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1478/18 août 1918: Arcis-le-Ponsart (Marne) : pourquoi une rue Henri Howard Houston ?

Arcis-le-Ponsart (Marne) : pourquoi une rue Henri Howard Houston ?

La rue principale de la commune d’Arcs-le-Ponsart  anciennement nommée rue Beauregard, porte aujourd’hui le nom de rue Henri Howard Houston en hommage au jeune lieutenant de l’armée américaine disparu le 19 août 1918.

(…)Le 27 mai 1918, les offensives Ludendorff percent le front au Chemin des Dames formant la poche de Château-Thierry (1er juin) et c’est le retour à la guerre de mouvement. C’est dans le cadre de la réduction de cette dernière qu’en juillet -août (seconde bataille de la Marne), au moment de la bataille de Fismes que le dimanche 18 août 1918, Henry Howard Houston II, 1er Lieutenant, assistant personnel du général de Brigade William Price, est tué en opération à l’âge de 23 ans, par un éclat d’obus entre Vézilly et Arcis le Ponsart, en revenant d’un aérodrome où il était chargé de renforcer la coopération entre les observateurs aériens et les batteries du 108ème régiment d’artillerie de campagne.

Un calvaire à sa mémoire, est construit par la Pennsylvania Monument Commission. Constitué d’une croix en métal noir surmontant un socle de pierre calcaire, ce calvaire est érigé en bordure de la route D25 d’Arcis le Ponsart à Vézilly, non loin de l’endroit où il est tombé (commune de Lagery, parcelle appartenant à la famille Houston).

Henry Howard Houston II est enterré dans le cimetière militaire américain de Suresnes (Hauts-de-Seine 92, près de Paris).

Un calvaire à sa mémoire, est construit par la Pennsylvania Monument Commission. Constitué d’une croix en métal noir surmontant un socle de pierre calcaire, ce calvaire est érigé en bordure de la route D25 d’Arcis le Ponsart à Vézilly, non loin de l’endroit où il est tombé (commune de Lagery, parcelle appartenant à la famille Houston).

source: http://arcisleponsart.fr/le-village/article/qui-etait-henri-howard-houston

Journal du dimanche 18 août 1918

Nos troupes se sont emparées de Ribécourt.
A l’est de Belval, nos éléments d’infanterie, ayant éventé une conte-attaque allemande en préparation, ont réussi à capturer 7 officiers, dont 2 commandants de bataillon, et un certain nombre de soldats.
Echec d’un coup de main ennemi aux Marquises, en Champagne.
Les Anglais ont progressé dans le secteur de Parvillers.
L’ennemi a évacué ses positions avancées à Beaumont-Hamel, Serre, Puisieux, et Bucquoy. Les patrouilles britanniques ont gagné du terrain aux environs de ces villages. Des prisonniers ont été faits.
Canonnade à l’est de Robecq et dans le secteur de Scherpenberg.
Le total des prisonniers faits depuis le 8 août par la 4eme armée britannique, est de 21.844, et ceux faits par la Ire armée française, de 8.500 : ce qui porte le total à 30.344 pour le front Montdidier-Albert.
Canonnade en Macédoine vers la Strouma et le Vardar, dans la boucle de la Cerna et au nord de Monastir.
Echec d’une attaque ennemie en Albanie à Gere-Porocam.
Progrès anglais en Palestine, des deux côtés de la route Jérusalem-Naplouse. 200 ennemis ont été tués et 247 autres capturés.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout18.html

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1464/6 août 1918: un bâton de maréchal pour Foch

Des vaches errantes fournissent du lait à gogo rue Drouot

Le Figaro du 6 août 1918 relate une insolite aventure qui s’est déroulée rue Drouot à Paris. Trois vaches échappées d’un troupeau sont conduites dans la cour de la mairie du 9ème arrondissement. Les agents de police ont eu l’idée de les traire et se sont régalés de ce lait frais jusqu’à l’arrivée du conducteur du troupeau venu les chercher.

