l’est de Saint-Venant, les Anglais ont fait dix prisonniers et capturé cinq mitrailleuses. Activité d’artillerie entre Givenchy et la forêt de Nieppe, dans le voisinage de Locre et au sud d’Ypres.
Combats d’artillerie et rencontres de patrouilles sur le front italien.
L’avance anglaise vers Mossoul se poursuit en Mésopotamie.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai18.html

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1330/25 mars 1918: Angèle Adelaïde Lecat fusillée pour espionnagej

Une maison d’Epernay bombardée

Cher frère, je vous envoie une photo de la maison en partie bombardée le 13 mars 1918

source: https://www.geneanet.org/cartes-postales/view/44257#0

Ordre d’évacuation de la ville de Reims

Jean-Baptiste, Alexandre, Albert Denoncin, enfant rémois, né le 6 novembre 1852, est retraité de la « Compagnie des Chemins de Fer de l’Est », à Reims, après une carrière en qualité d’Employé principal.

L’ordre d’évacuation générale de la population civile de Reims est donné le 25 mars 1918.

Veuf de Claire Damville depuis août 1915, suite aux bombardements, aux destructions et aux différentes vagues de Rémois réfugiés vers d’autres villes et départements, Albert Denoncin quitte Reims, et s’établit temporairement au 17 de la rue Guyot à Provins (Seine et Marne).

Bien qu’à 113 kms au sud-ouest de Reims, Provins est compris dans « la zone des armées » comme l’indique la « Carte de circulation dans la zone des armées » (Arrêté du 15 mars 1917) qui lui est délivrée à Provins le 15 avril 1918.

source: http://reims.14-18.over-blog.com/2014/06/4-une-famille-remoise-prise-dans-la-tourmente-de-la-guerre.html

Pozières (Somme) reprise par les Allemands

Le 21 mars 1918, l’armée allemande lance la Kaiserschlacht (Bataille de l’empereur), mettant fin provisoirement à la guerre de positions. Pozières est reconquis les 24 et 25 mars 1918 par les troupes allemandes. Finalement, la 27e  Division reprend définitivement le contrôle du secteur le 24 août 1918.

source: https://www.google.fr/search?safe=active&source=hp&ei=scqTWsf6DciNgAbBhrrwCQ&q=pozieres&oq=pozieres&gs_l=psy-ab.3..0l6j0i30k1l4.1396.2837.0.3589.9.7.0.0.0.0.680.680.5-1.1.0….0…1c.1.64.psy-ab..8.1.680.0…0.S1m6oPLPHmk

Deuxième bataille de Picardie (suite)

