Archives du mot-clé grève

1475/17 août 1918

Parution du journal  « Le coup de canon »

source: http://normannia.info/items/show/190680#?c=0&m=0&s=0&cv=0

Première liaison postale régulière par avion

17 août 1918, première liaison postale régulière par avion (Paris – le Mans – Saint-Nazaire)

La circulation des personnes est modifiée par décret

Le Figaro du 17 août 1918 rappelle les règles, différentes selon la zone et la nationalité du voyageur, régissant les déplacements sur le territoire français.

«Une note officieuse rappelle à nouveau les dispositions du décret concernant la circulation en France: Les Français peuvent se déplacer sur tout le territoire, exception faite des 2e et 3e sections de la zone des armées et des départements frontière, sans être astreints à aucune formalité préalable.

Toutefois, pour pénétrer et circuler dans la 1re section de la zone des armées et dans les zones spéciales, ils doivent être munis de pièces les mettant en mesure de justifier de leur identité à toute réquisition des agents de l’autorité.

Pour pénétrer et circuler dans la 2e section de la zone des armées et dans les départements frontière, et pour sortir de cette zone ou des limites de ces départements, les Français doivent être munis d’un sauf-conduit délivré par le maire ou le commissaire de police.

Pour pénétrer dans la 3e section de la zone des armées, une autorisation de l’autorité militaire (service de la circulation aux armées, 194 bis rue de Rivoli, à Paris), est nécessaire.

Les étrangers sont astreints, pour tout déplacement (même dans la zone de l’intérieur), au visa préalable de leur carte d’identité ou du récépissé de cette carte.» écrit Le Figaro du 17 août 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/17/26002-20140817ARTFIG00077-17-aout-1918-la-circulation-des-personnes-est-modifiee-par-decret.php

Lomme: le terrain d’aviation allemand attaqué par les alliés

Le 17 août 1918, au matin, le terrain d’aviation allemand fut donc attaqué par 60 avions alliés qui avaient décollé de Fauquembergues.

Article payant sur la Voix du Nord: http://www.lavoixdunord.fr/148679/article/2017-04-15/l-autre-bombardement-avant-que-delivrance-ne-soit-delivrance

Saint-Dié (Vosges) : premier engagement de la 5e U.S.division

La 5e U.S.division se voit confier pour son premier vrai engagement, la prise de Frapelle et de la Cote 451, au nord du village. Elle opère au sein du 33e corps de la VIIe armée française. Le 17 août 1918, l’assaut est lancé après une énorme préparation d’artillerie.

Le 18 août, Frapelle et la cote 451 sont enlevés par la 5e U.S. division. Toutes les contre-attaques allemandes sont repoussées.

Le 28 août 1918, la 5e U.S. division reçoit l’ordre d’intégrer la 1re armée américaine en cours d’organisation. Sa première mission consiste à réduire le saillant de Saint-Mihiel qui forme une hernie dans les lignes françaises entre Verdun et Pont-à-Mousson. Après une période de formation, la division se porte sur le secteur où elle aura à intervenir. Pour éviter de se faire repérer par l’ennemi, les déplacements s’effectuent de nuit.

La suite sur http://stenay-14-18.com/grandes-batailles/meuse-argonne/marqueurs-de-la-5e-u-s-d-i/

Les revendications des «corsettes» sont détaillées

Continuant à suivre le mouvement de protestation des ouvrières de la couture, Le Figaro du 18 août 1918 se fait l’écho de leurs revendications exprimées à la Bourse du travail la veille.

«Les ouvrières de la couture, qui s’agitent de nouveau, ont tenu un grand meeting, le 17 août 1918 après-midi, à la Bourse du travail. Leurs revendications sont les suivantes:

1° Indemnité de trois francs pour la vie chère;

2° Majoration de 75 % du tarif des heures supplémentaires;

3° Délai-congé de huit jours;

4° Généralisation de la semaine anglaise;

5° Application d’un minimum de salaire dans les spécialités où il n’existe pas encore.

Lundi 19 août 1918, ces desiderata seront soumis aux différentes chambres patronales du vêtement. Le résultat de ces démarches sera communiqué aux intéressées, dans un second meeting fixé au 7 septembre 1918.

