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1160/6 octobre 1917: enlèvement des cloches des églises du Sedanais (Ardenne)

L’enlèvement des cloches des églises du Sedanais (Ardenne)

Comme l’indique Germaine Paruit, des fragments de ces cloches sont subtilisés à l’occupant. Plusieurs d’entre eux sont parvenus jusqu’à nous, comme ces quelques morceaux d’une des cloches de l’église Saint Charles qui sont aujourd’hui conservés dans les collections de la SHAS, tout comme un morceau de la cloche de l’église de Balan, ou encore de celle de Donchery, qui elle fut retrouvée dans les décombres de l’église incendiée en août 1914.

Ces « reliques » témoignent aujourd’hui de ces heures sombres où disparaîtront tant d’objets culturels collectifs, tuyaux d’orgues, instruments de musique, etc., mais aussi personnels comme en témoigne le docteur Lapierre : « Tout ce qui embellissait nos demeures, tous les souvenirs de famille, les œuvres d’art péniblement amassées, tout passa par les mains de ces forbans, pour prendre le chemin de l’Allemagne […] » (Docteur A. Lapierre, Les Allemands à Sedan, 1914-1918, éd. Charles     Ruben, Charleville, 1920).

source: http://musee-municipal-sedan.over-blog.com/2014/11/l-enlevement-des-cloches-des-eglises-du-sedanais.html

Un projet allemand de partage de la Lorraine

A son tour, le 6 octobre 1917, le général Ludendorff donna son avis qu’il ne fallait pas accorder l’autonomie à l’Alsace-Lorraine, car ce serait alors un terrain idéal pour les menées françaises et la sûreté
militaire de l’Allemagne serait menacée. L’Etat-major n’approuvait que le rattachement du Reichsland à la Prusse ou à la rigueur le partage entre Ia Prusse et les Etats du Sud. Les arrondissements de
Wissembourg, Haguenau et éventuellement celui de Sarreguemines pourraient être donnés sans inconvénient à la Bavière, la Haute Alsace
au grand duché de Bade. et le reste de l’Alsace et de la
Lorraine à la Prusse (18) . Aussi le 9 octobre le secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères avait fait comprendre au Président du Conseil des ministres de Bavière que le partage de l’Alsace-Lorraine était
très difficile et la Bavière restreignit ses revendications à « l’angle de Forbach », sans doute le canton de Forbach et l’arrondissement de Sarreguemine. Le kaiserlicher Statthalter d’Alsace-Lorraine se rangea le 19 décembre 1917 au précédent avis. li ne fallait augmenter l’autonomie du Reichsland ou du futur grand-duché qu’en prenant certaines mesures de germanisation. Le mieux était de rattacher
le Reichs·land à .la Prusse, mais on pouvait rattacher à la Bavière les arrondissements de Wissembourg et d.e Haguenau, l’arrondissement de Sarreguemines avec 74 186 habitants, ainsi que le canton de Forbach avec 37 376 habitants . Une autre solution serait de donner la Lorraine et l’arrondissement de Saverne à laPrusse et le reste de l’Alsace à la Bavière (22) .

source: http://documents.irevues.inist.fr/bitstream/handle/2042/44247/CL_1967_4_119.pdf?sequence=1

A  l’Hôpital de Villeblevin dans l’Yonne le 6 octobre 1917

La Grande guerre n’est pas encore terminée et les blessés se comptent par milliers dans les hôpitaux de France.
Sur le verso de cette carte c’est Eugène qui envoie un petit mot à son ami Paul.

 j’espère que ma carte te trouvera en parfaite santé, moi ça va assez bien pour le moment.
Je t’envoie cette petite photo …j’espère qu’elle te fera plaisir…je pense que tu me donneras de tes nouvelles 
Je te serre la main 
Eugene

http://www.cpa-bastille91.com/hopital-de-villeblevin-dans-lyonne-le-6-octobre-1917-carte-photo/

Le président de la République à Noyon

Dans les mois suivants, Noyon connut de nouvelles visites de personnalités politiques. Ainsi, le 14 juillet, les ministres de la justice René Viviani et du travail Léon Bourgeois s’arrêtèrent à Noyon. Le 6 octobre 1917, le président de la République Raymond Poincaré et le roi d’Italie Victor-Emmanuel II assistèrent à une prise d’armes sur la place de l’hôtel de ville. Chacune de ces visites officielles fit l’objet de reportages photographiques et cinématographiques qui furent largement diffusés dans les médias. Le cinéma aux armées et la presse écrite réutilisèrent ces images heureuses de la ville libérée, tant auprès des soldats qu’auprès de la population de l’arrière. Cette propagande livrait un message d’espoir et laissait peu de place aux images de désolation et de destruction.

source: https://14-18.oise.fr/1917-la-liberation/les-allemands-ne-sont-plus-a-noyon/

