Archives du mot-clé marine

1446/19 juillet 1918

(Marine) Le paquebot australien torpillé à Port Saïd

Le 19 juillet 1918, le paquebot Australien, qui transporte des troupes et du ravitaillement de Marseille à Port Said est torpillé à 18h20 puis en feu met 12 heures à couler le 20 juillet 1918 à 6h30. On compte une cinquantaine de morts dont 19 parmi l’équipage.

Un témoignage:

Malte 21 juillet 1918
Cher papa et soeurette

 Je profite du départ de l’équipage de « L’Australien » pour Marseille pour vous envoyer de mes nouvelles. Je suis en très bonne santé, rescapé de l' »Australien ». Nous avons été torpillés le 19 à 6 h 25 du soir. Nous étions tous tranquillement à table. Te décrire l’émotion, la panique, le sauvetage, serait trop long. Je suis sain et sauf et beaucoup d’autres avec moi. Mon journal de voyage, plus tard vous donnera des renseignements ainsi que les photos que j’ai prises le bateau en feu, car j’ai sauvé mes deux appareils. J’avais acheté un stereoscopique à Marseille le 16 courant. Je les avais dans ma musette en cas de torpillage et j’ai pu les sauver. Il y a eu très peu de morts et de blessés, 5% sur 1000 environ et le sauvetage s’est très bien opéré. J’ai perdu tous mes bagages. J’ai juste sauvé 200 F que j’avais eu la précaution de mettre dans la poche de ma chemise kaki et qui m’ont servi à me remonter ici en rasoir, accessoires de toilette, petit linge, etc

Les anglais ici nous ont très bien reçu. Nous sommes nourris à l’anglaise, sans pain ni boisson. À 8 heures casse croute, à 4 heures 1/2 Five ocklok thé confiture et beurre avec pain, le soir à 9 heures souper. Nous ne connaissons pas le goût du vin. J’ai pu avoir un casque anglais car mon képi était resté dans le salon que tout le monde a quitté en vitesse à l’appel de la sirène pour se précipiter à une échelle où une personne peut passer!

Nous avons été sauvés par une canonnière anglaise qui faisait partie de notre escorte pour l’Indo-chine et débarqués à Malte le 20 à 10 heures du matin où nous sommes logés dans le camp anglais. Quand vous m’écrirez mettez H.L. serg. Major embarqué à bord de l’Australien à destination de Saïgon (Indo-Chine) Malte. J’ai prévenu le receveur des postes et tout mon courrier suivra

source: http://www.messageries-maritimes.org/austral2.htm

Journal du vendredi 19 juillet 1918

Nos troupes ont attaqué les Allemands sur un front de quarante-cinq kilomètres, entre l’Aisne et les environs de Château-Thierry. Les points de départ étaient Ambleny, Troesnes, Bouresches, etc. Nous avons pris pied sur les plateaux au sud-ouest de Soissons et dans la région de Chaudun. Nous avons progressé par de violents combats au nord et au sud de l’Ourcq et à l’extrême pointe de la ligne, dépassé Belleau. Nous avons fait plusieurs milliers de prisonniers.
Sur le front de la Marne et de la Champagne, aucun changement. Au sud-est de Nanteuil-la-Fosse, nous avons arrêté net une violente poussée de l’ennemi. Au nord de Prosnes, une attaque, menée par les troupes de la garde, a complètement échoué.
Sur le front britannique, les troupes australiennes ont exécuté une action locale heureuse dans le voisinage de Villers-Bretonneux. Elles ont avancé leur ligne sur un front de plus d’un mille. Deux canons de campagne ont été capturés, ainsi qu’un certain nombre de prisonniers et quelques mitrailleuses.
Nos alliés ont également amélioré leurs positions au nord de Bailleul. Ils ont réussi un raid au sud de cette ville et repoussé un coup de main au sud de Bucquoy. Activité de l’artillerie allemande dans la région de Bailleul.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.html

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1367/1mai 1918: mort d’Ernest Olivier  le 1er mai 1918 du 96e RI 

Les filles de l’Enfant Jésus de Lille durant la guerre

1er mai 1918. -A l’hospice de Steenwerck, une sœur est tuée par une bombe, une autre est mortellement blessée…les autres ont dû fuir avec leurs vieillards.

On nous annonce aussi que toutes nos sœurs de l’asile de Bailleul ont dû fuir avec leurs nombreuses malades ainsi que les sœurs de l’hospice avec leurs vieillards et leurs orphelines. Celles de Merville hospice et orphelinat sont parties également. Ces deux villes Bailleul et Merville sont complètement détruites. C’est tout ce que nous savons.

