Archives du mot-clé lys

1362/26 avril 1918

Le sacrifice du clairon Alfred Parrens du 59 ème RI

A Foix les origines du Clairon Alfred Parrens restaient inconnues. Pourtant on peut y voir une plaque commémorative et dans l’historique du 59 Régiment d’Infanterie on peut lire ceci :

Le fait suivant m’était encore inconnu lorsque j’ai adresssé au régiment l’ordre N°292.
 » Le clairon Parens, de la 5ème escouade de la 6ème Compagnie, voyant que les fusées demandant le barrage au moment de la grosse attaque boche du 26 avril 1918 n’étaient pas aperçues de l’arrière à cause de la brume, sort de la tranchée, et, debout sous une grèle de balles, sonne à pleins poumons « commencez le feu! » jusqu’à ce qu’un projectile le couche par terre, son clairon dans sa main crispée. »

(…) La suite sur http://montesquiou.info/fr/culture/histoire/parrens.htm 

 Voix du Nord du 22 avril 2005

 

Bataille de la Lys: communiqué officiel

source de la carte: http://artois1418.skyrock.com/3116075667-COMMUNIQUE-OFFICIEL-26-et-27-avril-1918.html

vendredi 26 avril 1918 

Après-midi : Sur le front Bailleul-Hollebecque, après un dur combat qui s’est livré toute la journée contre des forces grandement supérieures, les troupes alliées ont été forcées de céder du terrain et l’ennemi a pris pied sur la colline de Kemmel.

La bataille continue encore dans les environs de Dranoutre, Kemmel et Vierstraat.
Nous avons réussi une opération de moindre importance pendant la nuit à l’ouest de Merville et capturé 58 prisonniers et 3 mitrailleuses.
L’artillerie ennemie s’est montrée active sur le front depuis la Lys jusqu’à Givenchy.

Soir : Au nord de la Lys, la bataille continue à faire rage sur tout le front depuis les abords de Dranoutre jusqu’au canal Ypres-Comines. L’ennemi s’est emparé de Dranoutre, du mont Kemmel et du village.
L’attaque de l’ennemi a été exécutée hier en grande force par neuf divisions allemandes.
De bonne heure, ce matin, des troupes françaises et anglaises ont contre-attaqué. Elles ont d’abord réussi à faire quelques progrès et à capturer un certain nombre de prisonniers. L’ennemi a renouvelé son attaque plus tard dans la journée et dirigé un assaut avec une violence particulière contre les positions alliées qui s’étendent de Locre à la Clytte et contre celles qui sont à cheval sur le canal Ypres-Comines.
Dans le voisinage de la Clytte et de Scherpenberg, toutes les attaques de l’ennemie ont été contenues. Après un dur combat au cours duquel une série d’attaques résolues ont été repoussées avec de lourdes pertes pour ses troupes, l’ennemi est parvenu à faire reculer notre ligne dans la direction de Locre.
Des deux côté du canal Ypres-Comines, l’ennemi a également fait quelques progrès.

source: http://www.bataille-de-la-lys.com/fr/attaque_allemande/communiques/26_avril_1918.html

Journal du vendredi 26 avril 1918

Entre la Somme et l’Avre, le bombardement ennemi a pris un caractère d’extrême violence sur le front franco-anglais, notamment dans la région Villers-Bretonneux- Hangard-en-Santerre. Notre artillerie a contrebattu énergiquement les batteries ennemies. Dans la région de l’Ailette et du bois d’ Avocourt, nos patrouilles ont ramené des prisonnbiers.

Canonnade intermittente sur le reste du front. Nos alliés anglais ont exécuté d’heureuses opérations locales au nord d’Albert. Ils ont amélioré leurs positions et capturé soixante prisonniers. Ils en ont fait cent vingt dans un combat local à l’est de Robecq, tout en enlevant un certain nombre de mitrailleuses. Ils ont remporté un autre avantage à proximité de Meteren. Dans le voisinage de Fampoux, un détachement anglais est entré dans les tranchées ennemies, et a pénétré dans la ligne de soutien. Les aéroplanes alliés ont travaillé utilement. Plusieurs reconnaissances à longue distance ont été effectuées.

