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1367/1mai 1918: mort d’Ernest Olivier  le 1er mai 1918 du 96e RI 

Les filles de l’Enfant Jésus de Lille durant la guerre

1er mai 1918. -A l’hospice de Steenwerck, une sœur est tuée par une bombe, une autre est mortellement blessée…les autres ont dû fuir avec leurs vieillards.

On nous annonce aussi que toutes nos sœurs de l’asile de Bailleul ont dû fuir avec leurs nombreuses malades ainsi que les sœurs de l’hospice avec leurs vieillards et leurs orphelines. Celles de Merville hospice et orphelinat sont parties également. Ces deux villes Bailleul et Merville sont complètement détruites. C’est tout ce que nous savons.

On vient aujourd’hui enlever nos chaudières de la cuisine et de la buanderie ainsi que notre cloche. Le tout est déposé dans la cour d’entrée, en attendant qu’on vienne les chercher.

source: https://dioceseauxarmees.fr/images/stories/grande-guerre/filles-de-l-enfant-jesus-Guerre_1914-1918.pdf

(Marine) Rapport sur la perte du trois-mâts français « Monte-Carlo »

Trois-mâts RAKAIA (National Library New-Zealand, Ref. 1devenu le Monte Carlo

Le 1 mai 1918, à 5 heures, il part de Brest, à destination de Nantes, remorqué par le remorqueur anglais TORFRIDA. Parvenu dans les courreaux de Groix, le remorqueur, qui avait à bord, un pilote de Brest, change de pilote et embarque un pilote de Groix. Il continue sa route jusqu’à 1 h 50 et se trouve alors à 2 milles dans le SW du feu de la Teignouse.
A ce moment, deux détonations sourdes sont entendues. Les bittes de remorque sont arrachées et le bâtiment s’immobilise sur les rochers de Goué-Vas. L’eau envahit rapidement les cales et arrive jusqu’au ras du pont supérieur. L’équipage abandonne le navire pour se réfugier à bord du remorqueur qui le conduit à Port Haliguen.

Le capitaine du Monte-Carlo, Louis Bré (4), qui était sur le pont depuis 5 heures du matin, était allé se reposer, laissant la responsabilité du navire au maître d’équipage Gaubert en qui il avait toute confiance et qui était familiarisé avec la navigation dans ces parrages. Quelles ont été les causes de l’accident ? Le pilote Guéran affirme que le navire a été torpillé ; il en donne les raisons suivantes :
Quelques minutes avant les détonations entendues, il aurait aperçu, à 500 ou 600 mètres par tribord un navire bas sur l’eau ayant une sorte d’élévation au milieu, navire qui aurait disparu après l’accident… Mais le pilote a été le seul à découvrir cet objet suspect et il est extraordinaire qu’il n’ait pas songé à le signaler au Monte-Carlo. Il allègue qu’il ignorait que ce dernier fût armé, mais à défaut, il eût pu manoeuvrer pour éviter cette fâcheuse rencontre. A bord du Monte-Carlo, où la veille parait avoir été attentive, personne n’a eu connaissance de ce navire suspect qui semble n’avoir existé que dans l’imagination du pilote. Il affirme notamment, que, au moment de l’accident, il avait depuis 20 minutes dépassé la bouée Goué-Vas et, comme il filait 5 ou 6 noeuds, il s’en serait trouvé à 2 miles environ quand le bâtiment est venu au N 83° E.

Or, le Monte-Carlo a sombré sur le petit fond de Goué-Vas, il aurait donc fallu qu’après son torpillage supposé il dérive 2 milles dans le NNW pour finalement venir s’échouer. Cela paraît impossible pour les raisons suivantes :
1. Tous les témoins s’accordent à dire que le navire a sombré sur place. Il aurait donc dû disparaître par des fonds de 25 mètres s’il s’était trouvé à l’endroit indiqué par le pilote ; en admettant même qu’il ait pu dériver pendant quelque temps, comment aurait-il pu parcourir, en une demi-heure, deux milles dans le nord alors que la brise était du NE et que le courant, presque nul portait à l’ouest ?