On vient aujourd’hui enlever nos chaudières de la cuisine et de la buanderie ainsi que notre cloche. Le tout est déposé dans la cour d’entrée, en attendant qu’on vienne les chercher.

source: https://dioceseauxarmees.fr/images/stories/grande-guerre/filles-de-l-enfant-jesus-Guerre_1914-1918.pdf

(Marine) Rapport sur la perte du trois-mâts français « Monte-Carlo »

Trois-mâts RAKAIA (National Library New-Zealand, Ref. 1devenu le Monte Carlo

Le 1 mai 1918, à 5 heures, il part de Brest, à destination de Nantes, remorqué par le remorqueur anglais TORFRIDA. Parvenu dans les courreaux de Groix, le remorqueur, qui avait à bord, un pilote de Brest, change de pilote et embarque un pilote de Groix. Il continue sa route jusqu’à 1 h 50 et se trouve alors à 2 milles dans le SW du feu de la Teignouse.
A ce moment, deux détonations sourdes sont entendues. Les bittes de remorque sont arrachées et le bâtiment s’immobilise sur les rochers de Goué-Vas. L’eau envahit rapidement les cales et arrive jusqu’au ras du pont supérieur. L’équipage abandonne le navire pour se réfugier à bord du remorqueur qui le conduit à Port Haliguen.

Le capitaine du Monte-Carlo, Louis Bré (4), qui était sur le pont depuis 5 heures du matin, était allé se reposer, laissant la responsabilité du navire au maître d’équipage Gaubert en qui il avait toute confiance et qui était familiarisé avec la navigation dans ces parrages. Quelles ont été les causes de l’accident ? Le pilote Guéran affirme que le navire a été torpillé ; il en donne les raisons suivantes :
Quelques minutes avant les détonations entendues, il aurait aperçu, à 500 ou 600 mètres par tribord un navire bas sur l’eau ayant une sorte d’élévation au milieu, navire qui aurait disparu après l’accident… Mais le pilote a été le seul à découvrir cet objet suspect et il est extraordinaire qu’il n’ait pas songé à le signaler au Monte-Carlo. Il allègue qu’il ignorait que ce dernier fût armé, mais à défaut, il eût pu manoeuvrer pour éviter cette fâcheuse rencontre. A bord du Monte-Carlo, où la veille parait avoir été attentive, personne n’a eu connaissance de ce navire suspect qui semble n’avoir existé que dans l’imagination du pilote. Il affirme notamment, que, au moment de l’accident, il avait depuis 20 minutes dépassé la bouée Goué-Vas et, comme il filait 5 ou 6 noeuds, il s’en serait trouvé à 2 miles environ quand le bâtiment est venu au N 83° E.

Or, le Monte-Carlo a sombré sur le petit fond de Goué-Vas, il aurait donc fallu qu’après son torpillage supposé il dérive 2 milles dans le NNW pour finalement venir s’échouer. Cela paraît impossible pour les raisons suivantes :
1. Tous les témoins s’accordent à dire que le navire a sombré sur place. Il aurait donc dû disparaître par des fonds de 25 mètres s’il s’était trouvé à l’endroit indiqué par le pilote ; en admettant même qu’il ait pu dériver pendant quelque temps, comment aurait-il pu parcourir, en une demi-heure, deux milles dans le nord alors que la brise était du NE et que le courant, presque nul portait à l’ouest ?

La suite sur http://www.archeosousmarine.net/monte_carlo.php

Mort d’Ernest Olivier  le 1er mai 1918 du 96e RI

En 1919, Louis Chavanet rédige la biographie d’Ernest Olivié ; il dispose alors d’éléments écrits (lettres et carnets d’Ernest) et surtout des témoignages de ceux qui ont vécu avec lui ses derniers instants.

Voici mot pour mot les phrases poignantes de Louis Chavanet :

Après un déplacement stratégique de vingt-sept jours et 200 km au moins de distance, notre confrère écrivait ses dernières lettres de Poperinghe, de vraies lettres d’adieux celles-là, traçait son testament spirituel et temporel et dirigeait les intentions de son sacrifice suprême.
La grande action engagée, son bataillon, le deuxième, venait d’être relevé ; dès lors, son rôle paraissait devoir être fini.
Pour lui, il ne se regarda pas encore quitte et, pour faciliter le ministère de l’aumônier du troisième bataillon, M. l’abbé Couderc, son compatriote, il crut devoir remonter aux lignes de feu et y donner les détails utiles au bien spirituel des combattants.
La mort attendait là sa victime, et comme deux officiers s’approchaient pour le féliciter de sa bravoure, un obus éclata au milieu du groupe.
Alors s’ouvre sur ce champ de bataille, sous la rage des canons et des projectiles, un de ces tableaux que la guerre éclaire d’une lueur particulière.


M.l’abbé Couderc est blessé à un bras.
«  Je suis perdu, lui crie l’abbé Olivié, vite l’absolution »
Et M. Couderc se relevant avec peine et souffrance, donne l’absolution et administre l’extrême onction au prêtre-soldat qui expire dans ses bras.
«  Mon Dieu, je vous aime, ayez pitié de moi, puisque je meurs pour vous. »
Telles furent ses dernières paroles.
Et comme si la mort voulait se venger sur cette victime qui l’avait si souvent méprisée, un nouvel obus éclata et lui brisa une jambe, blessant une seconde fois M. Couderc et frappant grièvement les deux officiers.

http://a-pyrenean-story.pagesperso-orange.fr/websiteX5/Preview/mort-d-ernest-olivie.html

Correspondance de guerre

A la Neuville, l’ abbé Guerre correspond avec plusieurs soldats neuvillais faits prisonniers en Allemagne, il leur envoie des nouvelles de la commune et des images.

