Archives du mot-clé marine

1572/21 novembre 1918: Strasbourg: la statue de Guillaume II renversée

Pétain nommé Maréchal de France

Le général Philippe Pétain est élevé à la dignité de maréchal de France par décret du 21 novembre 1918. Il reçoit à Metz son bâton de maréchal, le 8 décembre de la même année.

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000321614

David Beatty désigné pour recevoir la reddition de la flotte allemande

David Beatty (1871‒1936) succéda à John Jellicoe au commandement de la Grand Fleet britannique en novembre 1916. La plus grande contribution de Beatty à l’effort de guerre britannique fut sans doute sa gestion de la participation de la Royal Navy lors de l’armistice, le 11 novembre 1918. Les Alliés demandèrent que la flotte allemande soit transmise aux Britanniques à l’estuaire de Firth of Forth, et que la totalité des forces sous-marines allemandes soit également remise aux Alliés. Le 21 novembre 1918, Beatty reçut la reddition de toute la Hochseeflotte. Cette opération est considérée comme la plus grande rencontre de navires de guerre de l’histoire. Cette photographie est extraite de Guerre des nations, compilation de 1 398 images réalisées par héliogravure accompagnées de courtes légendes descriptives portant sur la Première Guerre mondiale et ses conséquences immédiates.

https://www.wdl.org/fr/item/19319/

Strasbourg: la statue de Guillaume II renversée

Référence : SPA 48 IS 1757 Strasbourg, Bas-Rhin. Sur l’ancienne place impériale, la statue équestre de Guillaume 1er est renversée et démantelée par la population. 21 novembre 1918. Photographe : Bressolles/© ECPAD

http://centenaire.org/sites/default/files/references-files/67-bas-rhin.pdf

Strasbourg.- Les Statues des trois Empereurs, de la façade de l’Hôtel des Postes, ont été décapitées dans la nuit du 20 au 21 Novembre 1918

source: http://www.numistral.fr/ark:/12148/btv1b102223856.item

Les Américains entrent au Luxembourg

Les Américains à Luxembourg. Sur le balcon du Palais, aux cotés de la grande-duchesse régnante, Marie, le général Pershing et le major général Dickman, (5ème en partant de la gauche), commandant la 3e armée américaine. Source : l’album de la guerre 1914-1919. © L’illustration

Le général Pétain avait préparé une grande offensive en Lorraine, prévue pour le 14 novembre 1918, et qui devait mener les troupes franco-américaines jusqu’en Allemagne. Mais elle est abandonnée car, contre son avis et celui du général Pershing qui souhaitaient que la signature de l’armistice n’intervienne pas avant que l’ennemi ne soit rejeté au-delà du Rhin, le général Foch et Clemenceau acceptent la demande allemande et signent l’armistice, le 11 novembre.

source: http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/1918-les-americains-au-combat

 

Le 21 novembre, les Américains entrent à Luxembourg, capitale libérée du Grand-Duché, puis pénètrent en Rhénanie, le 23. Par la vallée de la Moselle, ils atteignent le Rhin et Coblence, le 9 décembre.

Journal du jeudi 21 novembre 1918

Suite de la marche en avant. Les prisonniers libérés continuent à rejoindre nos lignes.
En Belgique, nous avons atteint Bourseigne, Vieille-Reenne.
En Lorraine, tandis qu’un détachement poussait sur notre gauche jusqu’à Sarralbe, nos avant-gardes s’établissaient sur le front Kerberg – Hommarting – Saverne – Allenvilliers – Hagen.
L‘entrée de nos troupes à Saverne, sous le commandement du général Gerard, s’est effectuée avec un grand enthousiasme. Le maréchal Pétain, commandant en chef des armées françaises, a fait son entrée solennelle dans la ville de Metz, à la tête des troupes de la 10e armée, commandée, en l’absence du général Mangin, victime d’un accident de cheval, par le général Leconte. Toute la population, d’un élan unanime, s’était portée au devant de nos troupes, qu’elle a longuement acclamées. Même accueil émouvant a été réservé à nos soldats dans Colmar.
Les Américains ont atteint la ligne générale : Etalle-Saint-Léger -Longwy – Audun-le-Roman- Briey.
Les Belges ont atteint la ligne Daesrode (est de Termonde), Alost. Une brigade de cavalerie et de carabiniers bicyclistes a été poussée sur Bruxelles et un régiment de cavalerie a été envoyé à Malines. Des dépôts de munitions ont sauté à Bruxelles aux gares du Nord, du Midi et de Schaerbeck, mettant le feu à ces dernières. M. Max, le bourgmestre bruxellois, revenu d’Allemagne, a fait son entrée à l’hôtel de ville.
L‘hetman Skoropatski a été renversé en Ukraine.
Les pertes anglaises de la guerre, d’après les déclarations du représentant du War Office se sont élevées à 650.000 morts et 2.032.000 blessés.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre18.html

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1571/20 novembre 1918

Parution du canard enchaîné

source: http://centenaire.org/fr/tresors-darchives/fonds-prives/archives/le-canard-enchaine-pendant-la-premiere-guerre-mondiale

Reddition des navires de guerre allemands

Reddition des navires de guerre allemands [20 novembre 1918 à Harwich] : [photographie de presse] / [Agence Rol]

source: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53005799b.item

L’usure des effectifs français en octobre-novembre 1918

Lorsqu’on examine les « historiques » divers des combats de l’automne 1918, on y lit souvent que les compagnies d’infanterie allemandes étaient souvent réduites à 50 ou 80 hommes du fait de l’usure des effectifs et de l’importance des pertes subies depuis le printemps 1918.
Mais il est tout aussi intéressant d’examiner ce qu’il en est dans les Armées alliées à cette période de la guerre.

