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La folie de Churchill durant la guerre 14

La folie, un terme bien imprécis, qui peut à la fois qualifier la déraison d’un Donald Trump, et celle de Winston Churchill. Aujourd’hui, l’un passe pour un malade inquiétant, l’autre pour l’incarnation du sage.

On s’interroge beaucoup sur la folie de Donald Trump… Oui, pour des raisons sur lesquelles il n’est pas utile d’insister. Le Monde se demande si le globe n’est pas dominé aujourd’hui par un dingue, si la nation la plus puissante n’est pas gouvernée par un type qui devrait prendre ses gouttes, comme se le demande le documentaire de Victor Robert diffusé ce soir sur C8.

Donald Trump est-il fou ? Voilà une question que tout le monde se pose inquiet, mais dans le même temps, un culte se diffuse aujourd’hui, un culte pour Winston Churchill, au travers notamment d’un film, Les heures sombres, avec Gary Oldman.

Et pour Churchill aussi la question de la santé mentale se posait. Churchill se battant contre son chien noir, sa dépression, Churchill luttant contre ses addictions, autrement dit contre sa passion contre l’alcool. Allant d’obsession en obsession, Churchill prenait également des décisions aberrantes, notamment pendant la guerre de 14-18 l’offensive des Dardanelles, où il adopta contre l’avis de tous, et notamment contre l’avis de son état-major, une solution qui se révéla être une véritable catastrophe : 60000 morts, plus de 100000 blessés. Bref, un coup de folie qui hélas, eu des conséquences dévastatrices sur des milliers de vies humaines.

Toute la question aujourd’hui consiste à savoir si la folie qui conduisit Churchill à provoquer les Dardanelles en 1915, est la même que celle qui l’amena à sauver l’Angleterre et plus généralement le monde libre lors du conflit d’après, autrement dit pendant la Seconde Guerre mondiale.

Tout cela pour dire que la folie est un terme bien imprécis, puisqu’il peut à la fois qualifier la déraison d’un Donald Trump, et celle de Winston Churchill, et cependant aujourd’hui, l’un passe pour un malade inquiétant, l’autre pour l’incarnation du sage.

Légende photo: L’acteur Gary Oldman incarne Winston Churchill dans le film « Les Heures sombres » de Joe Wright (2018) Crédits : Perfect world pictures / Working / Collection ChristopheL – AFP

https://www.franceculture.fr/emissions/lhumeur-du-matin-par-guillaume-erner/lhumeur-du-matin-par-guillaume-erner-lundi-15-janvier-2018

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1270/24 janvier 1918

Réunion des commandants en chef à Compiègne

Le 24 janvier 1918, à la demande de Wilson* et Foch*, une conférence réunit à Compiègne* les commandants en chef, Pétain*, Haig* et Pershing*. Foch* souhaite constituer une réserve mobile susceptible d’intervenir au profit des uns ou des autres.

https://books.google.fr/books?id=CNY4AgAAQBAJ&pg=PT487&lpg=PT487&dq=24++janvier+1918&source=bl&ots=xnm37PY0wg&sig=jLg19oMF7JjPz-uVm82pYwX8RpI&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwj8gOHg9azYAhXri1QKHcxeDPw4FBDoAQgvMAI#v=onepage&q=24%20%20janvier%201918&f=false

(Aviation) Mort d’un as britannique

Mort dans un crash de Harry Gosford Reeves, « As » britannique de la WW1, 13 victoires aériennes au sein du 1st Sqn du RFC. Il est tué pendant l’essai en vol d’un Nieuport 27 après un changement moteur.

http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-315.html

Création d’un comité d’entente pour la société des Nations

Après plusieurs tentatives infructueuses, elle organise une série de réunions au cours du mois de janvier 1918 à l’Hôtel des sociétés savantes, qui aboutit le 24 janvier 1918 à la création d’un « Comité d’entente pour la Société des Nations » regroupant 16 organisations. Après quelques réunions publiques organisées avec succès en février et mars 1918, le comité semble néanmoins connaître pendant de longs mois une activité déclinante. Jean Hennessy, qui milite pour une Société des Nations ouvertement fédéraliste, juge bientôt utile de fonder une nouvelle organisation, la Société Proudhon ou « Société d’études et d’action fédéralistes », rebaptisée en mai 1919 « Ligue pour l’organisation de la Société des Nations ».

https://www.cairn.info/revue-guerres-mondiales-et-conflits-contemporains-2006-2-page-89.html

