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1203/ 18 novembre 1917: Sur le front italien

Sur le front italien

Les alliés viennent en aide aux Italiens, et en novembre 1917, des troupes françaises et britanniques commencent à affluer sur le front italien de manière consistante, 6 divisions françaises et 5 britanniques. C’est ainsi que le 18 novembre 1917, le 126e régiment d’infanterie (24e division), dans lequel Yves Jain sert comme sergent, commence à embarquer en train puis en camions pour l’Italie .
Le régiment est d’abord regroupé dans le secteur de Custozza (région de Vérone), en réserve générale avec la 24e division d’infanterie, prête à barrer la vallée de l’Adige. Il y reste presque deux mois avant d’être cantonné à 15 kms au nord de Vicence (nord-est de Vérone) en réserve d’armée avec la 24e DI.

source: http://www.quemeneven1418.org/juin1918_front_italien/

Création d’une école d’aérostation

Le 18 novembre 1917, le ministre de la Marine décide la création à Saint-Cyr d’une école d’aérostation. En revanche, les radiotélégraphistes (ou TSF) sont formés à Rochefort (17) qui abrite aussi l’école des ballons libres.

source: http://www.colsbleus.fr/articles/9567

Journal du dimanche 18 novembre 1917 à travers Le Miroir

Activité des deux artilleries au nord de Courtecon; nous avons repoussé, en lui infligeant des pertes, un détachement ennemi qui tentait d’aborder nos lignes dans cette région.
Les Anglais ont exécuté une opération avec succès vers Passchendaele. De nouveaux éléments de défense ennemis sur la crête principale, y compris une ferme, fortement organisée, sont tombés aux mains de nos alliés avec un certain nombre de prisonniers.
Les Italiens ont repoussé des détachements austro-allemands, qui, sous la protection de l’artillerie, tentaient de franchir la Piave inférieure. Ils ont anéanti une partie de ces troupes et capturé plusieurs dizaines d’officiers et plusieurs centaines de soldats.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre1917.html

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1195/10 novembre 1917: une école de chars à Bourg ( Haute-Marne)

Le Bataillon débarque à Marseille en gare d’Arenc et reçoit l’ordre d’aller occuper la partie du camp Delorme qui lui est affecté.

Du 11 au 15 novembre

Ordre n° 1 : Des bagarres ayant eu lieu entre les Canaques et les Zouaves, les IN des 1ère et 2ème Compagnies, CM et SHR resteront consignés au camp jusqu’au départ. Un officier des 1ère et 2ème Compagnies restera en permanence au camp et dès 17 H, des sentinelles seront placées aux deux issues des baraques occupées par ces unités. Les commandants des 1ère et 2ème Compagnies réuniront leurs hommes, leur feront une théorie morale et calmeront les esprits.

Le lieutenant DELMAS devançant la colonne quittera Marseille le 16.

La suite sur http://www.bmp-1916.com/novembre-1917.php

Une école de chars à Bourg ( Haute-Marne)

Une école des chars à Bourg : Le 10 novembre 1917, le capitaine Georges Patton installe l’école des chars à Bourg. Le 22 février 1918, 200 hommes sont formés et rejoignent le front. L’utilisation des chars a largement contribué à la victoire des Alliés.

source: http://www.langres.fr/les-ecoles-de-guerre-americaines-198

Sur l’incorporation de la classe 1917

Le  général Gallienni est entendu à la Chambre des députés par la commission de l’armée sur l’incorporation immédiate de la classe 1917.
Voir aussi :  la séance du 30 novembre 1915, discussion du projet de loi relatif à l’appel sous les drapeaux de la classe 1917

Le traumatisme de Caporetto (suite)

La bataille de Caporetto (24 octobre – 12 novembre 1917), soit la douzième bataille de l’Isonzo, a représenté un traumatisme profond pour la nation italienne. Aujourd’hui encore, dans le langage courant, le mot « Caporetto » est synonyme de défaite, de désastre. Si la Grande Guerre a été la « frattura epocale » (Mario Isnenghi) qui a inauguré le XXe siècle, Caporetto a été, dans le cadre de la catastrophe européenne et notamment pour l’Italie, un traumatisme dans le traumatisme, de surcroît pluriel. Plus d’un après la Strafexpedition (expédition punitive) lancée par les Autrichiens en mai-juin 1916 contre le front italien, et à la suite de l’épuisement des troupes par la guerre de position, depuis l’été 1917 les Hauts Commandements autrichiens obtiennent de l’Allemagne des renforts, des divisions d’élite rompues aux techniques de l’attaque. En septembre 1917, sous le commandement, entre autres, du Général Otto von Below, les unités allemandes appliquent la stratégie de l’encerclement et du lancement de gaz asphyxiants. Leur première attaque a lieu le 24 octobre 1917 sur une ligne montagneuse comprise entre Plezzo et Tolmino (aujourd’hui en Slovénie), prenant les troupes italiennes, non préparés par le Général en chef Luigi Cadorna à une guerre de défense, totalement au dépourvu. Entre Plezzo et Tolmino, à la hauteur du village de Caporetto, s’ouvre la grande vallée du Frioul. C’est là que les troupes d’assaut autrichiennes et allemandes ouvrent une brèche qui les conduit, longeant le cours de l’Isonzo, vers les plaines, au-delà du fleuve Tagliamento, jusqu’à un autre fleuve célèbre, le Piave. Entre le 24 octobre et le 12 novembre, les soldats italiens – arrachés depuis 1915 à leur vécu et à leurs habitudes par la conscription nationale obligatoire, soumis déjà à la violence des combats sur les montagnes orientales, aux conditions inhumaines des tranchées et aux bouleversements sensoriels, perceptifs et plus largement physiques – sont repoussés par les Autrichiens, et subissent le choc supplémentaire d’une défaite assortie de l’accusation de désertion et de trahison par les Hauts Commandements.

