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62/ (VIDEOS) 5 octobre 1914: l’un des premiers combat aérien à Jonchery-sur-Vesle


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Au matin du lundi 5 octobre 1914, le sergent Joseph Frantz et son mécanicien-mitrailleur, le caporal Louis Quenault, à bord de leur biplan Voisin, croisent la route d’un Aviatik allemand qu’ils parviennent à abattre au-dessus de Jonchery-sur-Vesle, remportant ainsi la première victoire aérienne de l’histoire. 

La victoire du 5 octobre est la première victoire aérienne de tous les temps avion contre avion ayant entraîné la destruction d’un des deux adversaires. »

VIDEO: Joseph Frantz  parle de son combat au-dessus de Jonchery-sur-Vesle

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Une vidéo méconnue de la RTBF avec l’interview  du français, le sergent pilote Joseph Frantz, qui fait  le récit de ce combat qui s’est déroulé le 5 octobre 1914 au-dessus de Jonchery-sur-Vesle.

http://www.euscreen.eu/play.jsp?id=EUS_5A1E4DE1F99847ACA9FCB32B466D77CB

VIDEO: » Joffre: l’aviation, c’est zéro ». Joseph Frantz démontre le contraire
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Un autre témoignage de Joseph Frantz

Video TF1: le temps des escadrilles (à commencer à 5.29 /16.50)

http://www.dailymotion.com/video/xby1p0_histoire-de-l-aviation-ep02-le-temp_tech#

Plusieurs articles sur cette première victoire aérienne dont le meilleur, à notre avis est celui de ce site:

Capture d’écran 2014-09-30 à 08.27.55

http://vieillescasseroles.free.fr/1erevictoire.html

http://www.euscreen.eu/play.jsp?id=EUS_5A1E4DE1F99847ACA9FCB32B466D77CB

http://www.asoublies1418.fr/default.asp?308332D3741663E62683372332D36D47264335333D166E6236233D077462309335233DE6

http://www.archivesdefrance.culture.gouv.fr/action-culturelle/celebrations-nationales/recueil-2014/1914/premier-combat-aerien-de-l-histoire/

http://aujourdhui.over-blog.fr/article-5-octobre-1914-premier-combat-aerien-110806414.html

On en parle dans l’Eclaireur de l’Est

L’Éclaireur de l’Est, 7 octobre 1914 –  « Avant-hier matin, sous le clair soleil levant, nos concitoyens pouvaient apercevoir un aéroplane allemand, naviguant au-dessus de notre ville et décrivant de savantes circonvolutions destinées à indiquer à l’ennemi la position de nos troupes. Quelques instants plus tard, un avion français tout vibrant d’audace et de courage, un solide « Voisin » blindé, piloté par notre ami le sergent Frantz, qui fit, – nos lecteurs s’en souviennent — tant d’audacieuses prouesses sur un biplan « Savary » lors du concours militaire d’aviation, et portant à son bord le soldat aviateur Quesnot, se mit à la poursuite de l’oiseau d’outre-Rhin. Une lutte de vitesse s’engagea entre les deux avions et, près de Muizon, au-dessus des marais, l’aéroplane allemand, blessé à mort, dut s’abattre, tandis que les deux passagers, torches vivantes, flambaient dans leur frêle abri.»

Journal du rémois Henri Jadart (extraits)

On entend le canon vers 8 heures et des nomes viennent tomber autour de la poste provisoire de la rue Libergier; il en arrive aussi rue de Vesle et sur le théâtre dont l’intérieur est saccagé.

Départ pour la Haubette vers 10 heures; dès que les obus sifflent au-dessus de la maison. D’autres prouvent nous atteindre dans notre course à travers les rues; nos forces physiques et morales s’épuisent et nous ne pouvons nous résoudre à reprendre le régime déprimant des caves (…)On dit même que des permis seront nécessaires, à dater de ce jour, pour quitter l’intérieur de la ville.

