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1015/14 mai 1917: un accord signé avec les Etats-Unis

(Marine) Un U48 coule le cargo Meuse

Le 14 Mai 1917, Meuse effectue une traversée New York – Le Havre avec 6.800 tonnes de fret divers dont 2000 tonnes de fer. Il est commandé par le Capitaine au Long-Cours Charles Boivin un vétéran de la voile. A 22 heures 10, heure du bord, il est atteint par une première torpille lancée par le sous-marin U 48 puis par une seconde 30 minutes plus tard.

source: http://www.histomar.net/GSM/htm/meuse.htm

Journal de guerre du lundi 14 mai 1917 à travers Le Miroir

Les deux artilleries se sont montrées assez actives entre la Somme et l’Oise et sur le front de l’Aisne. L’ennemi a prononcé de violentes attaques sur le plateau de Craonne, au nord de Reims et dans la région de Maisons-de-Champagne.
Toutes les attaques ont été brisés par nos tirs d’artillerie et d’infanterie et ont reflué après avoir subi de lourdes pertes. Nous avons fait des prisonniers.
Dans la région de Verdun, nous avons exécuté deux coups de main qui ont parfaitement réussi et nous ont procuré un certain nombres de prisonniers.
Les Anglais on repoussé deux contre-attaques sur leurs positions de la ligne Hindenburg, à l’est de Bullecourt. De nombreux cadavres allemands sont restés devant les tranchées. Les troupes australiennes se maintiennent vaillamment dans ce secteur où, en dix jours, elles ont rejeté douze offensives. La majeure partie du village de Bullecourt, situé dans la ligne Hindenburg, est aux mains de nos alliés. Au nord de la Scarpe, ils ont occupé la partie ouest de Roeux et progressé sur le Greenland Hill en faisant des prisonniers.
Le combat d’artillerie ne cesse d’augmenter en étendue et en intensité sur le front italien, particulièrement dans la région de l’Isonzo.
Le chancelier allemand, qui était parti subitement pour Vienne, est rentré à Berlin après avoir conféré avec l’empereur d’Autriche et le ministre des Affaires étrangères, comte Czernin.

Le Zeppelin LZ64 (L22) est abattu

14 mai 1917.- Le Zeppelin LZ64 (L22) est abattu par un hydravion britannique. Aucun membre de l’équipage ne survécut.

source: http://www.aeroweb-fr.net/histoire/1917

Un accord signé avec les Etats-Unis

Dans un premier temps les Français comme les Britanniques, qui ont également envoyé une mission aux États-Unis en 1917, souhaitent l’amalgame des volontaires américains à leurs troupes respectives. Joffre propose aux Américains la solution qu’ils attendaient, la formation de grandes unités américaines indépendantes. Le 14 mai il signe un accord avec le secrétaire à la Guerre des États-Unis, Newton D. Baker (1871-1937), qui prévoit :

1 – l’envoi, dès le 1er juin 1917, d’un corps expéditionnaire constitué par la 1re division chargée de représenter au plus tôt le drapeau américain sur le front français ;

2- l’organisation d’une armée instruite aux États-Unis puis dans les camps de la zone des armées françaises ;

3- l’aide de la France à la formation d’officiers de troupe et d’état-major américains ;

4- la fourniture par les États-Unis d’une participation aux services généraux de l’arrière, destinée à l’entretien des forces américaines, sous forme de spécialistes : conducteurs, chemins de fer, pionniers, parcs d’artillerie, télégraphistes, etc.

Le 15 mai 1917 la mission française repart pour la France.

source: http://actualites.musee-armee.fr/histoire/la-fayette-nous-voila-episode-8/

Elie Burnod En route vers Salonique

Le 14 (mai 1917). « le Mustapha II » arrive avec 600 marins permissionnaires et nous embarquons le lendemain 15 mai.

Le Mustapha II, 105 mètres de long sur 15 de large s’appelait avant la guerre le Théodore Mante. Il appartenait à une Cie Marseillaise et faisait le service de l’Algérie. Il fut débaptisé lors de l’affaire Mante réquisitionné par le Ministre de la Marine et transformé en croiseur auxiliaire. Il est armé de 4 canons et de glissières lance grenades.

C’est un assez bon navire qui en est à son 28e voyage depuis 8 mois qu’il est militarisé. Il a ramené les rescapés de la Provence et du Gallia.

En montant sur le navire on a une certaine appréhension, mais au bout de deux heures on ne pense plus aux dangers que l’on va affronter. Les marins sont on ne peut plus complaisants pour nous et s’estiment très heureux de ne pas avoir à aller aux tranchées.

La vie à bord est très sévère, la discipline est bien plus dure qu’à terre mais l’on s’y prête facilement. Deux fois par jours le clairon sonne le garde à vous et chacun doit se rendre au poste qui lui est assigné, muni de sa ceinture de sauvetage. 
La nourriture est assez bonne, meilleure qu’à terre, et la plus grande propreté règne à bord. Nous assistons à l’embarquement du charbon, de l’eau douce (800 tonnes) et 10.000 caisses d’obus de 66 de montagne Italiens.

Nous devions quitter Tarente le lendemain 16 mai mais au moment d’appareiller le Com(mandant) fut appelé à terre et le départ remis à une date ultérieure. Il paraît que des sous marins étaient signalés dans la baie de Tarente. 
Le lendemain 4 officiers anglais et 3 infirmières de la Croix Rouge embarquaient avec nous.

17 mai. Départ de Tarente. Nous assistons aux derniers préparatifs, le pilote est arrivé à bord par une barque, les embarcations sont hissées à bord, l’escalier replié et à 4h 35 le capitaine donne l’ordre du départ.

