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1574/23 novembre 1918: on est prié de laisser les couteaux au vestiaire!

On est prié de laisser les couteaux au vestiaire!

Un ordre bien significatif du G.Q.G adressé aux Corps de troupes en date du 23 novembre 1918:

A cette date, le commandant en chef des Armées françaises, Philippe Pétain, tout juste élevé à la dignité de Maréchal de France, ordonne « …l’enlèvement des pistolets automatiques aux grenadiers, aux nettoyeurs de tranchée, aux personnels des sections d’écoute et le reversement de ces armes aux Parc d’Artillerie… ».

Fini de jouer aux coups de main nocturnes, on est prié de revenir aux usages du « rang », fini aussi de rouler des mécaniques en affichant ses Croix de Guerre, son pistolet et son couteau de tranchée…les officiers trésoriers ou d’intendance vont pouvoir de nouveau exiger le salut aux « têtes brûlées ».
Quelques mois plus tard, en Allemagne occupée, les personnels de l’Artillerie d’Assaut seront à leur tour priés de ne plus porter le couteau de tranchée, jusque là encore réglementaire, pour éviter les « rixes » sanglantes avec les buveurs de bière locaux…
Michel « Tanker » va retrouver, j’en suis sûr, la date exacte de ce dernier ordre que je cite de mémoire s’agissant du personnel des chars d’assaut.

source: https://forum.pages14-18.com/viewtopic.php?t=11009

Parution du Cri de Toulouse

source: https://rosalis.bibliotheque.toulouse.fr/cgi-bin/presseregionale?a=d&d=PCRITOU19181123-B315556101-CRITOU-1918-11-23-43&e=fr-20–1–txt——-TE–0—-

Parution du Rire rouge

source: https://www.retronews.fr/journal/le-rire/23-novembre-1918/219/1695371/1

Journal du samedi 2 novembre 1918

Nos éléments de cavalerie, en Belgique, ont atteint Bastogne. Plus au sud, nos troupes ont fait leur entrée à Habay-la-Neuve. Dans cette localité, nous avons pris possession d’un parc d’aviation ennemi. Un millier de soldats allemands, qui se trouvaient encore dans le village de Groobom, ont été faits prisonniers avec leur colonel.
En Lorraine, nous avons atteint la ligne Zitterheim, Neuville, Gottesheim, Hochfelden, Stutzheim; Phalsbourg, Petite-Pierre et Marmoutiers ont été également occupées. Ces villes étaient pavoisées, et nos soldats ont reçu un accueil enthousiaste. La marche a continué en Alsace au milieu des mêmes manifestations de sympathie que les jours précédents. Nos troupes ont fait leur entrée solennelle à Neuf-Brisach et à Huningue. A Markolsheim a eu lieu la remise d’un abondant matériel ennemi.
Les troupes britanniques ont continué leur marche vers la frontière allemande. Ce mouvement s’est accompli selon le programme et sans incidents. A la droite, les avant-gardes progressent vers la Meuse, au sud de Namur. A gauche, elle ont atteint la ligne Gembloux-Warne.
Les Belges ont atteint Turnhout et Herenthal.
Les Américains ont atteint la ligne Vichtern, Schuttrange, Rentgen, Kattenhofen. Ils ont traversé la ville de Luxembourg. La population les a accueillis en libérateurs, les couvrant de fleurs et les escortant parmi les rues pavoisées.
La reddition de la grande flotte allemande est un fait accompli.
Les troupes de l’Entente marchent sur Kiew. Skoropatsli s’est rendu.
Le général Denikine a été nommé dictateur avec l’assentiment de l’Entente.
D’après les neutres, l’Allemagne n’est pas affamée. Le débat se poursuit à Berlin au sujet de la Constituante. Le gouvernement prétend que le groupe Spartacus prépare un coup d’Etat. La Bavière prend position contre les commissaires du peuple.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre18.html

1405/8 juin 1918: la croix Victoria pour Joseph Keable, un héros  canadienjcanadienj

Les Américains au bois Belleau

Le 8 juin 1918, les Marines du 6ème Régiment reçurent pour mission de s’emparer de la partie sud du bois de Belleau .Mésestimant le volume des forces allemandes dans cette partie du bois, ils déclenchèrent un assaut sans appui pour saisir leur objectif. Ce premier assaut fut repoussé par des Allemands solidement retranchés. Les vingt-quatre heures suivantes permirent d’élaborer un plan d’emploi des armes combinées pour enlever l’objectif. A 4h30 le 10 juin, des éléments du 6ème Régiment de Marines, appuyés directement par leur bataillon de mitrailleuses, lancèrent l’assaut. Après deux heures d’un combat intense et acharné, l’objectif était enlevé.