la suite sur https://www.fabula.org/actualites/le-traumatisme-de-caporetto-histoire-litterature-et-artscolloque-internationalparis-9-et-10_79686.php

Journal du samedi 10 novembre 1917

Nous avons exécuté avec succès des coups de mains en Argonne et sur la rive gauche de la Meuse, dans la région du bois d’Avocourt, nous avons ramené des prisonniers.
Deux attaques allemandes, précédées d’un violent bombardement, l’une sur nos positions du bois Le Chaume, l’autre en Lorraine, dans la région d’Arracourt, ont été repoussées. L’ennemi a subi des pertes sérieuses et laissé des prisonniers entre nos mains.
En Haute-Alsace, un de nos détachements a fait une incursion dans les tranchées allemandes au nord-ouest de Bisel (région de Seppois). Il a détruit les abris, capturé du matériel et est rentré au complet dans ses lignes.
Les Anglais ont réussi un coup de main à l’est d’Hargicourt.
Sur le front belge, activité d’artillerie aux abords de Dixmude et au sud de Nieuport.
En Macédoine, duel d’artillerie dans la région de Doiran et au nord de Monastir où nos tirs de destruction ont provoqué des explosions dans une batterie ennemie. Un monitor britannique a bombardé les batteries ennemies de Nechori, à l’embouchure de la Strouma.
Les Italiens ont achevé leur repli et se sont installés sur leurs positions de défense.
Les Anglais ont enlevé en Mésopotamie Tekkrit, à 185 kilomètres au nord de Bagdad.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre1917.html

1178/24 octobre 1917: reprise des carrières de l’Aisne

Reprise des carrières de l’Aisne

source: http://centenaire.org/en/node/4059

Lire aussi http://historyweb.fr/bataille-du-chemin-des-dames/

Il faudra attendre le 24 octobre 1917 pour que la bataille du Chemin des Dames se termine. Elle s’achèvera après une nouvelle offensive, cette fois soigneusement coordonnée entre artillerie et infanterie par Pétain. Elle portera sur le fort de la Malmaison – verrou de l’accès au plateau. Les allemands, finalement contraints d’évacuer le plateau… le reprendront en mai 1918.

source: http://grandeguerre1418.unblog.fr/2007/05/09/le-fort-de-la-malmaison-02-aisne/

Le 255 ème RI est dissous

Le 24 octobre 1917, le Régiment est dissous. Pour son comportement exemplaire et héroïque lors de l’offensive de décembre 1916 et lors de la préparation de l’assaut d’août 1917, le Régiment est alors cité à l’ordre de la 97° Division par le Général Lejaille. Le texte de la citation est le suivant : « sous le commandement du Lieutenant-Colonel Vérignon, qui a su faire passer dans l’âme de ses soldats les nobles sentiments dont il est animé, a mérité, partout où il s’est présenté, la réputation d’une unité vigoureuse, bien instruite, disciplinée et ardente. A eu, tout au cours de la campagne et notamment à l’attaque de la côte du Poivre le 15 décembre 1916 et lors des affaires du bois d’Avocourt en juin et juillet 1917, la plus brillante attitude et a donné spécialement l’exemple d’une admirable ténacité. »

source: http://jeanmichel.guyon.free.fr/monsite/histoire/foncinelehaut/vuillaume/1a.html

Conséquence de la révolution russe

Le 24 octobre 1917 Lénine s’empare du pouvoir et arrête la guerre. Un an après, le traité de Brest-Litovsk est signé entre la Russie et L’Allemagne.

Les Français en Italie

Conformément au pacte de Londres signé le 23 avril 1915. L’Italie a déclaré la guerre, le 23 mai 1915, à l’Autriche-Hongrie et le 23 août 1916 à l’Allemagne. Sur leurs théâtres d’opérations, les Italiens se battent dans les Dolomites et le Frioul, sur la Piave, l’Izonso, sur le plateau d’Asiago.

Sous les coups des Allemands et des Austro-Hongrois, le front s’écroule à Caporetto le 24 octobre 1917. Par la brèche, l’ennemi progresse de 28 km la première journée et met en déroute les 2e et 3e armées royales du général Cadorna.

La suite sur http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/les-francais-en-italie-1917-1918

La bataille de Caporetto

Cette bataille, également appelée 12e bataille d’Isonzo, oppose les troupes italiennes aux forces austro-allemandes dans le Nord de l’Italie. Elle se solde par une humiliante défaite italienne.