Le Mustapha démarre tout doucement, quitte la baie de Picoletto et vient traverser le port de Tarente. C’est un beau départ, un spectacle inoubliable. Les quais sont noirs de monde, six grands cuirassiers italiens, quatre torpilleurs, huit chalutiers, avec tout leur équipage sur le pont au garde à vous. Les officiers saluent et les hommes nous crient « Hip Hip Hourra ! »

source: https://www.histoire-genealogie.com/En-route-vers-Salonique-avec-Elie

Carnet de route d’Alain Semblanet

14 Mai 1917  Beau temps. Cette nuit aussi violente canonnade d’où mauvaise nuit…De bonne heure, je suis allé jusqu’à Pargnan, petite localité où cantonnent les 2 ème et 3 ème Bataillons à 600 mètres d’ici environ. Village misérable comme Cuissy-Geny, juché au haut d’un ravin où grouillent des chevaux et des voitures de toutes sortes. A côté de l’église dont seuls existent les quatre murs et le clocher dont on voit par en dessous les cloches miraculeusement suspendues, le cimetière ombragé de grands arbres verts, recèle des morts de la récente offensive dont les petites croix noires à cocardes tricolores indique sans plus la place.
Il y a quelques soldats tués en 1914 en septembre ; deux Anglais y figurent. A gauche près de la grille, deux tombes surchargées de couronnes ; deux officiers supérieurs, l’un Colonel de l’infanterie de la 10 ème Division Coloniale, tombé en avril 1917 ; l’autre Lieutenant Colonel du 53 ème Régiment tombé en février 1917 ; d’autres tombes de soldats du Génie et le cimetière trop petit, on a du enterrer les morts de la dernière offensive ( car ils étaient trop nombreux ) à l’extérieur des murs, dans la prairie qui y confine. Et c’est un nouveau cimetière de soldats, presque aussi grand que le cimetière local qui est là et laisse voir une longue ligne de croix blanches ainsi que des couronnes à écharpes tricolores ; j’ai lu les noms des 12 officiers appartenant aux 19ème d’infanterie, 62 ème, 118 ème qui Capitaines, qui Sous-Lieutenants, tous tombés au champ d’honneur les 5 et 6 Mai 1917….
Je crois savoir que nous monterons demain en ligne. Ces deux jours de repos ont réparé nos forces. Le canon tonne toujours par intermittences ; l’activité aérienne est grande…Des avions Boches très hauts, pourchassés par nos obus sont annoncés par les coups de langue prolongés des clairons de garde, affectés à cet effet. Aujourd’hui, l’Etat- Major du régiment est parti reconnaître le secteur. Nous relèverions un régiment colonial et d’après les dires, le secteur ne serait pas si mauvais qu’on pourrait le penser.Mais il ne faut pas anticiper. Qui vivra, verra !.
En attendant, de petits groupes de prisonniers passent, venant de là-bas ; ce qui signifie que les coups de mains sont nombreux. J’ai recueilli par la bouche d’un artilleur des renseignements concernant l’offensive de Craonne. D’après lui, il eût mieux valu qu’au lieu d’un bombardement de 11 ou 12 jours effectué mollement à raison de quelques heures par jour, il se fût produit seulement pendant 48 heures de façon intensive. Le résultat a été que les Boches ont pu prévoir notre attaque et même que des organisations ennemies très fortes ont subsisté qui ont tenu et causé de grandes pertes aux fantassins et aux coloniaux spécialement. Il faut croire qu’il y a du vrai dans ce jugement d’un simple soldat. D’ailleurs, les interpellations à la Chambre sur la façon dont furent menées les opérations d’offensive en Champagne et dont nous avons entendu parler sur les journaux s’y rapportent…

1012/11 mai 1917

Journal du vendredi 11 mai à travers Le Miroir

Au nord-est de Soissons et sur le chemin des Dames, la lutte d’artillerie a été intermittente, sauf dans le secteur de la Royère et au nord de Braye-en-laonnois où les deux artilleries se sont montrées très actives. Nous avons accompli des opérations de détail qui nous ont valu des avantages.
Au nord de Sancy, nous avons enlevé un système de tranchées ennemies et fait une trentaine de prisonniers. Dans le secteur de Chevreux, les Allemands ont essuyé, de nouveau, de nous rejeter des tranchées que nous avons conquises le 8. Leurs attaques ont été brisées par nos barrages et nos feux de mitrailleuses. Nos batteries ont pris sous leurs feux et dispersé des troupes ennemies rassemblées dans cette région.
Canonnade au sud de Moronvilliers ; au nord-ouest de Prosnes, nous avons progressé et fait des prisonniers.
Les Anglais ont avancé leurs lignes sur la rive sud de la Scarpe. L’ennemi a renouvelé ses tentatives à la faveur d’un bombardement sur les positions britanniques de la ligne Hindenburg, à l’est de Bullecourt. Son attaque a échoué. Une autre attaque près de Fresnoy a également échoué.
Six avions allemands ont été abattus, cinq autres forcés d’atterrir. Cinq avions anglais ne sont pas rentrés.
La mission française a reçu un accueil triomphal à New-York.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai17.html

La France offre des ambulances à la Russie

Guerre 1914-1918. « La France offre des autos-ambulances à l’armée russe », le 11 mai 1917 au Grand Palais.

« La France offre des autos-ambulances à l’armée russe », le 11 mai 1917 au Grand Palais.

© Excelsior – L’Equipe / Roger-Viollet

http://www.parisenimages.fr/fr/galerie-collections/72197-52-guerre-1914-1918-france-offre-autos-ambulances-a-larmee-russe-11-mai-1917-au-grand-palais

Torpillage du Madjerda

http://pages14-18.mesdiscussions.net/pages1418/Forum-Pages-d-Histoire-aviation-marine/marine-1914-1918/medjerda-compagnie-navigation-sujet_225_1.htm

source: http://bernardbernadac.monsite-orange.fr/page-56658c187d0d6.html

l’histoire: http://alger-roi.fr/Alger/port/navires/pages/41_depart_medjerda44.htm

L’armée portugaise au combat (11 mai 1917 – 10 avril 1918)

En mai 1917, la zone des opérations du C.E.P. comprenait une vaste région traversée par la rivière la Lys, affluent de l’Escaut. Une immense plaine humide coupée de canaux et de drains qui se transformait en un énorme bourbier à l’occasion des pluies. C’était des terres basses, argileuses où l’eau affleurait. Elle était formée par un couloir entre Arras, à droite, et Armentières à gauche, couloir limité par les hauteurs de l’Artois et par les monts des Flandres ( Kemmel, Mont Noir, Mont Rouge) de 70 à 150 mètres d’altitude.

Le 11 mai 1917, le premier bataillon lusitanien entrait dans les tranchées du secteur à responsabilité portugaise. Le front n’excéda jamais 18 kilomètres. En avril 1918, il était d’environ 11 kilomètres. La limite nord se situait à 3 kilomètres à l’est de Laventie et la limite sud était à 2,5 kilomètres à l’ouest de la Bassée. A l’ouest du front, la limite nord du secteur était constituée par la Lys, et la limite sud était formée par le canal de la Bassée. Le flanc droit portugais était occupé par la 55e division britannique et le flanc gauche par la 40e division (voir la carte du secteur portugais).

Le secteur était organisé en trois lignes de défense désignées A, B et C, d’une profondeur maximum de 2.000 mètres.