Les “corsettes” ont, avant de se séparer, voté un ordre du jour de protestation contre le verdict de la Haute Cour.» écrit Le Figaro du 18 août 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/17/26002-20140817ARTFIG00109-17-aout-1918-les-revendications-des-corsettes-sont-detaillees.php

Journal du samedi 17 juillet 1918

Nos troupes ont repris leurs attaques dans la région boisée entre le Matz et l’Oise. En dépit de la forte résistance opposée par l’ennemi, nous avons pu réaliser des progrès au nord-est de Gury. Nous avons pris pied dans le parc de Plessier-de-Roye et atteint Belval.
Plus à l’est, nous avons porté nos lignes à 2 kilomètres environ au nord du village de Cambronne.
Sur le front de la Vesle, des coups de main ennemis n’ont obtenu aucun résultat. Une incursion dans les lignes allemandes, dans la région de Mesnil-Lès-Hurlus, nous a donné des prisonniers.
Canonnade sur le front britannique.
Des contre-attaques locales ennemies dans le secteur de Dickebusch, ont été repoussées. Un raid heureux, dans le voisinage d’Ayette a valu des prisonniers à nos alliés. Leurs patrouilles continuent à pousser en avant dans le secteur de Vieux-Berquin, et ont établi leur ligne à l’est du village. Elles ont capturé un certain nombre de prisonniers et de mitrailleuses.
Les Anglais ont également avancé à l’est de Meteren.
Le transport Djemnah a été torpillé en méditerranée. Il y a 442 disparus.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout18.html

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1474/16 août 1918

« Les poilus moissonnent avec des canifs »

Le 16 août 1918, Le Figaro raconte une anecdote qui s’est produite dans une région reconquise. Faute d’outils, les poilus s’attaquent à la moisson d’un champ de blé avec leurs canifs.

«Nos hommes arrivent devant des champs de blés. La moisson devrait être faite. Les moissonneurs manquent et les outils aussi.

– Bah! Allons-y, hein?

Et, mettant bas vareuse, retroussant les bras de la chemise, les poilus vont couper l’herbe sainte… avec leur couteau de poche!

C’est un officier qui a vu cela et qui le dit, encore tout secoué du spectacle.» écrit Le Figaro du 16 août 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/16/26002-20140816ARTFIG00097-16-aout-1918-les-poilus-moissonnent-avec-des-canifs.php

La révolte ouvrière à l’usine Guilliet à Auxerre

Les ouvriers de l’entreprise auxerroise Guilliet et Fils instaurent une grève totale, alors que sonne le glas de la Première Guerre mondiale, en août 1918.

Il est 17 heures, lorsque les ouvriers de l’usine Guilliet et Fils, productrice de tours à obus et de presses pour Renault, quittent leurs postes et stoppent les machines, le 16 août 1918. Huit jours plus tôt, tandis que les Alliés lancent leur offensive dans l’Hexagone, Edmond Loth, salarié de l’usine, entame, lui, une nouvelle bataille. Celui-ci réclame, pour la totalité de l’effectif de l’entreprise, une indemnité supplémentaire de cherté de vie de 20 centimes, par heure travaillée.

Pour de meilleures conditions salarialesC’est donc dans la matinée de cette journée charnière du 16 août, que le conflit entre grands patrons et prolétaires s’amorce. Secondé par deux acolytes, le meneur d’un mouvement qui marquera un tournant dans la politique patronale de la grande usine d’Auxerre, Edmond Loth, dépose sur la table de Georges Guilliet, sa requête. La réponse ne se fait pas attendre. La réclamation se solde par un refus catégorique du maître des lieux. Une décision qui voit la totalité des salariés, dont les 830 ouvriers mobilisés, quitter un à un l’usine.

Devant l’effet de masse, Georges Guilliet engage les négociations, et réclame à la délégation un sursis, afin de prévenir la main-d »uvre militaire. Devant le maintien de la cessation du travail de la part des salariés, le dirigeant presse le contrôleur qui arrive sur les lieux dès le lendemain.

la suite sur https://www.lyonne.fr/auxerre/vie-pratique-consommation/politique/2013/08/14/serie-histoire-la-revolte-ouvriere-a-lusine-guilliet-en-aout-1918_1656995.html

Dans le journal de la Huronne

16 août 1918.

Hier, dans le train qui me ramenait de Ganville, quatre aviateurs sont montés dans mon compartiment. À eux quatre, ils n’avaient pas quatre-vingts ans. D’abord, ils étalèrent leur jeune insouciance. Ils évoquèrent, avec, une égale gaîté, la mort qu’ils donnent et celle qu’ils risquent. Ils se plaignirent en riant qu’on retînt sur leur solde les cotisations pour les couronnes aux camarades tués : vraiment, il y en avait trop. Ils traitaient plaisamment la guerre. Paraphrasant le fameux « jusqu’au bout », ils déclarèrent qu’ils iraient plus loin que le bout.

Puis il s’assagirent et parlèrent de la retraite allemande ; Ils l’avaient suivie de haut. À les entendre, elle était strictement ordonnée. Des centres de résistance, puissamment organisés, ne devaient céder qu’à une date, une heure fixées. Leurs défenseurs, liés à leurs mitrailleuses, étaient d’avance condamnés à mort. Aussi les troupes, lorsqu’elles se heurtaient à ces obstacles, étaient-elles cruellement éprouvées. Au contraire, elles passaient librement dans les intervalles.