« M. le curé, Je vous remercie de la petite somme que vous avez bien voulu m’adresser ainsi que du drapeau du Sacré Coeur et de l’image de N-D de Pontmain venant du pays et de vous. Tout cela me fait un réél plaisir. G.C. « « Le 1 mai 1918 Monsieur le curé, j’ai reçu votre lettre hier soir avec grand plaisir, je vous remercie beaucoup de votre générosité pour les soldats  car ce qui vient du pays fait plaisir avec les jours pénibles que nous passons en ce moment; Souhaitons que Dieu nous protège… Je vous salue bien cordialement. Caporal A.B. »

source: http://laneuvillechantdoisel.over-blog.com/article-correspondance-de-guerre-en-1914-1918-avec-l-abbe-guerre-la-neuville-chant-d-oisel-58992511.html

Les canons géants allemands retirés de la forêt de Saint-Gobain

Lorsque le front allemand s’avance vers Paris durant l’offensive du printemps 1918, les canons géants suivent. Le premier mai 1918 les canons sont retirés de la forêt de Saint Gobain après avoir tiré 185 obus et sont transférés à Beaumont en Beine dans le bois de Corbie à 109 km de Paris. Du 27 mai au 11 juin 1918 les canons tireront 104 obus de cette position avant d’être démontés à nouveau et transférés à 15 km au nord de Château-Thierry, 200 m au sud de la voie ferré qui traverse le Bois de Bruyère-sur-fère à Fère-en-Tardenois et situé seulement à 91 km de la capitale. Cette position rapprochée entraînait une diminution de la puissance des charges propulsives et, par conséquent, de l’usure des tubes des canons. Cependant les Allemands furent rapidement délogés de cette position où les canons ne tirèrent que 14 obus entre le 16 et 17 juillet 1918. En effet devant la contre-offensive alliée (2ème bataille de la Marne) de juillet 1918 les canons furent précipitamment démontés et réexpédiés à Beaumont en Beine ou 64 obus furent encore tirés du 5 au 9 août 1918.

http://html2.free.fr/canons/canparis.htm

Journal du mercredi 1 mai 1918

Lutte d’artillerie assez violente au nord et au sud de l’Avre, dans le secteur de Noyon et sur la rive sud de l’Oise.
Sur la rive droite de la Meuse et en Haute-Alsace, des détachements ennemis, repoussés par nos feux, ont laissé des prisonniers entre nos mains sans obtenir de résultat.
Sur le front britannique, l’attaque en grande force tentée par l’ennemi dans la région de Locre a totalement échoué. Tout le terrain primitivement perdu par les troupes alliées a été reconquis. Le village de Locre est aux mains des Anglais. Nous avons fait un certain nombre de prisonniers.
Les lignes franco-anglaises ont été avancées à l’est de Villers-Bretonneux.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai18.html

1363/27 avril 1918: l’école avant et pendant la guerre dans les Ardennes

L’école avant et pendant la guerre dans les Ardennes (source: Terres ardennaises)

Ecole (sans lieu, ni date). Cette photo de classe a été prise pendant le conflit puisque derrière les élèves et leur institutrice qui posent fièrement, nous pouvons lire sur la porte le mot « Schule », école. Etait-ce juste une indication pour les occupants de la fonction de ce bâtiment ou alors cela voulait-il dire que cette institutrice donnait des cours dans la langue de Goethe à ses élèves, comme ce fut parfois le cas pour faciliter la cohabitation ? Nous ne le savons pas. Un exemple similaire se produit à Saint-Etienne-à-Arnes, où une photographie, parue dans la Gazette des Ardennes, montre un soldat allemand en train de faire la leçon aux écoliers avec l’inscription suivante sur le tableau noir : « Deutsch-Fransösiche Kriegsschule » (école de guerre franco-allemande). Des cas similaires se sont produits dans les régions occupées, même si l’ordonnance du 27 avril 1918 interdit aux Français d’apprendre l’allemand et réciproquement sans l’accord des autorités. Pendant toute la guerre, Melles Bouvier et Douzamy donnent quatre heures d’allemand par semaine en première et seconde, trois heures par semaine de la sixième à la troisième à Sévigné et Chanzy.  À Saint Rémi, les autorités octroient douze heures d’allemand par semaine.

Sur la photographie, il est possible que les Allemands précisent la fonction du bâtiment dans la mesure où la plupart des écoles d’avant-guerre sont occupées par les troupes de Guillaume II, qui les transforment en logement, prisons ou lazarets.     Les cours se tiennent alors dans des maisons particulières, comme à Charleville où une maison de la rue Chanzy abrite les cours du lycée Sévigné. À Grandpré, en 1916, c’est la sacristie qui sert de salle de classe. À Rethel, les écoles ayant été détruites par les bombardements, l’épicerie Fillion abrite la maternelle, la maison Pouply les garçons et la maison des Lenfant les filles.

http://www.musee-lecole-dhier-08.com/l-ecole-avant-guerre.php

Modification de la dénomination des communes

Lors de la 1ère guerre mondiale, afin d’éviter toute confusion dans le service postal qui se développait, le ministre de l’Intérieur a décidé, par une circulaire du 27 avril 1918, de modifier la dénomination des communes.

source: http://www.grandchambord.fr/commune/mont-pres-chambord/histoire

https://www.cairn.info/revue-d-economie-regionale-et-urbaine-2007-2-page-269.htm

(Marine)sauvetage héroïque  de l’enseigne Frank Monroe Upton en baie de Quiberon

Après une traversée sans encombre, le navire approche des côtes françaises et décide, le 27 avril 1918, de mouiller sous l’île de Houat   afin d’attendre les instructions relatives à son entrée dans le port de Saint-Nazaire. Les parages sont en effet minés et il ne serait pas raisonnable de s’aventurer dans ces eaux à l’aveugle, surtout avec une telle cargaison. La nuit tombe tranquillement, sombre et nuageuse, quand, d’un seul coup, à 23 heures, le Florence H. s’embrase comme une torche puis explose. En 40 minutes environ, le bâtiment sombre.