Les avions de bombardement ont jeté dix-neuf tonnes de bombes sur plusieurs buts : gare de Thourout, dépôts de munitions d’Engel, Warneton, Armentières et Roulers. Sept avions ennemis ont été abattus, six autres contraints d’atterrir, désemparés. En outre, un avion ennemi a été abattu par les canons antiaériens. Nous avons forcé un avion triplace allemand à atterir près de Nogent-l’Artaud, à l’est de Meaux.

Les forces franco-anglaises ont exécuté un raid naval contre les bases allemandes d’Ostende et de Zeebrugge. On a fait échouer cinq vieux croiseurs pour boucher les issues. Des troupes ont été débarquées sur le môle de Zeebrugge pour occuper temporairement l’attention de l’ennemi.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/avril18.html

1352/16 avril 1918

(vidéo) Ce jour là : le premier char français le 16 avril 1917

Montage d’archives consacré à l’histoire du char d’assaut français qui fut utilisé pour la première fois le 16 avril 1917.Commentaires sur des images du char sur les champs de bataille pendant la première guerre mondiale ; images de la rencontre de Louis RENAULT et de l’armée pour la conception d’un nouveau char plus maniable.

source: http://www.ina.fr/video/CAF94005540

Deux civils fusillés de Monceau-les-Leups

Deux jeunes gens, Adam et Oudelet, suspectés d’espionnage, sont arrêtés à proximité du site des canons à longue portée « grosse Bertha » (Pariser Kanonen) de Crépy-en-Laonnois, fusillés pour avoir regarder tirer le canon, le 16 avril 1918.

https://forum.pages14-18.com/viewtopic.php?t=30728

 

Bataille de la Lys: le communiqué officiel

mardi 16 avril 1918

Après-midi : Hier soir, après un intense bombardement, l’ennemi a déclenché une très puissante attaque contre nos positions entre Bailleul et Neuve-Eglise.

L’assaut a été donné par trois divisions d’élite qui n’avaient point été encore engagées dans la bataille. Elles réussirent, après une lutte acharnée et sans merci, à enlever les hauteurs au sud-est et à l’est de Bailleul, le mont de Lille et le Ravelsberg. Nos troupes se sont repliées sur de nouvelles positions au nord de Bailleul et de Wulverghem.
Bailleul est tombé entre les mains de l’ennemi.
Ce matin, une attaque allemande s’est dessinée près de Wytschaete.
De bonne heure, ce matin, l’ennemi couvert par un feu violent d’artillerie et de mortiers de tranchées, tenta de progresser à l’ouest de Vieux-Berquin ; mais il fut repoussé.
Nous avons fait un certain nombe de prisonniers au cours d’opérations de détail exécutées avec succès pendant la nuit au sud-ouest de Robecq.[…]

Soir : De durs combats ont eu lieu aujourd’hui sur le front Meteren-Wytschaete.
Dès l’aube, l’ennemi a renouvelé aux abords de Wytschaete et de Saint-Eloi de puissantes attaques soutenues par un violent bombardement.
A la faveur de ce bombardement, et protégées par le brouillard, les troupes allemandes ont pu s’approcher de nos positions, et se sont emparées de ces localités après un combat acharné.
Ce matin, également, l’ennemi est parvenu à pénétrer dans le village de Meteren où l’on se bat actuellement.
Sur les autres parties du front de ce secteur, les attaques allemandes ont été repoussées.[…]
Des troupes d’infanterie allemande, en rassemblement près de Locon ont été dispersées par nos feux.
De part et d’autre, l’artillerie s’est montrée plus active dans le secteur de Paschendaele.

source: http://www.bataille-de-la-lys.com/fr/attaque_allemande/communiques/16_avril_1918.html

Parution du coup de canon

La guerre plongea la presse dans de nombreuses difficultés matérielles comme la mobilisation des ouvriers des imprimeries et des rédacteurs, la pénurie de papier et enfin la réapparition de la censure. Elle eut pour conséquence la disparition de bon nombre de journaux, 28 titres dès 1914 et une vingtaine encore entre 1914 et en Basse-Normandie. La presse cesse totalement de remplir sa mission d’information pour se transformer en arme de propagande. Peu de choses sont connues sur la création du Coup de canon, bimensuel, qui paraît pour la première fois en . Il s’affiche comme un journal humoristique, milit…éraire et civil, vendu sur abonnement à la tête du client dont les chèques sont refusés c’est trop compromettant. Il se situe au carrefour des journaux satiriques qui virent le jour aux débuts de la Troisième république et des journaux de guerre aux publicités et feuilletons patriotiques, prenant le contre courant des journaux de propagande et de soutien des populations loin du front par des caricatures et dessins caustiques. Le Coup de canon de janvier à novembre est remplacé par Le Crachin Journal humoristique et satirique -1919 et devient Le Crachin 1920-1927. Il paraît quelques mois 1919-1921 sous la dénomination Le Crachin cherbourgeois.