«D’où venaient-elles? Nous ne le saurons probablement jamais. L’une d’elles errait, la nuit dernière, autour de l’église de Notre-Dame-de-Lorette, toute seule. Elle avait l’air embarrassé d’une personne qui a perdu son chemin, et qui n’ose pas le demander. Un passant voulut la prendre par les cornes mais elle se rebiffa. Une grande timidité n’est pas inconciliable avec un certain amour-propre.

Alors d’autres passants survinrent, et l’on décida de la conduire, par gestes, dans la direction du poste de la rue Drouot. Des bras, des chapeaux, des mouchoirs s’agitaient autour de la vache qui, à force d’être détournée des directions diverses qu’elle voulait suivre, finit par prendre le seul chemin duquel on ne la détournât point, et fut ainsi amenée devant la cour de la mairie, où elle entra.

Deux autres vaches l’attendaient, arrivées là de la même façon. Et les agents entouraient ces prisonnières. Alors une idée leur vint.

Ils pensèrent que si les trois vaches étaient incapables de fournir aucune explication à la police, elles ne lui refuseraient certainement pas de lui faire cadeau d’un peu de lait. Et ils se mirent, fort poliment, à les traire. Les trois vaches, échappées d’un troupeau qui venait de traverser la rue Lafayette, étaient bientôt réclamées par leur conducteur. On lui rendit les trois vaches. Et les agents regardèrent partir avec un peu de regret, en vidant leurs verres, celles qui leur avaient fait connaître, pendant une nuit, les douceurs d’un régime lacté sans restrictions.» écrit Le Figaro du 6 août 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/06/26002-20140806ARTFIG00187-6-aout-1918-des-vaches-errantes-fournissent-du-lait-a-gogo-rue-drouot.php

Un bâton de maréchal pour Foch

Lire aussi: https://www.histoiredumonde.net/Ferdinand-Foch.html

http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/06/26002-20140806ARTFIG00187-6-aout-1918-des-vaches-errantes-fournissent-du-lait-a-gogo-rue-drouot.php

Clémenceau  félicite Foch

« Mon cher Général et ami,

J’ai le très grand plaisir de vous annoncer que je soumettrai aujourd’hui même à M. le Président de la République le projet de décret ci dessous :

« Monsieur le Président,

Le décret du 24 décembre 1916 a fait revivre une première fois la dignité de Maréchal de France. J’ai l’honneur de soumettre à votre signature, au nom du Gouvernement, et, je peux l’affirmer, au nom de la France entière un décret conférant au général Foch cette haute récompense nationale.

À l’heure où l’ennemi, par une offensive formidable sur un front de 100 kilomètres, comptait arracher la décision et nous imposer cette paix allemande qui marquerait l’asservissement du monde, le général Foch et ses admirables soldats l’ont vaincu.

Paris dégagé, Soissons et Château-Thierry reconquis de haute lutte, plus de 200 villages délivrés, 35 000 prisonniers, 700 canons capturés, les espoirs hautement proclamés par l’ennemi avant son attaque écroulés, les glorieuses armées alliées jetées d’un seul élan victorieux des bords de la Marne aux rives de l’Aisne, tels sont les résultats d’une manœuvre aussi admirablement conçue par le haut commandement que superbement exécutée par des chefs incomparables.

La confiance placée par la République et par tous ses alliés dans le vainqueur des Marais de St Gond, dans le chef illustre de l’Yser et de la Somme a été pleinement justifiée.

La dignité de Maréchal de France conférée au général Foch ne sera pas seulement une récompense pour les services passés. Elle consacrera mieux encore dans l’avenir l’autorité du grand homme de guerre appelé à conduire les armées de l’Entente à la victoire définitive.

Je vous prie d’agréer, monsieur le Président, l’hommage de mon profond respect.

G. Clemenceau »

Vous comprendrez, mon cher ami, que j’aie voulu être le premier à vous annoncer cette nouvelle.

Je vous embrasse

G. Clemenceau. »

source: http://www.clemenceau2018.fr/f/archives/287/fiche/?