Ainsi s’expliquaient pour moi deux impressions contradictoires. Des lettres du front, des articles de journaux, déclaraient que les soldats avançaient l’arme à la bretelle, sans pertes. Et, en même temps, j’apprenais depuis une quinzaine des deuils nouveaux, plus rapprochés, plus nombreux que jamais.

source: https://fr.wikisource.org/wiki/Le_Journal_de_la_Huronne/La_Houille_rouge/Août_1918

Journal du vendredi 16 août 1918

Entre Avre et Oise, nos troupes ont enlevé le village de Gury et fait quelques progrès au nord de Roye-sur-Matz et de Chevincourt.
Sur le front de la Vesle, nous avons repoussé deux violentes attaques sur nos positions de la rive nord, dans la région de Fismes.
Plusieurs coups de main ennemis dans la Haute-Alsace et dans les Vosges ont échoué.
Les Anglais ont livré des combats heureux dans le voisinage de la route de Roye, à l’est de Fouquescourt et sur la rive sud de la Somme. Sur chacun de ces points, ils ont avancé leur ligne et fait quelques centaines de prisonniers.
Au sud de la Somme, ils ont pris le village de Proyard, en infligeant de lourdes pertes aux Allemands.
Ils ont fait des prisonniers au sud de la Scarpe et aux environs de Vieux-Berquin. Ils ont mis en échec une attaque ennemie dans le secteur de Merris.
Les aviateurs français ont jeté 52 tonnes de projectiles sur les régions de Ham, Noyon, Guiscard, Tergnier, et abattu 15 avions et 4 ballons captifs. Les aviateurs anglais ont lancé 52 tonnes de bombes, principalement sur les passages de la Somme. La gare de Coutry a été bombardée.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout18.html

1461/3 août 1918

Le droit de vote des femmes, ce sera pour plus tard

Le 3 août 1918 Le Figaro s’étonne que l’initiative de la proposition de loi autorisant le droit de vote des femmes vienne d’un sénateur.

«La commission d’initiative du Sénat a pris en considération la proposition de loi de M. Louis Martin, tendant à reconnaître aux femmes le droit de vote dans toutes les élections, et a nommé M. Louis Martin rapporteur.

“Dans toutes les élections”. Ce n’est rien de moins qu’une révolution véritable!

Quels pourront être les bienfaits, les dangers, les inconvénients, les avantages, d’un tel bouleversement de nos mœurs politiques? On ne peut l’apprécier encore; et c’est à la génération politique d’après-guerre qu’incombera sans doute l’honneur et la charge d’une telle expérience.

Ce sera peut-être intolérable. Ce sera peut-être très bien. On verra. En tout cas, l’Histoire devra noter que c’est par des mains sénatoriales que fut lancée sur notre édifice législatif cette prodigieuse grenade.
Cet âge est sans pitié.» écrit Le Figaro du 3 août 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/03/26002-20140803ARTFIG00102-3-aout-1918-le-droit-de-vote-des-femmes-ce-sera-pour-plus-tard.php

Les combats en août autour de Bazoches (Aisne)

4ème et 77ème D.I. US, face à une partie des troupes de la 7ème Armée Allemande. La 62ème D.I. est à l’ouest de Bazoches.

source: http://batmarn2.free.fr/bazoches1918.htm

Grève à Saint-Pierre- des -Corps (Indre et Loire)

Le 2 août 1918, 1 500 personnes, « la plupart des femmes et une centaine d’hommes employés de chemin de fer » sont réunies salle du Manège. Ce coup-ci, ce sont les ouvrières travaillant pour l’Intendance américaine qui font grève. Elles ont réclamé 3 francs d’augmentation par jour, mais n’ont obtenu que 1,50 franc ; et elles rejettent le travail aux pièces. Les autorités tentent de briser la grève en embarquant chaque matin les ouvrières non-grévistes pour qu’elles travaillent dans des ateliers à Saint-Pierre-des-Corps ; au cours du meeting du 2 août, une ouvrière suggère de crever les pneus des camions américains.

Place Velpeau, le 3 août, des carreaux de l’annexe du magasin général sont brisés, une manifestation s’organise, et la police procède à plusieurs interpellations pour « résistance aux agents », « injures et menaces », « entrave à la liberté du travail  » et « voies de fait ». Le soir, une nouvelle réunion mobilise entre 1 200 et 1 500 personnes, essentiellement des femmes. La grève durera jusqu’au 8 août, mais les autorités américaines ne céderont pas. Au contraire, elles menacent de licencier une partie des grévistes.