La nouvelle armée austro-allemande sous le commandement de von Below lance une offensive le 24 octobre 1917 contre la IIe armée italienne. Il est soutenu par deux armées austro-hongroises. Les Allemands utilisent à la fois les tirs de barrage, les gaz et les lance-flammes, comme sur le front Ouest. Dès le début de l’offensive, les unités italiennes de premières lignes sont prises de panique et reculent. Le 25 octobre, les austro-allemands ont réussi une percée de 24 km. Le 27 octobre, le général Cardona ordonne le retrait des troupes italiennes qui se regroupent sur le Tagliamento début novembre.

Le bilan est terrible pour les Italiens qui perdent la moitié de leur artillerie, d’importants stocks de matériel et de vivres, ainsi qu’une bonne partie de la Vénétie. On compte 300.000 prisonniers italiens. Le général Cardona doit démissionner. Mais, malgré leur victoire, les troupes austro-allemandes ne parviennent pas à passer la rivière Piave tenue, jusqu’à la fin de la guerre, par les Italiens, les Français, les Britanniques et les Américains.

source: http://www.commemorer14-18.be/index.php?id=11193

lire aussi: http://bataillescelebres.hebergratuit.net/caporetto/index.html?i=1

 

Journal du mercredi 24 octobre 1917 à travers Le Miroir

Après une préparation d’artillerie qui a duré plusieurs jours, nos troupes se sont portées à l’assaut des puissantes organisations allemandes de la région d’Allemant et de la Malmaison. Sur tout le front d’attaque, nous avons largement progressé et nous avons fait 7500 prisonniers.
Au nord-ouest de Reims, actions d’artillerie assez vives au cours de la nuit. Trois coups de main dirigés sur nos petits postes à l’ouest de Bermericourt et à l’est de la Neuville, n’ont donné aucun résultat.
Sur la rive droite de la Meuse, la lutte d’artillerie a pris un caractère violent vers la cote 344.
Les Anglais signalent des succès vers Poel-Cappelle. A l’est de cette localité, ils ont opéré sur un front de 2 kilomètres et demi et se sont emparés d’un certain nombre de bâtiments fortement organisés et de redoutes bétonnées.
Un violent combat a coûté de nombreuses pertes à l’ennemi. Nos alliés ont poussé au delà de leur ligne d’objectifs.
Plus au nord, ils ont attaqué sur un front de 3800 mètres. Ils ont enlevé les défenses méridionales de la forêt d’Houthulst, ainsi qu’une nouvelle ligne de fermes organisées et de points d’appui. 200 prisonniers sont restés aux mains de nos alliés.

 

1115/22 août 1917

Journal du mercredi 22 août 1917

Assez grande activité des deux artilleries dans la région au nord de Vauxaillon et sur les plateaux de Cerny et de Craonne.
En Champagne, nos tirs de destruction sur les organisations allemandes du secteur de Saint-Hilaire ont provoqué l’explosion de réservoirs à gaz : nos reconnaissances ont trouvé peu après les tranchées ennemies évacuées et pleines de cadavres.
Sur le front de Verdun, la bataille a continué sur plusieurs points et s’est déroulée partout à notre avantage. Sur la rive gauche, nos troupes ont enlevé la côte de l’Oie, que nous occupons en entier, ainsi que le village de Régnéville. Sur la rive droite, au cours d’un attaque brillamment conduite, nous avons conquis Samogneux et tout un système de tranchées fortifié qui relie ce village aux organisations de la côte 344. Les contre-attaques déclenchées par les Allemands ont été repoussées par nos feux. Nous avons fait de nouveaux prisonniers qui n’ont pu être encore dénombrés.
Dans les Vosges, un coup de main ennemi sur nos petits postes de l’Hartmannswillerkopf n’a pas donné de résultat.
Les Anglais ont continué leur encerclement de Lens à l’ouest et au nord-ouest.
Les Italiens ont porté à 10400 le nombre de leurs prisonniers sur le Carso.
Les Russo-Roumains, après avoir subi un recul en Moldavie, ont repris l’offensive et regagné du terrain.
Le chancelier allemand Michaëlis a fait une déclaration devant la commission principale du Reichstag. Il a rendu hommage à l’initiative du Saint-Siège, tout en réservant sa réponse sur le fond; il a avoué que l’accord initial n’est pas établi là-dessus entre l’Allemagne et ses alliés.
Mr Venizelos songe à constituer une haute Cour pour juger les hommes politiques qui ont trahi la cause grecque depuis 1914 et dont le Livre Blanc signale les actes déshonorants.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout17.html

Protestation contre la guerre à Turin

Le 22 août 1917, à Turin (Italie) lors d’une manifestation de protestation contre la guerre et ses conséquences (le manque de vivres), une foule composée en majorité de femmes s’attaque à des magazins. La police intervient en tirant sur les manifestant(e)s, ce qui provoque des morts et des blessés. Dès le lendemain, la grève est générale à Turin, la première barricade est élevée tandis que la police occupe la Bourse du travail.
Le 24 août, l’état de siège est proclamé, mais les affrontements se poursuivront jusqu’au 26 août. Une église sera investie par la foule et la grande quantité de vivres qui se trouvait entreposée dans le couvent sera distribuée aux nécessiteux. Les anarchistes ont pris une part active à ces d’émeutes et notamment le compagnon Anselmo Acutis. Ces événements « fatti di Torino » se caractérisent par une féroce répression policière qui causera la mort de centaines de personnes.