-l’Armée américaine est à gros effectifs avec des Divisions comptant plus du double d’hommes que les nôtres, de surcroît, des centaines de milliers d’hommes et de divisions entières ne verront jamais le front et rentreront aux U.S.A sans avoir été engagées.

-l’Armée anglaise souffre de l’usure des effectifs, surtout à partir de la fin de l’été 1918.

-l’Armée française, pour sa part, a les plus grandes difficultés à maintenir ses effectifs à la dotation théorique et les Divisions « d’attaque » ont particulièrement souffert depuis mai 1918. En effet, il y a bien, n’en déplaise aux partisans des thèses du parfait « égalitarisme » des unités de l’Armée françaises, des Divisions d’attaque et…les autres.
Il suffit d’étudier la situation des effectifs de quelques Divisions de ce type pour se faire une idée de l’extraordinaire usure de ces belles divisions, surtout lorsqu’elles ont été employées par des chefs « offensifs », symbolisés par le général Mangin et quelques autres: voir à ce sujet les pertes et l’état des effectifs des 1ère et 2ème Divisions Marocaines, des 37e et 38e Divisions ou des Divisions »bleues », 46e et 47e Divisions, dont l’infanterie est composée de Bataillons de Chasseurs.

Ces difficultés de maintien des effectifs, associées à l’extraordinaire usure du matériel d’artillerie, expliquent mieux la relative lenteur de l’avance des Armées alliées malgré des succès offensifs importants.
Ainsi, au sein de la 46e Division d’Infanterie, les pertes ont atteint plus de 7000 hommes pour la seule période de mai à octobre 1918. Cette grande unité, ayant relativement peu souffert en 1917, notamment du fait d’avoir été maintenue en réserve en avril dans le but d’exploiter un éventuel succès, a par contre été employée dans de nombreuses offensives à partir de mai 1918 en Belgique, en Champagne, à l’offensive du 8 août en Picardie, dans la bataille de Saint-Quentin puis de l’avance en direction de la Belgique.
Dans ces conditions, les Bataillons de Chasseurs ont beaucoup souffert. Les pertes de l’artillerie sont beaucoup plus rarement évoquées.
Pour illustrer la rapidité de l’usure des unités d’artillerie de campagne, je joins un extrait du rapport établi le 20 novembre 1918 par le colonel Verguin, commandant de l’A.D 46. En deux pages, s’appuyant sur les rapports des commandants de batterie, cet officier dresse un tableau impressionnant de l’état de l’artillerie de campagne de la 46e Division dans les tous derniers jours de la campagne. Un chapitre de ce rapport, intitulé « Usure des effectifs par l’ypérite », illustre la situation des batteries du 227e R.A.C chargées d’appuyer l’infanterie dans la phase de poursuite de l’ennemi en cours de repli vers la Meuse belge.
Ce cours chapitre résume bien l’état réel des troupes françaises en fin de guerre:

la suite sur https://forum.pages14-18.com/viewtopic.php?t=12146

Journal du mercredi 20 novembre 1918

Nos troupes ont continué leur marche en avant, accueillies avec un enthousiasme croissant par les populations. L’ennemi a abandonné un énorme matériel : locomotives, wagons, parcs d’automobiles, magasins de toutes sortes. Des milliers de prisonniers français, anglais, russes, italiens rentrent dans nos lignes dans un état de misère indescriptible.
En Belgique, nous dépassons la voie de Beauraing, à Florenville.
Plus à l’est, nous avons atteint la ligne Offagne-Bertaux-Straimont-Jamoigne, au sud de Neufchâteau. En Lorraine, nous occupons Sainte-Marie-aux-Mines, la rive sud de la Nied allemande, Créhange, sur la route de Saint-Avold et nous bordons la haute Sarre, en amont de Fenestrange. Nos troupes ont fait leur entrée solennelle dans Sarrebourg, ainsi qu’à Dieuze et à Morhange.
En Alsace, nous avons franchi le col de Saverne, et installé nos avant-gardes aux postes de Wasselonne et de Neufeld. Plus au sud, nous sommes à proximité du Rhin, depuis le nord de Neuf-Brisach jusqu’à là frontière suisse.
Les 2e et 4e armées anglaises ont poursuivi leur marche et atteint la ligne générale Florennes-Charleroi-Seneffe-Hal.
La 3e armée américaine a traversé la frontière belge et occupé Virton. Elle a atteint Etalle et Saint-Léger. Entre Chiers et Moselle, elle a dépassé Spincourt et le système de voies ferrées entre Longuyon et Conflans. Elle est entrée dans Longwy. Plus au sud, elle a occupé Audun-le-Roman et la ville de Briey.
On annonce que M. Wilson partira des Etats-Unis pour la France après le 12 décembre.
L’armée de Mackensen a été désarmée en Hongrie.
On prétend que Guillaume II aurait réellement abdiqué et, d’autre part, qu’il voudrait rentrer en Allemagne.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre18.html

294/journal de la grande guerre: 25 mai 1915

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Aujourd’hui, bombardement. A 21h 1/2, par une nuit très claire, j’entends voler un éeroplane et à 22 heures, il laisse tomber quelques bombes, du côté du canal, de la porte de Paris, de la Place Clovis.