L’Union libérale, journal local comme il faut, se contentera dans ses pages d’actualités locales de causer de la fête de l’ail et du basilic. Pourtant, un rapport du préfet parle quand même d’un mouvement ayant connu pour la seule journée du 3 août pas moins de 3 .700 grévistes sur 3. 900 possibles !

https://larotative.info/1917-1918-les-ouvrieres-1886.html

Ce sont en tout 17 202 soldats américains qui ont été soignés à Beaudésert dans l’Hôpital n°22, l’un des six centre hospitalier du quartier.

« Les premiers blessés ont été acheminés directement du front par le train. Leurs visages sont couverts de cloques à cause des gaz ! D’autres suffoquent. Mon Dieu ! Ils n’ont même pas vingt ans ! »

source: http://www.merignac.com/actualites/journal-de-bord-du-medecin-major-thomas-lgore

Journal du samedi 3 août 1918

Sur l’ensemble du front de bataille, actions d’artillerie.
Entre Montdidier et l’Oise, un coup de main ennemi au nord d’Antheuil n’a donné aucun résultat.
Une attaque allemande sur la montagne de Bligny a été également brisée. Des raids allemands ont échoué dans la région de l’Argonne.
Sur le front anglais, l’artillerie ennemie s’est montrée active au sud-ouest d’Albert. Elle a également manifesté quelque activité à l’est de Robecq et en d’autres secteurs.
Les Américains ont encerclé des détachements allemands qui avaient pénétré dans leurs lignes: tous les hommes ont été tués, blessés ou capturés. Au sud-ouest du bois Meunière, après un dur combat à la baïonnette, les Américains ont refoulé les ennemis dans les bois. Ils ont pris le bois de Grimpette et atteint le village de Cierges.
Ils ont repoussé des coups de main en Lorraine et en Alsace.
Sur le front italien, les alpins ont capturé la garnison d’un poste autrichien dans le val Daone. Dans le val Brenta, l’infanterie italienne a refoulé l’ennemi après une lutte corps à corps, en lui faisant des prisonniers.
Cinq avions autrichiens ont été abattus.
Une patrouille grecque, en Macédoine, a tendu une embuscade à une patrouille bulgare à l’ouest de Demir-Hissar et lui a fait des prisonniers. Sept avions ennemis ont été détruits sur ce front.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout18.html

1410/13 juin 1918: le ministère de la guerre pas généreux avec les femmes

Photos du 13 juin 1918

Référence : SPA 51 W 2178 Camp de Clermont, Oise, prisonniers allemands faisant la queue pour la soupe. 13/06/1918, opérateur Jacques Ridel.

Au camp de prisonniers de Clermont dans l’Oise, des soldats allemands capturés lors de la bataille du Matz patientent pour obtenir leur repas. Au cours de la contre- offensive française des 11 et 12 juin, environ mille soldats allemands se rendent.

Référence : SPA 127 S 4599 Sammeron, Seine-et-Marne, troupes américaines montant en ligne. La pause au bord de la Marne. 13/06/1918, opérateur Emmanuel Mas.

A Sammeron, sur les bords de la Marne, près de la Ferté-sous-Jouarre, les troupes américaines font halte dans leur progression vers le front de l’Aisne. A partir du 12 juin 1918, au temps fort de la bataille du Bois de Belleau, les renforts américains se dirigent vers Château-Thierry, où les pertes subies par les contingents de l’American Expeditionary Forces sont lourdes. En quatre semaines de combats ininterrompus, la 2e division d’infanterie américaine perd plus de 8 100 hommes, dont 1 811 tués, soit près de la moitié des ses effectifs.

source: http://archives.ecpad.fr/wp-content/uploads/2010/06/1918-06.pdf

Le ministère de la guerre pas généreux avec les femmes

Dans la première quinzaine de juin, le mouvement s’étend : pour la région parisienne, 42. 000 grévistes dont 30 000 femmes et 1 2 000 hommes en 13O grèves dont 98 portent sur les salaires et 32 sont des grèves de solidarité. En province, on recense environ 40 grèves avec 16. OO0 grévistes dont 1 ’l OO0 femmes : 38 pour des questions de salaire. Ces grèves sont de courte durée et cachées à l’opinion par la censure. Le 13 juin, une consigne de presse invite les journaux « à ne laisser passer sur les grèves en France que les informations communiquées par le ministère de l’Intérieur« .

