Archives du mot-clé journal

1551/31 octobre 1918

Du côté du 415e RI

20 octobre 1918 – 31 octobre 1918 – Retrait du front ; repos dans la vallée de la Retourne
31 octobre 1918 – 5 novembre 1918 – Mouvement vers Tourcelles-Chaumont ; engagée vers Voncq et Terron-sur-Aisne dans la bataille du Chesne le 2 novembre passage de l’Aisne vers Semuy.
5 novembre 1918 – 11 novembre 1918 – engagée dans LA POUSSÉE VERS LA MEUSE combats vers Lametz et Omont ; le 8 novembre progression jusqu’à la Meuse, à l’est de Flize, le 9 novembre combat sur la rive nord de la Meuse.

Parution du Coup de canon

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La guerre plongea la presse dans de nombreuses difficultés matérielles comme la mobilisation des ouvriers des imprimeries et des rédacteurs, la pénurie de papier et enfin la réapparition de la censure. Elle eut pour conséquence la disparition de bon nombre de journaux, 28 titres dès 1914 et une vingtaine encore entre 1914 et en Basse-Normandie. La presse cesse totalement de remplir sa mission d’information pour se transformer en arme de propagande. Peu de choses sont connues sur la création du Coup de canon, bimensuel, qui paraît pour la première fois en . Il s’affiche comme un journal humoristique, milit…éraire et civil, vendu sur abonnement à la tête du client dont les chèques sont refusés c’est trop compromettant. Il se situe au carrefour des journaux satiriques qui virent le jour aux débuts de la Troisième république et des journaux de guerre aux publicités et feuilletons patriotiques, prenant le contre courant des journaux de propagande et de soutien des populations loin du front par des caricatures et dessins caustiques. Le Coup de canon de janvier à novembre est remplacé par Le Crachin Journal humoristique et satirique -1919 et devient Le Crachin 1920-1927. Il paraît quelques mois 1919-1921 sous la dénomination Le Crachin cherbourgeois.

source: http://normannia.info/items/show/190693#?c=0&m=0&s=0&cv=0

source: http://www.poilus38.com/415e14-18.php#1918

Journal du jeudi 31 octobre 1918

Entre Oise et Serre, vives actions d’artillerie, notamment dans la région de Crécy-sur-Serre.
A l’ouest de Château-Porcien, les troupes de la 5e armée ont entrepris une nouvelle poussée sur un front de douze kilomètres, entre Saint-Quentin-le-Petit et Herpy. L’ennemi avait reçu ordre de tenir coûte que coûte.
Sur notre gauche, malgré l’abondance des mitrailleuses, qui tentaient d’enrayer notre avance, nous avons débouché de Saint-Quentin-le-Petit et porté nos lignes aux abords de la cote 137. A l’ouest de Banogne, nous avons également progressé au centre. Nos troupes ont refoulé les forces ennemies au delà de la route de Recouvrance à Saint-Fergeux, sur une étendue de trois kilomètres, à l’est du signal de Recouvrance. A droite, nous avons enlevé la cote 156 et avancé plus à l’est. 850 prisonniers ont été dénombrés.
Les Anglais ont fait 70 prisonniers au nord-est d’Englefontaine.
Feu d’artillerie et de mitrailleuses sur le front américain, à l’ouest de la Meuse, particulièrement vers Saint-Juvin.
Les Italiens, poursuivant leur avance à l’est de la Piave, ont fait 4000 prisonniers nouveaux et libéré un certain nombre de localités, dont Conegliano.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre18.html

1461/3 août 1918

Le droit de vote des femmes, ce sera pour plus tard

Le 3 août 1918 Le Figaro s’étonne que l’initiative de la proposition de loi autorisant le droit de vote des femmes vienne d’un sénateur.

«La commission d’initiative du Sénat a pris en considération la proposition de loi de M. Louis Martin, tendant à reconnaître aux femmes le droit de vote dans toutes les élections, et a nommé M. Louis Martin rapporteur.

“Dans toutes les élections”. Ce n’est rien de moins qu’une révolution véritable!

Quels pourront être les bienfaits, les dangers, les inconvénients, les avantages, d’un tel bouleversement de nos mœurs politiques? On ne peut l’apprécier encore; et c’est à la génération politique d’après-guerre qu’incombera sans doute l’honneur et la charge d’une telle expérience.