M.Thiriat nous montre la soixantaine de cartes postales de nos ruines que vient d’éditer la maison Bienaimé (…)Ces cartes vont être mises en vente dans toute la France et à l’étranger, afin qu’on connaisse parut le sort terrible de Reims.

A 5 heures et demi, nous décidons de rentrer et de préparer notre départ pour le lendemain, – de quitter la ville, qui est devenue intenable (…) Nous rencontrons des officiers qui s’effraient des risques que peut présenter notre retour par la rue de Vesle. La foule, en effet, se précipite de ce côté, venant des rues Chanzy et des Elus, où pleuvent les obus. On voudrait pouvoir attendre, séjourner au delà du canal; mais il est impossible d’y trouver un logis, même un abri.

L’obscurité, la nuit se décident enfin à venir; nous nous hâtons malgré les obstacles, et en passant au commissariat de police du premier canton, rue des Capucins, nous prenons les sauf-conduits indispensables pour nous embarquer sur la ligne de banlieue, vers Dormans. Nous sommes enfin au logis pour prendre un dîner hâtif et faire d’indispensables préparatifs. Mais cette perspective d’exode est elle-même effrayante, car c’est l’abandon de sa demeure, de sa maison, du chez soi- et de toutes les choses auxquelles l’âme reste attachée en face même du péril. »

Journal du rémois Paul Hess (extraits)

Un aéroplane allemand a lancé une bombe à proximité de la poste qui fonctionne au 32 rue Libergier. Il n’y a pas eu de victimes (…)Il a été décidé qu’à partir de ce jour, les sinistrés et habitants des zones dangereuses, pourront demander leurs lettres à toute heure de la journée (…)

J’ai la pénible surprise d’apprendre, par le journal d’aujourd’hui, la mort de mon cordonnier, M.Marteaux, 65 ans, habitant 5, rue de Berru, tué hier par un éclat d’obus, alors qu’il venait de sortir sur le pas de sa porte.

Polémique à propos des forts de Reims

Paul Hess fait état d’une polémique à propos de l’abandon des forts autour de Reims:

« L’opinion populaire s’est vivement émue à Reims et dans toute la région, du fait que les Allemands, en quittant notre ville, se sont fortement retranchés sur les hauteurs occupées par nos vieux forts et de là ont pu tenir tête aux  troupes chargées de les déloger. Le public, simpliste et souvent peu au courant des choses de la fortification moderne en a conclu que les Allemands avaient retrouvé contre nous les moyens de défense résultant de l’existence des forts de Reims, et qu’en conséquence, notre état-major avait eu grand tort de ne pas faire sauter ceux-ci avant l’arrivée de l’ennemi. Sans ces forts, entend-on dire de toutes parts, nous n’aurions pas été bombardés, ou en tout cas nous ne l’aurions pas été aussi longtemps car les Allemands n’auraient pu tenir aux portes de Reims.

Comme il est plus essentiel que jamais, dans les circonstances présentes, que l’union morale la plus étroite existe entre la population civile et l’autorité militaire, et comme cette bonne entente, cette union sacrée peut résulter surtout de la confiance réciproque de l’une envers l’autre, nous avons demandé à M.le général Cassagnade, l’autorisation de fournir sur cette question quelques explications très générales , qui justifieront entièrement l’attitude du haut commandement.

Disons d’abord que ce que les Allemands ont occupé utilement, ce ne sont pas à proprement parler les forts. Ils ont dû, sans doute, y caserner une partie de leurs hommes, encore que les casemates n’étant pas bétonnées ne soient pas du tout invulnérables; mais ces hommes auraient tout aussi bien été cantonnés dans les villages voisins.

