Archives du mot-clé marine

1289/12 février 1918:  (vidéo)Premiers concerts de jazz à Saint-Nazaire et Nantes

 (vidéo)Premiers concerts de jazz à Saint-Nazaire et Nantes

C’est par James Reese Europe que le jazz arrive en Europe via Saint-Nazaire puis Nantes. Le 28 février 1918 à Nantes, James Reese Europe au nom prédestiné, lieutenant de l’armée américaine dirige le premier concert de jazz donné devant un public européen.
James Reese Europe chef de file de la musique afro-américaine et en particulier du ragtime à New-York, dirige la première formation noire à pénétrer dans un studio d’enregistrement en 1913 et à se produire sur la scène du Carnegie Hall en 1912.
Militaire et lieutenant, l’un des premiers gradés noir de l’armée américaine, James Reese Europe recrute une soixantaine d’artistes volontaires, qui surnommés plus tard les Harlem Hellfighters incorporent le 369e régiment d’infanterie sous les ordres du général Pershing. Débarqués à Brest en janvier 1918 où les musiciens interprètent une Marseillaise pleine de swing et décapante devant les yeux et les oreilles ébahis des militaires français, le brassband arrive ensuite à Saint-Nazaire où pendant quelques semaines il se produit devant les blessés, les soldats revenus du front ainsi que devant les habitants qui découvrent une musique jamais entendue auparavant.
Il est à noter que ces régiments composés exclusivement d’afro-américains furent totalement intégrés à l’armée française car la mixité entre noirs et blancs était à l’époque prohibée au sein de l’armée américaine qui pratiquait la ségrégation. De plus ces soldats new-yorkais originaires pour la plupart de la Nouvelle Orléans, familiers de la langue française l’assimilèrent plus facilement et s’intégrèrent plus rapidement que les autres soldats américains.

source: http://pcpilote.saint-nazaire.cc/doku.php?id=liens4

voir aussi la vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=GWntQLGyJjs

(Marine) Le Boa Vista coulé par un sous-marin

boavista

Ce cargo, de son premier nom « Théodor Wille », fut construit en 1901 à Whitby (UK) par les chantiers Turnbull pour le compte de la compagnie « H. Diederichsen » de Kiel. En 1916 il sera vendu au gouvernement portugais qui le baptise « Boa Vista ». Le Boa Vista quitte Bordeaux en convoi, avec 3000 tonnes de poteaux de mines le 20 décembre. Il était réquisitionné par le gouvernement français quand il est torpillé, le 21 décembre 1917 à 1h 20. La torpille frappe le cargo sur tribord, à l’avant de la passerelle.
44 membres d’équipage sur 46 sont récupérés. Le vapeur est pris en remorque à 2h20.
En route au N 300E du grand phare de l’île d’Yeu, une 2ème torpille vient le frapper sur tribord milieu.

C’est le sous-marin allemand U 89 commandé par le Kapitänleutnant August Mildenberger, un type Mittel U appartenant à la Unterseebootsflotille 3, effectuant sa 3ème et dernière mission, qui coula l’unique bateau de cette patrouille.
Il sera lui même coulé le 12 février 1918 au nord de l’Irlande par le HMS Roxburgh.

Le naufrage du Boa Vista fera deux victimes. Aujourd’hui l’épave gît par environ 50m de profondeur à la position (wsg84) 46° 39 193N – 002° 25 667W. Cette épave est enregistrée par le Shom sous le n° 14562095.

source: http://www.wreck.fr/boavista.htm

(vidéo) Masevaux capitale de l’Alsace

alsace

Depuis août 1914, au tout début de la première guerre mondiale, une petite partie de l’Alsace, alors allemande, a été reconquise par les soldats français. Trois ans plus tard, le 1er juillet 1917, la commune de Masevaux devient officiellement la capitale de cette Alsace reconquise et voit se succéder les visites de personnalités.

Depuis sa reconquête, la Petite Alsace Française sert de terrain de propagande pour cultiver le mythe des provinces perdues qui n’attendraient qu’une chose : leur retour sous la bannière tricolore. Les plus hautes autorités françaises, le général Joffre en tête, viennent s’afficher à Masevaux. D’autres généraux suivent mais aussi des ministres, des écrivains, des journalistes et même le roi d’Italie Victor-Emmanuel III.