Présent à bord d’un destroyer mouillant à proximité, l’enseigne Upton n’hésite pas une seconde et se jette à l’eau et, nageant à travers les vestiges de ce qui est déjà en train de devenir une épave, part à la rescousse de l’équipage. A lui seul, il parvient à en secourir 7 puis, aidé par des compagnons d’armes, notamment le lieutenant Harvey Hislip et un cuisinier du nom de Jesse Cington, il réussit à en sauver dix autres. Pour autant, le bilan est extrêmement lourd puisqu’il se monte à plus de 40 morts, sur les 77 membres de l’équipage du Florence H. Aujourd’hui encore, les causes de ce drame ne sont pas connues. Mais l’explication la plus plausible est bien celle du mine sous-marine.

source: http://enenvor.fr/eeo_actu/wwi/sauvetage_heroïque_en_baie_de_quiberon_l_enseigne_frank_monroe_upton.html

Bataille de la Lys: communiqué officiel

samedi 27 avril 1918

Après-midi : De part et d’autre, sur tout le front de la bataille au nord de la Lys, les artilleries ont pendant la nuit déployé une grande activité. La lutte dans ce secteur a eu hier un caractère d’extrême acharnement. L’ennemi, par des efforts répétés et énergiques, a tenté d’exploiter les avantages obtenus la veille. Après de longues heures de lutte incertaine, l’avancée des Allemands a été enrayée sur tous les points. Ces attaques infructueuses leur ont coûté de lourdes pertes.

Les assauts contre les positions françaises de Locre à la Clytte ont été lancés avec une extrême violence. Trois fois, l’ennemi fut repoussé avec de lourdes pertes ; dans un quatirème effort, il réussit à enlevé Locre, mais dans la soirée les Alliés contre-attaquèrent, refoulèrentles Allemands et reprirent le village. Sur tous les points, les attaques de l’adversaire ont été brisées.
Un combet également acharné eut lieu au nord de Kemmel et près de Woormezeele. Le village, après une lutte ardente, reste entre nos mains. Dans l’après-midi, l’ennemi revint à l’assaut contre nos positions au bois de la crête sud-ouest de Woormezeele. Il fut complètement repoussé. Dans ces engagements, nous avons fait quelques centaines de prisonniers.
Une action locale eut lieu hier après-midi dans le secteur de la Lys, près de Givenchy. Elle nous a valu quarante prisonniers.

Soir : L’ennemi a attaqué pendant la nuit un de nos postes dans le voisinnage de Festubert et réussi à le capturer.

source: http://www.bataille-de-la-lys.com/fr/attaque_allemande/communiques/27_avril_1918.html

Journal du samedi 27 avril 1918

Le bombardement intense des positions franco-anglaises au sud de la Somme et sur l’Avre a été suivi par une attaque allemande menée sur tout le front par des forces considérables.

Les efforts de l’ennemi se sont portés sur Hangard-en-Santerre, la région d’Hailles et sur le bois Sénécat au sud de l’Avre. La bataille a été particulièrement acharnée dans la région de Hangard. Après une série d’assauts furieux, l’ennemi a réussi à prendre dans les bois au nord de Hangard, ainsi que sur la lisière est du village, que nos troupes défendaient avec acharnement. La lutte a été non moins violente dans la région d’Hailles. Plusieurs assauts ennemis, dirigés sur la croupe à l’est du village, ont été brisés par nos feux et nos contre-attaques. Plus tard, l’ennemi a pris, reperdu et repris Hangard. Nous en tenons les débouchés immédiats. Les Allemands ont également attaqué sur tout le front britannique, au sud de la Somme. Ils ont pu progresser Villers-Bretonneux et entrer dans le village.

D’autres attaques, poussées par l’ennemi sur la rive nord de la Somme et au nord d’Albert, ont été repoussées. Nos alliés ont fait quelques prisonniers. A la suite d’une opération locale exécutée avec succès au nord-ouest de Festubert, les troupes britanniques ont repris les positions qui leur avaient été enlevées le 22. Elles ont fait quatre-vingt-quatre prisonniers à l’est de Robecq.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/avril18.html

1309/4 mars 1918: les coloniaux sauvent Reims

Les coloniaux sauvent Reims

coloniauxToute la nuit, au corps à corps, une lutte sanglante se poursuit entre les assaillants, qui bien que violemment bombardés par l’artillerie française, tiennent toujours la partie supérieure de l’ouvrage et les marsouins qui résistent devant les sapes inondées de vapeurs délétères. Le 2 mars, à 6 heures, une contre attaque est menée par la 5e compagnie du 21e R.I.C. et un peloton du 1er Bataillon. Face aux coloniaux qui baïonnette haute progresse à la grenade, les allemands reculent et à 9 heures la situation est rétablie.