Journal du samedi 6 octobre 1917 à travers Le Miroir

L‘ennemi a tenté plusieurs coups de main, notamment en Champagne, à l’est de la butte de Souain, et en Haute-Alsace, vers Michelbach. Ces coups de main ont échoué.
Violentes actions d’artillerie sur la rive droite de la Meuse, dans la région de Bezonvaux et de la cote 344.
L’attaque anglaise en Flandre a donné d’excellents résultats. Elle a été exécutée par des divisions anglaises, australiennes et néo-zélandaises. Sur tous les points, l’avance a été rapide dès le début. Au sud de la route de Reims, tous les objectifs furent atteints de bonne heure.
Au nord de la route, des bataillons anglais enlevèrent le hameau et le château de Polderhoeck où la lutte fur violente et chassèrent l’ennemi de nombreuses fermes et boqueteaux, au sud et à l’est du bois du Polygone. Les Australiens s’emparèrent de Becelaere Isthock et des maisons de la route de Zonnebeke à Broodseinde. Les Néo-Zélandais prirent Gravenstafel et d’autres divisions anglaises atteignaient Poelcappelle. Le mouvement sur les derniers objectifs fut exécuté avec le même succès. Les Anglais occupèrent Neutel et Noordheindhoek. Toute la ligne prévue était atteinte avant midi. Nos alliés avaient déjà recensé 3000 prisonniers. Les Allemands ont subi des pertes élevées : toutes leurs contre-attaques ont été repoussées.
Le croiseur-cuirassé anglais Drake a été torpillé au large de la côte septentrionale d’Irlande.
Les Italiens ont repoussé toute une série d’attaques autrichiennes sur le plateau de Bainsizza.
Les Russes ont brisé une offensive bulgare sur le front roumain.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre17.html

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251/journal du 12 avril 1915: feuillets de route en Argonne

Carnets du Rémois Paul Hess (extraits)

Vu ce matin, les nouveaux dégâts causés en ville, dans la nuit du 7 au 9. Partout, c’est absolument effrayant; il y a eu profusion de gros calibres.

Le communiqué n’a pas dit un mot de cette nuit des plus terribles pour Reims.

Le Courrier d’aujourd’hui indique sous la rubrique: le bombardement (209 ème jour de siège) « Néant ».

L’Eclaireur avait un petit article comptant, sous le même titre, trois ou quatre lignes; il a été complètement supprimé par la Censure.

En dépliant ces journaux au bureau, je ne puis m »empêcher d’exprimer un profond étonnement, une véritable stupéfaction de constater pareille conspiration du silence.(…)

Bombardement aujourd’hui vers le quartier Saint-Remi.

Feuillets de route en Argonne de Paul GINISTY  journaliste, correspondant aux Armées

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Paul GINISTY. Source : Le Petit Parisien – 12 avril 1915

CLERMONT-EN-ARGONNE.-A peine a-t-on fait quelques pas, en descendant la route, que le désastre apparaît dans toute son horreur. Là, que faire, jusqu’au temps où il sera possible de reconstruire ? Rien n’existe plus. On a dit cette destruction systématique les mois qui se sont écoulés n’ont apporté aucun changement à ce tableau lamentable.

Avant de nous engager sur cette route, bordée de décombres, nous montons sur la hauteur où se trouve l’église datant du quinzième siècle, dont le portail était célèbre.

Elle a été crevée de toutes parts par les obus. Sur les planches formant une clôture improvisée, l’autorité militaire a fait poser une affiche manuscrite, qui a sa douloureuse éloquence « Il est expressément défendu d’entrer dans l’église, dont les voûtes peuvent s’écrouler d’un moment à l’autre. » Autour de l’édifice, toutes les habitations ont été incendiées. Un vieux couple est revenu, cependant. Il campe dans une toute petite pièce, seul reste du logis, où, avec des moyens de fortune, il s’est fait un abri. Nous avons plus d’une fois constaté ce besoin des vieilles gens de reprendre possession, même dans les plus dures conditions, du petit coin où se passait leur existence.

LA SUITE SUR: http://argonne1418.com/2011/02/16/dans-la-presse-le-12-avril-1915-feuillets-de-route-dun-envoye-special/

1915 : Ernst Jünger en Lorraine

J-ngerLe 12 avril 1915 nous prîmes le train à Hal et roulâmes par un long détour, pour déjouer l’espionnage, le long de l’aile nord du front, jusqu’aux abords du champ de bataille de Mars-la-Tour. La compagnie prit ses quartiers, comme d’habitude, dans une grange, au village de Tronville, l’un de ces ennuyeux trous crottés si fréquents en Lorraine, bâti de bric et de broc en cubes de pierre couverts de toits plats et de dépourvus de fenêtres. Nous devions, par crainte des aviateurs, nous tenir le plus souvent dans notre bourgade bondée de soldats ; nous rendions cependant visites aux lieux illustres et tout proches de Mars-la-Tour et de Gravelotte. A quelques centaines de mètres du village, la route de Gravelotte était coupée par la frontière ; le poteau-frontière français gisait en morceaux sur le sol. Le soir, nous nous offrions souvent le plaisir mélancolique d’une promenade en Allemagne.

http://couarail.over-blog.net/article-29015364.html

La dernière lettre de Léon Guirande

Léon-Auguste Guirande est né le 27 juin 1892. Comme beaucoup d’instituteurs, il avait le grade d’aspirant. Il appartenait au 782eme régiment d’infanterie et fut tué au combat le 13 avril 1915.

