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1221/6 décembre 1917: L’explosion de Halifax fait près de 2.000 morts

L’explosion de Halifax (Angleterre)

Halifax_Explosion_Aftermath_LOC_2L’explosion de Halifax fut la plus importante explosion causée par l’homme qui se soit produite avant celle des bombes atomiques de la Seconde Guerre mondiale.

Le 6 décembre 1917, le Mont Blanc, navire français chargé de 2,9 kilotonnes d’explosifs, entra en collision avec le navire de secours belge Imo dans le port de Halifax. Un incendie se déclara à bord du Mont Blanc, que les pompiers locaux tentèrent en vain d’éteindre. Quand les flammes atteignirent le chargement explosif du Mont Blanc, la déflagration qui en résulta dévasta une grande partie de la ville. Le secteur de Richmond, dans la partie nord de la ville, et la région de Dartmouth, de l’autre côté du port, furent presque anéantis.

Le nombre de morts officiel fut de 1963. Il y eut en outre 9000 blessés et 6000 sans-abri.

http://www.museedelaguerre.ca/premiereguerremondiale/histoire/la-vie-au-pays-pendant-la-guerre/tragedies-du-temps-de-guerre/lexplosion-de-halifax/

lire aussi

Lire aussi: https://www.collectionscanada.gc.ca/sos/002028-4300-f.html

et http://myriamalamkan.over-blog.com/2017/11/conference-au-canada-2017-partie-2.html

une vidéo: https://www.google.fr/search?safe=active&q=halifax+explosion+video&sa=X&ved=0ahUKEwjl576tgqLXAhWD2RoKHTvlDz0Q1QIIbigC&biw=1366&bih=588

https://www.youtube.com/watch?v=L4cJBf2ECKk

Journal du 6 décembre 1917

Nos alliés ont dû, à la suite des dernières attaques allemandes devant Cambrai, rectifier leur ligne et abandonner sans combat le saillant formé par leurs positions vers Noyelles-sur-l’Escaut et le bois Bourlon. Leur mouvement de repli qui s’est accentué, jusqu’au Sud-Ouest de ces localités, a eu lieu dans la nuit du 4 au 5 décembre, sans que l’ennemi s’en rendît compte. Les travaux de campagne ont été systématiquement détruits.
Le 6 et le 7 décembre, la lutte s’est encore maintenue assez vive vers la Vacquerie.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre1917.html

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1206/21 novembre 1917: le poète écossais  Ewart Alan Mackintosh tombé au champ d’honneur en 1917

Le poète écossais  Ewart Alan Mackintosh tombé au champ d’honneur en 1917

Poète et soldat. On pense à Wilfred Owen, à Ors, évidemment. Mais la terre du Cambrésis accueille la dépouille d’un autre Britannique, maniant le fusil et la plume : le lieutenant Ewart Alan Mackintosh, tombé au combat à Cantaing-sur-l’Escaut, le 21 novembre 1917. Portrait.

Un regard clair, une moustache duveteuse posée au-dessus de lèvres minces et un visage tellement juvénil… Sur cette photo en noir et blanc datant de 1915, le lieutenant Alan Mackintosh n’a pas encore 22 ans. L’Écossais, né dans une famille aristocratique de Brighton, pose fièrement en kilt, une canne à la main, béret de côté. Encore un gamin, et pourtant, quand est pris ce cliché, il est déjà entré dans la Grande Guerre. «  Il était à Oxford, il avait 21 ans, quand tous ses copains écossais et lui sont partis à la guerre », explique Jean-Claude Lesniak, historien local auteur notamment d’un article sur Mackintosh dans la revue Cambrésis terre d’histoire. «  Il arrive à Étaples en mars 1915. » En train, il est expédié sur le front, dans la Somme. Sa carrière militaire et ses oeuvres littéraires commencent là. «  Il écrit son premier grand poème : No man’s land, souligne Jean-Claude Lesniak. Il y décrit bien ce qui se passe dans une tranchée.  » Au total, le jeune homme écrira entre 200 et 300 poèmes durant le conflit. La vie sur la ligne de combat, le quotidien, les courriers écrits à la famille… «  Mackintosh est pour moi celui qui représente le mieux, par ses poèmes, tout ce que les Poilus ont fait dans les tranchées », évoque presque avec émotion Jean-Claude Lesniak, près d’un siècle plus tard.