L’église de Ville-en-Tardenois bombardée

L’église  de Ville-en-Tarenois a été très endommagée lors du bombardement du 6 août 1918 et restaurée dans les années 1920 avec l’aide d’Etienne Moreau-Nélaton*.

http://ville-ferentardenois.com/tourisme-culture-patrimoine/leglise-sainte-macre/

Création d’une école du renseignement par les Américains à Langres

  • Une école de renseignements : officiellement créée le 6 août 1918, elle fonctionne depuis le 25 juillet à la caserne Carteret-Trécourt. Les cours dispensés enseignent aux officiers l’organisation de l’armée allemande, l’interrogation des prisonniers, l’exploitation de documents pris à l’ennemi et l’interprétation des photographies aériennes.

Création du cimetière de Bouilly (Marne)

Le cimetière militaire britannique de Bouilly a été créé en 1918 par les autorités françaises pour recevoir les corps des soldats britanniques, français, italiens et allemands tués dans le secteur au cours de la 2ème Bataille de la Marne entre le 18 juillet et 6 août 1918.
Les corps des soldats français, italiens et allemands ont été ultérieurement exhumés et regroupés dans d’autres cimetiètres.

source: http://www.cndp.fr/crdp-reims/memoire/lieux/1GM_CA/cimetieres/britanniques/bouilly.htm

L’abbaye d’Igny d’Arcis le Ponsart (marne) détruite

Le monastère d’Igny se trouve en plein front et le 6 août 1918, il est complétement détruit lors de la retraite allemande. Un aumônier militaire campant à proximité de l’abbaye a pu retrouver quelques objets de valeur et surtout la châsse contenant les reliques du bienheureux Guerric et il en avertit le cardinal Louis-Joseph Luçon.

Le blason de cet archevêque de Reims se trouve au-dessus d’une porte latérale de l’église donnant sur le choeur des moniales. Il est « d‘azur à un agneau pascal accompagné d’un M en onciale d’or dans le canton dextre. »

source: https://abbaye-igny.fr/historique/les-blasons

Duval (Bonnet rouge) condamné à mort

Au cours du procès qui débute le 29 avril 1918, le lieutenant Mornet, commissaire du gouvernement, reconnaît à Emile Duval « une culture profonde, une intelligence remarquable et un talent de plume véritable. » Les qualités indiscutables de « ce petit vieux aux allures discrètes de sacristain » sont malheureusement révélées tardivement et, âgé de cinquante ans quand il commence sa collaboration au Bonnet Rouge, Duval est un journaliste déjà aigri et plein de fiel contre cette société qui n’a pas su le reconnaître à sa juste valeur.

Le 11 mai 1918, Mornet réclame la peine de mort pour Duval.

Emile Duval est fusillé le 17 juillet 1918 pour “avoir reçu de l’argent de l’Allemagne”.

source: http://www.noisylesec-histoire.fr/2016/01/emile-duval-1864-1918-journaliste/

lire aussi: https://fr.wikipedia.org/wiki/Émile-Joseph_Duval

A Woippy ( Moselle) le curé et les cloches

Ordonnance pour la livraison des cloches qui devaient rester.
En vertu d’une ordonnance du 6 août 1918, les cloches, même celles qui étaient dispensées à cause de leur valeur artistique doivent être livrées. Une seule cloche de ces trois, qui pèsent 967 k., 1212 k., 1702 k., la plus petite qui donne le fa devra rester. Nous faisons tout le possible pour les conserver; mais ce sera bien difficile. M. le Kreisdirektor ne semble plus disposé à vouloir céder. M. le curé est décidé à écrire encore et à rendre visite à M. Schmitz, architecte préposé à la conservation des monuments d’art. Le Conseil autorise M. le curé à attendre, même au risque de perdre la prime promise de 1 Mark par kilo.

http://www.raconte-moi-woippy.net/paroisse/cures/bigerel.htm

Décès de Roland Garros, aviateur

Roland Garros, né le 6 octobre 1888 à Saint-Denis de la Réunion et mort le 5 octobre 1918 dans les Ardennes près de Vouziers, est un aviateur français, pionnier de l’aviation.
Champion de France de cyclisme en 1906, Roland Garros est passé à la postérité pour avoir réussi, le 23 septembre 1913, la première traversée de la Méditerranée en avion en partant de Fréjus, en 7 heures et 53 minutes. À bord de son Morane-Saulnier H, malgré un moteur qui subit deux pannes, au large de la Corse et au-dessus de la Sardaigne. Il lui restait 5 litres d’essence quand il se posa à Bizerte.