La ligne A, ou ligne avancée, était constituée par une tranchée continue tenue en différents points par une garnison réduite. C’était une ligne d’observation protégée du front par trois rangées de fil de fer barbelé de 3 mètres de large et espacées de 10 mètres.

Cette ligne A, ligne de front, serait abandonnée lorsque les bombardements ennemis deviendraient insoutenables. Près de la ligne A existait une ligne d’appui constituée par des postes d’armes automatiques. La ligne de front allemande se trouvait à une distance de 80 à 250 mètres de la ligne de front portugaise. La zone intermédiaire (« no man’s land ») était constituée de cratères remplis de boues et d’eaux nauséabondes creusées par les grenades ou les bombes.

La suite sur http://www.grande-guerre.fr/articles/item/l-armee-portugaise-au-combat-11-mai-1917-10-avril-1918.html

Grève des Midinettes

C’est donc seules que les couturières, les midinettes, de chez Jenny, une grande maison des Champs-Élysées, vont déclencher le vendredi 11 mai 1917 leur première grève.

Au prétexte que le travail se fait rare, on leur annonce qu’elles ne travailleront pas le samedi après-midi et perdront cette demi-journée de salaire. Du chômage technique en somme. D’autant plus révoltant que leurs collègues britanniques, elles, pratiquent déjà la « semaine anglaise » : ne pas travailler le samedi après-midi, tout en étant payées. Une espèce de RTT avant la lettre…

Le nom de midinettes leur vient du dîner pris rapidement à midi car elles logent trop loin pour revenir chez elles et ne sont pas suffisamment fortunées pour se payer un repas au restaurant. De plus, elles disposent de peu de temps pour le repas entre leurs dix heures de travail.

D’abord accueillie avec des sourires un peu patelins, la grève est décidée. On ne veut voir que de jolies filles qui rient, sautent et chantent dans les rues de Paris et qui ne savent pas bien ce qu’elles espèrent obtenir. Erreur ! Car déterminées, elles le sont. Et le patronat ne va pas tarder à s’en apercevoir. L’une après l’autre, les maisons de couture s’engagent dans le mouvement au cri de « Nos 20 sous ! ».

- le lundi 14 mai, les 250 grévistes de chez Jenny sont rejointes par les cinq cents ouvrières de la maison Cheruit, place Vendôme

- le mardi 15 mai, la grève se généralise comme un feu de paille dans les maisons de couture. Deux mille s’élancent en manifestation sur les grands boulevards, en pleine guerre. Le journal L’Humanité en rend compte ainsi « Sur les Grands Boulevards, un long cortège s’avance. Ce sont les midinettes parisiennes aux corsages fleuris de lilas et de muguet ; elles courent, elles sautent, elles chantent, elles rient et pourtant ce n’est ni la sainte-Catherine, ni la mi-Carême. C’est la grève. »

- le mercredi 16, elles se comptent trois mille

Lorsque les usines d’armement et les établissements bancaires sont à leur tour touchés, les patrons sourient déjà beaucoup moins.

Aux alentours du 20 mai, ce sont bien dix mille travailleuses grévistes qui manifestent pour leurs salaires, certes, mais bientôt aussi contre la guerre. Ce n’est plus « Nos 20 sous ! » qu’on entend dans les rues, mais : « Plus d’obus ! ». Car les grévistes n’oublient pas leurs fiancés, leurs pères, leurs frères, sacrifiés sur le front à une logique de guerre qui n’épargne que ses profits. La « grève joyeuse des midinettes », comme l’avaient surnommée les journaux, devient exemplaire, par l’élan qu’elle a suscité.

source: http://www.gauchemip.org/spip.php?article6949

(Aviation) Mort de Edmund Nathanael, « As » allemand de la WW1

Mort en combat aérien de Edmund Nathanael, « As » allemand de la WW1, 15 victoires aériennes au sein de la Jasta 5.
Son Albatros D.V est abattu en flammes au dessus du bois de Bourlon, dans l’Oise, par l’as irlandais William Kennedy-Cochran-Patrick aux commandes de son SPAD XIII du 23 Sqn du RFC. Il est tué.
Il est à noter que René Fonck a, lui aussi, revendiqué cette victoire qui ne lui sera pas attribuée.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/anniversaires-t20304-6000.html

 

998/27 avril 1917: Le 14 ème RI à Moronvilliers (Marne)

Lettre d’Yves Sibaud du 27 avril 1917

Mon cher papa,
Maman veut bien me faire écrire, j’ai beaucoup de choses à te dire. D’abord j’ai vu une saucisse des tranchées qui est passée au-dessus de nous. Tout le monde regardait en l’air, c’était beau. Monsieur B., il m’a appelé : « petit Yves vite un ballon, c’est une saucisse des tranchées ». C’était beau, beau et les pauvres soldats, ils n’ont pas pu arriver à s’attacher à la caserne des dragons et ils sont partis dans les airs dans le ciel. « Pauvres soldats ! » maman disait que c’était bien malheureux ! Ils sont passés aussi au-dessus de chez grand-mère Sibaud, tu sais elle a donné une belle voiture à petite sœurette et ma petite maman hier a bien brodé une belle couverture  pour quand tu viendras. Moi je la traîne parce que je suis grand. J’ai été aussi chez tonton Gallo, il a dit : « Marcel, c’est un énergique mais il en fait de trop ». C’est beau ça « énergique ». Quand je serai grand comme toi, tu sais je serai grand comme toi parce que je mange beaucoup. On dit que je ressemble à maman, mais moi je veux être comme toi, je veux bien que petite dote-dote te ressemble mais moi aussi n’est-ce pas que je suis sage moi aussi ? D’abord tu l’as dit quand tu es venu à Pâques. Quand j’étais petit petit, je criais, c’est parce que je ne savais pas ce que je faisais.
Je voudrais être avec toi à Valréas, je me mettrais sur ton sac, et… en avant ! Tu verrais ça, je te tiendrais par ton cou et puis je t’embrasserais la tête, parce que tu serais bien mignon de me porter, ça serait pour aller vite vite. Y a pu de papier pour écrire alors faut que je te dise au revoir. Je t’envoie des baisers avec mes deux mains. Je t’aime moi.
Ton petit Toto.

http://lettresoubliees1418.fr/wordpress/2011/10/lettre-du-27-avril-1917-dyves-sibaud/

Le 14 ème RI à Moronvilliers (Marne)

Le 25 et le 27 avril 1917, le 25 RI relève le 27e R.I. dans le secteur de Prosnes/Moronvilliers , en liaison à droite avec la 19e D.I. (secteur du mont Cornillet). L’attaque générale des monts par la 4e armée est fixée au 30 avril à 12 h 40. Le 2e bataillon, ayant la 3e compagnie en soutien, se porte vers la cote 142, mais sa progression est bientôt ralentie. L’ennemi résiste dans ses positions. Le tir de ses mitrailleuses sous casemates bétonnées est des plus meurtriers ; la 6e compagnie et un peloton de la 3e réussissent toutefois à pénétrer dans la tranchée Leopoldshohe, objectif de l’attaque, mais, décimés, ils ne peuvent s’y maintenir. Toute la journée, le bataillon tout entier résiste héroïquement, pour conserver la légère avance réalisée et pour appuyer l’action débordante du régiment de gauche, le 2e R.I.  30 avril : progression dans les boyaux de l’Oder et de Darmstadt, s’arrête à la tranchée de Leopoldshöhe.