La suite sur le site de La Voix du Nord http://www.lavoixdunord.fr/archive/recup%3A%252Fregion%252Fcantaing-aussi-a-son-poete-soldat-tombe-au-champ-ia13b45102n1470716

(Marine) Le Mossoul torpillé

source: http://www.navires-14-18.com/fichiers/M/MOSSOUL_MM_V3.pdf

Lancé le 5 mai 1898 à Glasgow par les chantiers Barclay & Curle pour le groupe Elder-Dempster sous le nom de OLENDA. Il assure notamment la ligne Liverpool-Côte Occidentale de l’Afrique (Ghana, Nigeria) pour la British & African SN Co puis entre Halifax et les Antilles anglaises pour la Pickford & Black’s West India Line. Acheté par les Messageries en 1913 pour la ligne de la Mer Noire. Premier départ de Marseille le 2 mai 1914 pour la Méditerranée Orientale. Dès 1914 affrété par l’état pour le service postal de Madagascar. Torpillé par le sous marin U63 le 21 novembre 1917 près de Pantelleria. Il arrive à s’échouer sur l’île, mais prend feu et coule. On dénombre 4 victimes

Journal du mercredi 21 novembre 1917 à travers Le Miroir

Au nord de Saint-Quentin, nous avons aisément repoussé un coup de main ennemi sur la rive gauche du Fayet.
Sur la rive droite de la Meuse, après un intense bombardement du front Bezonvaux-bois Le Chaume, les Allemands ont attaqué nos positions au nord du bois des Caurières, sur une étendue d’un kilomètre environ. L’attaque brisée par nos feux, n’a pu aborder notre ligne avancée que sur un très faible espace. Les fractions ennemies qui avaient pu y prendre pied ont été rejetées pour la plupart par notre contre-attaque immédiate.
Les troupes britanniques ont exécuté un coup de main heureux à l’est d’Ampoux.
Elles ont effectué avec des résultats satisfaisants, une série d’opérations entre Saint-Quentin et la Scarpe. Une grande quantité de matériel et un certain nombre de prisonniers sont tombés entre leurs mains. Les opérations aériennes ont été rendues très difficiles par le temps, devenu brumeux et orageux.
Les Italiens ont repoussé quatre violentes attaques austro-allemandes et fait 300 prisonniers. Ils ont également arrêté un coup de main en Albanie.
En Macédoine, activité d’artillerie à l’ouest du Vardar, dans la boucle de la Cerna et au nord de Monastir.
Les troupes russes ont repoussé une reconnaissance ennemie dans la région des lacs.
La cavalerie anglo-égyptienne est arrivée à 19 kilomètres de Jérusalem.
L’infanterie, d’autre part, a atteint une ligne située à 24 kilomètres de la ville.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre1917.html

1161/7 octobre 1917:Football:  les Anglais ont joué la Coupe de France !

 Football:  les Anglais ont joué la Coupe de France !

Le 7 octobre 1917, alors que des milliers de soldats tombent au front, le coup d’envoi de la première Coupe de France est lancé. La guerre faisant rage, seuls 48 clubs sont inscrits (contre plus de 7 000 en 2013). Parmi eux, deux équipes anglaises : la British Aviation FC et le London County SC. Inimaginable aujourd’hui !

source: http://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/data/911/reader/reader.html#!preferred/1/package/911/pub/912/page/14

source: https://www.franceinter.fr/emissions/la-revue-de-presse/la-revue-de-presse-07-novembre-2008

Ecrite à Sapicourt (Marne) , sa lettre est censurée

« Ma Lilie chérie, Je sens en mon âme une pitié ineffable pour ces glorieux malheureux qui sont victimes de la barbarie humaine. Hélas, moi aussi, je fais partie de cette association infâme. Ma haine est si grande contre ces messieurs les assassins que je ne trouve pas d’expression assez grossière pour les dénommer. Nous vivons au jour le jour. A l’instant bien portants. Et peut-être, dans quelques minutes, morts. Ton petit homme ». Lettre écrite le 7 octobre 1917, à Sapicourt, dans la Marne. Mais elle n’est jamais arrivée… Elle a été saisie par le service de contrôle des Armées, comme la plupart des courriers dans lesquels les Poilus expliquaient trop en détails la terreur de leur quotidien. Des archives bouleversantes, déposées au Fort de Vincennes…

source: https://www.franceinter.fr/emissions/la-revue-de-presse/la-revue-de-presse-07-novembre-2008

