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1443/16 juillet 1918: le 2 ème RI contre attaque à la Chapelle Mothodon (02)

Le 2 ème RI contre attaque à la Chapelle Mothodon (02)

Ici, dans ce vallon du Ru des Vieux Prés est venue s’échouer le 15 juillet 1918 la dernière offensive allemande. Ce mémorial de la Ferme de la Verdure en perpétue le souvenir.

Le 15 juillet 1918, précédées par un très violent tir d’artillerie, les troupes d’assaut allemandes franchissent la Marne, submergent nos positions et atteignent ce ruisseau. Elles y sont arrêtées par nos défenseurs de la 20ème division installés défensivement sur les hauteurs sud.

Le 16 juillet, depuis ce vallon, le 2e RI (20ème division) passe à la contre attaque et après de très durs combats s’empare des hameaux de Chézy, de Montleçon et de la Ferme de la Bourdonnerie. Par un retour offensif, les Allemands reprennent la ferme. Plus à l’est, le 77e RI (18e division) reprend la Ferme des Pozart.

Le 17 juillet, nouvelle contre attaque française par les 18ème BCP, 25e RI, 147ème RI et 32eRI. La progression est difficile et meurtrière due à la présence d’un grand nombre de mitrailleuses allemandes. La Ferme de la Cressonnière est reprise ainsi que la Bourdonnerie mais là encore, les Allemands contre attaque et reprennent la ferme.

Devant l’échec de l’offensive, l’état major Allemand décide de replier ses divisions engagées au sud de la Marne dans la nuit du 18 au 19 pour l’artillerie et du 19 au 20 pour l’infanterie.

source: https://www.valleesenchampagne.fr/mémoire-de-nos-vallées/combats-à-la-chapelle-monthodon-guerre-de-1914-1918/

Une infirmière miraculée: Henriette Bressolles 

Fille d’un officier supérieur, Mademoiselle Bressoles s’était engagée à 18 ans comme infirmière militaire dans une une ambulance chirurgicale volante. Par son comportement héroïque elle mérita  quatre citations, la médaille de Reconnaissance Française et sera même proposée pour la Légion d’Honneur. Le 16 juillet 1918, dans la région de Dormans, elle porta secours, sous un violent tir de barrage, à un prêtre-soldat dont le bras et la jambe gauche viennent d’être arrachés par des éclats d’obus. Comme elle s’efforçait  de soulever de terre le grand blessé, elle ressentit brusquement un craquement et une très vive douleur dans la colonne vertébrale. Rentré à l’ambulance, elle éprouva une grande  peine se redresser. Malgré ses douleurs elle refusa  toute évacuation jusqu’au soir où un obus tomba à quelques mètres d’elle et la projetta à terre. Henriette fut retrouvée  une heure après, évanouie avec un éclat dans la jambe.

la suite sur : http://www.1914-1918.be/inf_miraculee.php

Journal du mardi 16 juillet 1918

Après une violente préparation d’artillerie, les Allemands ont attaqué depuis Château-Thierry jusqu’à la Main-de-Massiges, sur un front de 80 kilomètres.
La lutte a été d’une extrême violence. A l’ouest de Reims, des combats acharnés ont eu lieu autour de Reuilly-Courthezon, Vasly. L’ennemi a réussi à s’infiltrer au sud de la Marne, entre Dormans et Fossoy. Une contre-attaque des Américains a refoulé les Allemands qui avaient franchi le fleuve à l’ouest du Fossoy.
Entre Dormans et Reims, nos troupes et les troupes italiennes résistent sur une ligne Châtillon-s.-Marne, Cuchery, Marfaux, Bouilly.
A l’est de Reims, de Sillery à Massiges, nos contingents ont opposé une défense irréductible. La ligne passe par Prunay, les Marquises, au nord de Prosnes et de Souain.
Les Anglais ont avancé leur ligne en Flandre, à l’est du lac de Dickebusch, sur un front de deux kilomètres. Ils ont fait 296 prisonniers, capturé quelques mitrailleuses ainsi que du matériel. Leurs pertes ont été légères. Ils ont amélioré leurs positions légèrement au sud de Villers-Bretonneux et fait quelques prisonniers. D’autres ont été également capturés dans un raid heureux aux environs d’Ayette.
Activité d’artillerie au sud d’Arras, au nord de Béthune et dans le secteur de Locre.
Les troupes anglo-indiennes ont fait 50 prisonniers à l’est du Jourdain, en Palestine.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.html