source: https://www.facebook.com/enrage.e.s.org/posts/303386023166823

(Marine) Le paquebot Golo II coulé

Golo II : du nom d’une rivière corse,  petit paquebot de la compagnie Fraissinet, transformé en transport de troupes pendant la guerre 14-18. Construit à Newcastle en 1905. Longueur 80 mètres… 257 personnes se trouvaient à bord lorsqu’il a été torpillé non loin de Corfou par le sous-marin allemand UC22, le 22 août 1917. On rapporte que 37 « marins militaires » et un officier serbe ont péri dans son naufrage et que 4 officiers serbes ont été faits prisonniers par le sous-marin. Les rescapés ont été débarqués à Corfou.
Parmi les disparus se trouvait Jean Marie Boustouler de Ploujean (29), jeune quartier-maître timonier sur la « Hallebarde », contre-torpilleur de 300 t, assurant des escortes de sous-marins en Méditerranée centrale et en Adriatique.

source: http://pages14-18.mesdiscussions.net/pages1418/Forum-Pages-d-Histoire-aviation-marine/marine-1914-1918/golo-croiseur-auxiliaire-sujet_280_1.htm

La bataille de la côte 170 (Loos) suite

Prévu à l’aube du 21 août 1917, l’assaut canadien fut contrarié par un tir de l’artillerie allemande et un assaut à la baïonnette de la 4è division allemande de la Garde.

Leurs communications mises à mal par les tirs d’artillerie ennemi et leurs positions de départ malmenées par l’assaut adverse, les Canadiens ne purent se coordonner pour lancer l’assaut prévu.  La progression canadienne, contrée par les mitrailleuses allemandes, fut mesurée et, au final, le résultat fut très mitigé.
Un nouvel assaut, lancé le 22 août, échoua en raison d’une mauvaise communication des ordres.  Les effectifs canadiens lancés à l’assaut du terril du Vert-Crassier furent anéantis et la majorité des hommes furent tués, blessés ou capturés.

Les mois de septembre et octobre furent relativement calmes, les Canadiens n’ayant plus les ressources suffisantes que pour aller de l’avant.
De leur côté, les Allemands ne tentèrent plus de reprendre les positions perdues devant Lens, préférant envoyer des effectifs livrer bataille à Passendale.

Au final, la bataille de la côte 70 se termina par une victoire tactique des Canadiens.  Ils n’étaient pas parvenus à capturer la ville de Lens mais avaient réussi à éloigner des effectifs allemands du secteur de Passendale.
Currie se montra pour sa part un commandant compétent et novateur.
La bataille avait coûté entre  20 000 et 25 000 hommes aux Allemands contre 9 000 aux Canadiens.
Aujourd’hui, occultée par la bataille, plus connue, de Passendale et par la bataille de la crête de Vimy, où s’illustrèrent les Canadiens, la bataille de la côte 70 est largement oubliée, même au Canada.
En savoir plus sur http://bataillescelebres.hebergratuit.net/cote70/index.html?i=1#TRQawrW8FmRff1Tu.99

 

292/journal du 23 mai 1915: l’Italie déclare la guerre à l’Autriche-Hongrie

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Rien à ce jour sur son carnet Dans la nuit du 23 au 24 les Allemands ont tenté une attaque et nous avons entendu des sifflements.

14-18 à Charleville (Ardennes)

23 mai 1915

A l’occasion de la fête de la Pentecôte, les maisons habitées par les Allemands sont décorées avec des branches de bouleau et des petits drapeaux, ces enfantillages se renouvellent à chaque fête importante.

Une vingtaine d’artilleurs (soldats de l’armée active),  arrivent et logent au lycée. L’après-midi je les vois descendre des canons de gros calibre de la côte Manten et les remplacer par des canons plus petits.

M. M. Bernard, Bourguin et Georges déjeunent chez moi, l’après-midi, nous refaisons en chœur ma promenade du 16 courant.

Dans la soirée, le bruit se répand que l’Italie a déclaré la guerre à l’Autriche, notre situation s’améliore donc un peu.

Les officiers fêtent la Pentecôte par des libations à la mode allemande: avenue de la gare, maison Martinot, la noce se termine par l’introduction d’un cheval au salon.

SUITe sur le journal de  l’économe du lycée Chanzy : Marcel (dit Jules) MARENCO

http://www.cenelle.fr/charleville/09-charleville.html

L’Italie déclare la Guerre à l’Autriche-Hongrie

http://fr.wikipedia.org/wiki/Neutralité_italienne_(1914-1915)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Italie_dans_la_Première_Guerre_mondiale

 L’Italie entre en guerre (23 mai 1915) : bien que membre de la Triplice depuis 1881[5], l’Italie décida de participer à la première guerre mondiale aux côtés des alliés, déclarant la guerre à l’Allemagne le 23 mai 1915.

A noter cependant que le roi d’Italie Victor Emmanuel III ne s’engageait pas gratuitement : en effet, France et Angleterre s’engageaient à lui céder, dès la fin du conflit, les terres irrédentes.

