Archives du mot-clé marine

1055/23 juin 1917: le cargo Marne coulé

La Fayette, nous voilà

La photographie ci-dessus, prise à l’Hôtel des Invalides, le 23 juin ,1917, montre Pershing et le général français Étienne Pelletier (1847-1927) qui l’a accueilli à Boulogne-sur-Mer et l’accompagne dans chacun de ses déplacements officiels. Ce dernier a été amputé du bras droit. Ils sont dans la cour d’honneur. Le général Niox, directeur du musée de l’Armée, commente les trophées pris aux Allemands et exposés dans la cour d’honneur depuis 1915.

source: http://actualites.musee-armee.fr/histoire/la-fayette-nous-voila-episode-11/

Lire aussi: actualite :https://www.mag-intranews.com/single-post/2017/05/23/1917-le-moment-Pershing-une-exposition-%C3%A0-parcourir-d%C3%A8s-le-13-juin-au-ch%C3%A2teau-mus%C3%A9e

A propos des mutineries  dans la 77 ème division d’infanterie

source: http://www.chtimiste.com/regiments/mutineries/mutineries6.htm

Un espion du kaiser au Vatican

Au matin du 23 juin 1917, une foule, massée sur la petite place romaine de San Carlo dei Catirani, attendait avec impatience que le Tribunal militaire italien eût rendu son verdict sur une affaire d’espionnage qui faisait alors grand bruit. Il est vrai que la fonction et la personnalité d’un des accusés avaient de quoi susciter l’intérêt : Mgr Rudolph Gerlach, prélat bavarois, était camérier secret du pape Benoît XV. Jugé par contumace, il était accusé, d’une part, d’espionnage au profit de l’Allemagne et de l’Autriche-Hongrie, et, d’autre part, d’avoir financé les milieux neutralistes. Il était aussi soupçonné, sans en être toutefois accusé, d’avoir été complice, en 1915 et 1916, du sabotage de deux navires de guerre italiens qui coûta la vie à plus de 700 marins. La sentence fut la condamnation à la prison à perpétuité. Notons que le tribunal militaire fit en sorte de mettre explicitement hors de cause le Saint-Siège.

https://www.cairn.info/revue-guerres-mondiales-et-conflits-contemporains-2008-4-page-129.htm

Sous le bois des buttes (Aisne)

Aux confins orientaux de la Picardie, les derniers massifs (plateau de Californie, plateau des Casemates) s’étiolent et disparaissent pour laisser alors de vastes plaines, parfois marécageuses. Peu de reliefs parsèment ce décor. Parmi ces rares éminences, se dresse la cote 108, tristement célèbre. Un autre mont fortement boisé se dresse discrètement, le Bois des Buttes.

Ce bois n’a fait qu’une fois l’objet d’un article assez court dans l’Illustration pour indiquer le franc succès d’une attaque qui avait permis de le reprendre facilement en une matinée. Quelques communiqués officiels ont également laconiquement évoqué cette zone.

http://souterrains.vestiges.free.fr/spip.php?article42

Le cargo Marne coulé

Le cargo fût lancé le 23 juin 1917, armé de 2 canons de 90 mm modèle 1877 sur affût 1916, l’un à la proue, l’autre à la poupe. Cinq jours plus tard, il se retrouve avec un chargement de 6379 tonnes de charbon en tête d’un convoi de 7 navires ralliant Quiberon à Bordeaux, escorté par les patrouilleurs SAUTERELLE et CAROLINE V. Le temps est couvert et pluvieux. Malheureusement, cette belle unité est repérée par le veilleur de l’UC61 (commandant Georg Gerth), qui lança une torpille à 22h25 : la MARNE fût touchée en plein milieu, au niveau de la chaufferie sur tribord. La machien fût coupée mais le navire continua sur son aire, en gitant fortement du côté de l’impact. Le capitaine Chateauvieux ordonna l’évacuation du bateau, mais la mise à l’eau des embarcations se firent dans des conditions dramatiques. Au total, 28 hommes furent récupérés par les chalutiers armés de l’escorte, mais 10 hommes manquent à l’appel (3 matelots : Jean Le Sault, Henri Marc, Jules Servais / 3 chauffeurs : Hypolite Dutreuil, Louis Sabatier, Ange Gayot / Ali Ladjouze, soutier / Jacques Porte-Foue, cuisinier / Thomas Saunier, boulanger / Georges Hunneau, mousse). La MARNE finit par s’enfoncer par la proue, la poupe dressée hors de l’eau…

http://plongepave.e-monsite.com/pages/epaves-a-noirmoutier/marne.html

Premier vol du Morane Saulnier AF

Le type AF était le premier chasseur biplan développé par Morane-Saulnier. Il reprenait le fuselage du type AI avec 2 ailes décalées, sans dièdre et avec un mât en « N ». Plus compact que son cousin monoplan, l’appareil démontra lors de son premier vol, le 23 juin 1917, une réelle manœuvrabilité et des performances globales correctes.