Les bâillons pour lutter contre les gaz  peu performants

Le saillant d’Ypres est à nouveau victime d’attaques allemandes par vagues de chlore ; quatre au début du mois de mai et une particulièrement importante dans la nuit du 23 au 24 mai. Les bâillons distribués depuis peu s’y montrèrent peu performant. On déplora de nombreuses victimes. Le 23 mai, le général en chef, dans une lettre adressée au ministre de la Guerre, demande d’augmenter leur taille et de changer la matière les constituant pour les rendre plus performant. André Kling, chargé de mener au front les études relatives à la guerre des gaz, adresse également un rapport au ministre de la Guerre le 25 mai 1915, qui reprend les mêmes conclusion. Ainsi, le 27 mai, il est décidé de modifier les engins de protection. Leur tailles est augmentée à la dimension de 13cm par 25. Pour assurer une meilleure filtration de l’air au travers, on garnit le nouvel engin d’étoupe à défaut de toute autre substance, et on l’appel désormais compresse. La fabrication du nouveau type d’appareil est immédiatement lancée ; ils se substitueront progressivement aux bâillons à partir du milieu du mois de juin 1915. Il subsiste cependant de nombreux défauts aux nouvelles compresses.

http://www.guerredesgaz.fr/Protection/Lesmasques/France/Premiers/Compresses/compresses.htm

Poème: à ceux de l’Argonne

Poême signé de Marthe B. paru dans le journal de tranchée « Rigolboche » n°11, le 25 mai 1915

O vous les combattants de la forêt guerrière,

Si les ordres du chef doivent être obéis

Quand il vous interdit un regard en arrière

Ecoutez cependant la clameur du pays.

Nous sommes vos femmes, vos mères

Applaudissant à vos exploits

Et, pour en être solidaires,

Nous vous crions, Fils des Gaulois

Nos redoutez pas nos étreintes,

Car nos bras d’un geste fervent

Vous excitant aux luttes saintes,

Nos bras sont tendus en avant

Vers les guérets et les frontières

Souillés par les envahisseurs,

Par les lâches incendiaires

Qui martyrisèrent nos sœurs…

………………………………………………

Dans chaque foyer, vide et morne

Depuis que l’époux est parti,

Notre rêve d’amour se borne

Au sacrifice consenti.

Chaque maman parle du père ;

Pour qu’il revienne triomphant

Elle joint en une prière

Les mains de son petit enfant…

……………………………………………….

Et le soir, ayant fait très simplement nos tâches,

Des lettres de l’absent, nous ouvrons le coffret.

Parfois un pleur aux cils nous fait paraitre lâches,

Mais c’est un pleur d’orgueil et non pas de regret.

Oh ! ces lettres de guerre, ces lettres de gloire

Où jamais ne parait une trace d’ennui !

Comme vous attendez fermement la victoire !

Comme nous y croyons avec vous aujourd’hui !

Marthe B

http://argonne1418.com/category/poemes/

Marine: le Dupleix devant Bodrum

Le 25 mai 1915, le Dupleix se présente avec le destroyer anglais Kennet devant Boudroum, où l’on croit que les Turcs ont préparé un approvisionnement de pétrole pour sous-marins, et demande à visiter les goélettes mouillées dans le port. Les autorités lui promettent une réponse pour le lendemain ; plein de confiance dans leurs bonnes dispositions, il revient, seul, le 26 mai ; la baleinière qu’il envoie à terre, commandée par le lieutenant de vaisseau Matha, est accueillie par des salves de mousqueterie ; tous ses hommes sont tués ou blessés, et elle dérive vers le fond du port. Un canot parti pour la secourir est reçu de la même manière et doit s’abriter derrière un rocher sur lequel sautent les hommes valides. Le Dupleix vient les reprendre, sous une vive fusillade qui tue le lieutenant de vaisseau Bernadac et blesse plusieurs marins de l’équipage. Après avoir vainement hissé le pavillon de parlementaire pour tâcher de négocier la remise de ses hommes, il bombarde le port pendant trois heures et rentre à Moudros. Cette affaire lui a coûté huit morts, onze blessés, dont le capitaine de frégate de Saint-Seine, commandant, et dix-neuf disparus.

http://ecole.nav.traditions.free.fr/officiers_bernadac_georges.htm

 

 Lu dans le Miroir en date du mardi 25 mai 1915

Les Allemands ont prononcé des attaques a l’aide de gaz asphyxiants entre Steenstraete et Ypres. Ces attaques ont été repoussées.