(Marine) Un sous-marin allemand victime d’une mine

Un sous-marin allemand datant de la première Guerre mondiale, découvert au large du nord-ouest des Pays-Bas où il s’était échoué en 1917, va devenir une sépulture officielle de guerre, a annoncé mercredi la marine royale néerlandaise.

Le sous-marin, immatriculé U-106, avait été découvert en octobre 2009 en mer du Nord, au nord de l’île de Terschelling, par un navire de la marine néerlandaise, qui cartographiait des routes de navigation, a déclaré la marine dans un communiqué.

« Le navire restera où il a été découvert et deviendra une sépulture officielle de guerre« , précise le communiqué.

Long de 71,5 mètres et pesant 838 tonnes, le sous-marin était sorti en mer pour la première fois en juillet 1917. Il aurait touché une mine anglaise dans la nuit du 7 octobre 1917, après avoir perdu le contact radio.

La découverte n’avait pas été rendue publique jusqu’ici, le gouvernement allemand ayant eu besoin de temps pour retrouver et informer les proches des 41 membres de l’équipage du sous-marin.

source: https://www.rtbf.be/info/societe/detail_pays-bas-decouverte-d-un-sous-marin-allemand-de-14-18?id=5783353

Journal du dimanche 7 octobre 1917 à travers Le Miroir

Divers coups de main ennemis sur nos petits postes, dans la région d’Hurtebise-Craonne sont restés sans succès.
Sur la rive droite de la Meuse, une tentative plus sérieuse sur nos tranchées au nord-ouest de la cote 344 a donné lieu à un vif combat. Nos soldats ont rejeté un groupe d’assaillants qui avaient pris pied dans nos éléments avancés. Notre ligne est intégralement rétablie.
Nous avons réussi plusieurs incursions dans les tranchées adverses au sud de la butte de Souain, au nord-est de Faye-en-Haye et au nord-ouest de Regnéville. Nos détachements ont pénétré jusque dans les lignes de soutien, détruits de nombreux abris et ramené des prisonniers.
Activité d’artillerie intermittente sur la plus grande partie du front.
Sur le front britannique, l’artillerie allemande tonne sans discontinuer, mais aucune action d’infanterie sérieuse n’est signalée. Nos alliés ont fait échouer par leurs feux d’infanterie et de mitrailleuses une tentative de raid au sud de Hollebeke. Les Gallois ont effectué avec succès un coup de main sur la ligne ennemie au sud-est de Gouzeaucourt. Ils ont fait subir des pertes aux occupants.
Le chiffre des prisonniers capturés en deux jours par les troupes britanniques s’élève à 4446, dont 114 officiers.
L’Angleterre et les Etats-Unis ont pris des mesures importantes pour resserrer le blocus.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre17.html

1157/3 octobre 1917

Vers la dissolution du 229 ème RI

Dans la nuit du 15 au 16 septembre, le régiment est relevé par le 11e et 12e bataillons de chasseurs à pied. Après relève, il est embarqué, en camions-autos, pour gagner les cantonnements de Francheville, Dampierre-sur-Moivre et Saint-Jean-sur-Moivre. Il y demeure jusqu’au 5 octobre inclus.

Le 6 octobre, il est embarqué en camions-autos, à 13 heures, et transporté à Rembercourt-au-Pots, Marats-la-Grande et Marats-la-Petite, où il prend ses cantonnements jusqu’au 14 octobre inclus.

La 41e division, à laquelle appartient le 229e R.I., est mise à la disposition de la II armée, à partir du 6 octobre.