La suite sur France 3 Grand Est  https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/alsace/histoires-14-18-administration-francaise-s-installe-1268425.html

Préparation d’une attaque sur le Sudelkopf

Le front du Sudelkopf reste calme jusqu’à la fin de la guerre. Aucune action importante ne sera plus tentée sur cette partie du front. Le quotidien se passera entre échanges de coups de feu, de grenade et d’obus de tout calibre. Des « coups de main » seront organisés périodiquement par les deux camps. Les Français préparent un de ces coups de main destinés à faire des prisonniers pour le 12 février 1918. Il est prévu sur le fort allemand en face du « doigt ». La position est reproduite à l’arrière et 50 volontaires s’y entrainent. Le 11 et le 12 février 1918, l’artillerie prépare discrètement des brèches dans le réseau de fils barbelés. Le 12, à 16 h 50, l’artillerie et les mitrailleuses déclenchent un tir d’interdiction. À 17 h, le détachement attaque. Il est suivi par des sapeurs du génie chargé de dynamiter les positions allemandes. La première ligne allemande est atteinte et les abris soumis à la fouille. Deux Allemands sont tués et une sentinelle est faite prisonnière. Les Français entament immédiatement leur repli sous le feu de barrage de l’artillerie allemande. Le premier obus allemand explose sept minutes après le début de l’attaque française.

source: https://www.lieux-insolites.fr/cicatrice/14-18/sudel/sudel.htm

Journal du mardi 12 février 1918

Une tentative de coup de main dans la région de Juvincourt a été arrêtée par nos feux.
Sur la rive droite de la Meuse, après un violent bombardement, les Allemands ont lancé sur le front du bois des Caurières un coup de main qui a donné lieu à un vif combat. L’ennemi a été repoussé et a laissé des morts entre nos mains.
Grande activité d’artillerie en Alsace, dans la région de Viole et du Bonhomme.
Au cours d’un raid au sud-est de Messines (front britannique), les Australiens ont fait 37 prisonniers et rapporté 3 mitrailleuses et mortier de tranchée. L’ennemi a subi de lourdes pertes.
En dehors des morts causés par le bombardement préparatoire, le nombre des Allemands tués est estimé à une centaine.
L’ennemi a prononcé une contre-attaque qui a été aussitôt repoussée.
Au sud-ouest et à l’ouest de Cambrai, l’activité de l’artillerie a été intense. Des groupes ennemis travaillant dans cette région ont été dispersés.
Sur le front de Macédoine, activité d’artillerie sur la rive ouest du Vardar et dans la boucle de la Cerna.
Au front italien, activité d’artillerie à l’ouest et à l’est du val Frenzela.
Sur les pentes du Sasso Rosso, des détachements autrichiens ont tenté d’occuper des tranchées d’observation. Ils en ont été empêchés.
Deux avions ennemis ont été abattus.
A Brest-Litowsk, Trotski a déclaré qu’il ne signerait pas la paix, mais qu’il regardait la guerre comme close.

 

Publicités

1285/8 février 1918

Le vapeur Tuscania de la « Anchor Line » torpillé et coulé: 210 morts

tuscania

NEW-YORK, 7 février. – Le ministère des affaires étrangères avise officiellement du coulage du vapeur Tuscania de la « Anchor Line », compagnie anglaise. 2179 officiers et soldats américains se trouvaient à bord.
A minuit cinq, le ministère des affaires étrangères a publié le communiqué suivant :
« Le dernier avis reçu de l’ambassade américaine à Londres au sujet du Tuscania est qu’à 11 heures du soir, le 6 février, 1923 officiers et soldats étaient saufs. »
La plupart des rescapés ont été débarqués en Irlande.
[Le vapeur Tuscania, qui avait son port d’attache à Glasgow, jaugeait de 14 348 tonneaux.]

Le torpillage
LONDRES, 7 février – Dépêche particulière du « Matin » – On a maintenant quelques détails sur le coulage du Tuscania. Son commandant était le capitaine MacLean et non pas Henderson, comme l’a dit par erreur le communiqué officiel, et son équipage se composait de 200 hommes.
On croit maintenant que le nombre des victimes dépasse 210.
Aucun avertissement n’avait été donné, aucun périscope n’avait été aperçu quand une torpille frappa le navire en pleine coque. Immédiatement après, une seconde torpille passa à tribord sans l’atteindre.
Le Tuscania donnait fortement de la bande, ce qui gêna la mise à l’eau des embarcations et fit que beaucoup d’hommes sautèrent dans la mer. La descente des canots les plus haut placés causa aussi quelques accidents.
Heureusement, l’appareil de T.S.F. était intact, on put demander du secours ; des bateaux et des destroyers arrivèrent, bientôt de divers ports irlandais.
Tous les témoignages sont d’accord pour rendre hommage à l’excellente discipline de nos amis américains et à l’ordre parfait dans lequel ils quittèrent le navire. Dans tous les ports où ils furent débarqués, ils reçurent l’hospitalité la plus large et la plus cordiale. On croit savoir que le Tuscania qui coula quatre heures seulement après avoir été torpillé, faisait partie d’un convoi dont les autres navires sont saufs. »

source: http://www.mille-sabords.com/forum/index.php?showtopic=43577

 

L’escadrille Lafayette devient  le 103rd Aero Squadron

L’escadrille « Lafayette », constituée de pilotes volontaires américains sous commandement français, devient le 103rd Aero Squadron, sous commandement américain.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-105.html

Sortie de « La vie parisienne »

vie

https://www.pinterest.fr/pin/529876712391206256/

 