Le Fort de la Pompelle présente alors »l’aspect d’une carapace informe dont les voûtes même ont été crevées par les 210″. Aussi lorsque le Général Puyeroux vient féliciter les hommes du 2/21e R.I.C. et de la 101e Batterie, leur chef, le tonitruant Capitaine Marfaing s’excuse avec un humour très colonial « de lui remettre un ouvrage un peu abîmé ».

Dépités par leur échec, les allemands s’acharnent alors à bombarder Reims avec des obus dont certains atteignent le calibre 380 voire 420.

A ce moment là, Reims évacué par ses habitants qui en mars 1918 ont reçu l’ordre « de liquider leurs volailles », n’est plus que ruines. la presque totalité de ses 14 000 maisons est détruite et les ligne passent parfois à 4 kilomètres de la cathédrales dévastée.

Quelques jours avant l’offensive allemande, le quartier général français est partisan d’une rectification de front éliminant le saillant formé autour de l’agglomération. Le Général Gouraud commandant la IVe Armée qui serait gravement menacée par cet abandon, va voir alors le Général Mazillier en son P.C. de Louvois.

source: https://www.troupesdemarine.org/traditions/histoire/hist010.htm

(Marine) Disparition de l’USS cyclops

USS

En février 1918, le navire se trouve en escale à Rio de Janeiro pour charger du manganèse, le 16  il lève l’ancre et entre au Salvador quatre jours plus tard. Le 22 février il part pour Baltimore. Juste avant son départ du Bresil, le commandant Worley signale dans un rapport que un cylindre du moteur droit est fissuré, un conseil d’enquête confirme la panne, la réparation est prévue dès son retour aux Etats-Unis. Après un arrêt imprévu à la Barbade, le 4 mars l’USS Cyclops met le cap sur Baltimore.

Le dernier à l’avoir aperçu est le pétrolier américain « Amolco », il signala que le Cyclops faisait route en direction du Triangle des Bermudes. Depuis le navire ne sera revu nulle part.

source: http://lelignard.canalblog.com/archives/2016/02/08/33341406.html

Journal du lundi 4 mars 1918

Deux tentatives de coup de main ennemis, au nord du Chemin des Dames et dans le bois de Malancourt, ont échoué sous nos feux.
Bombardements assez vifs sur le front du bois Le Chaume.
En Lorraine, au nord-est de Reillon, nos tirs d’artillerie ont empêché une attaque en préparation de sortir de ses lignes.
Sur le front britannique, un coup de main a été exécuté avec succès sur les lignes allemandes au sud-est d’Armentières.
Des détachements ont été rejetés avant d’avoir pu aborder les lignes de nos alliés, au nord-ouest de Saint-Quentin et à l’est d’Arleux-en-Gohelle.
Une troisième tentative sur les tranchées britanniques de la région de Pontruet a échoué à la suite d’un corps à corps avec les patrouilles alliées. L’ennemi a subi des pertes importantes.
Un certain nombre de prisonniers sont restés aux mains des Anglais. Sur le front italien, échec d’une tentative ennemie dans le val Frenzela.
Canonnade réciproque sur le reste du front.
Les maximalistes ont signé à Brest-Litowsk une paix qui prend date du 3 mars.
Les Allemands ont débarqué dans l’archipel finlandais d’Aland. Ils ont notifié leur décision à la Suède.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mars18.html

1289/12 février 1918:  (vidéo)Premiers concerts de jazz à Saint-Nazaire et Nantes

 (vidéo)Premiers concerts de jazz à Saint-Nazaire et Nantes

C’est par James Reese Europe que le jazz arrive en Europe via Saint-Nazaire puis Nantes. Le 28 février 1918 à Nantes, James Reese Europe au nom prédestiné, lieutenant de l’armée américaine dirige le premier concert de jazz donné devant un public européen.
James Reese Europe chef de file de la musique afro-américaine et en particulier du ragtime à New-York, dirige la première formation noire à pénétrer dans un studio d’enregistrement en 1913 et à se produire sur la scène du Carnegie Hall en 1912.
Militaire et lieutenant, l’un des premiers gradés noir de l’armée américaine, James Reese Europe recrute une soixantaine d’artistes volontaires, qui surnommés plus tard les Harlem Hellfighters incorporent le 369e régiment d’infanterie sous les ordres du général Pershing. Débarqués à Brest en janvier 1918 où les musiciens interprètent une Marseillaise pleine de swing et décapante devant les yeux et les oreilles ébahis des militaires français, le brassband arrive ensuite à Saint-Nazaire où pendant quelques semaines il se produit devant les blessés, les soldats revenus du front ainsi que devant les habitants qui découvrent une musique jamais entendue auparavant.
Il est à noter que ces régiments composés exclusivement d’afro-américains furent totalement intégrés à l’armée française car la mixité entre noirs et blancs était à l’époque prohibée au sein de l’armée américaine qui pratiquait la ségrégation. De plus ces soldats new-yorkais originaires pour la plupart de la Nouvelle Orléans, familiers de la langue française l’assimilèrent plus facilement et s’intégrèrent plus rapidement que les autres soldats américains.