Le dossier sur http://r http://pages14-18.mesdiscussions.net/pages1418/qui-cherche-quoi/infos-14eme-moronvilliers-sujet_11076_1.htm

Le Le Baigorry (ex Foyle)canonné à Belle Ile

SS BAIGORRY, est lancé par les chantiers W. Doxford & Sons, Pallion (yard 185), sous le nom de FOYLE (N° officiel 95540), le 13 mars 1889 pour la Mercantile S.S.Co Ltd, Londres. Il est jaugé 1858 tonneaux pour 85.3 x 11.7 mètres (280 x 38,3 x 18,3 pieds). Il est équipé d’un moteur à triple expension (21″, 35″ & 57″-39″), fabriqué par le constructeur, développant 197 NHP.
Il est vendu en 1900, à l’armement Delmas Frères, il renommé SAHEL. Enfin il est revendu en 1916, à la Cie des Chargeurs Français (1) (Plisson & Cie), il prend le nom de BAIGORRY.(2).

Le naufrage

Il appareille sous les ordres du capitaine Etienne Annestoy, le 22 avril 1917, de Bayonne avec un chargement de 2200 tonnes de poteaux de mines à destination de Cardiff.

Le 25, il perd le convoi à cause de sa lenteur. Il ne possède ni canon ni TSF. Il se trouve à 17′ dans l’SSE de Belle-Ile : « …il faisait très beau avec une jolie brise de N à N.N.E., visibilité faible parceque le jour n’était pas encore levé, mais devenue très bonne une heure après. »

A ce moment, un coup, de canon fut entendu et un obus vient tomber tout près du bord à tribord; puis, presque aussitôt un 2ème obus traversa les logements de l’arrière du bâtiment.
Le second se trouvait sur la passerelle, et le commandant, avec un second maître, pilote de la flotte embarqué à St-Jean-de-Luz se trouvait dans la chambre des cartes. Au premier coup de canon, le second donne l’ordre de stopper. Puis le capitaine et le pilote étant monté sur la passerelle, l’ordre fut donné de forcer de vitesse et de gouverner à l’est pour se rapprocher de terre, le sous-marin n’était pas encore visible.

La suite sur http://www.archeosousmarine.net/baigorry.html

En route vers Salonique avec Elie Burnod de l’Armée d’Orient

Ce « carnet de route » est tenu par Elie Burnod, simple brigadier envoyé en Macédoine.

Son récit débute le 27 avril 1917 et se termine le 15 janvier 1918. Son texte nous a été transmis par Madame Claire Girardeau-Montaut, sa petite-fille.

Elie Burnod, né le 22 mai 1883 à Collonges Fort l’Ecluse (01) dans le pays de Gex, avait d’abord travaillé comme commis à Genève, qui attirait de très nombreux frontaliers.

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Elie Burnod en 1914

A la veille de la Grande Guerre, en avril 1914, il s’y maria avec Marguerite Cusin, française elle aussi, après avoir monté une entreprise d’eaux gazeuses dont les siphons d’eau de Seltz, en verre bleu, portaient son nom.

Sa jeune femme reprit courageusement le flambeau après son départ. Un enfant naquit en 1917, qu’il ne connaîtrait qu’après son retour de la guerre. Il devint alors épicier, et il eut quatre autres enfants. Il passa le reste de sa vie à Genève, où il est décédé le 12 juin 1970, à 87 ans.

Resté français toute sa vie, il avait donc, à trente et un ans, été mobilisé en août 1914 au 13e Régiment de Chasseurs à Cheval, cantonné au Quartier Saint Germain à Vienne (Isère). Elie Burnod était fourrier pour les chevaux du régiment.

Très curieux de tout, l’expédition d’Orient fut son premier grand voyage. Celui-ci se prolongeant de 1917 à sa démobilisation en 1919, il en avait beaucoup appris mais ne s’était pratiquement jamais battu.

Ses traversées en hiver sur la Méditerranée entre l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient ne sont pas décrites ici : il a souvent raconté à ses enfants et petits-enfants le pont gelé des bateaux, ses quêtes de foin et de paille aux escales…. mais, malheureusement, n’a pas consigné par écrit ses souvenirs !

Ce « Carnet de route » est très intéressant et décrit bien le voyage par bateau, les endroits en Orient où sont passés des milliers de soldats entre 1916 et 1918. Les sentiments de la troupe sont aussi bien rendus.

https://www.histoire-genealogie.com/En-route-vers-Salonique-avec-Elie

Journal du vendredi 27 avril 1917 à travers Le Miroir

En Belgique, grande activité des deux artilleries dans le secteur de Westende.
Au sud de l’Ailette, nous avons pris sous nos feux et dispersé un rassemblement ennemi près de Vauxaillon.
Entre l’Aisne et le chemin des Dames, les Allemands, après leur sanglant échecs de la veille n’ont pas renouvelé leurs tentatives. La lutte d’artillerie a été violente dans les secteurs de Cerny et d’Hurtebise et n’a été suivie d’aucune action d’infanterie.
Sur la rive gauche de la Meuse, une forte reconnaissance ennemie qui tentait d’aborder nos lignes au bois d’Avocourt a été repoussé par nos grenadiers.
Les troupes britanniques ont attaqué à l’ouest du lac Doiran. Ils ont pris les tranchées ennemies sur un front de 1000 mètres et s’y sont maintenues après avoir repoussé quatre contre-attaques.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/avril17.html

959/19 mars 1917: destruction du château de Coucy-le-Château (Aisne)

Destruction massive à Ham (Somme)

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C’est dans la nuit du 18 au 19 mars que les troupes allemandes, après avoir fait évacuer la population, ont procédé à la destruction des ponts, des carrefours, des constructions remarquables de la ville : Beffroi, ponts et bien entendu des 5 tours (sur 6) du château de notre cité.