Journal du vendredi 8 février 1918

Activité des deux artilleries, particulièrement vive sur le front au nord de l’Aisne, dans la région Chavignon-Pargny-Filain, sur la rive droite de la Meuse, dans le secteur Samogneux, cote 344 et sur l’Hartmannswillerkopf.
Des détachements ennemis qui tentaient d’aborder nos petits postes au nord-est de Braye-en-Laonnois et dans la région du bois Mortier ont été repoussés.
En Champagne, nous avons exécuté un coup de main heureux sur les tranchées ennemies à l’est du Téton.
En Alsace, après une violente préparation d’artillerie, les Allemands ont tenté sans résultat de pénétrer en deux points dans nos lignes, au Bannholz.
Un appareil ennemi a été abattu par le tir de notre artillerie antiaérienne.
Les Anglais ont exécuté avec succès un coup de main à l’est d’Armentières. Ils ont ramené un certain nombre de prisonniers et une mitrailleuse, en ne subissant que des pertes légères.
Sur le front italien, du Stelvio à la mer, tirs modérés d’artillerie.
Action de patrouilles de l’Adige à la Brenta. Calvisano (sud-est de Brescia), Bassano, Trévise et Mestre ont été l’objet d’attaques aériennes avec lancement de bombes.
Un dirigeable italien a jeté une tonne de projectiles au sud de Vittorio, sur un champ d’aviation.

 

1269/23 janvier 1918: un instituteur de Mourmelon-le-Petit à l’honneur

Publicité du produit Gibbs dans le Petit Provençal du 23 janvier 1918

source: http://memoires-de-guerres.var.fr/article.php?laref=2897&titre=publicite-du-produit-gibbs-dans-le-petit-provenial-du-23-janvier-1918

La prophétie du chemineau

23 janvier 1918, il est environ 15h 30, une couturière de la rue Sainte-Catherine à Yzeure voit un homme en prières à la cathédrale dans la chapelle de la Sainte-Vierge. Une heure plus tard, à la Faloterie à Yzeure, près de l’asile Sainte-Catherine, le même chemineau est assis au bord d’un fossé. Il se remarque immédiatement à cause de sa barbe poivre et sel abondante et de ses cheveux longs coiffés en petites nattes. Il porte une veste où sont accrochées des médailles. Sa carrure est athlétique.

L’homme aborde un soldat pour lui annoncer que « la guerre n’est pas finie, mais Guillaume perdra. C’est écrit au ciel. Ensuite, on l’arrêtera, Guillaume, on le jugera ou bien ses hommes le tueront ».

Son discours est très curieux car il affirme avoir la barbe du Christ, revenir de Jérusalem et se rendre à Lyon qui sera bientôt « inondé par les rivières ». Il prédit que des ténèbres avec des gaz et des fumées vont s’abattre sur la terre et qu’à la Chandeleur une catastrophe épouvantable éclatera à Moulins. Bien évidemment, ces propos sont pris pour ce qu’ils sont, c’est-à-dire ceux d’un esprit tourmenté.

Mais dans la nuit du samedi 2 au dimanche 3 février, le soir de la Chandeleur justement, l’atelier de chargement situé rue des Epoux-Contoux à Yzeure, à la limite de Moulins, explose en causant de très importants dégâts et sème la panique en ville et aux environs.

la suite sur : http://www.legrenierdemonmoulins.fr/2017/11/janvier-1918-la-prophetie-du-chemineau.html

(Marine) La Drôme saute sur une mine en rade  de Marseille

La Drôme est un navire de commerce qui fut baptisé en mars 1887 pour être affecté aux transports les plus divers. Le 23 janvier 1918, la Drôme saute sur une mine et s’échoue sur 51 mètres de fond.

Le 23 janvier 1918, le navire arrive non loin du Planier. Un sous-marin allemand, le mouilleur de mines U.C. 67 venu de sa base de l’Adriatique a « rôdé » dans la rade de Marseille. Le 23, vers 5 h 35 du matin, la Drôme ralentit, car elle a dépassé le feu du Planier. Le navire aperçoit le patrouilleur convoyeur Orb, un yacht à vapeur réquisitionné, qui l’attend. Alors que la Drôme transporte 1500 fûts de pétrole brut, la commandant du navire se montre particulièrement prudent. Malgré cela, vers 5 h 45, un choc violent se produit immédiatement suivi d’une formidable explosion à bâbord, un peu sur l’avant de la passerelle. La cale avant s’enflamme aussitôt, et en même temps, le stock de mazout explose, déchirant la chaudière, projetant des flammes sur toutes les superstructures. Le navire s’incline fortement sur bâbord, une énorme vague balaie le pont et la Drôme se couche et s’engloutit en quelques instants.