La guerre sous-marine

Depuis le 13 mai 1917, Lorient est aussi la base nationale des bateaux-piège anti sous-marins, dits « bâtiments U ». Lorient assure le ravitaillement, le repos des équipages et les changements de camouflage.  Ces bateaux-pièges naviguent dans le golfe de Gascogne et dans la Manche comme des cargos ordinaires, camouflant leur armement. Ils sont chargés de rechercher et de détruire les sous-marins ennemis. Le 3 octobre 1917, le Président de la République profite d’une visite officielle à Lorient pour décorer, en toute discrétion, l’équipage du « Marguerite VI », le premier bateau-piège de la guerre 14-18. D’autres navires sont construits à Nantes sous les noms de MegJeanne et GenevièveMichel-et-René, et finis d’être armés à Lorient.

source: http://archives.lorient.fr/comptoir-des-historiques/1914-1918/des-faits/laviation-et-la-marine/la-guerre-sous-marine/

 Le Guide du permissionnaire est gratuit

Les poilus en permission peuvent retrouver un semblant de normalité. Une réintégration que souhaite faciliter le Guide écrit par le général Pétain et que Le Figaro nous présente le 3 octobre 1917.

«Le Guide du permissionaire. Ne souriez pas. C’est le général Pétain en personne qui vient de le faire éditer à 3. 000 000 d’exemplaires. Un joli tirage pour une première édition.

Le Guide renseigne les poilus sur les ressources qu’ils trouveront à leur disposition dans les gares où ils peuvent avoir à séjourner bureaux de renseignements, dortoirs, cantines, postes de secours sanitaires, salles de repos, douches, coiffeurs, télégraphie, distractions, etc.

 En même temps sont édités sous la même initiative des indicateurs simplifiés avec carte. Mais l’indicateur coûte 20 centimes, tandis que le guide est gratuit.» écrit Le Figaro du 3 octobre 1917.

Journal du mercredi 3 octobre 1917 à travers Le Miroir

Activité marquée des deux artilleries sur le front de l’Aisne, notamment dans le secteur de Craonne. Deux coups de main ennemis, l’un au nord de Braye-en-Laonnois, l’autre dans la région d’Ailles, sont restés sans résultat.
Dans la région au nord-ouest de Reims, notre artillerie a dispersé des rassemblements ennemis.
Sur la rive droite de la Meuse, la lutte d’artillerie a pris un caractère de grande ampleur pendant la nuit, depuis Samogneux jusqu’à Bezonvaux. Les Allemands ont, à deux reprises, attaqué nos tranchées dans le secteur de Beaumont. Nos feux ont, chaque fois, arrêté les assaillants en leur infligeant des pertes sensibles.
Des avions allemands ont attaqué de nouveau la ville de Dunkerque; le bombardement a causé de sérieux dégâts matériels. On signale de nombreuses victimes parmi la population civile.
En représailles, nos aviateurs ont jeté des bombes sur Stuttgart, Trèves, Coblentz et Francfort-sur-le-Mein.
2120 kilos d’explosifs ont été jetés sur les dépôts de Roulers, 6000 sur les gares de Metz-Sud, Woippy, Thionville, l’aérodrome de Chambley, etc.
Les Allemands ont tenté avec des troupes fraîches cinq attaques successives sur la partie du front britannique comprise entre la route Ypres-Reims et le bois du Polygone. Une sixième n’a pas été plus heureuse, et l’ennemi a subi à chaque fois des pertes considérables.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre17.html

 La carte postale du jour

http://data.abuledu.org/URI/543bd802

1150/26 septembre 1917 : une attaque par gaz dans les mines de Béthune

La guerre finira en… juin 1918

Les prophéties qui fleurissent un peu partout dans la presse, comme ici dans Le Figaro du 26 septembre 1917, sont le reflet d’un espoir permanent d’une prochaine victoire de la France.

«Un journal occultiste très sérieux, Psychic-Magazine nous annonce, sous la signature de M. “E. C., ancien polytechnicien”, une paix prochaine. Le signataire de cet article a cru pouvoir établir les pronostics suivants, en se basant tant sur la vision d’un sujet en état de somnambulisme que sur des déductions astrologiques:

21 septembre 1917 – Offensives heureuses pour nous. (La récente victoire des Anglais lui donne raison pour cette prophétie).

 5 octobre 1917 – Puissantes et heureuses actions des Alliés.

9 novembre 1917 – Ralentissement et presque arrêt des actions.

16 novembre – Fin des hostilités.