Malheureusement pour lui, il n’apportait rien de plus de ce que pouvait déjà apporter le SPAD S.XIII déjà en pleine montée en production et qui donnait entière satisfaction sur le Front. De plus, le type AI le surclassait. L’Aéronautique Militaire ne fit donc aucune commande. Tout comme l’Aéronavale lorsque l’entreprise proposa aux marins français le Morane Saulnier type AFH !

https://www.aviationsmilitaires.net/v2/base/view/Model/1788.html

Journal du samedi 23 juin 1917 à travers Le Miroir

Sur le chemin des Dames, le bombardement de nos positions au sud de Filain et dans la région de Braye-en-Laonnois, s’est prolongé jusqu’au matin et a été suivi d’une série d’attaques très violentes.
Sur un front de 2 kilomètres, depuis l’ouest de la ferme la Royère jusqu’à l’épine de Chevregny, les Allemands ont lancé des forces importantes composées de troupes spéciales qui ont attaqué avec un grand acharnement, malgré les lourdes pertes que leur ont infligées nos feux. Sur la majeure partie du front attaqué, les forces de l’ennemi ont été brisées et les vagues d’assaut rejetées dans les tranchées de départ. Nous avons maintenu nos positions sauf au centre, où l’ennemi a pu, après plusieurs tentatives, pénétrer dans un saillant.
Les Anglais ont repoussé un coup de main allemand à l’est d’Epéhy. L’ennemi a laissé plusieurs cadavres sur leurs réseaux et un certain nombre de blessés, qui ont été capturés. Une tentative analogue a échoué également vers la ferme Villemont.
Un avion allemand a été abattu en combat aérien et six autres ont été contraints d’atterrir avec des avaries.
Le cabinet autrichien Clam-Martinic a démissionné une seconde fois en présence de l’opposition des Slovènes, des Tchèques et des Polonais.
Les Allemands ont annoncé aux Russes qu’ils allaient reprendre leurs attaques.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin17.html

1054/22 juin 1917

Journal du vendredi 22 juin 1917 à travers Le Miroir

Un violent combat s’est poursuivi à notre avantage à l’est de Vauxaillon. Une contre-attaque de nos troupes sur la partie de tranchées occupée par l’ennemi dans le secteur de la ferme Moisy a donné de sérieux résultats. A l’heure actuelle, nous avons repris la totalité de nos positions à l’exception d’un saillant situé à 400 mètres au nord-est de cette ferme où des fractions ennemies se maintiennent encore; la lutte d’artillerie reste très vive dans toute cette région.
Entre Hurtebise et Craonne, bombardement assez violent de nos premières lignes.
En Champagne, nous avons réalisé une avance au nord-est du mont Cornillet, dans des conditions particulièrement brillantes. Une tentative allemande a été repoussée par nos grenadiers, qui ont rejeté l’ennemi jusque dans sa tranchée de départ dont ils se sont emparés. Nous avons progressé de 300 mètres en profondeur sur une largeur de 600.
Sur le front de Macédoine, l’aviation britannique a bombardé les camps et les magasins ennemis de Bogganci (entre le lac Doiran et le Vardar) et de Vetina, sur la Strouma.
Les Italiens se sont emparés d’une nouvelle cime dans le massif d’Asiago.
Une partie de l’opinion suisse demande la démission du général Wille, généralissime et du colonel Sprecher von Bernegg, chef d’état-major général.
Constantin 1er est parti pour les Grisons.

Torpillage du paquebot L’Himalaya

Lancé le 22 novembre 1902 à La Ciotat. ce paquebot mixte ssure la ligne commerciale Dunkerque-Haïphong, premier départ de Dunkerque le 20 mai 1903. En 1907, essai à son bord d’une école d’application d’élèves officiers de la Marine, sans lendemain du fait des coûts trop élevés. Quelques rotations sur la Plata en 1910, puis retour sur l’Extrême Orient.

Réquisitionné en 1915, il assure quelques voyages vers Madagascar et LaNouvelle Orléans, puis effectue des transports pour l’armée d’Orient. En mars 1916, participe, avec le SONTAY et l’AMIRAL LATOUCHE TREVILLE au transport de 2500 soldats russes destinés au front français. Départ le 3 mars 1916 de Dalny (Sibérie orientale) où les troupes étaient arrivées par le Trassibérien, escale à Colombo le 16 mars, arrivée à Marseille le 20 avril. Le 28 septembre 1916, embarque à Marseille une batterie du 21ème Régiment d’Artillerie Coloniale, arrivée à Salonique le 6 octobre  . Il est torpillé le 22 juin 1917 par l’U63 , près de Bizerte (38°03N -11°31E), entrainant la mort de 32 personnes. (il s’agit bien du U 63 et non de l’UC 63 comme indiqué par erreur dans la littérature). Les rescapés seront sauvés par les avisos IMPATIENTE et GRACIEUSE

 source: http://www.messageries-maritimes.org/himalaya.htm

Un  camp d’aviation américain à l’ouest d’Issoudun

Le vendredi 22 juin 1917 le Journal du Département de
l’Indre annonce la création d’un grand centre d’aviation
par nos alliés américains près d’Issoudun. Peu de temps
après les premiers baraquements apparaissent sur la
commune de Paudy près du domaine de Volvault, puis
les premiers avions. Le THIRD AVIATION INSTRUCTION
CENTER AMERICAN est né.
Pendant l’hiver 1917 les hommes doivent combattre la
boue, mais la croissance du site se poursuit avec
l’apparition de terrains secondaires sur les communes de
Diou, La Champenoise, Lizeray, Ménétréols-sous-Vatan,
Neuvy-Pailloux, Saint-Valentin. Toutes les surfaces
cumulées finiront par constituer une surface totale 1.612
hectares entièrement dévolus aux jeunes pilotes
américains.
Lorsque Hiram Bingham prend le commandement du
3eme Centre d’Instruction pour l’Aviation le 28 août 1918
il se retrouve à la tête de la première école d’aviation du
monde.

https://www.indre.fr/sites/default/files/pages/info/CONFERENCE_ACADEMIE_DU_CENTRE_JANVIER_2014.pdf