source: https://www.sub-atome.fr/sites-de-plong%C3%A9es/la-dr%C3%B4me/

_https://www.unm1882.fr/la-drome

Un instituteur de Mourmelon-le-Petit à l’honneur

Extrait du journal de la Marne du 23 janvier 1918 :
Mourmelon-le-Petit – Citation
Mr Frère, sergent major du 48ème territorial, vient d’obtenir la citation suivante à l’ordre du
régiment (croix de guerre avec étoile de bronze) :
« sous-officier parfait, d’un grand dévouement. Au front depuis le début de la campagne. A
toujours accompli les fonctions de son grade avec autant d’intelligence que de crânerie,
notamment en 1915 en Woëvre, à Pintheville, dans des circonstances particulièrement
périlleuses ».
Cet excellent et brave sous-officier était avant la guerre instituteur à Mourmelon-le-Petit.

source: http://www.mourmelonlepetit.fr/media/le_petit_mourmelon__juin_2015_v2__013915300_1144_09102015.pdf

Journal du mercredi 23 janvier 1918

En Champagne, un coup de main ennemi à l’ouest de la ferme Navarin n’a donné aucun résultat.
Dans la région d’Auberive, nos patrouilles ont ramené des prisonniers.
Sur le front britannique, des tentatives de coups de main ennemis ont échoué à l’est d’Ypres.
En Palestine, des patrouilles anglaises out effectué des opérations avec succès dans la région de la côte, faisant des prisonniers. Les aéroplanes britanniques ont renouvelé leurs raids de bombardement sur les camps ennemis et les dépôts de marchandises qui se trouvent près de la station du chemin de fer à 3 kilomètres à l’ouest de Samarie (Sebasdige).
Un aéroplane ennemi a été descendu hors de contrôle. Une machine anglaise a du atterrir dans les lignes turques, mais elle fut détruite par son pilote et l’observateur avant l’arrivée des soldats ottomans.
Dans le Hedjaz, on signale toute une série d’opérations heureuses des Arabes. Au nord de Maan, ils ont enlevé Jouf et Dorovicu, tuant 80 turcs et faisant 200 prisonniers. Un canon de campagne et deux mitrailleuses ont été capturés.
Des coups de main ont été effectués avec succès contre la voie ferrée du Hedjaz, au nord de Maan, vers Chadir el Hadj et Tell Chahm.
C’est sur des mines britanniques, à l’entrée des Dardanelles, qu’a coulé le Breslau et que s’est avarié le Goeben. Les Anglais ont fait 172 prisonniers.
Le comte Seidler, président du Consei1 autrichien, a prononcé un discours à la Chambre de Vienne. Il a refusé de promettre aux Tchèques l’indépendance de la Bohême.
Trotski déclare que les négociations de Brest-Litowsk ne peuvent aboutir, à raison des velléités impérialistes manifestées par les Austro-Allemands.
La conférence ouvrière anglaise s’est ouverte à Nottingham.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/ja18

1266/20 janvier 1918

Combat naval à l’entrée des Dardanelles

Lors d’un combat naval à l’entrée des Dardanelles, une force anglaise avarie le croiseur Goeben devenu le Sultan-Sélim et coule le croiseur Midelli, l’ancien Brelau.

source: http://home.nordnet.fr/~jdujardin/haubourdin/g18m01.htm

https://www.cairn.info/revue-guerres-mondiales-et-conflits-contemporains-2004-2-page-39.htm

http://pages14-18.mesdiscussions.net/pages1418/Forum-Pages-d-Histoire-aviation-marine/marine-1914-1918/breslau-croiseur-allemand-sujet_3866_1.htm

Persécutions contre l’Eglise Orthodoxe en URSS

L’un des premiers décrets du pouvoir soviétique fut celui du 20 janvier 1918, entérinant la séparation d’entre l’Eglise et l’Etat et confisquant à l’Eglise tous ses biens : capitaux, terres, bâtiments, églises. Conséquence de ce décret : en 1918, on ferma les institutions spirituelles pédagogiques, dont les écoles diocésaines et les églises rattachées, on supprima les formations spirituelles, l’activité scientifique religieuse et éditoriale. Conformément à ce décret, il fut interdit d’enseigner le catéchisme à l’école, ce qui provoqua le mécontentement du peuple.

source: http://www.orthomonde.fr/index.php/journal/item/49-persecution-contre-l-eglise-orthodoxe-dans-l-union-sovietique

Journal du dimanche 2O janvier 1918

Actions d’artillerie assez vives en Champagne, dans la région d’Auberive et sur la rive droite de la Meuse, au nord de Bezonvaux.
Sur le front britannique, activité d’artillerie en Artois et en Flandre.
Sur le front belge, lutte d’artillerie entre Nieuport et Dixmude.
L’artillerie de nos alliés a effectué des tirs de destruction sur des organisations défensives ennemies au sud de Dixmude.
Un avion allemand a été abattu par une batterie anti-aérienne au nord de Kyppe.
En Macédoine, actions d’artillerie réciproques dans la région de Monastir et dans la boucle de la Cerna, où nos tirs ont provoqué l’incendie d’un dépôt de munitions.
L’aviation britannique a exécuté plusieurs bombardements sur la voie ferrée de Doiran et dans la région Petric-Sérès.
Les Italiens ont refoulé des troupes autrichiennes qui les attaquaient sur la basse Piave.
Les grèves autrichiennes ont pris une très grande extension. Elles affectent spécialement les usines de guerre et visent à protester contre le rationnement alimentaire excessif et contre la prolongation de la lutte.
La Constituante russe s’est réunie et a élu président M. Tchernof, socialiste minimaliste.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/ja18

1265/19 janvier 1918

Sur le journal de la Huronne

19 janvier 1918.