source: http://normannia.info/items/show/190685#?c=0&m=0&s=0&cv=0

 

Journal du mardi 16 avril 1918

Dans la région de Hangard, nous avons effectué une opération de détail qui a parfaitement réussi et nous a ramené une dizaine de prisonniers.
Le nombre des prisonniers que nous avons faits dans ce secteur depuis quatre jours est de cent cinquante.
Entre Montdidier et Noyon et en Champagne, au sud du mont Têtu, plusieurs coups le main nous ont permis également de ramener des prisonniers.
Sur le front britannique, le combat a continué avec acharnement autour de Neuve-Eglise. Après avoir rejeté de nombreux assauts, nos alliés ont dû se replier en arrière du village.
L’ennemi a déclenché de vigoureuses attaques sur de nombreux points du front de bataille, de la Lys, au nord-ouest de Merville.
L’infanterie allemande a été rejetée avec de lourdes pertes. Des éléments avancés, sur la berge nord du canal de la Lys, ont été pris sous le feu anglais. Sept attaques ont été lancées infructueusement dans le secteur de Merville. La ligne britannique, qui avait légèrement fléchi, a été rétablie.
A l’est de Robecq, nos alliés ont fait cent cinquante prisonniers.
Le comte Czernin, ministre des Affaires étrangères d’Autriche-Hongrie, a donné sa démission.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/avril18.html

1348/12 avril 1918:le ruisseau rouge

Paris : le quartier St Paul torpillé le 12 avril 1918

Le quartier Saint-Paul torpillée, 12 avril 1918 (22h30), angle rue Saint-Antoine et rue de Rivoli, 4ème arrondissement, Paris. Première Guerre mondiale 1914-1918, grande guerre. Dégâts causés par le bombardement allemand. kiosque détruit

source: http://parismuseescollections.paris.fr/fr/musee-carnavalet/oeuvres/le-quartier-st-paul-torpillie-le-12-avril-1918-22h30#infos-principales

http://lindependantdu4e.typepad.fr/arrondissement_de_paris/2016/09/un-souvenir-du-bombardement-aérien-du-12-avril-1918.html

Le ruisseau rouge

Sources : L’Écho du Pas-de-calais – novembre 1993 – article consacré à la bataille de la Lys dans le secteur de Robecq, Saint-Venant, Calonne-sur-la-Lys, Saint-Floris – légende de la photo : « À Robecq comme dans toute la zone de combats, les civils sont évacués » Chris Baker – « The battle for Flanders – German defeat on The Lys Légende de la photo : “Men of 2/7 Royal Warwickshires rescuing a bed-ridden old man in Robecq on 12 April 1918”Le 12 avril 1918, les troupes britanniques évacuent le village de Robecq. Pour les besoins du roman, quelques personnes resteront sur place et devront vivre une situation peu commode. le village de Robecq étant alors  situé à 1 km de la ligne de fortification britannique et à 5 kms de Calonnes-sur-la-Lys occupé par les troupes allemandes. Mais c’est en mai que le village souffrira le plus. À ce moment-là, le roman fait le grand saut pour arriver en septembre 1918 et le retour des réfugiés.

source: http://ruisseaurouge.blogspot.fr/2013/09/12-avril-1918.html

Béthune évacuée

Sous-Préfet de Béthune dès le 12 janvier 1914, Adrien Bonnefoy-Sibour n’a de cesse de remplir ses fonctions avec sang-froid et courage. Le 12 avril 1918, la situation est telle qu’il ordonne d’évacuer la ville, même s’il reste présent avec une cinquantaine d’irréductibles. Compte-tenu des évènements, le conseil municipal s’exile à Berck-sur-Mer. Le 28 décembre 1919, le sous-préfet reçoit le Président Raymond Poincaré venu remettre la Croix de la Légion d’Honneur et la Croix de Guerre à la ville.

source: https://ignrando.fr/fr/parcours/51080-bethune-a-l-heure-anglaise

Bataille de la Lys communiqué officiel

vendredi 12 avril 1918

Après-midi : Une lutte acharnée se déroula sans interruption la nuit dernière près de Merville et de Neuf-Berquin. Dans ces deux localités, l’enemi a continué ses efforts et réalisé des progrès ; Merville est tombée entre ses mains au cours de la nuit.