Ce sera peut-être intolérable. Ce sera peut-être très bien. On verra. En tout cas, l’Histoire devra noter que c’est par des mains sénatoriales que fut lancée sur notre édifice législatif cette prodigieuse grenade.
Cet âge est sans pitié.» écrit Le Figaro du 3 août 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/03/26002-20140803ARTFIG00102-3-aout-1918-le-droit-de-vote-des-femmes-ce-sera-pour-plus-tard.php

Les combats en août autour de Bazoches (Aisne)

4ème et 77ème D.I. US, face à une partie des troupes de la 7ème Armée Allemande. La 62ème D.I. est à l’ouest de Bazoches.

source: http://batmarn2.free.fr/bazoches1918.htm

Grève à Saint-Pierre- des -Corps (Indre et Loire)

Le 2 août 1918, 1 500 personnes, « la plupart des femmes et une centaine d’hommes employés de chemin de fer » sont réunies salle du Manège. Ce coup-ci, ce sont les ouvrières travaillant pour l’Intendance américaine qui font grève. Elles ont réclamé 3 francs d’augmentation par jour, mais n’ont obtenu que 1,50 franc ; et elles rejettent le travail aux pièces. Les autorités tentent de briser la grève en embarquant chaque matin les ouvrières non-grévistes pour qu’elles travaillent dans des ateliers à Saint-Pierre-des-Corps ; au cours du meeting du 2 août, une ouvrière suggère de crever les pneus des camions américains.

Place Velpeau, le 3 août, des carreaux de l’annexe du magasin général sont brisés, une manifestation s’organise, et la police procède à plusieurs interpellations pour « résistance aux agents », « injures et menaces », « entrave à la liberté du travail  » et « voies de fait ». Le soir, une nouvelle réunion mobilise entre 1 200 et 1 500 personnes, essentiellement des femmes. La grève durera jusqu’au 8 août, mais les autorités américaines ne céderont pas. Au contraire, elles menacent de licencier une partie des grévistes.

L’Union libérale, journal local comme il faut, se contentera dans ses pages d’actualités locales de causer de la fête de l’ail et du basilic. Pourtant, un rapport du préfet parle quand même d’un mouvement ayant connu pour la seule journée du 3 août pas moins de 3 .700 grévistes sur 3. 900 possibles !

https://larotative.info/1917-1918-les-ouvrieres-1886.html

Ce sont en tout 17 202 soldats américains qui ont été soignés à Beaudésert dans l’Hôpital n°22, l’un des six centre hospitalier du quartier.

« Les premiers blessés ont été acheminés directement du front par le train. Leurs visages sont couverts de cloques à cause des gaz ! D’autres suffoquent. Mon Dieu ! Ils n’ont même pas vingt ans ! »

source: http://www.merignac.com/actualites/journal-de-bord-du-medecin-major-thomas-lgore

Journal du samedi 3 août 1918

Sur l’ensemble du front de bataille, actions d’artillerie.
Entre Montdidier et l’Oise, un coup de main ennemi au nord d’Antheuil n’a donné aucun résultat.
Une attaque allemande sur la montagne de Bligny a été également brisée. Des raids allemands ont échoué dans la région de l’Argonne.
Sur le front anglais, l’artillerie ennemie s’est montrée active au sud-ouest d’Albert. Elle a également manifesté quelque activité à l’est de Robecq et en d’autres secteurs.
Les Américains ont encerclé des détachements allemands qui avaient pénétré dans leurs lignes: tous les hommes ont été tués, blessés ou capturés. Au sud-ouest du bois Meunière, après un dur combat à la baïonnette, les Américains ont refoulé les ennemis dans les bois. Ils ont pris le bois de Grimpette et atteint le village de Cierges.
Ils ont repoussé des coups de main en Lorraine et en Alsace.
Sur le front italien, les alpins ont capturé la garnison d’un poste autrichien dans le val Daone. Dans le val Brenta, l’infanterie italienne a refoulé l’ennemi après une lutte corps à corps, en lui faisant des prisonniers.
Cinq avions autrichiens ont été abattus.
Une patrouille grecque, en Macédoine, a tendu une embuscade à une patrouille bulgare à l’ouest de Demir-Hissar et lui a fait des prisonniers. Sept avions ennemis ont été détruits sur ce front.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout18.html

1351/15 avril 1918: un vitrail à la mémoire d’un soldat mort le 15 avril 1918

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La Chéchia. Journal boyautant du 1er Zouaves. Numéro 72, 15 avril 1918

