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292/journal du 23 mai 1915: l’Italie déclare la guerre à l’Autriche-Hongrie

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Rien à ce jour sur son carnet Dans la nuit du 23 au 24 les Allemands ont tenté une attaque et nous avons entendu des sifflements.

14-18 à Charleville (Ardennes)

23 mai 1915

A l’occasion de la fête de la Pentecôte, les maisons habitées par les Allemands sont décorées avec des branches de bouleau et des petits drapeaux, ces enfantillages se renouvellent à chaque fête importante.

Une vingtaine d’artilleurs (soldats de l’armée active),  arrivent et logent au lycée. L’après-midi je les vois descendre des canons de gros calibre de la côte Manten et les remplacer par des canons plus petits.

M. M. Bernard, Bourguin et Georges déjeunent chez moi, l’après-midi, nous refaisons en chœur ma promenade du 16 courant.

Dans la soirée, le bruit se répand que l’Italie a déclaré la guerre à l’Autriche, notre situation s’améliore donc un peu.

Les officiers fêtent la Pentecôte par des libations à la mode allemande: avenue de la gare, maison Martinot, la noce se termine par l’introduction d’un cheval au salon.

SUITe sur le journal de  l’économe du lycée Chanzy : Marcel (dit Jules) MARENCO

http://www.cenelle.fr/charleville/09-charleville.html

L’Italie déclare la Guerre à l’Autriche-Hongrie

http://fr.wikipedia.org/wiki/Neutralité_italienne_(1914-1915)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Italie_dans_la_Première_Guerre_mondiale

 L’Italie entre en guerre (23 mai 1915) : bien que membre de la Triplice depuis 1881[5], l’Italie décida de participer à la première guerre mondiale aux côtés des alliés, déclarant la guerre à l’Allemagne le 23 mai 1915.

A noter cependant que le roi d’Italie Victor Emmanuel III ne s’engageait pas gratuitement : en effet, France et Angleterre s’engageaient à lui céder, dès la fin du conflit, les terres irrédentes.

En effet, la théorie de l’irrédentisme était apparue en Italie à partir de 1870. Cette doctrine revendiquait l’annexion des territoires de langue italienne, ainsi que certains territoires ayant appartenu à des Etats italiens.

Ainsi, Victor Emmanuel III réclamait principalement le Trentin et l’Haut-Adige, Trieste, l’Istrie, ainsi que la côte de Dalmatie (il s’agissait de territoires appartenant à l’Autriche.).

http://www.histoire-fr.com/troisieme_republique_premiere_guerre_mondiale_3.htm

On a retrouvé la dépouille d’un Poilu mort le 23 mai 1915

senetLa dépouille du poilu Senet, natif de Tours, mort en 1915, vient d’être retrouvée près d’Arras et devrait faire l’objet d’une cérémonie officielle début novembre.

Sa dépouille a été découverte fin juin à l’occasion du chantier du futur Anneau de la mémoire, à proximité de Notre-Dame-de-Lorette, à Ablain-Saint-Nazaire, près d’Arras, dans le Pas-de-Calais. Léon Onésime Marie Senet portait encore sa plaque d’identification militaire sur lui. Son corps avait été placé dans un trou d’obus, avec deux autres compagnons d’arme. Le sergent Senet était du 282e régiment d’infanterie. Il a trouvé la mort le 23 mai 1915 à l’âge de 31 ans, deux semaines après le lancement de la deuxième bataille de l’Artois. A l’époque, Léon Senet était domicilié à Rosny-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis. La mairie de cette ville, d’ailleurs, essaie d’en savoir plus sur ce poilu mort au champ d’honneur.