Les Anglais ont progressé au nord de La Bassée. Nous avons infligé de lourdes pertes à l’ennemi dans la région au nord d’Arras, à Neuville-Saint-Vaast principalement.
L’Allemagne a déclaré la guerre à l’Italie. Les ambassadeurs des deux empires auprès du Quirinal et auprès du Vatican ont quitté Rome.
La flotte autrichienne a pris l’offensive contre le littoral italien. Des torpilleurs et des avions austro-hongrois ont paru à Venise, Ancône, Barletta, etc.; leur attaque n’a produit que des dégâts insignifiants, et ils ont dû se retirer aussitôt. Par contre, un destroyer italien a opéré avec succès à Buso, à la frontière de la Vénétie. Il a capturé un certain nombre de soldats autrichiens.
L’offensive austro-allemande sur le San est réellement arrêtée. Les Russes ont fait, au cours des dernières journées, beaucoup de prisonniers et les bulletins officiels de Berlin sont devenus d’un laconisme absolu en ce qui concerne le front oriental.

1507/17 septembre 1918: le dernier appel au combat de Clémenceau

Le dernier appel au combat de Clémenceau

M. LE PRESIDENT. – La parole est à M. le Président du Conseil.

M. LE PRESIDENT DU CONSEIL. – Messieurs, après les présidents des deux Assemblées, le gouvernement de la République réclame, à son tour, l’honneur d’exprimer, dans la mesure où les mots peuvent le faire, l’immense gratitude des peuples dignes de ce nom envers les merveilleux soldats de l’Entente, par qui les peuples de la terre vont se trouver enfin libérés des angoisses dans la suprême tourmente des lames de fond de la barbarie.

 Pendant un demi-siècle, pas un jour ne s’est écoulé sans que la France pacifique, en quête de réalisations toujours plus hautes, n’eût à subir quelque indigne blessure d’un ennemi qui ne pardonnait pas à notre défaite passagère d’avoir sauvé du naufrage la conscience du droit, les revendications imprescriptibles de l’indépendance dans la liberté.

Vaincus, mais survivants, d’une vie inaccessible à la puissance des armes, la terreur du Germain, dans le faste bruyant de ses fausses victoires, était du redressement historique qui nous était dû.

 Pas un jour sans une menace de guerre. Pas un jour sans quelque savante brutalité de tyrannie. « Le gantelet de fer », « la poudre sèche », « l’épée aiguisée » furent le thème de la paix germanique sous la perpétuelle menace des catastrophes qui devaient établir, parmi les hommes, l’implacable hégémonie. Nous avons vécu ces heures affreusement lentes parmi les pires outrages et les avanies, plus humiliantes encore d’une basse hypocrisie nous proposant l’acceptation du joug volontaire qui, seul, devait nous soustraire au cataclysme universel.

Nous avons tout subi, dans l’attente silencieuse du jour inévitable qui nous était dû.

 Et le moment vint où, faute d’avoir pu nous réduire par la terreur, le prétendu maître du monde croyant l’heure venue des suprêmes défaillances, prit la résolution d’en finir avec la tranquille fierté des peuples qui osaient refuser de servir. Ce fut l’énorme méprise du dominateur trop prompt à conclure de l’avilissement traditionnel de son troupeau à l’impuissance des révoltes de noblesse chez les peuples qui avaient, jusque-là, sauvé leur droit à la vie indépendante.

Et sans cause avouable, sans l’apparence d’un prétexte, sans s’arrêter même aux invraisemblances des mensonges, l’agresseur traditionnel des antiques ruées se jeta sur notre territoire pour reprendre le cours des grandes déprédations. Sans une parole vaine, nos soldats partirent pour le sacrifice total que demandait le salut du foyer. Ce qu’ils furent, ce qu’ils sont, ce qu’ils ont fait, l’Histoire le dira. Nous le savons, nous, nous le savions d’avance ; c’est depuis hier, seulement, que l’Allemagne effarée commence à comprendre quels hommes se sont dressés devant elle et à quels coûts du sort sa folie de meurtre et de dévastation l’a condamnée.

Imbécilement, elle avait cru que la victoire amnistierait tout en des hosannas de feu et de sang. Nos campagnes dévastées, nos villes, nos villages effondrés par la mine et par l’incendie, par les pillages méthodiques, les sévices raffinés jusque sur les modestes vergers du paysan français, toutes les violences du passé revivant pour les hideuses joies de la brute avinée, hommes, femmes, enfants emmenés en esclavage, voilà ce que le monde a vu, voilà ce qu’il n’oubliera pas.

La suite sur

https://www.senat.fr/evenement/archives/clemenceau/discours1.html

Torpillage du cargo PHILOMEL

Rapport spécial.-Concarneau, le 17 septembre 1918 2nd Maître chef de quart, patron du chasseur 13, Vignier P.

« Le groupe C13, C14 constitué en G.O.E (2), appareille de Concarneau le 16 septembre 18 à 12h30 pour se porter en renfort d’escorte pour le convoi descendant.

14h00 – Les chasseurs prennent contact avec le convoi dans le S de Lesconil, se mettent à 4500m environ sur l’avant et font 15mn de marche et 5mn d’écoute (4).

