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57/Journal de la grande guerre: le 30 septembre 1914, fusillé pour l’exemple

Mercredi 30 septembre 1914

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Journal du Rémois Henri Jadart (extraits)

La bataille cette nuit a été violente, comme on le prévoyait hier, et continuait encore le matin, tant que la crainte des obus nous a fait gagner la cave vers 5 heures.

Toutefois, les choses paraissent s’améliorer, car on va ouvrir la poste.

Je visite dans la matinée l’archevêché, où rien ne subsiste du mobilier ni des livres de l’Académie. Le galetas qui lui servait de dépôt depuis si longtemps s’est effondré sur les salles du premier étage, où étaient exposés les bronzes et torques du Musée archéologique.

« Les papiers brûlent encore » me dit le gardien Huart; on ne déblaie rien dans ces salles, où d’ailleurs nul ne pénètre, selon l’ordre de M.le maire. Plus tard, on y fera des fouilles qui seront peut-être fructueuses. Dans le vestibule se dresse toujours la vierge d’Igny, oeuvre qui a été préservée, sauf la tête de l’enfant, qui se trouve perdue.

M.le maire conduit en ce moment à la cathédrale et au Musée des Beaux-Arts; MM Léon Bourgeois, Vallé, Haguenin, Lenoir et le peintre Roll, venus de Paris pour examiner les dégâts.

Départ pour la Haubette vers 2 heures (ndr: 14 heures). « Le courrier de la Champagne » se vend dans l’Avenue de Paris.- Des émigrants sont venus en foule faubourg de Laon, où la population a été horriblement décimée. Vers 8 h 30 a lieu une forte canonnade, mais qui reste sans réponse.

Le général de brigade Battesti a été tué par un éclat d’obus sur les batteries près de Reims le 25 septembre (lire notre journal de guerre en date du 25 septembre) et a été inhumé au cimetière de l’Ouest. le cardinal Luçon a fait la levée du corps.

Journal du Rémois Paul Hess (extraits)

On reparle beacuoup de la nuit du 28 au 29. Peu de gens ont dormi à Reims. Il s’agissait d’un engagement important , du côté de Cernay, sur lequel nous n’avons aucun renseignement.

Les batteries installées dans le Champ de grève sont en pleine activité, dans la matinée de ce jour. L’après-midi je sors pour aller aux nouvelles, Place Amélie-Doubliée. Du pont de l’avenue de Laon, je commence à entendre l’arrivée des obus qui ne cessent de tomber vers le Port Sec et sur la gare CBR (Jacquart) où sont placées des pièces de 75 (…)

A mon retour, rue du Jard, nous percevons, du jardin, une série de détonations qui commence vers 18 heures et se prolonge longtemps; elles sont tellement nourries et serrées qu’elles produisent un bruit comparable à celui du passage d’un train, entendu dans la campagne.

Vers 18 h 30, le canon venant se mêler à ce vacarme effroyable, nous nous demandons comment va encore passer la nuit.

Egaré dans les bois à Avocourt (Meuse) le 30 septembre 1914 Jules Chevalier, déclaré déserteur est fusillé

http://data.over-blog-kiwi.com/0/55/29/33/ob_5afbad_fusilles-de-14-18-ceux-des-alpes-de-haute-prove.pdf

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SAGUET Georges
caporal au 162° régiment d’infanterie, 23 ans
tué à l’ennemi le 30 septembre 1914 à Sillery (Marne)

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Combat de la Chalade (Meuse)

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http://laurent59.canalblog.com/archives/2006/09/30/2795270.html

Le siège de Maubeuge (Nord)

http://www.cheminsdememoire-nordpasdecalais.fr/lhistoire/batailles/le-siege-de-maubeuge-25-aout-8-septembre-1914.html

A Treillères : Les écoliers ont rédigé la biographie d’un soldat de 1914-1918 disparu le 30 septembre 1914

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Julien Bernard, natif de Treillères, était habillé comme ces poilus. Il avait 39 ans quand il a été porté disparu dans la Somme, le 30 septembre 1914. |

http://www.ouest-france.fr/les-ecoliers-ont-redige-la-biographie-dun-soldat-de-1914-1918-2550426

Carte postale de Doullens d’un soldat du 22 ème RIT

doullens001_bhttps://sites.google.com/site/22emerit/images/doullens-30-septembre-1914

351 prisonniers à l’Île de Sieck

http://www.letelegramme.fr/finistere/plougoulm/1914-351-prisonniers-a-l-ile-de-sieck-30-07-2014-10279447.php

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Marie Antonin Bajard est décédé le 30 septembre 1914 des suites de ses blessures à l’hôpital militaire de la marine à Rochefort (Charente inférieure) à l’âge de 27 ans. Il était le fils de Auguste Marie Bajard Boulanger, aubergiste à Mussy et Marie Augustine Jolivet. Il était soldat de 2ème classe au 21ème Bataillon de Chasseurs à Pied. Il avait le matricule 595 au recrutement à Mâcon, classe 1906. Il est né le 4 octobre 1886 à Mussy-sous-Dun et était célibataire. Son décès a été transcrit le 30 octobre 1914 à Mussy sous Dun.