 

Lu dans le Miroir en date du 23 mai 1915

Les troupes britanniques, attaquées au nord de la Bassée, ont vigoureusement repoussé l’ennemi en lui infligeant de fortes pertes. Au nord d’Arras, un violent combat d’artillerie s’est prolongé. Nous avons continué à prendre des maisons d’Ablain et à nettoyer les tranchées de la région, en faisant de nombreux prisonniers. Au nord de Neuville, nous avons arrêté une attaque.
Un taube, a lancé huit bombes sur Paris, dans le quartier du Champ-de-Mars; pas de victimes, dégâts insignifiants.
La poussée austro-allemande a faibli en Galicie. Les Russes ont repris heureusement l’offensive sur la rive gauche du San. Ils ont fait des prisonniers dans la région de Stryj; vers Opatow, l’ennemi demeure immobile.
Le roi d’Italie a décrété la mobilisation générale des troupes de terre et de mer. Il a mis en état de guerre les provinces du nord-est. Les ambassadeurs d’Allemagne et d’Autriche ont eu un suprême entretien avec M. Sonnino.
Une terrible collision a eu lieu à la frontière d’Ecosse entre un train de voyageurs et un train utilitaire. Un grand nombre de soldats ont été tués.
Dans la presqu’île de Gallipoli, les troupes australiennes et néo-zélandaises ont inffigé un échec aux Turcs.
Le roi de Grèce a subi une opération.

213/journal du 5 mars 1915: les Garibaldiens et tous les Italiens doivent rejoindre l’Italie

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Bombardement dans la matinée dt à midi. Vers 14 heures, reprise qui continue. A 14 h 55 et à 15 heures l’hôtel de ville est encore atteint par deux obus  qui endommagent fortement la toiture du bâtiment où se trouvent les services de la police, rue de Mars. Deux obus rue de la prison, à 16 heures. Incendie ailleurs.

Le courrier de la Champagne annonce l’arrivée à Reims d’un détachement de pompiers de Paris.

A la suite d’une demande du préfet de la Marne, le Ministère s’est mis d’accord avec le quartier général et avec le préfet dé police pour envoyer des pompiers de la ville de Paris à Reims. Les pompiers de Reims ont été, en effet, extrêmement surmenés tous ces jours-ci: ils ont eu à éteindre vingt huit incendies causés par les bombardements de l’ennemi. D’ordre du Ministère de l’Intérieur, le préfet de police a envoyé trente pompiers et deux pompes, qui sont arrivés à Reims et ont été mis immédiatement à la disposition de la municipalité.

Butte de Vauquois: 3.000 morts depuis février 1915

Le 5 mars 1915 marque la fin des grands assauts et la chute de la « forteresse Vauquois » malgré la défense héroïque de la garnison allemande. Au terme de 5 mois de furieux combats et d’efforts surhumains, les troupes françaises sont parvenues à enlever la bordure sud du piton et asseoir leurs positions dans la partie médiane du village.

Lorsque le I.R.144 quitte Vauquois le 6 mars 1915 remplacé par le 1er bataillon du I.R. 30 et le IIIème bataillon du I.R. 173, son état-major, la l3ème compagnie (mitrailleurs) et le capitaine Schuhmacher restent sur la Butte pour nettoyer le champ de bataille et organiser l’enterrement des morts. Trop nombreux pour être évacués vers l’arrière, ils sont enterrés sur place dans un cimetière provisoire établi dans une légère dépression du terrain derrière l’église. L’historique du I.R. 30 mentionne que 120 corps de combattants appartenant au I.R. 144 y seraient enterrés. D’après le Ehrentafel du I.R. 144, les pertes entre le 2 mars et le 6 mars s’élèvent à 178 tués et disparus.

