Archives du mot-clé italie

1555/4 novembre 1918

Bataille de la Sambre

La seconde bataille de la Sambre (4 novembre 1918) (qui inclut la seconde bataille de Guise et la bataille de Thiérache) est une partie de l’offensive finale européenne des Alliés lors de la Première Guerre mondiale.

ur le front, la résistance allemande s’écroule. Un nombre sans précédent de prisonniers est fait lors de la bataille de la Selle et une nouvelle attaque est rapidement préparée. La Première armée française et les Première, Troisième et Quatrième armées britanniques sont rassemblées et reçoivent pour mission de progresser sur un front de 50 km à partir du sud du canal de Condé en direction de MaubeugeMons et de menacer Namur. Le but recherché était de, ensemble avec les forces américaines occupées à percer les forêts de l’Argonne, empêcher les efforts allemands de reformer une ligne défensive moins longue le long de la Meuse.

À l’aube du 4 novembre 1918, 17 divisions britanniques et 22 françaises lancent l’attaque. L’appui blindé fut limité à 37 chars faute de ressources.

source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_la_Sambre_(1918)

Jour de la Victoire en Italie

Grâce à l’offensive lancée le 24 octobre 1918, l’armée italienne remporte la Première Guerre Mondiale. L’armistice, signée à la villa Giusti (Padoue) le 3 novembre par le général italien Pietro Badoglio et par le général autrichien Victor Weber von Webenau, fixe la fin des hostilités le 4 novembre à 15 heures.

source: http://www.italiens-savoie.fr/4-novembre/

Les troupes néo-zélandaises libérèrent la ville  du Quesnoy (nord)

source photo http://www.ville-lequesnoy.com/pub/neozelandais/lq_neozelandais_1page.htm

Le 4 novembre 1918, les troupes néo-zélandaises libérèrent la ville fortifiée du Quesnoy après une bataille décisive qui fut leur dernière offensive de la Grande Guerre. Des liens d’amitié se formèrent par la suite entre les soldats et les civils libérés et, jusqu’à ce jour, de nombreux Néo-Zélandais visitent le Quesnoy, la seule ville française à être jumelée avec une ville en Nouvelle-Zélande, la ville de Cambridge dans la région du Waipa.

source: https://calenda.org/424661   

lire aussi http://www.ville-lequesnoy.com/pub/neozelandais/lq_neozelandais_1page.htm

Mort du  poète Wilfred Owen

Le 4 novembre 1918, à quelques jours de l’Armistice, le poète Wilfred Owen est touché mortellement le long du Canal de la Sambre tandis que la ville de Le Quesnoy est libérée par les Néo Zélandais.

source: https://horizon14-18.eu/wa_files/DossierPresse-Grandeguerre2014FR.pdf

lire la biographie: http://www.le-mot-juste-en-anglais.com/2014/12/wilfred-owen-1893-1918.html

Journal du lundi 4 novembre 1918

L’avance de l’armée anglo-belge s’est accentuée. L’ennemi s’est replié précipitamment vers Gand et le canal de Terneuzen.
Les troupes belges ont pris, de concert avec les nôtres, Eccloo, Waerchoot, le canal de la Leeve et Seewerghem. Elles sont à quatre kilomètres des lisières de Gand.
Sur le front de Valenciennes, les Anglais ont repoussé toute une série de contre-attaques et fait 4000 prisonniers. Ils ont enlevé les hauteurs au sud-est de Valenciennes et le village de Préseau.
Les troupes canadiennes ont réussi à s’emparer complètement de la ville même de Valenciennes.
Sur le front de l’Aisne, nos efforts, combinés avec ceux des Américains, ont forcé l’ennemi à battre en retraite à travers la forêt d’Argonne. D’importants progrès ont été réalisés par nous. Nous avons conquis Semuy, les bois de Vandy, le village de Dulley, Longvic, Primat. Plusieurs centaines de prisonniers ont été capturés.
Les Américains ont porté à 4000 le chiffre de leurs prisonniers. Ils tiennent Champigneulles, Beffre, Mort-homme, Verpel, Sivry-les-Buzancy, Thenorgues, Briqnenoy, Buzancy, Villers-de-Vendres et Cléry-le-Petit.
Les Italiens annoncent 80.000 prisonniers. Ils ont torpillé, dans Pola, le navire-amiral austro-hongrois.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre18.html

Publicités

1554/3 novembre 1918

L’armistice de Villa Giusti (Italie)

download

L’offensive italienne de Vittorio Veneto, du 24 au 31 octobre, entraîne la déroute complète de l’armée autrichienne. 350 000 Austro-Hongrois se rendent, croyant l’armistice déjà signé. En fait, il ne sera conclu que le 3 novembre, à Villa Giusti près de Padoue (armistice de Villa Giusti), entre le général autrichien Von Webenau et le commandant en chef italien, le général Pietro Badoglio. Les Italiens occupent TrenteTrieste, l’Istrie et les régions frontalières de la Slovénie.

L’armistice renvoie aux négociations de paix la résolution des différends entre Serbes et Italiens dans les Balkans, se contentant d’exiger l’évacuation des territoires mentionnés dans le traité de Londres, mais fixe néanmoins des conditions strictes de désarmement et de droit de passage des troupes alliées en direction du Sud de l’Allemagne. La clause d’autorisation pour les troupes alliées de traverser le territoire autrichien génère des incertitudes au sein du commandement autrichien, Charles ayant donné au Kaiser l’assurance qu’il s’opposerait à toute traversée des territoires autrichiens par des troupes alliées, tandis que les responsables militaires souhaitent un armistice immédiat.

source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Armistices_de_1918_sur_les_fronts_d%27Orient_et_d%27Italie

lire aussi: http://mjp.univ-perp.fr/traites/1918villa.htm

Trieste sera italienne

La ville appartenait à l’Empire austro-hongrois, mais était réclamée depuis la fin du XIXe siècle par l’Italie. Italophones, Slovènes, germanophones y cohabitaient, non sans tensions ; l’italianisation fut brutale.