La Chéchia est le journal de tranchées publié par le 1er Régiment de zouaves de l’armée française pendant la Première Guerre mondiale. Produit par et pour les soldats, ce type de journal était connu, entre autres, pour son humour noir, ses descriptions de la vie sur les lignes de front, ses poèmes et ses dessins. Les zouaves constituaient une unité militaire d’élite initialement formée en Algérie en 1830. La chéchia, qui donne son nom au journal, désigne le couvre–chef de forme cylindrique distinct d’origine arabe porté par les soldats de cette unité. Au total, 73 numéros de La Chéchia parurent entre mai 1915 et octobre 1918, période au cours de laquelle le 1er Régiment de zouaves participa aux combats intenses de bon nombre des batailles du front de l’Ouest en Belgique et en France. Chaque numéro était illustré et comptait généralement quatre pages. Tiré entre 800 et 1000 exemplaires, le journal était produit sur un cyclostyle, ancien appareil permettant de dupliquer un texte écrit. Le 1er Régiment de zouaves devint également fameux pour ses représentations théâtrales sur le front, dont les scripts étaient surtout publiés dans La Chéchia. Les soixante–et–onze numéros du journal présentés ici, commençant au numéro 2 du 1er juin 1915, sont conservés à la Bibliothèque nationale de France. La collection inclut une note écrite du lieutenant–colonel Rolland, commandant du régiment, datée du 12 avril 1916, qui accompagna un paquet renfermant des numéros du journal, destiné à une personne non identifiée. Dans sa note, Rolland déclare : « J’y joins aussi un numéro de la revue Au clair de la lune, œuvre de mes poilus qui fut jouée en sortant des tranchées, et je vous enverrai à l’avenir les quelques productions plus ou moins littéraires que nous pouvons avoir ». La collection comporte également le menu, daté du 18 octobre 1915, d’un dîner organisé pour les auteurs et les interprètes de la revue Au clair de la lune.

Un vitrail à la mémoire d’un soldat mort le 15 avril 1918

Jusqu’aux années 1930, des vitraux commémoratifs ont été installés dans les églises, en mémoire des soldats morts. On en trouve plusieurs dans les églises autour de Coutances.

« En souvenir de mon fils Émile, tombé à Verdun le 15 avril 1918. L. Lemoine. » En médaillon, en bas de ce vitrail, le portrait dessiné du jeune soldat, visage poupin et calot sur la tête. Ce vitrail commémoratif, Le Christ et les enfants, est daté de 1929 et Mazuet en est l’auteur. Il est visible dans l’église de Bricqueville-la-Blouette.

source: https://www.ouest-france.fr/normandie/coutances-50200/dans-les-eglises-du-coutancais-les-vitraux-commemorent-les-soldats-4047028

Bataille de la Lys: communiqué officiel

lundi 15 avril 1918

Après-midi : Le combat a continué hier toute la journée avec acharnement autour de Neuve-Eglise. Après avoir rejeté de nombreux assauts, nos troupes furent obligées, pour la seconde fois de se replier en arrière du village.

De vigoureuses attaques ont été déclenchées, hier après-midi, par les Allemands, sur de nombreux points du front de la bataille de la Lys au nord-ouest de Merville. A la suite d’une lutte acharnée, l’infanterie ennemie, qui marchait à l’assaut, fut repoussée avec de lourdes pertes. Des éléments qui avançaient le long de la berge nord du canal de la Lys ont été pris sous notre feu et n’ont pu progresser. Au cours de la journée, l’ennemi a lancé jusqu’à sept attaques dans le secteur de Merville. Il a été repoussé avec des pertes importantes. Dans un de ces assauts, cinq vagues vinrent battre notre ligne, qui sous la violence du choc, fléchit légèrement ; mais elle fut complètement rétablie par une contre-attaque.
Au sud-ouest de Bailleul, les éléments qui étaient parvenus à pénétrer temporairement dans nos positions en ont été chassés, et la ligne rétablie.
Nous avons réussi une opération de détail pendant la nuit à l’est de Robecq, capturé plusieurs mitrailleuses et fait 150 prisonniers.[…]

Soir : La bataille s’est déroulée cet après-midi dans les environs de Bailleul et de Wulverghem ; elle continue.
Sur le reste du front de la bataille de la Lys, rien de particulier à signaler.
L’artillerie ennemie a montré de l’activité dans certains secteurs, surtout entre Givenchy et Robecq. Des corps d’infanterie allemands s’avançant sur la route La Bassée-Estaires ont été efficacement cannonés par notre artillerie.