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1442/15 juillet 1918: l’offensive allemande en Champagne i

L’offensive allemande en Champagne  – La bataille défensive française

15 au 19 juillet 1918

Lire le dossier complet sur le site http://chtimiste.com/batailles1418/1918champagne.htm

lire aussi: https://www.memoiresdesmontsdechampagne.fr/bataille-du-15-juillet-1918

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Champagne_(1918)

Franchissement de la Marne

Le 15 juillet 1918, les troupes allemandes franchissent la Marne entre Château-Thierry et Reims, tentant d’enfoncer les lignes alliées tenues par la 9e armée du général de Mitry et la 5e armée du général Berthelot. La 1. Armee bouscule les lignes françaises et parvient devant la ville d’Epernay par la vallée de l’Ardre et de la Marne. Elle espère ainsi s’emparer de Reims en la contournant par le sud. Rapidement, les troupes françaises, italiennes, américaines et britanniques s’opposent à l’avancée allemande et reprennent l’initiative de l’attaque.

1 / Référence : SPA 8 AD 186 Epernay, Marne, troupes italiennes montant en ligne. 15/07/1918, opérateur Daniau.

Au déclenchement de l’offensive allemande, les troupes italiennes du 2e corps d’armée du général Albricci participent aux combats défensifs. Stationnés dans la région ouest de Reims, les soldats italiens des 3e et 8e divisions d’infanterie combattent des éléments supérieurs en nombre. Le premier jour de l’offensive, le 15 juillet, les Italiens présents dans les bois de Vrigny sont écrasés par les obus chimiques et explosifs, et subissent de lourdes pertes. Des renforts traversent la ville d’Epernay en direction du nord pour se porter contre l’offensive allemande.

2 / Référence : SPA 9 AD 194 Igny-Comblizy, Marne, le 14e d’infanterie monte en ligne pour l’offensive du 18 jui

Les soldats du 14e régiment d’infanterie de ligne, rattaché à la 131e division d’infanterie et commandé par le lieutenant-colonel Bouffard, traverse la localité d’Igny-Comblizy, située à l’ouest d’Epernay. Le régiment, qui a participé à la bataille défensive de la Somme et de la forêt de Retz, se retrouve porté en direction de la Marne et des combats de Mareuil-en-Brie et de la forêt d’Enghuien, où il parvient à stopper les attaques allemandes.

source: http://archives.ecpad.fr/wp-content/uploads/2010/06/1918-07.pdf

L’attaque allemande du 15 juillet vue par le général Ludendorff

Ce texte  est extrait des « Souvenirs de Guerre » du Général Ludendorff, paru chez Payot, en 1921. Plusieurs informations contredisent ce qui était perçu par les Alliés :
– Ludendorff ne pense plus pouvoir gagner la guerre (malgré la paix à l’Est) mais obtenir une victoire permettant de négocier une paix acceptable à l’Ouest; .

– La future attaque du juillet (Mangin-Degoutte) est connue de Ludendorff et la 9e Armée est prédisposée à cet effet (mais les Allemands seront néanmoins surpris par l’attaque);
– « Friedensturm » doit « user » les réserves françaises qui sont au Nord de Paris, faire de nombreux prisonniers (5e Armée), menacer Verdun « à revers », etc … . Mais deux semaines plus tard les Britanniques doivent être écrasés en Flandre (ils ne pourront plus être secourus par les Français épuisés) par une attaque nouvelle, inattendue du groupe d’armées du Kronprinz Rupprecht, contraignant les Alliés à la négociation;

– La date souhaitée de l’attaque était le 12 juillet et non pas le 15 (lendemain du 14, fête nationale française bien « arrosée ! »);
– L’échec des 1re et 3e Armées Allemandes, le 15 juillet, face à la 4e Française est la cause de l’arrêt de la progression au sud de la Marne, que plus rien ne justifie plus, puis du repli sur la rive Nord, et non pas l’attaque Mangin-Degoutte du 18.