Lire aussi http://www.anciens-aerodromes.com/?p=5901

1053/21 juin 1917: au Chemin des Dames et à La Malmaison

(Aviation) une victoire de l’escadrille Espinasse

Dotée de 6 Sopwith 1A2 sans doute équipés de TSF, l’escadrille Espinasse sera protégée par les Nieuport de l’escadrille de Venise qui envoient un détachement de quelques chasseurs sur son terrain. Elle sera engagée à partir du 23 mai 1917 et aura remportée une victoire aérienne le 21 juin 1917 quand un Sopwith piloté par le MdL Pierre Martin et ayant pour observateur le Slt Louis Olphe-Galliard prend sous son tir un chasseur autrichien qui est descendu en collaboration avec un chasseur italien.

source: http://albindenis.free.fr/Site_escadrille/Escadrille_Espinasse.htm

(Insolite) un canon de 75 éclaté

Dans les archives familiales, cette photo d’un artilleur inconnu. Il pose à côté d’un canon de 75. Impossible de repérer le numéro du régiment. A noter un certain nombre d’inscriptions à la craie sur la plaque du canon.

Toujours dans les archives familiales, ce « livret de bouche à feu » concernant un canon de 75 éclaté le 21 juin 1917.

Là, on sait qu’il s’agit du 262ème régiment d’artillerie, un régiment formé en avril 1917.

Y a-t-il un lien entre les deux documents : la photo de l’artilleur et le livret ?

source:http://jacquotboileaualain.over-blog.com/2015/08/un-canon-de-75-eclate-1917.html

Le Chemin des Dames et la Malmaison. Juin 1917…

Un bataillon se trouve en ligne, un autre fait des travaux et le troisième est au repos. Relève tous les 8 jours. Jusqu’à la fin juin, la musique demeure à Ciry-Salsogne avec la C.H.R.. Répétitions et concerts. Le 21 juin 1917, nous montons jalonner puis faire une piste partant de l’entrée du village de Vailly-sur-Aisne passant par le bois Vervins et aboutissant à Aizy et à Jouy. Cela nous occupent jusqu’au 26.  Le 27 juin, repos à Ciry-Salsogne. Le 28, nous montons occuper des abris d’artillerie abandonnés au bois Vervins, et tous les jours nous faisons des travaux avec les compagnies, construction du long boyau du Sourd et des tranchées. Cela en plein jour, à 500 m des premières lignes, vu des Allemands qui occupent le fort de la Malmaison. Chaque jour, nous sommes bombardés, parfois même obligés d’abandonner le « boulot ». Le 3 juillet, nous descendons passer 8 jours de repos à Billy-sur-Aisne. Nous lâchons la pelle et reprenons l’instrument. Le 10 nous remontons à nouveau, même travail qu’au précédent séjour, seulement, cette fois le travail se fait de nuit. Cela, à cause de la proximité des lignes, trop visibles pour travailler de jour. De plus, il existe un avion allemand qui ne nous laisse aucun répit. Une fois le jour venu et à la tombée de la nuit, rasant les boyaux, les tranchées, les pistes, il mitraille quiconque se fait voir. On l’appelle Fantômas, du fait qu’il a beau être pourchassé canonné et fusillé et qu’il à l’air de ne pas s’en apercevoir. Il continue toujours ses exploits, paraissant invulnérable…

Le 15 juillet, relève et repos à Billy-sur-Aisne. Le 20, nous remontons, toujours en équipes de terrassiers. Le travail se fait de nuit. Le 22, nous avons beaucoup de blessés étant sérieusement bombardés pendant les travaux. Nous dormons de jours et de 22 h 00 au matin, « au boulot ». Le 28 juillet, repos à Billy-sur-Aisne.

http://amphitrite33.canalblog.com/archives/2010/01/09/16449507.html

Réception au Sénat d’aviateurs anglais

Guerre 1914-1918. Réception au Sénat des aviateurs anglais du camp de Vendôme, le 21 juin 1917. Le Capitaine de vaisseau Beriggs (2ème à gauche), chef de l’école, et le colonel Girod (au centre). Photographie parue dans le journal « Excelsior » du vendredi 22 juin 1917.

source: http://www.parisenimages.fr/fr/galerie-collections/72191-26-guerre-1914-1918-reception-au-sen

Une goélette a interceptée par un sous-marin allemand

Le 21 Juin 1917, la goélette américaine Childe Harold (781 tx), de New York vers le Havre est interceptée par le sous-marin UC 17, Oblt z.S. Werner Fürbringer. Après avoir été évacuée par son équipage, elle est coulée au canon au large d’Ouessant vers le point 47.50N 07.50W.

La layette de Bleuette

Le 21 juin 1917,, le magazine « la semaine de Suzette » v proposait une petite chemise de bébé pour Bleuette. Quelques semaines plus tard, le 2 août 2017, une petite culotte-couche venait compléter la layette de la célèbre poupée.

source: http://marydol.canalblog.com/archives/2017/02/04/34889924.html

Journal du jeudi 21 juin 1917 à travers Le Miroir

A la suite d’un vif bombardement entre l’Ailette et le moulin de Laffaux, les Allemands ont attaqué nos positions sur un front de plus d’un kilomètre. L’attaque, très violente et menée avec de gros effectifs, a réussi à prendre pied dans une partie de la tranchée de première ligne, à l’est de Vauxaillon, au sud de Filain.
Une autre tentative allemande sur un saillant de nos lignes, à l’est de la ferme de la Royère, n’a obtenu aucun résultat.
La lutte d’artillerie a été vive entre Hurtebise et Chevreux et sur le front de Verdun, dans le secteur de Vacherauville et des Chambrettes.
Au nord de la Souchez, les Allemands ont tenté par quatre fois de reconquérir les positions occupées par les troupes britanniques. Ils ont été complètement repoussés.
Un avion allemand a été abattu en combat aérien et un autre descendu par les canons spéciaux.
Les Italiens ont conquis une cime du mont Ortigara, dans le Trentin et fait 1000 prisonniers.
L’ex-roi de Grèce Constantin, qui a été conspué à Lugano, où il était arrivé, a décidé de quitter cette ville.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin17.html