Les attaques lancées hier près de Ploegsteert ont réussi, après un combat très vif, à rejeter nos troupes sur la lisière de Neuve-Eglise où elles occupent de nouvelles positions.
Dans les autres parties du front de bataille septentrional, la situation reste à peu près sans changement. les éléments de tranchées dans lesquels les allemands sont parvenus à pénétrer au nord de Festubert ont été repris.
Dans le secteur entre la Louane et la rivière Lawe, et plus au nord, des attaqes ennemies ont été repoussées.
La bataille continue sur tout le front au nord du canal de la Bassée jusqu’à Hollebeke.[…]

Soir : L’ennemi a continué, toute la journée, à nous presser fortement au sud et au sud-ouest de Bailleul.
Des attaques constantes, menées par des forces importantes, ont été exécutées dans ce secteur et continuent encore.
Nos troupes se sont repliées méthodiquement en continuant à combattre sur des positions dans le voisinage du chemin de fer de Bailleul, où elles restent engagées dans une lutte violente avec l’ennemi.
De violents combats ont été également livrés en d’autres points du champ de bataille au nord du canal de La Bassée, et l’ennemi a fait de léger progrès entre les rivières Lawe et Clarance.
Partout ailleurs, nos positions ont été maintenues.

Journal du vendredi 12 avril 1918

Notre artillerie s’est montrée active entre Montdidier et Noyon. Au cours de divers combats, nous avons fait une trentaine de prisonniers.
Un détachement ennemi pris sous nos feux dans la région d’Orvillers-Sorel, s’est dispersé avant d’avoir abordé nos lignes.
Au nord-ouest et à l’est de Reims, nous avons réussi des coups de main et ramené une douzaine de prisonniers et une mitrailleuse.
En Champagne, l’ennemi a attaqué nos postes avancés à l’est de Souain et a été repoussé après un vif combat. Une autre tentative ennemie en forêt d’Apremont, a échoué sous nos feux.
Sur le front britannique, les Allemands ont lancé une nouvelle et puissante attaque contre les positions de nos alliés entre la Lys, à Armentières et la rive est du canal d’Ypres-Comines. Des combats acharnés ont été livrés. Au nord d’Armentières, la puissance des assauts ennemis a obligé les troupes anglaises à se retirer sur la ligne Wytschaete-hauteurs de Messine-Ploegsteert.
Des détachements d’infanterie allemande qui avaient réussi à pénétrer dans Messines en ont été chassés par une contre-attaque. Armentières, rendue intenable par les gaz toxiques, a été évacuée. Au sud de la ville, les Allemands se sont établis sur la rive gauche de la Lys, en certains endroits à l’est d’Estaires et dans le voisinage du Bac-Saint-Maur. L’ennemi a pris et reperdu Lestrem.
M. Clemenceau publie le texte de la lettre de Charles 1er qui reconnaît nos droits sur l’A1sace-Lorraine.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/avril18.html

1347/11 avril 1918: Paris: un obus dans la maternité Baudelocque

Les hommes du 4e régiment de marche de zouaves

6 / Réf. SPA 39 W 1901 Choisy-la-Victoire, Oise, bataillon de zouaves attendant pour monter en camion. 11/04/1918, opérateur : Jacques Ridel.

 Située à 15 km à l’est de Clermont, Choisy-la-Victoire est le point de départ du front pour les hommes du 4e régiment de marche de zouaves. Rattachés à la 38e division d’infanterie, ils participent entre le 27 et le 31 mars 1918 aux combats d’Orvillers-Sorel, où, aux côtés du 8e régiment de tirailleurs, ils parviennent à stopper l’avancée allemande. Pour tuer le temps en attendant l’embarquement dans les camions, certains soldats jouent aux cartes.

http://archives.ecpad.fr/wp-content/uploads/2010/06/1918-04.pdf

Paris: un obus dans la maternité Baudelocque

Ce 11 avril, dans la maternité de Baudelocque, à 15 heures, c’est la fin des visites. Cette maternité est particulière parce que c’est la première de ce genre. Avant, on accouchait à la maison, seule, ou aidée par une sage-femme ou le médecin.
Dans cette maternité, donc, la visite s’achève. À 15h30 une déflagration pulvérise tout sur son passage. Un obus vient de traverser le mur de la pièce qu’on appelle « la crèche » (la pièce où dorment femmes et enfants).