En effet, la théorie de l’irrédentisme était apparue en Italie à partir de 1870. Cette doctrine revendiquait l’annexion des territoires de langue italienne, ainsi que certains territoires ayant appartenu à des Etats italiens.

Ainsi, Victor Emmanuel III réclamait principalement le Trentin et l’Haut-Adige, Trieste, l’Istrie, ainsi que la côte de Dalmatie (il s’agissait de territoires appartenant à l’Autriche.).

http://www.histoire-fr.com/troisieme_republique_premiere_guerre_mondiale_3.htm

On a retrouvé la dépouille d’un Poilu mort le 23 mai 1915

senetLa dépouille du poilu Senet, natif de Tours, mort en 1915, vient d’être retrouvée près d’Arras et devrait faire l’objet d’une cérémonie officielle début novembre.

Sa dépouille a été découverte fin juin à l’occasion du chantier du futur Anneau de la mémoire, à proximité de Notre-Dame-de-Lorette, à Ablain-Saint-Nazaire, près d’Arras, dans le Pas-de-Calais. Léon Onésime Marie Senet portait encore sa plaque d’identification militaire sur lui. Son corps avait été placé dans un trou d’obus, avec deux autres compagnons d’arme. Le sergent Senet était du 282e régiment d’infanterie. Il a trouvé la mort le 23 mai 1915 à l’âge de 31 ans, deux semaines après le lancement de la deuxième bataille de l’Artois. A l’époque, Léon Senet était domicilié à Rosny-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis. La mairie de cette ville, d’ailleurs, essaie d’en savoir plus sur ce poilu mort au champ d’honneur.

 

Lu dans le Miroir en date du 23 mai 1915

Les troupes britanniques, attaquées au nord de la Bassée, ont vigoureusement repoussé l’ennemi en lui infligeant de fortes pertes. Au nord d’Arras, un violent combat d’artillerie s’est prolongé. Nous avons continué à prendre des maisons d’Ablain et à nettoyer les tranchées de la région, en faisant de nombreux prisonniers. Au nord de Neuville, nous avons arrêté une attaque.
Un taube, a lancé huit bombes sur Paris, dans le quartier du Champ-de-Mars; pas de victimes, dégâts insignifiants.
La poussée austro-allemande a faibli en Galicie. Les Russes ont repris heureusement l’offensive sur la rive gauche du San. Ils ont fait des prisonniers dans la région de Stryj; vers Opatow, l’ennemi demeure immobile.
Le roi d’Italie a décrété la mobilisation générale des troupes de terre et de mer. Il a mis en état de guerre les provinces du nord-est. Les ambassadeurs d’Allemagne et d’Autriche ont eu un suprême entretien avec M. Sonnino.
Une terrible collision a eu lieu à la frontière d’Ecosse entre un train de voyageurs et un train utilitaire. Un grand nombre de soldats ont été tués.
Dans la presqu’île de Gallipoli, les troupes australiennes et néo-zélandaises ont inffigé un échec aux Turcs.
Le roi de Grèce a subi une opération.

213/journal du 5 mars 1915: les Garibaldiens et tous les Italiens doivent rejoindre l’Italie

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Bombardement dans la matinée dt à midi. Vers 14 heures, reprise qui continue. A 14 h 55 et à 15 heures l’hôtel de ville est encore atteint par deux obus  qui endommagent fortement la toiture du bâtiment où se trouvent les services de la police, rue de Mars. Deux obus rue de la prison, à 16 heures. Incendie ailleurs.

Le courrier de la Champagne annonce l’arrivée à Reims d’un détachement de pompiers de Paris.

A la suite d’une demande du préfet de la Marne, le Ministère s’est mis d’accord avec le quartier général et avec le préfet dé police pour envoyer des pompiers de la ville de Paris à Reims. Les pompiers de Reims ont été, en effet, extrêmement surmenés tous ces jours-ci: ils ont eu à éteindre vingt huit incendies causés par les bombardements de l’ennemi. D’ordre du Ministère de l’Intérieur, le préfet de police a envoyé trente pompiers et deux pompes, qui sont arrivés à Reims et ont été mis immédiatement à la disposition de la municipalité.

Butte de Vauquois: 3.000 morts depuis février 1915

Le 5 mars 1915 marque la fin des grands assauts et la chute de la « forteresse Vauquois » malgré la défense héroïque de la garnison allemande. Au terme de 5 mois de furieux combats et d’efforts surhumains, les troupes françaises sont parvenues à enlever la bordure sud du piton et asseoir leurs positions dans la partie médiane du village.