Le 3 novembre 1918, vers 16 heures, une flottille de quatre contre-torpilleurs d’Italie sort du brouillard et entre dans le port autrichien de Trieste devant une foule enthousiaste. Plusieurs milliers d’hommes débarquent sous les ordres du général Carlo Petitti di Roreto qui a été désigné gouverneur militaire de la région Venétie Julienne et de l’Istrie. Il annonce que la victoire est assurée et que la guerre est finie. C’est pourtant à peu près à la même heure que l’armistice vient d’être signé entre l’Italie et l’Autriche-Hongrie, dans une villa non loin de Padoue. Le cessez-le-feu a été fixé au lendemain, 4 novembre, à 15 heures, les troupes autrichiennes devant se retirer et laisser l …

source: https://wordpress.com/post/reims1418.wordpress.com/22471

Le personnel militaire français détaché en Suisse

AFS.jpg

Les réseaux d’espionnage en Suisse, durant la Première Guerre mondiale, se développèrent tout au long de celle-ci. Et si l’effort massif de l’Allemagne dans ce domaine sur le territoire helvétique ne fut guère égalé par ses ennemis, la France allait toutefois consacrer des moyens importants pour lutter contre les agents allemands et garder sous surveillance des lieux pouvant se révéler stratégiques. Elle allait notamment créer des réseaux en lien avec son attaché militaire, une pratique relativement courante, ainsi qu’avec ses consulats et les bases du 2e Bureau établies à proximité immédiate de la frontière suisse, en territoire français, comme le centre d’Annemasse ou celui de Pontarlier.

Le 3 novembre 1918, six jours avant l’abdication de Guillaume II, Georges Clemenceau, alors président du Conseil et ministre de la guerre, allait faire écrire par le biais du 2e Bureau , l’organe s’occupant des missions à l’étranger, au colonel Pageot, l’attaché militaire français à Berne, lui demandant de confirmer la liste des hommes détachés en Suisse. Clemenceau se rendait-il compte à la fin de la guerre que les renseignements à propos du personnel militaire en mission à l’étranger n’étaient pas centralisés, des soldats qui échappaient de facto au contrôle des Inspections Générales des Effectifs ? C’est du moins ce qu’il écrivait. À moins qu’il ait eu préféré éviter jusqu’alors de centraliser ces informations pour des raisons de sécurité ? Quoi qu’il en soit, l’état-major général souhaitait au terme du conflit faire de l’ordre et avoir une vision claire des agents se trouvant sur le terrain sensés renseigner le 2e Bureau.

source: http://sam2g.fr/personnel-militaire-francais-detache-suisse-novembre-1918/

Journal du dimanche 3 novembre 1918

Les troupes de la 4e armée (Gouraud), en liaison avec l’armée américaine, ont attaqué sur le front de l’Aisne, au nord et au sud de Vouziers.
Sur une étendue de vingt kilomètres, de l’est d’Attigny au nord d’Olizy, nous avons pénétré dans les positions allemandes, fortement tenues.
A l’est d’Attigny, nous avons enlevé Rilly-aux-Oies. Plus au sud, nos troupes frauchissant l’Aisne, ont emporté Semuy et Voncq.
Les Américains ont occupé Saint-Georges-Landres, Saint-Georges, Imécourt, Landreville Chennery, Bayonville, Rémoiville, Andeville, Cléry-le-Grand. 3600 prisonniers ont été faits, dont 151 officiers.
Les Anglo-Belges ont bousculé l’ennemi sur l’Escaut, jusqu’à la hauteur de Melden, prenant Amfeghem, Tieghem, Carder et Elfeghem.
Au centre de ce front, les Franco-Américains ont enlevé les hanteurs entre Lys et Escaut, et poussé jusqu’au fleuve, sur une largeur de 16 kilomètres, conquérant dix-neuf villages.
Les Italiens ont communiqué aux Autrichiens, qui les avaient saisis d’une proposition d’armistice, les conditions des Alliés. Ils ont progressé sur toute la ligne entre les Alpes et l’Adriatique et se sont emparés d’un énorme butin.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre18.html

1549/29 octobre 1918

Les Autrichiens demandent un cessez-le-feu à l’Italie

MA_BA_Armistices_0801-432x330.jpg

Le 29 octobre 1918, les Autrichiens remettent aux Italiens une demande de cessez-le-feu que les combattants austro-hongrois appliquent sans attendre la signature. La Hongrie se sépare de l’Autriche le 31 octobre 1918. Le général Viktor Weber Edler von Webenau (1861-1932), chef de la délégation autrichienne, rencontre à Villa-Giusti la délégation italienne conduite par le général Pietro Badoglio (1871-1956). Les conditions d’armistices qui exigent la capitulation de l’Autriche-Hongrie ont été envoyées de Paris. Von Webenau refuse tout d’abord de les accepter, mais l’empereur Charles Ier d’Autriche, les ministres et les généraux ne parviennent pas à prendre de décision, alors il accepte.