Destruction inutile sur le plan stratégique mais d’un impact psychologique certain pour les habitants de notre pays hamois.

source: http://chateau-de-ham.over-blog.com/article-19-mars-1917-triste-anniversaire-69687843.html

Destruction du château de Coucy-le-Château

Dans le Figaro du 21 mars 1917.

Soldats francais du 407e regiment d'Infanterie a la corvee de soupe a la roulante a Coucy le Chateau (Picardie) le 1er avril 1918 --- French soldiers of the 407th Regiment of Infantry making soup in Coucy le Chateau (Picardie) april 1st, 1918
Soldats francais du 407e regiment d’Infanterie a la corvee de soupe a la roulante a Coucy le Chateau (Picardie) le 1er avril 1918 — French soldiers of the 407th Regiment of Infantry making soup in Coucy le Chateau (Picardie) april 1st, 1918

Bon nombre de châteaux et bâtiments emblématiques du patrimoine français ont pu être préservés des exaction de la Première guerre mondiale, mais ce ne fut pas le cas du château fort de Coucy, dans l’Aisne. Comme le relate Le Figaro, dans son édition du 21 mars 1917: «Partout sur notre passage, nous avons pu constater les preuves d’un vandalisme systématique ; les destructions accomplies par l’ennemi n’ont, la plupart du temps, aucune utilité militaire.»

Alors que les troupes allemandes sont en train de se replier derrière la ligne Hindenburg, ce système de fortifications qu’elles ont commencé à construire durant l’hiver 1916/1917, elles pratiquent la politique de la terre brûlée. «Cet après-midi même, nos aviateurs ont signalé que les ruines historiques du château de Coucy avaient été détruites par une explosion, précise l’article. En évacuant Noyon, l’ennemi a emmené de force cinquante jeunes filles de quinze à vingt-cinq ans.»

http://immobilier.lefigaro.fr/article/il-y-a-99-ans-le-chateau-feodal-de-coucy-etait-ravage-par-les-allemands_21253150-c0ea-11e5-a9a7-f498ecbb74e8/

voir aussi INSOLITE

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9 mars 1917 – Explosion du donjon de Coucy le Château. 28 tonnes de cheddite* furent placées dans le donjon et plus de 10 tonnes dans les tours du château. (Photomontage)

source: https://www.flickr.com/photos/87344283@N03/8653754425

Le Danton, cuirassé français torpillé en Sardaigne

Le Danton repose à plus de 1.000 mètres de profondeur, ses canons de tourelle intacts. Le cuirassé renferme encore les dépouilles de 296 des quelque 1.000 marins qui se trouvaient à son bord au moment de son torpillage, le 19 mars 1917, pendant la Première Guerre mondiale, par le sous-marin allemand U-64, selon la même source.

source: https://www.rtbf.be/info/societe/detail_le-danton-cuirasse-francais-torpille-en-1917-decouvert-en-mediterranee?id=5055003

Ce qui décida les Etats-Unis à entrer en guerre

Le 19 mars 1917, trois navires américains sont coulés par des sous-marins allemands dans l’océan Atlantique. Cet évènement décide le président américain Woodrow Wilson à sortir de la neutralité pour entrer dans le conflit contre l’Allemagne. Pour convaincre l’opinion publique et les médias, il révèle un contrat établi entre l’Allemagne et le Mexique qui viserait à donner aux mexicains les Etats du Texas et de l’Arizona en cas de victoire. L’entrée en guerre des Etats-Unis est votée par le Congrès le 6 avril.Journal de guerre du lundi 19 mars 1917 à travers Le Miroir

source http://www.lesite.tv/edutheque/cycle-4/histoire-geographie/video/1917-l-entree-des-usa

Un Breton tué alors qu’il tentait de déserter

François Louis Ulliac, né le 1er mars 1887 à Lanvénégen. Recruté à Lorient et affecté au  Tué par une sentinelle le 19 mars 1917 au moment où il tentait de déserter. Il avait 30 ans.

source: http://archives.lorient.fr/comptoir-des-historiques/1914-1918/des-hommes/les-fusilles-pour-lexemple/

Destruction du château de Sinceny (Aisne)

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Le château construit vers 1550 fut détruit en 1917, il était situé face à la place du jeu de battoir, place remontant à la plus haute antiquité pour les jeux à Sinceny.

La progression des troupes françaises a continué sur un front de 60 kilomètres, de l’Avre à l’Aisne. Au nord de l’Avre, la cavalerie est entrée dans Nesle. Nos patrouilles, lancées vers la Somme, ont livré des engagements aux arrière-gardes ennemies, qui ont faiblement résisté. Au nord-est de Lassigny, nous avons avancé de 20 kilomètres vers Ham. Plus au sud, notre cavalerie et nos détachements légers ont occupé Noyon.
Entre l’Oise et Soissons, la première ligne allemande, avec Carlepont, Morsain, Nouvron, Vingré est en notre pouvoir. Au nord de Soissons, nous sommes à Crouy.
Nous avons rejeté une attaque à la Pompelle, près de Reims. Canonnade en Champagne, à la butte du Mesnil et à Massiges; violent bombardement de nos positions sur la rive gauche de la Meuse, du bois d’Avocourt au Mort-Homme.
Echec d’une tentative allemande sur la rive droite de la Meuse, aux Chambrettes.
Deux avions ont été abattus par nos canons spéciaux.
M. Milioukof, au nom du gouvernement provisoire, a lancé une circulaire aux agents diplomatiques russes pour préciser les vues du nouveau régime.

 

958/18 mars 1917: camouflage près de Villers-Franqueux (Marne)

Journal de guerre du dimanche 18 mars 1917 à travers Le Miroir

Sur-tout le front compris entre Andéchy et l’Oise, l’ennemi, refusant la bataille, a abandonné sous la pression de nos troupes les lignes puissamment et savamment fortifiées qu’il tenait depuis plus de deux ans. Notre mouvement en avant a continué avec rapidité. Nos pointes d’avant-garde ont pénétré dans Roye, poursuivant les contingents ennemis qui ont fait sauter les carrefours des rues à l’intérieur de la localité. 800 habitants de la population civile, que les Allemands n’avaient pas eu le temps d’évacuer, ont fait à nos soldats un accueil enthousiaste.
Au nord et au nord-est de Lassigny, que nous avons également occupé, nous avons atteint et même dépassé la route Roye-Noyon. Nous avons fait des prisonniers.
Violentes canonnades en Champagne et sur la rive droite de la Meuse (bois des Caurières).
Nos escadrilles ont bombardé les organisations ennemies de la région d’Arnouville, les usines de Wolklingen, les gares de la région de Ham et de Saint-Quentin. Un de nos avions a bombardé Francfort-sur-Mein.