source: http://pcpilote.saint-nazaire.cc/doku.php?id=liens4

voir aussi la vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=GWntQLGyJjs

(Marine) Le Boa Vista coulé par un sous-marin

boavista

Ce cargo, de son premier nom « Théodor Wille », fut construit en 1901 à Whitby (UK) par les chantiers Turnbull pour le compte de la compagnie « H. Diederichsen » de Kiel. En 1916 il sera vendu au gouvernement portugais qui le baptise « Boa Vista ». Le Boa Vista quitte Bordeaux en convoi, avec 3000 tonnes de poteaux de mines le 20 décembre. Il était réquisitionné par le gouvernement français quand il est torpillé, le 21 décembre 1917 à 1h 20. La torpille frappe le cargo sur tribord, à l’avant de la passerelle.
44 membres d’équipage sur 46 sont récupérés. Le vapeur est pris en remorque à 2h20.
En route au N 300E du grand phare de l’île d’Yeu, une 2ème torpille vient le frapper sur tribord milieu.

C’est le sous-marin allemand U 89 commandé par le Kapitänleutnant August Mildenberger, un type Mittel U appartenant à la Unterseebootsflotille 3, effectuant sa 3ème et dernière mission, qui coula l’unique bateau de cette patrouille.
Il sera lui même coulé le 12 février 1918 au nord de l’Irlande par le HMS Roxburgh.

Le naufrage du Boa Vista fera deux victimes. Aujourd’hui l’épave gît par environ 50m de profondeur à la position (wsg84) 46° 39 193N – 002° 25 667W. Cette épave est enregistrée par le Shom sous le n° 14562095.

source: http://www.wreck.fr/boavista.htm

(vidéo) Masevaux capitale de l’Alsace

alsace

Depuis août 1914, au tout début de la première guerre mondiale, une petite partie de l’Alsace, alors allemande, a été reconquise par les soldats français. Trois ans plus tard, le 1er juillet 1917, la commune de Masevaux devient officiellement la capitale de cette Alsace reconquise et voit se succéder les visites de personnalités.

Depuis sa reconquête, la Petite Alsace Française sert de terrain de propagande pour cultiver le mythe des provinces perdues qui n’attendraient qu’une chose : leur retour sous la bannière tricolore. Les plus hautes autorités françaises, le général Joffre en tête, viennent s’afficher à Masevaux. D’autres généraux suivent mais aussi des ministres, des écrivains, des journalistes et même le roi d’Italie Victor-Emmanuel III.

La suite sur France 3 Grand Est  https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/alsace/histoires-14-18-administration-francaise-s-installe-1268425.html

Préparation d’une attaque sur le Sudelkopf

Le front du Sudelkopf reste calme jusqu’à la fin de la guerre. Aucune action importante ne sera plus tentée sur cette partie du front. Le quotidien se passera entre échanges de coups de feu, de grenade et d’obus de tout calibre. Des « coups de main » seront organisés périodiquement par les deux camps. Les Français préparent un de ces coups de main destinés à faire des prisonniers pour le 12 février 1918. Il est prévu sur le fort allemand en face du « doigt ». La position est reproduite à l’arrière et 50 volontaires s’y entrainent. Le 11 et le 12 février 1918, l’artillerie prépare discrètement des brèches dans le réseau de fils barbelés. Le 12, à 16 h 50, l’artillerie et les mitrailleuses déclenchent un tir d’interdiction. À 17 h, le détachement attaque. Il est suivi par des sapeurs du génie chargé de dynamiter les positions allemandes. La première ligne allemande est atteinte et les abris soumis à la fouille. Deux Allemands sont tués et une sentinelle est faite prisonnière. Les Français entament immédiatement leur repli sous le feu de barrage de l’artillerie allemande. Le premier obus allemand explose sept minutes après le début de l’attaque française.

source: https://www.lieux-insolites.fr/cicatrice/14-18/sudel/sudel.htm

Journal du mardi 12 février 1918

Une tentative de coup de main dans la région de Juvincourt a été arrêtée par nos feux.
Sur la rive droite de la Meuse, après un violent bombardement, les Allemands ont lancé sur le front du bois des Caurières un coup de main qui a donné lieu à un vif combat. L’ennemi a été repoussé et a laissé des morts entre nos mains.
Grande activité d’artillerie en Alsace, dans la région de Viole et du Bonhomme.
Au cours d’un raid au sud-est de Messines (front britannique), les Australiens ont fait 37 prisonniers et rapporté 3 mitrailleuses et mortier de tranchée. L’ennemi a subi de lourdes pertes.
En dehors des morts causés par le bombardement préparatoire, le nombre des Allemands tués est estimé à une centaine.
L’ennemi a prononcé une contre-attaque qui a été aussitôt repoussée.
Au sud-ouest et à l’ouest de Cambrai, l’activité de l’artillerie a été intense. Des groupes ennemis travaillant dans cette région ont été dispersés.
Sur le front de Macédoine, activité d’artillerie sur la rive ouest du Vardar et dans la boucle de la Cerna.
Au front italien, activité d’artillerie à l’ouest et à l’est du val Frenzela.
Sur les pentes du Sasso Rosso, des détachements autrichiens ont tenté d’occuper des tranchées d’observation. Ils en ont été empêchés.
Deux avions ennemis ont été abattus.
A Brest-Litowsk, Trotski a déclaré qu’il ne signerait pas la paix, mais qu’il regardait la guerre comme close.