source: http://actualites.musee-armee.fr/expositions/1918-armistices-episode-7/

Décret  portant création d’un cours de navigation aérienne au CNAM

source: JO 01-11-1918 p. 9490

Journal du mardi 29 octobre 1918

L’ennemi a continué à battre en retraite entre l’Oise et la Serre, sur un front de plus de 25 kilomètres. Notre avance, en certains points, a dépassé huit kilomètres au cours de la journée.
Nous avons enlevé Boheries, Poix, Macquigny et poussé nos éléments avancés jusqu’aux bords de Guise. Plus au sud, nos troupes se rapprochent de la route de Guise à Marle.
Depuis le 24, le chiffre de nos prisonniers atteint 3700. 20 canons ont été dénombrés.
Sur la Serre, la 10e armée a progressé vers le nord en liaison avec la 1re. Crécy-sur-Serre a été occupé. Progrès également à l’ouest de Château-Porcien.
Les Anglais ont brisé une offensive ennemie près d’Englefontaine et une autre à Artres.
Les Américains continuent à combattre dans le bois Belleu.
L’Allemagne a répondu à la note Wilson en demandant à connaître les conditions d’armistice des alliés.
L’Autriche a répondu également au président, en sollicitant une paix séparée et en acceptant toutes les conditions posées.

 

1544/24 octobre 1918

Victoire italienne à Vittorio-Veneto

https://www.google.fr/search?q=1918+Vittorio-Veneto&safe=active&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwj18_eK55bdAhWqxYUKHUgWAj0Q_AUICygC&biw=1280&bih=605#imgrc=Hk0f2PGCFu3n-M:

Les Italiens, après avoir éprouvé dans la Grande Guerre une succession humiliante de défaites, lancent une dernière offensive sur la Piave, à l’est de Trévise. Les troupes austro-hongroises, démoralisées et privées de leurs combattants tchèques et yougoslaves, se débandent sans attendre.

Ce triomphe équivoque est mis au crédit du général Armando Diaz, qui a succédé un an plus tôt au général Luigi Cadorna, rendu responsable du désastre de Caporetto, à la tête de l’état-major italien.

source: https://www.herodote.net/almanach-ID-2988.php

Les All Blacks contre le XV de France, version 1918

Le Figaro du 24 octobre 1918 nous annonce la tenue d’un match de rugby entre l’équipe nationale de l’armée française et la Nouvelle-Zélande au profit de la Maison des journalistes.

«L’U. S. F. S. A. organise pour dimanche prochain au Parc des Princes un grand match de football rugby au profit de la Maison des journalistes, œuvre présidée par notre rédacteur en chef M. Alfred Capus, de l’Académie française.

Cette manifestation sportive mettra en présence l’équipe nationale de l’armée française et le team fameux de la Nouvelle-Zélande qui révéla sa maîtrise en 1906, à l’occasion d’une tournée en Europe.» écrit Le Figaro du 24 octobre 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/10/24/26002-20141024ARTFIG00202-24-octobre-1918-les-all-blacks-contre-le-xv-de-france-version-1918.php

Journal du jeudi 24 octobre 1918

L’ennemi a cherché à se maintenir sur la Lys et le canal de Deynze à la frontière hollandaise. Il a échoué dans plusieurs attaques aux alentours de Peteghen.
L’armée belge a franchi le canal de dérivation. Les Allemands ont dû jeter 200 voitures dans le canal de Bruges à Gand, près de Miserge (ouest de Saint-Georges).
L’armée française a déployé, au sud de Deynze, la tête de pont sur une profondeur de trois kilomètres. 1100 Allemands ont été faits prisonniers.
La 4e armée anglaise a avancé son front de 1500 mètres, entre Lys et Escaut.
Les troupes britanniques sont entrées dans les faubourgs ouest de Valenciennes et ont pénétré dans la forêt de Raismes. Elles ont progressé à l’est de Saint-Amand. A l’ouest de Tournai, elles ont enlevé le village de Troyennes.
Sur le front de la Serre, nous avons contraint l’ennemi à un nouveau recul. Nous avons pris Chalandry et Grandlup. Notre ligne borde la Serre jusqu’à Mortiers. Les Allemands ont été repoussés à l’est de Vouziers. Les troupes tcheco-slovaques ont pris le village de Terry.
Les Allemands ont été, par trois fois, repoussés de Thann.
Le président Wilson répond à Max de Bade. Il transmet aux alliés l’offre d’armistice pour qu’ils statuent sur les conditions, mais celles-ci seront telles que l’Allemagne ne pourra, en aucun cas, reprendre les hostilités. En ce qui concerne la paix, on exigera, une capitulation pure et simple, si le gouvernement germanique n’est pas radicalement transformé.
Sur le front italien, le feu de l’artillerie s’est intensifié au mont Grappa.
Des détachements français ont opéré sur le plateau des Sette Communi au mont Sisemol, ont battu la garnison et capturé 23 officiers et 700 hommes.
Les Anglais, au sud d’Asiago, ont fait 214 prisonniers. Les italiens ont capturé une centaine d’hommes au mont Valbella.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre18.html

1441/14 juillet 1918: le fils Roosevelt tué en vol à Chamery (Marne) 

14 juillet 1918, le fils Roosevelt était tué en vol à Chamery (Marne)

Le 14 juillet 1918, Quentin Roosevelt, sixième enfant de l’ex-Président des États-Unis, trouvait la mort dans un combat aérien dans le ciel de l’Aisne. Il avait 20 ans. Été 1909, Quentin Roosevelt a 12 ans. Le benjamin de Theodore Roosevelt, alors président des États-Unis, est en vacances en France. À Reims, il assiste à un meeting aérien et écrit dans une lettre à un copain son enthousiasme : « Nous avons vu tous les avions décoller. Tu ne peux pas imaginer comme c’est beau. » Une vocation est née.

vril 1917, lorsque les États-Unis entrent en guerre, Quentin alors étudiant à Harvard, notifie à ses parents son intention de s’engager dans l’armée et son souhait de devenir pilote. Son père n’est plus Président depuis huit ans, mais il approuve. Il a dénoncé la décision du président Wilson de déclarer la neutralité des États-Unis en août 1914. Teddy, comme on le surnomme affectueusement, pense qu’une victoire de l’Allemagne serait préjudiciable aux intérêts américains et souhaite que les Alliés franco-britanniques l’emportent.