Le 25, la situation s’aggrave encore; l’ennemi entre dans Nesle; nous perdons Guiscard et Noyon, en dépit de l’héroïsme des troupes de l’armée Humbert.
Une nouvelle division est encore arrivée, la 22e; elle a été envoyée au nord en prolongement de la gauche et se trouve entraînée dans le recul général.
Le 26, ce recul s’accentue; les ordres donnés cessent d’être applicables quand ils touchent les troupes, la situation s’est déjà modifiée, tant les événements vont vite!
Pour comprendre tout le mérite qu’ont eu les troupes françaises et leurs chefs dans ces journées critiques, il est nécessaire de se représenter les difficultés au milieu desquelles chacun se débat.
Les divisions de l’armée Hutier, exaltées par leurs succès, constamment renforcées par les divisions fraîches de deuxième ligne, se répandent sur le pays comme un torrent débordé que rien ne peut contenir. En face d’elles, l’armée Humbert est épuisée par cinq journées de manoeuvres en retraite; les divisions qui arrivent en renfort s’engagent dans les conditions les plus pénibles, le plus souvent régiment par régiment, car il faut aller au plus pressé, tant la marche de l’ennemi est rapide. Telle division n’a pas son artillerie; cette dernière vient par voie de terre, tandis que l’infanterie a été transportée en camions; telle autre arrive sans ses cuisines roulantes et on ne sait comment elle vivra, etc., etc.
Les troupes, et en particulier les divisions de cavalerie, font des prodiges de valeur; le commandement, à tous les degrés, déploie une énergie et une activité sans pareilles, cherchant sans cesse à assurer les liaisons, à remettre de l’ordre, à conduire le combat, mais toujours les flots de l’invasion les débordent par la gauche. De leur côté, les Anglais s’éloignent de nous en prenant leur direction générale sur Amiens et la liaison avec eux devient de plus en plus vague.
Cependant, dans cette journée du 26, la droite de l’armée Humbert s’est stabilisée au sud-ouest de Noyon, sur les hauteurs qui vont du Mont Renaud au Plémont, par Connectancourt et Thiescourt; désormais, elles n’en bougeront plus.
Quant au centre et à la gauche, ils ont encore été refoulés et ont reculé de plus de 10 kilomètres.
L’ennemi est entré dans Roye.
Mais voici que le général Debeney, commandant la Ire armée, arrive et installe son poste de commandement à Maignelay, au sud de Montdidier.
Ce jour-là, le 26 mars, une instruction personnelle et secrète a été envoyée par le général Pétain au général Fayolle; elle dit:
«  La première mission du groupe d’armées de réserve est de fermer aux Allemands la route de Paris et de couvrir Amiens.
« La direction d’Amiens sera couverte:
« Au nord de la Somme, par les armées britanniques aux ordres du maréchal Haig, qui tiendra à tout prix la ligne Bray-sur-Somme, Albert;
« Au sud de la Somme, par le groupe d’armées de réserve sous vos ordres (Ve armée britannique, Ire et IIIe armées françaises), en maintenant la liaison avec les forces du maréchal Haig à Bray et avec le groupe d’armées du Nord sur l’Oise. «
L’ordre donné en conséquence par le G.A.R., pour la journée du 27, répartit les missions entre les deux armées françaises de la façon suivante:
« La mission de la IIIe armée (Humbert) reste de tenir sur son front actuel, en se raccordant par sa gauche avec la 56e division (Ire armée), qui a reçu l’ordre de se déployer à cheval sur la route Roye, Montdidier.
« La mission de la Ire armée (Debeney) est de s’intercaler avec ses forces, à mesure qu’elles arriveront, entre la IIIe armée et l’armée britannique.»
La mission de la Ve armée britannique reste de couvrir Amiens, au sud de la Somme, en maintenant à tout prix sa ligne actuelle.
La 38e division débarquera demain dans la région de Ressons-sur-Matz. Cette division est mise à la disposition de la IIIe armée en vue de renforcer son flanc gauche que l’ennemi déborde par le sud de Roye.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/montdidier.html

Angèle Adelaïde Lecat fusillée pour espionnage

Angèle Adelaïde LECAT est née le 10 janvier 1889 à Rumegies (Nord). Domiciliée 158 rue Dassonville à Rumegies.

« En Juillet 1917 a hébergé et facilité la fuite de deux soldats anglais prisonniers de guerre évadés qui tentaient de gagner la Hollande.
                   Le 29 Août de la même année un pigeon voyageur et un questionnaire ayant été découverts par la jeune BOSQUELLE Régina, Mademoiselle LECAT Angèle a fourni par ce moyen aux troupes alliées les renseignements d’ordre militaire demandés.
                   Arrêtée à Rumegies au début d’octobre 1917 pour le premier fait, a été incarcérée à Malines, Anvers et St-Amand où elle fut condamnée à 6 mois de prison.
                   Poursuivie a nouveau sous l’inculpation d’espionnage devant le Conseil de Guerre de St-Amand, elle fut condamnée à mort et fusillée dans cette ville le 25 Mars 1918.
                   A eu jusqu’à sa mort une attitude très digne. »

source: https://www.google.fr/search?q=Angèle+Lecat&safe=active&source=lnms&sa=X&ved=0ahUKEwipn4Wym8PZAhVIa8AKHfdVBYIQ_AUICSgA&biw=1280&bih=605&dpr=1

Journal du lundi 25 mars 1918

Sur le front britannique, la lutte continue avec la plus grande intensité tout le long de la Scarpe.
Au sud et à l’ouest de Saint-Quentin, les troupes britanniques établies sur de nouvelles positions, ont été attaquées avec violence par l’ennemi. De puissants assauts ont été repoussés vers Jussy, avec de fortes pertes pour les assaillants.
Dans la partie nord du front de bataille, les Allemands se sont portés à l’attaque avec une extrême énergie et sans tenir compte de leurs pertes. Nos alliés ont conservé leurs positions sur la majeure partie du front, à la suite d’une lutte violente et prolongée. Les troupes ont montré une belle vaillance dans les combats qui se sont livrés sur ce front et immédiatement au sud.
L’armée anglaise est en liaison avec 1’armée française.
Nos alliés ont abattu vingt-sept avions allemands et contraint vingt autres de ceux ci à atterrir, désemparés. Ils ont jeté 14 tonnes d’explosifs sur des cantonnements et dépôts de munitions.
Sur notre front, les Allemands ont échoué dans un coup de main au sud de Juvincourt.
Lutte d’artillerie assez vive dans la région du bois Le Prêtre et dans les Vosges vers la Fontenelle et l’Hartmannswillerkopf.
Nos aviateurs ont jeté 16.000 kilos de projectiles sur des établissements, cantonnements et gares de la zone ennemie, où de graves dégâts ont été constatés.
Les Anglais, en Palestine ont traversé le cours du Jourdain.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mars18.html