6 tués. 14 blessés.
Parmi les blessés : 10 jeunes mères, 2 bébés de deux jours et deux élèves sage-femmes.
Parmi les tués : une élève sage-femme, 4 jeunes mères et un bébé.

Il est fort probable qu’il y ait eu plus de bébés touchés, mais il fallait qu’ils aient deux jours de vie pour qu’ils soient inscrits au livret de famille, donc reconnus officiellement…

source: http://bebe.doctissimo.fr/blog/15814-1918-un-obus-dans-la-maternite-Baudelocque.html

Vieux Berquin évacué

La bataille de la Lys est lancée au printemps 1918 avec pour objectif pour les allemands de s’emparer des monts de Flandre. Vieux-Berquin est évacué le 11 avril 1918 et en quelques heures totalement détruit le 12 avril. Les australiens ont combattu à cette époque dans le secteur de Vieux-Berquin. Un cairn commémoratif offert par une association d’anciens combattants australiens fut apposé sur le mur de la mairie le 12 avril 1983 en présence de l’ambassadeur d’Australie en France.

source: http://66a4fa6933.url-de-test.ws/wordpress/presentation-de-la-commune/

Bataille de la Lys: communiqué officiel

jeudi 11 avril 1918

Après-midi : La bataille continue sur tout le front depuis la canal de La Basséejusqu’au canal Ypres-Comines.

Une lutte acharnée s’est déroulée près de la Lawe et la Lys entre Lestrem et Armentières.
Nos troupes ont évacué Armentières rendu intenable par les gaz.
Au nord d’Armentières la situation a peu changé. Hier soir, à une heure tardive, le combat continuait avec violence près de Ploegsteert, Messines et Wytschate. […]

Soir : L’ennemi a poussé son attaque avec force toute la journée sur la totalité du front nord de la bataille.
Des assauts violents et répétés ont été exécutés par des divisions allemandes fraîches dans la région de la rivière Lawe, entre Loisne et Lestrem ; dans ce combat, le 51e division a repoussé les attaques incessantes en infligeant à l’ennemi de grosses pertes et a, par des contre-attaques énergiques et heureuses, repris les positions dans lesquelles l’ennemi avait pénétré. Une lutte violente a eu lieu à Estaires et entre ce point et Steenwerk. Dans ce secteur, l’ennemi a également attaqué en force et a réussi à refouler notre ligne immédiatement au nord de ces points.
Au nord d’Armentières, une attaque énergique s’est développée contre notre position dans le voisinage du bois de Ploegsteert et l’ennemi a fait quelques progrès.
Plus au nord, une attaque violente lancée ce matin par l’ennemi contre nos lignes dans le voisinage de Wytschaete et Hollebeke a été complètement repoussée par la 9e division avec de grosses pertes pour l’ennemi.
La lutte continue sur tout le front entre le canal de La Bassée et le canal d’Ypres-Comines.[…]

source: http://www.bataille-de-la-lys.com/fr/attaque_allemande/communiques/11_avril_1918.html

Journal du jeudi 11 avril 1918

Actions locales entreprises par l’ennemi sur plusieurs points du front.
Dans la région de Hangard-en-Santerre, les Allemands ont prononcé une attaque puissante, précédée d’une forte préparation d’artillerie. Un combat acharné s’est engagé pour la possession du village qui a passé de main en main. Une contre-attaque de nos troupes, à 3 heures du matin, nous a rendu entièrement le village et le cimetière.
Une tentative de l’ennemi pour nous chasser des bois à l’ouest de Castel, a subi un sanglant échec.
A l’ouest de Noyon, les Allemands n’ont pas été plus heureux dans la région de Suzoy.
Nos troupes y ont brisé l’effort de l’ennemi qui a accru le chiffre de ses pertes sans obtenir de résultat.
Au nord-est du mont Renaud, nos reconnaissances ont fait des prisonniers et capturé deux mitrailleuses.
Les troupes britanniques et portugaises ont été attaquées par de gros contingents ennemis, depuis le canal de la Bassée jusqu’au voisinage d’Armentières.
L’ennemi, favorisé par une brume épaisse, a réussi à pénétrer dans les positions alliées. Il a repoussé au centre les Portugais et à une aile les Anglais, jusqu’à la Lys, entre Estaires et Bac-Saint-Maur.
L’ennemi a été rejeté à Givenchy et à Fleurbaix. Il a pris Richebourg-Saint-Vaast et Laventie.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/avril18.html