La paix définitive serait signée en juin prochain. Nous verrons bien.» écrit Le Figaro du 26 septembre 1917.

source:

http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/09/26/26002-20140926ARTFIG00262-26-septembre-1917-la-guerre-finira-en8230-juin-1918.php

Le duc de Connaught décore un zouave aux Invalides

 Le duc de Connaught décore un zouave [aux Invalides, 26 septembre 1917] : photographie de presse Agence Rol.

Avion allemand abattu près de Hoéville

Avion allemand abattu près de Hoéville le 26 septembre 1917

(Marine) Le Jacqueline coulé par les Allemands

Quatre-mâts de la Cie A.D. Bordes.
Torpillé le 25 septembre 1917 par le sous-marin U-101 (KL Karl Koopmann).
GPS :46°21N et 09°44W

source: http://www.genealogie22.com/guerre-14-18/index.php?title=Jacqueline

Le Martiniquais Pierre Réjon pilote de chasse

Pierre Réjon est né, comme son ami Guibert Jean-Marie, en 1895 à La Trinité (Martinique). Alors qu’il avait été admis comme élève ingénieur à l’École des Arts et Métiers à Paris et qu’il venait de fêter ses 19 ans, il s’est engagé le 22 août 1914 au 33e régiment d’infanterie.

En juillet 1917, il devient élève pilote, dans le sillage de l’Afro-Américain Eugene Bullard, (breveté en mai 1917) et de son compatriote martiniquais André Parsemain.Sans oublier, dans le camp d’en face, le Turc Ahmet Ali Celikten.

Pierre Réjon est breveté à son tour le 26 septembre 1917 à Istres, devenant ainsi l’un des quatre premiers pilotes militaires afro-descendants de l’histoire.

Stagiaire à Avord, près de Bourges (Cher) en octobre-novembre 1917, il devient pilote de chasse fin décembre 1917.

source: http://www.une-autre-histoire.org/pierre-rejon-biographie/

Une attaque par gaz dans les mines de Béthune

Tunneller australien équipé d’un respirateur. On remarque également la cage à canari, utilisé pour la detection des gaz dans les travaux souterrains. Photo prise à Hulluch en janvier 1918. Collection de l’Australian War Museum.

Durant la nuit du 25 au 26 septembre 1917, alors que 2 téléphonistes anglais étaient envoyés dans la mine afin de réparer les lignes téléphoniques endommagées par les travaux français, les allemands se mirent à bombarder le puits N°9 d’abord avec des obus classiques puis à l’yperite. Les mineurs français reçurent l’ordre de remonter.
Vers minuit, le 38e régiment de pionniers allemand déversa environ 8 tonnes de chloropicrine, un suffocant utilisé depuis avril 17, dans la fosse N°8 (pour une description de ce gaz on se reportera à l’excellent site dédié à la guerre des gaz).
Les systèmes de ventilation, si précieux aux mineurs afin de renouveler l’air au fond des concessions, vont ici se révéler mortels : moins de 4 heures sont nécessaires au gaz afin de parcourir les 6 km séparant les fosses 8 et 9, et atteindre également le puits de la fosse N°12.

source: http://souterrains.vestiges.free.fr/spip.php?article46

lire aussi http://mineurdefond.fr/articles.php?lng=fr&pg=914&mnuid=442&tconfig=0

 

Les ouvrières tourangelles en grève

Une nouvelle grève éclate le 26 septembre 1917. Les ouvrières réclament des augmentations de salaire. Ce jour-là :

« 40 ou 50 femmes, débauchées de l’atelier militaire du quai de la Poissonnerie, sont venues à 11 heures, manifester sur la place Velpeau, espérant entraîner dans leur mouvement de grève, les ouvrières du magasin régional (…). »

Le même jour, un deuxième rapport de police signale :

« Un commencement de grève a eu lieu à la Maison Leffressine, quai de la Poissonnerie, où l’autorité militaire occupe 250 femmes à la réparation d’effets. Ce matin vers 10 heures, une certaine effervescence a régné dans le personnel, et l’autorité militaire a renvoyé tout le monde. Ce soir il y a 45 grévistes : 33 mécaniciennes et 12 manutentionnaires  ».