Dans leur ensemble. elles portent sur des questions de salaire mais elles dénoncent aussi des règlements d’atelier trop sévères, le lait que l’on mette à des postes qualifiés des travailleurs non qualifiés, moins payés. La pratique du débauchage est fréquente et contribue à l’extension du mouve- ment, comme aux usines « Salmson », fabrique de moteurs d’avions qui emploie 4 5OO personnes dont mille femmes. Le lundi de la Pentecôte, 29 ouvrières s’absentent sans autorisation. Cinq sont renvoyées alors que dans toutes les usines travaillant pour la défense nationale, cette journée avait été accordée. Dans l’après-midi, ces cinq ouvrières et quelques autres arrivent devant les usines « Salmson » à la tête d’un groupe de 200 femmes, formé de grévistes de la lampe « lris » d’lssy-les-Moulineaux, de chômeuses de la maison « Citroën » et de blanchisseuses de la région de Boulogne. Elles envahissent les ateliers et adressent à la direction une délégation pour la réintégration. C’est l’échec. L’ensemble du personnel est congédié. Le débauchage s’étend à d’autres usines de l’aéronautique comme « Farman », « Henriot », « Kelner » et « Renault » dans la métallurgie.

Dans leurs appels à les suivre, elles disent que les poilus reviendraient plus tôt, que la guerre cesserait d’elle-même le jour où on ne fabriquerait plus de matériel ni de munitions. Dans les réunions qui ont lieu à la Bourse du Travail, les profits de guerre sont dénoncés.

Dans ces secteurs. l’effervescence reprend dans la deuxième quinzaine de juin ; le ministre de la Guerre vient d’élaborer un nouveau barème, suite à une proposition syndicale du 13 juin. ll accorde 30 o/o d’augmentation pour les ouvriers qualifiés mais rien pour les manœuvres et les femmes. Le 26, la grève générale « des bras croisés » est décidée par 3 5 000 voix contre 7 000. lls sont 54 000 à cesser le travail avec les 1O 000 qui avaient débuté les jours précédents ’. « Salmson », « Farman’ » et « Kelner ». « Renault » est seul établissement métallurgique à suivre. De nombreux mobilisés y participent.

http://revolutions-1917.info/spip.php?article41

Journal du jeudi 13 juin 1918

Entre Montdidier et l’Oise, la bataille se poursuit. Toutes les tentatives de l’ennemi ont été brisées à gauche où, par une brillante contre-offensive, nous avons repris de deux à quatre kilomètres, reconquérant la ligne occupée lundi soir. Nous avons réalisé de nouveaux progrès à l’est de Mery et du bois de Genlis.
Par de violentes attaques, les Allemands ont également tenté de nous rejeter sur l’Aronde. Sur le front Saint-Maur-ferme des Loges-Antheuil, nos troupes ont soutenu le choc, gardé leurs positions et infligé de lourdes pertes aux assaillants.
Sur notre droite, les Allemands, malgré leurs efforts réitérés, n’ont pu déboucher sur la rive sud de Matz. Nous tenons la partie sud de Chevincourt et de Marest-sur-Matz. En réalité, notre contre-attaque de la veille avait devancé une forte offensive ennemie et bousculé les effectifs allemands déjà agglomérés.
Au sud de l’Aisne, les Allemands ont attaqué entre la rivière et la forêt de Villers-Cotterets. Des combats acharnés se sont livrés sur le front Dommiers-Cutry-sud d’Ambleny.
Les Anglais ont fait un heureux coup de main à Boyelles.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin18.html

1384/18 mai 1918: le char allemand Elfriede présenté au sous-secrétaire d’Etat aux inventions

On parlait aussi base-ball sur le front

Soldats américains expliquant au baseball américaine soldats britanniques / 18 mai 1918

source: https://www.pinterest.fr/pin/812688695228095030/

Le char allemand Elfriede présenté au sous-secrétaire d’Etat aux inventions

Le 18 mai 1918, à Saleux, le char d’assaut allemand Elfried est présenté à Jules-Louis Breton, sous-secrétaire d’Etat aux Inventions. Des officiers et des soldats britanniques sont également présents. Entre le 1 et le 5 juillet 1918, à Bourron, des essais de tirs sont effectués sur Elfried pour vérifier l’efficacité du canon de 37 mm.

source: http://www.cnc-aff.fr/internet_cnc/Internet/ARemplir/parcours/EFG1914/pages_FR/13171.html

Fismes: le 109 e RI résiste aux Allemands

« 109e R.I. – Les 17 et 18 mai 1918 pendant 19 heures interdit le passage de la Vesles à 3 divisions allemandes. – Ce monument a été élevé par les survivants du 109e R.I. à leurs 600 camarades tombés pour la patrie pendant les combats des 27 mai au 2 juin 1940. – Passant souviens-toi »

Lettre d’Henry Novel à ses parents

Mes chers Parents,

Encore cinq jours de cette vie réellement terrible… Cela n’a rien de gai !! Je crois que pendant les quelques jours qui ont précédé j’ai vu le spectacle de désolation le plus terrible que l’on puisse voir. Cela dépasse tout ce que l’on peut imaginer, et les luttes terribles qui se sont déroulées ici sont certes au-dessus de tout ce que l’on peut concevoir.