« Ce 12 avril 1915. Mes chers parents, Si cette lettre vous parvient ça sera que je serai foutu. Je vous prie de ne pas trop vous chagriner. Efforcez-vous de vivre avec mon souvenir et que mon image vous soutienne jusqu’au bout. Je serai allé rejoindre un peu avant vous le pays où l’on existe qu’à l’état de souvenir. Efforcez-vous d’entretenir dans ces pensées Emile : qu’il ne m’oublie pas et je désire qu’il soit fier de moi. Mettez-le au lycée dans une classe de sciences et qu’il fonde une famille afin de conserver notre nom, notre sang et notre souvenir. Et Dieu mes chers parents, soyez bénis. Je vous ai bien aimés beaucoup beaucoup. »

http://compagnieart27.free.fr/compagnieart27/Dans_les_tranchees_files/DOSSIER%20(Dans%20les%20Tranchées)%202013.pdf

Ecrivain mort à la guerre

André Morize-Delarue – 1894 – Tué le 12 avril 1915 à Saint-Julien (Ypres).

http://data.bnf.fr/12196117/andre_morize/

Lu dans Le Miroir en date du 12 avril 1915

Belgique.-Action d’artillerie en Belgique. Au nord d’Albert, les Allemands ont prononcé une attaque sur les deux rives de l’Ancre, vers Hammel et le bois de Thiepval; ils ont été repoussés.
France.-Dans l’Argonne, lutte violente : nous avons démoli un blockhaus, pris 300 mètres de tranchées, brisé deux contre-offensives. Aucune action du côté des Eparges et de Combres. Au bois d’Ailly, nous nous rendons maîtres d’une nouvelle ligne de tranchées. Au bois de Mort-mare, nous avons gagné, puis reperdu, quelques tranchées. Au bois Le Prêtre, avance de nos troupes, puis refoulement de deux contre-attaques ennemies.
Nos avions ont bombardé avec de gros obus la gare maritime et la fonderie de Bruges.
Bulgares et Serbes continuent à publier de longues notes au sujet des incidents de Valandovo. Les Bulgares, à l’encontre des Serbes, affirment que l’attaque n’a pas été le fait de comitadjis armés et concentrés dans leur pays.
Dans les Carpathes, les Russes ont enlevé un mamelon important. Sur un autre point, ils ont capturé 1000 Autrichiens. Mais une neige épaisse couvre encore les pentes du versant sud vers la plaine hongroise.
L’état-major de Vienne continue à accumuler les préparatifs militaires dans le Trentin.
Deux meetings, l’un interventionniste, l’autre neutraliste, ont été interdits à Rome.
Le vapeur anglais Harpalyce a été coulé par un sous-marin allemand.

 

Livre: « la guerre à coups d’homme » de Patrick-Charles Renaud

A lire l’ouvrage de Patrick-Charles Renaud: « la guerre à coups d’hommes ». La bataille des frontières de l’Est Lorraine d’août à septembre 1914.

Sur le front de Lorraine avec la 2e Armée du général de Castelnau de la bataille de Morhange à celle du Grand Couronné de Nancy

Un livre de 430 pages articulé en 18 chapitres éclairés par des cartes + un cahier de photos souvent inédites en noir et blanc et en couleur  .Prix : 25,90 € 

Sergent Louis CLANCHE A
Les aquarelles du sergent Jacquinot

Un siècle s’est déjà écoulé depuis le début de ce que l’histoire appelle « la Grande Guerre ». Dans la mémoire collective, elle est souvent associée à Verdun, la Somme, le Chemin des Dames, les batailles de la Marne, aux tranchées et aux légendaires poilus vêtus de l’uniforme bleu horizon.