Les Belges quittent Honfleur

e 24 janvier 1918, les derniers soldats s’en vont. L’Écho honfleurais conclut en happy end cet épisode de quatre années : « Nos hôtes de l’armée belge nous ont quittés ce matin. Gare de la Petite vitesse, un public nombreux était venu saluer ceux qu’on considérait un peu comme les nôtres. Aussi le train s’ébranla-t-il aux cris de « Vive la France, vive la Belgique, vive Honfleur ! » »

source: https://www.ouest-france.fr/normandie/honfleur-14600/1914-1918-la-belle-histoire-des-belges-honfleur-2972568

Journal du jeudi 24 janvier 1918

En Belgique, à la faveur d’un important coup de main qu’ils avaient fait précéder d’un bombardement intense, les Allemands avaient pu prendre pied à l’est de Nieuport-Ville dans un élément avancé de notre première ligne. Ils en ont été aussitôt repoussés.
Un coup de main ennemi sur nos petits postes au nord de Reims a échoué sous nos feux.
Nous avons réussi une incursion dans les lignes allemandes à l’ouest de la ferme Navarin. Notre détachement a pénétré jusqu’à la troisième parallèle ennemie et, après avoir opéré de nombreuses destructions a ramené de nombreux prisonniers.
Sur la rive droite de la Meuse, vive lutte d’artillerie sur le front Bezonvaux-bois le Chaume.
Les Anglais ont enlevé deux mitrailleuses à l’est d’Ypres.
Rencontres de patrouilles, sur leur front, au sud-ouest de Saint-Quentin. Echec d’un tentative ennemie au sud de la Bassée.
Sur le front italien, vive canonnade dans la région de Zurey et de Zugna, entre la Brenta et les pentes du mont Grappa et sur le cours moyen de la Piave.
Des reconnaissances ennemies ont-été mises en échec à l’ouest de Morio (rive gauche de l’Adige) et au nord de Fagare.
En Macédoine, les Anglais ont exécuté un raid heureux près du lac de Butkovo.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/ja18

1051/19 juin 1917: arrestation de Louis Bertho anarchiste

Arrestation de Louis Bertho anarchiste

Le 15 avril 1899 , naissance de Louis Bertho (dit Jules Lepetit) à Nantes.
Militant anarchiste et syndicaliste, porté disparu après un voyage à Moscou.
Il est d’abord ouvrier aux chantiers navals de Saint-Nazaire. Insoumis au service militaire, il échappe à des poursuites en prenant une fausse identité. En 1912, à Paris, il milite au sein de la fédération communiste anarchiste, mais aussi dans le syndicat des terrassiers. Il est définitivement exempté en 1915 pour « faiblesse générale ». Arrêté le 19 juin 1917 au siège du « Libertaire », il est condamné le 17 octobre à deux ans de prison pour publication clandestine du journal. Libéré en 1919, il poursuit son militantisme syndical. Invité au deuxième congrès de l’internationale communiste à Moscou, en juillet 1920, il s’y rend avec Raymond Lefebvre et Marcel Vergeat. Ils en repartent le 6 septembre après avoir rencontré Victor Serge et effectués un séjour en Ukraine. On perd ensuite leurs traces, portés disparus,vraisemblablement éliminés par les communistes.

source: http://www.ephemanar.net/avril15.html

Le roi George V change son nom de famille

Le 19 juin 1917, en pleine guerre mondiale et alors que le sentiment anti-allemand est très développé en Angleterre, le roi George V décide de changer son nom de famille à consonnance trop germanique Saxe-Coburg-Gotha en Windsor.

 

Journal du mardi 19 juin 1917 à travers Le Miroir

Activité marquée de l’artillerie dans la région de Laffaux, au Panthéon et dans le secteur Craonne-Chevreux.
En Champagne, nous avons réussi une opération de détail qui nous a rendus maîtres d’un système de tranchées allemandes formant saillant dans nos lignes sur un front de 500 mètres environ entre le mont Cornillet et le mont Blond. Nous avons fait, au cours de cette action 40 prisonniers dont un officier.
Les Allemands continuent à bombarder la ville de Reims. 2000 obus ont été lancés dans la journée. Un civil a été tué et 3 blessés.
Sur le front belge, grande activité d’artillerie dans la région Lizerne-Boesinghe. Durant la journée, légère canonnade sur toute la ligne. Sur le front britannique, l’ennemi a lancé à la faveur d’un bombardement, une forte attaque locale sur les positions conquises par nos alliés à l’est de Monchy-le-Preux. Les troupes anglaises ont dû abandonner certains postes avancés établis en avant de leur nouvelle position principale. Cette position principale demeure entre leurs mains.
En Macédoine, l’aviation britannique a bombardé avec succès la gare de Tomba, à 12 kilomètres de Serès, et plusieurs dépôts de munitions ennemis.
En Thessalie, l’avance de nos troupes continue à s’opérer sans difficulté. Toutes les communes de la région Larissa-Volo ont adhéré au mouvement vénizeliste.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin17.html