1040/8 juin 1917

Arrivée du général Pershing en Angleterre

Débarquement de Pershing en Angleterre [8 juin 1917 à Liverpool] : [photographie de presse] / [Agence Rol]

source: http://www.europeana1914-1918.eu/pt/europeana/record/9200324/BibliographicResource_3000051880714

Suspension du droit de recours en révision pour les individus condamnés à mort

http://prisme1418.blogspot.fr/2014/11/

https://www.reseau-canope.fr/cndpfileadmin/pour-memoire/les-fusilles-de-la-grande-guerre/les-fusilles-entre-justice-militaire-et-justice-civile/la-reprise-en-main-par-les-pouvoirs-civils-victoire-de-la-democratie/

Journal du vendredi 8 juin 1917 à travers Le Miroir

Dans la région au nord-ouest de Saint-Quentin, un fort parti d’Allemands a tenté vers minuit l’attaque de nos lignes sur un front de 600 mètres. Nos feux, déclenchés avec violence et précision, ont arrêté net cette tentative. Les assaillants, fortement éprouvés, sont immédiatement rentrés dans leurs tranchées de départ.
Au nord du chemin des Dames, l’activité des deux artilleries se maintient très vive sur le front, au sud de Filain.
En Haute-Alsace, un coup de main ennemi, à l’ouest de Bisel, a été aisément repoussé.
Les troupes britanniques ont attaqué les positions allemandes de 1a crête Messines-Wytschaete, sur un front de plus de 15 kilomètres. Elles ont enlevé partout les premiers objectifs; elles continuent à progresser sur tout le front.
De très nombreux prisonniers ont été annoncés dans les centres de rassemblement.
Les Italiens ont encore maîtrisé une succession d’assauts autrichiens sur le front du Carso.
Un sous-marin allemand a été coulé par un navire de commerce américain.
La situation est devenue très critique en Espagne.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin17.html

Marine: Le naufrage du Séquana

Le 8 juin 1917, le Séquana, en provenance de Buenos Aires et de Dakar, était torpillé par un sous-marin allemand (UC-72), près de l’île d’Yeu à 5 milles au sud de la pointe des Corbeaux..

Une centaine, 98 selon ce qu’on trouve dans les archives, de tirailleurs « sénégalais » y périrent. La plupart d’entre eux venaient de l’actuel Burkina Faso.

On trouvera une intéressante discussion sur le forum 14-18

 

1029/28 mai 1917

Journal du lundi 28 mai 1917 à travers Le Miroir

Une tentative des Allemands sur nos tranchées, au nord du moulin de Laffaux, a échoué sous nos feux. Dans ce secteur, ainsi que sur le plateau de Californie et dans la région des crêtes au sud de Nauroy et de Moronvilliers, la lutte d’artillerie a été assez violente au cours de la nuit.
Une attaque  locale a permis aux Anglais d’effectuer une nouvelle progression vers Fontaines-les-Croisilles. Des engagements de patrouilles vers le Cojeul, leur ont valu un certain nombre de prisonniers.
Ils ont abattu trois avions allemands en combat aérien, huit autres avions ont été contraints d’atterrir, désemparés. Quatre avions anglais ne sont pas rentrés.
Les Italiens ont continué leur progression sur le Carso en s’emparant de nouveaux points fortifiés. Ils ont fait des prisonniers en plusieurs endroits: 1150 au total.
Le général américain Pershing a fait un discours éloquent pour affirmer que ses troupes viendraient prochainement collaborer à la libération du front occidental.
On dément officiellement à Vienne que l’archiduc Joseph doive succéder à M. Tisza à la tête du cabinet hongrois.

Le journal de la Huronne

Hier dimanche, le congrès socialiste a décidé, à la quasi-unanimité, l’envoi de délégués français à la conférence de Stockholm, qui doit réunir les représentants de tous les belligérants. Paron m’a conté cette grande séance. Deux députés qui rentrent de Russie, Cachin et Moulet, ont décidé du vote. Ils ont établi que la convocation à Stockholm venait des Russes et non pas des Allemands, comme le prétendait la presse orthodoxe, acharnée contre cette conférence. Ils ont montré que les délégués français pourraient utilement défendre leur pays contre l’accusation d’impérialisme et démasquer le arrière-pensées de conquêtes de leurs rivaux ; tandis que leur absence laisserait face à face les Russes et les Allemands. Majoritaires et minoritaires se sont unis aux cris de : « Vive Jaurès ! » Cette réconciliation n’était pas sans grandeur. Les socialistes de gouvernement sont eux-mêmes acquis à la conférence de Stockholm.