La suite sur http://www.archeosousmarine.net/monte_carlo.php

Mort d’Ernest Olivier  le 1er mai 1918 du 96e RI

En 1919, Louis Chavanet rédige la biographie d’Ernest Olivié ; il dispose alors d’éléments écrits (lettres et carnets d’Ernest) et surtout des témoignages de ceux qui ont vécu avec lui ses derniers instants.

Voici mot pour mot les phrases poignantes de Louis Chavanet :

Après un déplacement stratégique de vingt-sept jours et 200 km au moins de distance, notre confrère écrivait ses dernières lettres de Poperinghe, de vraies lettres d’adieux celles-là, traçait son testament spirituel et temporel et dirigeait les intentions de son sacrifice suprême.
La grande action engagée, son bataillon, le deuxième, venait d’être relevé ; dès lors, son rôle paraissait devoir être fini.
Pour lui, il ne se regarda pas encore quitte et, pour faciliter le ministère de l’aumônier du troisième bataillon, M. l’abbé Couderc, son compatriote, il crut devoir remonter aux lignes de feu et y donner les détails utiles au bien spirituel des combattants.
La mort attendait là sa victime, et comme deux officiers s’approchaient pour le féliciter de sa bravoure, un obus éclata au milieu du groupe.
Alors s’ouvre sur ce champ de bataille, sous la rage des canons et des projectiles, un de ces tableaux que la guerre éclaire d’une lueur particulière.


M.l’abbé Couderc est blessé à un bras.
«  Je suis perdu, lui crie l’abbé Olivié, vite l’absolution »
Et M. Couderc se relevant avec peine et souffrance, donne l’absolution et administre l’extrême onction au prêtre-soldat qui expire dans ses bras.
«  Mon Dieu, je vous aime, ayez pitié de moi, puisque je meurs pour vous. »
Telles furent ses dernières paroles.
Et comme si la mort voulait se venger sur cette victime qui l’avait si souvent méprisée, un nouvel obus éclata et lui brisa une jambe, blessant une seconde fois M. Couderc et frappant grièvement les deux officiers.

http://a-pyrenean-story.pagesperso-orange.fr/websiteX5/Preview/mort-d-ernest-olivie.html

Correspondance de guerre

A la Neuville, l’ abbé Guerre correspond avec plusieurs soldats neuvillais faits prisonniers en Allemagne, il leur envoie des nouvelles de la commune et des images.

« M. le curé, Je vous remercie de la petite somme que vous avez bien voulu m’adresser ainsi que du drapeau du Sacré Coeur et de l’image de N-D de Pontmain venant du pays et de vous. Tout cela me fait un réél plaisir. G.C. « « Le 1 mai 1918 Monsieur le curé, j’ai reçu votre lettre hier soir avec grand plaisir, je vous remercie beaucoup de votre générosité pour les soldats  car ce qui vient du pays fait plaisir avec les jours pénibles que nous passons en ce moment; Souhaitons que Dieu nous protège… Je vous salue bien cordialement. Caporal A.B. »

source: http://laneuvillechantdoisel.over-blog.com/article-correspondance-de-guerre-en-1914-1918-avec-l-abbe-guerre-la-neuville-chant-d-oisel-58992511.html

Les canons géants allemands retirés de la forêt de Saint-Gobain

Lorsque le front allemand s’avance vers Paris durant l’offensive du printemps 1918, les canons géants suivent. Le premier mai 1918 les canons sont retirés de la forêt de Saint Gobain après avoir tiré 185 obus et sont transférés à Beaumont en Beine dans le bois de Corbie à 109 km de Paris. Du 27 mai au 11 juin 1918 les canons tireront 104 obus de cette position avant d’être démontés à nouveau et transférés à 15 km au nord de Château-Thierry, 200 m au sud de la voie ferré qui traverse le Bois de Bruyère-sur-fère à Fère-en-Tardenois et situé seulement à 91 km de la capitale. Cette position rapprochée entraînait une diminution de la puissance des charges propulsives et, par conséquent, de l’usure des tubes des canons. Cependant les Allemands furent rapidement délogés de cette position où les canons ne tirèrent que 14 obus entre le 16 et 17 juillet 1918. En effet devant la contre-offensive alliée (2ème bataille de la Marne) de juillet 1918 les canons furent précipitamment démontés et réexpédiés à Beaumont en Beine ou 64 obus furent encore tirés du 5 au 9 août 1918.