Un zeppelin a été abattu près de Compiègne, au retour d’un raid qu’il avait fait sur la côte anglaise.
Les troupes britanniques ont enlevé Bapaume et avancé sur un front de 25 kilomètres en occupant en tout 14 localités.
Le grand-duc Michel, désigné par Nicolas II comme héritier de la couronne, a déclaré qu’il subordonnerait son acceptation finale à une ratification de la Constituante. Le cabinet Briand a démissionné.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mars17.html

Destruction du château de Ham (Somme)

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Qui aurait pensé un jour que le château de Ham, dont le donjon semblait défier les siècles, ne serait plus qu’un tumulus de pierre, en 1917.

L’imposante forteresse n’a pas été démolie à coups de canon, c’est une victime de la « Kultur » et du militarisme allemand qui se sont efforcés d’anéantir systématiquement tous les édifices de notre histoire. Tout comme l’église de Mont-Notre-Dame, le château de Coucy, l’hôtel de ville de Bapaume et bien d’autres monuments, le château a succombé sous les mines allumées par les « vandales modernes ».

Le château ne souffrit pas tout d’abord de l’occupation allemande, mais quand la pression des alliés se fit sentir après la bataille de la somme, Hindenburg et Ludendorff conçurent l’idée d’un vaste repli précédé d’une dévastation méthodique. Au début de mars 1917, le général Von Fleck, qui commandait les troupes à Ham, fit sauter les casernes et magasins bâtis dans l’enceinte du château. C’est dans la nuit du 18 au 19 mars 1917 que fut programmée la destruction de la forteresse.

source: http://chateau-de-ham.e-monsite.com/pages/18-mars-1917.html

A propos du mariage des Français avec des femmes étrangères

Les décrets portent enfin les traces de la loi du 18 mars 1917 sur le mariage de Français avec des femmes étrangères originaires de pays en guerre avec la France.

http://www.rfgenealogie.com/s-informer/infos/1914-18/archives-de-la-grande-guerre-les-dossiers-de-naturalisation

Un pétrolier américain coulé par un sous-marin

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18 mars 1917, le pétrolier américain Illinois coule suite à l’attaque d’un sous-marin allemand.

source: http://www.annefrank.org/fr/Subsites/Ligne-du-temps/La-Premiere-Guerre-mondiale-1914-1918/La-famille-Frank-pendant-la-Premiere-Guerre-mondiale/1917/18-mars-1917-le-petrolier-americain-Illinois-coule-suite-a-lattaque-dun-sous-marin-allemand/

Mars 1917, camouflage près de Villers-Franqueux (Marne)

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« Des soldats sont en train de fixer des toiles le long d’une route pour rendre invisibles à l’observation aérienne allemande les préparatifs de l’énorme offensive du 16 avril, qui va impliquer un million d’hommes et, pour la première fois, des chars d’assaut. Le camouflage militaire est une des nouveautés de la Grande Guerre. »  FRANTZ ADAM / AFP

source: http://www.francetvinfo.fr/societe/guerre-de-14-18/cadavres-poux-et-rugby-la-grande-guerre-vue-par-un-medecin-francais_450890.html

955/15 mars 1917: Hippolyte Morestin, le médecin des gueules cassées

Journal de guerre du mercredi 15 mars 1917 à travers Le Miroir

Au cours de la journée, nous avons continué à progresser à la grenade dans la région de Maisons-de-Champagne, malgré un violent bombardement de l’ennemi qui a fait usage d’obus lacrymogènes.
Sur la rive gauche de la Meuse, l’artillerie française a exécuté des tirs de destruction sur les organisations ennemies. Un observatoire a été détruit près de Montfaucon.
Sur le front belge, violente lutte de bombes dans la région de Steenstraete~Hetsas.
Les Anglais ont avancé leur ligne, au nord de l’Ancre, sur un front de 2500 mètres au sud-ouest et à l’ouest de Bapaume. Une nouvelle progression a été également réalisée sur un front d’environ 2 kilomètres au sud-ouest d’Achiet-Le-Petit. Les troupes britanniques ont pris possession d’environ 1000 mètres de tranchées au sud-ouest des Essarts {nord-ouest de Gommécourt).
Un raid ennemi au nord-est d’Arras n’a pu parvenir jusqu’à leurs lignes.
Nos alliés ont exécuté un coup de main sur les tranchées allemandes à l’est d’Armentières.
Le vapeur américain Algonquin a été torpillé par un sous-marin allemand. L’équipage a été sauvé.
La Chine a proclamé la rupture avec l’Allemagne.
Le général Lyautey, ministre de la Guerre, donne sa démission.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mars17.html

(video) Russie: abdication du tsar Nicolas II

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Le tsar fut contraint à l’abdication le 15 mars 1917. Le même jour un gouvernement provisoire fut mis en place. Cette révolution russe allait voir la Russie se retirer  progressivement du conflit.

A lire et voir sur http://guerre1418.org/html/thematiques_revolution.html

Lire aussi https://fr.wikipedia.org/wiki/Fin_du_régime_impérial_en_Russie

Sur le front Alsace-Vosges: expérimentation de torpilles à gaz

Le 15 mars 1917, les Allemands expérimentent pour la première fois des torpilles de Minenwerfer de 77 mm à gaz, faisant une douzaine de tués et intoxiqués dans la compagnie 2/13 du Génie et le 245ème R.I. Le 27 juin, la 26ème division de Landwehr wurtembergeoise déclenche sur un front de 8 kilomètres englobant le HWK, l’opération « München », précédée par des tirs de 78 pièces d’artillerie et accompagnée par des avions mitrailleurs.

http://www.crdp-strasbourg.fr/data/histoire/1GM_combats_alsace/front_alsace_vosges_3.php?parent=62

Un cargo allemand coulé

Initialement baptisé « Whinfield », le cargo allemand de 2 300 tonnes « Elsa Koppen » arrive à Nice où il est surpris, pendant son escale, par l’ordre de mobilisation des armées françaises. Il y est capturé le 3 août 1914. Rebaptisé « Balaguier » il coule le 15 mars 1917. La petite vingtaine de membres de l’équipage est internée à Nice, puis sur les îles au large de Marseille, à Casabianda (Corse), à Uzès (Gard) et arrive finalement à l’Ile Longue au cours de l’année 1916.

source: http://www.ilelongue14-18.eu/?Le-cargo-allemand-Elsa-Koppen

Parution de La baïonnette

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b_1917_089_leroyLEROY
– Mais, vous serez mon filleul, deux plats seulements !
– Nous nous rattraperons sur le dessert…

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GUS BOFA
CRI DU COEUR !
– Ces pauvres Français ne pourront plus manger que deux plats
– TOUS les jours ?