La foule qui stationnait devant l’Hôtel Moderne, où se tenait le congrès, a salué de folles ovations la proclamation du vote. Paron exulte. Il dit que celle conférence peut être le plus grand événement de la Guerre. Mon entourage paraît consterné.

https://fr.wikisource.org/wiki/Le_Journal_de_la_Huronne/La_Houille_rouge/Mai_1917

L’exode des Cominois

Au début du mois de mai 1917 a commencé l’exode des habitants de Ten Brielen, Bas-Warneton, Houthem et, en France, du Blanc Coulon. Ce que les Cominois français redoutaient depuis des semaines allait fatalement se produire, et le 28 mai 1917, il y a exactement 100 ans, l’évacuation générale des Deux Comines commençait. L’ordre en avait été donné la veille. On venait de quitter l’église où on avait célébré la Pentecôte, quand le brigadier de police Leclerc avait intimé chacun au silence en agitant sa clochette, avant d’annoncer que dans les trois jours suivants, les huit mille Cominois devraient avoir quitté la ville, rue après rue, quartier après quartier. Suivaient les consignes pratiques d’usage. On avait beau avoir redouté cette évacuation, c’était la stupeur ! Et c’étaient les Alliés qui en avaient eu l’idée car Comines était proche de la ligne du front, et ils ne voulaient ni garder un recul de

Vue aérienne de (Beine)Nauroy le 28 mai 1917

http://www.lesamisdenauroy.fr/presse.php

Livre: il revint immortel de la grande bataille

Le 28 mai 1917, l’aspirant René Germain se présente « tout joyeux » au commandant de sa nouvelle unité, le légendaire RICM, Régiment d’infanterie coloniale du Maroc. Malgré son âge (22 ans), ses états de service et ses galons gagnés au feu en Argonne (août 1915), en Champagne (septembre 1915), dans l’Oise et dans la Somme (mai 1916), lui valent aussitôt le respect des « marsouins », souvent plus vieux que lui, qu’il va conduire au combat. Chemin des Dames (juin 1917), Malmaison (octobre 1917), Butte du Mesnil (septembre 1918) en passant par Canny-sur-Matz dans l’Oise, où le RICM arrête la première offensive allemande du printemps 1918 et où le lieutenant Germain glane une troisième et avant-dernière étoile pour sa Croix de Guerre?: autant d’étapes sur des sentiers de la gloire qui mèneront le jeune Savoyard jusqu’en Rhénanie occupée, avant une démobilisation très attendue mais finalement frustrante, prélude à soixante-dix longues années de vie civile dont « aucune journée n’aura l’éclat d’un seul de ces jours de souffrance et de tonnerre » passés dans la fraternité des armes et le vacarme de la grande tourmente. Rédigés à partir des notes prises au jour le jour et illustrés par les photos et les croquis réalisés sur les lieux mêmes de l’action, les Carnets de guerre de René Germain nous font vivre l’enfer des tranchées mais aussi l’exaltation de l’assaut – ces moments terribles où se jouent, en quelques secondes, la vie des hommes et le sort des batailles –, et partager, dans sa grandeur et sa misère, le quotidien des poilus d’une troupe d’élite – le RICM – dont le drapeau est aujourd’hui encore le plus décoré de France, mais dont le rôle en 1914-1918 était resté jusque-là trop méconnu.

http://www.editionsitaliques.com/f/index.php?sp=liv&livre_id=63

Les tirailleurs sénégalais d’Oléron

Le Séquane donc, ou plutôt SS Sequana, était un navire de transports de marchandises et de passagers appartenant à la compagnie de navigation sud-atlantique, construit en 1898. Pendant la première guerre, il est réquisitionné pour le transport de troupes.

Le 28 mai 1917, il quitte donc  Dakar avec, à son bord, 566 personnes, dont 99 marins, 400 tirailleurs sénégalais, et 166 passagers civils. Le 8 juin, à trois heures du matin, il se trouve au large de l’île d’Yeu, près de la Pointe des Corbeaux, lorsqu’il est frappé  à tribord par une torpille allemande lancée par un sous-marin UC 72. A 3h30, le bateau coule. Une grande partie des passagers pourront être sauvés, et ramenés sur l’île par 12 baleinières et deux bateaux de pêche. 6 hommes d’équipage, 3 passagers et 198 sénégalais trouveront la mort. Comme on le voit, et sans surprise, les tirailleurs sénégalais paient le plus lourd tribut, puisque la moitié d’entre eux va périr dans le naufrage. On peut facilement imaginer qu’ils étaient embarqués à fond de cale, et sachant que le navire a sombré en une demi-heure, et que la majorité d’entre eux ne savait certainement pas nager, leurs chances de survie étaient faibles. 12 chaloupes et deux bateaux de pêche pour secourir 566 personnes, cela fait une moyenne de 40 personnes par embarcation. Seuls 3 passagers sur 166 et 6 marins sur 99 ne pourront être sauvés, c’est très peu. On peut donc supposer qu’ils ont embarqué prioritairement sur les chaloupes, et que les tirailleurs ont été piégés dans les ponts inférieurs. Les chiffres crient l’évidence d’un destin inégal.

Ils avaient embarqué à Dakar, sans doute devaient-ils rejoindre le front : la moitié n’y parviendra pas. Que sont devenus les  tirailleurs qui survécurent au naufrage ? Ont-il échappé à la boucherie des tranchées ? Que leur est-il arrivé, lorsqu’ils ont débarqué dans l’île ? Ont-ils rejoint le camp « d’hivernage » où ils étaient regroupés avant de monter au front, près d’Arcachon, au lieu dit Le Courneau ?

http://vietdom.blog.lemonde.fr/2013/09/05/tirailleurs-senegalais-doleron-suite/http://vietdom.blog.lemonde.fr/2013/09/05/tirailleurs-senegalais-doleron-suite/

1015/14 mai 1917: un accord signé avec les Etats-Unis

(Marine) Un U48 coule le cargo Meuse

Le 14 Mai 1917, Meuse effectue une traversée New York – Le Havre avec 6.800 tonnes de fret divers dont 2000 tonnes de fer. Il est commandé par le Capitaine au Long-Cours Charles Boivin un vétéran de la voile. A 22 heures 10, heure du bord, il est atteint par une première torpille lancée par le sous-marin U 48 puis par une seconde 30 minutes plus tard.