15h45 – Etant à 3’1/2 environ dans le S du sémaphore de Beg Morg, stoppé pour écouter ; un bateau de pêche monté par 2 personnes est tout près du groupe. Remis en marche à 17h50 sans avoir rien entendu.

18h – Au moment où le groupe s’apprête à stopper, entendu une forte explosion. Le bâtiment de tête du convoi, semble avoir été atteint par une mine ou une torpille. Son avant est entouré d’une épaisse fumée ; le bâtiment s’incline sur bâbord puis peu à peu pique du nez et coule par l’avant. Au moment où l’explosion a été entendue, le groupe met à l’allure maximum (16 nœuds environ) et se dirige vers le lieu du torpillage. Le bâtiment a été torpillé à l’endroit même où la précédente période d’écoute avait été faite, endroit marqué par le bateau de pêche mentionné plus haut. Mis à l’écoute un peu au large, sur la route probable d’échappement du sous-marin. Un destroyer et un yacht américain lancent des grenades au jugé. L’écoute est impossible à tenir pendant ce temps.

18h30 – Les patrouilleurs s’éloignant l’écoute peut continuer dans des conditions favorables : rien entendu. Continué écoute jusqu’à 19h30 puis rallié le convoi qui, augmentant sa vitesse, se trouve déjà à la terre de Groix. »

Pour en savoir plus: http://www.archeosousmarine.net/philomel.php

Les sosies du tsar Nicolas II prolifèrent

Le Figaro du 17 septembre 1918 nous informe que le Soviet central offre une récompense de 100.000 roubles à qui capturera un faux Nicolas II.

«Le Soviet central offre cent mille roubles à qui capturera, mort ou vivant, un faux Nicolas Il, qui est apparu, il y a un mois environ, dans les environs de Nijni-Novgorod, et qui, depuis ce temps, se promène, escorté de popes et de religieux, dans les campagnes, pour y prêcher la contre-révolution et la restauration prochaine de la dynastie.

Cent mille roubles! Même au prix où la Révolution a fait tomber le rouble, c’est un joli cadeau à faire à un bolchevik. Aussi les faux, Nicolas II n’ont-ils qu’à bien se tenir. […]

On affirme, d’ailleurs, que cette supercherie est, pour les aventuriers qui la pratiquent, une très bonne affaire. Les faux Nicolas II, à l’exemple de celui de Nijni-Novgorod, sont reçus, partout où ils se montrent, avec enthousiasme. Une foule pieuse les escorte, écoute leurs prédications et, bien entendu, pourvoit largement à leurs besoins.

Il n’y a pas de sot métier. Mais il y en a tout de même de bien étranges.» écrit Le Figaro du 17 septembre 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/09/17/26002-20140917ARTFIG00126-17-septembre-1918-les-sosies-du-tsar-nicolas-ii-proliferent.php

Journal du mardi 17 Septembre  1918

Après avoir repoussé trois contre-attaques ennemies dans la région de Vauxaillon, nous nous sommes emparés du plateau situé à l’est de cette localité. Plus au sud, nous avons dépassé la ferme Mennejean et enlevé la croupe au nord-est de Celles-sur-Aisne. Le chiffre de nos prisonniers dans cette région excède 3500.
Les Anglais ont progressé au sud et au nord du bois de Holnon (région de Saint-Quentin). Ils ont pris le village de Maissemy, au nord-ouest de Saint-Quentin et le système de tranchées situé au sud-est et à l’est du village. Ils ont capturé 100 prisonniers et des mitrailleuses.
Sur le reste du front, leurs patrouilles ont ramené des prisonniers. Canonnade sur la route Arras-Cambrai.
Sur le front américain, activité croissante de l’artillerie et de l’aviation dans le secteur de Saint-Mihiel.
A l’aube, l’ennemi a contre-attaqué à Saint-Hilaire. Il a été facilement repoussé et a laissé des prisonniers.
Sur la rive gauche de la Moselle, les Américains ont avancé leurs lignes de un et demi à trois kilomètres, au delà de Vilcey et de Norroy. Ils ont pris 72 canons abandonnés par l’ennemi dans une fuite précipitée.
Le comte Burian a saisi les belligérants d’une offre de conversation confidentielle en pays neutre.

 

1483/25 août 1918

Le psychisme des soldats de la Grande Guerre à travers l’expérience combattante de l’Aisne

Dans un intéressant dossier, on peut en savoir plus sur le psychisme des soldats à la lumière des écrits de Robert Troubat qui passa un long moment dans le département de l’Aisne.

Souvent, il interpellait son lecteur, par son questionnement, ses doutes, ses certitudes, sans tabou apparent, puisqu’il n’hésite pas à mentionner des aspects moins glorieux de sa vie de soldat. Il écrivit notamment, sans pudeur, qu’au cours d’un bombardement allemand le 25 août 1918, son abri sur la route 44 de Saint-Quentin à Lens fut ébranlé et qu’il courut se cacher dans un autre, se faufilant dans la nuit, seul, sous une pluie d’obus. Il raconta comment les larmes lui montèrent alors aux yeux, plusieurs sentiments s’entremêlant : rage de voir son « cagnat » détruit, douleur de son genou blessé dans sa fuite, angoisse de ne pas retrouver sa section, partie plus tôt en mission, peur de mourir.