Quentin est le dernier des six enfants de l’ex-Président. Son préféré, affirment certains. C’est celui qui lui ressemble le plus. Une intelligence vive, un solide sens de l’humour, un charisme qui en fait un leader né, le goût de la lecture et de l’écriture… Theodore nourrit de grandes ambitions pour lui.

Les jambes et le pantalon en feu

Quentin entre à l’école d’aviation de Mineola, État de New York, nouvellement créée. Puis poursuit sa formation en France à l’été 1917. C’est parfois mouvementé : « Il y a deux semaines, alors que je décollais, un paquet de boue a cassé l’hélice. Une pièce a crevé le réservoir et avant que les roues ne touchent à nouveau le sol et avant que je n’aie eu le temps de couper le contact, il y avait le feu. J’ai vite décroché mon harnais, sauté de l’avion en moins de deux. Cela ne m’a pas pris plus de 30 secondes. Cependant mes bottes et mon pantalon étaient en feu », écrit-il, le 8 décembre à son père.

La suite sur https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/data/4442/reader/reader.html#!preferred/1/package/4442/pub/6093/page/7

L’offensive allemande en Champagne

Le 14 juillet 1918, la machine est au point.

Suivant les procédés du 21 mars et du 27 mai ont consacré l’excellence, renforts et matériel ont été accumulés à pied d’œuvre; chars d’assauts, pièces de tous calibres, dépôts de munitions jusque dans les tranchées de première ligne; matériaux pour la construction de passerelles sur la Marne, abrités dans les bois, au nord de Dormans et de Jaulgonne.

Une nouvelle base d’attaque contre Paris sera ainsi créée, loin du massif dangereux de Villers-cotterêts, et peut-être que devant cette formidable menace, le moral de la France s’écroulera.

Le 15 juillet, à minuit, une préparation d’artillerie, avec obus toxiques et large emploi d’ypérite, ébranle le sol sur plusieurs centaines de kilomètres.

Des obus monstrueux s’écrasent en même temps sur Châlons, sur Epernay, sur Dunkerque, sur Paris, où la «  Bertha » annonce le commencement de la plus grande bataille de tous les temps. Cette débauche de munitions dure quatre heures.

A sa faveur, l’infanterie allemande s’est portée en avant, prête à bondir; des ponts et des passerelles ont été jetées sur la Marne, depuis Gland jusqu’à Mareuil, sur un front de 20 kilomètres .

De Longpont à Bligny, c’est la 7e armée allemande du général Von Boëhm, avec 30 divisions allemandes, dont 16 en première ligne; Devant Reims, de Bligny à Prunay, c’est la 1ere armée, à la tête de laquelle le général Allemand Von Mudra vient de remplacer le général Fritz Von Below, avec 15 divisions Allemandes en première ligne et 7 divisions en soutien; De Prunay à l’Argonne, c’est la 3e armée Allemande du général Von Einem, avec 20 divisions Allemandes dont 12 en première ligne.

A 4h45, ces masses allemandes se lancent à l’assaut, à travers nos tranchées bouleversées, les divisions allemandes ayant sur un front de 2 km 500 deux régiments en première ligne et un régiment en soutien. Presque toujours deux et souvent trois divisions sont disposées les unes derrière les autres.

L’ordre est d’avancer, coûte que coûte, à raison de 1 kilomètre à l’heure.

Or, la manœuvre se déroule exactement comme elle avait été prévue par le Haut-Commandement français.

En Champagne, dans un magnifique ordre du jour, Gouraud avait demandé à ses soldats de faire preuve d’héroïsme :

«  Le bombardement sera terrible, leur avait-il dit le 7 juillet; vous le supporterez sans faiblir. L’assaut sera rude, mais votre position et votre armement sont formidables; cet assaut, vous le briserez, et ce sera un beau jour. »

La suite sur http://chtimiste.com/batailles1418/1918champagne.htm

Les Italiens perdent 4.000 hommes autour de Bligny (marne) 

À partir du 14 juillet, lors des violents combats de Bligny, les troupes italiennes parviennent à stopper l’offensive au prix de 4 000 morts et 4 000 prisonniers, empêchant l’armée allemande de s’emparer de son objectif sur ce secteur du front, à savoir la ville d’Épernay. Dans la vallée de l’Ardre, Ludendorff doit même se défendre contre des retours offensifs.

source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_la_Marne_(1918)

Darnand: héros puis salaud

Le 14 juillet 1918, le 366e régiment d’infanterie traîne sa misère dans les tranchées situées devant le mont Sans- Nom, où l’issue de l’affrontement entre Français et Allemands doit se jouer. À la tête d’un corps franc d’une vingtaine d’hommes, le sergent Darnand, 21 ans, s’infiltre dans les lignes ennemies pour en ramener 23 prisonniers et les plans d’une attaque boche imminente… « Bientôt, vous serez plus célèbre que Pétain », promet-on au jeune Darnand, qui sera auréolé, avec les seuls Foch et Clemenceau, du titre d’“Artisan de la victoire”, par Raymond Poincaré.