source: http://www.histomar.net/GSM/htm/meuse.htm

Journal de guerre du lundi 14 mai 1917 à travers Le Miroir

Les deux artilleries se sont montrées assez actives entre la Somme et l’Oise et sur le front de l’Aisne. L’ennemi a prononcé de violentes attaques sur le plateau de Craonne, au nord de Reims et dans la région de Maisons-de-Champagne.
Toutes les attaques ont été brisés par nos tirs d’artillerie et d’infanterie et ont reflué après avoir subi de lourdes pertes. Nous avons fait des prisonniers.
Dans la région de Verdun, nous avons exécuté deux coups de main qui ont parfaitement réussi et nous ont procuré un certain nombres de prisonniers.
Les Anglais on repoussé deux contre-attaques sur leurs positions de la ligne Hindenburg, à l’est de Bullecourt. De nombreux cadavres allemands sont restés devant les tranchées. Les troupes australiennes se maintiennent vaillamment dans ce secteur où, en dix jours, elles ont rejeté douze offensives. La majeure partie du village de Bullecourt, situé dans la ligne Hindenburg, est aux mains de nos alliés. Au nord de la Scarpe, ils ont occupé la partie ouest de Roeux et progressé sur le Greenland Hill en faisant des prisonniers.
Le combat d’artillerie ne cesse d’augmenter en étendue et en intensité sur le front italien, particulièrement dans la région de l’Isonzo.
Le chancelier allemand, qui était parti subitement pour Vienne, est rentré à Berlin après avoir conféré avec l’empereur d’Autriche et le ministre des Affaires étrangères, comte Czernin.

Le Zeppelin LZ64 (L22) est abattu

14 mai 1917.- Le Zeppelin LZ64 (L22) est abattu par un hydravion britannique. Aucun membre de l’équipage ne survécut.

source: http://www.aeroweb-fr.net/histoire/1917

Un accord signé avec les Etats-Unis

Dans un premier temps les Français comme les Britanniques, qui ont également envoyé une mission aux États-Unis en 1917, souhaitent l’amalgame des volontaires américains à leurs troupes respectives. Joffre propose aux Américains la solution qu’ils attendaient, la formation de grandes unités américaines indépendantes. Le 14 mai il signe un accord avec le secrétaire à la Guerre des États-Unis, Newton D. Baker (1871-1937), qui prévoit :

1 – l’envoi, dès le 1er juin 1917, d’un corps expéditionnaire constitué par la 1re division chargée de représenter au plus tôt le drapeau américain sur le front français ;

2- l’organisation d’une armée instruite aux États-Unis puis dans les camps de la zone des armées françaises ;

3- l’aide de la France à la formation d’officiers de troupe et d’état-major américains ;

4- la fourniture par les États-Unis d’une participation aux services généraux de l’arrière, destinée à l’entretien des forces américaines, sous forme de spécialistes : conducteurs, chemins de fer, pionniers, parcs d’artillerie, télégraphistes, etc.

Le 15 mai 1917 la mission française repart pour la France.

source: http://actualites.musee-armee.fr/histoire/la-fayette-nous-voila-episode-8/

Elie Burnod En route vers Salonique

Le 14 (mai 1917). « le Mustapha II » arrive avec 600 marins permissionnaires et nous embarquons le lendemain 15 mai.

Le Mustapha II, 105 mètres de long sur 15 de large s’appelait avant la guerre le Théodore Mante. Il appartenait à une Cie Marseillaise et faisait le service de l’Algérie. Il fut débaptisé lors de l’affaire Mante réquisitionné par le Ministre de la Marine et transformé en croiseur auxiliaire. Il est armé de 4 canons et de glissières lance grenades.

C’est un assez bon navire qui en est à son 28e voyage depuis 8 mois qu’il est militarisé. Il a ramené les rescapés de la Provence et du Gallia.

En montant sur le navire on a une certaine appréhension, mais au bout de deux heures on ne pense plus aux dangers que l’on va affronter. Les marins sont on ne peut plus complaisants pour nous et s’estiment très heureux de ne pas avoir à aller aux tranchées.

La vie à bord est très sévère, la discipline est bien plus dure qu’à terre mais l’on s’y prête facilement. Deux fois par jours le clairon sonne le garde à vous et chacun doit se rendre au poste qui lui est assigné, muni de sa ceinture de sauvetage. 
La nourriture est assez bonne, meilleure qu’à terre, et la plus grande propreté règne à bord. Nous assistons à l’embarquement du charbon, de l’eau douce (800 tonnes) et 10.000 caisses d’obus de 66 de montagne Italiens.

Nous devions quitter Tarente le lendemain 16 mai mais au moment d’appareiller le Com(mandant) fut appelé à terre et le départ remis à une date ultérieure. Il paraît que des sous marins étaient signalés dans la baie de Tarente. 
Le lendemain 4 officiers anglais et 3 infirmières de la Croix Rouge embarquaient avec nous.

17 mai. Départ de Tarente. Nous assistons aux derniers préparatifs, le pilote est arrivé à bord par une barque, les embarcations sont hissées à bord, l’escalier replié et à 4h 35 le capitaine donne l’ordre du départ.

