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1153/29 septembre 1917: à propos de la mort de Guynemer

Les femmes de percepteurs sont fichées

Le Figaro 29 septembre 1917 souhaite que les agents du ministère des finances cessent d’espionner les femmes des percepteurs.

«Parmi les utiles réformes que, certainement, M. Klotz s’empressera de prendre, il en est une qui est urgente.

Le ministre des finances continue, en effet à son insu peut-être à demander à ses agents de le renseigner sur la façon dont les femmes des percepteurs “tiennent leur maison”, sur la nature de “leurs réceptions” et sur “leurs fréquentations”.

Nous sommes convaincus que M. Klotz nous donnera la satisfaction de publier la circulaire qui supprimera ces fiches.» écrit Le Figaro du 29 septembre 1917.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/09/29/26002-20140929ARTFIG00244-29-septembre-1917-les-femmes-de-percepteurs-sont-fichees.php

A propos de la mort de Guynemer

La Gazette des Ardennes relate : « Le 11 septembre 1917, à 10 heures du matin, un aviateur français s’abattit à environ 700 mètres au Nord-Ouest du cimetière situé au Sud de Poelkapelle. Le sous-officier allemand B… se rendit avec 2 hommes à l’endroit où s’était produite la chute. L’avion était un monoplace ; l’une de ses ailes était rompue. Le sous-officier B… détacha l’aviateur mort de son siège. Le cadavre avait reçu une balle dans la tête ; une jambe et une épaule était brisées mais sa figure était reconnaissable et ressemblait à la photographie qui se trouvait sur sa carte d’identité portant le nom Georges Guynemer. »
Un pilote allemand, capturé le soir du 29 septembre 1917 affirma que le corps et l’avion de Guynemer avaient été pulvérisés par des tirs de barrage de l’artillerie britannique avant que les Allemands n’aient pu retirer le corps pour l’enterrer.
Le lieutenant allemand Menckoff, aux 39 victoires, descendu dans nos lignes, donna le 25 juillet 1918 quelques précisions sur le dernier combat de Guynemer : « Votre As surprit Wissemann à cinquante mètres à peine par derrière. Celui-ci le vit, alors qu’il semblait être trop tard. Il se croyait perdu, lorsqu’il s’aperçut avec joie que les deux mitrailleuses de Guynemer étaient enrayées. Le Français chercha à manoeuvrer pour mettre sa vitesse à profit, mais il fut rejoint et abattu. Sans aucun doute, il était d’une classe bien supérieure. Wissemann dit l’avoir échappé belle ce jour-là…

source: http://www.a-a-a-g.fr/index.php?page=georges-guynemer

Journal du samedi 29 septembre 1917 à travers Le Miroir

Les Allemands ont tenté une série de coups de main sur le front de l’Aisne, dans la région du Panthéon, au sud de la Royère, dans la région au sud d’Ailles et sur nos tranchées, au nord-est de Courcy. Tous ont été repoussés par nos feux.
En Argonne, au Four-de-Paris, puis au nord-ouest de Tahure et à l’ouest de la ferme Navarin, l’ennemi a lancé sur nos positions trois attaques successives, mais nos tirs d’artillerie et d’infanterie l’ont empêché d’aborder nos lignes et lui ont fait subir de lourdes pertes.
Vives actions d’artillerie sur la rive droite de la Meuse, en particulier dans la région de la cote 344.
Malgré les conditions atmosphériques défavorables, nos escadrilles de bombardement ont, au cours de la nuit, copieusement arrosé de projectiles les terrains d’aviation de Marville et de Mars-la-Tour, les gares de Brieulles, Fléville et Romagne-sous-les-Côtes, les cantonnements de Peuvillers et de Sivay-sur-Meuse.
Les Anglais ont brisé une contre-attaque ennemie sur leurs positions de Zonnebeke. Ils ont enlevé, au sud de Tower-Hamlet et du bois du Polygone, des points d’appui isolés où des groupes ennemis tenaient encore à proximité de leurs nouvelles positions. Ils ont effectué avec succès un coup de main au sud-ouest de Cherisy.
Canonnade au sud de Lens.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre17.html

Sortie de la vie parisienne

1173/19 octobre 1917: Pierre Loti et la grande guerre

Début de la guerre électronique

Après avoir constaté que les raids de zeppelins allemands utilisent pour se diriger le signal TSF émis par l’émetteur de la Tour Eiffel, les Français lancent des contre-mesures. Le signal que reçoivent dorénavant les dirigeables, leur indique Dijon au lieu de Paris. Le raid du 19 octobre (qui avait Londres pour cible) se solde par la perte des 2/3 des aéronefs allemands. Seuls 3 appareils réussissent à rallier l’Allemagne. La guerre électronique est née.