On se croirait dans un paysage lunaire. Le terrain crevé, bouleversé où tous les trous d’obus s’enchevêtrent s’étend sur des kms et des kms semé de débris de toutes sortes : casques, sacs, obus, douilles, cartouches, tôles, caissons démolis, cadavres de chevaux, etc., le tout percé, crevé, retourné. Les obus n’ont pas épargné un millimètre de terrain. C’est atroce et il faut le voir pour le croire…

Je ne sais pas si je vous ai dit que le camarade qui devait partir avant moi a été avancé… je suis donc le 1er à partir pour le tour de juin et vous me verrez arriver pour les premiers jours du mois prochain. Heureusement, je vous jure que je n’ai jamais attendu avec autant d’impatience le moment de quitter ce bled de désolation…

Je termine car je suis trop abruti pour pouvoir écrire plus longuement, en vous embrassant tous bien affectueusement.

source: https://www.14-18hebdo.fr/henry-novel-lettres-a-ses-parents-1914-1918-14-mai-1918

Bombardement mortel des alliés sur Valenciennes

Le Samedi 18 mai 1918, par un temps splendide et très chaud, onze avions français et anglais vinrent nous rendre visite à 10 h 1/2 du matin. Ils commencèrent par lancer quelques bombes sur le village de Trith, tuant six civils. Ils planèrent ensuite sur Valenciennes, où stationnait en gare, un train de munitions qu’ils essayèrent de faire sauter. Malheureusement, les bombes tombèrent à peu de distance, faisant quelques victimes, ainsi qu’on le voit dans le rapport circonstancié de la police :
Quatre bombes viennent d’être jetées sur la Ville.

  • La première atteignit une petite remise, appartenant à M. Mineur, teinturier, rue Cahaut.
  • Une seconde tomba sur l’un des bâtiments de M. Lefebvre, blanchisseur dans la même rue. 
  • Une troisième dans un terrain vague, à 200 mètres environ du nouveau pont de l’avenue Villars. .
  • Enfin, la quatrième, à environ 300 mètres du champ d’aviation, en face de l’immeuble portant le numéro 69 de l’avenue de Cambrai.
    Les dégâts furent considérables. Quatre ménages qui habitaient les immeubles portant les numéros 27, 29, 33, 35 de cette avenue se trouvèrent sans abri. De nombreuses vitres furent brisées, tant dans la rue Cahaut, qu’au Clos des Villas.

Les victimes au nombre de sept furent :

  1. Vaillaux Adèle, 58 ans, rue Cahaut, 35, blessée grièvement, admise à l’Hôtel-Dieu.
  2. Belot Alphonsine, Epouse Terrez, 26 ans, rue Cahaut, 27, blessée aux cuisses, admise à l’Hôtel-Dieu.
  3. Vandeville Marcel, 23 ans, hôtelier en garage, près de ]a Citadelle, blessé grièvement, soigné chez lui.
  4. Malesse Clémence, 24 ans, batelière en stationnement à la Citadelle, soignée chez elle.
  5. Caillez Joseph, 30 ans, peintre, demeurant rue Gillis, blessé légèrement au cou.
  6. Gagneaux Malvina, 26 ans, ménagère demeurant rue Cahaut, blessée sur différentes parties du corps, admise à l’Hôtel-Dieu.
  7. Darras Georges, né le 12 septembre 1865, à Noreuil, évacué de ladite commune, domicilié à Valenciennes, 18, rue des Maillets, tué. Ce dernier était occupé à charger des décombres, avenue de Cambrai, et son cadavre fut transporté à la morgue (Hôtel-Dieu).

MM. les docteurs Trouillet et Hédot, qui s’étaient rendus sur les lieux, donnèrent leurs soins aux blessés.

source: http://civils19141918.canalblog.com/archives/2011/07/27/21689563.html

Grève des  midinettes (couturières) à Paris

[18] mai 1917 [à Paris], grève des midinettes [couturières] : [photographie de presse] / [Agence Rol]

http://www.culture-evreux.fr/EXPLOITATION/Default/doc/OAI_1/oai-bnf.fr-gallica-ark–12148-btv1b53003092v/18-mai-1917-a-paris-greve-des-midinettes-couturieres-photographie-de-presse-agence-rol

Blargies: les Indiens ont payé aussi un lourd tribut à la guerre

Derrière les soldats de la British army, les Indiens ont payé le plus lourd tribut avec 45 tombes à leurs noms ; dans le prolongement du cimetière français. « Ces hommes venaient ici pour gagner un peu d’argent ; les conditions climatiques étaient difficiles pour eux. On ne sait pas grand-chose sur eux finalement », raconte, passionné, Patrick Périmony, le maire

Ce qu’il sait, c’est que plusieurs sont probablement décédés lors d’un bombardement ennemi du 18 mai 1918. « Le village avait dû être évacué car on n’a pas eu de victimes. Tandis que chez les manutentionnaires, beaucoup sont enterrés le 19 mai 1918. L’explosion du stock de munitions a fait exploser les vitres à 3 km à la ronde », raconte l’élu.