       Pourtant, les premières semaines sont très éloignées de ces clichés figés dans la plupart des livres. Au cours de l’été 1914, le soldat français était accoutré d’un pantalon rouge garance et d’une capote de couleur gris de fer bleuté à deux rangées de boutons, datant du Second Empire. Sa tête n’était pas protégée par un casque mais ornée d’un képi rouge frappé au numéro de son régiment1. Le havresac, lourd et encombrant avec son cadre en bois, pesait sur le dos. Enfin, avant de séjourner longuement dans les tranchées, il a beaucoup marché pour bousculer l’ad­versaire, lui échapper, l’affronter puis le repousser dans des combats auxquels la doctrine de l’offensive à outrance et l’armement moderne ont donné une violence inouïe.
       En Lorraine, l’été 1914 fut tantôt chaud et étouffant, tantôt frais avec des pluies diluviennes qui ont pourri le quotidien des soldats constamment sur le terrain. Et la mission ne fut pas simple. Pour le 20e corps du général Foch, aux avant-postes à Nancy, elle commença dès la fin du mois de juillet, avant l’entrée en guerre officielle de la France. Ses divisions assurèrent la couverture au plus près de la frontière instaurée après 1870, pendant que les troupes de la France entière se mettaient en mouvement vers le nord-est.
       L’auteur s’est attelé à retrouver les familles de tous ces soldats, Provençaux du 15e corps, Languedociens du 16e corps, Lorrains, Champenois et Parisiens du célèbre 20e corps, mais aussi les réservistes du Sud-ouest et des Pays de la Loire. Il a fait exhumer des tiroirs les notes griffonnées à chaud sur un petit carnet, les lettres et cartes postales écrites aux proches, les souvenirs rédigés ultérieurement. Ces témoignages, qui ont échappé à la censure du moment et survécu aux aléas du temps, évoquent l’enthousiasme manifesté lors du passage de la frontière « honteuse » après laquelle les premiers villages de la Lorraine annexée ont été libérés, les escarmouches et les combats face à un adversaire fuyant et peu mordant au départ, le coup d’arrêt à Morhange et à Dieuze, la difficile retraite et toutes les autres batailles qui s’ensuivirent. La plume, tour à tour trempée dans les larmes, le sang et l’acide de la colère, est souvent chargée d’émotion.
      TRANCHEE 01
En surfant à la fois sur la grande et la petite histoire, l’auteur vous fait découvrir le quotidien des « pantalons rouges » qui, à la mobilisation, croyaient partir pour une guerre courte. Ils déchantèrent rapidement face à une machine de guerre allemande bien équipée et entraînée, qui utilisa notamment l’aviation naissante pour épier et guider les tirs de sa puissante artillerie.
       Quelle désillusion pour les soldats français durant la bataille des frontières où la vie n’était pas une priorité ! La plupart des chefs ne cherchèrent pas à économiser les effectifs, les ordres écrits étant d’aboutir ou de résister « à tout prix » puisque, dans une conception de guerre courte et de victoire rapide, il fallait réussir quel que soit le coût humain. Les états-majors, qui croyaient que « l’offensive à outrance » suppléait à tout, lançaient les « pantalons rouges » à corps perdu sur des positions organisées, sur des tranchées invisibles que le canon n’était pas parvenu à entamer. En une journée, il n’était pas rare de voir la moitié de l’effectif d’un régiment hors de combat.
       Dans son ensemble, la bataille des frontières franco-belge et franco-allemande fut un tel carnage que les 320 000 soldats tués en août et septembre 1914 représentent près du quart des morts français de la Grande Guerre. Bien pire qu’à Verdun. Les grands stratèges finirent par s’apercevoir que la doctrine « folle », enseignée par le général Foch à l’École de guerre et prônée par plusieurs officiers, n’était pas la panacée.
       Cent ans après, il est encore difficile d’imaginer ce que fut ce début de guerre. En traversant les villages paisibles de la région de Nancy, de Lunéville et du pays du Sel en Moselle, on est loin de soupçonner que les cadavres de jeunes hommes ont jonché les champs, les vergers et les bois, rougissant de leur sang l’eau des ruisseaux. Durant la première décade de septembre, aux portes de la ville de Nancy dans laquelle Guillaume II était persuadé de faire une entrée triomphante, de véritables remparts humains furent opposés aux vagues d’assauts allemandes appuyées par une artillerie dévastatrice.
       Ces aberrations inhérentes au début d’une guerre qui se révélera longue eurent de nombreuses conséquences. D’abord sur le moral de la troupe qui, d’entrée de jeu, dut battre en retraite après s’être heurtée à des murailles de feu et d’acier sans même apercevoir le visage de son adversaire ; il fallut parfois que des officiers, revolver au poing, se fassent menaçants pour endiguer les mouvements de panique et faire taire les murmures et les grognements d’hommes refusant que leur vie soit galvaudée à ce point. Et que dire du quotidien des soldats français, tiraillés par la faim et la soif parce que l’intendance ne suivait pas, fatigués par les marches interminables et une météo extrême, à court de munitions au plus fort des combats, blessés et abandonnés sur le champ de bataille à la merci d’un ennemi qui ne faisait pas de quartier ?
       Au soir du 20 août, personne n’imaginait que la 2e armée qui se repliait dans la campagne lorraine, la tête basse, trouverait la force morale et physique de se réorganiser pour remporter, moins d’une semaine plus tard, la première victoire française de la Grande Guerre. Il fallut des chefs exceptionnels et clairvoyants pour insuffler à cette troupe fatiguée, affamée et démoralisée, cette étincelle qui lui permit de repousser l’envahisseur.
       Un siècle après, l’auteur fait ressurgir du passé le souvenir de ces hommes ordinaires que la guerre s’est appropriés. Son récit se veut sobre, sans les artifices d’antan aujourd’hui désuets. Replacés dans le contexte historique et stratégique, les témoignages se suffisent à eux-mêmes, sans qu’il soit nécessaire de les abreuver de sensationnel. À leur lecture, l’on comprend pourquoi ces combattants avaient émis le vœu que cette guerre soit la « der des ders ».
            Si le front de Lorraine avait été enfoncé, les armées du général Joffre auraient été prises à revers, rendant alors la bataille de la Marne improbable. Mais la victoire du général de Castelnau, comme d’autres, fut bel et bien arrachée à l’adversaire « à coups d’hommes ».