Les ouvriers ne se rendent pas compte que le coût de la vie augmente au moins autant que leur salaire. Ils constatent simplement qu’ils ont plus d’argent dans les mains. Et sa facile abondance les incitant à le dépenser, ils n’en épargnent plus. Voilà la vraie différence, à ce point de vue, avec le temps de paix.

Les femmes ont d’abord sacrifié à la toilette : hauts talons, bas de soie, bijoux. À Grenelle, autour d’une usine de guerre, cinq coiffeurs posticheurs ont ouvert boutique. Vient ensuite la bonne chère : on ne se refuse ni les hauts morceaux, ni les fines victuailles, ni les vins délectables. L’été, dans les restaurants de plein air, on voit souvent deux femmes en cheveux, attablées devant une bouteille de Sauternes ou de Chambertin couchée dans son berceau d’osier. Mes amies s’en offusquent. Ah ! nous ne sommes pas près de concevoir l’équivalence des êtres… On s’indigne encore qu’un travailleur mange et boive les mêmes choses qu’un oisif.

source: https://fr.wikisource.org/wiki/Le_Journal_de_la_Huronne/La_Houille_rouge/Janvier_1918

(Marine) Naufrage du « ville de Bordeaux »

Le bateau est au large de la Sicile, à 180 milles de Marseille. Il est 11h.25, heure de Greenwich. Le matelot de veille sur la passerelle bâbord, crie « 90 une torpille ». Augustin Baule,  passager était dans la chambre de veille avec le Commandant Masson. Le bâtiment atteint  par le milieu, par le travers de la cale soute placée sous la passerelle, s’enfonça immédiatement de l’avant et si rapidement que le capitaine dût donner l’ordre d’évacuation et d’abandon presque aussitôt après l’explosion.

Augustin BAULE avec le plus grand sang-froid  veille  à l’embarquement dans les canots, il refuse de quitter le bord, avant de s’être assuré que tout le monde était parti. (L’évacuation s’était effectuée dans l’ordre le plus parfait, deux minutes après l’ordre, tout le monde était dans les canots).  Il s’est occupé auprès du Quartier Maître T.S.F. de savoir si les signaux réglementaires avaient été faits et ne s’est embarqué  dans sa baleinière, qu’après en avoir presque reçu l’ordre du Capitaine du bord, qui tenait à quitter son bâtiment le dernier.

source: http://pages14-18.mesdiscussions.net/pages1418/Forum-Pages-d-Histoire-aviation-marine/marine-1914-1918/bordeaux-compagnie-peninsulaire-sujet_359_1.htm

Jean Dubois de Gennes abat un avion

 » Ordre de la 6e Armée (30 janvier 1918) : Pilote remarquable d’audace et de sang froid. Le 19 janvier 1918 a attaqué trois avions ennemis et a abattu l’un d’entre eux (2e avion). « 

source: http://www.boisboissel.fr/histoirefamille/XX/gennes/jeandegennes.htm

Journal du samedi 19 janvier 1918

Canonnade intermittente en quelques points du front.
Nos feux ont dispersé des détachements ennemis qui tentaient d’aborder nos lignes dans la région à 1’ouest de l’Oise.
En Champagne, deux coups de main ennemis tentés sur nos petits postes de la région des Monts sont restés sans résultat. Un avion allemand a été abattu par le tir de nos canons spéciaux.
Sur le front britannique, aucun événement important à signaler.
En Macédoine, activité d’artillerie réciproque à l’ouest du Vardar et dans la boucle de la Cerna.
Dans la région du Skumbi, une reconnaissance ennemie à été repoussée après un combat à la grenade.
Canonnade et engagement d’infanterie sur le front italien. Dans les trois derniers jours, le chiffre des prisonniers faits par nos alliés est monté à 500 environ.
Mr Lloyd George a fait un nouveau discours devant les délégués de Trade-Unions, en insistant sur la nécessité d’accroître les effectifs militaires. Il a constaté que ni Kuhlmann ni Czernin n’avaient encore répondu à son précédent discours ou au message de M. Wilson.
Des troubles dus à la situation alimentaire ont en lieu à Vienne et dans plusieurs autres villes de l’Autriche.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/ja18

Accord à propos de l’internement des prisonniers en Suisse

Enfin, le 19 janvier 1918, un projet d’accord fut ratifié par la France et permit au département politique du Conseil fédéral de présenter de nouvelles propositions qui conduisirent à la signature par les belligérants d’un premier accord de Berne du 15 mars 1918 qui fut suivi d’un protocole daté du 25 avril 1918, qui traitait de la plupart des questions intéressant les prisonniers de guerre, les internés civils, le rapatriement et l’internement. Cet important document fut ratifié par la France le 8 mai 1918.

