Archives du mot-clé macédoine

1513/23 septembre 1918

Avec le 1er régiment de spahis à la bataille d’Uskub (Macédoine)

« Nous sommes en septembre 1918. La première guerre mondiale fait rage depuis maintenant quatre ans. Les alliés, France, Etats-Unis, Angleterre se battent avec succès contre les empires centraux menés par l’Allemagne. Afin de prendre l’ennemi à revers et d’ouvrir un front sur son flanc Sud-est, la décision est prise d’envoyer un corps expéditionnaire dans les Balkans. C’est le général français Franchet d’Espérey qui commande les armées alliées d’Orient. Arrivé le 18 juin 1918 à ce poste, il a déjà commandé victorieusement les opérations du Bofnia Kochnitsa en Albanie au mois de juillet. Son intervention est de crever le front germano-bulgare en Macédoine par une grande offensive du Sud vers le Nord.

Le régiment de marche de spahis marocains, composé de cinq escadrons, est aux ordres du lieutenant-colonel Guespereau. Il fait partie, avec les 1er et 4ème Chasseurs d’Afrique, du groupement de cavalerie de l’armée de l’armée d’Orient du général Jouinot-Gambetta.

Le régiment se lance le 20 septembre dans un raid à cheval à travers les massifs montagneux de Macédoine et de Serbie. Les conditions climatiques et le relief éprouvent cavaliers et chevaux.

Le 23 septembre, le succès de l’offensive alliée sur Prilep permet de lâcher le groupement de cavalerie sur les arrières de l’ennemi en retraite. Dans la nuit du 28 au 29 septembre, après une infiltration à cheval de plus de 80 kilomètres à travers la montagne, le régiment aborde son objectif, Uskub, actuelle capitale de la Macédoine sous le nom de Skopje.

Le 29 septembre, au petit jour, le lieutenant-colonel Guespereau lance l’assaut sur la ville, où de nombreuses unités allemandes transitent.

la suite sur https://www.facebook.com/1erspahis/posts/evocation-de-la-bataille-duskub-nous-sommes-en-septembre-1918-la-première-guerre/1764637837132977/

Journal du lundi 23 septembre 1918

Grande activité d’artillerie dans la région de Saint-Quentin et au nord de l’Aisne.
Sur le front de la Vesle, nous avons repoussé deux coups de main ennemis.
Nos détachements ont pénétré dans les lignes allemandes, en Champagne et en Lorraine, et ont ramené, des prisonniers.
Les troupes anglaises ont renouvelé leur attaque à l’est d’Epéhy. Elles ont fait de nouveaux progrès, s’emparant de la ferme de Petit-Preil et d’autres points fortifiés. Elles ont capturé un certain nombre d’ennemis.
Au sud de Villers-Guislain, une attaque locale ennemie a été repoussée après de vifs combats. Les Anglais ont avancé leur ligne dans ce secteur. L’ennemi a attaqué de nouveau à Moeuvres et a été repoussé. Nos alliés ont également ici amélioré leurs positions.
Des troupes anglaises ont exécuté une heureuse opération locale au nord de la Scarpe, dans le voisinage de Gavrelle. Elles ont avancé leur ligne sur un front de deux milles et ont pris quelques Allemands.
Une patrouille ennemie a été repoussée à l’ouest d’Acheville.
L’avance franco-Serbe se développe en Macédoine dans la direction de Prilep. Le point important de Kavadar, entre Prilep et le Vardar, a été occupé.
Nouveaux progrès des Anglo-Egyptiens en Palestine, des deux côtés du Jourdain.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre18.html

1504/14 septembre 1918

Des fusiliers marins  au Moulin de Laffaux

Monument aux fusiliers marins

Au mois de novembre 1915, la brigade de fusiliers marins mise sous les ordres de l’amiral Ronarc’h,en manœuvre sur les frontières du nord de la France, est dissoute. Conservant aux Armées son drapeau à la fourragère, la décision est prise de garder sur le front, en décembre 1915, un bataillon de marins. Ainsi, le bataillon de fusiliers marins, longtemps maintenu dans la région de Nieuport où il obtient sa cinquième citation à l’ordre de l’Armée, reçoit le 25 août 1918 l’ordre de repartir au combat; il est alors rattaché au 1er corps d’Armée qui attaque en direction de l’Est la charnière de la ligne Hindenburg.
Le site du mont de Laffaux est constitué par un système de tranchées en excellent état d’entretien, et présente une position extrêmement forte, tenue par la 1re division prussienne dont la consigne est de tenir à tout prix.