La Première Guerre mondiale le fit naturellement pilote de guerre : il remporta quatre victoires.
Une panne le contraignit d’atterrir en territoire occupé et il fut fait prisonnier avant d’avoir pu détruire son avion
Il ne parvint à s’évader qu’au bout de trois ans, fut à cette occasion le co-fondateur de l’Union Nationale des Évadés de Guerre et reprit vite sa place dans l’escadrille « SPA26 » du fameux groupe des « Cigognes ». Mais il fut tué lors d’un combat aérien le 5 octobre 1918 à Saint-Morel dans les Ardennes, près de Vouziers où il est enterré.

source: https://www.camps-parachutistes.org/t2590-roland-garros-aviateur-francais

Journal du mardi 6 août 1918

Nos troupes, refoulant les arrière-gardes ennemies, ont continué leur marche victorieuses sur un front de 50 kilomètres en direction de la Vesle.
Sur notre gauche, nous bordons les rives sud de l’Aisne et de la Vesle, depuis Soissons jusqu’à Fismes, dont les Américains tiennent les lisières.
A l’est de Fismes, nous avons atteint la ligne générale nord de Courville, Branscourt, Courcelles, Champigny.
Nos reconnaissances de cavalerie opèrent le long de la voie ferrée de Soissons à Reims.
Sur certains points, notre progression a dépassé, en vingt-quatre heures, dix kilomètres. Plus de cinquante villages ont été délivrés en une seu1e journée.
Les Américains annoncent avoir pris, depuis le 18 juillet, 8.400 soldats et 133 canons.
La progression britannique s’est poursuivie dans le secteur d’Albert; nos alliés ont enlevé la majeure partie du terrain tenu par les Allemands à l’ouest de l’Ancre. Ils ont suivi l’ennemi dans son mouvement de retraite qu’avaient laissé prévoir différents indices.
Des patrouilles allemandes ont attaqué les Anglais dans le secteur d’Hébuterne. Elles ont été complètement repoussées.
Arkhangel a été occupée par les troupes alliées. L’Entente garde ainsi une porte ouverte sur la Russie.
En Macédoine, des détachements bulgares ont été repoussés près de Vetrenik.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout18.html

1463/5 août 1918:Fismes libérée

 Fismes libérée

Le cimetière américain de Fismes

La ville est libérée les 4 et 5 août 1918 par les Américains. Ceux-ci avaient atteint les lisières de la ville et il leur fallut la prendre rue par rue, maison par maison, pour continuer de repousser cette seconde offensive jusqu’au bord de la Vesle. C’est là notamment que s’illustre l’engagement des régiments prestigieux et emblématiques de l’armée américaine sur le sol Français.

Arès la Première Guerre Mondiale, la reconstruction du pont de Fismette, auquel il était prévu d’adjoindre deux colonnes surontées de statues et de deux lanternes des morts, a été prise en charge par l’Etat de Pennsylvanie et la ville de Meadville. Le régiment d’infanterie qui a libéré Fismes en août 1918, était parti de cette ville qui souhaitait ainsi honorer la mémoire de ses soldats morts en terre française.

Les plans ont été conçus par les architectes américains : Thomas H. Atherton et Paul P. Cret. Les architectes parisiens Lahalle et Levard ont assuré la direction des travaux de construction. Le pont-mémorial a une portée de 18m et comporte une chaussée de 8m de large, bordée de trottoirs de 1m50. La première pierre a été posée le 24 mai 1926. Il a été inauguré le 28 mai 1928, 10 ans jour pour jour après sa destruction par les Allemands le 28 mai 1918.

source: http://frontdechampagne.over-blog.com/2017/12/fismes-le-pont-memorial-de-fismette.html