125/journal de la grande guerre/7décembre 1914

Journal du rémois Paul Hess (extraits)

« Détonations formidables des grosses pièces. Bombardement le soir, vers la rue des Romains. »

Décision du 118 ème RIT de Verzenay

*Indiscrétions. – Le général commandant le secteur recommande aux militaires de tous grades d’éviter dans leur conversation, soit entre eux, soit avec des particuliers, de parler de choses militaires que des oreilles malveillantes pourraient recueillir. Il rappelle en outre que tous les repas doivent être pris en commun et que nul ne doit accepter d’invitation particulière sans autorisation des chefs de corps ou de service.

http://vieuxpapiers.canalblog.com/archives/2005/12/07/1082760.html

 Prise de la Fontaine du Père Hilarion (Lorraine)

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La 73e DI lance l’attaque le 7 décembre 1914, avec sept bataillons (167e, 346e, 353e, 369e RI et 47e RIT), sous les ordres du Lieutenant-Colonel Pourel  (Commandant le 353e RI, qui décèdera de ses blessures le 24 Septembre 1916). L’assaut est appuyé par six pièces de 90,
huit mortiers de 150mm, quelques canons de 155 « court ». Sont également utilisés des canons de 75mm placés à « La Folie » au Nord-Est de la forêt de Puvenelle. La veille, le Lieutenant-Colonel a informé le Colonel Riberpray que la progression de nos troupes, après un intense travail de sape, « a continué jusqu’au réseau de fil de fer. Ce dernier a 10 à 12m de profondeur et touche la tranchée allemande. Le réseau de fil de fer sera entamé demain matin. Nous arrêtons nos dispositions de combat ».

http://167e.regiment.free.fr/167eregimentinfanteriedecembre1914.html

Prise de Vermelles (Pas de Calais)

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Faits relatés dans le J.M.O. du 280e R.I au 7 Décembre 1914
Pendant la nuit du 6 au 7, l’ennemi évacue le village de Vermelles et la route au N.E. suivi de prés par les patrouilles au contact et par les 2 Compagnies de 1ère ligne de chacun des 5e et 6ème bataillon (17e, 18e, 23e, 24e compagnies) bientôt soutenues par les Compagnies de 2ème ligne.

http://fred003610.free.fr/wordpress/?page_id=10385

La Belgique fait usage d’autos blindées

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1914 La première et la seule, la Belgique fait usage d’autos blindées: Tome I. Par Françoise Arnaud

http://books.google.fr/books?id=kjY3BAAAQBAJ&pg=PA506&lpg=PA506&dq=7d%C3%A9cembre+1914&source=bl&ots=4eaNzEvWWu&sig=nq3YOCPL3Oe9zxm3IIvodbs24aQ&hl=fr&sa=X&ei=Ial1VLPKMYnUarjwgNAM&ved=0CEsQ6AEwBzhQ#v=onepage&q=7d%C3%A9cembre%201914&f=false

Bataille des Malouines

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Le bombardement de Scarborough a été décrit comme la vengeance pour la bataille au large des Malouines, le 7 Décembre 1914, seulement neuf jours avant le raid allemand sur Scarborough. Ce qui suit est une description de la bataille des Malouines comme on le voit par un marin Scarborough qui était à bord du HMS Invincible (…)

http://www.scarboroughsmaritimeheritage.org.uk/afalklands.php

voir aussi: http://bataillescelebres.esy.es/pacifique1914/index.html

Un appel du pape à respecter Noël

Le 7 décembre 1914, le pape nouvellement élu, Benoît XV, avait publiquement exprimé son espoir de voir « cesser le fracas des armes lorsque la chrétienté célébrerait la fête de la Rédemption du monde. » Mais l’appel du pape était resté largement ignoré. Pour l’Eglise orthodoxe, Noël tombait le 7 janvier et non le 25 décembre, ce qui constituait un handicap pour un cessez-le-feu sur le front oriental. De même au Moyen-Orient et en Extrême-Orient, l’idée d’un Noël pacifique ne signifiait rien, ni pour la Turquie islamique (engagée du côté de l’Allemagne) ni pour le Japon ( combattant avec les Alliés). Le gouvernement allemand accepta la proposition du pape. Mais pour les Alliés cette proposition revêtait peu de sens. C’était l’Allemagne qui avait déclenché les hostilités, envahi les territoires et menacé leurs peuples. Un cessez-le-feu, ne serait-ce que d’une journée, prolongerait l’épreuve des populations française et belge occupées, que les forces alliées devaient libérer le plus vite possible

http://www.college-podensac.fr/spip.php?article343

Lu dans Le Miroir en date du lundi 7 décembre 1914

France.-C’est notre artillerie lourde qui donne sur diverses parties du front. Elle a imposé silence à l’artillerie ennemie dans l’Argonne.

Les Allemands se sont légèrement repliés, pour prendre des positions nouvelles, à l’est de l’Yser. Ils prépareraient de ce côté l’attaque déjà annoncée, mais l’état moral de leurs troupes devient de plus en plus défectueux.

Le roi Georges V est rentré en Angleterre.

Les troupes russes ont dispersé une colonne allemande sur la chaussée Pabianitsé-Laske, au sud-ouest de Lodz. Près de cette ville et à Lovicz, l’artillerie russe a infligé à nouveau d’énormes pertes aux corps de Hindenburg.

Dans l’Arménie turque, la rigueur du climat ralentit nécessairement les opérations.

Marine.-« Le Goeben » a été très fortement avarié au cours de son combat récent avec la flotte russe. Il en est de même du croiseur ottoman Hamidieh qui a touché une torpille.

Les Serbes reprennent l’avantage sur les Autrichiens au nord-ouest. M.Pachitch a reconstitué son cabinet.