Il intéressait – pour ce qui concerne l’internement en Suisse – les militaires (sous-officiers et soldats) en captivité depuis dix-huit mois (avant le 1er novembre 1916) à la signature de l’accord et ayant atteint l’âge de 48 ans. Ces anciens prisonniers étaient à rapatrier au plus vite (les premiers rapatriements intervinrent le 17 juin 1918) ; tandis que les officiers, captifs au long cours, devaient quitter les camps et être dirigés vers la Suisse pour y être internés. La concentration des officiers français internés s’opéra très rapidement à Interlaken ; le premier convoi français et belge arriva le 29 mars 1918.

source: http://hopitauxmilitairesguerre1418.overblog.com/2014/01/la-suisse-et-l-internement-des-prisonniers-de-guerre-allies-malades-et-blesses-1914-1918.html

 

1262/16 janvier 1918

Création de l’escadrille N 159

L’escadrille N 159 voit le jour le 16 janvier 1918 sur le terrain de Malzéville, sur le front de Lorraine. Le tiers de ses 15 pilotes viennent de l’escadrille N 90 pour donner un noyau de pilotes expérimentés à la nouvelle formation commandée par le capitaine Albert Roper, lui-même issu de l’escadrille N 68. Il est à l’origine de l’insigne que se choisissent les pilotes, un poing rouge dans un cercle blanc bordé de bleu, le « poing de Ropert ».

Le front de Lorraine est assez calme et rien d’important ne se déroule dans la vie de l’escadrille qui ne remporte pas de victoire et ne déplore aucune perte dans ses premiers mois d’existence. Mais sous la pression des attaques allemandes en Champagne lancées le 26 mai 1918, la formation quitte la Lorraine deux jours plus tard pour gagner le terrain de Villeseneux, dans la Marne.

C’est là que commence le massacre face aux meilleures escadrilles allemandes équipées du nouveau Fokker D VII. A peine arrivés, les pilotes perdent leur chef, le capitaine Roper, qui est blessé au combat le 30 mai et doit être évacué. On envoie alors un nouveau chef d’escadrille, le lieutenant Jean Dehesdin, pilote expérimenté qui a déjà obtenu une victoire aérienne à l’escadrille N 89. A peine a-t-il le temps de prendre son commandement le 8 juin que trois pilotes sont perdus le lendemain face à une formation de la Jasta 11 qui fond sur une patrouille, faisant un tué (Sgt Villard) et deux blessés qui doivent être évacués. L’escadrille bouge le jour même sur le terrain de Lormaison dans l’Oise. Mais les Fokker D VII se montrent tout aussi redoutables dans ce secteur : le 11 juin, les chasseurs allemands abattent dans leurs lignes le lieutenant Dehesdin, qui est fait prisonnier, et tuent son équipier martiniquais, le Sgt Cramoisy, porté disparu.

source: http://albindenis.free.fr/Site_escadrille/escadrille159.htm

François-Marie Le Gall disparu, à bord du vapeur « Geneviève »; torpillé par un sous marin allemand

quitte Rouen le 13 Janvier 1918 à 17h00, pour Swansea, en passant par la rade du Havre, afin de rejoindre un convoi le 14 Janvier. Mauvais temps pendant tout le voyage. Le 16 Janvier 1918 à 23h, par 50°23 N et 05°20 W, naviguant en zigzags à 9 nœuds, l’équipage ressent un choc extrêmement violent, et entend une formidable explosion, tandis qu’une gerbe d’eau couvre le navire. La vapeur s’échappe de la chaufferie et de la machine par toutes les issues. « A l’évidence, dit le capitaine dans son rapport, nous venions d’être torpillés ». Il note qu’il a constaté l’absence du chauffeur Le Gall, de quart dans la chaufferie. « Il a du être tué sur le coup par l’explosion, ou brûlé par la vapeur. L’accès de la chaufferie et de la machine est impossible ».

Vingt cinq hommes, dont trois blessés peuvent évacuer le navire, mais Jean Marie Le Gall est le seul disparu de ce drame. Les embarcations de sauvetage sont recueillies le lendemain avec les rescapés par le « Regina » qui les débarque à Port-Talbot.

