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1565/14 novembre 1918: une offensive était prévue le 14 novembre

Une offensive était prévue le 14 novembre

Voici le détail de l’ultime offensive française prévue pour le 14 novembre 1918 sur le front de Lorraine, et dont la mise en oeuvre est rappelée dans le texte 10-11 novembre 1918 – Derniers jours de guerre, avec l’arrivée de chars dans le secteur d’Emberménil le 10 novembre.

source: http://blamont.info/textes1413.html

Le difficile déplacement à Metz et Strasbourg

Le jeudi 14 novembre 1918, se tient un Conseil des ministres. Le président du Conseil Georges Clemenceau qui a reçu une invitation contre le président de la République, Raymond Poincaré du cardinal, archevêque de Paris pour un Te Deum le dimanche déclare qu’il est impossible que l’exécutif s’y fasse représenter. Poincaré objecte que le même jour, la France se fera représenter au Te Deum belge à Paris et que la différence serait bien subtile. Clemenceau change de sujet et parle alors de son voyage conjoint à programmer avec Raymond Poincaré à Metz et Strasbourg. La veille Jeanneney lui avait glissé d’un air embarrassé : « Le Président vous verra au sujet du voyage; il trouve des difficultés à le faire maintenant ».  Clemenceau déclare au chef de l’Etat :  » Il faut que le président de la République soit reçu à Strasbourg avec une certaine solennité. C’est un voyage qui ne peut pas se préparer en un jour. Je crois donc qu’il faut que j’aille seul avec le ministre de la Marine et le ministre de l’Armement recevoir les troupes. Elles ne peuvent pas arriver dans le vide. Il faut qu’elles aillent quelque part. Elles iront à un endroit que je choisirai et je les y attendrai. M. Le président de la République viendra officiellement quelques jours après »

source: http://lhistoireenrafale.lunion.fr/2018/11/13/14-novembre-1918-le-difficile-deplacement-a-metz-et-strasbourg/

Ce que retiennent les journaux dans cet après armistice

Quelles sont trois jours après la signature de l’armistice, les informations qui sont mises en valeur dans les journaux en ce qu concerne la journée du jeudi 14 novembre 1918?  D’abord que le général Pétain a adressé un ordre du jour à ses troupes pour célébrer la victoire et leur a recommandé de la dignité de l’attitude pendant l’occupation prévue en Allemagne.
Le gouvernement allemand a prié le gouvernement français d’inviter au calme les populations d’Alsace-Lorraine, qui se montrent hostiles à l’égard des soldats allemands, ce qui ne surprend pas à Paris en raison des brimades et des humiliations accumulées durant tant d’années.
Le docteur Solf, secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères de Berlin, a pressé les Alliés, par un message au secrétaire d’Etat américain Lansing, de hâter l’ouverture des préliminaires de paix. Il invoque la famine qui pèse sur l’Allemagne.
Guillaume II est arrivé au château d’Amerongen, chez le comte Bentink, en Hollande. Il sera traité comme un officier supérieur interné. Contrairement aux bruits qui avaient couru, le kronprinz n’a pas été assassiné. Lui aussi est arrivé en Hollande. Le grand-duc de Bade a été sommé d’abdiquer.
Charles 1er a renoncé à sa couronne: il se retire en Suisse. L’Autriche allemande devient république. Victor Adler, le chef de la social démocratie d’Autriche, qui était devenu ministre des Affaires étrangères à Vienne, est mort subitement.

source: http://lhistoireenrafale.lunion.fr/2018/11/13/14-novembre-1918-ce-que-retiennent-les-journaux-dans-cet-apres-armistice/

Journal du jeudi 14 novembre 1918

Le maréral Pétain a adressé un ordre du jour à ses troupes pour célébrer la victoire et leur recommander la dignité de l’attitude pendant l’occupation prévue en Allemagne.
Le gouvernement allemand a prié le gouvernement français d’inviter au calme les populations d’Alsace-Lorraine, qui se montrent hostiles à l’égard des soldats allemands.
Le docteur Solf, secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères de Berlin, a pressé les Alliés, par un message au secrétaire d’Etat américain Lansing, de hâter l’ouverture des préliminaires de paix. Il invoque la famine qui pèse sur l’Allemagne.
Guillaume II est arrivé au château d’Amerongen, chez le comte Bentink, en Hollande. Il sera traité comme un officier supérieur interné. Contrairement aux bruits qui avaient couru, le kronprinz n’a pas été assassiné. Lui aussi est arrivé en Hollande. Le grand-duc de Bade a été sommé d’abdiquer.
Charles 1er a renoncé à sa couronne: il se retire en Suisse. L’Autriche allemande devient république. Victor Adler, le chef de la social démocratie d’Autriche, qui était devenu ministre des Affaires étrangères à Vienne, est mort subitement.
M. Wilson, qui avait été sollicité par l’Allemagne de lui venir en aide pour la préserver de la famine, lui a répondu qu’il pourvoirait à son ravitaillement, mais à la condition que les vivres seraient répartis équitablement et que l’ordre serait maintenu.
Un accord est intervenu entre le gouvernenent de la Sibérie occidentale et le directoire russe d’Orefa.
Des mutineries ont éclaté un peu partout dans l’armée allemande cantonnée en Belgique. Il y a eu des soulèvements à Bruxelles, au camp de Beverloo, à Anvers et à Liège. Des scènes sanglantes se sont produites.
Le cabinet de guerre impérial anglais est convoqué. Les premiers ministres des colonies vont venir y siéger, afin d’examiner les problèmes de l’après-guerre et de leur donner des solutions aussi rapidement que possible.
Le recrutement a été arrêté aux Etats-Unis: plus de trois millions et demi d’hommes avaient déjà été appelés sous les drapeaux. M. Hoover, ministre du Ravitaillement américain, a recommandé la plus stricte économie. Il a rappelé que l’Amérique aurait à pourvoir aux besoins, non seulement de sa propre population, mais encore des Alliés et même des Empires centraux, en proie à la disette.
Les présidents du Conseil d’Angleterre et d’Italie sont attendus à Paris, MM. Sonnino et Balfour sont déjà arrivés pour participer aux conférences qui vont avoir lieu à Versailles.