Italie.-M.Giolitti, l’ancien premier ministre, le prédécesseur immédiat de M.Salandra, a fait de sensationnelles révélations à la Chambre italienne.

Le 9 août 1913, déjà, l’Autriche voulait envahir la Serbie et avait réclamé, au cas de guerre européenne, le concours armé de l’Italie. Mais MM Giolitti et de San Giuliano répondirent au comte Berchtold que l’offensive était prise par le cabinet de Vienne et que les accords tripliciens ne visaient que le cas de la défensive.

La Suède émet un emprunt afin de pouvoir se procurer des matières premières et des vivres.

D’après un rapport du Bankverein suisse, les puissances européennes ont emprunté 25 milliards et demi depuis le 1 août 1914.

107/journal de la grande guerre: le 19 novembre 1914

Journal du rémois Paul Hess (extraits)

« Nuit très calme (…)

A partir d’aujourd’hui, les voyageurs doivent aller prendre le CBR à Bezannes. »

Jeudi 19 novembre 1914: interdiction d’exhumer et de restituer les corps des militaires morts au feu

somsois-8-sept-1914Dès la cessation des hostilités le vœu le plus cher de la majorité des familles éprouvées par un deuil de guerre fut de ramener le corps de leur parent mort au feu afin de l’inhumer dans le cimetière communal. Or le gouvernement, qui avait interdit dès le 19 novembre 1914 l’exhumation et la restitution des corps des militaires morts au feu, maintint cette mesure après guerre. Cette prolongation suscita le mécontentement d’un grand nombre de familles. Aussi certains parents, estimant avoir trop attendu et pensant avoir le droit de reprendre leur mort, n’hésitèrent pas à outrepasser à la loi et ramenèrent clandestinement les restes mortels de l’être aimé. Les années 1919 et 1920 furent donc marquées par la violation des sépultures militaires par des parents éprouvés par le deuil et dont le but  était de ramener le corps à tout prix. Bafouant la loi et parfois la morale, ils firent appel à des mercantis de la mort ou procédèrent eux mêmes aux opérations. Face à ces exhumations et transports clandestins, la politique de l’État oscilla entre prévention et sanction, mais ces actes illégaux ne furent pas enrayés pour autant.

SUITE DE CE DOSSIER PASSIONNANT: http://rha.revues.org/6980#tocto1n1

Sur le blog les Loups du Bois-le-Prêtre en Lorraine (167 ème RI; 128 ème DI)

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Tout les efforts déployés au mois de Novembre tendront vers unique objectif : la conquête de la maison forestière du Père Hilarion, formant un saillant dans nos lignes.

Le 19 Novembre, c’est la remontée en ligne pour le Régiment. L’Etat-Major et un bataillon vont relever le 1er Btn du 168e au Bois-le-Prêtre où ce régiment a refoulé les allemands par des combats journaliers harrassants, jusqu’à la tranchée de Fey. De fait, le 3e bataillon reste seul dan

nov14s le ravin de la Fontaine du Père Hilarion où il continue ses travaux d’organisation en vue de la progression programmée vers cet objectif.
Le 168e d’Infanterie part en cantonnement pour une quinzaine de jours ; ce qui permet au ColonelRiberpray de leur exprimer sa satisfaction par ces quelques mots : « Je saisis l’occasion de cette séparation momentanée pour féliciter le 168e RI du bel exemple de résistance physique, de mordant et d’opiniâtreté qu’il a donné au cours d’une longue série d’attaques sous bois où les difficultés de la marche donnent au courage individuel la première place ».

Le Colonel Commandant le 167e prend le commandement de l’Attaque de gauche, en face du Quart-en-Réserve.
Départ de l’Etat-Major du Régiment et du 1er Btn à 6h30. La relève a lieu dans l’après-midi.
Le 1er Btn se forme en deux lignes, à cheval sur l’extrémité Ouest de la tranchée de Fey et parallèles à cette tranchée ; l’une (1ere et 2e Cies) au Nord, et l’autre (3e et 4e Cies) au Sud.
Le 2e Btn reste cantonné à Royaumeix.

A Haut-de-Rieupt, le 3e Btn continue ses travaux d’organisation en vue de la progression programmée vers le Père Hilarion.

LA SUITE SUR: http://167e.regiment.free.fr/167eregimentinfanterienovembre1914.html

Alsace:  la croix du Mont Pelé convoitée

Le 19 novembre 1914 : pour consolider leurs positions, les Français vont décider une nouvelle opération, la prise d’un puissant blockhaus allemand barrant le sentier de crête. Le 19, donc, attaque du blockhaus allemand qui fut, au préalable, évacué par ses occupants, et investi par la 24ème compagnie. Face à une situation précaire, les français décidèrent de la faire sauter.