Ce ne sont pas non plus nos batteries qui ont pu servir aux Allemands, celles-ci  avaient été désarmées et nos canons enlevés avant sur arrivée. Du reste, ces batteries étaient évidemment dirigées du côté extérieur de Reims, tandis que les batteries ennemies ont été installées face à la ville; et puis, on a vite fait d’aménager l’emplacement d’une batterie.La vérité est que l’artillerie ennemie s’est installée sur les hauteurs occupées par nos forts. Ces hauteurs constituent d’excellentes positions naturelles, c’est du reste pour cette raison que nos forts y avaient été construits; les Allmeands, à leur tour, s’y sont fortifiés, de même que lors de l’investissement de Reims par les Anglais, en 1539, ceux-ci s’étaient retranchés sur les hauteurs de Brimont et de Saint-Thierry.

Maintenant, pour répondre  à une dernière question que se pose encore le public; pourquoi n’avoir pas tiré nous-mêmes parti de ces excellentes positions pour repousser l’armée allemande quand elle s’approcha de Reims? 

Parce que ces forts, malgré qu’ils fussent démodés, avaient été respectés uniquement pour servir, tant bien que mal, dans le cas où une bataille se serait livrée aux environs de Reims et que, précisément, il n’est pas entré cette fois dans le plan d’ensemble des opérations que cette bataille eût lieu. »

(…)Les habitants de Reims se demandent  quand sera tenté l’effort nécessaire au dégagement de leur malheureuse cité, afin d’éviter sa ruine complète. Ils trouvent, par ce que leur apprennent  les communiqués officiels, que l’on paraît se soucier peu de son triste sort et ils en sont réduits à se poser, malgré toute la même question, à laquelle l’article du Courrier ne donne pas d’explication: pourquoi les Allemands, dans leur fuite, ont-ils pu s’accrocher sur les hauteurs de Brimont, Witry et Berru?

Des cadavres à Bétheny

Paul Hess relate aussi un article du Courrier de la Champagne à propos de l’inquiétude des Béthenyats: « un de nos lecteurs qui s’est aventuré jusqu’à Bétheny, nous signale que les champs sont couverts de cadavres ou de membres mutilés et apars de soldats tombés victimes des derniers évènements.

Des cadavres de chevaux sont aussi abandonnés à la décomposition et cet état de chose crée un foyer pestilentiel des plus dangereux.

Il serait urgent que des mesures fussent prises pour éviter une contagion possible. Quand au village de Bétheny, il n’offre guère qu’un ensemble de ruines menaçant la sécurité de ceux qui tenteraient d’y passer. »

Début de l’occupation dans le Nord

http://www.histoire-en-journal.com/index.php?option=com_content&view=article&id=123:oct-1914-debut-de-loccupation-allemande-dans-le-nord&catid=50:histvecu&Itemid=2

Lu dans le Moniteur en date du 5 octobre 1914

(…)Nous avons repris l’offensive. Une très violente bataille se développe autour au auprès d’Arras, tandis que le combat semble s’atténuerun peu entre l’Ancre et la Somme, d’une part, et la Somme et l’Oise, d’autre part. Nous avons progressé dans la région de Soissons au nord de l’Aisne, où les Allemands s’étaient fortement retranchés (…) Enfin notre cheminement s’accentue en Woëvre et dans l’Argonne.

La situation du camp d’Anvers est stationnaire et l’armée belge stationne sur la Néthe.

Sarajevo est complètement investi par les forces serbes monténégrines.

La flote franco-anglaise a bombardé et détruit l’un des ouvrages les plus considérables des bouches de Cattaro dans l’Adriatique.

La Légion d’honneur du fameux aviateur Frantz à la Pompelle

A lire sur le site du journal L’Union Par Marion Dardard

Elle avait été sortie de la réserve en juin dernier pour l’inauguration du Fort de la Pompelle restauré, et aussitôt rangée. Achetée il y a peu, la croix de chevalier de la Légion d’honneur de Joseph Frantz, ce pilote français à qui l’on doit, avec Louis Quénault, la première victoire aérienne de tous les temps, le 5 octobre 1914, sera de nouveau exposée ce dimanche au musée, pour l’anniversaire de l’exploit, et désormais de manière permanente.

http://www.lunion.presse.fr/region/la-legion-d-honneur-de-frantz-exposee-a-la-pompelle-ia3b24n417332