(…)Héros en 1918 Marnand fut fusillé en 1945

source: https://www.valeursactuelles.com/darnand-heros-puis-salaud-52412

voir la vidéo: https://www.dailymotion.com/video/x42jops

lire aussi: https://lesobservateurs.ch/2015/07/25/monstre-a-francaise-deric-brunet/

voir la BD: https://casesdhistoire.com/darnand-quand-le-heros-de-la-grande-guerre-plonge-dans-labjection/

La lutte pour la liberté: le 14 juillet

Dessin de troupes alliées sur le front français pendant la première guerre mondiale, la statue de la Liberté en fond.

source: http://docpix.fr/galerie/docpix002158/0/la-lutte-pour-la-liberte-l-jonas-14-juillet-1918

vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=93m-LtbnH1g

L’exploit de Maurice Besnier au Mont sans Nom (Marne)

Alors commandant, on doit en partie à Maurice Besnier la victoire de la France en 1918 suite au coup de main du Mont Sans-Nom (dans la Marne) le 14 juillet 1918 qui a permis de capturer une vingtaine de soldats allemands. “Le plan était de connaître le jour et l’heure de l’attaque ennemie”, précise Vincent Cazin. Maurice Besnier et ses hommes s’immiscent dans les lignes adverses, et capturent une vingtaine de soldats allemands qui parleront. Le jour de l’attaque, les Allemands pilonnent les positions françaises alors vides. Sans avoir subi de pertes, les soldats français lancent alors une immense contre-attaque : “le début de la fin de la guerre14-18”.
Il est fait officier de la légion d’honneur le 17 juillet sur le champ de bataille par le général Gouraud. “C’est pourquoi, tous les 14 juillet, non pas pour la fête nationale, mais pour son exploit, mon grand-père ouvrait une bouteille de champagne !”
Peu après la guerre il devient professeur puis directeur de l’école d’officiers de Saint-Maixent où, alors colonel, il sera fait commandeur de la légion d’honneur. “Si mon grand-père n’est jamais devenu général, c’est peut-être du fait de ses mémoires rédigées au jour le jour pendant la Grande guerre. Il a sûrement été trop critique envers le commandement.”

source: https://actu.fr/normandie/caen_14118/11-novembre-maurice-besnier-ce-caennais-heros-de-la-guerre-14-18_2788517.html

Naufrage du Djemnah: 200 tirailleurs malgaches trouvent la mort

Le 14 juillet 1918, plus de deux cent tirailleurs malgaches de retour à Madagascar trouvent la mort en Méditerranée dans le naufrage du vapeur Djemnah.

source:http://tiraera.histegeo.org/djemnah.html

Journal du dimanche 14 juillet 1918

Entre Montdidier et l’Oise, nous avons avancé nos avant-postes de 500 mètres, dans la région de la ferme Porte.
Nous avons exécuté une action locale au nord et au sud de Longpont. Nous avons progressé vers l’est et, malgré la résistance ennemie, franchi la Savières à la hauteur de la ferme Catifet. Une trentaine de prisonniers sont tombés entre nos mains.
Le nombre des prisonniers faits dans la région de Montdidier est supérieur à 600. Nous avons capturé, en outre, plus de 80 mitrailleuses.
Des troupes anglaises et australiennes ont exécuté d’heureuses opérations de détail aux environs de Vieux-Berquin et de Merris. Elles ont fait 96 prisonniers et pris quelques mitrailleuses. Leurs pertes ont été exceptionnellement légères.
Un détachement de troupes anglaises a exécuté un raid sur les tranchées allemandes au nord d’Hamel et ramené 22 prisonniers.
Un raid, tenté par l’ennemi, au nord de Meteren, a été repoussé. L’artillerie ennemie s’est montrée active en face de Beaumont-Hamel et dans les secteurs de Strazeele et de Locre.
En Orient, rencontre de patrouilles sur la Strouma, où les troupes helléniques ont dispersé un détachement bulgare, et dans la boucle de la Cerna.
En Albanie, l’ennemi s’est replié sur une ligne organisée. Nos troupes lui ont fait 470 prisonniers et infligé de lourdes pertes.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.html

1416/19 juin 1918

( Aviation)mort de l’as italien Francesco Baracca

Francesco Baracca, le plus grand « As » italien de la WW1 avec 34 victoires aériennes homologuées dont 9 en collaboration, et 14 autres probables est tué en opérations à Montemello, en Italie, son SPAD VII étant abattu derrière les lignes ennemies par des tirs venus du sol.
Son corps ne sera retrouvé que quelques jours plus tard, près de la carcasse calcinée de son avion, son revolver à la main, et un impact de balle à la tête.
En dépit de cet article du « Evening World-Herald » d’Omaha, dans le Nebraska, il existe des incertitudes sur la cause de sa mort, entre une balle reçue lors d’un combat au sol pour éviter d’être capturé ou un suicide.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-960.html

Des soldats du Siam participent au conflit

Le 19 Juin 1918 les soldats quittèrent Bangkok par bateau en direction de l’Europe. Ils débarquèrent à Marseille, le 30 Juillet sur un vaisseau anglais « Empire ».

(…)Lorsque le corps expéditionnaire siamois débarqua à Marseille le 30 juillet 1918, le sort de la guerre était déjà joué après l’échec de l’offensive allemande du printemps qui faillit bien changer le cours des événements malgré l’arrivée massive des Américains. Il n’en était de loin pas de même lorsqu’un an plus tôt le roi prit la décision de faire entrer son pays en guerre. La contribution de Siam fut certes mineure en termes d’effectifs envoyés au front, ne comprit pas de pertes au combat mais constitua cependant une étape cruciale dans la longue route de l’admission du Siam dans ce qu’il est convenu d’appeler « le concert des nations ». Le prix à payer fut celui de 19 morts, tous de jeunes hommes, tous volontaires, membres de la force expéditionnaire envoyée en France par le roi Rama VI en 1918. Leur souvenir perdure gravé dans la pierre du « monument des militaires volontaires » (อนุสาวรีย์ ทหาร อาสา anusawari thana asa) situé au centre de Bangkok, à l’angle nord-ouest de Sanam Luang (สนามหลวง – « le terrain royal »).