Journal du samedi 18 mai 1918

Au cours de la nuit, bombardement violent dans la région d’Hailles.
Vers Mesni1-Saint-Georges, nous avons réussi un coup de main ennemi et fait des prisonniers.
Dans la région au sud de Canny-sur-Matz, nos détachements ont pénétré en deux points dans les lignes ennemies et ramené une quarantaine de prisonniers dont un officier.
Sur la rive sud de l’Oise, une tentative ennemie sur nos petits postes du secteur de Varennes a échoué sous nos feux.
Sur le front britannique, un raid ennemi a été repoussé dans les environs de Moyenne-ville, au sud d’Arras. Grande activité des deux artilleries pendant la nuit dans le secteur du bois de Pacaut au nord d’Hinges.
L’artillerie ennemie a été encore plus active entre Locon et Hinges et de la forêt de Nieppe à Meteren.
Des avions allemands ont bombardé les cantonnements belges. Un aviateur allemand a lancé quatre bombes sur l’hôpital d’Hoogstade.
Les actions d’artillerie, normales sur une grande partie du front, ont pris momentanément un caractère assez vif, notamment dans la région de Pilken. Lutte de bombes à Nieuport, vers Dixmude et à l’ouest de la forêt d’Houthulst.
Des troupes américaines sont arrivées dans le nord de la France, dans la zone occupée par les forces britanniques.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai18.html

1379/13 mai 1918: début d’une agitation révolutionnaire dans les usines d’armement

Début d’une agitation révolutionnaire dans les usines d’armement

Comme une traînée de poudre, le mouvement s’est amplifié tout au long du mois de mai 1918. Tout commence le 13, lorsque les salariés de chez Renault entament un mouvement de grève dans les usines d’armement. Len lendemain, ce sont 100.000 personnes qui se joignent aux manifestants. Plus tard, le 18, le mouvement gagne Saint-Etienne, dans le bassin de la Loire, devenu la principale région de fabrication du matériel de guerre. De là, il gagne Bourges et Lyon.

Finalement, le mouvement ne dura que quinze jours et s’acheva le 28 mai. En fait, ces grèves sont restées largement ignorées en raison de la censure qui frappait les informations de nature à inquiéter l’opinion. Elles ont été très différentes de celles de 1917 qui étaient avant tout le fait de femmes revendiquant des hausses de salaires. Là, les grèves ont été plus organisées. Elles ont essentiellement touché les métallos qui manifestaient « pour la paix » et utilisaient un langage révolutionnaire avec de fréquentes allusions à la révolution bolchevik. Redoutables parce qu’elles risquaient de mettre en danger les fournitures d’armes aux troupes, elles sont restées circonscrites à une seule catégorie d’ouvriers, les métallurgistes, ce qui explique leur arrêt rapide.

En savoir plus surhttp://blogs.lesechos.fr/echos-d-hier/13-mai-1918-debut-d-une-agitation-a10512.html?Drc8Ej8YjbCmmLvG.99

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Le sujet vu par l’Humanité

(…)Là aussi l’État prend en main le contrôle de la main-d’ouvre, visant à instituer des formes nouvelles de relations sociales, avec par exemple la création à la fin de 1917 des délégués d’atelier. Mais ces usines sont vite aussi le champ de création de formes nouvelles de radicalité, radicalité des luttes, radicalité aussi d’un pacifisme qui n’est jamais en France un défaitisme révolutionnaire. C’est le sens du mouvement de 1918, qui démarre le matin du 13 mai à l’initiative des délégués de Renault. La grève est fondamentalement un geste pacifiste qui se manifeste à travers l’opposition au renvoi au front des jeunes classes mobilisées en usine. Et les métallos parisiens passent désormais à l’avant-garde ; ce sont eux qui sont désormais les plus nombreux dans les grèves (et non plus ceux du bâtiment, comme avant 1914), ils introduisent leurs formes de lutte comme l’occupation de l’usine – fréquente déjà en 1918 – et construisent un syndicalisme dynamique et résolu.