1008/7 mai 1917: la bataille de Laffaux (suite)

Journal du lundi 7 mai 1917 à travers Le Miroir

Les Allemands ont en général essayé de reprendre les positions conquises la veille par nous. Partout ils ont été repoussé.
Au nord-est de Soissons, nous avons complété nos succès et élargi le terrain occupé par nous. Nous avons enlevé plusieurs points d’appui importants au nord du moulin de Laffaux et au nord de Braye-en-Laonnois.
Lutte d’artillerie violente dans toute la région du chemin des Dames où les Allemands ont lancé de nouveau, dans la journée, de fortes contre-attaques sur nos positions de la ferme Froidmont, du plateau de Vauclerc et du secteur de Craonne. Nous leur avons infligé de grosses pertes.
Les prisonniers actuellement dénombrés atteignent le chiffre de 6100. Un de nos corps d’armée, opérant au nord de Braye-en-Laonnois, a fait, pour sa part, 1.800 prisonniers et enlevé, sur un front de 4 kilomètres, la totalité de la ligne Siegfried.
Nos escadrilles de bombardement ont lancé 8.500 kilos d’explosifs sur les établissements militaires, gares et bivouacs de l’ennemi, notamment sur les usines d’Hagondange. Plusieurs incendies ont été constatés.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai17.html

La bataille de Laffaux (suite)

http://www.1418-chemindesdames.fr/Descriptif

« Ma chère Nénette

Lundi 7 Mai 1917

Ma chère Nenette

Ma lettre d’hier, t’accuse réception de ta lettre du 16 dernier et te fais part de la petite fête a laquelle Charles m’avais inviter. Je viens de crayonner l’appercu ci dessus d’après une petite photo, c’est le camp que nous occupons en ce moment

Au premier plan la tente tortoise qui me sert a passer la visite et ou je loge avec le sergent Taron. derriere les marabouts des hommes au  . comme tu le vois nous sommes a l’hombre de trois hormes et adosser aux montagnes nous sommes déja a plus de 700 m d’altitude

Rien de changer pour moi rien non plus au sujet des permissions où de la relève

http://transcribathon.com/en/documents/id-14584/item-148636/

(Aviation) Albert Ball abattu le 7 mai 1917

Albert Ball est un pilote anglais, abattu en mission, pendant la première guerre mondiale. Le 7 mai 1917, son avion est touché et il s’écrase non loin d’Annoeullin, dans un champ entre Carnin et Allennes les Marais, à l’ouest de la D41c.

http://www.ville-allennes-les-marais.fr/albert-ball

Sa biographie: http://albert-ball-annoeullin.savoirsnumeriques5962.fr/presentation-de-l-etablissement/albert-ball/

 

901/Journal du 20 janvier 1917: des habitants de Guise (Aisne) évacués par les Allemands

Carnets du rémois Paul Hess

Rien à ce jour

Journal du samedi 20 janvier à travers Le Miroir

Notre artillerie a énergiquement contre battu l’artillerie ennemie dans les secteurs à l’est d’Auberive, de la cote 304 et de la ferme des Chambrettes.
Sur le front belge, canonnade intense dans la région de Ramscapelle.
Sur le front du Trentin, action limitée des deux artilleries italienne et autrichienne. La nôtre a entravé les mouvements de l’ennemi dans la vallée de l’Adige. Dans le Carso, l’artillerie ennemie a concentré son feu contre le secteur entre le Frigido et la route d’Oppacchiasella à Castagnevizza. Elle a été vigoureusement contre battue par l’artillerie italienne, qui a arrêté et dispersé des groupes qui tentaient de s’approcher de ses positions.
Sur le front russe, au nord-est de Baranovitchi, des détachements de nos alliés ont attaqué deux petits postes et fait 17 prisonniers. L’artillerie lourde ennemie a bombardé le ravin de Boudnowo. Dans la région de Zborow, elle a démoli des réseaux de fils de fer, et une attaque a suivi, mais les éléments qui avaient pénétré d’abord dans les tranchées russes ont été aussitôt refoulés.
Sur le front roumain, canonnade dans les vallées du Trotus et de l’Oltuz. Fusillades et reconnaissances d’éclaireurs.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/janvier17.html

Un document unique sur la déportation des chômeurs bruxellois en 1917

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Dans le cas de Bruxelles et de son agglomération, 1348 Bruxellois seront déportés entre le 20 et le 27 janvier 1917.