Ensuite, les groupes ont été séparés pour suivre une formation continue dans différentes villes.

Face nord… Puis le 14 octobre 1918 le corps des automobilistes a été envoyé au front. Du 26 au 31 octobre ils ont assisté les troupes françaises dans une zone soumise à un fort bombardement d’artillerie. Ils l’ont fait avec tant de courage que le gouvernement français leur a accordé un emblème pour leur pavillon : Cet emblème a été appelé la Croix de Guerre.  

Quand l’ennemi a été vaincu et qu’a été signé l’armistice le 11 Novembre, les puissances alliées occupèrent  la rive gauche du Rhin en Allemagne. Le corps de transport du moteur a été adjoint aux forces alliées. Ils sont restés en territoire ennemi jusqu’à la signature du traité de paix (de Versailles) le 24 Juin 1919. Mais l’escadron d’aviation n’a pas vu le combat faute d’avoir pu terminer sa formation avant la défaite ennemie.  Les aviateurs sont revenus au Siam et sont arrivés à Bangkok le 1 mai 1919. Le corps des transports à moteur est arrivé à Bangkok le 21 Septembre 1919, et le roi leur a remis la médaille de l’Ordre de Rama pour les récompenser de leur bravoure

source: http://www.alainbernardenthailande.com/2015/02/le-memorial-de-bangkok-a-la-memoire-des-19-militaires-siamois-morts-au-cours-de-la-grande-guerre.html

Sénat: le point sur les pertes humaines du 21 mars au 20 mai 1918

un document   à lire (feuillet 57 et 58)

https://www.senat.fr/histoire/1914_1918/pdf/69%20S%20Commissions%20generales/Armee/Commission/FR_SENAT_069S_083/6_19-06-1918.pdf

Homélie en mémoire de Pierre des Vallières

Le 19 juin 1918, en l’église de Beaumont (Seine et Oise), l’aumônier volontaire à la 151e D.I. : M.Chevrot, prononce les mots suivants lors du Service Funèbre célébré pour le Général des Vallières et les morts de la 151e D.I.  : Après le départ du Général Lanquetot, nous vîmes arriver notre nouveau chef, grand de stature, d’allure et d’âme, d’abord un peu distant, tant qu’il gardait le silence, mais qui se révélait, après quelques minutes d’entretien, l’homme d’une rare intelligence et d’un cœur plus vaste encore….. Il a été tué le 28 mai, journée particulièrement cruelle pour notre division. Attaqué dès la première heure du 27, le 410e R.I. avait remarquablement résisté, repoussant du Mont-des-Tombes l’adversaire qui était parvenu à s’y accrocher au travers de nos rangs décimés par le plus violent bombardement. Il s’apprêtait à poursuivre la contre-attaque, lorsque des ordres contraires, motivés par la situation générale, obligèrent un de ses bataillons à se replier légèrement et amenèrent à sa droite son vieux frère d’arme, le 403e. Ce fut alors, pour les deux régiments, dès le lendemain matin et toute la journée du 28, une lutte sans merci…. Devant la gravité des événements, le Général des Vallières lança l’ordre de résister à outrance. Toutes ses réserves étaient en ligne….. Il voulut aller lui-même confirmer, expliquer son ordre, dont la rigueur ne lui échappait pas, mais que sa parole et surtout sa présence rendraient sans doute d’une exécution moins amère. Et c’est comme il revenait d’encourager nos camarades du 403e, atrocement éprouvés depuis quelques heures qu’un parti ennemi qui s’était insinué en deçà de nos lignes, à travers les blés et sous le couvert déloyal des capotes bleues de nos prisonniers, braqua sa mitraillette sur le chef qui s’avançait sans méfiance. Une balle l’atteignit au cœur……. L’Armée perdait un de ses officiers les plus remarquables

source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_des_Vallières

La 73 ème RI dans les combats de Juin

Du 8 au 11 juin, le front atteint reste fermement tenu par la 73e D. I. A sa droite, la 167e D. I. ne peut déboucher au delà de Montecouve; les Allemands, pour empêcher ce débouché, bombardent avec violence les positions dominantes atteintes par le 4e bataillon du 356e; celui-ci subit, en particulier du 9 au 12 juin, des bombardements par obus toxiques très sévères. Mais, malgré les pertes, il fait preuve des plus belles qualités d’opiniâtreté, repousse toutes les contre-attaques d’infanterie ennemie et, grâce à l’appui de son artillerie avec laquelle la liaison est très bien établie, il ne perd pas un pouce de terrain.

Enfin le 21 juin, la 167e D. I. ayant débouché jusqu’au Bois en Croissant, l’ennemi, définitivement rejeté de la Vallée du Clignon, renonce à ses tentatives quotidiennes. Au centre du front de la Division, la Voie ferrée entre Vinly et Chézy est un couvert qui peut favoriser sa contre-offensive. Il faut la lui enlever pour affirmer et maintenir les succès déjà acquis.

Un premier essai, le 16 juin, a coûté la vie au vaillant commandant de la compagnie du centre, Lieutenant Fabre, et, bien qu’ayant permis de prendre 30 prisonniers et 6 mitrailleuses, l’attaque fut refoulée par une contre-attaque ennemie.