Dernier raid de zeppelin sur l’Angleterre

Le dernier raid de zeppelin sur l’Angleterre a lieu le 5 août 1918 avec 5 Hauts Grimpeurs commandés par Peter Strasser en personne, un militaire ayant reçu la médaille Pour le mérite, la plus haute distinction de l’armée allemande. Il est certain de pouvoir frapper l’Angleterre au cœur. Mais sous les feu des canons antiaériens anglais aucun des dirigeables ne touchent de cibles utiles. Strasser décide néanmoins de voler à basse altitude pour s’assurer que les objectifs ont été atteints quand il est abattu par des chasseurs britanniques. Il meurt ainsi que les 23 membres de son équipage dans l’incendie puis l’explosion de leurs dirigeable qui s’écrase au sol. Les 4 autres dirigeables larguent leurs dernières bombes dans la Manche et se hâtent de rentrer.

source: http://lautrecotedelacolline.blogspot.com/2014/07/la-premiere-bataille-dangleterre-et-la.html

Journal du lundi 5 août 1918

Les attaques menées par nos troupes et les unités alliées sur le front au nord de la Marne ont obtenu un plein succès.
Bousculés sur toute la ligne, les Allemands ont été contraints d’abandonner la position de résistance qu’ils avaient choisie entre Fère-en-Tardenois et Ville-en-Tardenois, et de précipiter leur retraite.
Sur notre gauche, nos troupes sont entrées dans Soissons.
Plus au sud, elles ont franchi la Crise sur tout son parcours.
Au centre, progressant largement au nord de l’Ourcq, nous avons dépassé Arcy-Sainte-Restitue et pénétré dans les bois de Dôles.
Plus à l’est, Coulanges, à quatre kilomètres au nord du bois Meunière, est en notre possession.
A droite, Goussancourt, Villers-Agron, Ville-en-Tardenois, sont à nous. Sur cette partie du front, nous avons porté nos lignes à cinq kilomètres environ au nord de la route de Dormans à Reims, sur la ligne générale Vezilly-Lhéry.
Entre l’Ardre et la Vesle, nous occupons Gueux et Thillois.
Les Anglais ont repoussé avec pertes un raid tenté par l’ennemi aux environs de Feuchy. Leurs patrouilles ont poussé en avant dans le secteur d’Albert et occupé des portions de la première ligne allemande.
Canonnade entre Béthune et Bailleul.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout18.html

1460/2 août 1918

Château-Thierry(Aisne) , le  2 août 1918par  Flameng François

Soissons libérée par des bataillons de chasseurs

La Ville de Soissons longuement occupée et détruite durant la grande guerre a été définitivement libérée le 2 Août 1918 par le 2e bataillon de chasseurs à pieds.

Germigny libérée (Marne)

A partir de mai, Germigny subit les coups de boutoirs de l’ennemi. Pour contenir l’offensive allemande, le village est pilonné à partir de Bligny par l’artillerie française. Il est détruit à 88% laissant seulement quatre maisons à peu près habitables, l’église est détruite. Les habitants sont évacués dans le sur de la Marne et dans l’Aube.

Les terribles combats autour de la cote 240, sur les hauteurs de Vrigny, et surplombant les villages voisins de Germigny, Janvry, Gueux et Méry-Prémecy, se poursuivront jusqu’en juillet 1918 et la contre-offensive des Alliés (le 18 juillet). Plus à l’ouest, les Allemands arrivent sur la Marne, à Château-Thierry, comme en 1914. La Troisième Bataille de l’Aisne se termine, la Deuxième Bataille de la Marne va commencer.

Germigny sera libéré le 2 août 1918 et sera décoré de la Croix de Guerre le 30 mai 1921 avec la citation suivante : « Vaillante cité, qui par les nombreux bombardements subis, ses souffrances et ses ruines, a bien mérité du Pays ».

source: http://frontdechampagne.over-blog.com/2018/05/germigny-village-detruit-fin-mai-1918.html