Henri Maurel, 2009.

source photos http://asmac.fr/Files/Other/Bulletins/NAVARIN%202018%201.pdf

………….
On admettait, d’après les nouvelles qui nous étaient parvenues, que l’ensemble des forces combattantes envoyées par les États-Unis en France pendant les mois d’avril, mai et juin devait atteindre à peu prés 25 divisions. Il pouvait donc y avoir en tout, en France, à ce moment, 20 divisions américaines. C’était plus que je n’avais cru possible. La supériorité que nous avions en mars, au point de vue du nombre des divisions, se trouvait ainsi compensée. La situation numérique avait d’autant plus évolué à notre désavantage que les divisions américaines comprenaient 12 bataillons à forts effectifs. Il est vrai que là où nous avions combattu les divisions qui se trouvaient depuis longtemps déjà en France, nous étions restés maîtres de la situation, même inférieurs en nombre. On ne pouvait s’attendre à voir les formations nouvelles, moins entraînées, qui arrivaient avec rapidité, combattre mieux que les divisions anciennes. Dans le jugement que l’on porte sur la valeur de l’ennemi, il ne faut exagérer ni dans un sens, ni dans l’autre. Sinon, comment aurions-nous pu attaquer et vaincre les Russes en 1914: Aussi longtemps que nos troupes garderaient leur solidité interne, elles viendraient à bout de n’importe quel ennemi, même de ces fortes divisions américaines, dont les nerfs n’étaient pas usés comme ceux des armées qui combattaient depuis longtemps. Mais, chose fort importante, les nouveaux renforts américains pouvaient libérer des unités françaises et anglaises en occupant les secteurs calmes. Il y avait là un fait d’une importance considérable; il éclaire l’influence que l’envoi des forces des États- Unis eut sur l’issue de la guerre. L’Amérique devint par là le facteur décisif.

La suite sur http://1418bd.free.fr/labase/L%20attaque%20du%2015%20juil%20vue%20par%20Ludendorff.pdf

voir aussi la vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=8U0iZxZmoMQ

La gare de La Ferté-sous-Jouarre détruite

Le 15 juillet 1918, à 22 h 40, deux bombes détruisent la gare. Sous ses ruines de malheureuses victimes : le chef de Gare Maillet, le sous-chef Marchal, l’employé Facteur enregistrant Henry et deux soldats secrétaires, auxiliaires des gares Fromaget et Sezelle.

source: http://www.la-ferte-sous-jouarre.fr/la-ville/histoire-de-la-ville/324.html

Journal du lundi 15 juillet 1918

Au nord de Montdidier, actions d’artillerie locales, notamment dans les régions des bois Sénécat et de Cantigny et dans le secteur de Gournay-sur-Aronde.
En Champagne, nos reconnaissances ont exécuté plusieurs coups de main qui nous ont permis de faire des prisonniers.
Les Anglais, à l’est de Doove, ont repoussé avec pertes un coup de main ennemi.
L’artillerie ennemie s’est montrée active au nord-ouest d’Albert, à l’ouest du mont Kemmel, au sud et au sud-est d’Ypres, et la nôtre, sur divers-points.
L’aviation ennemie n’a montré aucune activité. L’aviation anglaise, en raison du mauvais temps, n’a pu exécuter qu’à de rares intervalles sa besogne de repérage. Aucun combat n’a eu lieu. Durant la nuit, les aviateurs britanniques ont jeté quatre tonnes de bombes.
Sur le front italien, les Autrichiens ont attaqué la position du Cernone (Sasso-Rosso) avec de grosses patrouilles lancées en éventail. Mais ils furent prévenus par nos alliés qui les contre-attaquèrent à la baïonnette et les mirent en fuite en les poursuivant jusqu’à leurs tranchées de départ. De nombreux adversaires restèrent sur le terrain, 2 officiers et soldats ont été capturés ainsi que 4 mitrailleuses.
Activité d’artillerie au Pasubio. Dix avions ennemis ont été abattus.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.html

1439/12 juillet 1918: le groupe de chars AS11 entre Marne et Aisne

Le groupe de chars AS11 entre Marne et Aisne

Le Groupe AS11 embarque le 2 juillet 1918 à 6 heures du matin en gare de Lizy pour débarquer le 4 juillet 1918 à 5h30 en gare de Germaine.
Les chars rejoignent Saint-Imoges (Marne) pour 13h30, et le Groupe AS11 restera 10 jours sur place.
Le terrain d’exercice de Saint-Imoges, qui n’était pas un terrain spécifique de l’AS, a été utilisé en juillet 1918 par le Groupe AS11, pour l’instruction char d’unités d’infanterie du GAC.