http://www.verdun-meuse.fr/images/pages/DP_reconciliation.pdf

Gustave aux Eparges

mini2-15239440francois-a-cheval-jpgLettre de Gustave VALEMBOIS le 4 et 5 mars 1915 adressée à Louis
Tu me pardonnes de faire attendre mes réponses . Quand tu auras vécu un peu la vie de tranchée , tu verras toi aussi que ce n’est pas de la mauvaise volonté ,mais l’impossibilité dans laquelle on se trouve ….
Alors, te voilà arrivé dans cette fameuse région de l’ARGONNE que j’ai quitté heureux et que je voudrais retrouver aujourd’hui , car cet endroit est pire que l’autre encore . Tu vas connaître aussi, pauvre ami, ces souffrances physiques , ces tortures morales et intellectuelles de tout instant. L’homme ici ressemble à la bête et devient même moins que la bête sauvage . S’il perd comme elle toute sensibilité, tout esprit de communauté, il est toujours sous le coup de la peur, sous le danger incessant ; il vit dans la saleté repoussante, c’est à peine si on le nourrit et on lui demande de faire plus que ses forces ne lui permettent de faire. Je vois de pauvres camarades n’ayant pas la force de se traîner eux-mêmes et qui marchent à l’aide d’un bâton, courbés sous le sac dont les courroies leur labourent les épaules, j’en vois qui tombent sans pouvoir se relever et qui ne sont même pas reconnus malades. Certains ont des figures de cadavres, et voilà avec quels soldats, on veut vaincre. Quand verrons nous finir ce long martyre ? (Ndlr : nous ne sommes qu’au début de la guerre, mais pouvaient-ils savoir que cette horrible souffrance allait durer 40 mois ! La guerre n’a véritablement commencé qu’en septembre 1914 et Gustave est au front « seulement  » depuis début Novembre 1914 : cela ne fait « que  » 5 mois, il y en a encore 25 à tirer !; mais ça, ils l’ignoraient . )
Si seulement on pouvait prévoir maintenant la fin de cette guerre . Si le matin, en se levant , on pouvait dire  » encore tant de jours, et ce serait tout  » nous serions heureux quand même, tandis qu’en ce moment nous ne voyons même pas comment viendra le résultat ni d’où il viendra. (Ndlr : heureusement que non, bien sûr, le découragement absolu devant l’épreuve à venir, si longue , ne leur aurait certainement pas permis de tenir le coup )
Crois-tu à une victoire française ? Allons donc? Jamais nous n’arriverons à déloger les boches , ni à les repousser seulement jusqu’au Rhin. Jamais il ne nous a été permis de voir les routes allemandes. Seulement, quand bien du monde aura péri, alors s’apercevrons-nous de l’inutilité de nos efforts et cherchera-t-on à faire un armistice et à s’accorder sur des conditions de paix bien différentes de celles qu’on avait obtenues au début de la guerre.
C’est la deuxième fois que je me mets à cette lettre, car il m’a fallu remonter dans les tranchées avant de l’avoir finie. Oui, un grand coup doit se préparer car il y a dans les tranchées tous les régiments du n-ème corps. Les tranchées sont doubles et pleines de troupes. Nous allons sûrement devoir attaquer sous peu, c’est déjà la 2ème fois en 8 jours de? .Je ne sais si j’en reviendrai, mais ma peau est sûrement en danger ? Enfin, espérons que je reviendrai de là bas . …

http://guerre1418sysvalfer.e-monsite.com/pages/annee-1915/annee-1915-francois-le-pere-de-famille.html

Les légionnaires italiens doivent rejoindre l’armée italienne

5 mars 1915 : le 4e Régiment de Marche du 1er Régiment Etranger est dissous. Avec l’entrée en guerre de l’Italie, les légionnaires italiens doivent rejoindre l’armée italienne.

http://fr.wikipedia.org/wiki/4e_régiment_de_marche_du_1er_étranger

lire aussi: https://books.google.fr/books?id=r21Y2vHaIk8C&pg=PA267&lpg=PA267&dq=garibaldiens+dissous&source=bl&ots=7idynkZlFp&sig=B68UhqOUm0uWgqrDtPX5haeo7jQ&hl=fr&sa=X&ei=B2nrVNj0DsPC7gbd9oHICQ&ved=0CCQQ6AEwAQ#v=onepage&q=garibaldiens%20dissous&f=false

http://www.lemonde.fr/centenaire-14-18/article/2014/10/09/les-garibaldiens-raniment-la-flamme_4503217_3448834.html

http://odysseo.generiques.org/resource/a0114163552042xs6nv

 