 

1285/8 février 1918

Le vapeur Tuscania de la « Anchor Line » torpillé et coulé: 210 morts

tuscania

NEW-YORK, 7 février. – Le ministère des affaires étrangères avise officiellement du coulage du vapeur Tuscania de la « Anchor Line », compagnie anglaise. 2179 officiers et soldats américains se trouvaient à bord.
A minuit cinq, le ministère des affaires étrangères a publié le communiqué suivant :
« Le dernier avis reçu de l’ambassade américaine à Londres au sujet du Tuscania est qu’à 11 heures du soir, le 6 février, 1923 officiers et soldats étaient saufs. »
La plupart des rescapés ont été débarqués en Irlande.
[Le vapeur Tuscania, qui avait son port d’attache à Glasgow, jaugeait de 14 348 tonneaux.]

Le torpillage
LONDRES, 7 février – Dépêche particulière du « Matin » – On a maintenant quelques détails sur le coulage du Tuscania. Son commandant était le capitaine MacLean et non pas Henderson, comme l’a dit par erreur le communiqué officiel, et son équipage se composait de 200 hommes.
On croit maintenant que le nombre des victimes dépasse 210.
Aucun avertissement n’avait été donné, aucun périscope n’avait été aperçu quand une torpille frappa le navire en pleine coque. Immédiatement après, une seconde torpille passa à tribord sans l’atteindre.
Le Tuscania donnait fortement de la bande, ce qui gêna la mise à l’eau des embarcations et fit que beaucoup d’hommes sautèrent dans la mer. La descente des canots les plus haut placés causa aussi quelques accidents.
Heureusement, l’appareil de T.S.F. était intact, on put demander du secours ; des bateaux et des destroyers arrivèrent, bientôt de divers ports irlandais.
Tous les témoignages sont d’accord pour rendre hommage à l’excellente discipline de nos amis américains et à l’ordre parfait dans lequel ils quittèrent le navire. Dans tous les ports où ils furent débarqués, ils reçurent l’hospitalité la plus large et la plus cordiale. On croit savoir que le Tuscania qui coula quatre heures seulement après avoir été torpillé, faisait partie d’un convoi dont les autres navires sont saufs. »

source: http://www.mille-sabords.com/forum/index.php?showtopic=43577

 

L’escadrille Lafayette devient  le 103rd Aero Squadron

L’escadrille « Lafayette », constituée de pilotes volontaires américains sous commandement français, devient le 103rd Aero Squadron, sous commandement américain.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-105.html

Sortie de « La vie parisienne »

vie

https://www.pinterest.fr/pin/529876712391206256/

 

Journal du vendredi 8 février 1918

Activité des deux artilleries, particulièrement vive sur le front au nord de l’Aisne, dans la région Chavignon-Pargny-Filain, sur la rive droite de la Meuse, dans le secteur Samogneux, cote 344 et sur l’Hartmannswillerkopf.
Des détachements ennemis qui tentaient d’aborder nos petits postes au nord-est de Braye-en-Laonnois et dans la région du bois Mortier ont été repoussés.
En Champagne, nous avons exécuté un coup de main heureux sur les tranchées ennemies à l’est du Téton.
En Alsace, après une violente préparation d’artillerie, les Allemands ont tenté sans résultat de pénétrer en deux points dans nos lignes, au Bannholz.
Un appareil ennemi a été abattu par le tir de notre artillerie antiaérienne.
Les Anglais ont exécuté avec succès un coup de main à l’est d’Armentières. Ils ont ramené un certain nombre de prisonniers et une mitrailleuse, en ne subissant que des pertes légères.
Sur le front italien, du Stelvio à la mer, tirs modérés d’artillerie.
Action de patrouilles de l’Adige à la Brenta. Calvisano (sud-est de Brescia), Bassano, Trévise et Mestre ont été l’objet d’attaques aériennes avec lancement de bombes.
Un dirigeable italien a jeté une tonne de projectiles au sud de Vittorio, sur un champ d’aviation.

 

1269/23 janvier 1918: un instituteur de Mourmelon-le-Petit à l’honneur

Publicité du produit Gibbs dans le Petit Provençal du 23 janvier 1918

source: http://memoires-de-guerres.var.fr/article.php?laref=2897&titre=publicite-du-produit-gibbs-dans-le-petit-provenial-du-23-janvier-1918

La prophétie du chemineau

23 janvier 1918, il est environ 15h 30, une couturière de la rue Sainte-Catherine à Yzeure voit un homme en prières à la cathédrale dans la chapelle de la Sainte-Vierge. Une heure plus tard, à la Faloterie à Yzeure, près de l’asile Sainte-Catherine, le même chemineau est assis au bord d’un fossé. Il se remarque immédiatement à cause de sa barbe poivre et sel abondante et de ses cheveux longs coiffés en petites nattes. Il porte une veste où sont accrochées des médailles. Sa carrure est athlétique.