Les mots rendent compte de la brutalité inouïe à laquelle est confrontée Robert Troubat. Ils évoquent aussi sa terreur face à la certitude d’une mort prochaine qui ne peut, selon lui, manquer de survenir et à l’incertitude de la mort qui lui sera infligée ainsi que du sort réservé à son corps. Pour composer avec ce souvenir, il dissocie son esprit de son propre corps, comme pour mettre à distance l’emprise des combats sur lui et comme s’il se considérait déjà alors comme inanimé, mort. Autrement dit, il serait comme un mort en sursis. Il évoque aussi des « rêves surhumains » et des « cauchemarts » . Le champ lexical utilisé dans l’ensemble de son carnet est très fort et caractérise son expérience de la guerre : « tuerie », « carnage », « cruel », « tragique », « épouvante », « enfert », « boucherie », « furie », « boureauds » , « bétaille humain », « râlements déchirants des mourants », « chair répandut », etc.

source: https://cote108.hypotheses.org/151

Parution du Miroir

Le général americain travaille sous les obus

Prisonnier Henri Chariaux n’oublie pas sa famille

Le 25 août 1918.

Cher petit Raoul. Chère Léontine. Chers Parents.
Mon petit mignon je suis content que tu vas avec plaisir
à l’école, que tu t’amuses bien avec tes camarades.
Et que tu as déjà bien apprit à compter. Continus tu
seras toujours le mignon à ton papa. Obéi bien à ta
maman et à tes grands Parents. Pendant tes vacances tu
feras le petit domestique à ton pépé.
Ma chère Léontine, j’ai reçu avec plaisir tes cartes
du 13 et 20 juillet. Je te donne d’avantage de détails
sur ta lettre. Je suis en bonne santé. Je vous en désire
à tous une pareille. Je termine en t’embrassant bien fort
ainsi que Raoul, mes Beaux Parents et Parents.
Chariaux Henri.

source: http://www.mediatheque-sciecq.fr/sciecqautrefois/histoirevenement/14-18/lesincorporesde1914/Chariaux-Henri/correspondances/1918-08.html

La composition du pain allemand est surprenante

25 août 1918: la composition du pain allemand est surprenante Le Figaro Il paraît que l’Institut de chimie de Leipzig a trouvé du chanvre, de la laine, du coton, du papier, de la chaux et du sable dans le pain qui est quotidiennement vendu ….

Article non complet . Source: https://legoutdupain.wordpress.com/2014/08/26/25-aout-1918-la-composition-du-pain-allemand-est-surprenante-le-figaro/

Marine: le cargo Pontet-Canet torpillé par un sous-marin

Le Pontet Canet,  cargo à vapeur fut construit en Norvège au chantier « Nylands » pour le compte de la société « R/S Kathinka » de Tonsberg en 1905. Son lancement se fera le 2 septembre 1905 sous le nom de « Kathinka ». Il mesurait 68.6m pour 10.3m et 3.80m de creux. Il jaugeait 1183t et était propulsé par un moteur triple expansion de 109 nhp.

Le 25 Août 1918, parti du port du Havre en direction de Bordeaux, il est torpillé par le sous-marin allemand UB109 commandé par l’Oberleutnant zur See Kurt Ramien. Il y aura 9 victimes parmi l’équipage. Ce u boot qui appartenait à la 1ère flottille des Flandres, mesurait 55.30m pour 629t. Il coulera durant cette patrouille qui sera la dernière, deux autres navires, le 19 Août le « Zinal » vapeur britannique de 4.037t et le 26 Août, le « Helge » vapeur suédois de 1133t. Le sous-marin disparaîtra quatre jours plus tard, le 29 Août, victime d’une mine lors de la tentative de franchissement du barrage de Douvre.

source: http://www.wreck.fr/pontet.htm

Journal du dimanche 25 août 1918

Dans la région de Lassigny et entre Oise et Aisne, canonnade assez vive.
Nos détachements ont pénétré sur plusieurs points dans les tranchées allemandes en Lorraine et ramené des prisonniers.
Les Anglais ont progressé dans le secteur d’A1bert et fait des prisonniers. Depuis le 21, ils ont fait p1us de 14000 prisonniers et capturé un certain nombre de canons.
Ils ont réussi une opération 1ocale au nord de Neuf-Berquin. Quelques attaques partielles au nord de Bailleul, au sud de Locre et au nord de Kemmel, faites par l’ennemi au cours de la nuit, ont été repoussées après une lutte vio1ente. Des combats heureux pour nos alliés ont eu 1ieu au nord du canal de la Bassée, dans le secteur de Givenchy.
Nos équipages de chasse ont abattu ou mis hors de combat quatorze avions ennemis.
L’aviation de bombardement de jour a lancé dix-huit tonnes de projectiles sur des rassemblements de troupes et des convois dans le ravin de Margival, sur les routes de Soissons à Chauny, sur Vauxaillon, Anizy-le-Château et Laffaux.
L’aviation de nuit a jeté vingt cinq tonnes de projectiles sur les gares de Ham, Laon, Anizy-le-Château, Mézières et Marchault-Pontavert. Une forte expédition a été effectuée sur l’aérodrome de Mars-la-Tour.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout18.html