Le soir même, une réunion est organisée à la bourse du travail, à laquelle assistent 350 femmes.

«  Ils ont décidé qu’une délégation se rendrait auprès de l’Intendant général, lui soumettrait les revendications et exigerait une réforme pour vendredi [soit deux jours après la réunion] ou samedi au plus tard, et que si cette réforme ne leur donnait pas satisfaction, tous les ateliers seraient en grève le lundi matin »

https://larotative.info/1917-1918-les-ouvrieres-1886.html

 

Journal du mercredi 26 septembre 1917 à travers Le Miroir

Une lutte d’artillerie très vive se maintient dans les régions d’Hurtebise et de Craonne et sur la rive droite de la Meuse, dans le secteur du bois de Chaume. Sur ce dernier point, l’ennemi a renouvelé ses tentatives pour pénétrer dans nos tranchées. Malgré un emploi intensif de lance-flammes, il a été repoussé avec de lourdes pertes sans obtenir aucun avantage.
Nos avions ont effectué diverses opérations de bombardement : 10000 kilos de projectiles ont été jetés au cours de ces opérations, notamment sur les gares de Cambrai, Luxembourg, Longuyon, Brieulle. Plusieurs incendies ont éclaté dans les bâtiments bombardés.
Nos alliés britanniques ont exécuté avec succès un coup de main à l’est d’Epehy : ils ont fait un certain nombre de prisonniers. L’ennemi qui tentait d’enlever un poste avancé au nord-est de Lens, a été rejeté à la suite d’un combat à la grenade.
Activité d’artillerie aux alentours d’Ypres.
Au petit jour, et grâce à un épais brouillard, l’ennemi a lancé une forte contre-attaque à la hauteur de Towerhamlet et du bois du Polygone. Il a été repoussé sur la plus grande étendue de ce front, mais en deux points, au nord de la route Ypres-Menin au au sud du bois du Polygone. Il a réussi à pénétrer dans les tranchées. Il a été ensuite rejeté des positions qu’il avait occupées. Nos alliés ont rétabli tout leur front.
Les Italiens ont brisé une offensive autrichienne au Monte Nero et d’autres attaques à l’est de Gorizia.
Les Russes ont arrêté une attaque allemande en Livonie et réussi un coup de main sur le front roumain.
Dans une note complémentaire au Vatican, l’Allemagne promet de reconnaître l’indépendance de la Belgique sous des conditions qui lui donneraient un pouvoir de tutelle sur ce pays. On considère toutefois que ce premier pas a coûté au Kaiser.
Guynemer est déclaré disparu.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre17.html

1123/30 août 1917

Aviation: énorme contrat entre la France et les Eats-Unis

Le 30 août 1917, un contrat portant sur une commande de 2 000 avions de chasse SPAD et Nieuport, 1 500 appareils de bombardement et d’observation Breguet 14 et 8 500 moteurs est signé entre Daniel Vincent, sous-secrétaire d’État à l’Aéronautique et le général Pershing 28. Les Américains s’engagent à fournir les matières premières nécessaires à la réalisation de cet énorme processus industriel, tout en dépêchant en France 1 000 machines-outils, 10 000 mécaniciens et 10 000 conducteurs. Ces derniers permettront de remplacer un nombre équivalent de spécialistes français, lesquels pourront dès lors être transférés dans les usines d’aviation afin d’y travailler au programme de l’Air Service.

source: https://rha.revues.org/2483

(Marine) Le paquebot natal coulé: 105 morts

Lancé le 3 juillet 1881 à La Ciotat. Aîné d’une série de 7 navires identiques, Premier départ de Marseille vers l’Extrême orient le 5 février 1882. Après 3 voyages sur la ligne d’Australie, il est affecté en 1884 sur la ligne de Chine jusqu’en 1897. Le 1er novembre 1889, il subit un très violent typhon en mer de Chine entre Hong kong et Saigon, qui provoque de gros dégâts et met le navire en danger. En 1897-98, il reste sur les lignes de Méditerranée Orientale, puis est affecté à l’Océan Indien jusqu’en 1914. Il est peint en blanc de 1895 à 1905. En 1900, participe comme transport de troupes à l’Expédition des boxers.