En écho à ces faits nous vous livrons deux témoignages

Celui de Paul Max, cousin du bourgmestre Adolphe Max :
« 20 janvier 1917 – Ce matin, sont partis les premiers ouvriers-chômeurs de Bruxelles, c’est à Anderlecht surtout que les convocations ont été envoyées : à huit heures (allemandes) ce matin, les ouvriers convoqués devaient être à la gare du Midi. Il y avait foule autour de la gare et des uhlans renforçaient la Polizei ; il y a eu, paraît-il des huées, des sifflets, des bousculades et on dit que 300 ouvriers-chômeurs ont été embarqués pour l’Allemagne. Les convocations continuent pour de prochains départs ». in MAJERUS B et SOUPART S., Journal de guerre de Paul Max.

Notes d’un Bruxellois pendant l’occupation (1914-1918), Bruxelles, Archives de la Ville de Bruxelles, Fontes Bruxellae, 2006,p.109.

La suite sur http://www.cehibrux.be/les-chroniques-14-18/356-chronique-14-18-un-document-unique-sur-la-deportation-des-chomeurs-bruxellois-en-1917.html

Des habitants de Guise (Aisne) sont évacués par les Allemands

capture-decran-2016-11-17-a-11-13-1019-20 Janvier 1917 : Des habitants de Guise sont évacués dans le cadre de la politique allemande de délestage de la zone occupée, ils rejoignent d’autres évacués à Avesnes dans des conditions effroyables.

http://blogs.ac-amiens.fr/saintquentin1418/index.php?post/2014/05/27/Chronologie-de-Saint-Quentin-1914-1918

Un lieu de repos et de loisirs pour les Britanniques à Pont-de-l’Arche (Eure) 

ob_cd527e_ob-09645d725659797f97eb7b17e50fdd23-p1150535Outre les techniciens du Royal flying corps, le camp des Damps a accueilli des troupes revenant du front. Celles-ci bénéficiaient de loisirs variés.

Les soldats britanniques se retrouvaient dans les bistrots de Pont-de-l’Arche. Pour l’anecdote, c’était la première fois que les gens de la région virent des hommes en « jupe » en la présence d’Ecossais. L’ancienne salle des fêtes de Pont-de-l’Arche, construite par l’armée britannique, servait elle aussi de lieu de festivité aux troupes et à la population locale comme l’écrivit un journaliste dans L’Industriel de Louviers du 20 janvier 1917 :

Pont-de-l’Arche. – Cinéma-concert. Dimanche 14 janvier à 6h et ½, le Royal Flying Corps anglais de Pont-de-l’Arche offrait à ses soldats une soirée récréative de cinéma dans le camp d’aviation. Un orchestre symphonique a charmé l’auditoire ; plusieurs morceaux du répertoire ont été alors fort applaudis, parmi lesquels : les airs irlandais et diverses mélodies anglaises. Le lundi soir, le commandant et les officiers avaient convié par invitation grand nombre de personnes de Pont-de-l’Arche qui ont eu le plaisir d’admirer la fameuse film anglaise : La bataille de la Somme où tous nos Tommies rivalisaient d’entrain et de bravoure. Ces deux soirées récréatives… se sont terminées aux accents de La Marseillaise et du God Save the King.

Les Britanniques nous ont fait découvrir le football, notamment, et ont entretenu cette passion chez nous durant la Grande guerre. L’Industriel de Louviers du 10 aout 1918 le rapporte : Pont-de-l’Arche – Fête sportive. Lundi, les officiers R.F.C. ont organisé la fête annuelle des sports. La fête composée de jeux de toutes sortes fut très réussie malgré la pluie qui ne cessa qu’à de rares intervalles. Le soir un concert dans la grande salle du cinéma fut très apprécié et se termina par l’hymne national anglais.

http://pontdelarche.over-blog.com/un-camp-britannique-de-la-première-guerre-mondiale-le-royal-flying-corps-aux-damps-et-à-pont-de-l-arche

 