Cette attaque image ce que va être 4 années durant la guerre là où nous la trouvons. Des attaques partielles, coûteuses en hommes et en matériel, pour gagner quelques mètres de tranchées ou un abri bétonné. En effet, dans les mois qui suivirent, le béton fit son apparition du côté allemand et les travaux réalisés de nuit (mineurs et ouvriers venus spécialement d’Allemagne) vont s’intensifier non seulement sur la ligne de front, mais aussi sur près de 20 km en arrière. C’est la position fortifiée du DONON (Les Escaliers de l’Empereur).

sur le site: http://www.paysdesabbayes.com/histoire/moderne/1418/hist1404.html

L’attaque des casernes de Chauvoncourt (Meuse) (40 ème RI)

Le 19 novembre, le Sergent Laye raconte ces moments difficiles :
« RUPT le 19 novembre 1914 – Compte rendu de l’attaque de tranchées allemandes dans la  nuit du 17 au 18 novembre par la 6ème Compagnie.
La 6ème Compagnie de concert avec les 9ème et 10ème Compagnies du 40ème ont  attaqué pendant la nuit du 17 au 18 novembre des tranchées qui se trouvaient en face de
Saint-Mihiel.
Nous nous sommes rendus en ligne de section par 4 à 400 m environ des tranchées à attaquer. Nous avons essuyé dès ce moment un feu qui a provoqué la mort et les blessures
de plusieurs camarades

LA SUITE SUR: http://40ri.provence14-18.org/pdf/casernes_chauvoncourt.pdf

Une de Journaux du 19 novembre 1914

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Jaivu1« J’ai vu » est une revue d’actualité hebdomadaire qui parait pour la première fois le 19 novembre 1914. Elle devient bimensuelle le 1er avril 1918. Il y a de nombreuses photos mais le papier est parfois si mauvais qu’elles deviennent floues. Il y a bien sur comme dans toute bonne revue populaire un roman patriotique dont un écrit par Pierre Mac Orland. Pour résumé le début de la guerre il y a un numéro rétrospectif.

Revues paraissant durant la première guerre mondiale sur le site: http://revues1914.1918.pagesperso-orange.fr/jaivu.htm

Le Petit méridional du 19 novembre 1914

B341726101_PMERID_1914_11_19

http://mediatheque.montpellier-agglo.com/viewer_pdf/viewer/bibnumerique.html?file=/bibliotheque_numerique/IFD_FICJOINT_B341726101_PMERID_1914_11_19_1.pdf

Quand l’aviation renseigne l’artillerie

Instructions sur l’Utilisation d’Avions muis de T.S.F. pour le Réglage du Tir. (Complément à l’Instruction du 19 novembre 1914)

http://www.asoublies1418.fr/Default.asp?308332D3741663E62693321331D361E6266332D370472603395332D36E

Insolite: Trafics et escrocs

Le 19 novembre la presse rapporte le trafic de denrées via la Suisse à l’Allemagne. Nos ennemis se ravitaillent en contrebande grâce à des intermédiaires sans scrupules. Ils auraient reçus ces derniers temps 300 wagons de châtaignes, blé et pommes de terre provenant d’Italie malgré les autorités italiennes qui interdisent ce trafic.

http://patrimoines.midipyrenees.fr/no_cache/fr/items-globaux/detail-article/index.html?tx_ttnews%5Btt_news%5D=1701&cHash=05a514287cb2d1c1d97ea5c0f5a26f5d

Lu dans Le Moniteur en date du 19 novembre 1914

France.-Les zouaves ont enlevé à la baïonnette un bois près de Bixschoote, en Flandres. Les Anglais repoussent une offensive au sud d’Ypres. Près de Saint-Mihiel, les Allemands font sauter la partie ouest du village de Chauvoncourt que nous avions occupée. En Alsace, sur les hauteurs de Sainte-Marie-aux-Mines, ils sont rejetés en arrière  avec des pertes énormes.

Les troupes russes et allemandes continuent à combattre entre Vistule et Wartha. Les premières remportent des avantages signalés en Prusse orientale, à proximité de Soldau, et dans la région entre Czenstochowa et Cracovie.

Marine.-La flotte allemande a bombardé, pour la seconde fois, Libau, mais la flotte russe a bombardé Trébizonde, dans la Mer noire.

L’effroi grandit à Budapest, où l’on redoute de voir les cosaques s’avancer dans la grande plaine hongroise après avoir franchi la chaîne des Carpathes.

Grande-Bretagne.-Le parlement anglais a accepté les propositions  financières de M. Llyod George et l’emprunt de 8.750 millions a déjà été couvert dans la première journée: ce qui atteste à la fois la volonté du peuple britannique d’aller jusqu’au bout, sa foi patriotique, et sa confiance dans le résultat de la lutte.

(vidéo) Un projet d’inscription des sites 14-18 au patrimoine mondial de l’Unesco

A voir sur le site de France 3 Lorraine

Cette semaine, La Voix est Libre Lorraine (samedi à 11 h 25)  s’interroge sur le projet d’inscription des sites de la guerre 14-18 au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Pourquoi une telle démarche ? Quelles sont ses chances d’aboutir ? Par quels moyens ? Quelles sont les retombées espérées ? Quel serait l’impact sur la fréquentation touristique ? Comment préserver ces sites ?

Laurent Parisot fait le point avec les représentants de l’association qui portent le projet : Jean-Paul Vinchelin, vice-président et Serge Barcellini, secrétaire général del’association « Paysages et sites de mémoire de la Grande Guerre » et Laurent Jalabert, maître de conférences à l’Université de Lorraine et spécialiste des paysages de la Grande Guerre.