A voir aussi http://lavie-enchampagne.com/pdf/numero70/article8.pdf

Ecrivains morts à la guerre

Antoine Bianconi  (72 ème rI) – 1882 – 5 mars 1915 à Mesnil-les-Hurlus (Champagne).

http://laurent59.canalblog.com/archives/2009/03/08/12869020.html

Hartmannswillerkopf
La montagne de la mort

Le 5 mars 1915 nouvelle attaque française sur le Jägertanne. Le 13e BCA conquiert les positions allemandes et anéantit la 3e Kompanie du IR 161. Les contre-attaques allemandes du 7 mars 1915 échouent. Le 13e BCA, totalement épuisé, est relevé par le 15-2e régiment d’infanterie. Le 23 mars 1915, vingt-cinq canons de 220 et trente-deux canons de 155 écrasent durant quatre heures les tranchées allemandes sous leurs obus. À 15 heures, le 15-2 part à l’assaut du HWK. Ces hommes, baïonnette au canon, progressent à travers les tranchées effondrées, les barbelés et l’enchevêtrement de sapins abattus par les obus. Neuf assauts successifs échouent à cent cinquante mètres du sommet face aux mitrailleuses allemandes que les canons n’ont pas détruites. Les Allemands déplorent plus de quatre cents morts et plus de deux cents prisonniers. Le 15-2 a perdu deux cent soixante hommes et neuf officiers. N’arrivant pas jusqu’au sommet, le 15-2 s’enterre et résiste aux contre-attaques allemandes

LA SUITE SUR:http://www.lieux-insolites.fr/cicatrice/14-18/hwk/hwk.htm

Lu dans Le Miroir du 5 mars 1915

France.-Le bulletin français signale des combats de tranchées en Flandre et dans le Nord, – des engagements plus importants et toujours à notre avantage en Champagne et dans l’Argonne (Vauquois). Un officer aviateur français a été bombarder une gare très importante d’Allemagne, près de Donaueschingen.
La flottille des destroyers de Douvres a détruit un sous-marin allemand, le U-8, dont l’équipage a été d’ailleurs sauvé. Le U-8 était parmi les bâtiments-pirates qui torpillaient les navires de commerce en Manche.
Sur le front oriental, les régiments russes atteignent de nouveau la lisière de la Prusse, après avoir forcé les Allemands à un repli sur toutes leurs lignes. Ils ont repris Stanislaw, en Galicie, sur les Autrichiens. Le siège d’Ossowietz, que Hindenburg se flattait de prendre, traîne en longueur.
Les opérations des Dardanelles n’ont été jusqu’ici signalées par aucun accident pour les flottes alliées.
Le gouvernement grec comme s’il était à la veille de l’action, consulte l’état-major général sur les moyens dont il dispose. Le conseil de la Couronne est convoqué une seconde fois.
Deux croiseurs français ont bombardé des postes turcs sur la côte de Syrie.
La presse allemande attaque vivement le ministre de l’Agriculture, auquel elle reproche son imprévoyance. Les pommes de terre, après le blé, commencent à faire défaut.

 

162/journal du 13 janvier 1915: l’Eclaireur de l’Est suspendu huit jours

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Le Courrier annonce aujourd’hui que son confrère rémois a été suspendu pour huit jours. Voici ce qu’il est dit à ce sujet;

L’Eclaireur suspendu pour huit jours.

Nous apprenons que l’Eclaireur de l’Est vient d’être suspendu pour huit jours, pour avoir publié une information jugée répréhensible. » (Le reste de l’article, soit une douzaine de lignes environ est caviardé).

Bombardement dans la journée, après une nuit calme.

