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1442/15 juillet 1918: l’offensive allemande en Champagne i

L’offensive allemande en Champagne  – La bataille défensive française

15 au 19 juillet 1918

Lire le dossier complet sur le site http://chtimiste.com/batailles1418/1918champagne.htm

lire aussi: https://www.memoiresdesmontsdechampagne.fr/bataille-du-15-juillet-1918

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Champagne_(1918)

Franchissement de la Marne

Le 15 juillet 1918, les troupes allemandes franchissent la Marne entre Château-Thierry et Reims, tentant d’enfoncer les lignes alliées tenues par la 9e armée du général de Mitry et la 5e armée du général Berthelot. La 1. Armee bouscule les lignes françaises et parvient devant la ville d’Epernay par la vallée de l’Ardre et de la Marne. Elle espère ainsi s’emparer de Reims en la contournant par le sud. Rapidement, les troupes françaises, italiennes, américaines et britanniques s’opposent à l’avancée allemande et reprennent l’initiative de l’attaque.

1 / Référence : SPA 8 AD 186 Epernay, Marne, troupes italiennes montant en ligne. 15/07/1918, opérateur Daniau.

Au déclenchement de l’offensive allemande, les troupes italiennes du 2e corps d’armée du général Albricci participent aux combats défensifs. Stationnés dans la région ouest de Reims, les soldats italiens des 3e et 8e divisions d’infanterie combattent des éléments supérieurs en nombre. Le premier jour de l’offensive, le 15 juillet, les Italiens présents dans les bois de Vrigny sont écrasés par les obus chimiques et explosifs, et subissent de lourdes pertes. Des renforts traversent la ville d’Epernay en direction du nord pour se porter contre l’offensive allemande.

2 / Référence : SPA 9 AD 194 Igny-Comblizy, Marne, le 14e d’infanterie monte en ligne pour l’offensive du 18 jui

Les soldats du 14e régiment d’infanterie de ligne, rattaché à la 131e division d’infanterie et commandé par le lieutenant-colonel Bouffard, traverse la localité d’Igny-Comblizy, située à l’ouest d’Epernay. Le régiment, qui a participé à la bataille défensive de la Somme et de la forêt de Retz, se retrouve porté en direction de la Marne et des combats de Mareuil-en-Brie et de la forêt d’Enghuien, où il parvient à stopper les attaques allemandes.

source: http://archives.ecpad.fr/wp-content/uploads/2010/06/1918-07.pdf

L’attaque allemande du 15 juillet vue par le général Ludendorff

Ce texte  est extrait des « Souvenirs de Guerre » du Général Ludendorff, paru chez Payot, en 1921. Plusieurs informations contredisent ce qui était perçu par les Alliés :
– Ludendorff ne pense plus pouvoir gagner la guerre (malgré la paix à l’Est) mais obtenir une victoire permettant de négocier une paix acceptable à l’Ouest; .

– La future attaque du juillet (Mangin-Degoutte) est connue de Ludendorff et la 9e Armée est prédisposée à cet effet (mais les Allemands seront néanmoins surpris par l’attaque);
– « Friedensturm » doit « user » les réserves françaises qui sont au Nord de Paris, faire de nombreux prisonniers (5e Armée), menacer Verdun « à revers », etc … . Mais deux semaines plus tard les Britanniques doivent être écrasés en Flandre (ils ne pourront plus être secourus par les Français épuisés) par une attaque nouvelle, inattendue du groupe d’armées du Kronprinz Rupprecht, contraignant les Alliés à la négociation;

– La date souhaitée de l’attaque était le 12 juillet et non pas le 15 (lendemain du 14, fête nationale française bien « arrosée ! »);
– L’échec des 1re et 3e Armées Allemandes, le 15 juillet, face à la 4e Française est la cause de l’arrêt de la progression au sud de la Marne, que plus rien ne justifie plus, puis du repli sur la rive Nord, et non pas l’attaque Mangin-Degoutte du 18.