Journal du vendredi 2 août 1918

Les Allemands ont attaqué, après un fort bombardement, nos nouvelles positions, à l’est d’Oulchy-le-Château. Nous avons repoussé l’assaut ennemi et maintenu intactes nos lignes.
Sur la rive droite de l’Ourcq, de vifs combats se sont livrés au nord-est de Fère-en-Tardenois. Le village de Seringes a passé de main en main et a été finalement enlevé par une contre-attaque des Américains.
De nombreux coups de main ennemis près de Mesnil-Saint-Georges, à l’est de Montdidier, au bois Le Prêtre, sur la rive droite de la Meuse et dans les Vosges, n’ont obtenu aucun résultat.
De notre côté, nous avons effectué une incursion dans les lignes allemandes, au nord-est de Perthes-les-Hurlus et ramené des prisonniers.
Les opérations aériennes se sont poursuivies sur tout le front entre Aisne et Marne. Les bombardiers franco-britanniques ont jeté plus de 20 tonnes de projectiles sur les cantonnements et les points de passage de la vallée de l’Ardre et de la Vesle, les gares de Fimes, Loupeigne, Mareuil, Bazoches, les terrains d’aviation de Mont-Notre-Dame. Quatorze avions allemands ont été abattus ou mis hors de combat.
Les Anglais ont fait des prisonniers au cours de coups de main heureux et de rencontres de patrouilles dans les environs de Lens, au nord de Béthune et dans le secteur nord de notre front.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout18.html

1452/25 juillet 1918: Amar Ben Mohamed blessé près de Prunay (51)


Amar Ben Mohamed blessé près de Prunay (51)

Amar Ben MOHAMED est né en Algérie à Biskra en 1884,
Mobilisé en mars 1915, il a été affecté au 1er Régiment de marche de tirailleurs algériens.
Ce régiment a été engagé successivement en Belgique dans le secteur d’
Ypres en 1915, puis en France à Verdun et dans la Somme en 1916, en Champagne en 1917, enfin dans la défense de Reims en 1918.
Grièvement blessé
en juillet 1918 près de Prunay dans la Marne, il est décédé le 25 juillet 1918 à l’Hôpital de Saint-Maurice dans la Seine.

Lire le dossier réalisé par des scolaires: http://www.cndp.fr/crdp-reims/memoire/enseigner/college_lycee/amar_ben_mohamed.htm

L’église d’ Epernay bombardé dans la nuit du 24 au 25

source: http://www.epernayjadis.fr/432687898

Aquarelle « Tank Renauld près de Montemafroy, 25 juillet 1918 »

source: https://www.google.fr/search?q=25+juillet+1918&safe=active&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwifiJHvl9DbAhVLOhQKHcqOBqM4yAEQ_AUICigB&biw=1280&bih=605#imgrc=sLoLIRr-LaCNxM:

Journal du jeudi 25 juillet 1918

De part et d’autre de l’Ourcq, les attaques de nos troupes ont obtenu des résultats satisfaisants, malgré la résistance tenace de l’ennemi qui a amené de nouvelles réserves.
Au nord de la rivière, nous avons conquis et dépassé le Plessier-Huleu, atteint les abords ouest d’Ou1chy-la-Ville et pris le vi11age de Montgrie. Au sud de l’Ourcq, les troupes franco-Américaines ont franchi la route de Château-Thierry et porté leur ligne à plus d’un kilomètre à l’est. Le village de Rocourt est à nous, ainsi que la majeure partie du bois du Chattelet.
Sur la rive droite de la Marne, nous avons réalisé de nouveaux progrès au nord de mont Saint-Père et de Chartèves, qui est entre nos mains. Nous avons également élargi notre tête de pont de Jaulgonne.
Entre la Marne et Reims, violents combats dans la région de Vrigny. Les Franco-Anglais ont progressé de plus d’un kilomètre et infligé de lourdes pertes à l’adversaire. Les Britanniques, pour leur part ont fait 300 prisonniers et capturé 5 canons. Une contre-attaque allemande a été brisée.
Les aviateurs britanniques ont bombardé Offenburg. Des explosions ont été constatées à la gare.
Helfferich a été nommé ambassadeur d’Allemagne à Moscou, en remplacement du comte Mirbach, qui fut assassiné au début du mois.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.html

1451/24 juillet 1918: la seconde bataille de la Marne (suite)

La seconde bataille de la Marne (suite)

Ville-en-Tardenois

Le 24 juillet, la division française du général Roig-Bourdeville enlève Oulchy-la-ville aux Allemands, et ses régiments (5e, 74e et 224e régiments d‘infanterie) capturent 600 prisonniers allemands.

