Archives du mot-clé gaz

180/journal du 31 janvier 1915: premier essai de munitions chimiques allemandes en Russie

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Réveil avec détonations et sifflements d’obus. Paul Hess découvre que la maison de son collègue Joly située à l’angle des rues de Saint-Thierry et du Mont d’Arène été entièrement disloquée à 6 heures.

 Premier essai de munitions chimiques allemandes en Russie

Les premiers essais sur le terrain eurent lieu le 31 janvier 1915, sur le front oriental, à Bolinov en Russie.

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obus T de 150 mm

Moins de deux mois après le début des hostilités et après la défaite de la Marne, la déconvenue du haut état-major allemand (Oberste Heeresleitung ou OHL) fut complète. La campagne qui devait être courte s’enlisait et le front se stabilisait. L’OHL remplaça von Moltke, alors chef d’état-major, par Falkenhayn. Ce dernier, souhaitant par dessus tout retrouver la mobilité sur le front, chargea le major Max Bauer de superviser des recherches, ayant pour mission de développer une munition chimique, capable de déloger un adversaire de retranchements inaccessibles à l’artillerie classique. Le Major Bauer nomma une commission scientifique, sous la direction de Walther Nernst, chargée de mener les recherches. Elles aboutissent très rapidement (ce qui permet de supposer qu’elles avaient été débutée avant guerre), le premier toxique utilisé étant le chlorhydrate de dianisidine, dont le nom de code est Niesgeschoss.

La SUITE sur http://www.guerredesgaz.fr/Agression/artillerie/allemande/1915/Munitions%20chimiques%20allemandes1915.htm

Cérémonie sur la tombe de Paul Déroulède

p.50-1994


Le 31 Janvier 1915, dans l’humble cimitière le La Celle-Saint-Cloud, eut lieu une émouvante cérémonie à la sépulture de Paul Déroulède, en l’honneur de l’anniversaire de sa mort. Dans une touchante et belle pensée, ses amis déposèrent sur la tombe un des premiers poteaux enlevé à la frontière alsacienne reconquise. Aucun hommage n’aurait pu être plus sensible au grand patriote, fidèle chevalier de l’Alsace-Lorraine, qui toujours avait espéré la revanche et qui, d’avance, avait prédit la victoire de nos armes. Comme l’a dit éloquemment sur sa tombe, l’autre grand patriote, Maurice Barrès : « O! Destin, il fallait nous laisser Déroulède, une année encore! »

Source: http://www.fitzmuseum.cam.ac.uk/gallery/lagrandeguerre/195.html

Lu dans Le Miroir en date du 31 janvier 1915

France.-Les pertes subies par les Allemands près de Nieuport sur la grande Dune ont été très importantes. Ils bombardent à nouveau Arras et les localités environnantes. En Argonne, nous avons reculé de 200 mètres environ, après un combat sanglant et disputé, qui a été d’ailleurs plus coûteux encore pour nos ennemis que pour nous mêmes.
L’enveloppement que les Russes opèrent avec succès, dans la Prusse orientale, au nord de Tilsitt, a pour but de riposter à la contre-offensive que les Austro-Allemands tentent dans les Carpathes, à l’autre extrémité du front oriental. On lui attribue une grande importance, la garnison de Koenigsberg ayant été très réduite par les prélèvements qui ont été opérés sur elle.
L’Autriche, après l’Allemagne, va établir le monopole des grains afin de se prémunir contre la famine. En Allemagne même, les journaux se plaignent de la spéculation, de la hausse des cours, et réclament d autres monopoles, celui des pommes de terre en première ligne.
Le ministre des Finances austro-hongrois, M. de Bilinski, a été disgrâcié.
L’Italie continue ses préparatifs militaires en mobilisant de nouvelles unités.
Des officiers austro-hongrois, qui portaient des bombes, ont été arrêtés à la frontière roumaine.
Ricciotti Garibaldi propose de porter à 30.000 le nombre des volontaires italiens qui combattent en France. Ils retourneraient en Italie, si la guerre éclatait entre ce pays l’Autriche