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52/Journal de la grande guerre: 25 septembre le général Battesti meurt rue de Cernay à Reims

Vendredi 25 septembre 1914

Le canon fait rage sur le front Bétheny-Cernay après une vigoureuse attaque de nos troupes, les Allemands sont délogés du fort de la Pompelle et de la ferme d’Alger.

Rue de Cernay à Reims une croix a été érigée par le Souvenir Français à la mémoire du général Battesti
Rue de Cernay à Reims une croix a été érigée par le Souvenir Français à la mémoire du général Battesti

croix gal battesti

 

Rue de Cernay, mort du général Jules Battesti

battesti21Le général Battesti tombe glorieusement, pendant le bombardement du 25 septembre 1914 par un obus de 21 qui éclate tout près de lui, à l’extrémité de la rue de Cernay à Reims. Une pierre placée à l’entrée de cette rue, marquait l’endroit où il fut tué et son corps reposa au cimetière de l’Ouest à Reims. C’est l’un des 42 généraux mort durant la première guerre mondiale.

Bio à toute vitesse

Jules Augustin Léon BATTESTI est né à GRAVELINES le 6 Avril 1858, fils de Jacques Augustin;Lt au 16 ème d’Infanterie de Ligne et de Zoé  GRADY son épouse.
Admis à ST Cyr le 18 Octobre 1877 et en ressort en qualité de S/LT en 1879 en obtenant le classement de 188/340 et intègre le 122 ème RI.
1880,muté au 8 ème RI,puis de 1881 à 1882,suit les cours de l’Ecole Régionale de tir à CHALONS.

Promu Lt le 29/09/1884 au 73 ème RI.Au mois d’Octobre de la même année, il épouse Dorothée DUBOURG,qui lui donnera 3 filles.
Le 30/11/1884,il rejoint la Gendarmerie Cdt Cie du Cher.1886,il rejoint la Cie de ST POL/TERNOISE.

Le 25/09/1890,il intègre l’Ecole Supérieure de Guerre.
Cap le 12/02/1892,il rejoint la Cie des bouches du Rhône ARLES. Mais,il va beaucoup déménager.Le 1/04/1892 à l’EM d’Epinal.

30/12/1892 il prend le Commandement de la Cie d’Avignon.

1/09/1895,commande la Cie du HAVRE.Le 21/09/1899,mis en position hors cadre,il est officier d’ordonnance du Gal Cdt la Division d’ORAN.24/04/1900 promu Chef d’Escadron Cie de l’Indre.

Le 06/06/1901,muté au cabinet du Colonel,Directeur de la cavalerie au ministère de la Guerre,et prend le  commandement d’un escadron de la garde Républicaine à Cheval.
1904/1905,commande l’Ecole des aspirants de Gendarmerie.Son avancement va s’accélérer.1905 Lt Col et prend la 4 ème Légion au MANS,

24/06/1906,prend le cdt de la 11 ème Légion à  Nantes.01/04/1901,promu colonel,et prend le Cdt de la Légion de LILLE.
20/12/1913,promu Gal de Brigade.Le 9/08/1914, prend le Cdt de la 104  ème Briga de de la 52 ème Division de réserve de la 2 ème RM à REIMS soit 6000 hommes.

Il rejoint le front le 9/08/1914 et reçoit pour mission de tenir 15 Km et se voit adjoindre la 103 ème Brigade,ce qui portera 15.000 hommes sous ses ordres.

Le 25 Septembre 1914,le Gal BATTESTI est mortellement blessé.
CITATION:En pleine bataille de la Marne,fit preuve de brillantes qualités d’énergie,d’une froide bravoure et un complet mépris du danger,restant jours et nuits au milieu de ses troupes les plus avancées à la ligne.Chargé de missions offensives au Nord Est de REIMS,toujours au péril de sa vie, trouva une mort glorieuse sur le champ de bataille le 25 09/1914.
Reconnu par ses paires comme excellent cavalier,une plaque est ap-
posée caserne VERINES à PARIS.A l’EOGN,un amphi porte son nom,ainsi qu’une caserne à BORDEAUX.
Cette biographie a été effectuée avec l’aide des archives municipales de la Ville de Gravelines.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jules_Augustin_Williams_L%C3%A9on_Battesti

Journal du rémois Paul Hess (extraits)

(…)Nous partons, mon beau-père, les enfants et moi, dans la direction d’Ormes. Tout le long du trajet, nous pouvons examiner les tranchées, les divers travaux exécutés sur cette partie du champ de bataille où s’est déroulée, les 11 et 12 septembre, l’action devant Reims.

La commune d’Ormes est remplie de troupes.