source: https://www.humanite.fr/node/308435

Journal du lundi 13 mai 1918

Bombardement assez violent dans la région à l’ouest de Mailly-Raineval.
Une attaque allemande sur nos nouvelles positions, au nord-ouest d’Orvillers-Sorel a subi un complet échec. Nos feux ont infligé des pertes sérieuses à l’ennemi, qui a laissé des prisonniers entre nos mains.
La lutte d’artillerie a été vive sur la rive droite de la Meuse, dans le secteur bois des Caurières-Lès-Chambrettes.
Le communiqué britannique signale que, dans une attaque locale heureuse, les troupes françaises ont amélioré leurs positions au nord du village de Kemmel et fait plus de 100 prisonniers.
Aux environs du canal d’Ypres à Comines, un raid ennemi a été repoussé. Nous avons fait quelques prisonniers. Aux environs de Meteren, des combats de patrouilles ont permis à nos alliés de ramener plusieurs prisonniers et une mitrailleuse.
L’artillerie ennemie s’est montrée active dans les secteurs de l’Ancre, au sud d’Albert, et contre les positions anglaises avancées à l’est de Loos et au sud de Voormezeele.
Sur le front italien, vive activité de patrouilles; celles de nos alliés ont fait irruption dans un poste ennemi, au col del Orso, anéantissant les défenseurs à la baïonnette et à la grenade et capturant une mitrailleuse. Canonnade le long de la Brenta et de la Piave.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai18.html

1325/20 mars 1918: Tours: des femmes en grève

Tours: des femmes en grève

Le 20 mars à 20h, 2 000 femmes sont réunies salle du Manège, réclamant l’indemnité de vie chère qui leur avait été promise depuis le 1er janvier. Les ouvrières votent la grève pour le lendemain matin. Le secrétaire de la Bourse du travail obtient du maire de Tours que la salle du Manège puisse être utilisée pour y faire un « contrôle des grévistes » — ce qui consiste à dénombrer, parmi les personnes présentes, lesquelles sont effectivement en grève et lesquelles sont venues soutenir les grévistes ou simplement s’informer.

Ainsi, le 21 mars, on obtient les comptages suivants :

  • au Magasin Régional, situé place Velpeau, 230 ouvrières en grève sur 318 ;
  • au centre de tannage de la rue Mirabeau, 162 ouvrières en grève sur 164 ;
  • aux ateliers de la rue Victor Hugo, 275 grévistes, soit la presque totalité des ouvrières ;
  • aux établissement Defressines, quai de la Poissonnerie [13], 287 grévistes (144 ont rapidement repris le travail, apparemment après que deux agents de police en tenue se soient pointés, envoyés par le commissaire Poirier).

Comme en juin 1917, les ouvrières réclament le passage à la semaine anglaise. Le 21 mars à 13 heures, un piquet de grève quai de la Poisssonerie réunit 600 personnes. Le maintien de l’ordre est assuré par des agents de police, aidés par des soldats américains. Place Velpeau, environ 80 ouvrières sont réunies.

A 14 heures, une nouvelle réunion salle du Manège réunit 1 000 ouvrières. Vers 16h, une délégation se rend au Grand Commandement, où le général commandant le 9e Corps d’armée répond qu’il ne voit pas d’inconvénient à l’acceptation des revendications, mais qu’il doit en référer à Paris. Le soir, 2 000 personnes sont réunies à nouveau salle du Manège. La grève est reconduite pour le lendemain. Une augmentation de 1,50 franc par jour aurait été accordée, mais les grévistes réclament que la mesure s’applique rétroactivement à compter du 1er janvier 1918.

Bien évidemment, pas un mot dans la presse bourgeoise. Dans la chronique locale de cette journée, La Touraine Républicaine se contente de gloser sur le vol d’une bicyclette dans le centre de Tours.

source: https://larotative.info/1917-1918-les-ouvrieres-1886.html

Journal du mercredi 20 mars 1918

Dans la région de Reims, un de nos détachements a pénétré dans les lignes ennemies sur une profondeur d’un kilomètre, détruit de nombreux abris occupés et ramené neuf prisonniers.
Après une brusque préparation d’artillerie, l’ennemi a exécuté, au nord-est de Sillery, un coup de main, qui s’est brisé sous nos feux.
Sur la rive droite de la Meuse, violente lutte d’artillerie, en particulier, dans la région de la cote 344. Pas d’action d’infanterie.
Des coups de main exécutés par les troupes anglaises vers Villers-Guislain, la Vacquerie et bois Grenier, leur ont permis de faire un certain nombre de prisonniers.
Les Portugais ont ramené des prisonniers et deux mitrailleuses à la suite d’un raid sur les tranchées allemandes, à l’est de Neuve-Chapelle. Trois tentatives de coups de main, effectuées par l’ennemi à Fleurbaix et bois Grenier, ont échoué avec pertes pour les assaillants.
Grande activité de l’artillerie allemande sur les zones avant et arrière du secteur d’Ypres.
Sur le front italien, actions d’artillerie intermittentes le long du front montagneux et dans la plaine, depuis Zenson jusqu’à la mer.
Sept avions ennemis ont été abattus: deux par les Italiens, deux par les Français et trois par les Anglais. Un dirigeable italien a bombardé les voies ferrées ennemies dans le val Lagarina.

Le 63 ème RI au sud de Reims

source: http://www.faurillon.com/reims.html#top