Archives du mot-clé haute-marne

1545/25 octobre 1918

Le 507e régiment de chars de combat à Villiers-le-Sec (Haute-Marne)

Le Général BERDOULAT, Commandant le 20e Corps d’Armée, devant recommencer le 25 au petit jour une opération sur Villiers-le-Sec, obtint l’appui d’une compagnie de chars blindés pour cette nouvelle attaque.
Un bataillon du 79e Régiment d’Infanterie, appuyé par la section du Lieutenant BAGNERIS, attaqua le village par l’ouest. La section du Lieutenant RODET agit avec le 418e R. I. en débordant Villiers-le-Sec par le sud et, à gauche, la section SAMBART passant dans la zone du 160e R. I. devait flanc-garder l’attaque, puis se rabattre sur le parc et le château situés sur la route de Villiers à Pleine-Selve.
La section SAMBART sauta en partie sur un champ de mines et ne put accomplir sa mission. Mais les deux autres sections réussirent et le soir Villiers-le-Sec était aux mains du 79e R. I. qui y trouva beaucoup de matériel et 700 prisonniers.
Au cours de cette action, la section RODET fut prise à partie par deux pièces anti-chars. L’une fut détruite par un coup de 37 tiré par le Maréchal-des- Logis FUMERON ; le Lieutenant RODET cassa le percuteur de son canon en tirant sur l’autre, mais son mécanicien, le Brigadier MARTIN, fonça en quatrième vitesse sur la pièce anti-chars dont les servants furent si impressionnés qu’ils vinrent au-devant du char les mains levées.
L’accident survenu à la section SAMBART doubla le travail de la section BAGNERIS qui dut attaquer le parc et le château après avoir nettoyé le  village. Cette section, admirablement dressée et commandée, sut conserver toute sa cohésion et rester dans la main de son chef pendant toute la journée. Le Lieutenant BAGNERIS dut en partie cette rare cohésion à l’extraordinaire bravoure du Chasseur blindé JEANDET, une mauvaise tête mais ayant du cœur. Ce chasseur assura volontairement la liaison entre les chars de sa section pendant le combat, sautant d’un appareil à l’autre, leur indiquant le chemin, désignant les objectifs, montrant les mitrailleuses et recueillant les prisonniers.

source: http://tableaudhonneur.free.fr/507eRCB.pdf

Charles Meyrand, du 261e R.I fusillé au Grand Camp

Charles Meyrand, du 261e R.I., est fusillé au Grand Camp. Condamné à mort le 10 juillet pour tentative d’espionnage et organisation de désertion.

source: http://www.archives-lyon.fr/archives/sections/fr/centenaire1gm/a_lyon_en_1418

Des Tchéquoslovaques délivrent le Vouzinois (ardenne)

La ville de Vouziers a le noble privilège d’être un des hauts lieux de l’amitié franco tchécoslovaque et l’école Masaryk a été édifiée pour perpétuer cette amitié.

Ce qui a fait se rencontrer les peuples français et tchécoslovaques, c’est le combat pour un idéal de paix fondé sur la liberté, la justice, la démocratie, la fraternité humaine et le refus de tout asservissement. Cet idéal a fait se lever les Tchèques et les Slovaques dans le Monde entier pour refuser le joug allemand et autrichien et pour accéder à leur indépendance. Ces volontaires appartenant aux 21e et 22e régiments, puis à la Brigade Tchécoslovaque, participèrent aux combats terribles entre les 19 et 25 octobre 1918 qui permirent la libération des communes de TERRON, VRIZY, VANDY et CHESTRES au prix de pertes énormes. 212 d’entre eux reposent au cimetière de CHESTRES.

source: http://sepia.ac-reims.fr/lyc-masaryk/-joomla-/images/stories/documents/masarykhistorique.pdf

Journal du vendredi 25 octobre 1918

Sur le front belge, l’armée française a accentué son avance à l’est de la Lys. Elle a atteint la route de Deynze à Courtrai, entre Peteghen et Oufene et progressé au nord de Vitche.
Les Anglais ont livré de vifs combats sur le front de bataille de Valenciennes. Ils ont chassé l’ennemi du bois de Vendegies et se sont emparés des villages de Neuville, Salesches et Beaudignies, et des passages de l’Ecaillon. Une contre-attaque allemande vigoureuse à Vendegies a été repoussée.
Au nord de Valenciennes, nos alliés ont chassé l’ennemi de la forêt de Raismes, et capturé les villages de Thiers, Haute-Rive et Thun.
Combats acharnés à l’ouest de Tournai.
Nos troupes, sur le front de l’0ise, ont franchi le canal à l’est de Grand-Verly. Malgré des contre-attaques, elles se sont maintenues sur la rive est.
Entre Oise et Serre, lutte également vive dans la région de la voie ferrée, au nord de Mesbecourt. Nous avons fait des prisonniers. Au nord de Nizy-le-Comte, nous avons sensiblement élargi nos gains. A l’est de Vouziers, activité des deux artilleries.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre18.html

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1220/5 décembre 1917: Langres (52) création d’une école de tir américaine