http://html2.free.fr/canons/canparis.htm

Journal du mercredi 1 mai 1918

Lutte d’artillerie assez violente au nord et au sud de l’Avre, dans le secteur de Noyon et sur la rive sud de l’Oise.
Sur la rive droite de la Meuse et en Haute-Alsace, des détachements ennemis, repoussés par nos feux, ont laissé des prisonniers entre nos mains sans obtenir de résultat.
Sur le front britannique, l’attaque en grande force tentée par l’ennemi dans la région de Locre a totalement échoué. Tout le terrain primitivement perdu par les troupes alliées a été reconquis. Le village de Locre est aux mains des Anglais. Nous avons fait un certain nombre de prisonniers.
Les lignes franco-anglaises ont été avancées à l’est de Villers-Bretonneux.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai18.html

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La fac des sciences de Lille, la seule de France occupée par les Allemands en 1914-18

A lire sur le site de La Voix du Nord

L’Université de Lille a payé un lourd tribut à la Grande Guerre, en hommes, en cerveaux, mais aussi en locaux et en savoir scientifique. L’Espace culture a compilé ces heures noires dans une exposition, à voir jusqu’au 17 février.

Les soldats prennent la pose sur le dôme de l’observatoire d’Hem. Cette coupole est un cadeau des parents de Robert Jonckheere à leur fils féru de sciences. L’amateur éclairé, doté d’un matériel dernier cri, le met à la disposition de la faculté des sciences. Pendant toute la durée de la guerre, les Allemands y installent un casino-restaurant. Une bravade à tous les cerveaux lillois, privés d’observation du ciel : l’occupant sait que la menace ne viendra pas de là. Ils ne craignent pas les bombardements anglais. Les Alliés connaissent la valeur scientifique de la Coupole.

L’ennemi prend aussi ses quartiers à la fac des sciences, située en plein cœur du Lille occupé (elle ne déménagera à Villeneuve-d’Ascq qu’au milieu des années 1960), d’octobre 1914 à octobre 1918. Les universitaires sont abasourdis, eux qui travaillaient de concert avec leurs homologues teutons. Les modèles pour les cours, comme cette gentiane en papier mâché, qui servait aux cours de botanique, est un modèle allemand. Beaucoup d’ouvrages spécialisés sont écrits dans la langue de Goethe.

Si les Allemands occupent l’université, ils laissent toutefois les enseignements s’y dérouler. Mais ils sont réduits, en raison des effectifs étudiants faibles et jeunes : les plus âgés sont partis au front ou ont trouvé refuge en zone non-occupée. Car pour la première fois dans l’Histoire, les hommes se livrent une guerre « scientifique ». Les savants sont sommés de prendre parti Outre-Rhin. Côté français, Paul Painlevé, formé à Lille, joue un rôle politique important. Ministre, puis président du Conseil, il crée la Direction des inventions intéressant la défense nationale.

Dans le Nord, les scientifiques résistent. Certains sont déportés, la plupart se battent pour reconstruire des locaux et des équipes dévastés après la Guerre. Ce n’est qu’à partir de 1924 que l’université ne sera véritablement remise en état, sous la houlette du recteur Albert Châtelet.

La suite sur http://www.lavoixdunord.fr/103378/article/2017-01-14/la-fac-des-sciences-la-seule-de-france-occupee-par-les-allemands-en-1914-18

414/journal du 22 septembre 1915: prêt pour la bataille de Champagne

Carnet du rémois Paul Hess (extraits)

22 septembre.-(…) La cérémonie funèbre pour son oncle étant terminée à l’église Saint Remi, « un quart d’heure à peine après le départ du cimetière, où personne ne s’est attardé, une trentaine d’obus tombent en rafales de trois et quatre (vers 9 heures)sur le quartier Dieu-Lumière et vers l’église Saint-Remi.

La bataille de Champagne

Le 22 septembre, tout était prêt pour l’offensive.

L’offensive commença le 22 septembre, la préparation d’artillerie, formidable, incessante, plongeant les Allemands dans la stupeur et l’effroi.

Elle broya d’abord à grande distance les bivouacs de cantonnement et les bifurcations de voies ferrées.