Le 30 juin, le 367e reprend cette attaque avec un plein succès et atteint la crête jalonnée par la voie ferrée sur un front de 1.800 mètres. Les deux rives du Ravin de Saint-Gengoulph sont définitivement conquises; elles se flanquent réciproquement et leur organisation rend désormais vains tous efforts ennemis pour faire reculer nos troupes.

Le Boche n’a cependant pas désarmé, et tout fait prévoir qu’il va tenter encore un effort suprême pour obtenir le succès dont dépend le sort de la campagne. Les secteurs sont organisés en prévision de cette attaque e t les principes sur la défensive (directives Pétain de Décembre 1917) sont appliqués sur l’ensemble du front; on renonce à l’idée de 1914-1915 : « ne pas perdre un pouce de terrain », pour admettre que « le but est d’empêcher l’adversaire de passer ».

En conséquence, tout en maintenant les positions conquises par une occupation solide, mais destinée seulement à éventer, à dissocier et retarder les attaques ennemies, on organise d’une façon méthodique une position hors des premiers coups de l’adversaire : cette position est jalonnée par le plateau du Charme (signal), le village de Gandelu, la Ferme des Granges.

Elle est à plus de 2 kilomètres de l’ennemi (hors de portée de ses minenwerfer); on pourra l’aménager, sans trop de pertes, méthodiquement. Elle barre solidement la vallée du Clignon. Elle sera tenue avec les deux tiers de l’effectif (infanterie et artillerie) de la division. Son organisation commence immédiatement après la prise de la ligne ferrée Vinly-Chézy.

Elle se poursuivait au moment où la 73e D. I. est relevée et envoyée au repos vers la Ferté-sous-Jouarre (1er juillet).

source: http://batmarn2.free.fr/73edi_ok.htm

Journal du mercredi 19 juin 1918

Au sud de l’Aisne, nous avons réussi une opération locale.
Au sud d’Ambleny et à l’est de Montgobert, nous avons fait une centaine de prisonniers, dont deux officiers. Une autre opération heureuse, au sud de Valsery, nous a valu encore 100 prisonniers.
Entre l’Ourcq et la Marne, nos patrouilles ont capturé quelques Allemands.
Canonnade sur le front de la Somme.
Les Anglais ont repoussé un coup de main au sud-est de Villers-Bretonneux et fait des prisonniers.
Ils ont également fait des prisonniers et capturé une mitrailleuse au cours de coups de main heureux au sud-ouest d’Albert et dans le voisinage de Moyenneville, ainsi que dans des rencontres de patrouilles à l’est de la forêt de Nieppe.
L’artillerie ennemie a été plus active que d’habitude dans la vallée de l’Ancre, au sud d’Albert. Elle a montré également quelque activité à l’ouest de Serre.
Sur le front belge, lutte d’artillerie en face de Dixmude et au sud de Bixschoote.
Les Italiens continuent à briser l’offensive autrichienne sur tout le front. Ils ont fait plus de 2000 prisonniers nouveaux.
La violence de la bataille s’est atténuée légèrement dans la région montagneuse, mais s’est accrue graduellement sur la Piave. La 3eme armée a arrêté de puissantes forces ennemies devant Maserada et Candelu.
De Fossalta à Capo Sile, la lutte s’est déployée sans arrêt. Des contre-offensives italiennes ont paralysé toutes les attaques.
Les aviateurs ont partout participé au combat.
Sur le bord septentrional du Montello, nos alliés ont renforcé leurs positions sur le fleuve jusqu’à Cosa Serena. Deux attaques autrichiennes ont été contenues. Dans la région de Mont Grappa, nos alliés ont repoussé deux attaques partielles. D’autres ont été réprimées dans le val Brenta et à l’est du val Frenzela.
Des détachements français et italiens ont progressé dans la direction du versant de Costalonzo et ont fait des prisonniers.
Le cabinet bulgare, après la démission de M. Radoslavof, serait reconstitué par M. Malinof, chef du parti démocrate.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin18.html

1409/12 juin 1918

12 juin 1918 combats de Belloy (Oise)

Des brancardiers français parcourent le champ de bataille de Belloy, le 12 juin 1918, c’est-à-dire, un jour avant l’arrêt des combats. Ils prennent en charge le corps d’un soldat tombé pendant les combats de Belloy du 11 juin menés par les hommes de la 152e division d’infanterie, où est rattaché le 125e régiment d’infanterie. Le jour de l’attaque contre Belloy, le régiment compte de lourdes pertes. En effet, 12 officiers sont perdus, 55 soldats sont tués, 41 disparus et 246 blessés.

Référence : SPA 50 W 2166 Belloy, Oise, cadavre d’un soldat allemand. 12/06/1918, opérateur Jacques Ridel.

Un soldat allemand tué lors de la bataille de Belloy demeure étendu sur le sol. Le 11 juin, les défenseurs allemands de Belloy tiennent en échec l’avancée française, soutenue par les chars du groupement III. En effet, la quasi-totalité des chars Schneider engagés sont détruits ou gravement endommagés par les tirs directs des batteries de 105 mm et de 77 mm.