Lorsque le I.R.144 quitte Vauquois le 6 mars 1915 remplacé par le 1er bataillon du I.R. 30 et le IIIème bataillon du I.R. 173, son état-major, la l3ème compagnie (mitrailleurs) et le capitaine Schuhmacher restent sur la Butte pour nettoyer le champ de bataille et organiser l’enterrement des morts. Trop nombreux pour être évacués vers l’arrière, ils sont enterrés sur place dans un cimetière provisoire établi dans une légère dépression du terrain derrière l’église. L’historique du I.R. 30 mentionne que 120 corps de combattants appartenant au I.R. 144 y seraient enterrés. D’après le Ehrentafel du I.R. 144, les pertes entre le 2 mars et le 6 mars s’élèvent à 178 tués et disparus.

http://www.verdun-meuse.fr/images/pages/DP_reconciliation.pdf

Gustave aux Eparges

mini2-15239440francois-a-cheval-jpgLettre de Gustave VALEMBOIS le 4 et 5 mars 1915 adressée à Louis
Tu me pardonnes de faire attendre mes réponses . Quand tu auras vécu un peu la vie de tranchée , tu verras toi aussi que ce n’est pas de la mauvaise volonté ,mais l’impossibilité dans laquelle on se trouve ….
Alors, te voilà arrivé dans cette fameuse région de l’ARGONNE que j’ai quitté heureux et que je voudrais retrouver aujourd’hui , car cet endroit est pire que l’autre encore . Tu vas connaître aussi, pauvre ami, ces souffrances physiques , ces tortures morales et intellectuelles de tout instant. L’homme ici ressemble à la bête et devient même moins que la bête sauvage . S’il perd comme elle toute sensibilité, tout esprit de communauté, il est toujours sous le coup de la peur, sous le danger incessant ; il vit dans la saleté repoussante, c’est à peine si on le nourrit et on lui demande de faire plus que ses forces ne lui permettent de faire. Je vois de pauvres camarades n’ayant pas la force de se traîner eux-mêmes et qui marchent à l’aide d’un bâton, courbés sous le sac dont les courroies leur labourent les épaules, j’en vois qui tombent sans pouvoir se relever et qui ne sont même pas reconnus malades. Certains ont des figures de cadavres, et voilà avec quels soldats, on veut vaincre. Quand verrons nous finir ce long martyre ? (Ndlr : nous ne sommes qu’au début de la guerre, mais pouvaient-ils savoir que cette horrible souffrance allait durer 40 mois ! La guerre n’a véritablement commencé qu’en septembre 1914 et Gustave est au front « seulement  » depuis début Novembre 1914 : cela ne fait « que  » 5 mois, il y en a encore 25 à tirer !; mais ça, ils l’ignoraient . )
Si seulement on pouvait prévoir maintenant la fin de cette guerre . Si le matin, en se levant , on pouvait dire  » encore tant de jours, et ce serait tout  » nous serions heureux quand même, tandis qu’en ce moment nous ne voyons même pas comment viendra le résultat ni d’où il viendra. (Ndlr : heureusement que non, bien sûr, le découragement absolu devant l’épreuve à venir, si longue , ne leur aurait certainement pas permis de tenir le coup )
Crois-tu à une victoire française ? Allons donc? Jamais nous n’arriverons à déloger les boches , ni à les repousser seulement jusqu’au Rhin. Jamais il ne nous a été permis de voir les routes allemandes. Seulement, quand bien du monde aura péri, alors s’apercevrons-nous de l’inutilité de nos efforts et cherchera-t-on à faire un armistice et à s’accorder sur des conditions de paix bien différentes de celles qu’on avait obtenues au début de la guerre.
C’est la deuxième fois que je me mets à cette lettre, car il m’a fallu remonter dans les tranchées avant de l’avoir finie. Oui, un grand coup doit se préparer car il y a dans les tranchées tous les régiments du n-ème corps. Les tranchées sont doubles et pleines de troupes. Nous allons sûrement devoir attaquer sous peu, c’est déjà la 2ème fois en 8 jours de? .Je ne sais si j’en reviendrai, mais ma peau est sûrement en danger ? Enfin, espérons que je reviendrai de là bas . …

http://guerre1418sysvalfer.e-monsite.com/pages/annee-1915/annee-1915-francois-le-pere-de-famille.html

Les légionnaires italiens doivent rejoindre l’armée italienne

5 mars 1915 : le 4e Régiment de Marche du 1er Régiment Etranger est dissous. Avec l’entrée en guerre de l’Italie, les légionnaires italiens doivent rejoindre l’armée italienne.

http://fr.wikipedia.org/wiki/4e_régiment_de_marche_du_1er_étranger

lire aussi: https://books.google.fr/books?id=r21Y2vHaIk8C&pg=PA267&lpg=PA267&dq=garibaldiens+dissous&source=bl&ots=7idynkZlFp&sig=B68UhqOUm0uWgqrDtPX5haeo7jQ&hl=fr&sa=X&ei=B2nrVNj0DsPC7gbd9oHICQ&ved=0CCQQ6AEwAQ#v=onepage&q=garibaldiens%20dissous&f=false

http://www.lemonde.fr/centenaire-14-18/article/2014/10/09/les-garibaldiens-raniment-la-flamme_4503217_3448834.html

http://odysseo.generiques.org/resource/a0114163552042xs6nv

 

A voir aussi http://lavie-enchampagne.com/pdf/numero70/article8.pdf

Ecrivains morts à la guerre

Antoine Bianconi  (72 ème rI) – 1882 – 5 mars 1915 à Mesnil-les-Hurlus (Champagne).