source: http://www.oragesdacier.info/2012/10/19-octobre-1917-debut-de-la-guerre.html

lire aussi: http://lzdream.net/dirigeables/template_airship.php?page=5zeppelins_index&menu=5zeppelins_menu

Les hackeurs de la tour Eiffel

Odieux Connard nous invite à nous cultiver un peu avec humour à travers une histoire méconnue de la Première guerre mondiale : les « hackeurs » de la tour Eiffel dont le but était de désorienter les Zeppelins de l’armée allemande, ce que l’on appellera plus tard la « guerre électronique ». Le 19 octobre 1917, un dirigeable allemand volait en direction de Paris pour bombarder la capitale. Grâce à son puissant émetteur, la station radio de la tour Eiffel a empêché le zeppelin de communiquer avec sa base en lui envoyant de fausses positions. Totalement désorienté, le dirigeable s’est finalement échoué en Haute-Marne sur les rives de l’Apance. Un autre jour, au retour d’une mission sur l’Angleterre, une escadre de zeppelins survolait la France en utilisant, cette fois-ci, l’émetteur de la tour Eiffel pour déterminer elle-même sa position. Le général français Gustave Ferrié, pionnier dans le domaine de la radiodiffusion, a alors donné l’ordre d’arrêter l’émetteur parisien et de la remplacer sur la même fréquence par un émetteur de la station T.S.F. de Lyon La Doua. Les dirigeables allemands ont ainsi effectué un important détour et l’un d’eux a été obligé de faire un atterrissage forcé dans la vallée de Sisteron.

source: https://www.koreus.com/video/hackeurs-tour-eiffel.html

Guynemer au Panthéon

Le 19 octobre 1917, la Chambre des Députés propose que le nom de Guynemer soit inscrit au Panthéon. Le 30 avril 1922, Raymond Poincaré, président du Conseil y inaugure une plaque qui porte l’inscription :
« À la mémoire de Georges Guynemer, symbole des aspirations et des enthousiasmes de l’armée de la Nation ».
Georges Guynemer est devenu un héros de l’armée de l’Air. Dans la plupart des bases aériennes, un bâtiment ou la cour d’honneur porten son nom. Aujourd’hui encore, chaque année, sa dernière citation est lue solennellement dans toutes les bases.

source: http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/sites/default/files/editeur/BrochureGuynemerSGADMPA2007.pdf

Pierre Loti et la grande guerre

L’horreur allemande, VIII Les premières pluies du quatrième hiver (19 octobre 1917)

La désolation et l’horreur ! Elles oppressaient moins naguère encore, aux derniers beaux jours d’été, quand des fleurs égayaient nos ruines, quand des jasmins des vignes vierges tapissaient délicieusement les murs des maisons éventrées, les porches croulants des églises ; et puis nos soldats, en mouvement là partout, semblaient plus alertes et joyeux au clair soleil de septembre. Mais, aujourd’hui, l’emprise d’un quatrième automne a commencé, avec une brusquerie que l’on n’attendait pas, tout a changé sous la pluie glaciale et le ciel noir ; je ne les reconnais pour ainsi dire pas, ces mêmes cinquante kilomètres de ma zone actuelle, que j’ai déjà parcourus cent fois, — et qui ne sont du reste qu’une partie quelconque de nos immenses dévastations ; je croirais que ce soir mes yeux s’ouvrent sur un tout nouveau décor, dont l’aspect n’est plus tolérable, —  et l’indignation, la haine me remontent au cœur comme un flot… Fermes, vergers, hameaux, villages ou petites villes, c’est bien de fond en comble que tout a été saccagé, saccagé de manière que rien ne puisse servir à rien, et que rebâtir ne soit même plus possible, car tous les murs sont déjetés depuis la base et pas une pierre n’a été laissée en place ; quel acharnement il faut qu’ils y aient mis, et quelle patience infernale ! Le long de ce qui jadis fut des rues, les quelques lambeaux des façades, qui tiennent encore, vous regardent par des trous qui furent des fenêtres, mais n’ont plus ni contrevents, ni croisées et ressemblent à des orbites de morts n’ayant plus leurs yeux.