 

167/journal du 18 janvier 1915: (re)naissance du crapouillot en Argonne

Carnet du rémois Paul Hess (extraits)

Bombardement les 15, 16 et 17 janvier. Au cours de la nuit dernière, la fusillade s’est fait entendre, tandis que les projecteurs fonctionnaient et que les fusées éclairantes montaient au-dessus des lignes. Vers 1 heure, aujourd’hui, sifflements et arrivées des projectiles. Il y a des victimes à la maison de convalescence (…)

Sur le site histoire de Poilu

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Mitrailleuse Hotchkiss, 24 kg, portée 4500, 400 coup à la minute

18 janvier 1915.-Grande animation dans le camp: les préparatifs pour le front s’accélèrent. Ce jour, j’apprends que je suis désigné pour suivre, comme caporal, un cours de mitrailleur. Pendant la guerre, je n’aurai pas à l’utiliser mes connaissances, mais en 1934, en tant qu’officier, je serai convoqué à Mourmelon-le-Grand pour une période d’instruction.

La suite: http://histoiredepoilu.free.fr/p07-grande%20animation.htm

18 janvier 1915:  Naissance du mortier de 58mm (crapouillot)  en Argonne

Capture d’écran 2015-01-13 à 09.45.12En Argonne, un polytechnicien, le capitaine d’artillerie Cellerier utilise les douilles des obus à balles allemands de 77 trouvées intactes et en quantité, pour réaliser le petit mortier qui porte son nom. De son côté, le commandant du génie Duchêne, passant près d’un tas de douilles de 75 a l’idée de les utiliser comme projectile. La douille, remplie d’explosif, dotée d’ailettes en zinc et coiffée d’une grenade, préfigure la munition du mortier de 58. Soutenu par Joffre et travaillant avec les Services techniques de l’artillerie, son travail aboutit rapidement à la mise au point du mortier de 58 mm dont le premier exemplaire arrive au front le 18 janvier 1915. Une version améliorée, le 58 n° 2 arrive en avril. Dès 1915, la production des mortiers s’industrialise et se diversifie.

Le modèle 58 n° 2 reste le plus répandu dans les tranchées françaises. Sa bombe à ailettes, en drap garance, devient l’insigne des artilleurs de tranchée, corps dont le général Joffre préconise la création dès le 16 février 1915. L’artillerie en profite pour envoyer ses fortes têtes partager la vie des fantassins dans les tranchées, d’où la réputation frondeuse attachée aux « crapouillots ».

Le dossier sur http://www.musee-armee.fr/fileadmin/user_upload/Documents/Support-Visite-Fiches-Objets/Fiches-1914-1918/MA_fiche-objet-crapouillot.pdf

La première attaque chimique au gaz eut lieu en janvier 1915 sur le front polonais, et non à Ypres

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http://www.rtbf.be/14-18/le-saviez-vous/detail_la-premiere-attaque-chimique-au-gaz-eu-lieu-en-janvier-1915-sur-le-front-polonais-et-non-a-ypres?id=8330081

 

Croix de guerre pour le lieutenant De Gaulle

18 janvier 1915.-Cité à l’ordre de la 2e Division, le lieutenant de Gaulle reçoit la croix de guerre : « A exécuté une série de reconnaissances des positions dans des conditions périlleuses et a rapporté des renseignements précieux ».

  18 janvier 1915 bataille de Jassin (Afrique)

La bataille de Jassin, dite aussi quatrième bataille de Jassin, est un épisode de la Première Guerre mondiale qui s’est déroulé du 18 au 19 janvier 1915 à Jassin ,  à l’époque en Afrique orientale allemande, aujourd’hui en Tanzanie. Cette bataille opposa les forces britanniques, qui tenaient la ville de Jassin, aux troupes allemandes qui réussirent à reprendre la ville. Au prix de lourdes pertes humaines, les troupes allemandes parvinrent à récupérer la ville après un peu plus d’une journée de combats.