Le 25 juillet, Oulchy-le-Château tombe, attaqué de front par le 23e régiment d’infanterie Française et à revers par le 128e régiment d’infanterie, de la division Bablon.

De l’autre côté, l’armée française du général Berthelot est aux abords de Ville-en-Tardenois; et dans un magnifique assaut, le 103e régiment d’infanterie, qui, depuis le 15 juillet, a perdu presque tous ses officiers et 75 pour cent de ses effectifs, enlève le village de Romigny aux Allemands .

Le 26 juillet, Von Boëhm lâche la Marne et fait sauter les ponts de l’Ourcq. Le soir, notre infanterie française est à Bruyères, à Villeneuve-sur-Fère et à Courmont. La nuit, on se bat à Ronchères, où l’ennemi résiste, grâce à une puissante artillerie.

Le 27 juillet, Mangin attaque Buzancy, Degoutte traverse Fère-en-Tardenois; Berthelot dépasse Ville-en-Tardenois; l’ennemi tient âprement; ailleurs, il cède et notre cavalerie française cueille des trophées ou parvient difficilement à conserver le contact.

source: http://chtimiste.com/batailles1418/1918marne.htm

Journal du mercredi 24 juillet 1918

Au nord de Montdidier, une opération locale, vivement conduite, nous a permis d’occuper les villages de Mailly-Raineval, Sauvillers et Aubvillers. Nous avons fait 1500 prisonniers. Nous avons progressé sur les deux rives de l’Ourcq, en particulier vers Oulchy-la-Ville, et sur la rive nord de la Marne.
Les troupes anglaises ont légèrement avancé leur ligne au sud d’Hébuterne, de Merris et de Meteren. Elles ont également amélioré leurs positions dans le secteur d’Hame1, au nord d’Albert. Elles ont exécuté avec succès des raids aux environs d’Ablainzevelle, Ayette, Oppy, Avion et Lens, ramenant des prisonniers et des mitrailleuses.
Aux environs de Merris, à la suite d’une rencontre de patrouilles, au cours de laquelle une cinquantaine d’Allemands ont été tués, elles ont encore capturé des prisonniers et des mitrailleuses.
L’artillerie ennemie se servant d’obus à gaz toxiques, s’est montrée active dans le secteur de Villers-Bretonneux, de même que dans celui de Dickebusch.
Sur le front italien, duels d’artillerie dans la zone du Tonale, dans le Vallarsa et sur le bord est du plateau d’Asiago. Nos alliés ont par leur feu, dispersé des troupes et des convois dans la région du Stelvio et dans le val Brenta.
En Albanie, les Italiens ont continué leur avance dans l’arc du Devoli, au nord de Bérat et enlevé la hauteur 900. Ils ont capturé des prisonniers et des mitrailleuses.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.htmlsource:

1448/21 juillet 1918

(Suite) Seconde  victoire de la Marne

Le 21 juillet, pour maintenir son pivot de manœuvre, l’ennemi contre attaque furieusement Mangin, en accumulant contre lui des effectifs sans cesse renouvelés. Les héroïques régiments Français de Mangin tiennent bon et repoussent les Allemands.

Degoutte entre dans Château-Thierry, refoulant à travers le Tardenois les divisions allemandes de Von Boëhm, dont la résistance devient décidément molle.

Le soir, la 6e Armée Française a progressé d’une dizaine de kilomètres et la ligne de nos avant-gardes passe près d’Hartennes et d’Oulchy-le-Château qui tient toujours, au delà de Grisolles, de Bézu-saint-Germain et d’Epieds .

La deuxième victoire de la Marne, prélude d’opérations de plus grande envergure, est gagnée.

Elle est complète. Elle forme un ensemble magnifique d’une perfection classique, portant la brillante empreinte de la valeur et du génie Français.

A droite et au centre, Gouraud et Berthelot, grâce au sublime esprit de sacrifice des poilus des îlots de résistance, ont constitué le mur contre lequel l’assaut des Allemands s’est brisé. C’était le 15 juillet 1918.