source:http://www.alienor.org/publications/loti-grande-guerre/ecriture.php

Journal du vendredi 19 octobre 1917 à travers Le Miroir

Sur le front au nord de l’Aisne, nos troupes ont repoussé une attaque dirigée contre nos positions du plateau de Vauclerc.
Actions d’artillerie vers Maisons-de-Champagne, au nord de Souain, dans la région des Monts et sur la rive droite de la Meuse, dans la région bois le Chaume-Bezonvaux.
Nancy est à nouveau bombardé par l’aviation allemande. Il y a des victimes.
Sur le front anglais, grande activité de l’artillerie allemande au nord-est d’Ypres et sur la côte. Activité de l’artillerie britannique sur le front de bataille.
Nos alliés ont exécuté avec succès une opération de bombardement sur territoire ennemi, et attaqué une usine à l’ouest de Sarrebruck, à 65 kilomètres de la frontière. De nombreuses bombes ont été jetées avec d’excellents résultats.
Canonnade en Macédoine sur le front du Vardar.
Les Russes ont livrés bataille à la flotte allemande dans le golfe de Riga. Après avoir chassé l’avant-garde ennemie, ils durent reculer devant la supériorité de portée de l’artillerie.
Le vaisseau de ligne Slava coula, mais presque tout son équipage fut sauvé. Les batteries de côtes russes placées à l’entrée du Mohn-Sund furent détruites. Au Mohn-Sund les tentatives allemandes échouèrent.
L’ennemi subit un autre échec, en renouvelant une opération de débarquement dans l’île de Dago.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre17.html

(vidéo) l’aviateur Guynemer disparaît

A voir sur le site de France 3 Hauts de France

Une colonne avec au sommet, une cigogne. Ce mémorial se trouve à Poelkapelle dans les Flandres belges. « Les Cigognes » ; c’est le nom de l’escadrille de chasse de l’aviateur français Georges Guynemer. Un as, 53 victoires homologuées, lui-même abattu à 7 reprises et à chaque fois reparti.
Mais la mort si souvent frôlée finira par l’emporter. Le 11 septembre 1917, Guynemer disparaît ; il a 22 ans.

Guynemer c’est la grande figure héroïque de l’armée française : jeune, beau, aristocrate, intrépide. Il se promène en permission au bras d’une actrice célèbre, on le reconnaît dans la rue.
En ces temps de guerre, cet aviateur qui a la grâce d’un oiseau fait rêver. Chétif, Guynemer a été plusieurs fois recalé avant de pouvoir entrer dans l’aviation. Ses débuts ont été difficiles. Son premier instructeur l’avait surnommé le « bousilleur de zing », Guynemer réussit l’exploit d’en casser 2 le même jour !

Ce 11 Septembre 1917, Guynemer décolle de Saint Pol sur Mer près de Dunkerque. Une heure plus tard, il survole les lignes anglaises près d’Ypres.
Quatre Fokker surgissent. Guynemer est abattu et tombe ici même 700 mètres derrière les positions
Ennemies. Les Allemands auraient voulu rendre hommage à un si glorieux adversaire. Ils n’en auront pas le temps. Les Anglais déclenchent un intense bombardement. La dépouille et l’avion de Guynemer sont engloutis par le feu des canons.Cette cigogne est orientée dans la direction du dernier vol de Georges Guynemer.
Après sa mort, l’aviateur français qui a disparu sans laisser la moindre trace devient une légende que l’on raconte aux écoliers français de l’époque.
Celle d’un homme qui volait si haut qu’il n’est jamais retombé.

956/16 mars 1917: Guynemer et Deullin abattent trois avions allemands

Exposition d’avion allemand abattu à Nancy

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Nancy – Exposition d’Aéroplane Allemand
Avion allemand descendu à Hoéville le 16 mars 1917
(Collection Pierre Boyer)

http://www.pboyer.fr/nancy-hier/image/1831-avion-descendu-le-16-mars-1917

(Aviation) Guynemer et Deullin abattent trois avions allemands

Extrait du livre  » Vie héroïque de Guynemer » par Henri Bordeaux.