http://new-wab.forumactif.org/t1958-18-janvier-1915-bataille-de-jassin

Lu dans le Moniteur en date du lundi 18 janvier 1915

France.-Nos troupes ont progressé dans la région de Nieuport et de Lombaertzyde et les Allemands ont dû évacuer plusieurs ouvrages qu’ils avaient construits dans les dunes.
Des combats d’artillerie ont eu lieu dans les régions d’Ypres, de la Bassée et de Lens.
A proximité d’Arras, à Blangy les Allemands s’étaient emparés d’une fonderie, mais une contre-attaque nous en a rendu maîtres à nouveau. Nous avons continué à démolir les tranchées ennemies près de la Boisselle. Aucun incident près de Soissons, mais entre Vailly et Craonne, nous avons refoulé deux offensives. Nos progrès se poursuivent avec méthode dans les régions de Perthes et de Beauséjour. L’attaque allemande quotidienne a été brisée au bois Le Prêtre, près de Pont-à-Mousson ; dans les Vosges, nous avons gagné du terrain à l’ouest d’Orbey, mais la neige tombe en abondance et ralentit les opérations.
Russie.-La plus grande incertitude continue à régner sur le plan que les Allemands adopteront en Russie. Battront-ils en retraite ou von Hindenburg se bornera-t-il à modifier légèrement son dispositif d’attaque?
L’armée russe du Caucase a fait encore un millier de prisonniers aux Turcs dans la région de Karaourgan.
Les autorités militaires de Cuxhaven, le grand port militaire allernand de la mer du Nord, ont adopté des mesures extraordinaires pour protéger la ville contre les hydravions alliés.
Les aviateurs alliés, jetant des bombes sur Ostende, y ont endommagé la gare et les casernes.
Autriche.-Des troubles graves ont éclaté dans plusieurs villes d’Autriche.

A savoir aussi

Le sous-marin français « le Saphir » coule dans les Dardanelles ; une partie de son équipage est sauvé.

165/journal du 16 janvier 1915: on parle de l’utilisation de grenades suffocantes à Sainte-Ménehould

16 janvier 1915: Emile Pluviaux de Mourmelon ouvre un cinéma à Cosne (Loire)

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Sur le site JDC.fr

La personne qui a lancé l’Éden, Émile Pluviaux, était propriétaire d’un cinéma à Mourmelon, dans la Marne. « Il voulait ouvrir un autre cinéma. C’est pour cette raison qu’en 1914, il loue les bâtiments qui abritaient les sous-officiers. Mais le début de la première guerre mondiale retarde l’opération », poursuit Isabelle Servant.

Ce qui va devenir le futur Éden est réquisitionné pendant un peu plus d’un mois à partir de début août pour l’emmagasinement de vivres, de réserves pour le 85 e régiment d’infanterie cosnois.

http://www.lejdc.fr/nievre/actualite/pays/val-de-loire/2015/01/10/le-16-janvier-1915-les-toutes-premieres-images-etaient-diffusees-sur-un-ecran_11285750.html

Sainte Ménehould: le commandement du génie envisage l’utilisation de grenades suffocantes

Extrait du rapport du général Jullien, commandant du Génie de la IIIe armées, sur l'utilisation de projectiles chargés en substance suffocante dite L.
Extrait du rapport du général Jullien, commandant du Génie de la IIIe armées, sur l’utilisation de projectiles chargés en substance suffocante dite L.

 

Lire le dossier très complet http://www.guerredesgaz.fr/these/Introduction/introduction.htm

Soldes et indemnités pour les sous-off de réserve

Par décret du 16 janvier 1915 et pour faciliter certains cumuls de soldes militaires et de traitements civils, le ministre écrit ce qui suit : « les sous-officiers de la réserve et de la territoriale ayant droit à la solde mensuelle progressive, peuvent demander leur rétablissement ou leur maintien à la solde journalière pendant la durée de la guerre. » Cette demande qui devra parvenir au bureau de l’officier-payeur pour le 1er février 1915, prendra effet à dater du dit jour. – D’autre part, le ministre ajoute, dans le même décret : « Les militaires à solde journalière, qui, du fait d’un engagement, rengagement ou d’une commission percevaient une haute-paye au moment où ils ont quitté l’armée active recouvrent le droit à la haute-paye ainsi acquise et d’après les tarifs auxquels ils appartiennent, à la mobilisation, le temps passé sous les drapeaux pendant la mobilisation  entrant en compte pour l’augmentation possible de la haute-paye. » Les militaires intéressés devront également faire parvenir au bureau de l’officier-payeur leur demande pour le 1e février 1915 au plus tard pour qu’elle soit examinée.