Expulsion d’Oekene et Rumbeke (Belgique)

Le 5 décembre 1917, une partie des habitants d’Oekene et de Rumbeke ont été expulsés, après quoi ils sont partis direction Anvers. Après l’offensive allemande de fin avril 1918, la plupart sont revenus. Le front s’était alors retiré en grande partie de sorte qu’on était de nouveau en sécurité dans ces communes.

http://veertienachttien.be/fr/chronologie/5-decembre-1917-expulsion-doekene-et-rumbeke

Langres (52) création d’une école de tir américaine

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Une école d’armes automatiques : le 5 décembre 1917, le colonel John H. Parker de l’infanterie américaine reçoit de l’armée française le fort de Peigney pour y établir l’école des armes automatiques. Elle se compose de la section de mitrailleuse et de la section de fusil automatique. Le 11 avril 1918, les deux sections rejoignent l’école des spécialistes de l’infanterie. Le 1er août 1918, la section de fusil automatique reste attachée à l’école d’infanterie tandis que la section de mitrailleuse devient autonome et prend le nom d’école de mitrailleuse. L’objectif est d’entraîner les officiers et sous-officiers à l’utilisation des mitrailleuses. Les cours se déroulent sur 4 semaines.

http://www.langres.fr/les-ecoles-de-guerre-americaines-198

Gaz: utilisation du projector en Meurthe-et-Moselle

soldatsmasquesUne initiative importante est à mettre au crédit des armées britannique, qui  utilisent au début du mois d’avril 1917, un moyen d’émission redoutablement efficace. Il s’agit d’un simple mortier, particulièrement rudimentaire, qui lance des bombes chargées en toxique à plusieurs kilomètres de distance. Cet appareil, nommé lanceur Livens  du nom de son inventeur, ou encore projector, est constitué d’un simple tube d’acier, fermé et arrondi à son extrémité inférieure. Pour la mise en place, on enterre le tube, lequel repose sur une plaque d’appui et on incline l’ensemble vers 45°. La mise à feu est électrique et permet d’actionner plusieurs lanceurs simultanément. Ainsi, en un point précis des lignes ennemies, un nuage toxique très concentré (jusque 13 kg de toxique par mètre carré) peut surprendre à tout moment les hommes. La concentration de toxique obtenue rend alors l’utilisation des masques respiratoires presque inutile. Les Français l’utilisent à leur tour ce procédé à partir d’octobre 1917. Les Allemands s’empressèrent de copier ce procédé si efficace et si peu coûteux ; leur version, le gaswerfer 17, apparaît sur le front italien le 24 octobre 1917. Leur première opération sur le front occidental date de la nuit du 5 décembre 1917 à Réchicourt, au nord de l’étang de Paroy (Meurthe-et-Moselle). L’utilisation du projector devait rapidement s’amplifier jusqu’à la fin du conflit. Chez les Allemands, l’efficacité et la relative simplicité de ce mode de dispersion mit fin au procédé d’émission par vague.

source: http://www.guerredesgaz.fr/Chronologie/Chronologie.htm

Journal du mercredi 5 décembre 1917

Grande activité des deux artilleries en Champagne, notamment dans la région de Tahure-Maisons-de-Champagne.
Sur la rive gauche de la Meuse, les Allemands ont essayé d’aborder nos lignes à l’ouest d’Avocourt et dans le secteur de Forges. Ils ont été arrêtés net par nos feux.
Sur le front britannique de Cambrai, activité de l’artillerie ennemie vers Bourlon et Moeuvres. Aucune action d’infanterie.
Sur le front italien, actions d’artillerie dans le val Giudicarie, sur le plateau d’Asiago et sur la basse Piave. Les troupes franco-anglaises, qui sont venues apporter leur concours à nos alliés, sont désormais en ligne.
On signale de simples escarmouches autour de Jérusalem.
Les délégués des extrémistes russes chargés de conclure l’armistice, ont été reçus au grand quartier général allemand par le maréchal prince Léopold de Bavière. Les pourparlers ont commencé. Les Austro-Hongrois, les Turcs et les Bulgares y prennent part.
Le gouvernement français a indiqué dans une note officie1le les grandes lignes des résultats acquis par la conférence des Alliés et qui concernent l’action navale, l’armement et le ravitaillement des différents peuples de l’Entente.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/decembre17.html

Le monument aux morts de Langres … le nu à peine voilé qui a choquéi

Sur France 3 Grand est

Sur la place de Langres en Haute-Marne qui deviendra le square de la paix, se dresse le monument aux morts de la commune. Cette œuvre, réalisée par deux artistes parisiens, a provoqué à l’époque une intense polémique. Après la guerre, la France entend bien honorer les 1 million 400 000 soldats morts au combat. En tout, 36 000 stèles vont voir le jour, quasiment une par commune. Langres n’échappe pas à la règle.

En 1922, un cénotaphe, un mausolée sans corps est construit, entièrement en calcaire. Le style est art déco, les formes épurées. Et comme tous les autres monuments aux morts, les noms des 228 Langrois morts pendant la grande guerre sont gravés dans la pierre : le plus jeune n’a pas 20 ans, le plus âgé 51. Ce monument pourrait ressembler à des milliers d’autres si une statue n’y avait pas été apposée.