Décision au 118 ème RIT de Verzenay

*Evacués. – Les chefs de bataillon feront connaître demain matin s’ils ne seraient pas d’avis, pour compléter les cadres où de nombreuses vacances existent par suite d’évacuations, de rétrograder soldats de 2e classe, en raison de leur incapacité physique, tous les gradés dans les établissements hospitaliers, en dehors de la division.

http://vieuxpapiers.canalblog.com/archives/2006/01/13/1178481.html

Mort d’un des cinq frères Jadot dans la Meuse

C’est par l’abbé Gousset, curé du village, qu’il a appris les circonstances de la mort de son fils Joseph, touché par un éclat d’obus le

13 janvier 1915 à Apremont-la-forêt, en Meuse. Son lieutenant a écrit à l’ecclésiastique : « Il n’avait qu’une blessure paraissant légère, dans la région lombaire, mais il n’avait plus sa connaissance et respirait péniblement. J’ai essayé de lui faire boire une goutte d’alcool et respirer des sels ammoniaques, mais sans succès ».

L’article complet sur: http://www.verdun-meuse.fr/images/files/IlfautsauverlesoldatJardotER11112013.pdf

Ecrivain mort à la guerre

Louis Geandreau – 1885 – 13 janvier 1915 à Crouy-sur-Aisne

http://data.bnf.fr/10395987/louis_geandreau/

 Dans le Petit Havre

B763516101_LPH_1915_01_13_01

http://archives.lehavre.fr/archives_municipales/LPH_1914-1919/journaux/1915/01/B763516101_LPH_1915_01_13.pdf

Lettre d’un soldat du 132 ème RI

Témoignage du soldat Alexandre JACQUEAU . Origine du texte

Alexandre Entre son départ de Paris-gare du Nord en août 1914 et sa mort dans une tranchée du Bois des Caures en juillet 1915, Alexandre JACQUEAU n’aura jamais revu sa femme ni ses deux enfants. Sachant lire et écrire, il eut toutefois le privilège de pouvoir échanger des lettres avec sa femme. C’est cette correspondance qui est ici retranscrite sous la forme expurgée dans laquelle sa veuve les fit publier dans un ouvrage familial, quelques années plus tard.

Je redescends des avant-postes où j ‘ai passé la journée et la nuit et je m’empresse de t’écrire la longue lettre promise.

Avant le départ, nous avons fait un bon petit diner. Levés à minuit, nous avons mangé le poulet de Paulette qui était excellent, de la purée de foie gras, conserve de fruits et Champagne. Cela nous a donné des forces pour la suite.

Partis dans la nuit de dimanche à lundi à 2 heures du matin de Chevert par une pluie torrentielle, nous sommes arrivés ici à 8 h ½ du matin. Ah ! Mon Dieu ! Quelle marche, je m’en souviendrai longtemps. Nuit noire…, nous naviguions dans l’encre…, vent glacial et de tempête…, pluie diluvienne qui venait nous aveugler et nous cingler…, et tous ces hommes marchant, abrutis, hébétés, tête basse, dans le sillon de l’ombre noire de l’homme qui le précède, tels que des moutons qui vont à l’abattoir, les gradés faisant les chiens pour les faire serrer et pour empêcher qu’ils ne s’écartent de la colonne. Arrivés à 4 kilomètres des avant-postes, nous sommes obligés de quitter la route, celle-ci est balayée par les obus, les Boches ont dû être prévenus de la relève et veulent nous gêner. Nous entrons alors dans la terre labourée, et quelle terre ! Celle-ci est détrempée, labourée, et nous y enfonçons tantôt jusqu’à mi-jambes, tantôt jusqu’aux genoux, la glaise adhère et nous ne pouvons décoller nos souliers, tantôt c’est un ruisseau, un banc d’eau qu’il nous faut traverser. Ah ! Non, vraiment, je ne me rappelle pas avoir fait une marche aussi pénible. Ajoute à cela des fusées blanches, vertes, partant de droite et de gauche, de l’avant et de l’arrière, pour nous signaler le bombardement, les Boches, pour indiquer l’approche d’une troupe, tels les feux d’artifice le 14 juillet, mais je t’assure que nous n’avions pas envie de crier Ah ! La belle blanche ! Ah ! La belle verte !

