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1480/22 août 1918: Jean Giono dans le conflit au sein du 140e RI

La photo se met au service des experts médicaux

Une présentation à l’Académie de médecine d’une nouvelle technique d’étude des blessures par balle retient l’attention du Figaro du 22 août 1918.

«M. Étienne Martin, professeur à la Faculté de médecine de Lyon, propose une technique nouvelle pour l’étude des blessures produites par les armes à feu au point de vue de l’expertise médico-légale, technique basée sur l’agrandissement photographique, qui révèle à l’observateur des détails imperceptibles à l’œil nu et même à la loupe.» écrit Le Figaro du 22 août 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/22/26002-20140822ARTFIG00096-22-aout-1918-la-photo-se-met-au-service-des-experts-medicaux.php

Jean Giono dans le conflit au sein du  140e RI

(…)

Après une période de repos, au début du mois d’août, l’unité de Giono part pour de nombreux déplacements : aux abords de Vitry-le-François le 19 août, puis vers Vismes (village au sud-ouest d’Abbeville) et près d’Epernay le 22 août. Les troupes font route ensuite vers la région de Verdun. Puis elles traversent Jarville, près de Nancy, passent le 28 août à Baccarat (à une vingtaine de kilomètres au sud-est de Lunéville) et, se rapprochant de Lunéville, à Gerbéviller le 30 août. La compagnie de Giono restera en Alsace « dans un secteur assez tranquille » de septembre 1918 jusqu’à la fin de la guerre.

Au moment de l’armistice, Giono est à Manosque en permission. Pour les camarades de Giono, la seconde moitié du mois est consacrée à de nombreuses marches en Alsace : Phalsbourg, Ottershal, Monswiller, Steinbourg, Imbsheim, Bouxwiller, Kirwiller, Bueswiller, Pfoffenhoffen, Niedermodern, Lauterburg, Mothern. Giono les rejoindra deux semaines plus tard, le 25 novembre. Il assiste à l’entrée des troupes françaises à Sarrebourg, à Saverne, à Bouxviller. Son témoignage confirme le rapport du « J. M. O. » : les rapports entre les troupes et la population sont excellents. Giono sera encore mobilisé onze mois à Sarrebourg, puis à Wissembourg près de la frontière, à Mondon près de Lunéville, enfin à Bitche. Il connaîtra sa dernière permission de soldat en août 1919 et c’est en octobre 1919 qu’il sera enfin démobilisé

source: http://www.pedagogie.ac-nantes.fr/medias/fichier/giono_article_thomasmontensinos_20081_1377233812358.pdf.

Journal du jeudi 22 août 1918

Au sud de l’Avre, nous nous sommes emparés de Beuvraignes, après un combat acharné.
Entre Matz et Oise, nous avons fait 500 prisonniers.
A l’est de l’Oise, nous avons attaqué les lignes allemandes sur un front de 25 kilomètres, depuis la région de Bailly jusqu’à l’Aisne.
Nous avons atteint la forêt d’Ourscamp, Carlepont, Cuts, Lombray, Blerancourdelle, le plateau au nord de Vassens, Vezaponin, Tartiers, Cuizy-en-Almont, Osni-Courtil, réa1isé une avance moyenne de 4 kilomètres et fait 8.000 prisonniers. Au total, plus de 10.000 Allemands sont tombés, en deux jours, entre nos mains dans cette région.
Nous avons gagné du terrain à l’ouest de Lassigny.
Les Anglais ont livré des combats locaux sur les deux rives de la Scarpe. Ils ont avancé leur ligne à l’est de Fampoux et progressé de part et d’autre de la Lys et à l’est de Merville. Ils ont attaqué sur un large front au nord de l’Ancre, et réalisé des progrès satisfaisants.
L’Espagne a publié un communiqué d’où il résulte qu’elle a fait une notification importante à Berlin. Elle prélèvera sur le tonnage allemand ancré dans ses ports, un tonnage égal à celui que lui détruiront les sous-marins.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout18.html