Sur la face ouest du monument, une statue allégorique, singulière. Une jeune femme aux yeux fermés et à la longue chevelure représentant la « Marne glorieuse », la première victoire décisive de l’armée française en septembre 1914. Des lauriers poussent au pied de la statue et portent des casques inclinés d’où jaillit la source du fleuve. Mais la particularité de la sculpture se trouve plus haut. Le corps de cette Marne victorieuse est à moitié dénudé laissant largement entrevoir ses seins et son entrejambe, très loin de réalisations de l’époque. Une œuvre pour le moins subversive et anticonformiste pour l’époque.

La suite sur http://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/haute-marne/langres/histoires-14-18-monument-aux-morts-langres-nu-peine-voile-qui-choque-1319979.html

(vidéo) L ‘hôpital britannique à Arc-en-Barrois (Haute-Marne)

A Arc en Barrois en Haute-Marne, pour accueillir les soldats blessés du front de l’Argonne, le duc de Penthièvre met son château à disposition de la Croix Rouge. Cette grande propriété est transformée en hôpital militaire avec médecins et infirmières exclusivement britanniques ou américains.

Dès leur arrivée dans le château transformé en hôpital, les Britanniques transforment les nombreux salons du château en salle d’opération, en dortoirs pour les blessés. Les soldats, tous français, arrivent du front en train, meurtris par les attaques au gaz, les éclats d’obus et les maladies.

En tout, 180 lits sont installés, dont 44 directement financés par des villes anglaises ou des mécènes américains. Lle reste est à la charge du ministère de la guerre français.
La suite sur le site de France 3 Champagne Ardenne

Saint-Dizier célèbre la bataille de Verdun

A partir du 30 avril et jusqu’au 2 décembre , la Ville de Saint-Dizier en partenariat avec plusieurs associations patriotiques, organise des animations pour célébrer la bataille de Verdun. A cette occasion, le public pourra découvrir l’importance de Saint-Dizier, dans cette bataille, au travers de rassemblements, exposition, conférences et reconstitution.

-Pour permettre à la population de redécouvrir l’histoire et de comprendre le conflit de 1914-18, la Ville de Saint-Dizier, les associations d’anciens combattants, le Souvenir Français, l’Aéro-club du Robinson et l’association Saint-Dizier Aéro Rétro s’engagent dans un programme commémoratif.

– La Bataille de Verdun fut l’une des plus longues et dévastatrices de la 1ère Guerre Mondiale, surnommée « Mère des Batailles » du fait de sa sacralité. Symbole du courage et de l’abnégation des soldats français, elle fit 700 000 pertes françaises et allemandes. Saint-Dizier, situé en « zone des armées » avec sa gare régulatrice et le terrain du Robinson occupa un rôle important dans ce long combat qui débuta le 21 février pour se terminer le 19 décembre 1916.

Le public pourra assister à une concentration d’avions de collection le 30 avril, découvrir la reconstitution d’un bivouac de la Voie Sacrée, le 20 mai, assister à un cycle de conférences en octobre, novembre et décembre ; et redécouvrir ce conflit par l’intermédiaire d’une exposition dédiée à l’aviation.

– Ces animations sont destinées à informer et mobiliser les habitants autour du centenaire 1914-18 pour qu’ils puissent prendre le relais et transmettre à leur tour l’histoire et les mémoires de la Grande Guerre aux générations futures.
A noter que pendant les semaines à venir, un cube est installé Place Aristide Briand. Il reprend le programme de ces commémorations et retrace quelques faits historiques concernant la bataille de Verdun.

Le programme sur le site de newspress

http://www.newspress.fr/Communique_FR_295979_1541.aspx

 

Marie Félix Chantôme, un couple dans la tourmente

A voir sur FranceTV info par Lionel Gonzalez

Avec la mobilisation générale en France, des millions d’hommes ont quitté leurs foyers, laissant derrière eux leur famille, épouse et enfants. Ce soir, France 3 vous raconte l’histoire d’un couple haut-marnais séparé par la guerre, Félix et Marie Chantôme.

Félix et Marie Chantôme forment un couple comme des centaines de milliers d’autres pris dans la tourmente de l’Histoire. Une histoire d’amour, certes contrariée, mais qui continuera à vivre, malgré les évènements.

A la veille du conflit, Marie Petit est une couturière haut-marnaise de 27 ans. Le 20 avril 1914, trois mois avant le début de la guerre, elle épouse Félix Chantôme, un artisan-limeur de 4 ans son ainé. Les jeunes mariés s’installent dans un petit village. Vitry-les-Nogents, à quelques kilomètres de Langres. Tout va pour le mieux, jusqu’à l’ordre de mobilisation générale. Félix quitte alors son jeune foyer pour rejoindre le 8ème régiment d’artillerie à Epinal dans les Vosges.

La suite sur France 3 Champagne Ardenne

http://france3-regions.francetvinfo.fr/champagne-ardenne/14-18-marie-felix-chantome-un-couple-dans-la-tourmente-804399.html