Sur le chemin du retour, rencontré M.Henri Jadart, conservateur de la bibliothèque, indigné et attristé du traitement que nos ennemis font encore subir à notre pauvre ville (…) Avec une profonde douleur, nous voyons tomber les obus principalement du côté de Saint-Remi et du parc Pommery (…)

Journal du Rémois Henri Jadart

Soleil éclatant, ciel bleu. Dès le matin, violents coups de canon; une bataille semble engagée du côté de Bétheny ou de Cernay. (…)

Une foule énorme s’est portée sur la route de Paris, sur celle de Dormans et jusque dans les chemins ruraux. Il semble que toute la population ait déserté ses foyers si menacés (…) Vers 4 heures le canon redouble de violence; les obus tombent sur Reims dans le quartier Cérès, à Saint-Remi, sur l’Hôtel Dieu et du côté de la Verrerie. Puis la cloche de Sainte Geneviève se met à tinter, appelant la bénédiction  du ciel sur les victimes de ces dévastations. -Il faut quitter notre retraite. Nous rentrons presque à la nuit; mais les canons ennemis ont fini par se taire.

La 73ème DI à Bois le Prêtre

http://www.norroylespam.fr/wp-content/uploads/2011/05/le-bois-le-pretre.pdf

La bataille d’Albert (Somme)

26._und_28._Württ._Res.-Div._1914La bataille d’Albert commence le 25 septembre 1914 la première course à la mer au début de la première guerre mondiale. Dans le prolongement de la bataille de l’Aisne, alliés et Allemands agrandissent leurs tranchées vers la mer du Nord.  Bloqués dans leur progression vers le Nord, les généraux français de Castelnau et Joffre décident alors une attaque frontale sur les lignes allemandes. La bataille se déroule au niveau d’Albert, dans la Somme.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_d’Albert_(1914)

Destruction de l’église d’Herleville

Eglise apres14

La Première Guerre mondiale eut pour effet direct la destruction complète d’Herleville. Le bombardement du 25 septembre 1914, lors des terribles combats de la Somme a détruit le clocher, la toiture, et incendié une partie du mobilier de l’église dont la maçonnerie est restée à peu près intacte.

     Aux lendemains de la Bataille de la Marne, les armées cherchent à avancer en dépassant les positions conquises. Il en résulte une course de vitesse qui se prolongera jusqu’à la Mer du Nord. C’est durant cette période appelée « Course à la Mer « , et qui dura de septembre à décembre 1914, qu’Herleville fut le théâtre de terribles combats.

     Les régiments composant les 55eme et 560me brigades sont dirigés dans le secteur d’Herleville à la fin de septembre 1914. Ce sont notamment les 22ème, 30ème et 99 régiments d’infanterie qui prennent part à l’attaque d’Herleville et Foucaucourt du 24 au 26 septembre. L’Historique du 30ème R.I. relate l’attaque d’Herleville dans les termes suivants: « L ‘attaque se déclenche dans 1 ‘après-midi: les deux Bataillons, en tirailleurs, chantant la Marseillaise, se portent à l’assaut du village, entraînés par les clairons sonnant la charge. Les pertes cruelles pourtant – n ‘arrêtent pas l’élan des assaillants. Un dur combat s ‘engage. Les Allemands, abrités derrière les murs de clôture des jardins, résistent par le feu d’une manière extraordinairement violente, et le combat se terminera victorieusement au cours de la nuit, où nous occupons et organisons le village. Pendant ce temps, le 1 Bataillon, engagé face à Foucaucourt, subit de telles pertes que les rares survivants sont versés aux deux autres Bataillons. «  Durant les trente-six heures de combat, le 3ème R.I. a perdu 840 hommes, dont le commandant Cavard, les capitaines Meffre et Mangin, les sous-lieutenants Chaussier, Bossu, Emperaire et Blanchon. L’Historique du 99ème R.I. ne diffère pas:  » le régiment, engagé à Herleville le 25 septembre, progresse quelque peu, mais ne tarde pas à se heurter à un ennemi solidement installé dans des tranchées profondes et bien dissimulées, qui par des tirs bien ajustés nous occasionnera des pertes sérieuses, dont le lieutenant-colonel Arbey, commandant le régiment, le capitaine Furtin, commandant de bataillon, les lieutenants de Ville de Travernay, Roumenteau, Robin, commandants de compagnies, tués tous bravement en tête de leur unité, et brisera nos attaques. Plusieurs fois, dans un élan magnifique, le 99ème R.I. essayera de culbuter les Allemands à Foucaucourt, à Dompierre, à Fontaine-lès-cappy, plusieurs fois il sera arrêté. «  C’est aussi ce 25 septembre qu’est tué, par un éclat d’obus, le colonel Rabier, commandant la 55ème brigade, dont la tombe est située aux abords du village. A la suite de la prise d’Herleville par les Français, le village sera organisé pour devenir un centre de résistance fermé, important point d’appui situé à quelques centaines de mètres des premières lignes face au Bois Etoilé (de son nom vrai nom Bois à Fame) avec pour mission de tenir jusqu’à l’arrivée des réserves.

La ville d’Orchies incendiée

orchies
orchies

http://civils19141918.canalblog.com/archives/2011/01/26/20229080.html