L’agresseur était le sous-marin allemand U 55. Lancé le 18 mars 1916, il a coulé un total de 64 navires. Il était commandé par Wilhelm Werner. Accusé de crimes de guerre, celui-ci ne fut jamais condamné comme tel, malgré les multiples atrocités sous-marines commises. Après avoir coulé des paquebots, Le « Torrington », le « Toro », le navire hôpital « Rewa » heureusement vide de blessés, et plusieurs autres, il plonge à chaque fois avec plusieurs survivants cramponnés au pont du sous marin. C’est lui aussi, qui a coulé le « Carpathia », qui s’était rendu célèbre lors du naufrage du « Titanic ».

source: http://l-amer.reseaudesassociations.fr/fr/information/48068/le-gall-francois-marie

Communication: 16 janvier 1918 : Création de la CSF 
En France, la SFR dispose d’un incontestable savoir-faire et de bons ingénieurs, mais elle reste fragile car ses capitaux sont modestes. L’Etat décide de favoriser le regroupement de plusieurs compagnies afin de créer un groupe pouvant concurrencer les compagnies internationales comme Telefunken qui saura survivre à la prochaine défaite de l’Allemagne, et surtout Marconi dont les tentacules se développent sur tous les continents. La CUTT (Compagnie Universelle de Télégraphie et de Téléphonie Sans Fil) dont le capital est partagé entre des intérêts français, allemands et anglais (via Marconi) est en séquestre depuis 1914 en raison du conflit avec l’Allemagne. Elle servira de base à la création d’une nouvelle société qui écartera les actionnaires allemands et mettra en minorité la Marconi. C’est la naissance de la Compagnie Générale de TSF (C.S.F) qui s’allie avec la SFR pour former un groupe dirigé par Emile GIRARDOT.

source: http://100ansderadio.free.fr/HistoiredelaRadio/1918.html

Journal d’un diplomate russe

16 janvier1918. Les commissaires, ayant relâché M. Diamandy, ont adressé un ultimatum au gouvernement roumain et ont enjoint à tous les soldats russes de procéder à l’arrestation du roi de Roumanie. Cette fois ils sont dans leur droit… mais je pense que l’ordre sera plus difficile à exécuter …

https://books.google.fr/books?id=vgcmDwAAQBAJ&pg=PT191&lpg=PT191&dq=16++janvier+1918&source=bl&ots=NX7limZxF_&sig=UucToN95qbKzAIUVrtGOjunlkDc&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwih1O3ukPXXAhWEh7QKHXwdDnI4ChDoAQg2MAM#v=onepage&q=16%20%20janvier%201918&f=false

Journal du mercredi 16 janvier 1918

Sur la rive droite de la Meuse, actions d’artillerie violentes sur le front Beaumont-bois des Caurières.
En Alsace, nos patrouilles ont ramené des prisonniers.
Sur le front britannique, un fort coup de main ennemi a été repoussé au nord-est d’Armentières.
Nos alliés ont pénétré dans des tranchées allemandes au nord de Lens, lancé des grenades dans les abris et ramené des prisonniers et une mitrailleuse.
Les aviateurs anglais ont exécuté en plein jour et avec le plus grand succès, un raid aérien en Allemagne. Ils avaient pris pour objectifs la gare et les usines de munitions de Carlsruhe, dans la vallée du Rhin. Une tonne et quart de projectiles a été jetée avec d’excellents résultats. Des explosions ont été observées dans le bâtiment et sur les voies de garage du grand noeud de voies ferrées du centre de la ville, dans les ateliers du chemin de fer et sur le noeud de voies ferrées de moindre importance. Les observateurs ont aperçu un très grand incendie dans les usines qui bordent la voie ferrée.
La défense anti-aérienne s’est montrée fort active. Les canons spéciaux ont tiré au-dessus des objectifs. L’escadrille britannique est rentrée tout entière sans avoir subi aucune perte.
Sur l’ensemble du front italien, actions intermittentes d’artillerie.
En Macédoine, action réciproque d’artillerie dans la région de Monastir.
Les aviations alliées ont exécuté avec succès des bombardements sur la voie ferrée de Séres à Drama et sur les établissements ennemis, dans les régions de Demir-Hissar et l’Allchar, au nord de Vetrenik.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/ja18

1261/15 janvier 1918: le premier corps expéditionnaire portugais débarque à Brest

Le premier corps expéditionnaire portugais débarque à Brest

source photo: http://www.bataille-de-la-lys.com/fr/avant_la_bataille/portugal_grande_guerre.html

Le premier contingent du CEP débarque à Brest le 2 février 1917 et rejoint le front
des Flandres où il vient renforcer le dispositif allié. Définitivement organisé le 20 avril
1917, le CEP compte 55 000 hommes.
La venue à Paris du président de la République portugaise Bernardino Machado,
en octobre 1917, consacre la reconnaissance internationale du régime républicain.
Fin novembre 1917, la France demande le détachement d’un corps d’artillerie : le
Corps d’artillerie lourde portugais (CALP). Les forces du CALP (70 officiers et 1260 soldats),
mises à disposition du commandement français, débarquent le 15 janvier 1918.
Au Portugal, le gouvernement d’Afonso Costa privilégie la direction de la guerre et
les relations internationales au détriment de la politique intérieure. Aussi, les difficultés
économiques et financières qui résultent de cet effort démesuré, auquel s’ajoute l’envoi de
troupes en Angola et au Mozambique (34 000 hommes), provoquent le mécontentement
populaire.