1479/21 août 1918

Offensive des troupes anglaises, australiennes et canadiennes sur Albert (Somme)

L’armée anglaise, qui comprend désormais d’importants contingents australiens et canadiens, lance sa première offensive en Picardie, le 21 août, devant Albert. Du 26 août au 3 septembre, les Britanniques livrent une « seconde bataille d’Arras », après celle d’avril 1917, le long de la Scarpe, et reprennent Monchy-le-Preux, totalement anéanti, avant d’entrer en contact avec les défenses de la « ligne Hindenburg », dans le secteur Drocourt-Quéant. Entre le 31 août et le 3 septembre, l’effort se porte sur le secteur de Bapaume qui a donc subi, en 18 mois, trois déplacements successifs du front (retrait allemand de mars 1917, avance allemande de mars 1918, reconquête britannique).

La suite sur http://www.cheminsdememoire-nordpasdecalais.fr/lhistoire/batailles/loffensive-victorieuse-des-allies-aout-novembre-1918.html

« Le baseball devient le sport officiel de l’armée française »

Particulièrement adaptée à l’entrainement du soldat, la pratique du baseball est encouragée par l’armée française. Selon Le Figaro du 21 août 1918, un champion de cette discipline viendra en personne l’enseigner au camp du général Vidal dans l’Oise.

«C’est le sport national américain dont l’enseignement à l’armée française vient d’être officiellement décidé.

Nos officiers ont acquis la conviction que la pratique du baseball contribue à rendre l’homme habile au jet de la grenade et, en outre, qu’elle constitue un entraînement aux sports athlétiques, qui est sans prix pour le soldat.

Un ancien champion de baseball de Chicago, qui est considéré comme l’“as des as” en ce sport, doit se rendre, ces jours-ci, au camp du général Vidal, avec deux assistants, et le matériel nécessaire, pour y commencer son enseignement. Il passera dix jours au camp. Ses leçons seront continuées par un assistant qu’il y laissera.

C’est la fameuse association américaine des “Chevaliers de Colomb” qui a délégué au camp français son célèbre professeur et lui fournira son matériel de jeu.» écrit Le Figaro du 21 août 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/21/26002-20140821ARTFIG00134-21-aout-1918-le-baseball-devient-le-sport-officiel-de-l-armee-francaise.php

Ernest Vattan,  directeur d’agence bancaire correspond avec ses agents mobilisés

Ernest Vattan, directeur d’une agence parisienne de Société Générale, entame une correspondance suivie avec ses agents mobilisés sur le front.

21 août 1918
Cher Monsieur Vattan,

Nous montons demain soir en ligne. J’espère toutefois ne pas y rester bien longtemps, je compte partir sous peu pour la France. […] La chaleur persiste ici de façon inquiétante et nous sommes dans un coin où il n’y a pas d’eau sinon celle du lac et elle n’est pas fameuse comme boisson. Et nous faut-il y aller de nuit, nos cousins d’en face ne tolèrent pas que nous y allions de jour…
Recevez mes respectueuses salutations.

source: https://www.societegenerale.com/fr/connaitre-notre-entreprise/identite/150-ans-d-histoire/l-esprit-d-equipe/sur-le-sentier-de-la-Grande-Guerre-lettres-du-front-1

Marine: le navire Helge torpillé par un UB 109

Le 21 Aout 1918, Helge en compagnie de plusieurs navires se met en route en convoi depuis Londres à destination de Brest avec un chargement de 1510 tonnes de ciment en sacs. Après une escale au Havre puis à Cherbourg, il reprend la mer le 25 en compagnie du vapeur français Pontet-Canet et de deux autres suédois, les vapeurs Dux et Venersborg. Le convoi est escorté par deux chalutiers armés.

   Mais sur la route de Brest, à une douzaine de milles dans le NNW des Héaux de Bréhat, le convoi croise le sous-marin UB 109, Kplt Kurt Ramien, qui rentre d’une patrouille peu fructueuse en Atlantique.  (…)

(…)Peine perdue, l’UB 109 a gardé le contact et les suit puis se place une nouvelle fois en position de tir. Une torpille part et touche le Helge à hauteur de la soute avant. Le vieux navire est littéralement coupé en deux par l’explosion et coule instantanément. Sur un équipage de 17 hommes, il ne reste que 4 naufragés dont le capitaine, qui surnagent en s’accrochant à des épaves. Le sous-marin vient en surface et après avoir demandé aux rescapés le nom de leur navire, sa provenance et sa destination, il disparait dans la nuit. Deux marins suédois vont dériver longuement jusqu’au cap Fréhel tandis que le capitaine et un homme vont passer trente trois heures dans l’eau avant d’être recueillis par un dragueur et débarqués à St Malo.