Pourquoi ils veulent réhabiliter les fusillés pour l’exemple

Trois associations considèrent que les soldats fusillés en 14-18 pour avoir refusé le combat doivent être réhabilités compte tenu de ce qu’a été le conflit.

Fusillé pour l’exemple. Même si ça semble aujourd’hui presque inconcevable, c’est ce qui est arrivé pendant la guerre 14-18 à 612 soldats condamnés pour avoir refusé le combat.
Parmi eux, cinq sont originaires de la Vienne : Jean Bourcier, Fernand Duverger, Fernand Ferrand, Emmanuel Pairault et Georges Ravault.
« Ce ne sont pas des gens qui se sont soustraits » A l’occasion du centenaire du conflit, la Ligue des droits de l’homme (LDH), l’association La Libre Pensée et l’Association républicaine des anciens combattants viennent d’écrire aux maires de Châtellerault, Gouëx, Loudun et Neuville-de-Poitou pour demander l’inscription sur les monuments aux morts du nom de quatre d’entre eux (voir encadré), cela ayant déjà été fait pour Fernand Ferrand à Scorbé-Clairvaux. Pourquoi une telle demande si longtemps après ?
« Le but, c’est de réintroduire dans la cité l’honneur de ces hommes, explique Philippe Pineau, président de la section châtelleraudaise de la LDH et membre du comité central de l’association. Ces hommes ont été écartés de la cité, ils ont été considérés comme des lâches. Mais ce n’en était pas. On affirme que les tribunaux militaires ne peuvent être pourvoyeurs que d’une justice militaire, qui n’est pas une vraie justice. Il n’y a pas eu vraiment de défense. A chaque fois qu’un témoin se présentait, on lui disait « Vous devez vous taire ». » L’État a d’ailleurs annulé certaines condamnations. « Sur les 612 personnes comptabilisées par le ministère des Armées, il y a eu quelques cas de réhabilitation, souvent grâce aux démarches entreprises par les familles », indique Philippe Pineau.
En l’occurrence, une quarantaine de fusillés ont été réhabilités. Comme justement Jean Bourcier, dont la LDH souhaiterait aussi donner le nom à un « espace public ».
Une reconnaissance morale et citoyenne Dans un premier temps, l’annulation des condamnations des fusillés a été demandée à l’État. Cette demande s’avérant compliquée à honorer, selon Philippe Pineau, les trois associations demandent pour chacun des fusillés « que la collectivité prenne sous sa responsabilité le retour à une reconnaissance morale et citoyenne ».
Certaines des communes concernées le feront peut-être. Mais certains pourraient être choqués de voir le nom de ces fusillés à côté de ceux des morts pour la France. D’ailleurs, le méritent-ils ? « Ce ne sont pas des gens qui se sont soustraits. Ils étaient sur le front, ils avaient déjà combattu », souligne Philippe Pineau.
Une participation, qui, selon lui, justifie à elle seule leur réhabilitation compte tenu de la « boucherie » qu’a été la Première Guerre mondiale.

en savoir plus

Les quatre fusillés pour l’exemple

Jean Bourcier. Il a été fusillé le 7 mai 1915 à Breit-First (Haut-Rhin) pour « abandon de poste en présence de l’ennemi ». S’il est né à Poitiers (1er septembre 1871), les trois associations ont demandé l’inscription de son nom à côté de ceux des morts pour la France à Châtellerault, où il a longtemps vécu.