source: http://www.bataille-de-la-lys.com/fr/attaque_allemande/communiques/15_avril_1918.html

Journal du lundi 15 avril 1918

Actions d’artillerie assez vives entre Montdidier et Noyon. Nos reconnaissances opérant dans cette région ont ramené des prisonniers.
Au nord de Saint-Mihiel et en Lorraine, dans les secteurs d’Emberménil et de Bures, nous avons pénétré dans les lignes ennemies et fait une dizaine de prisonniers.
Nous avons repoussé des coups de main allemands ,au nord de la cote 304, dans la région de Saint-Mihiel, en Woëvre et au col du Bonhomme.
Nos alliés britanniques, après une lutte violente qui a duré toute une soirée, ont repoussé les assauts lancés par l’ennemi entre Meteren et Wulverghem. Les Allemands ont attaqué Neuve-Eglise pour la quatrième fois et ont été repoussés.
Près de Festubert, les efforts ennemis ont été également brisés, ainsi qu’au nord-ouest de Locon.
De nombreux détachements allemands ont été pris sous le feu de l’artillerie et dispersés.
Malgré une lutte incessante, toute la ligne britannique du front de la Lys a été maintenue intacte. Les pertes allemandes ont été extrêmement élevées.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/avril18.html

1304/27 février 1918: labours, moissons, battages et anecdotes en 1918


Labours, moissons, battages et anecdotes en 1918

agriculture
Essais officiels de Noisy le Grand dans l’ex Seine et Oise aujourd’hui Seine Saint Denis. Le 07 avril 1918 Présentation du tracteur Gray 18 – 36 HP tirant une charrue Guichard à 8 socs de 2,20 mètres de large à une profondeur de 18 centimètres à raison de 70 ares à l’heure avec une consommation de 20 litres d’essence à l’hectare.

Les rotatives de l’Est Républicain sous les gravats

est

Dans la nuit du 26 au 27 février 1918, l’imprimerie est bombardée, les rotatives sont ensevelies sous les gravats. Malgré tout, un numéro exceptionnel d’une seule page imprimée au recto et blanche au verso, sortira des rotatives.

Le quotidien s’est toujours battu contre la censure dont il faisait l’objet. Nancy ne se situait qu’à une quinzaine de kilomètres du front, dans une région envahie, mais L’Est Républicain s’est placé avec conviction sur la ligne défendue par Poincaré et y restera fidèle jusqu’à la fin de la guerre.

http://www.kiosque-lorrain.fr/exhibits/show/est-republicain_89-18/annees-de-guerre

Miles Jeffrey Game Day abattu par un hydravion

aviateur

Naissance à St. Ives, dans le Huntingdonshire, de Miles Jeffrey Game Day, « As » britannique de la WW1, 5 victoires aériennes au sein du 13N Sqn du RNAS, toutes obtenues sur Sopwith « Camel ».
Il est abattu et tué en combat aérien par un hydravion allemand le 27 février 1918, dans le secteur de Dunkerque.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/anniversaires-t20304-6900.html

Journal du mercredi 27 février 1918

Lutte d’artillerie assez vive sur la rive droite de la Meuse (région de Beaumont).
Sur le front britannique, un détachement ennemi qui tentait un coup de main sur un poste de la région de Saint-Quentin, a été rejeté par les feux d’artillerie de nos alliés et leurs jets de grenades, avant d’avoir pu aborder les réseaux.
Un autre détachement qui attaquait un poste au nord de Passchendaele a été également repoussé.
Nos alliés ont fait un certain nombre de prisonniers dans la partie nord du front.
Activité de l’artillerie allemande au sud-ouest de Cambrai, dans la vallée de la Scarpe, au sud d’Armentières et au nord-est d’Ypres.
L’artillerie britannique a attaqué et dispersé des groupes de travailleurs ennemis dans la région de la Bassée.
Les aviateurs anglais ont fait du réglage et des reconnaissances. Ils ont jeté des bombes sur divers objectifs, cantonnements, convois, etc. Les pilotes britanniques ont jeté plus de deux cents bombes sur des champs d’aviation ennemis vers Courtrai et sur des cantonnements au nord-est de Saint-Quentin. Ils sont tous rentrés indemnes.
Hertling et Payer ont parlé au Reichstag, l’un sur la situation internationale, l’autre sur la politique intérieure.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/fevrier18.html