Pendant la 1ère guerre mondiale, assure de nombreux transports de troupes. Il participe au débarquement des Dardanelles, puis en 1916 à l’évacuation de l’armée serbe de Corfou à Salonique. Le 16 octobre 1915, embarque à Bizerte la 13ème cie Bis du 17ème escadron du Train, arrivée à Salonique le 21 octobre. Le 10 novembre 1915, il embaque à Marseille le 3ème escadron du 4ème régiment de Chasseurs d’Afrique, arrivée à Salonique le 19 novembre . Il est coulé par abordage avec le MALGACHE le 30 août 1917, faisant 105 victimes, dont le commandant. Son épave repose par 127 mètres de fond au large du phare de Planier dans la rade de Marseille par 43°05.59’N / 05°17.39’E . Elle vient d’être redécouverte et explorée par une équipe de plongeurs spécialisés dans les grandes profondeurs.

source: http://www.messageries-maritimes.org/natal.htm

 

à lire aussi http://www.cassis-forum.com/gabian/Vieux/LE_PROTEE.doc et http://matostek.over-blog.com/.

Parution de la Baïonnette

source: http://labaionnette.free.fr/1917/b113.htm

Journal du jeudi 30 août 1917 à travers Le Miroir

Lutte d’artillerie intermittente sur le front de l’Aisne.
Nos tirs ont fait exploser un dépôt de munitions dans la région de Courtecon.
Sur le front de Verdun, canonnade assez violente dans le secteur Avocourt-cote 304. Nous avons repoussé les reconnaisances ennemies qui tentaient d’aborder nos lignes au nord du bois des Caurières. Le chiffre des prisonniers valides que nous avons faits dans la région de Beaumont depuis le 26 août, s’élève à 1470, dont 37 officiers.
Sur le front belge, grande activité de patrouilles. Nos alliés ont dispersé un détachement ennemi et ramené des prisonniers.
Les Anglais ont opéré avec succès des coups de main au nord-est de Gouzeaucourt et au sud-ouest d’Hulluch. Ils ont fait des prisonniers. Ils ont enlevé au sud-est de Langemarck un point d’appui qui était resté au mains de l’ennemi.
Les Italiens ont fait un millier de prisonniers à l’est de Gorizia et progressé sur le plateau de Bainsizza. On annonce la disgrâce du général von Arz, qui commandait sur ce front.
Une division russe a reculé presque sans combattre en Moldavie.
Le président Wilson, répondant à la note papale, dit qu’on ne saurait négocier avec le gouvernement allemand actuel.

 

1115/22 août 1917

Journal du mercredi 22 août 1917

Assez grande activité des deux artilleries dans la région au nord de Vauxaillon et sur les plateaux de Cerny et de Craonne.
En Champagne, nos tirs de destruction sur les organisations allemandes du secteur de Saint-Hilaire ont provoqué l’explosion de réservoirs à gaz : nos reconnaissances ont trouvé peu après les tranchées ennemies évacuées et pleines de cadavres.
Sur le front de Verdun, la bataille a continué sur plusieurs points et s’est déroulée partout à notre avantage. Sur la rive gauche, nos troupes ont enlevé la côte de l’Oie, que nous occupons en entier, ainsi que le village de Régnéville. Sur la rive droite, au cours d’un attaque brillamment conduite, nous avons conquis Samogneux et tout un système de tranchées fortifié qui relie ce village aux organisations de la côte 344. Les contre-attaques déclenchées par les Allemands ont été repoussées par nos feux. Nous avons fait de nouveaux prisonniers qui n’ont pu être encore dénombrés.
Dans les Vosges, un coup de main ennemi sur nos petits postes de l’Hartmannswillerkopf n’a pas donné de résultat.
Les Anglais ont continué leur encerclement de Lens à l’ouest et au nord-ouest.
Les Italiens ont porté à 10400 le nombre de leurs prisonniers sur le Carso.
Les Russo-Roumains, après avoir subi un recul en Moldavie, ont repris l’offensive et regagné du terrain.
Le chancelier allemand Michaëlis a fait une déclaration devant la commission principale du Reichstag. Il a rendu hommage à l’initiative du Saint-Siège, tout en réservant sa réponse sur le fond; il a avoué que l’accord initial n’est pas établi là-dessus entre l’Allemagne et ses alliés.
Mr Venizelos songe à constituer une haute Cour pour juger les hommes politiques qui ont trahi la cause grecque depuis 1914 et dont le Livre Blanc signale les actes déshonorants.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout17.html