source: http://www.histomar.net/Manche/htm/helge.htm

Journal du mercredi 21 août 1918

Bombardements réciproques dans la région de Lassigny et de Dreslincourt.
Entre Oise et Aisne, nous avons occupé le village de Vassens, au nord-ouest de Morsain.
Un coup de main ennemi, à l’ouest de Maisons-de-Champagne, n’a pas obtenu de résultat.
Les Allemands ont lancé une violente attaque contre les positions anglaises, entre Lihons et Herleville. Ils avaient pénétré dans les lignes sur deux points, quand ils ont été rejetés par une contre-attaque. I1s ont subi de fortes pertes.
Dans le secteur de Merville, nos alliés ont progressé sur un front de neuf kilomètres. Ils ont pénétré dans Merville.
Le total des prisonniers qu’ils ont capturés aux environs d’Outtersteene dépasse 750. Ils sont, de ce côté, au voisinage du chemin de Vieux-Berquin à Outtersteene.
Quatre tentatives ennemies ont été repoussées, au nord-est de Chilly.
Les patrouilles anglaises ont fait des raids heureux entre la Lawe et la Lys et sont arrivées à l’est du chemin de Paradis à Merville.
Les aviateurs alliés ont abattu trois avions allemands et incendié un ballon captif. Ils ont jeté huit tonnes de projectiles sur les bivouacs de la région de Berry-au-Bac et de Guignicourt, les gares de Mézières et de Chatelet.
Les Italiens ont repoussé une violente attaque des Austro-Hongrois sur le Sasso Rosso. Cette attaque avait été précédée de tirs d’artillerie. La lutte s’est déployée corps à corps. L’ennemi a subi de graves pertes et laissé des prisonniers.
D’autres tentatives ennemies au col del Rosso ont été enrayées par les feux d’artillerie.
Des patrouilles britanniques ont capturé des prisonniers au plateau d’Asiago. Canonnade du val Laguna au val d’Astico.
L’aviation britannique opère près de Sérès en Macédoine.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout18.html

1473/15 août 1918: les Britanniques s’opposent à Foch

Les Britanniques s’opposent à Foch

Le 15 août 1918, le maréchal Douglas Haig refusa la demande du maréchal Ferdinand Foch de poursuivre l’offensive d’Amiens, parce que cette attaque s’essoufflait, les troupes s’éloignant de leur approvisionnement et leur artillerie, et que des réserves allemandes étaient déplacées dans le secteur. Au lieu de cela, Haig commença à planifier une offensive à Albert, qui débuta le 21 août. L’attaque principale fut lancée par la IIIearmée britannique, auquel fut adjoint le 2e Corps des États-Unis. Albert tomba le 22 août.

source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_la_Somme_(1918)

Torpillage du Balkan: 417 morts

Le 15 août 1918, le Balkan quittait Marseille à destination de Calvi.

C’était un vapeur appartenant à la Compagnie Fraissinet.

Plutôt vieux, pas bien grand, 80 mètres environ et lent.

Les navires plus récents de cette compagnie qui assurait en temps normal la desserte de la Corse avaient été réquisitionnés.

Le Balkan, comptait 519 passagers à son bord dont 300 soldats permissionnaires.

Une nuit d’août qui devait être belle.

A huit miles à peine de Calvi, il est facile d’imaginer les gens accoudés au bastingage en train de sentir, au sens propre, l’île tout proche.

Sans doute regroupés par village ou canton, en discutant du chemin qu’il faudrait faire pour rejoindre les siens.

À pied pour la plupart et sur de longs kilomètres.

À 1 heure 35, un sous-marin allemand est aperçu par tribord.

Une torpille, une seule, frappe le navire par le travers.

Elle explose et en moins d’une minute, l’avant du bateau se dresse et il s’enfonce par l’arrière.

Sept radeaux seulement peuvent être mis à l’eau.

Ce n’est qu’à 10 heures du matin, que deux hydravions aperçoivent les signaux de détresse et que des secours ramènent les 102 survivants à Calvi.

417 passagers sont morts.

source: http://corseimagesethistoire.over-blog.com/2017/11/15-aout-1918-torpillage-du-balkan.html

http://arustaghja.canalblog.com/archives/2006/09/27/2777171.html

Journal du jeudi 15 août 1918

Nos troupes ont continué à gagner du terain entre l’Avre et l’Oise, en dépit de la résistance opposée par l’ennemi.
Au sud de l’Avre, nous avons occupé Marquévillers, Grivillers et atteint la ligne Armancourt-Tilloloy. Nous avons progressé au nord de Roye-sur-Matz, d’environ 2 kilomètres, jusqu’aux abords de Canny-sur-Matz.
Plus au sud, nous avons conquis et dépassé Laberlière. Entre Matz et Oise, nous avons avancé au nord de Chèvincourt. Machemont et Cambronne sont à nous.
Les Anglais ont repoussé de fortes contre-attaques ennemies à Lihons ainsi qu’aux alentours de cette localité. Ils ont effectué une opération heureuse au sud de la Somme, faisant 200 prisonniers et reliant leurs positions à l’est de Mericourt, à celles à l’est d’Etinchem, sur la rive nord de la Somme.
Ils ont amélioré leur ligne à l’est de Robecq et entre Vieux-Berquin et Merris.
120 de nos avions ont survolé l’ennemi à Lassigny, jetant 23 tonnes d’obus.
Un contingent français a débarqué à Vladivostok.
Les Japonais ont fait leur jonction avec les Tchéco-Slovaques en Sibérie orientale.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout18.html