Le 12 juillet 1918, les chars rembarquent en gare de Germaine pour rejoindre le Groupement d’AS n° II à Villers-aux-Cornilles

Après Saint-Imoges le 61319 a participé aux trois engagements de l’AS11 de l’été et de l’Automne 1918

Le 20 juillet 1918 au Bois de Nesles / Bouquigny (Marne).

Engagé le 20 août 1918 sur le plateau de Nouvron-Vingré, en direction du ravin de Chavigny/Juvigny (Marne).
Chef de char : Sous-Lieutenant Bourguet

Engagé le 30 septembre 1918 entre la Vesles et l’Aisne.
Chef de char : Sous-Lieutenant Bourguet
Le char engage le combat vers le ravin de Glennes et riposte au feu des mitrailleuses ennemies.
Plusieurs hommes d’équipage sont blessés.

source: https://www.chars-francais.net/2015/index.php/156-classement-individuel/schneider-ca1/1807-61319

Le 167 ème RI aux abords de Corcy (Aisne)

Le 12 juillet au soir, l’ordre d’attaque du Général Mangin, commandant la Xe Armée, parvient au Régiment. Mission est de traverser les marais et le ruisseau de la Savière durant la nuit, d’escalader les pentes abruptes de l’autre rive, et d’y former une tête de pont.
Malgré une violente pluie d’orage et une résistance acharnée des Allemands, cette opération fut exécutée.
Manquant de vivres, économisant les munitions et dans l’impossibilité de procéder à l’évacuation de leurs blessés, les soldats du 169e RI vont maintenir cette tête de pont en dépit de violentes contre-attaques ennemies, des tirs d’obus de tous calibres et de nombreux bombardements à l’arsine et à l’ypérite.
Cependant, une violente contre-attaque nous rejette du Bois Madame sur la Savière. A 19 heures, après une préparation d’artillerie violente et d’un tir intense d’obus toxique sur le fond de la Savière, les Allemands déclenche une forte attaque sur nos éléments qui avaient pris pied dans le Bois Madame. Nos éléments avancés repassent la Savière mais arrêtent l’Infanterie ennemie qui cherche à s’infiltrer vers la Tuilerie de Saint-Paul

source: http://167e.regiment.free.fr/167eregimentinfanteriejuillet1918.html

Lettre de Maurice à ses parents

Le 12 juillet 1918

Mes chers parents,
je vous envoie quelques lettres boches que j’ai fait traduire en Français par Melle Marthe. Vous verrez qu’en Allemagne ils souffrent aussi beaucoup de la faim. Il y a deux lettres d’une fiancée à son poilu et la lettre d’une mère à son fils

Mardi 16 Juillet 1918

Mes chers parents,
je viens répondre à votre carte lettre du 12 qui me fit bien plaisir. Nous sommes toujours en tranchée de 2ème ligne, nous montons en 1ère ligne après-demain. Le secteur est toujours calme. Aussi nous ne demandons pas à être relevés car on pourrait nous emmener dans un secteur plus activé. Je suis content de savoir Morin prisonnier, il peut souffrir moralement chez les boches mais au moins il a la vie sauve. Vous seriez bien aimables chers parents de m’envoyer un peu d’argent car mes réserves commencent à s’épuiser. Je termine en vous embrassant tous bien affectueusement.
Maurice

Source: https://www.facebook.com/bongeourre/posts/978370855652773

Journal du vendredi 12 juillet 1918

Nous avons élargi nos gains aux lisières de la forêt de Retz, pris le village de Corcy dans sa totalité, la station de Corcy, le château et la ferme Saint-Paul. Une vingtaine de prisonniers sont restés entre nos mains dont un officier.
Des coups de main exécutés dans la région de Maisons-de-Champagne et du mont Sans-Nom, nous ont valu une dizaine de prisonniers.
Les troupes anglaises ont amélioré leurs positions à l’est de Villers-Bretonneux. Elles ont exécuté aux environs de Festubert et de Merris des coups de main heureux, qui leur ont valu des prisonniers et une mitrailleuse.
L’artillerie ennemie a montré quelque activité contre nos positions des deux rives de la Somme.
Sur le front italien, actions habituelles d’exploration et de harcèlement. Le feu d’artillerie a été très vif dans le val de la Brenta. Sur le plateau d’Asiago et au Cornovo, des patrouilles ennemies ont été mises en fuite.
Les aviateurs anglais ont détruit sur le front occidental 9 avions ennemis. Ils ont bombardé des objectifs importants, en particulier dans la région de Lille et aux alentours de Bruges.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.html

1437/10 juillet 1918

Journal de La Huronne: à propos des pillages

10 juillet 1918.