Protestation contre la guerre à Turin

Le 22 août 1917, à Turin (Italie) lors d’une manifestation de protestation contre la guerre et ses conséquences (le manque de vivres), une foule composée en majorité de femmes s’attaque à des magazins. La police intervient en tirant sur les manifestant(e)s, ce qui provoque des morts et des blessés. Dès le lendemain, la grève est générale à Turin, la première barricade est élevée tandis que la police occupe la Bourse du travail.
Le 24 août, l’état de siège est proclamé, mais les affrontements se poursuivront jusqu’au 26 août. Une église sera investie par la foule et la grande quantité de vivres qui se trouvait entreposée dans le couvent sera distribuée aux nécessiteux. Les anarchistes ont pris une part active à ces d’émeutes et notamment le compagnon Anselmo Acutis. Ces événements « fatti di Torino » se caractérisent par une féroce répression policière qui causera la mort de centaines de personnes.

source: https://www.facebook.com/enrage.e.s.org/posts/303386023166823

(Marine) Le paquebot Golo II coulé

Golo II : du nom d’une rivière corse,  petit paquebot de la compagnie Fraissinet, transformé en transport de troupes pendant la guerre 14-18. Construit à Newcastle en 1905. Longueur 80 mètres… 257 personnes se trouvaient à bord lorsqu’il a été torpillé non loin de Corfou par le sous-marin allemand UC22, le 22 août 1917. On rapporte que 37 « marins militaires » et un officier serbe ont péri dans son naufrage et que 4 officiers serbes ont été faits prisonniers par le sous-marin. Les rescapés ont été débarqués à Corfou.
Parmi les disparus se trouvait Jean Marie Boustouler de Ploujean (29), jeune quartier-maître timonier sur la « Hallebarde », contre-torpilleur de 300 t, assurant des escortes de sous-marins en Méditerranée centrale et en Adriatique.

source: http://pages14-18.mesdiscussions.net/pages1418/Forum-Pages-d-Histoire-aviation-marine/marine-1914-1918/golo-croiseur-auxiliaire-sujet_280_1.htm

La bataille de la côte 170 (Loos) suite

Prévu à l’aube du 21 août 1917, l’assaut canadien fut contrarié par un tir de l’artillerie allemande et un assaut à la baïonnette de la 4è division allemande de la Garde.

Leurs communications mises à mal par les tirs d’artillerie ennemi et leurs positions de départ malmenées par l’assaut adverse, les Canadiens ne purent se coordonner pour lancer l’assaut prévu.  La progression canadienne, contrée par les mitrailleuses allemandes, fut mesurée et, au final, le résultat fut très mitigé.
Un nouvel assaut, lancé le 22 août, échoua en raison d’une mauvaise communication des ordres.  Les effectifs canadiens lancés à l’assaut du terril du Vert-Crassier furent anéantis et la majorité des hommes furent tués, blessés ou capturés.

Les mois de septembre et octobre furent relativement calmes, les Canadiens n’ayant plus les ressources suffisantes que pour aller de l’avant.
De leur côté, les Allemands ne tentèrent plus de reprendre les positions perdues devant Lens, préférant envoyer des effectifs livrer bataille à Passendale.

Au final, la bataille de la côte 70 se termina par une victoire tactique des Canadiens.  Ils n’étaient pas parvenus à capturer la ville de Lens mais avaient réussi à éloigner des effectifs allemands du secteur de Passendale.
Currie se montra pour sa part un commandant compétent et novateur.
La bataille avait coûté entre  20 000 et 25 000 hommes aux Allemands contre 9 000 aux Canadiens.
Aujourd’hui, occultée par la bataille, plus connue, de Passendale et par la bataille de la crête de Vimy, où s’illustrèrent les Canadiens, la bataille de la côte 70 est largement oubliée, même au Canada.
En savoir plus sur http://bataillescelebres.hebergratuit.net/cote70/index.html?i=1#TRQawrW8FmRff1Tu.99