La France menace les Etats Unis qui veulent acheter des navire marchands allemands

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https://books.google.fr/books?id=eKwqo7WS10gC&pg=PA90&lpg=PA90&dq=16+janvier+1915&source=bl&ots=qgc9gDa0XF&sig=8nz-05jVSPqKTt4x0Su0H40112s&hl=fr&sa=X&ei=9O6zVMW5HZDhaN_6gEA&ved=0CDcQ6AEwBTgy#v=onepage&q=16%20janvier%201915&f=false

Journal des Marches et Opérations du Groupe de Bombardement 2  du 16 janvier 1915 au 31 décembre 1915

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Sur le site des As oubliés 14-18

http://www.asoublies1418.fr/default.asp?397332D3741663E62623398332D36D47267339633D166E6236233D077462368331233DE6

Les réfugiés belges taxés par les Allemands

http://libcudl.colorado.edu/wwi/pdf/i73507106.pdf

Des revues du 16 janvier 1915

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A savoir

Le numéro du 16 janvier 1915 de l’Echo de Chatellerault marque un tournant ; il annonce en seconde page un match de football au profit des blessés de guerre: l’Union Sportive Châtelleraudaise et le Stade Poitevin se rencontreront à Poitiers le 17 janvier et à Châtellerault le 24

Lu dans le Moniteur du 16 janvier 1915

France.-Vifs combats d’artillerie en Flandre. Nous progressons près de Lombaertzyde. Près d’Arras, les zouaves enlèvent des positions importantes sur la route de Lille. Notre artillerie, dans la Somme (nord de Roye), détruit plusieurs pièces de canons et démolit des ouvrages ennemis en construction.
Au nord-est de Soissons, les Allemands voulant tirer parti de leur avance de la veille marchent sur l’enclos de Saint-Paul (2 kilomètres de la ville). Ils le prennent, mais nous le reprenons aussitôt.
Nous réduisons les batteries ennemies au silence dans les régions de Craonne et de Reims.
Les Allemands avaient établi des passerelles sur la Meuse, à Saint-Mihiel : nous les détruisons. Plus au sud, à Senones, dans les Vosges, nous bouleversons leurs positions.
L’armée russe refoule les Allemands, par la rive droite de la Vistule, sur la frontière de la province de Prusse occidentale, en leur infligeant d’énormes pertes. Les tentatives que renouvelle von Hindenburg sur la rive gauche sont encore une fois brisées.
L’armée russe du Caucase, poursuivant les débris de l’armée ottomane défaite à Sarykamisch, anéantit le 11e corps, en sorte que dans la région de la frontière arménienne les troupes turques ont désormais à peu près disparu.
La presse de Rome interprète la nomination du baron Burian en remplacement du comte Berchtold comme un acte d’hostilité à l’égard de l’Italie.
Le ministre de la Guerre bulgare déclare que si la Bulgarie prend les armes le roi Ferdinand Ier ne commandera pas les troupes

 

SUIPPES: Munitions chimiques de 14-18, l’élimination à très petits pas

A lire dans L’union un article de Fred Gouis

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source Gallica

La neutralisation du stock de 267 tonnes d’armes chimiques datant de la guerre 14-18 a commencé à Suippes (Marne) et devrait s’étendre pendant encore 15 ans au camp de Mailly.

http://www.lunion.presse.fr/accueil/munitions-chimiques-de-14-18-l-elimination-a-tres-ia0b0n341234