http://laurent59.canalblog.com/archives/2009/03/08/12869020.html

Hartmannswillerkopf
La montagne de la mort

Le 5 mars 1915 nouvelle attaque française sur le Jägertanne. Le 13e BCA conquiert les positions allemandes et anéantit la 3e Kompanie du IR 161. Les contre-attaques allemandes du 7 mars 1915 échouent. Le 13e BCA, totalement épuisé, est relevé par le 15-2e régiment d’infanterie. Le 23 mars 1915, vingt-cinq canons de 220 et trente-deux canons de 155 écrasent durant quatre heures les tranchées allemandes sous leurs obus. À 15 heures, le 15-2 part à l’assaut du HWK. Ces hommes, baïonnette au canon, progressent à travers les tranchées effondrées, les barbelés et l’enchevêtrement de sapins abattus par les obus. Neuf assauts successifs échouent à cent cinquante mètres du sommet face aux mitrailleuses allemandes que les canons n’ont pas détruites. Les Allemands déplorent plus de quatre cents morts et plus de deux cents prisonniers. Le 15-2 a perdu deux cent soixante hommes et neuf officiers. N’arrivant pas jusqu’au sommet, le 15-2 s’enterre et résiste aux contre-attaques allemandes

LA SUITE SUR:http://www.lieux-insolites.fr/cicatrice/14-18/hwk/hwk.htm

Lu dans Le Miroir du 5 mars 1915

France.-Le bulletin français signale des combats de tranchées en Flandre et dans le Nord, – des engagements plus importants et toujours à notre avantage en Champagne et dans l’Argonne (Vauquois). Un officer aviateur français a été bombarder une gare très importante d’Allemagne, près de Donaueschingen.
La flottille des destroyers de Douvres a détruit un sous-marin allemand, le U-8, dont l’équipage a été d’ailleurs sauvé. Le U-8 était parmi les bâtiments-pirates qui torpillaient les navires de commerce en Manche.
Sur le front oriental, les régiments russes atteignent de nouveau la lisière de la Prusse, après avoir forcé les Allemands à un repli sur toutes leurs lignes. Ils ont repris Stanislaw, en Galicie, sur les Autrichiens. Le siège d’Ossowietz, que Hindenburg se flattait de prendre, traîne en longueur.
Les opérations des Dardanelles n’ont été jusqu’ici signalées par aucun accident pour les flottes alliées.
Le gouvernement grec comme s’il était à la veille de l’action, consulte l’état-major général sur les moyens dont il dispose. Le conseil de la Couronne est convoqué une seconde fois.
Deux croiseurs français ont bombardé des postes turcs sur la côte de Syrie.
La presse allemande attaque vivement le ministre de l’Agriculture, auquel elle reproche son imprévoyance. Les pommes de terre, après le blé, commencent à faire défaut.

 

162/journal du 13 janvier 1915: l’Eclaireur de l’Est suspendu huit jours

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Le Courrier annonce aujourd’hui que son confrère rémois a été suspendu pour huit jours. Voici ce qu’il est dit à ce sujet;

L’Eclaireur suspendu pour huit jours.

Nous apprenons que l’Eclaireur de l’Est vient d’être suspendu pour huit jours, pour avoir publié une information jugée répréhensible. » (Le reste de l’article, soit une douzaine de lignes environ est caviardé).

Bombardement dans la journée, après une nuit calme.

Décision au 118 ème RIT de Verzenay

*Evacués. – Les chefs de bataillon feront connaître demain matin s’ils ne seraient pas d’avis, pour compléter les cadres où de nombreuses vacances existent par suite d’évacuations, de rétrograder soldats de 2e classe, en raison de leur incapacité physique, tous les gradés dans les établissements hospitaliers, en dehors de la division.

http://vieuxpapiers.canalblog.com/archives/2006/01/13/1178481.html

Mort d’un des cinq frères Jadot dans la Meuse

C’est par l’abbé Gousset, curé du village, qu’il a appris les circonstances de la mort de son fils Joseph, touché par un éclat d’obus le

13 janvier 1915 à Apremont-la-forêt, en Meuse. Son lieutenant a écrit à l’ecclésiastique : « Il n’avait qu’une blessure paraissant légère, dans la région lombaire, mais il n’avait plus sa connaissance et respirait péniblement. J’ai essayé de lui faire boire une goutte d’alcool et respirer des sels ammoniaques, mais sans succès ».

L’article complet sur: http://www.verdun-meuse.fr/images/files/IlfautsauverlesoldatJardotER11112013.pdf

Ecrivain mort à la guerre

Louis Geandreau – 1885 – 13 janvier 1915 à Crouy-sur-Aisne

http://data.bnf.fr/10395987/louis_geandreau/

 Dans le Petit Havre

B763516101_LPH_1915_01_13_01

http://archives.lehavre.fr/archives_municipales/LPH_1914-1919/journaux/1915/01/B763516101_LPH_1915_01_13.pdf

Lettre d’un soldat du 132 ème RI

Témoignage du soldat Alexandre JACQUEAU . Origine du texte

Alexandre Entre son départ de Paris-gare du Nord en août 1914 et sa mort dans une tranchée du Bois des Caures en juillet 1915, Alexandre JACQUEAU n’aura jamais revu sa femme ni ses deux enfants. Sachant lire et écrire, il eut toutefois le privilège de pouvoir échanger des lettres avec sa femme. C’est cette correspondance qui est ici retranscrite sous la forme expurgée dans laquelle sa veuve les fit publier dans un ouvrage familial, quelques années plus tard.