Le Mustapha démarre tout doucement, quitte la baie de Picoletto et vient traverser le port de Tarente. C’est un beau départ, un spectacle inoubliable. Les quais sont noirs de monde, six grands cuirassiers italiens, quatre torpilleurs, huit chalutiers, avec tout leur équipage sur le pont au garde à vous. Les officiers saluent et les hommes nous crient « Hip Hip Hourra ! »

source: https://www.histoire-genealogie.com/En-route-vers-Salonique-avec-Elie

Carnet de route d’Alain Semblanet

14 Mai 1917  Beau temps. Cette nuit aussi violente canonnade d’où mauvaise nuit…De bonne heure, je suis allé jusqu’à Pargnan, petite localité où cantonnent les 2 ème et 3 ème Bataillons à 600 mètres d’ici environ. Village misérable comme Cuissy-Geny, juché au haut d’un ravin où grouillent des chevaux et des voitures de toutes sortes. A côté de l’église dont seuls existent les quatre murs et le clocher dont on voit par en dessous les cloches miraculeusement suspendues, le cimetière ombragé de grands arbres verts, recèle des morts de la récente offensive dont les petites croix noires à cocardes tricolores indique sans plus la place.
Il y a quelques soldats tués en 1914 en septembre ; deux Anglais y figurent. A gauche près de la grille, deux tombes surchargées de couronnes ; deux officiers supérieurs, l’un Colonel de l’infanterie de la 10 ème Division Coloniale, tombé en avril 1917 ; l’autre Lieutenant Colonel du 53 ème Régiment tombé en février 1917 ; d’autres tombes de soldats du Génie et le cimetière trop petit, on a du enterrer les morts de la dernière offensive ( car ils étaient trop nombreux ) à l’extérieur des murs, dans la prairie qui y confine. Et c’est un nouveau cimetière de soldats, presque aussi grand que le cimetière local qui est là et laisse voir une longue ligne de croix blanches ainsi que des couronnes à écharpes tricolores ; j’ai lu les noms des 12 officiers appartenant aux 19ème d’infanterie, 62 ème, 118 ème qui Capitaines, qui Sous-Lieutenants, tous tombés au champ d’honneur les 5 et 6 Mai 1917….
Je crois savoir que nous monterons demain en ligne. Ces deux jours de repos ont réparé nos forces. Le canon tonne toujours par intermittences ; l’activité aérienne est grande…Des avions Boches très hauts, pourchassés par nos obus sont annoncés par les coups de langue prolongés des clairons de garde, affectés à cet effet. Aujourd’hui, l’Etat- Major du régiment est parti reconnaître le secteur. Nous relèverions un régiment colonial et d’après les dires, le secteur ne serait pas si mauvais qu’on pourrait le penser.Mais il ne faut pas anticiper. Qui vivra, verra !.
En attendant, de petits groupes de prisonniers passent, venant de là-bas ; ce qui signifie que les coups de mains sont nombreux. J’ai recueilli par la bouche d’un artilleur des renseignements concernant l’offensive de Craonne. D’après lui, il eût mieux valu qu’au lieu d’un bombardement de 11 ou 12 jours effectué mollement à raison de quelques heures par jour, il se fût produit seulement pendant 48 heures de façon intensive. Le résultat a été que les Boches ont pu prévoir notre attaque et même que des organisations ennemies très fortes ont subsisté qui ont tenu et causé de grandes pertes aux fantassins et aux coloniaux spécialement. Il faut croire qu’il y a du vrai dans ce jugement d’un simple soldat. D’ailleurs, les interpellations à la Chambre sur la façon dont furent menées les opérations d’offensive en Champagne et dont nous avons entendu parler sur les journaux s’y rapportent…

1012/11 mai 1917

Journal du vendredi 11 mai à travers Le Miroir

Au nord-est de Soissons et sur le chemin des Dames, la lutte d’artillerie a été intermittente, sauf dans le secteur de la Royère et au nord de Braye-en-laonnois où les deux artilleries se sont montrées très actives. Nous avons accompli des opérations de détail qui nous ont valu des avantages.
Au nord de Sancy, nous avons enlevé un système de tranchées ennemies et fait une trentaine de prisonniers. Dans le secteur de Chevreux, les Allemands ont essuyé, de nouveau, de nous rejeter des tranchées que nous avons conquises le 8. Leurs attaques ont été brisées par nos barrages et nos feux de mitrailleuses. Nos batteries ont pris sous leurs feux et dispersé des troupes ennemies rassemblées dans cette région.
Canonnade au sud de Moronvilliers ; au nord-ouest de Prosnes, nous avons progressé et fait des prisonniers.
Les Anglais ont avancé leurs lignes sur la rive sud de la Scarpe. L’ennemi a renouvelé ses tentatives à la faveur d’un bombardement sur les positions britanniques de la ligne Hindenburg, à l’est de Bullecourt. Son attaque a échoué. Une autre attaque près de Fresnoy a également échoué.
Six avions allemands ont été abattus, cinq autres forcés d’atterrir. Cinq avions anglais ne sont pas rentrés.
La mission française a reçu un accueil triomphal à New-York.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai17.html

La France offre des ambulances à la Russie

Guerre 1914-1918. « La France offre des autos-ambulances à l’armée russe », le 11 mai 1917 au Grand Palais.

« La France offre des autos-ambulances à l’armée russe », le 11 mai 1917 au Grand Palais.

© Excelsior – L’Equipe / Roger-Viollet

http://www.parisenimages.fr/fr/galerie-collections/72197-52-guerre-1914-1918-france-offre-autos-ambulances-a-larmee-russe-11-mai-1917-au-grand-palais

Torpillage du Madjerda

http://pages14-18.mesdiscussions.net/pages1418/Forum-Pages-d-Histoire-aviation-marine/marine-1914-1918/medjerda-compagnie-navigation-sujet_225_1.htm

source: http://bernardbernadac.monsite-orange.fr/page-56658c187d0d6.html

l’histoire: http://alger-roi.fr/Alger/port/navires/pages/41_depart_medjerda44.htm

L’armée portugaise au combat (11 mai 1917 – 10 avril 1918)

En mai 1917, la zone des opérations du C.E.P. comprenait une vaste région traversée par la rivière la Lys, affluent de l’Escaut. Une immense plaine humide coupée de canaux et de drains qui se transformait en un énorme bourbier à l’occasion des pluies. C’était des terres basses, argileuses où l’eau affleurait. Elle était formée par un couloir entre Arras, à droite, et Armentières à gauche, couloir limité par les hauteurs de l’Artois et par les monts des Flandres ( Kemmel, Mont Noir, Mont Rouge) de 70 à 150 mètres d’altitude.