Puis, sous la pluie de nos projectiles, l’ennemi vit sa première position anéantie, et tout ravitaillement lui devint impossible. Pendant soixante-quinze heures, sans arrêt, et par cent mille, nos obus écrasèrent tranchées, abris, boyaux, fils de fer et défenseurs.

Des officiers allemands calculèrent que, dans un secteur de cent mètres de largeur sur un kilomètre de profondeur, il était tombé 3600 projectiles par heure.

Un temps très beau et très clair favorisait le réglage et aidait fort à propos l’adresse de nos canonniers.

Malheureusement, dans la nuit du 24 au 25, le ciel s’emplit de gros nuages, et des torrents d’eau vinrent délayer cette terre molle et blanchâtre de la Champagne.

La question se posa à l’État-Major de savoir s’il n’y avait pas lieu de retarder l’attaque pour attendre de meilleures conditions atmosphériques.

Mais, malgré son importance, l’approvisionnement en munitions ne permettait pas de prolonger davantage la préparation d’artillerie. D’ailleurs, le temps parut se remettre au beau.

Sur le site: http://chtimiste.com/batailles1418/1915champagne2.htm

Le 22 septembre vu par l’Aubois Georges Baudin

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Dès le réveil, au loin, on entend une violente canonnade. La compagnie de mitrailleuses et  les pionniers de chez nous partent pour bivouaquer à Wargemoulin. (L’attaque sera sûrement pour demain, terrible journée encore, gare à la casse !)  Repos pour nous quoi qu’on s’attende à partir dans la journée ou bien à la nuit. Distribution de musettes, bidons, caleçons, cravates, chaussettes, etc.… etc.…

Marius est sorti définitivement de l’infirmerie. Il revient avec tout son fourbi près de nous. Il est guéri mais il a de la faiblesse.

A 11h, temps superbe, le canon tonne toujours sans interruption. Beaucoup de nos ballons captifs sont élevés et surveillent le tir de notre artillerie ou encore les mouvements de l’ennemi. Nos aéros, eux-aussi circulent. Nous devons partir à la nuit, l’ordre vient d’arriver. Pendant l’après-midi nous démontons nos tentes et préparons nos sacs.

A 18h 30 nous quittons notre bois de sapins (côte 189) et nous nous dirigeons vers les lignes. Il fait un splendide clair de lune. Nous passons Laval et nous nous arrêtons entre Laval et Wargemoulin. La route côtoie un grand talus dans lequel des abris ont déjà été creusés et c’est là-dedans que nous devons passer la nuit. Nous  deux Marius choisissons un petit trou et  nous y installons ; Toile de tente au dessus de nous, une autre dessous ; on s’enroule dans notre couverture, la capote sur nous, la tête sur le sac et voilà…

Tout au pied de nous, sur la route passent sans cesse les ravitaillements de toutes sorte. Même au galop ça ne m’empêche pas du tout de m’endormir. La canonnade a déjà  diminué d’intensité. Bosset est de reste avec le train régimentaire.

http://www.georges-baudin.fr/mercredi-22-septembre-1915/

Ernest Deceuninck fusillé à Lille

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À Ernest Deceuninck citoyen d’Armentières fusillé à Lille par les Allemands le 22 septembre 1915 1877-1915 « La guerre est une terrible calamité et la civilisation future ne fera jamais assez pour abolir cette barbarie ou l’ouvrier est toujours le plus atteint » Ernest Deceuninck

http://circuit1418.free.fr/14-18page6.htm

 

Lille: Les archives municipales s’ouvrent sur internet

A lire sur le site de 20 minutes

C’est le dernier trésor des archives municipales de Lille. Deux cartes postales postées à Lille, durant de la première Guerre mondiale, par un soldat alsacien enrôlé dans l’armée allemande. «C’est un témoignage précieux car rare», précise Claire-Marie Grosclaude, responsables des Archives municipales de Lille.