« ….Rien que le 16 mars, il a abattu à lui seul 3 boches, et le 17 un quatrième……….Guynemer, le soir même, écrit à sa famille…………
9 heures- Décollé sur des emplacements d’obus. Abattu en feu un Albatros biplace à 9 heures 08.
9 heures 20- Attaqué avec Deulin un groupe de trois Albatros monoplaces célèbres sur le front de Lorraine. A 9 heures 26, j’en descends un presque intact : pilote blessé, lieutenant Von Hausen, neveu du général. Et Deulin en descend un autre en feu en même temps. Vers 9 heures, Dorme et Auger attaquent et grillent un biplace. Ces quatres boches sont dans un quadrilatère dont les cotès ont 5 kilomètres, 4 Kilomètres, 3 kilomètres, 3 kilomètres. Ceux qui étaient au milieu n’ont pas du s’embêter, mais ils étaient affolés.
14 heures 30- Abattu un biplace Albatros en feu.
Trois boches dans nos lignes dans ma journée…. »

http://pages14-18.mesdiscussions.net/pages1418/aviation-1914-1918/guynemer-mars-1917-sujet_1036_1.htm

Lire aussi pour le même jour:

« Un cours particulier de Guynemer »

Le 16 mars 1917, Maurice Boyau et Gilbert Sardier, encore jeune pilote à la N77 (aussi appelé l’escadrille des sportifs) , s’attaque à un biplace de reconnaissance. Sardier raconte :

« Nous avions aperçu un appareil allemand de reconnaissance, du type Albatros, qui croisait au-dessus de Pagny-sur-Moselle, bien entendu, nous l’attaquons tour à tour, mais il se défendait vaillamment et se mettait en spirale serrée. Malgré tous nos efforts, nous n’arrivions pas à l’abattre, lorsque tout d’un coup, un Spad vint se placer entre nos Nieuport et l’Albatros et, à bout portant, tira une dizaine de balles sur l’avion ennemi qui prit feu et se cassa en deux. Notre émotion fut grande quant, le Spad étant venu au ralenti tourner autour de nous, nous lûmes sur le fuselage «Vieux Charles ».  C’est ainsi que nous fîmes connaissance de  Georges Guynemer ! A peine rentrés au terrain et tandis que nous expliquions le coup, on nous dit que le capitaine Guynemer appelait au téléphone, de sa base près de Nancy, les deux pilotes ayant participé au combat. Nous nous précipitâmes au téléphone et voici la conversation qui s’engagea, alors que Boyau et moi étions mis inconsciemment au garde-à-vous :
-ici Guynemer.

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spad VII de 1917

http://lzdream.net/aviation/dogfight/guynemer_prof.php

lire aussi http://www.pyperpote.tonsite.biz/listinmae/index.php/les-appareils-en-reserve/21-spad-vii-vieux-charles-s254-n-2

Destruction de l’église de Beaulieu les Fontaines (Pas-de-Calais)

Le 16 mars 1917, les allemands firent sauter le clocher pour retarder l’avance des troupes françaises.
Les réparations s’avérant impossibles, l’église fut reconstruite en 1928 sur un tout autre modèle. Achevée en 1929, elle fut bénie le 28 octobre 1929.

Source: http://www.egliseguiscard.fr/paroisse.php

Destruction de l’église de Roupy (Aisne)

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Après le repli des armées allemandes, le 16 mars 1917, celle-ci est bientôt ravagée par les combats. « Un nouvel exemple du vandalisme allemand », titre le journal  L’Illustration, en décrivant les destructions que connaît le village picard.

https://crdp.ac-amiens.fr/idp/roupy-02-eglise/

Journal du vendredi 16 mars 1917 à travers Le Miroir

Entre Avre et Oise, après une violente préparation d’artillerie, nos reconnaissances ont effectué des incursions sur plusieurs point du front ennemi, bouleversé par nos tirs.
Vers Beuvraignes et au sud de Crapeaumesnil, nous avons poussé jusqu’à la troisième tranchée allemande. A l’est, à Cany-sur-Matz, nos détachements ont pénétré dans un bois et l’ont occupé sur une profondeur de 800 mètres environ. Au cours de ces actions, nous avons fait des prisonniers.
Dans la région de Maisons-de-Champagne, lutte à coups de grenades. Nous avons réalisé des progrès et enlevé plusieurs boyaux ennemis.
Sur la rive droite de la Meuse, tirs efficaces de notre artillerie sur les organisations allemandes au nord de Bezonvaux.
Sur le front anglais, le mouvement de repli de l’ennemi s’est développé vers le Sud. Nos alliés ont pris possession de ses tranchées sur un front de 4 kilomètres, du sud du bois Saint-Pierre-Vaast au nord du village de Saillisel. Une forte contre-attaque allemande a été rejetée à l’est d’Achiet-le-Petit.
Les Allemands ont réussi à pénétrer dans une tranchée anglaise au sud-est d’Arras. Un autre raid a été repoussé près de Neuville-Saint-Vaast.
Avance italienne aux abords de la cote 1050, en Macédoine.
Echec autrichien entre les lacs Prespa et Malik.
Les Russes occupent Kermanschah, en Perse.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mars17.html