1346/10 avril 1918: « Voilà maintenant un an que je suis loin de toi »

Parution du Canard enchaîné

http://centenaire.org/fr/tresors-darchives/fonds-prives/archives/le-canard-enchaine-pendant-la-premiere-guerre-mondiale

Journal du mercredi 10 avril 1918

Grande activité des deux artilleries sur de nombreux points du front, au nord de Montdidier et entre Montdidier et Noyon. Pas d’action d’infanterie.
Sur la rive gauche de l’Oise, bombardements intermittents.
Nos éléments avancés, conformément aux ordres donnés, ont effectué leur repli vers les positions organisées, au sud-ouest de la basse forêt de Coucy et au sud de Coucy-le-Château.
Les troupes ennemies, maintenues constamment sous le feu de notre artillerie ont subi, au cours de cette opération, des pertes élevées.
Au nord-ouest de Reims, deux coups de main ennemis ont échoué.
D’autres tentatives allemandes sur nos petits postes vers les Eparges, dans le secteur de Reillon, au nord du Bonhomme, n’ont pas eu plus de succès.
Sur le front britannique, l’artillerie allemande a déployé une grande activité depuis le canal de la Bassée jusqu’au sud d’Armentières.
Violent bombardement dans les environs de Villers-Bretonneux et de Méricourt-L’abbé.
M. Lloyd George a prononcé un véhément discours devant la Chambre des Communes pour justifier la nouvelle loi militaire. Il annonce que deux armées turques ont été détruites, l’une en Palestine, l’autre en Mésopotamie.

Bataille de la Lys: le communiqué officiel

mercredi 10 avril 1918

Après-midi : Sur le front de la bataille au nord du canal de La Bassée, la lutte a continué avec acharnement hier soir et pendant la nuit. Nos troupes tiennent la ligne de la Lawe à la Lys et sont violemment engagées sur la rivière, près du point de passage, à Estaires et à Bac-Saint-Maur.

Sur le front sud de l’attaque, Givenchy, où les allemands étaient parvenus à pénétrer, a été repris un peu plus tard par une brilante contre-attaque de la 55e division ; elle a fait, au cours du combat dans ce secteur, sept cent cinquante prisonniers.
De bonne heure ce matin, l’ennemi ouvrit un violent bombardement sur nos positions à l’est et au nord d’Armentières jusqu’au canal d’Ypres-Comines.
On signale que le combat d’infanterie aurait commencé dans la partie sud de cette zone.[…]

Soir : A la suite du bombardement déjà signalé, l’ennemi a lancé ce matin une nouvelle et puissante attaque contre nos positions entre la Lys à Armentières et la rive est du canal Ypres-Comines.
Des combats acharnés ont été livrés toute la journée dans ce secteur, ainsi que sur tout le front attaqué hier, au nord du canal de La Bassée.
Au nord d’Armentières, la puissance des assauts ennemis a obligé nos troupes à se retirer sur la ligne Wyschaëte, hauteurs de Messines, Ploegsteert.
Des détachements d’infanterie allemande qui avaient réussi à pénétrer dans Messines en ont été chassés ce matin par une contre-attaque de nos troupes.
Au sud d’Armentières, l’ennemi est parvenu après une lutte prolongée à s’établir sur la rive gauche de la Lys en certains points à l’est d’Estaires et dans le voisinage de Bac-Saint-Maur.
Ce matin, l’enemi a également franchi la Lawe à Lestrem, mais une contre-attaque de nos troupes l’a chassé du village et rejeté sur l’autre rive.
Entre Estaires et Givenchy, nos positions ont été maintenues.

source: http://www.bataille-de-la-lys.com/fr/attaque_allemande/communiques/10_avril_1918.html

Le Massacre du Grand pont d’Estaires – La Gorgue

Plaque commémorant le massacre, Place Louis Blanquart
Le 10 avril 1918, les forces ennemies passent la Lys à Bac Saint Maur, détruisent tous les bâtiments publics et les habitants du Nouveau Monde, Estaires, La Gorgue. Les allemands seront stoppés au niveau du bois de Nieppe, La Motte au Bois.
     Au cours des 2 journées, 10 et 11 avril 1918, tout fut détruit, la population évacua vers Bailleul par la rue du Collège. A cette percée qui ne dura que 2 jours, elle fut remplacée par une seconde occupation d’Estaires par les Alliés (Anglais ; Canadiens ; Américains ; Indiens ; Australiens ; Français d’Afrique ; Ecossais) et ce jusqu’en fin novembre 1918.