Arrivés à H… devant E… nous avons fait la relève, les avant-postes se trouvent à 1.500 mètres, et quel cloaque pour y arriver.

Là, malgré la pluie, nous nous installons en accrochant quelques toiles de tente sur les arbres et nous attendons le jour tout trempés, tout grelottants, les pieds dans la boue jusqu’à mi-jambe.

Vraiment le moral de tous ces hommes est merveilleux, chacun rouspète un peu par habitude et par tempérament, mais une fois qu’il est en sentinelle et qu’il sait qu’une responsabilité lui incombe, aucun d’eux ne bouge et chacun à conscience du devoir qu’il remplit.

POUR EN SAVOIR PLUS:

 http://etienne.jacqueau.free.fr/15Janvier.htm

Ouverture d’un Camp de détention Spirit Lake, Abitibi-Témiscamingue (Canada)

e002852721Au cours de la Première Guerre mondiale, 24 camps de détention pour étrangers furent établis au Canada, dont quatre au Québec: Valcartier, Beauport, Montréal et Spirit Lake. Le camp de Spirit Lake, en Abitibi-Témiscamingue,  a été en fonction du 13 janvier 1915 au 28 janvier 1917. On y a emprisonné plus de 1200 personnes dont le seul tort était d’être nés à l’étranger, dans un pays « ennemi ».

http://www.denoncezuntraitre.com/blogueur/camp-de-detention-spirit-lake-abitibi-temiscamingue-1915-1917/

Lu dans le Miroir en date du 13 janvier 1915

 France. Des combats très vifs ont eu lieu sur l’Aisne. Au nord de Soissons, les Allemands cherchent à reprendre les tranchées et les points dominants que nous leur avons enlevés – mais toutes ces offensives ont été repoussées. Les duels d’artillerie se sont renouvelés entre Soissons et Reims; mais il y a eu un véritable corps à corps près de Perthes, dans un fortin situé au nord de la ferme Beauséjour.

L’émission des bons français du Trésor de 250 millions de francs a été couverte plusieurs fois à Londres.

Deux offensives ennemies ont été refoulées sur les Hauts-de-Meuse, l’une au bois de Consenvoye, l’autre au bois le Bouchot.
Un de nos détachements a mis en fuite une compagnie allemande à Saint-Sauveur, au sud de Cirey-sur-Vezouze.
La flotte russe qui croise dans la mer Noire empêche la Turquie d’envoyer des renforts et des approvisionnements à l’armée du Caucase.
Les Allemands arrêtent dans le district de Lodz les enfants de onze à seize ans.
Italie.-Les obsèques de Constantin Garibaldi ont eu lieu à Rome, parmi un grand concours de population

 Dans le monde

13 janvier  1915 – Royaume-Uni
Churchill obtient l’accord du comité de guerre impérial pour son projet de forcement naval du d?troit des Dardanelles.
13 janvier 1915 – Italie
Violent tremblement de terre en Italie. La ville d’Avezzano est rasée, de nombreux monuments de Rome sont abimés et les victimes se comptent par milliers (30.000 morts)

 

 

156/journal de la grande guerre: 7 janvier 1915: Joffre demande des armes chimiques

Carnet d’Alfred Wolff policier auxiliaire rémois

Les 7 et 8 janvier 1915 distribution de masques et lunettes à la population du 2e contre les gaz asphyxiants. Le public en réclame comme si c’était une fête carnavalesque.