Le 11 mai 1917, le premier bataillon lusitanien entrait dans les tranchées du secteur à responsabilité portugaise. Le front n’excéda jamais 18 kilomètres. En avril 1918, il était d’environ 11 kilomètres. La limite nord se situait à 3 kilomètres à l’est de Laventie et la limite sud était à 2,5 kilomètres à l’ouest de la Bassée. A l’ouest du front, la limite nord du secteur était constituée par la Lys, et la limite sud était formée par le canal de la Bassée. Le flanc droit portugais était occupé par la 55e division britannique et le flanc gauche par la 40e division (voir la carte du secteur portugais).

Le secteur était organisé en trois lignes de défense désignées A, B et C, d’une profondeur maximum de 2.000 mètres.

La ligne A, ou ligne avancée, était constituée par une tranchée continue tenue en différents points par une garnison réduite. C’était une ligne d’observation protégée du front par trois rangées de fil de fer barbelé de 3 mètres de large et espacées de 10 mètres.

Cette ligne A, ligne de front, serait abandonnée lorsque les bombardements ennemis deviendraient insoutenables. Près de la ligne A existait une ligne d’appui constituée par des postes d’armes automatiques. La ligne de front allemande se trouvait à une distance de 80 à 250 mètres de la ligne de front portugaise. La zone intermédiaire (« no man’s land ») était constituée de cratères remplis de boues et d’eaux nauséabondes creusées par les grenades ou les bombes.

La suite sur http://www.grande-guerre.fr/articles/item/l-armee-portugaise-au-combat-11-mai-1917-10-avril-1918.html

Grève des Midinettes

C’est donc seules que les couturières, les midinettes, de chez Jenny, une grande maison des Champs-Élysées, vont déclencher le vendredi 11 mai 1917 leur première grève.

Au prétexte que le travail se fait rare, on leur annonce qu’elles ne travailleront pas le samedi après-midi et perdront cette demi-journée de salaire. Du chômage technique en somme. D’autant plus révoltant que leurs collègues britanniques, elles, pratiquent déjà la « semaine anglaise » : ne pas travailler le samedi après-midi, tout en étant payées. Une espèce de RTT avant la lettre…

Le nom de midinettes leur vient du dîner pris rapidement à midi car elles logent trop loin pour revenir chez elles et ne sont pas suffisamment fortunées pour se payer un repas au restaurant. De plus, elles disposent de peu de temps pour le repas entre leurs dix heures de travail.

D’abord accueillie avec des sourires un peu patelins, la grève est décidée. On ne veut voir que de jolies filles qui rient, sautent et chantent dans les rues de Paris et qui ne savent pas bien ce qu’elles espèrent obtenir. Erreur ! Car déterminées, elles le sont. Et le patronat ne va pas tarder à s’en apercevoir. L’une après l’autre, les maisons de couture s’engagent dans le mouvement au cri de « Nos 20 sous ! ».

- le lundi 14 mai, les 250 grévistes de chez Jenny sont rejointes par les cinq cents ouvrières de la maison Cheruit, place Vendôme

- le mardi 15 mai, la grève se généralise comme un feu de paille dans les maisons de couture. Deux mille s’élancent en manifestation sur les grands boulevards, en pleine guerre. Le journal L’Humanité en rend compte ainsi « Sur les Grands Boulevards, un long cortège s’avance. Ce sont les midinettes parisiennes aux corsages fleuris de lilas et de muguet ; elles courent, elles sautent, elles chantent, elles rient et pourtant ce n’est ni la sainte-Catherine, ni la mi-Carême. C’est la grève. »

- le mercredi 16, elles se comptent trois mille

Lorsque les usines d’armement et les établissements bancaires sont à leur tour touchés, les patrons sourient déjà beaucoup moins.

Aux alentours du 20 mai, ce sont bien dix mille travailleuses grévistes qui manifestent pour leurs salaires, certes, mais bientôt aussi contre la guerre. Ce n’est plus « Nos 20 sous ! » qu’on entend dans les rues, mais : « Plus d’obus ! ». Car les grévistes n’oublient pas leurs fiancés, leurs pères, leurs frères, sacrifiés sur le front à une logique de guerre qui n’épargne que ses profits. La « grève joyeuse des midinettes », comme l’avaient surnommée les journaux, devient exemplaire, par l’élan qu’elle a suscité.

source: http://www.gauchemip.org/spip.php?article6949

(Aviation) Mort de Edmund Nathanael, « As » allemand de la WW1

Mort en combat aérien de Edmund Nathanael, « As » allemand de la WW1, 15 victoires aériennes au sein de la Jasta 5.
Son Albatros D.V est abattu en flammes au dessus du bois de Bourlon, dans l’Oise, par l’as irlandais William Kennedy-Cochran-Patrick aux commandes de son SPAD XIII du 23 Sqn du RFC. Il est tué.
Il est à noter que René Fonck a, lui aussi, revendiqué cette victoire qui ne lui sera pas attribuée.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/anniversaires-t20304-6000.html