Environ 100.000 pages numérisées

Des Archives qui proposent, depuis cinq mois, de consulter certains documents historiques directement sur son nouveau site. Ces cartes postales n’ont pas encore été numérisées mais environ 100.000 pages sont déjà disponibles sur internet. Un renseignement sur un aïeul ou un témoignage sur Lille occupée durant la Guerre 14-18? Plus besoin de passer par la case salle de lecture, dans les sous-sols de la mairie.

http://www.20minutes.fr/lille/1580179-20150407-lille-archives-municipales-ouvrent-internet

 

69/Journal de la grande guerre: le 12 octobre 1914

Journal du rémois Paul Hess (extraits)

« Nos grosses pièces ont  tonné encore dès ce matin. L’ennemi riposte aussi avec du gros calibre. Cet après-midi j’avais quitté la rue du Jard vers 13 h 3/4 pour me rendre à mon travail, à l’hôtel de ville. Alors que venant de traverser la Place Royale, j’étais engagé dans la rue Colbert, un obus, s’annonçant soudain, passait au-dessus de moi avec le hululement de plus en plus accentué du projectile terminant sa course rapide. Il n’allait pas plus loin, en effet. Faisant entendre une explosion formidable, il écrasait la maison de la Mutualité, impasse des Deux Anges. Aussitôt, un nouveau projectile allait tuer deux passants et en blesser quatre autres, en éclatant devant la pharmacie, sur la Place du palais de justice (…) J’entands encore l’arrivée dans le centre, d’une vingtaine d’obus, dont l’un démolit une partie de la haute galerie du chevet de la cathédrale, sur la rue Robert de Coucy. »

Ecrivains morts à la guerre

François De Lartigue, poète, (1893-12 octobre 1914 en Champagne)

Les batailles de la Bassée, Messines et Armentières

http://www.cheminsdememoire-nordpasdecalais.fr/lhistoire/batailles/les-batailles-de-la-bassee-messines-et-armentieres-12-au-18-octobre-1914.html

Les pompiers de Lille cherchent les descendants du capitaine Aerts et du caporal Dattignies, morts il y a 100 ans

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http://www.lavoixdunord.fr/region/les-pompiers-de-lille-cherchent-les-descendants-du-ia19b0n2419394

Les Allemands frappent une médaille pour leur entrée dans Lille

375-44On connaissait la médaille fabriquée pour l’entrée des troupes allemandes dans Paris lors de l’automne 1914 (qui ne fut jamais distribuée ) mais on connaissait moins celle fabriquée et distribuée pour l’entrée des troupes allemandes dans Lille (10-12 octobre 1914).

Elle fut distribuée aux soldats et officiers de la 40eme division d’infanterie, d’éléments du 19eme corps d’armée et de la 6eme division qui s’illustrèrent dans les combats pour la prise de Lille, qui durèrent du 10 au 12 octobre 1914. Ces troupes défilèrent par la porte de Douai le 12 octobre 1914.

http://lagrandeguerre.cultureforum.net/t51344-la-medaille-allemande-de-l-entree-dans-lille-12-octobre-14

61/Journal de la grande guerre: 4 octobre 1914

Dimanche 4 octobre 1914

imgresEcrivain mort à la guerreJOSEPH DECHELETTE – 1862 – Tué le 4 octobre 1914 près de Vic-sur-Aisne.http://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_D%C3%A9chelette

Journal du rémois Henri Jadart (extraits)

Le calme dure jusqu’à midi. Le Chapitre reprend ses offices dans la chapelle de la rue du Couchant; la paroisse s’y installe aussi, en même temps qu’à la chapelle de la Mission.

Le Courier de la Champagne donne la liste des villages qui se trouvent mutilés, presque anéantis par la guerre: Bétheny, Cerna-lès-Reims, Cormicy, Cauroy-lès-Hermonville. Ce sont partout des ruines effrayantes.

A Reims le cimetière de l’Ouest est le seul où on puisse maintenant inhumer sans péril, et l’église Sainte Geneviève la seule où le culte se célèbre à l’abri des obus. Toutefois, la nuit, les aéroplanes allemands viennent au-dessus du quartier et y lancent des bombes.

Les caves de la maison Saint-Marceaux ont beaucoup souffert du bombardement; M.Frérot, le sous-chef de cave, a même été tué.

En dehors des atteintes aux collections publiques, les pertes ont été nombreuses également chez les particuliers: M.Jules Alard, architecte a vu disparaitre dans les ruines de sa maison de Reims de nombreux plans, dessins et vues, et il craint pour ses relevés de l’abbaye d’Orval.

M.Blum, professeur agrégé de l’Université, déplore également la perte d’une bibliothèque de 5.000 volumes et de papiers historiques.