Le 14 septembre 1918, à 5h30, le « Bataillon de fusiliers marins«  qui est en première ligne depuis le 9 septembre, opérant avec la 29e division d’infanterie, encadrée à droite par la 128e division et à gauche par la 1e division marocaine, reçoit l’ordre d’attaquer. Alors qu’il fait encore nuit, un passage est ouvert à travers les réseaux de défense. A 5h58, le bataillon, triomphant de la résistance ennemie, atteint le lieu-dit « Moulin de Laffaux« , franchit les lignes de tranchées et, emporté par son élan, dépasse même son objectif. Les tranchées sont vidées de leurs occupants et un petit bois sur les pentes du« ravin d’Allemant »est enlevé à la baïonnette et ses défenseurs faits prisonniers.
L’ennemi réagira vigoureusement, le bataillon le poursuivra néanmoins, pas à pas, jusqu’aux « rives de l’Ailette« , mais ne pourra le forcer à lui seul, tant celui-ci dispose de moyens en personnel et en matériel considérables.

C’est sous la pression du 1er corps d’Armée que les Allemands abandonneront enfin cette ligne. Les couleurs françaises flotteront surLaon.

source: https://memorial-national-des-marins.fr/n/183783-fusiliers-marins-1914-1918-moulin-de-laffaux 

lire aussi http://httpdupuyblogspotcom.unblog.fr/2015/02/05/ces-demoiselles-aux-pompons-rouges-suite-2/

Le général Louis Franchet d’Espérey en Macédoine 

Le général Louis Franchet d’Espérey. prépare avec ardeur une offensive majeure. Il fait construire des routes et des voies ferrées de 60 pour amener l’artillerie et les munitions le long du front. Il fait effectuer des relevés cartographiques et fait mettre en place des réseaux filaires de communication.

En septembre, l’armée grecque reconstituée atteint sa capacité opérationnelle et se joint aux alliés. Elle s’illustre lors de la prise du Skra di Legen le 16 mai 1918.

Les effectifs par puissances belligérantes dans les Balkans sont, en septembre 1918, de 210 000 Français, 138 000 Britanniques, 119 000 Serbes, 157 000 Grecs, et 43 000 Italiens opposés à 550 000 Bulgares (appuyés par quelques forces austro-hongroises), 18 000 Allemands, et 25 000 Turques.

En face, la XIe Armée allemande du général von Steuben, est essentiellement composée de Bulgares. Le Feld-maréchal Mackensen dirige donc trois armées bulgares, la I°, II° et IV°, de son QG de Bucarest.

Le 15 septembre, Le général Louis Franchet d’Espérey lance une offensive vers le nord, en direction de la Serbie. Il fait progresser ses troupes sur deux axes Ouest et Est. Pour conquérir la vallée du Vardar et progresser profondément en Serbie occupée, une alternative s’offre à lui :

  • soit porter son effort sur le Lac Dojran et contourner les défenses bulgares concentrées le long de la vallée du Vardar par l’Est ;
  • soit porter son effort dans la montagne macédonienne à travers un terrain bien plus difficile et contourner ces mêmes défenses par l’Ouest.

Franchet d’Esperey choisit la seconde option. Français et Serbes coupent donc à travers la montagne de la Moglena pour surprendre les germano-bulgares sur leurs lignes de ravitaillement dans la région de Prilep.

Parution du Rire rouge

çà… mon chéri , c’est un aviateur… Tu comprends, ton portrait à toi , m’était trop précieux , je l’avais mis l’abri.

source: http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/rire_rouge1918/0436

Journal du samedi 14 septembre 1918

A l’ouest de Saint-Quentin, nos troupes ont progressé jusqu’à la route de Holnon a Savy, en liaison avec les troupes britanniques.
Les Anglais se sont avancés victorieusement dans le secteur d’Havrincourt. Ils ont pris Trescaut et leur ancienne ligne, qui se trouve à l’est et au nord de ce village.
A leur droite, les Néo-Zélandais ont progressé dans le bois de Gouzeaucourt, surmontant la résistance opiniâtre d’une division de chasseurs allemands. A Havrincourt, la 62e division du Yorkshire, qui avait déjà emporté ce village le 20 novembre 1917, a attaqué de nouveau sur le même terrain avec un égal succès.
D’autres troupes anglaises ont attaqué et franchi le canal du Nord, au nord d’Havrinourt. Après un combat violent, elles se sont emparées de ce village et d’une partie de la ligne Hindenburg, entre Havrincourt et le canal.
Les troupes du Lancashire, au nord de la route Bapaume-Cambrai, ont achevé la conquête de Moeuvres, après une lutte opiniâtre. Nos alliés ont fait un millier de prisonniers. Ils ont réalisé de nouveaux progrès dans la partie nord du front, au sud du canal de la Bassée et au nord-est d’Armentières.
L’armée américaine a attaqué dans la région de Saint-Mihiel et réalisé des progrès importants, appuyée par des unités françaises. Elle a avancé de 8 kilomètres sur certains points et fait 8.000 prisonniers.