L’homme aborde un soldat pour lui annoncer que « la guerre n’est pas finie, mais Guillaume perdra. C’est écrit au ciel. Ensuite, on l’arrêtera, Guillaume, on le jugera ou bien ses hommes le tueront ».

Son discours est très curieux car il affirme avoir la barbe du Christ, revenir de Jérusalem et se rendre à Lyon qui sera bientôt « inondé par les rivières ». Il prédit que des ténèbres avec des gaz et des fumées vont s’abattre sur la terre et qu’à la Chandeleur une catastrophe épouvantable éclatera à Moulins. Bien évidemment, ces propos sont pris pour ce qu’ils sont, c’est-à-dire ceux d’un esprit tourmenté.

Mais dans la nuit du samedi 2 au dimanche 3 février, le soir de la Chandeleur justement, l’atelier de chargement situé rue des Epoux-Contoux à Yzeure, à la limite de Moulins, explose en causant de très importants dégâts et sème la panique en ville et aux environs.

la suite sur : http://www.legrenierdemonmoulins.fr/2017/11/janvier-1918-la-prophetie-du-chemineau.html

(Marine) La Drôme saute sur une mine en rade  de Marseille

La Drôme est un navire de commerce qui fut baptisé en mars 1887 pour être affecté aux transports les plus divers. Le 23 janvier 1918, la Drôme saute sur une mine et s’échoue sur 51 mètres de fond.

Le 23 janvier 1918, le navire arrive non loin du Planier. Un sous-marin allemand, le mouilleur de mines U.C. 67 venu de sa base de l’Adriatique a « rôdé » dans la rade de Marseille. Le 23, vers 5 h 35 du matin, la Drôme ralentit, car elle a dépassé le feu du Planier. Le navire aperçoit le patrouilleur convoyeur Orb, un yacht à vapeur réquisitionné, qui l’attend. Alors que la Drôme transporte 1500 fûts de pétrole brut, la commandant du navire se montre particulièrement prudent. Malgré cela, vers 5 h 45, un choc violent se produit immédiatement suivi d’une formidable explosion à bâbord, un peu sur l’avant de la passerelle. La cale avant s’enflamme aussitôt, et en même temps, le stock de mazout explose, déchirant la chaudière, projetant des flammes sur toutes les superstructures. Le navire s’incline fortement sur bâbord, une énorme vague balaie le pont et la Drôme se couche et s’engloutit en quelques instants.

source: https://www.sub-atome.fr/sites-de-plong%C3%A9es/la-dr%C3%B4me/

_https://www.unm1882.fr/la-drome

Un instituteur de Mourmelon-le-Petit à l’honneur

Extrait du journal de la Marne du 23 janvier 1918 :
Mourmelon-le-Petit – Citation
Mr Frère, sergent major du 48ème territorial, vient d’obtenir la citation suivante à l’ordre du
régiment (croix de guerre avec étoile de bronze) :
« sous-officier parfait, d’un grand dévouement. Au front depuis le début de la campagne. A
toujours accompli les fonctions de son grade avec autant d’intelligence que de crânerie,
notamment en 1915 en Woëvre, à Pintheville, dans des circonstances particulièrement
périlleuses ».
Cet excellent et brave sous-officier était avant la guerre instituteur à Mourmelon-le-Petit.

source: http://www.mourmelonlepetit.fr/media/le_petit_mourmelon__juin_2015_v2__013915300_1144_09102015.pdf

Journal du mercredi 23 janvier 1918

En Champagne, un coup de main ennemi à l’ouest de la ferme Navarin n’a donné aucun résultat.
Dans la région d’Auberive, nos patrouilles ont ramené des prisonniers.
Sur le front britannique, des tentatives de coups de main ennemis ont échoué à l’est d’Ypres.
En Palestine, des patrouilles anglaises out effectué des opérations avec succès dans la région de la côte, faisant des prisonniers. Les aéroplanes britanniques ont renouvelé leurs raids de bombardement sur les camps ennemis et les dépôts de marchandises qui se trouvent près de la station du chemin de fer à 3 kilomètres à l’ouest de Samarie (Sebasdige).
Un aéroplane ennemi a été descendu hors de contrôle. Une machine anglaise a du atterrir dans les lignes turques, mais elle fut détruite par son pilote et l’observateur avant l’arrivée des soldats ottomans.
Dans le Hedjaz, on signale toute une série d’opérations heureuses des Arabes. Au nord de Maan, ils ont enlevé Jouf et Dorovicu, tuant 80 turcs et faisant 200 prisonniers. Un canon de campagne et deux mitrailleuses ont été capturés.
Des coups de main ont été effectués avec succès contre la voie ferrée du Hedjaz, au nord de Maan, vers Chadir el Hadj et Tell Chahm.
C’est sur des mines britanniques, à l’entrée des Dardanelles, qu’a coulé le Breslau et que s’est avarié le Goeben. Les Anglais ont fait 172 prisonniers.
Le comte Seidler, président du Consei1 autrichien, a prononcé un discours à la Chambre de Vienne. Il a refusé de promettre aux Tchèques l’indépendance de la Bohême.
Trotski déclare que les négociations de Brest-Litowsk ne peuvent aboutir, à raison des velléités impérialistes manifestées par les Austro-Allemands.
La conférence ouvrière anglaise s’est ouverte à Nottingham.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/ja18