source: https://www.horizon14-18.eu/wa_files/portugal_201916-18.pdf

Le war song torpillé

Le « War Song », bâtiment britannique, fut torpillé et coulé par un sous-marin allemand, le 15 janvier 1918, jour de tempête dans le Raz de Sein, et jour de noce sur la petite île. Une partie de l’équipage, une vingtaine d’hommes équipés de ceinture de sauvetage, trouve place dans un canot, mais la mer est particulièrement mauvaise et les drosse sur les rochers de Porkaïg, renversant le canot et jetant les hommes à la mer. Vu leur situation, le bateau de sauvetage, l’Amiral Barrera, ne peut pas leur porter secours. De l’île, témoins du drame, les Sénans quittent la noce et organisent les secours. Une barque est mise à l’eau et se dirige à grands coups de rames à travers les lames vers les sinistrés à demi submergés. C’est alors qu’on voit un jeune Sénan de 17 ans quitter les rochers d’où il se tenait pour se jeter à l’eau, risquant de se faire déchiqueter par les écueils. Il est aussitôt suivi par un autre jeune de 18 ans. A eux deux, ils feront l’aller-retour entre les naufragés et la côte, en ramenant un, puis un autre, et encore un autre. Les jeunes mariés eux-même n’hésitent pas à entrer dans l’eau pour en retirer les Anglais épuisés. Treize membres de l’équipage du War Song seront ainsi sauvés d’une noyade certaine, et accueillis généreusement sur l’île. La mer rendit plus tard les sept corps noyés qui n’avaient pu être secourus à temps.

source: https://www.mairie-iledesein.com/a_visiter.htm

lire aussi: http://enezsun0.chez-alice.fr/Histoire/lapremiereguerremondiale.htm

Lettre de Guerre du Poilu Augustin Astruc

Le 15 janvier 1918 (9 h).
… ai travaillé toute l’après midi à coudre des boutons, marquer mon linge, j’ai fini mon étau, j’ai été
acheter quelques pommes de terre pour la popote (depuis qu’il fait froid, nous sommes moins bien ravitaillés
en légumes), j’ai lu, enfin je ne me suis pas ennuyé quand même. J’ai ensuite bien dormi jusqu’à 3 heures,
mais de 4 heures (après le sondage) jusqu’à 7 heures, j’ai bien moins reposé, et c’est Raymond qui en a été la
cause. Il était déshabillé sur son lit et ne voulait pas se coucher. Il m’a fait fâcher, à tel point qu’il m’a fallu
le gifler, alors il s’est mis à pleurer, à crier, mais n’a pas plus bougé pour cela. Impossible de le faire mettre
sous les couvertures. Finalement la colère m’a réveillé et j’avoue que j’étais presque malade.
Maintenant, je ne suis plus en colère, un petit oiseau vient de me dire que Raymond s’est couché hier
à 21 heures et a bien dormi jusqu’à ce matin. Sacré gosse, va ! Tu étais sans doute loin de te douter que ton
papa s’occupait de toi à cette heure. …

source: http://genea.beys.free.fr/gevaudan/ASTRUC%20Augustin_lettresdeGuerre_1918_et_1919_extraits.pdf

Journal du mardi 15 janvier 1918

Sur la rive gauche de la Meuse, nos feux, déclenchés avec précision, ont dispersé des détachements ennemis qui tentaient d’aborder nos lignes dans le secteur de la côte de l’Oie.
Sur le front britannique, une tentative de coup de main ennemie, effectuée au cours de la nuit à la faveur d’un violent barrage, a échoué à l’est de Monchy.
Activité de l’artillerie allemande à l’est d’Ypres et vers Messines et la Scarpe.
Un coup de main effectué avec succès par les Canadiens, au nord de Lens, leur a permis de ramener des prisonniers sans avoir subi eux-mêmes aucune perte.
Des engagements de patrouilles au cours de la nuit, a l’est de Méricourt, ont tourné en faveur de nos alliés.
Sur l’ensemble du front italien, actions d’artillerie intermittentes et de peu d’intensité. Moyenne activité des détachements de reconnaissance.
A l’est de Capo-Sile et au nord de Cortellazo, les patrouilles italiennes ont mis en fuite la garnison de petits postes ennemis, détruit des ouvrages fortifiés et pris du matériel.
A Brest-Litowsk, Kuhlmann a démasqué son jeu et refusé de prescrire l’évacuation des troupes allemandes de Lithuanie, de Courlande et de Pologne en affirmant que ces contrées s’étaient séparées de la Russie. Il attribuait ainsi aux autorités locales constituées par l’Allemagne et l’Autriche les pouvoirs qui n’appartiennent qu’aux peuples eux-mêmes.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/ja18