Le 11 juin 1918, des éléments du 5ème Régiment de Marines lancèrent avant l’aube un assaut dans la partie ouest du bois de Belleau pour établir le contact avec le 6ème Régiment. Ce plan de devait pas survivre à la brume, à la tourmente, à la confusion et au chaos des armes. Les Marines perdant tout repère furent exposés à un feu nourri des mitrailleuses et fusils allemands. En dépit de pertes énormes, d’un feu d’artillerie intense avec usage des gaz, ils parvinrent à se réorganiser et à reprendre la poussée. La bataille se désagrégea en un combat de sections, de groupes et finalement d’homme à homme, qui vit les Marines enlever l’un après l’autre les nids de mitrailleuses, à la baïonnette et au corps à corps. Après des heures d’un combat acharné, le 5ème Régiment de Marines perçait à la lisière nord du bois.

La suite sur http://www.picardie1418.com/fr/decouvrir/bois-de-belleau.php

La croix Victoria pour Joseph Keable, un héros  canadien

Joseph-Thomas Keable, né le 5 mai 1892 à Saint Moïse  au Québec,, est un soldat canadien natif du Bas St Laurent, mort  +  9 juin 1918 au champ d’honneur lors de la guerre 14/18 à Neuville-Vitasse en France , il fut le premier Québécois à être décoré de la croix victoria. Bien que son nom soit souvent orthographié Kaeble , surtout en Anglais,  la Commission de toponymie du Québec affirme que son nom doit être orthographié Keable,son nom de baptème (…)

(… Le 8 juin 1918 à Neuville Vitasse, le caporal J.Keable subit vers 21h un violent barrage d’artillerie suivit d’une attaque allemande sur la position qu’il tenait avec sa section, celle ci étant complètement décimée, il sauta hors de la tranchée et, avec sa mitrailleuse Lewis, vida tous ses chargeurs sur les vagues ennemies qui finirent par se replier. Gravement blessé il mourrut le lendemain.

Voir une vidéo ici.

Le caporal Keable est inhumé  à l’annexe du cimetière communal de WANQUETIN, section II. A. 8., Pas de Calais, France.

Déjà décoré de la médaille militaire, il reçut la Croix Victoria à titre posthume.-

Lire aussi https://journals.openedition.org/rha/7426

Une éphémère étoile de la victoire

Au soir du mardi 8 juin 1918, toutes les étoiles brillaient dans un ciel de lune nouvelle. Au plus profond des tranchées, les soldats alliés et allemands savaient qu’ils devaient redoubler d’attention tant ce type de soirée était favorable aux coups de mains des « nettoyeurs ».

En regardant vers les lignes allemandes, à l’Est, les Poilus virent rapidement se lever la merveilleuse étoile baptisée Altaïr (Alpha de l’Aigle). Surprise ! A son côté, apparut un deuxième astre encore plus brillant. Vérifications faites, selon les cartes de l’Almanach Hachette de 1918, aucune étoile ne devait se trouver au côté d’Altaïr ? C’était à ne pas en croire ses yeux.

Le nouvel astre atteignit son maximum d’éclat le jour de son apparition. Vers 23 heures, il était aussi étincelant que Sirius, l’étoile la plus brillante du ciel. André Danjon, alors soldat (qui sera plus tard directeur des observatoires de Strasbourg puis de Paris), observa directement le phénomène « C’était simplement l’apparition soudaine d’une nova très brillante, une étoile qui venait d’exploser. »

A chaud, il expliqua à ses supérieurs que cette nova allait perdre de son intensité lumineuse. Effectivement, dès le lendemain, elle commença à baisser.

Le soir du 8 juin 1918, de partout sur le front, des messages furent envoyés à l’état-major des armées françaises à Chantilly. La majorité des soldats pensaient qu’il s’agissait d’une intervention divine indiquant clairement une prochaine victoire des armées alliées face à la barbarie.

Pourtant, le ministère de la Guerre soumit la presse française à une censure rigoureuse. A ses yeux, le fait que cette étoile nouvelle ait apparu côté allemand et dans la constellation de l’Aigle était fâcheux, puisqu’on pouvait tout aussi bien penser que Dieu avait choisi le camp de l’aigle impérial allemand. D’après un article du quotidien régional « La Montagne » du 11 novembre 2005.

source:http://culture-et-debats.over-blog.com/article-1188731.htm

Préparation de la bataille du Matz (Oise)

Pour passer le rempart naturel, dit ‘’Massif de Thiescourt’’, le Général Von Hutier employa les grands moyens, en préparant une nouvelle offensive qui débuta le 9 juin 1918. Pour ce faire, il mit en place une importante artillerie et amassa ses troupes sur une ligne allant de Montdidier à Noyon. Si le massif n’était pas pris d’un seul élan il serait encerclé.