M.Alexandre Henriot avait dans son hôtel de la rue de l’Université, incendié le 19 septembre, des portraits et des papiers de famille d’un intérêt considérable. Cette demeure historique, construite par Jean Maillefer en 1684, offrait en outre le type des anciennes habitations rémoises.

Journal du rémois Paul Hess (extraits)

Le Courrier de la Champagne parle de ce qui s’est passé hier. « Hier samedi depuis 10 heures et demi du matin, à intervalles assez rapprochés, les Allemands ont lancé sur notre ville une cinquantaine de projectiles. Ce sont encore les quartiers de Cernay, Bétheny, Cérès et Saint-Remi, déjà tant éprouvés, qui ont encore souffert. On signale des victimes sur divers points de ces quartiers (…) »

Octobre 1914:  dans la Marne au jour le jour

Reims et environs. – Le bombardement de la ville cause de graves dommages à La Neuvillette. À Hermonville, maisons incendiées ou détruites. Même sort pour Berméricourt (le château de M.de Granrut est plein de cadavres).

http://www.editionsfradet.com/14-18-dans-la-marne-1914-10-octobre.html

Journal de marche: le 36 ème RI à Merfy (51)

http://jmo36ri.blogspot.fr/2008/10/1er-octobre-le-36e-relve-dans-les.html

Début du siège de Lille

http://www.mairiedevendeville.fr/wp-content/uploads/2011/06/octobre-1914-Ed-Nov-2011.pdf

Témoignage d’une habitante de Bousbecques, à partir de son journal personnel. Bousbecques est un petit village entre Lille et la frontière belge (poste frontière de Warneton). Villages alentours qui sont cités :  Warneton (Belgique), Frelinghien, Deûlemont, Wambrechies, Comines, Pérenchies, Marquette.

http://www.histoire-en-journal.com/index.php?option=com_content&view=article&id=123:oct-1914-debut-de-loccupation-allemande-dans-le-nord&catid=50:histvecu&Itemid=2

La bataille de Faches-Thumesnil

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http://www.1914-1918.be/bataille_de_faches.php

Fusillés à Loos-en-Gohelle le 4 octobre 1914

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http://memoiresdepierre.pagesperso-orange.fr/alphabetnew/l/loosengohellefusilles.html

Des blessés et une citation

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http://347ri.canalblog.com/archives/2009/07/06/14294202.html

Mort du général Louis Marcot à Essarts

Premier bombardement d’Arras

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Lens tombe aux mains de l’ennemi

Le 4 octobre 1914, Lens tombe aux mains des Allemands ainsi que sa région dont Eleu. Pour les Eleusiens commence le calvaire: bombardements, destruction totale, privations pour les habitants malgré le Comité Hispano-Américain, 12 victimes civiles, 13 soldats morts pour la patrie.

Lu dans le Journal Le Moniteur en date du 4 octobre 1914

« Les attaques allemandes quotidiennes ont été repoussées dans la région de Roye. Dans l’Argonne, l’armée du kronprinz (16 ème corps d’armée) a été refoulée au nord de Varennes et de Vienne-la-Ville. Notre progression  continue sur les Hauts de Meuse et en Woëvre.

En Belgique, les Allemands n’ont obtenu aucun avantage sérieux dans leur attaque d’artillerie contre les forts d’Anvers.

Une note officielle confirme l’échec total  de l’entreprise allemande dans les gouvernements de la Russie occidentale. les Russes ont pris Augustovo, forcé les troupes du kaiser à abandonner le siège d’Ossowietz (…)

Deux croiseurs allemands, le Scharnhorst et le Gneisenau ont bombardé Papette, ville ouverte, capitale de Tahïti dans le Pacifique et coulé une canonnière désarmée qui se trouvait dans le fort.

M. Asquith, dans son discours de Cardiff, a fait de curieuses révélations sur les tentatives multipliées à Londres depuis 1913, par la diplomatie teutonne, en vue de neutraliser le Royaume-Uni.

On reparle de l’abdication du roi Carol de Roumanie.

Appel des intellectuels allemands aux nations civilisées

http://www.jprissoan-histoirepolitique.com/articles/histoire-d-ailleurs/allemagne/octobre1914appeldesintellectuelsallemandsauxnationscivilisees