5 mars 1917 Jeanne Antoinette Dufays veuve Tichelly fusillée au polygone de Vincennes

De père français et de mère allemande, elle était femme de chambre dans plusieurs hôtel en France : hôtel Meurisse et en 1915 à Mannheim au Grand Hôtel. Espionne active, en France, elle se faisait embaucher pour 8 jours dans des usines d’armement et fréquentait les techniciens et ingénieurs de l’usine. Elle transmettait ses rapports en Suisse. La douane de Pontarlier l’a arrêté et une perquisition fructueuse était faite à son domicile, hôtel de la marine, 52 Bd Montparnasse.

source: http://www.livresdeguerre.net/forum/contribution.php?index=50965

Hippolyte Morestin, le médecin des gueules cassées

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Article paru dans Le Figaro du 15 mars 1917.

Durant la Première Guerre mondiale, des pionniers de la chirurgie maxillo-faciale, tels Harold Gilles en Angleterre et Hippolyte Morestin en France, expérimentent des méthodes pour soigner les blessures aux visages.

Au cours du conflit 14-18, on évalue à environ 11 à 14% des blessés au visage dont 15 000 grands blessés de la face. La chirurgie réparatrice naît lors de la Grande Guerre. De grandes avancées ont lieu dans ce domaine. En effet, devant la multiplication des blessures de la face (la tête étant très exposée dans la guerre des tranchées), les médecins inventent et développent des procédés de plus en plus sophistiqués en matière de chirurgie maxillo-faciale. Les blessures se composent de fractures complexes (mâchoires) et de perte de tissus, de peau ou de muscles. 

Le 13 mars 1917, le Dr Morestin présente devant l’Académie de médecine ce qu’il appelle les «autoplasties par jeu de patience»* c’est-à-dire qu’il remplace la partie détruite à l’aide de tissus récupérés dans les plaies. Hippolyte Morestin est en charge du service des mutilés de la face à l’hôpital du Val-de-Grâce.

*Les gueules cassées de Martin Monestier, Le Cherche midi (2009) 

Le haut intérêt de la séance 13 mars 1917, c’est la «lecture» faite à la tribune de l’Académie par le docteur Hippolyte Morestin, chirurgien des hôpitaux, professeur agrégé à la Faculté de médecine, médecin major de 1ère classe au Val-de-Grâce où il s’occupe, comme on sait, de restaurer la face de nos blessés de guerre mutilés du visage. J’emploie le mot lecture parce qu’il est consacré. Il est ici tout à fait impropre. M. Morestin a parlé, avec une extrême simplicité, des méthodes qu’il emploie journellement dans son service; et il a montré soixante de ses opérés chacun d’eux portait un petit album photographique montant d’abord l’état du visage au moment de l’entrée dans le service, et puis toutes les étapes de l’amélioration progressive. Cela valait, comme on pense, les plus beaux discours.

J’ai rarement vu spectacle plus émouvant que celui de ces visages fendus, déchiquetés, écrasés, creusés de trous, informes, aux rebords en lambeaux épais, infiltrés, meurtris, littéralement monstrueux.

C’est l’horreur même, une horreur sacrée; ces soldats de France ont donné plus que leur vie. Et l’on se demande comment des êtres humains, pour servir les ambitions des princes qui ont déchaîné cette guerre, osent attenter pareillement à la noblesse de la figure humaine. Mais sur les pages qui se suivent aux feuillets de l’album, voici que progressivement renaissent l’ordre et la symétrie et la beauté antérieure par l’art merveilleux du maître chirurgien.

Et l’expression de ces pauvres visages! À la première image, les yeux, où flambait hier l’ivresse héroïque du combat, disent l’effarement et une détresse sans nom. Sans doute, un miroir leur a révélé l’immensité de leur disgrâce. Mais à mesure que les interventions successives amènent leur bienfait, l’espoir renaît sur tous ces traits remis en harmonie, l’immense espoir d’inspirer autre chose qu’une pitié douloureuse, de retrouver l’accueil sans effroi d’un enfant, et l’amour joyeux d’une femme. Devant ces spectacles nombreux et divers, de l’ingéniosité humaine restaurant, souvent à la perfection, ce qu’avait abîmé la barbarie, l’Académie entière, profondément émue, a salué d’applaudissements prolongés le jeune opérateur qui, descendant de la tribune, rassemblait la troupe de ses soldats guéris.

http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/10/23/26002-20141023ARTFIG00096-hippolyte-morestin-le-medecin-des-gueules-cassees.php

951/11 mars 1917: Une brigade russe sur le secteur de Courcy (Marne)

Une brigade russe sur le secteur de Courcy (Marne)

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( © Photo Jean-Pierre et Jocelyne Husson )

 […] En préparation de l’offensive d’avril, c’est le 11 mars 1917 que la 1ère Brigade Russe Spéciale relève la 152e Brigade (365e RI et 229e RI) dans le secteur de Courcy. Une période d’instruction de plusieurs semaines vient de s’achever au camp de Ville-en-Tardenois où, sur le terrain d’évolution, on avait reconstitué globalement le secteur de sa future intervention, celui de Courcy.
Durant un mois, la Brigade Russe va occuper la 1ère ligne, avec toutes les vicissitudes journalières du front, et se préparer pour la grande offensive.
Son PC est à deux kilomètres derrière le front au Saut de Loup à Saint Thierry.
Cette préparation de l’offensive ne se déroule pas dans le calme. C’est un harcèlement journalier du secteur. Les pertes russes seront significatives ; on relève par exemple pour la journée du 23 mars, 13 tués et 65 blessés (dont deux officiers) et deux disparus au 1er Régiment.
D’autre part en Russie, c’est le début de la Révolution et le Tsar vient d’abdiquer.
Le 15 avril, les bataillons désignés pour l’offensive vont s’installer sur leur base de départ face à Courcy et à la butte de Brimont et à son fort. Ils sont placés sous les ordres du Général, commandant le 7e Corps d’armée.
Cependant à 18h00, coup de théâtre. Informés des événements en Russie, les deux régiments viennent de se mutiner. À 18h00, il y a réunion des Soviets (groupements) qui viennent de se former, dans la cave du château de Saint-Thierry. Ils veulent se prononcer sur les décisions à prendre. Faut-il attaquer ou non ?. Après trois heures de délibérations, les Soviets ont voté à main levée « par une courte majorité : pour participer à l’attaque ». L’incident est clos mais on a frôlé la catastrophe.