A gauche, De Mitry, Degoutte et Mangin ont foncé concentriquement sur l’aile droite Allemande; Et, grâce à une admirable préparation et à une foudroyante rapidité d’exécution, l’ont écrasée.

Les résultats, se sont : La capture de 20. 000 prisonniers Allemands, de plus de 400 canons Allemands, 3.300 mitrailleuses Allemandes capturées, l’absorption et l’usure irréparable de soixante divisions Allemandes, la délivrance de Château-Thierry et l’obligation pour Ludendorff d’abandonner très vite la poche de Fère-en-Tardenois où il ne peut plus ravitailler ses troupes, puisqu’il n’est maître ni de Reims, ni de la voie ferrée au sud de Soissons.

source: http://chtimiste.com/batailles1418/1918marne.htm

Dans Château-Thierry libéré, 21 juillet
Dans Château-Thierry libéré par les Français et les Américains, la population civile sort de ses abris après des combats acharnés. Dans l’église Saint-Crépin, les objets en cuivre volés à Château-Thierry ont été rassemblés pour être emmenés en Allemagne. Albert Lebrun, ministre du Blocus et des Régions libérées, rend visite aux habitants, en compagnie du préfet de l’Aisne. Les journaux français sont à nouveau distribués dans la ville qui fut administrée par M. Lecointre durant son occupation.

Pas-de-Calais: toute relation interdite avec les indigènes, chinois et annamites

Les autorités tentent de minimiser les contacts avec la population, notamment avec les femmes françaises. Un arrêté militaire pris à Boulogne le 21 juillet 1918 interdit à la population toute relation familière avec les travailleurs indigènes, chinois, annamites, etc. En vertu de cet arrêté, une jeune Boulonnaise qui avait envoyé une carte à un travailleur chinois est poursuivie devant le tribunal de simple police de la ville. Elle est finalement acquittée.

Mais en réalité, les rapprochements sont beaucoup moins nombreux que les actes de xénophobie subis au quotidien. Jusque-là, les rapports entre coloniaux et autochtones se limitaient aux expositions universelles et coloniales et ce, uniquement dans les grandes villes. On imagine la crainte mêlée de curiosité que provoque leur arrivée dans les campagnes reculées.

source: http://www.archivespasdecalais.fr/Activites-culturelles/Chroniques-de-la-Grande-Guerre/Les-travailleurs-chinois-du-Pas-de-Calais

Le 44 ème en montagne de Reims et dans les Ardennes

lire sur http://georgesfourneret.fr/wa_files/6_20JMO_2044_C2_B0_20W2_20-_20copie.pdf

video de juillet 1918

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source: http://www.ecpad.fr/juillet-1918-les-annales-de-la-guerre-71/

Journal du dimanche 21 juillet 1918

L’avance de nos troupes continue sur le front de Champagne.
Entre Aisne et Marne, les Franco-Américains ont poursuivi leur offensive en refoulant l’ennemi qui se défend avec opiniâtreté. Ils ont atteint Ploizy, Parcy- Tigny, dépassé Saint-Remy, Blanzy et Roget-Saint-Albin. Plus au sud, nous tenons la ligne générale Pries, plateau nord-est de Courchamps.
Entre la Marne et Reims, de violents combats sont en cours.
Les troupes franco-britanniques, attaquant avec vigueur, se sont heurtées à des forces importantes. En dépit de la résistance acharnée de l’ennemi, nous avons gagné du terrain dans le bois de Courton, dans la vallée de l’Ardre et vers Sainte Euphraise. Le chiffre de nos prisonniers, depuis le 18, dépasse 20000. Plus de 400 canons sont tombés entre nos mains.
Les Anglais, dans le secteur de Meteren, ont avancé sur un front de quatre kilomètres. Ils ont pris le village et un groupe de maisons situé au sud-ouest. L’ennemi a opposé une résistance acharnée. Le nombre de prisonniers qu’ont capturé nos alliés est de 436. Ils ont également réussi un raid près de Beaumont-Hamel, pris des hommes et des mitrailleuses.
Succès italien dans le massif de l’Adamello.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.html