Henri Maurel, 2009.

source photos http://asmac.fr/Files/Other/Bulletins/NAVARIN%202018%201.pdf

………….
On admettait, d’après les nouvelles qui nous étaient parvenues, que l’ensemble des forces combattantes envoyées par les États-Unis en France pendant les mois d’avril, mai et juin devait atteindre à peu prés 25 divisions. Il pouvait donc y avoir en tout, en France, à ce moment, 20 divisions américaines. C’était plus que je n’avais cru possible. La supériorité que nous avions en mars, au point de vue du nombre des divisions, se trouvait ainsi compensée. La situation numérique avait d’autant plus évolué à notre désavantage que les divisions américaines comprenaient 12 bataillons à forts effectifs. Il est vrai que là où nous avions combattu les divisions qui se trouvaient depuis longtemps déjà en France, nous étions restés maîtres de la situation, même inférieurs en nombre. On ne pouvait s’attendre à voir les formations nouvelles, moins entraînées, qui arrivaient avec rapidité, combattre mieux que les divisions anciennes. Dans le jugement que l’on porte sur la valeur de l’ennemi, il ne faut exagérer ni dans un sens, ni dans l’autre. Sinon, comment aurions-nous pu attaquer et vaincre les Russes en 1914: Aussi longtemps que nos troupes garderaient leur solidité interne, elles viendraient à bout de n’importe quel ennemi, même de ces fortes divisions américaines, dont les nerfs n’étaient pas usés comme ceux des armées qui combattaient depuis longtemps. Mais, chose fort importante, les nouveaux renforts américains pouvaient libérer des unités françaises et anglaises en occupant les secteurs calmes. Il y avait là un fait d’une importance considérable; il éclaire l’influence que l’envoi des forces des États- Unis eut sur l’issue de la guerre. L’Amérique devint par là le facteur décisif.

La suite sur http://1418bd.free.fr/labase/L%20attaque%20du%2015%20juil%20vue%20par%20Ludendorff.pdf

voir aussi la vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=8U0iZxZmoMQ

La gare de La Ferté-sous-Jouarre détruite

Le 15 juillet 1918, à 22 h 40, deux bombes détruisent la gare. Sous ses ruines de malheureuses victimes : le chef de Gare Maillet, le sous-chef Marchal, l’employé Facteur enregistrant Henry et deux soldats secrétaires, auxiliaires des gares Fromaget et Sezelle.

source: http://www.la-ferte-sous-jouarre.fr/la-ville/histoire-de-la-ville/324.html

Journal du lundi 15 juillet 1918

Au nord de Montdidier, actions d’artillerie locales, notamment dans les régions des bois Sénécat et de Cantigny et dans le secteur de Gournay-sur-Aronde.
En Champagne, nos reconnaissances ont exécuté plusieurs coups de main qui nous ont permis de faire des prisonniers.
Les Anglais, à l’est de Doove, ont repoussé avec pertes un coup de main ennemi.
L’artillerie ennemie s’est montrée active au nord-ouest d’Albert, à l’ouest du mont Kemmel, au sud et au sud-est d’Ypres, et la nôtre, sur divers-points.
L’aviation ennemie n’a montré aucune activité. L’aviation anglaise, en raison du mauvais temps, n’a pu exécuter qu’à de rares intervalles sa besogne de repérage. Aucun combat n’a eu lieu. Durant la nuit, les aviateurs britanniques ont jeté quatre tonnes de bombes.
Sur le front italien, les Autrichiens ont attaqué la position du Cernone (Sasso-Rosso) avec de grosses patrouilles lancées en éventail. Mais ils furent prévenus par nos alliés qui les contre-attaquèrent à la baïonnette et les mirent en fuite en les poursuivant jusqu’à leurs tranchées de départ. De nombreux adversaires restèrent sur le terrain, 2 officiers et soldats ont été capturés ainsi que 4 mitrailleuses.
Activité d’artillerie au Pasubio. Dix avions ennemis ont été abattus.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.html