A lire sur le site des archives municipales rémoises

http://www.reims.fr/culture-patrimoine/archives-municipales-et-communautaires/guerre-1914-1918–4302.htm

A savoir

Le 7 janvier 1915 2 sections de la Cie 2/13 du 3è RG sous les ordres du Slt DURIOT, après avoir creusé une galerie de mine ont provoqué un entonnoir face à l’ouvrage de Lübeck tenu par les Allemands (secteur du Linguet, environs de Reims)

Les combats pour Crouy (Aisne) en janvier 1915

crouy janvier 1915

Commencée de façon à nous faire espérer la victoire, la bataille de Crouy s’est achevée, en raison de la crue subite de l’Aisne, par le recul d’une partie de notre front. Les Allemands ne tirèrent que très faiblement partie de cet échec français, dont leurs communiqués et leur presse exagérèrent cependant l’ampleur et la portée.

http://www.mairie-chateau-thierry.net/1418/labase/dospromencrouy1915_matin.pdf

voir la relation de ces combats sur l’excellent site: http://chtimiste.com/batailles1418/combats/Crouy.htm

Argonne: le général Gouraud blessé d’une balle de mitrailleuse

Aucun répit durant l’hiver sur le front argonnais, les tirs sont permanents, les attaques incessantes. Le 7 janvier 1915, l’ennemi sort de ses tranchées et se lance à l’assaut des lignes françaises. Toujours sur la défensive, nos soldats enrayent cette offensive, mais la crainte d’une attaque plus importante incite le commandement a renforcer le secteur par des travaux de protection. Le général Gouraud, commandant la 10ème division d’infanterie vient inspecter les travaux, il est blessé à l’épaule par une balle de mitrailleuse.

Sur le blog d’Argonne au Pays-Haut

http://argonnecc.centerblog.net/983-janvier-1915-1

Sur la butte de Vauquois en janvier 1915

À partir du 7 janvier 1915, le domaine de combat a continuè à être fortifié des pionniers de la 1./compagnie du 30ème bataillon pionniers de Coblence, qui sont transféré de la 33ème division d’infanterie.

http://www.verdun14-18.de/fr/?page_id=125

Vienne-le-Château: dans le ravin des Meurissons

Le 7 janvier 1915, dans le ravin des Meurissons, une attaque des Allemands est vite enrayée mais la décision de creuser des tranchées est prise car cette poussée est certainement l’annonce d’une offensive plus importante.

Le lendemain, 8 janvier 1915, l’artillerie allemande se déchaîne sur le secteur et trois régiments de chasseurs bavarois s’élancent pour tenter de prendre les positions françaises à revers. C’est la confusion, les tirs croisés tuent indifféremment assaillants et défenseurs. Les divisions françaises résistent à la pression.

http://www.culture-routes.lu/php/fo_index.php?lng=fr&dest=bd_ar_det&id=00000305&PHPSESSID=1084e3b293

Joffre demande des armes chimiques

armechim04-32dddLes balbutiements de l’arme chimique remontent toutefois au début de la guerre puisqu’on sait que l’armée française a doté le génie, dès l’entrée en guerre, de cartouches et grenades à main lacrymogènes destinées aux attaques sur les ouvrages en flanquement, les casemates et les couloirs de forteresses permanentes. Une nouvelle production de ces grenades dites  » suffocantes  » débute en novembre 1914 mais en raison du manque de brome, on choisit de les remplir avec un autre lacrymogène, la chloracétone.

Le 7 janvier 1915, Joffre réclame cette arme pour le front et le 21 février 1915 paraît déjà le premier règlement sur l’emploi et la manipulation de ces projectiles. D’après les communiqués allemands, leur introduction sur le front se fait à grande échelle à partir de mars 1915. Le 3 avril 1915, une note du 1er bureau du G.Q.G. signale aux armées que de nouvelles grenades  » Bertrand  » vont être mises à leur disposition en plus des cartouches et grenades suffocantes modèle 1914.

http://www.cdnbc.terre.defense.gouv.fr/spip.php?rubrique62

L’absinthe devient prohibée

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Pour en savoir plus sur le sujet

Pour en savoir plus sur le sujet

http://fr.wikipedia.org/wiki/Absinthe_(spiritueux)

http://lavigue.blogspot.fr/2014/03/laffiche-jaune-contre-la-fee-verte.html

Dans le petit Havre libre du 7 janvier 1915

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« Belgique: arrestation du cardinal Mercier (Belgique) »