La suite sur http://www.centre-presse.fr/article-564884-pourquoi-ils-veulent-rehabiliter-les-fusilles-pour-l-exemple.html

Lire aussi http://www.laprovence.com/article/edition-alpes/4702836/fusilles-pour-lexemple-ces-soldats-tues-pour-et-par-la-france.html

Voir en vidéo aussi : http://www.francetvinfo.fr/sciences/histoire/premiere-guerre-mondiale-les-fusilles-de-1917_2463552.html

1042/10 juin 1917

Le caporal Truton condamné à mort

La nuit flirte encore avec l’aube, ce 18 juin 1917, quand la voiture cellulaire s’arrête enfin. L’air est déjà doux. C’est un des petits matins qu’Albert Truton devait chérir quand il était encore agriculteur à Nocé (Orne), dans son Perche natal. Le réveil au son des oiseaux, la promesse d’une belle journée sans engelures, peut-être un bal du soir… Pourtant, depuis trois ans, l’employé de ferme a délaissé les sillons des champs familiers pour la boue visqueuse des tranchées. Les moissons estivales pour les obus qui fauchent les copains. Ce 18 juin 1917, à Pargnan, dans l’Aisne, c’est une mort indigne qui attend le caporal de 31 ans. Loin de sa terre, de sa femme et de sa chère petite Suzanne.

source: http://www.le-mage.fr/lhistoire-du-caporal-truton-habitant-du-mage-lors-de-la-grande-guerre/

La mission de Joffre aux Etats-Unis

A son retour, le maréchal Joffre a reçu le titre honorifique d’inspecteur général des troupes américaines en France. A deux reprises, il interviendra pour défendre l’accord du 14 mai 1917. La première intervention date du 10 juin 1917 à la suite d’une démarche d’André Tardieu inquiet des lenteurs éventuelles de l’exécution de cet accord faute de tonnage. Tout en maintenant la constitution de grandes unités, il propose de créer un second courant de volontaires en vue d’un amalgame. Tardieu demande l’avis de Foch et de Pétain sans faire allusion à Joffre. Mais ce dernier provoque une réunion entre Foch, Pétain, Weygand et lui-même.

Malgré quelques réticences de Pétain, l’unanimité se rallie à l’avis de Joffre qui a souligné que le problème du tonnage se résoudrait en son temps, qu’il ne fallait pas compromettre le crédit privilégié de la France auprès des Américains que l’amalgame risquait de rapprocher des Anglais du fait de la communauté de langage. D’ailleurs la solution de Tardieu ne serait pas acceptée par les États-Unis qui veulent leur armée avant même d’avoir des troupes en France. Pétain se déclara convaincu et confirma par écrit, le 14 juin, son accord complet sur la manière de voir du maréchal Joffre en ce qui concerne le principe de l’autonomie de l’armée américaine en France, ce qui fut transmis à Tardieu par le gouvernement.

source: http://www.institut-strategie.fr/ihcc_eu1gm_Lesouef.html

L’état inquiet du moral des populations

Le ministre de l’Intérieur, Louis Malvy, demande à tous les préfets de France de le tenir informé de l’état moral des populations de leurs départements.

Journal du dimanche 10 juin 1917 à travers Le Miroir

Nos batteries se sont montrées très actives dans la région au nord de Saint-Quentin.
Sur le chemin des Dames, les Allemands ont renouvelé leurs tentatives en divers points du front, depuis le sud de Filain jusqu’a l’est de Cerny, tandis que la lutte d’artillerie se poursuivait avec violence. Quatre attaques successives sur une de nos tranchées ont été brisées et dispersées au nord-est de Cerny. Deux coups de main au nord de la ferme Froidmont ont eu le même échec. L’ennemi a subi des pertes sensibles.
Les Allemands ont encore été repoussés au sud-est de Corbeny, au sud de Courcy et au bois des Chevaliers.
Les Anglais ont élevé le chiffre de leurs prisonniers à 6400 sur le front Messines-Wytschaete. Les Allemands ont lançé une puissante contre-attaque sur une largeur de 10 kilomètres entre Saint-Yves et le canal d’Ypres à Commines. Elle a totalement échoué. La lutte a été particulièrement vive à l’est de Messines et vers Klein-Zillebeke.
Plus au sud, nos alliés ont opéré avec succès du sud de Lens à la Bassée.
Au sud de la Souchez, ils ont pénétré jusqu’à plus de 800 mètres de profondeur, dans les lignes allemandes sur un front de 3500.
Les Italiens ont repoussé une offensive autrichienne sur le Carso.
C’est le comte Esterhazy qui est maintenant chargé de former le cabinet hongrois.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin17.html

1041/9 juin 1917: Gaston Lefèvre engagé à 17 ans et fusillé è 19 ans

Gaston Lefèvre engagé à 17 ans et fusillé è 19 ans

Gaston Lefèvre est né le 4 juin 1897 à Morfontaine en Meurthe-et-Moselle. A la veille de la guerre, il exerce le
métier de cantonnier. Le 7 août 1914, les Allemands prennent son père en otage et le fusillent. Son frère infirme avait été emmené, puis fusillé à son tour. Pour venger les siens, Gaston Lefèvre franchit les lignes ennemies et vient s’engager à la mairie de Mézières (Ardennes) le 14 août. N’ayant que 17 ans, il avait falsifié son âge pour pouvoir s’engager.