Un député a voulu interpeller sur les actes de pillage commis par les troupes pendant la retraite, dans les localités qu’elles abandonnèrent et qui ne furent pas occupées par l’ennemi. Le gouvernement s’est opposé à ce que ces plaintes fussent apportées à la tribune. Elles sont malheureusement justifiées et montrent une fois de plus que la guerre en elle-même déchaîne la sauvagerie des combattants. Ils obéissent à l’instinct du viol plus qu’à celui du vol, car ils ne peuvent rien emporter. Mais ils détruisent tout, malgré les consignes mortelles. C’est un délire. Dans certaines maisons, pas un tiroir qui n’ait été vidé, pas un meuble qui n’ait été forcé, pas une glace, un battant d’armoire, une porte qui n’aient été brisés. Les lettres, les livres, les albums, déchirés, gisent en monceaux entassés au milieu des pièces. Le linge, les vêtements de femme, les nippes vénérables, ont servi à de folles mascarades…

source: https://fr.wikisource.org/wiki/Le_Journal_de_la_Huronne/La_Houille_rouge/Juillet_1918

Mémoire des monts de Champagne: le rapport du sergent Darnant

« Le 10 juillet, on commença à étudier un coup de main profond et en utilisant notamment les groupes de grenadiers d’élite du Bataillon qu’on devait reconstituer pour la circonstance. J’étais alors sergent à la 14e Compagnie ; ma section était en réserve sur la gauche (ouest) du Mont-sans-Nom, quand on vint me prévenir de me présenter à mon chef de Bataillon, au P.C. Ham. Je trouvai là le lieutenant Balestié, le sous-lieutenant Villet et l’adjudant Seray, de la 13e Compagnie ; les anciens chefs de groupe des grenadiers étaient présents également : 5e Bataillon : sergent Castel, 6e Bataillon : adjudant Dubien.

Je reprenais le commandement du groupe de mes grenadiers du 4e Bataillon. Le commandant Besnier nous annonça que nous devions exécuter une opération d’assez grande envergure, que le temps pressait un peu et que nous nous préparerions en ligne même. Il étala un plan directeur sur sa table et nous donna quelques explications (grandes lignes).

Les questions de détail furent réglées ensuite par le lieutenant Balestié et par les gradés des différents groupes. Tous les jours, nous nous réunîmes au P.C. de la 13e Compagnie qui était en ligne et qui occupait le secteur où devait se dérouler l’affaire. Ardemment, nous nous mîmes au travail ; nous commençâmes à étudier sérieusement le terrain, les cartes et photos. En première ligne, d’un petit observatoire blindé, nous pouvions mieux nous rendre compte. Le terrain se présentait ainsi : les tranchées allemandes (occupées) étaient distantes d’environ 300 à 350 mètres des nôtres ; entre les positions adverses, se trouvait une légère dépression et le terrain était rempli de vieux réseaux et d’anciennes tranchées françaises et allemandes. L’impression ne fut guère favorable, car l’ennemi occupait une crête et disposait de bons observatoires. De retour au P.C., le lieutenant Balestié nous mit au courant des moindres détails, que nous discutâmes ensemble. Chacun y mit tout son savoir et tout son cœur et les plus ardents répondirent aux objections des autres.