« Voilà maintenant un an que je suis loin de toi » par Salomé

Soldats britanniques blessés par les gaz asphyxiants, 10 avril 1918.

Ma bien-aimée,

Voilà maintenant un an que je suis loin de toi. La guerre est beaucoup moins joyeuse que ce que l’on pensait, et cela devient très dur de résister. Les Français ont creusé des tranchées dans la terre boueuse, marron et noirâtre, pour nous protéger de l’ennemi. Le temps semble exprimer le désarroi dans lequel nous vivons. La pluie est le seul moyen d’avoir un minimum d’hygiène. Les tranchées sont tellement étroites que nous sommes obligés de marcher sur les corps noirâtres et verdâtres de nos compatriotes, morts au champ de bataille. Les bombes et la mitraille ont détruit le paysage et la beauté des couleurs n’existe plus. Le sang qui coule à flot nous rend fou.

J’ai peur de ne plus jamais te revoir. Je désespère car j’ai peur que la guerre soit interminable. Je me souviens, quand on se promenait dans les champs de blé. Les journées que nous passions à rire ensemble, nos disputes qui nous rendaient plus unis que jamais. Pour garder la joie avec mes frères d’armes, je leur joue des airs de jazz. Les Français en raffolent.

L’odeur des corps qui se décomposent et de la pluie contre la terre ne parvient pas cependant à effacer le doux parfum de ta peau dans ma mémoire. Mais nous mourons de froid là où nous sommes. C’est très humide, et nous n’avons que quelques bâches pour nous protéger. Parfois, dans la nuit, on entend des grondements sourds qui résonnent au loin, et au moment où cela explose, des lumières surgissent et déchirent le ciel noir d’horreur.

Les officiers, nos chefs, et même certains d’entre nous, deviennent complètement fous, à force de voir nos frères d’armes éliminés un par un au fil des jours. Cette guerre ne devait durer que deux semaines pour les Français, et cela fait maintenant plus de trois ans qu’ils résistent. Plus le temps passe et plus ce monstre qu’est la guerre nous déshumanise.

C’est pour cela que je suis parti les aider. Cela doit te paraître complètement fou de vouloir partir à la guerre, mais c’est aussi pour nous que je le fais. Tu sais bien qu’aux États-Unis, notre population n’est pas acceptée par les Blancs. Or la France possède des valeurs : la liberté, l’égalité, la fraternité. Je veux prouver aux Blancs américains que ce n’est pas parce qu’on a une couleur différente que nous ne sommes pas égaux. Je veux prouver que je suis un homme comme les autres, et que je suis capable de me battre comme eux. Si je reviens, ou même si mes frères d’armes reviennent sans moi, j’aurais au moins la fierté d’avoir combattu pour défendre la France et ses valeurs dont nous avons besoin. Et j’espère que grâce à nous, la ségrégation disparaîtra aux États-Unis.

Par ailleurs, les Blancs avec qui je combats sont beaucoup plus appréciables et accueillants que les Blancs américains. Et ils nous sont très reconnaissants de ce que nous faisons pour les aider.

Chaque soir je prie Dieu pour qu’Il me protège. C’est grâce à Lui que je résiste et c’est grâce à Lui que j’ai l’espoir de te revoir un jour. N’oublie pas que je t’aimerai toujours.

James

http://www.cosmopolis-educ.com/2017/10/voila-maintenant-un-an-que-je-suis-loin-de-toi-par-salome.html

Mort d’un as allemand Walter Göttsch

Mort en combat aérien, au dessus de Gentelles, à l’est d’Amiens, de Walter Göttsch, « As » allemand de la WW1, 20 victoires aériennes au sein des Jasta 8 et 19. Il est tué dans son cockpit par le tir du mitrailleur d’un R.E.8 d’un Sqn non identifié.
Lors de ses dernières victoires, son Fokker DR.I arborait une « swastika » blanche sur le fuselage.

http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-390.html