source et l’article complet sur http://www.marne14-18.fr/index.php/component/content/article/15-accueil/90-centenaire-corps-expeditionnaires-russes

Lire aussi: http://www.marne14-18.fr/index.php/component/content/article/15-accueil/90-centenaire-corps-expeditionnaires-russes

encore: http://20072008.free.fr/journee052007russes_courcy_avril_1917doc1.htm

Cartes postales du Poilu François-Henri Bissieres

11 mars 1917 : Ma chère Maria, me voici avec mon escouade, ils sont descendus hier soir en bonne santé. Me voilà chef d’escouade, le caporal étant évacué. Et çà va barder, surtout que j’en ai quelques un de jeunes, deux de la classe 17,  un de la classe 16 et un de la classe 15. Les autres deux sont raisonnables, je suis le papa aussi ils m’écoutent. J’en suis très content, je viens de faire une liste pour aller à la soupe chacun à son tour et pour faire la vaisselle. 

JMO de la Cie 16/2 du 10 mars 1917 : Le soir, la 3ème section monte à Esnes, remplacer la 4ème qui rentre à Montzeville.

12 mars  12 mars  12 mars 1917 : Ma chère Maria, quand tu me feras un colis tu pourra me mettre une savonnette celle que j’ai est à fond et dans la lettre quand tu me feras réponse deux plumes. Ici le temps s’est radoucit, celà n’empeche pas qu’il y a beaucoup de boue, c’est forcé avec tout le roulement qu’il y a sur les routes. Ici je n’ai eu de lettre de personne aujourd’hui, je serai peut être plus heureux, celà distrait un peu. Surtout depuis trois jours on ne fait rien, boire, manger et dormir. Demain soir je remonte en ligne avec la section, on aura un peu plus de distraction.

14 mars  14 mars  14 mars 1917 : Ma chère Maria, je suis monté en ligne hier soir, je n’y suis pas cantonné, nous sommes dans un village à 1 kilomètre des lignes. Le temps s’est beaucoup radouci, aussi il pleut de temps en temps. Si tu voyais ces tranchées, il faut passer dans la boue jusqu’aux genoux. Dire que les fantassins sont obligés d’y prendre la garde. Nous encore çà va une fois que l’on est dans les abris on travaille à sec. Aujourd’hui je viens de manger du poulet que MORA, celui de Marmande, vient de recevoir. 

15 mars  15 mars  15 mars 1917 : Ma chère Maria, je viens d’arriver du travail, nous avons travaillé de jour, aussi cette nuit je vais la passer au plumard. Et demain nous sommes de jour au cantonnement. On ne reviendra au travail qu’après demain de jour. Le secteur est tranquille depuis quelques jours. Je vois sur les journaux qu’à Soissons çà barde plus que l’année dernière quand on y était. Ils l’ont bombardé avec des obus incendiaires. Je pense que les civils doivent avoir déménagé. En Champagne çà barde aussi, mon frère n’en est pas loin, je n’ai pas de nouvelle depuis 7 à 8 jours.

Journal du dimanche 11 mars 1917 à travers Le Miroir

Au sud de l’Avre, nous avons effectué divers coups de main qui nous ont permis d’infliger des pertes à l’ennemi et de ramener des prisonniers. A l’est d’Armancourt, nos détachements ont pénétré dans la troisième tranchée allemande, complètement bouleversée par nos feux d’artillerie.
Au nord-est de Soissons, au cours d’une incursion dans les lignes allemandes, nous avons fait une dizaine de prisonniers. Deux tentatives ennemies sur nos petits postes de la région de Reims ont échoué sous nos feux.
En Champagne, lutte acharnée sur plusieurs points du front : butte du Mesnil, Maisons-de-Champagne. Les Allemands ont tenté à plusieurs reprises de nous reprendre les tranchées que nous avons conquises. A la gauche du secteur, après des alternatives d’avance et de recul, nous avons finalement rejeté l’ennemi et réalisé des progrès. Sur la droite du secteur, les tentatives des Allemands ont été brisées par nos feux.
Sur la rive droite de la Meuse, les Allemands ont, de nouveau, attaqué les tranchées reprises par nous au nord du bois des Caurières. Nos contre-attaques immédiates ont rejeté l’adversaire des quelques éléments de tranchées où il avait réussi a pénétrer tout d’abord.
Les Anglais ont enlevé le village d’Irles. Ils ont avancé sur un front de 5 kilomètres et fait de nombreux prisonniers; ils ont capturé également des mortiers de tranchées et des mitrailleuses.
L’empereur Charles, qui était à Budapest, est rentré brusquement à Vienne.

Le vapeur Charles Le Cour détruit par un sous-marin

charleslecour« Le vapeur Charles Le Cour a été torpillé et coulé en mer le 11 Mars 1917 à 23h00 par un sous-marin allemand à 7 milles dans le NNE de Pendeen. L’équipage a été recueilli par un patrouilleur et débarqué à Penzance le 12 Mars vers 06h00. L’équipage, sain et sauf, a été rapatrié le 13 Mars sur Southampton puis débarqué à Saint Malo. L’équipage a perdu la totalité de ses effets. Papiers de bord et papiers personnels perdus dans le naufrage.
Le capitaine a déposé son rapport de mer à Penzance et a subi à Saint Malo seulement l’interrogatoire questionnaire. »

Source: http://pages14-18.mesdiscussions.net/pages1418/Forum-Pages-d-Histoire-aviation-marine/marine-1914-1918/charles-chargeurs-ouest-sujet_947_1.htm

Les Britanniques entrent à Bagdad

Le 11 mars 1917, pendant la Grande Guerre, un corps expéditionnaire anglo-indien entre à Bagdad, capitale de la Mésopotamie (l’Irak actuel), et en chasse les Turcs qui dominaient le pays depuis huit siècles. C’est une revanche sur le cuisant échec subi par les Britanniques dix-huit mois plus tôt, le 22 novembre 1915, à Kout al-Amara, sur le Tigre.

source: https://www.herodote.net/11_mars_1917-evenement-19170311.php