Blessé au printemps 1915, il est alors soigné à l’hôpital de Lyon.

Le 9 juin 1917, à la suite de la mutinerie de Mercin, il est condamné à la peine de mort par le Conseil de guerre de la 13e Division, pour « révolte par prise d’armes sans autorisation et agissements contre les ordres des chefs ».

Pierre Lefèvre est exécuté le 16 juin 1917 à Soissons. Il est aujourd’hui inhumé au cimetière militaire d’Ambleny.

http://moulindelangladure.typepad.fr/monumentsauxmortspacif/histoires_de_16_fusills_pour_lexemple/

Carnet du samedi 9 juin 1917

Activité très vive d’artillerie sur le chemin des Dames, notamment dans le secteur de Cerny et au sud de Filain. L’ennemi n’a pas renouvelé ses tentatives d’attaque sur cette partie du front.
Les Anglais ont fait 5000 prisonniers sur la ligne Wytschaete-Messines qu’ils ont enlevée. Leur communiqué atteste que la position était particulièrement importante, et que les troupes allemandes n’ont pas été surprises. Elles avaient formidablement aménagé le terrain et des pièces de tout calibre avaient été disposées pour battre le front et les flancs de l’attaque. L’assaut fut donné en stricte conformité avec l’horaire établi. A 3 h. 10 du matin, 19 puissantes mines explosaient à la fois, puis, en quelques minutes, le système de première ligne était occupé. Les troupes se portaient ensuite vers les pentes ouest de la crête de Messines-Wytschaete. Peu après, la totalité du village de Messines tombait entre leurs mains et avant midi, elles achevaient la conquête de Wytschaete. La seconde position était enfin enlevée. Oottaverne était pris à 3 h 45 de l’après-midi. Les pertes ennemies sont énormes; les pertes britanniques, légères.
Le général Gourko, qui avait été désigné pour succéder à Broussilof, dans le secteur sud du front russe, a donné sa démission.
Le général  américain Pershing est arrivé à Londres.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin17.html

1040/8 juin 1917

Arrivée du général Pershing en Angleterre

Débarquement de Pershing en Angleterre [8 juin 1917 à Liverpool] : [photographie de presse] / [Agence Rol]

source: http://www.europeana1914-1918.eu/pt/europeana/record/9200324/BibliographicResource_3000051880714

Suspension du droit de recours en révision pour les individus condamnés à mort

http://prisme1418.blogspot.fr/2014/11/

https://www.reseau-canope.fr/cndpfileadmin/pour-memoire/les-fusilles-de-la-grande-guerre/les-fusilles-entre-justice-militaire-et-justice-civile/la-reprise-en-main-par-les-pouvoirs-civils-victoire-de-la-democratie/

Journal du vendredi 8 juin 1917 à travers Le Miroir

Dans la région au nord-ouest de Saint-Quentin, un fort parti d’Allemands a tenté vers minuit l’attaque de nos lignes sur un front de 600 mètres. Nos feux, déclenchés avec violence et précision, ont arrêté net cette tentative. Les assaillants, fortement éprouvés, sont immédiatement rentrés dans leurs tranchées de départ.
Au nord du chemin des Dames, l’activité des deux artilleries se maintient très vive sur le front, au sud de Filain.
En Haute-Alsace, un coup de main ennemi, à l’ouest de Bisel, a été aisément repoussé.
Les troupes britanniques ont attaqué les positions allemandes de 1a crête Messines-Wytschaete, sur un front de plus de 15 kilomètres. Elles ont enlevé partout les premiers objectifs; elles continuent à progresser sur tout le front.
De très nombreux prisonniers ont été annoncés dans les centres de rassemblement.
Les Italiens ont encore maîtrisé une succession d’assauts autrichiens sur le front du Carso.
Un sous-marin allemand a été coulé par un navire de commerce américain.
La situation est devenue très critique en Espagne.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin17.html

Marine: Le naufrage du Séquana

Le 8 juin 1917, le Séquana, en provenance de Buenos Aires et de Dakar, était torpillé par un sous-marin allemand (UC-72), près de l’île d’Yeu à 5 milles au sud de la pointe des Corbeaux..