779/journal de la grande guerre: 20 septembre 1916

Carnets du rémois Paul Hess

Rien à ce jour

Journal du mercredi 20 septembre à travers Le Miroir

Le mauvais temps a gêné les opérations sur la plus grande partie du front de la Somme. Rien à signaler en dehors d’une assez grande activité d’artillerie sur les deux rives de la Somme et sur la rive droite de la Meuse, dans le secteur Fleury-Vaux-Chapitre.
Sur le front belge, grande activité d’artillerie. Les pièces belges ont pris violemment à partie les pièces de l’adversaire.
Sur le front britannique, la situation générale est demeurée sans changement. Activité d’artillerie au sud de l’Ancre. Une attaque allemande sur les tranchées à l’est de Martinpuich a été aisément repoussée. Un ballon allemand a été abattu à l’est de Ransart. Un dépot de munitions allemand a explosé sous le feu anglais.
Les Russes livrent d’âpres combats sur la Zlota-Lipa.
Les Roumains ont dû reculer quelque peu devant des forces supérieures dans la vallée du Strechu (Transylvanie). Ils ont refoulé, dans la Dobroudja, deux attaques des troupes de Mackensen.
La progression franco-russo-anglo-italo-serbe s’accentue sur le front de Macédoine.
La garnison de Volo s’est révoltée et a opté pour le comité de défense nationale de Salonique.
Combats d’artillerie sur tout le front italien.

Courrier du britannique Edward Wyndham Tennant

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20 septembre 1916
« … Ce soir, nous regagnons le secteur de tranchées que nous avons occupé il y a quelques jours. L’assaut est prévu pour demain. Comme notre brigade a moins souffert que les deux autres lors de l’attaque de vendredi (le 15), nous serons en première ligne. Je suis plein d’espoir et de confiance. J’espère que je serai digne de mes ancêtres combattants. Celui que je connais le mieux est Sir Henry Wyndham, dont le buste trône dans le hall du 44 Belgrave Square. Il y a également un portrait de lui dans l’escalier du 34 Queen Anne’s Gate. L’attaque portera probablement sur 1200 mètres de front mais nous aurons un tel soutien d’artillerie que la ligne boche sera vite hors d’état de nuire. Et même (ce qui est improbable) si l’artillerie n’est pas à la hauteur de nos attentes, l’esprit des Guards balaiera toute résistance. Que je suis fier de faire partie de ce régiment ! Quand je pense à tous les anciens Grenadier Guards qui se réunissent dans les clubs de Londres et misent tout sur nous ! Je n’ai jamais été aussi fier de quoi que ce soit si ce n’est de l’amour que vous me portez. Aujourd’hui est un grand jour pour moi.
Ce vers de Harry [Henry Cust] résonne en moi : Cœurs vaillants, verbe haut, exploits suprêmes, ‘sous les regards qui sont notre honneur’.

La suite sur http://litteraturebritanniquedelagrandeguerre.fr/TENNANT,%20Edward.pdf

 

164/Journal de la grande guerre: 15 janvier 1915

Les dossiers des condamnés mort désormais examinés au plus haut de la République

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http://prisme1418.blogspot.fr/2014_11_01_archive.html

Lire aussi: http://www.reseau-canope.fr/pour-memoire/les-fusilles-de-la-grande-guerre/la-question-du-nombre-essai-de-chronologie/le-retour-du-pouvoir-civil-diminution-du-nombre-des-fusilles/

La basilique d’Albert (Somme) endommagée

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La basilique est un haut lieu de pèlerinage depuis le 12ème siècle. Son dôme fut endommagé le 15 janvier 1915 par un obus, qui inclina fortement la statue « Marie et l’enfant Jésus » (sculptée par Albert Croze) perchée à son sommet, et ce qui lui valut le nom de « Vierge Penchée » par la suite.

Source: http://www.premiere-guerre-mondiale-1914-1918.com/image/uploader/kfm/poilus-anglais/albert.pdf

Lire aussi: http://www.paysducoquelicot.com/tourisme/images/stories/TOURISME/PATRIMOINE/La_Basilique_Notre_Dame_de_Brebires.pdf

Ma petite femme chérie

Amicarte 51 (association rémoise) profite de la Saint-Valentin pour diffuser ces quelques courriers, que Louis a écrit dans cette même période, à sa chère petite femme chérie.
On constate que ces échanges sont très réguliers… normal ! ce contact est primordial et permet de se « remonter le moral », de garder ce lien qui permet à la fois de prendre des nouvelles de l’être aimé, de la famille, et de garder à chaque moment l’espoir de vite revoir ses proches. Ce n’est pas tant le contenu qui est important, que de savoir si tout va bien.