Je redescends des avant-postes où j ‘ai passé la journée et la nuit et je m’empresse de t’écrire la longue lettre promise.

Avant le départ, nous avons fait un bon petit diner. Levés à minuit, nous avons mangé le poulet de Paulette qui était excellent, de la purée de foie gras, conserve de fruits et Champagne. Cela nous a donné des forces pour la suite.

Partis dans la nuit de dimanche à lundi à 2 heures du matin de Chevert par une pluie torrentielle, nous sommes arrivés ici à 8 h ½ du matin. Ah ! Mon Dieu ! Quelle marche, je m’en souviendrai longtemps. Nuit noire…, nous naviguions dans l’encre…, vent glacial et de tempête…, pluie diluvienne qui venait nous aveugler et nous cingler…, et tous ces hommes marchant, abrutis, hébétés, tête basse, dans le sillon de l’ombre noire de l’homme qui le précède, tels que des moutons qui vont à l’abattoir, les gradés faisant les chiens pour les faire serrer et pour empêcher qu’ils ne s’écartent de la colonne. Arrivés à 4 kilomètres des avant-postes, nous sommes obligés de quitter la route, celle-ci est balayée par les obus, les Boches ont dû être prévenus de la relève et veulent nous gêner. Nous entrons alors dans la terre labourée, et quelle terre ! Celle-ci est détrempée, labourée, et nous y enfonçons tantôt jusqu’à mi-jambes, tantôt jusqu’aux genoux, la glaise adhère et nous ne pouvons décoller nos souliers, tantôt c’est un ruisseau, un banc d’eau qu’il nous faut traverser. Ah ! Non, vraiment, je ne me rappelle pas avoir fait une marche aussi pénible. Ajoute à cela des fusées blanches, vertes, partant de droite et de gauche, de l’avant et de l’arrière, pour nous signaler le bombardement, les Boches, pour indiquer l’approche d’une troupe, tels les feux d’artifice le 14 juillet, mais je t’assure que nous n’avions pas envie de crier Ah ! La belle blanche ! Ah ! La belle verte !

Arrivés à H… devant E… nous avons fait la relève, les avant-postes se trouvent à 1.500 mètres, et quel cloaque pour y arriver.

Là, malgré la pluie, nous nous installons en accrochant quelques toiles de tente sur les arbres et nous attendons le jour tout trempés, tout grelottants, les pieds dans la boue jusqu’à mi-jambe.

Vraiment le moral de tous ces hommes est merveilleux, chacun rouspète un peu par habitude et par tempérament, mais une fois qu’il est en sentinelle et qu’il sait qu’une responsabilité lui incombe, aucun d’eux ne bouge et chacun à conscience du devoir qu’il remplit.

POUR EN SAVOIR PLUS:

 http://etienne.jacqueau.free.fr/15Janvier.htm

Ouverture d’un Camp de détention Spirit Lake, Abitibi-Témiscamingue (Canada)

e002852721Au cours de la Première Guerre mondiale, 24 camps de détention pour étrangers furent établis au Canada, dont quatre au Québec: Valcartier, Beauport, Montréal et Spirit Lake. Le camp de Spirit Lake, en Abitibi-Témiscamingue,  a été en fonction du 13 janvier 1915 au 28 janvier 1917. On y a emprisonné plus de 1200 personnes dont le seul tort était d’être nés à l’étranger, dans un pays « ennemi ».

http://www.denoncezuntraitre.com/blogueur/camp-de-detention-spirit-lake-abitibi-temiscamingue-1915-1917/

Lu dans le Miroir en date du 13 janvier 1915

 France. Des combats très vifs ont eu lieu sur l’Aisne. Au nord de Soissons, les Allemands cherchent à reprendre les tranchées et les points dominants que nous leur avons enlevés – mais toutes ces offensives ont été repoussées. Les duels d’artillerie se sont renouvelés entre Soissons et Reims; mais il y a eu un véritable corps à corps près de Perthes, dans un fortin situé au nord de la ferme Beauséjour.

L’émission des bons français du Trésor de 250 millions de francs a été couverte plusieurs fois à Londres.

Deux offensives ennemies ont été refoulées sur les Hauts-de-Meuse, l’une au bois de Consenvoye, l’autre au bois le Bouchot.
Un de nos détachements a mis en fuite une compagnie allemande à Saint-Sauveur, au sud de Cirey-sur-Vezouze.
La flotte russe qui croise dans la mer Noire empêche la Turquie d’envoyer des renforts et des approvisionnements à l’armée du Caucase.
Les Allemands arrêtent dans le district de Lodz les enfants de onze à seize ans.
Italie.-Les obsèques de Constantin Garibaldi ont eu lieu à Rome, parmi un grand concours de population

 Dans le monde

13 janvier  1915 – Royaume-Uni
Churchill obtient l’accord du comité de guerre impérial pour son projet de forcement naval du d?troit des Dardanelles.
13 janvier 1915 – Italie
Violent tremblement de terre en Italie. La ville d’Avezzano est rasée, de nombreux monuments de Rome sont abimés et les victimes se comptent par milliers (30.000 morts)