VOIR LA VIDEO:

http://france3-regions.francetvinfo.fr/lorraine/emissions/la-voix-est-libre/actu/11h25-samedi-8-novembre-le-projet-d-inscription-des-sites-14-18-au-patrimoine-mondial-de-l-unesco.html

19/le 23 août 1914 le Lieutenant De Gaulle connaît son baptême du feu

Dimanche 23 août 1914

ça barde en Lorraine pour le 106ème RI

106°_R.I,_TOUJOURS_DEBOUTCons-la Grandville-Arreancy.-Les premiers combats sont terribles. Le 106 ème Ri de Châlons-sur-Marne marche en tête de la 24 ème brigade et s’apprête à franchir le défilé de la Chiers. Violent feu d’artillerie, de mousqueterie et de mitrailleuse qui l’oblige à se terrer sur place. Le 2 ème bataillon débouchant de Cons reçoit des coups de feu sur sa droite et par une contre attaque réussit à arrêter l’ennemi. Ce premier combat voit se révéler les premiers héroïsmes. Des braves comme le lieutenant De La Messelière (7 ème compagnie) sont tués debout, face à l’ennemi, méprisant le danger (…)Mais la partie est trop inégale, l’artillerie lourde allemande entre en action. les grosses marmites tombent en abondance, l’ennemi progresse sur nos ailes; il faut céder. A la nuit les deux bataillons se replient sur Longuyon.

Le 23 août au matin le régiment se regroupe tout entier à Arrancy. On se compte, se retrouve. le baptême du feu a été un peu rude; les premières pertes sont péniblement ressenties par tous, mais en somme elles ne sont pas très élevées. Une vingtaine de tués dont le sous-lieutenant Josenhas; , 150 blessés dont quatre officiers: le capitaine Coulloum, le lieutenant Mondielli, les sous lieutenants Ebstein et Pochat; près de 60 disparus. Nous serons plus heureux demain; pour le moment il faut nous préparer à recevoir un nouveau choc.

On se met  et sans tarder au travail pour organiser une position autour du village d’Arrancy en liaison à droite avec le 25 ème bataillon de chasseurs à pied au bois Deffoy, à gauche la 23 ème brigade, en avant de nous le 8 ème bataillon de chasseurs à pied occupe la voie ferrée.

Les premiers obus tombent vers midi et deviennent de plus en plus abondants. Vers 17 heures l’ennemi attaque le village et la voie ferrée. Energiquement  contre attaqué par notre 3 ème bataillon, le 8 ème bataillon de chasseurs et des éléments du 132 ème. Il doit se relier sur Beuveilles. La nuit est agitée ; le bombardement très violent laisse présager une nouvelle attaque. Elle se déclenche dès le lever du jour, mais n’a pas plus de sucées que la précédente. Ordre est cependant donné par le commandant de la division de battre en retraite par échelons.

France (suite)

Le zeppelin N°8 venant de Strasbourg est abattu sur la route de Celle à Badonviller.

Nos troupes du Donon et du col de Saales sont ramenées en arrière. Lunéville est occupée par les Allemands. La bataille est générale depuis le Luxembourg jusqu’à Mons sur tout le front.

Les Allemands occupent Lunéville
Les Allemands occupent Lunéville

Pour tout savoir sur les mouvements en Alsace Lorraine, suivre le site

http://www.premiere-guerre-mondiale-1914-1918.com/alsace-lorraine.html

Belgique: De Gaulle connaît son baptême du feu

Le lieutenant de Gaulle connaît son baptême du feu à Dinant en Belgique, lors de ces journées d’août 1914

Plaque commémorative sur le pont de Dinant concernant Charles de Gaulle : « Ici le lieutenant Charles de Gaulle fut blessé le 15 aout 1914 à l'aube d'une vie tout entière consacrée à la défense de l'homme et de ses libertés. »
Plaque commémorative sur le pont de Dinant concernant Charles de Gaulle : « Ici le lieutenant Charles de Gaulle fut blessé le 15 aout 1914 à l’aube d’une vie tout entière consacrée à la défense de l’homme et de ses libertés. »

Un site perso consacré à De Gaulle

De GaulleDinant

http://ph.dam.pagesperso-orange.fr/DeGaulleAl’EpreuveDuFeu.htm

+pour en savoir plus

http://www.charles-de-gaulle.org/pages/l-homme/accueil/biographie/1914-1924-la-grande-guerre.php

http://www.musee-armee.fr/collections/base-de-donnees-des-collections/objet/stele-en-pierre-dun-soldat-tue-le-23-aout-1914.html

http://www.20minutes.fr/livres/1261775-20131211-la-premiere-guerre-charles-gaulle-1914-1918-frederique-neau-dufour-chez-tallandier-paris-france

Dans l’Illustration

En raison des nécessités auxquelles la Belgique doit faire face, notamment pour acquitter la contribution de guerre imposée à Bruxelles, l’Angleterre et la France ont décidé de lui faire une avance de 500 millions, chacune pour la moitié.

La bataille de Charleroi

http://chtimiste.com/batailles1418/charleroi.htm

http://salon-litteraire.com/fr/histoire/content/1801145-la-premiere-bataille-du-xxe-siecle-charleroi-21-23-aout-1914