ob_4e6625_a-h-georges-022-rs-place-royale-19-septembre-1914Samedi 15 janvier 1915 – 8h du soir.
Ma petite femme chérie bien aimée.
Je fais réponse à ta lettre reçue ce soir du 13 avec Grand Plaisir.
Tu me dis que le temps dure plus que la première fois, il n’y a pas que toi mon petit lapin chéri, moi c’est de même, la séparation est bien terrible surtout qu’on l’on s’aime comme nous nous aimons. Puis, quitter mon petit Paul si gentil, vivement la prochaine permission pour revoir ma petite famille que j’aime tant, et il faut bien espérer qu’il y aura du nouveau ou sinon, cette fois-là, je prendrai totalement la tête.
Quant à mon pied, je l’ai soigné et pres
que passé à présent.

Pour en savoir plus: http://www.reims14-18.com/2014/02/reims-14-18-ma-petite-femme-chérie.html

Interdiction de confectionner des pâtisseries

Par exemple, dès le 15 janvier 1915, pour contrer la raréfaction de la farine et pour réserver son utilisation au pain nourricier, il est interdit de confectionner des pâtisseries (c’est-à-dire toute préparation à base de farine et d’un autre ingrédient comme le miel, les œufs, le chocolat ou les amandes) pendant d’autres jours que les mercredis et samedis. Cette disposition sera d’ailleurs élargie vers l’interdiction totale en juillet 1917.

http://www.rtbf.be/14-18/thematiques/detail_les-lois-qui-changent-le-quotidien?id=8307351

La Grande Bretagne attaque en Turquie

Le 15 janvier 1915, le comité de guerre britannique décide d’attaquer la partie occidentale de la Turquie (alors alliée de l’Allemagne), pour établir un deuxième front, soulager les armées russes et provoquer la défaite de la Turquie; attaque navale dans le détroit des Dardanelles (vers la Mer Noire) et débarquement sur la presqu’île de Gallipoli, pour menacer Constantinople (Istanbul). En février 1915, le premier lord de l’amirauté britannique (lord FISHER) demande à l’architecte Walter POLLOCK de dessiner et faire construire (par différents chantiers navals) 200 barges motorisées pour décharger les gros navires arrivant au large des côtes turques.

http://dkepaves.free.fr/html/claude.htm

Le sous-marin SAPHIR commandé par le Lieutenant de Vaisseau Henri FOURNIER et appartenant à la division des Dardanelles a coulé le 15 janvier 1915 en essayant de pénétrer dans la mer de Marmara.

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http://14-18-marine-livredor.wifeo.com/saphir-sous-marin.php

Autriche: La chute du comte Berchtold

http://www.chroniqueshistoire.fr/index_fichiers/la_chute_du_comte_berchtold.htm

Lu dans Le Miroir en date du 15 janvier 1915

France.-L’affaire de Crouy (Aisne)  a été très chaude. Les Allemands qui avaient fait venir de gros renforts, n’ont pu nous arrêter à gauche, ni nous enlever nos positions au centre, mais à droite, devant Vregny, nous avons dû céder du terrain. Comme la crue de l’Aisne avait emporté des ponts et des passerelles, et qu’ainsi les communications entre nos troupes pouvaient être rompues, le commandement, entre Crouy et Missy, a ramené nos effectifs sur la rive gauche. De part et d’autre, les  prisonniers ont été assez nombreux : ceux que nous avons faits appartenaient à sept régiments différents. On estime, au surplus, que cette affaire n’a qu’une valeur locale et ne peut influer sur l’ensemble des opérations.

En Flandre, les troupes belges ont fait sauter à Struyvakenskerke, une ferme qui servait de dépôt de munitions à l’ennemi. Dans la région de Lens, notre artillerie a procédé à un bombardement efficace. Près de Roye, nous avons bouleversé des tranchées allemandes; en Champagne, nous continuons à désorganiser ou à prendre des tranchées, spécialement autour de Perthes.
Des sous-marins ont paru devant Douvres. Mais canonnés vigoureusement, ils ont plongé et abandonné leur entreprise.
Un aviateur anglais a jeté des bombes sur les positions allemandes d’Anvers.
La presse européenne commente abondamment le départ du comte Berchtold et son remplacement par le baron Burian, mais les interprétations de cet incident sont des plus contradictoires.