Le jour J, à 12H50, un déluge de feu et d’acier s’abat sur les troupes françaises et aussitôt les premiers soldats de la 11ème D.I. allemande traversent les lignes Alliées. Sous la pression ennemie, le front cède sur Thiescourt, entraînant dans sa perte la Ferme d’Attiche, point culminant du massif.
Le 11 juin, les allemands sont à Mélicocq. La situation est inquiétante car, plus au Nord-Ouest, l’ennemi approche de Compiègne.
Cependant, l’état-major français ne fut pas surpris par l’attaque allemande car, quelques semaines plus tôt, des déserteurs allemands avaient préféré se constituer prisonniers plutôt que de se lancer dans une nouvelle bataille. Ils dévoilèrent en parti le plan du Général Von-Hutier. Ainsi, des réserves françaises attendaient l’ennemi sur le Matz pour le mettre en échec.
Pendant la bataille, une division se distingua et enregistra le plus grand nombre de pertes (4915 hommes). La 1ère Division de Cuirassiers à Pieds venait une nouvelle fois de se sacrifier pour contenir l’envahisseur en attendant les renforts.

source: https://www.google.fr/search?safe=active&source=hp&ei=puT_WumLFeSKmgXKnZvYCQ&q=bataille+du+matz&oq=bataille+du+matz&gs_l=psy-ab.3..0.1970.6062.0.6606.17.14.0.0.0.0.522.1986.2-3j1j1j1.6.0….0…1.1.64.psy-ab..11.6.1986.0..35i39k1j0i67k1j0i10i67k1j0i131k1.0.Cgw6sbB2_8A

lire aussi: http://20072008.free.fr/journee262008matz1juin18doc1.htm

Une lettre de Théophile Bonnet à son oncle

« Le 8 juin 1918,

Mon cher oncle,

Je vous ai écri hier soir en vous disant que nous montions faire un coup de main. Eh bien voici les résultats.

Nous craignions a une attaque, l’état-major en voulait des renseignements, pour cela toute la nuit il y avait sur le front de la division coups de main sur coup de main sans avoir aucun résultat. Le Colon voyant que les autres compagnies ne pouvaient rien ramener a désigné la mienne d’office. Hier soir à 10 h et demie, nous partions armés de grenades,  de carabines et revolvers, arrivés entre les lignes à 11 h et demie, nous nous déployons en tirailleurs et l’opération allait commencer à minuit, le 75 faisait un tir sur la première ligne boche, nous avancions toujours à l’arme blanche quand tout à coup nous arrivons aux fils de fer boches. Là, nous avions ordre de nous arrêter, la mitrailleuse tirait, il a fallu se coucher, dix minutes après nous franchissions ces fils de fer en question et au bout de quelques secondes mon camarade de combat et moi tombions sur un petit poste boche qui était situé à l’arrière des fils de fer. Dans ce poste, il y avait deux fritz. De l’instant que nous les avons vus, nous avons bondis dessus revolver au poing et nous les avons capturés. J’ai rapporté leur fusils et tu peux croire cher oncle que j’ai songé à toi. Je te conserve un bon Mauser avec les munitions voulu pour aller faire une tournée aux sangliers et aux chevreuils chez mon oncle Maillet.

Je ne sais encore les récompenses qui nous seront accordés, d’après ce que j’aurai entendu dire le colon nous aurait promis quelque chose.

(…)

Pour aujourd’hui, rien de plus à te faire part, au plaisir de te lire, je te quitte Cher Oncle en t’embrassant de tout cœur ainsi que toute la famille.

Bons baisers de ton neveu qui t’aime

Théophile »source: http://guerre14-18.cc-parthenay-gatine.fr/bonnet-theophile/

Journal du samedi 6 juin 1918

Nombreuses actions locales à notre avantage.
Nous avons réussi des coups de main au nord de Montdidier et à l’ouest de Noyon.
Nous avons enlevé le village de Le Port, à l’ouest de Fontenoy, réalisé une progression à l’ouest de Longpont et fait des prisonniers, amélioré nos positions au sud-est d’Ambleny.
Une attaque, menée par les troupes franco-américaines nous a permis d’avancer notre ligne d’un kilomètre environ dans la région de Veuilly-la-Poterie-Bussiares; 270 prisonniers, dont dix officiers, sont restés entre nos mains. Nous avons ensuite conquis le village de Susly, ainsi que les boqueteaux à l’est. La station de Veuilly-la-Poterie et les lisières nord de ce village sont également en notre possession.
Les troupes franco-américaines ont gagné du terrain sur le front Torcy-Belleau-Bouresches.
A l’ouest de Château-Thierry, une action vivement menée nous a rendu la cote 204.
Entre la Marne et Reims, les troupes britanniques ont repris pied dans le village de Bligny, que nous avons perdu, et infligé de fortes pertes à l’ennemi.
Les aviateurs anglais ont bombardé Trèves et Coblentz, ainsi que la gare de Metz-Sablons et les voies ferrées de Thionville. Ils ont abattu sept avions.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin18.html