source: http://archives.ecpad.fr/wp-content/uploads/2010/06/1918-06.pdf

Du côté de la légion russe

A 2h du matin, le 12 juin 1918, nos positions reçoivent le premier marmitage qui va durer jusqu’à midi. Comme devant Soissons, elles s’étirent sur un grand front et il faudra tenir coûte que coûte.
Sans souci des cadavres amoncelés, par onze fois, l’infanterie allemande s’avance et par onze fois elle est reçue au corps à corps et repoussée. Mais il faut faire appel à tous les hommes disponibles pour faire face à ces assauts bien supérieurs en nombre, on emmène en première ligne tout ce qu’on peut trouver à l’arrière et nos braves territoriaux font également le coup de feu. Pour moi, un des quatre survivants de la 2-9, ce 12 juin 1918 fut une grande victoire pour la D.M. Comme le 26 avril, comme le 30 mai, notre secteur est resté inviolé.
En trois semaines, nos pertes atteignent 94 officiers et 4139 hommes.
Fin juin, on se reconstitue à Rethondes et la Légion russe à Attichy.
Le 30 juin 1918, le 4e R.T.T. nous quitte et la Première Brigade Marocaine, qui comprend déjà la Légion étrangère où une élite de volontaire appartenant à quarante-deux nations se couvre de gloire, est complétée par le Bataillon russe aux ordres du Capitaine Loupanoff, avec le 12e Bataillon Malgache, les 27e et 43e Bataillons Sénégalais.
La Légion russe, dont la célébrité assure le recrutement, pose tout de même, par la présence de son drapeau national au milieu des drapeaux alliés, un grave problème au gouvernement français. Les Bolcheviks, ont le sait, ont cessé le combat et considèrent nos volontaires comme « traitres ». Outre de possibles complications internationales, il faut préserver les prisonniers que les Allemands et les Soviets ne veulent pas reconnaître comme combattants réguliers.

la suite sur http://www.cndp.fr/crdp-reims/memoire/lieux/1GM_CA/cimetieres/russes/saint_hilaire/Gazette%20de%20Michka%20N°12.pdf

Ca bouge sur le front italien

Le 3 juin 1918, la 24e division remonte sur l’altipiano, et le 126e s’installe en réserve de division.

Le 12 juin, l’offensive est décidée. La 24e division attaquera avec ses trois régiments en ligne, le 50e à droite, le 126e en soutien au milieu, le 108e à gauche en liaison avec les Italiens.
De leur côté, les Autrichiens se préparent aussi à l’offensive. Les aviateurs français et les patrouilles de nuit signalent l’arrivée de convois et de troupes importantes.

La suite sur http://www.quemeneven1418.org/juin1918_front_italien/

(Aviation) l’as canadien Langley Frank Willard Smith abattu

Langley Frank Willard Smith

Langley Frank Willard Smith, « As » canadien de la WW1, 8 victoires aériennes dont 2 en collaboration au sein du 4N Sqn du RNAS, est tué le 12 juin 1918 pendant l’interception de 16 bombardiers Gotha allemands. Fraîchement transformé sur Sopwith « Camel », son appareil perd une aile et s’écrase près de Bruges, en Belgique.

Par ailleurs:

John Arthur Vessey, « As » britannique de la WW1, 5 victoires aériennes obtenues en collaboration avec ses pilotes en qualité d’observateur-mitrailleur au sein du 45 Sqn du RFC, perd la vie lors de la collision en vol entre son Sopwith 1½ « Strutter » A8299 et un autre « Strutter » de son Sqn, le A8244. Les occupants des deux appareils sont tués.

Otto Rosenfeld, pilote de l’aviation impériale allemande, détenteur de 4 victoires aériennes homologuées au sein de la Jasta 12, est abattu et sérieusement blessé.
Affecté en novembre 1917 à la Jasta 41, il enregistrera 8 victoires supplémentaires et deviendra un « As ».
Fritz Loerzer, « As » allemand de la WW1, 11 victoires aériennes au sein des Jasta 6 et 26, est abattu au dessus de Cutry, près de Longwy, et capturé.
Il terminera la guerre comme prisonnier.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-930.html

Journal du mercredi 12 juin 1918

L’ennemi a continué sa pression en direction d’Estrées et de Ribécourt.
A gauche, la résistance de nos troupes a été efficace. l’ennemi n’a pu enlever ni le Ployron, ni Courcelles. Le village de Mery, perdu par nous, a été repris.
Au centre, le principal effort des Allemands s’est porté sur le front Belloy-Marquéglise. Une puissante attaque menée avec de gros effectifs, a réussi à nous rejeter d’abord jusqu’à l’Aronde, mais, par un magnifique retour offensif, nos troupes ont refoulé l’ennemi sur tout ce front et rétabli leurs positions sur la ligne sud de Belloy et de Saint-Maur, sud de Marquéglise et de Vandélicourt.
A notre droite, des combats violents se sont livrés dans le massif boisé, au nord de Dreslincourt. L’ennemi, qui avait accumulé dans cette région de grandes forces, a pu atteindre Antoval, obligeant nos troupes à reporter leur ligne de résistance à l’ouest et au sud de Ribécourt.
Les troupes australiennes ont exécuté avec un plein succès une opération de détail dans le voisinage de Morlancourt. Leur ligne a été avancée de près d’un demi-mille et sur une largeur d’un mille et demi. Elles out capturé deux cent trente-trois prisonniers, vingt et une mitrailleuses et un mortier de tranchées.
Nos alliés britanniques ont accompli des raids heureux au sud de la Scarpe et à l’est de la forêt de Nieppe. Combat d’artillerie à l’ouest de Lens.
Sur le front italien, l’artillerie ennemie a essayé à plusieurs reprises de développer des actions partielles entre la Vallarsa et le val Astico. Elle a été vigoureusement contrebattue.
A l’est de Capo Sile, les patrouilles italiennes ont mis en fuite la garnison des premières lignes ennemies, capturé une mitrailleuse, vingt-quatre bombardes et du matériel de guerre. Cinq avions autrichiens ont été abattus.
Deux petits torpilleurs italiens ont attaqué une division navale austro-hongroise formée de deux dreadnoughts et de dix contre-torpilleurs. Les dreadnoughts ont reçu l’un deux, l’autre une torpille. Les unités italiennes sont rentrées indemnes.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin18.html