Une centaine, 98 selon ce qu’on trouve dans les archives, de tirailleurs « sénégalais » y périrent. La plupart d’entre eux venaient de l’actuel Burkina Faso.

On trouvera une intéressante discussion sur le forum 14-18

 

1039/7 juin 1917: le condamné à mort Vincent Moulia s’échappe

Du 7 au 14 juin seconde bataille de Messines

La seconde bataille de Messines, du 7 juin 1917 au 14 juin 1917 est une offensive de la 2e armée britanniquedu général Plumer près de la ville de Messines en Flandre occidentale belge pendant la Première Guerre mondiale contre la IVe armée allemande dirigée par le général von Armin sur le front occidental.

Après l’échec de l’offensive du général Nivelle au Chemin des Dames en avril et mai 1917, les troupes françaises sont secouées par une série de mutineries modifiant les plans stratégiques anglo-français pour l’année 1917. L’armée anglaise déclenche l’offensive de Messines pour forcer l’armée allemande à déplacer vers la Flandre des réserves soulageant la pression sur les troupes françaises. L’objectif tactique de cette bataille est de capturer les positions allemandes sur la colline de Messines afin de priver la IVe armée allemande des positions dominantes du sud du saillant d’Ypres. Cette bataille est le prélude d’une opération plus ambitieuse, menée par l’armée britannique au cours de l’été et de l’automne 1917 visant la capture de la crête de Passchendaele puis la percée du front jusqu’à la frontière hollandaise afin de capturer la côte belge.

La 2e armée britannique est formée de cinq corps d’armée, trois d’entre eux sont impliqués dans l’attaque, et les deux autres sont positionnés sur le flanc nord et ne participent pas à l’attaque. La 2e armée dispose d’un dernier corps d’armée de la réserve générale. Les troupes allemandes sont au cours des combats renforcés par une division provenant d’Ypres. La bataille débute par l’explosion de 19 mines détruisant les défenses allemandes de première ligne suivi d’un barrage roulant qui permet l’avancée des troupes britanniques appuyées par des chars et troupes de cavalerie et des avions et la capture de la colline de Messines.

source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Messines_(1917)

Lire aussi http://www.lavenir.net/cnt/dmf20131109_00386756

http://www.commemorer14-18.be/index.php?id=11191

http://www.armentieres.maville.com/actu/forum_-_-687607_actu.Htm

https://www.rtbf.be/info/regions/hainaut/detail_premiere-guerre-mondiale-messines-le-centenaire-d-une-offensive-explosive?id=9224069

Des photos: https://fredj1917.wordpress.com/2008/12/27/bataille-de-messines-7-juin-1917/

Soldant gravant un obus à Châlons-le-Vergeur (Marne)

+ autres photos: http://massif1418.wixsite.com/massif14-18/chalons-le-vergeur

Carnet du jeudi 7 juin 1917 à travers Le Miroir

Durant la dernière nuit, lutte d’artillerie d’une grande intensité à l’est de Vauxaillon, au nord du moulin de Laffaux, et sur toute la région au nord-ouest de Braye-en-Laonnois.
Vers Hurtebise, après un vif bombardement, les Allemands lancèrent deux vagues d’assaut sur nos positions au nord-est du Monument. Les assaillants ont été rejetés dans leurs tranchées de départ, après un combat violent où nos soldats ont infligé de fortes pertes a l’ennemi. Notre ligne a été intégralement maintenue.
Dans la matinée, les Allemands ont prononcé d’autres attaques entre l’Ailette et la route de Laon et au nord-ouest de Braye-en-Laonnois. Deux tentatives sur le bois du Mortier, au nord de Vauxaillon, ont été brisées immédiatement.
Les Allemands ont concentré leurs efforts au nord du chemin des Dames où ils ont attaqué sur le front le Panthéon-ferme la Royère. L’attaque ennemie a été repoussée dans son ensemble et n’a pu aborder nos lignes qu’en un seul point, au sud de Filain, dans notre saillant des Bovettes.
Les Anglais ont effectué une légère avance au sud de la Souchez. Ils ont occupé l’usine électrique de cette région.
Ils ont fait 75 prisonniers près d’Ypres.
Au cours d’un combat naval, une de leurs flottilles, a coulé un destroyer allemand.
Un raid d’avions allemands a eu lieu à l’estuaire de la Tamise. Deux des appareils ont été abattus.
Des bâtiments de guerre américains ont mouillé sur nos côtes.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin17.html

Le condamné à mort Vicent Moulia s’échappe

 

https://www.meslandes.fr/vincent-moulia-evade-pour-lexemple/