« les deuils de la famille Garibaldi »

« Un allemand renseigné croit que l’Allemagne ne sera pas victorieuse »

http://archives.lehavre.fr/archives_municipales/LPH_1914-1919/journaux/1915/01/B763516101_LPH_1915_01_07.pdf

 Destins mystérieux en Bourgogne

Le 7 janvier 1915, Le Bien public relate : « Un événement qui défraie toutes les conversations s’est produit, hier, à Laxou, petite commune dans la banlieue sud de Nancy. Plusieurs habitants de cette localité aperçurent deux individus qui cherchaient à se dissimuler dans les jardins. Les allures du couple parurent à ce point étranges qu’on avertit le garde champêtre et qu’une chasse à l’homme fut aussitôt organisée pour capturer les mystérieux personnages. L’un d’eux, en traversant un verger, s’enlisa subitement dans une fosse d’aisances, mais, vite, tiré de… cette situation, il réussit à s’échapper. Son compagnon fut moins heureux. Serré de près, traqué par la meute de ses poursuivants, il feignit de se rendre. …

La suite sur le site du Progrès de Lyon http://www.leprogres.fr/jura/2015/01/05/le-7-janvier-1915-l-absinthe-est-devenue-prohibee

(Opinion) La presse anglaise et les fraternisations de Noël

Sur le site de solidarité internationale PCF

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Le britannique Labour leader du 7 janvier 1915, a publié une série de citations tirées de la presse bourgeoise britannique sur des cas de fraternisation entre soldats britanniques et allemands, qui ont convenu d’une « trêve de 48 h » pour Noël, se sont rencontrés de façon amicale dans le no-man’s land, etc. Les autorités militaires britanniques ont publié un ordre spécial interdisant la fraternisation.

http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/article-sur-la-treve-de-noel-de-1914-lenine-et-la-fraternisation-dans-les-tranchees-paix-entre-esclaves-125273073.html

Lu dans le Miroir en date du 7 janvier 1915

(dans le Miroir du dimanche 24 janvier 1915)

France.-Les attaques ennemies sont repoussées dans les dunes de Nieuport et de Saint-Georges.
Nos batteries réduisent les batteries allemandes au silence dans la vallée de l’Aisne et dans le secteur de Reims. Notre infanterie a progressé d’une centaine de mètres au nord-ouest de cette ville.
Combats à notre avantage dans l’Argonne (bois de la Grurie, Fontaine-Madame, ravin de Courtechausse, où nous faisons sauter 800 mètres de tranchées) et aussi aux alentours de Pont-à-Mousson. Nous maintenons nos positions en Haute-Alsace et progressons même légèrement dans la direction d’Alltkirch.
L’armée russe de Galicie a conquis en totalité la Bukovine. L’armée russe du Caucase poursuivant le 10è corps turc, après la capture du 9e, l’a presque complètement anéanti.
Lord Kitchener, le ministre britannique, a expliqué la situation à la Chambre des lords et l’a présentée comme bonne sur tous les fronts.
Bruno Garibaldi a été inhumé à Rome au milieu d’un grand concours de population.
La Roumanie continuant ses préparatifs militaires a rappelé ses réservistes de l’étranger.
La persécution contre les Grecs, dans l’Asie Mineure se développe de jour en jour.
Guillaume II a décidé que son état-major et lui-même mangeraient désormais du pain de guerre, afin de donner l’exemple. La disette augmente en Allemagne.

 

 

Quatre sonnets de Gabriele d’Annunzio

A lire sur le site du quotidien Le Fiagaro

Le 5 mai 1915, le poète Gabriele d’Annunzio (1863-1938) prononce un discours au Quarto de Gênes, en faveur de l’entrée de l’Italie dans la guerre. Ce même jour parait dans Le Figaro quatre sonnets magnifiques composés par le poète pour la France.

http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/09/15/26002-20140915ARTFIG00052-quatre-sonnets-de-gabriele-d-annunzio-1915.php