Mission. Elle fut toute simple et pourtant bien difficile. Ramener des prisonniers coûte que coûte, rapporter des renseignements sur l’attaque et détruire du matériel.

source: https://www.memoiresdesmontsdechampagne.fr/rapport-du-sergent-darnand

Journal du mercredi 10 juillet 1918

Entre Montdidier et l’Oise, nous avons effectué une opération locale à l’ouest d’Antheuil.
Sur un front de près de 4 kilomètres, nos troupes, appuyées par des chars d’assaut, ont pénétré dans les lignes ennemies, enlevé la ferme Porte et la ferme des Loges, et réalisé une avance de 1.800 mètres environ en certains points. Une contre-attaque ennemie sur la ferme des Loges a été repoussée. Nous avons maintenu tous nos gains. Le chiffre des prisonniers atteint 540.
Activité des deux artilleries à l’ouest et au nord de Château-Thierry, notamment à la cote 204.
Nos patrouilles ont ramené des prisonniers en Champagne, dans le secteur des Marquises et vers la butte de Souain.
Les troupes de Londres ont exécuté un raid heureux à l’est d’Arras et capturé quelques prisonniers et une mitrailleuse.
Les Italiens ont fait 1.300 prisonniers en Albanie.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.html

La carte postale du jour

source image: https://www.google.fr/search?q=10+juillet+1918&safe=active&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwjpzfDQmbfbAhVBOSwKHf5ZC4A4yAEQ_AUICygC&biw=1280&bih=605#imgrc=ITKmaNV-tdLm9M:

(Vidéo) guerre 14-18: l’histoire singulière du pont de Fismes

NNous sommes à Fismes dans la Marne, une petite ville près de la Picardie, traversée par un cours d’eau : la Vesle. Pour relier les deux rives, un pont aujourd’hui transformé en mémorial. Un ouvrage à l’histoire mouvementée !

Comme beaucoup d’autres communes, durant 4 ans Fismes change d’occupants au gré des combats entre Allemands et Français. A l’instar de ce pont, entre le centre-ville et le quartier de Fismette, l’un des symboles de la ville. En 1914, le génie français le fait partiellement sauter pour ralentir l’offensive allemande. Peine perdue, les Allemands arrivent sur place et entament l’occupation de la ville avec comme première décision, la remise en état du pont, indispensable pour permettre le passage des troupes.

Repassés sous contrôle français, en août 1918, le pont et ses alentours sont le théâtre d’intenses combats entre Allemands, dont les troupes sont dirigées par le Kronprinz, le prince-héritier lui-même. Les sammies (originaires de Pennsylvanie), comme on les surnomme, parviennent à s’emparer du pont et s’en servent notamment pour évacuer leurs blessés sous les balles allemandes avant que l’ouvrage ne soit complètement détruit par les combats. Une passerelle faite de planches en bois est alors construite pour assurer la liaison vers le quartier de Fismette. Pendant la guerre, ce secteur sera perdu et repris 5 fois. La ville sera détruite à 90 %.

Au lendemain de la guerre, pour rendre hommage aux soldats américains tombés à Fismes, l’état de Pennsylvanie finance la construction d’un nouveau pont à quelques mètres de l’ancien. Il fait 18 mètres de long et est composé de deux colonnes avec au sommet, deux statues représentant l’Agriculture et la Paix. Ce pont est l’un des seuls exemples de pont-mémorial en France et dans toute l’Europe.

source: le site de France 3 Grand est: https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/marne/histoires-14-18-histoire-singuliere-du-pont-fismes-1469471.html

1427/30 juin 1918

Poincaré remet à l’armée tchécoslovaque un drapeau

Le 30 juin 1918, à Darney (Vosges) , Poincaré remet à l’armée tchécoslovaque un drapeau, cadeau de la ville de Paris, en présence d’Édouard Beneš. Deux régiments de l’armée tchécoslovaque sont envoyés sur le front en juin 1918, et combattent à l’automne dans les Vosges, en Champagne, et surtout aux batailles de Vouziers et de Terron (Ardennes). Ils participent enfin aux défilés de la Victoire sur les Champs-Élysées : la Grande Guerre, c’est aussi la mémoire de la Victoire.

Leur action politique est l’autre élément essentiel. La Colonie précède en effet le CNT comme organe politique en France, obtenant dès l’automne 1914 des autorités françaises le droit de délivrer des certificats de nationalité tchèque, comme un consulat, même si elle est peu à peu dépossédée de ses prérogatives par le CNT. Elle s’occupe de la propagande et de la diffusion des buts de guerre et du projet tchécoslovaques. C’est à Paris qu’est publié un journal en français LaNation tchèque.

source: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84327888/f23.item

Un écrit de l’abbé Miot à Ludes (51)

 

Ecrit par l’Abbé MIOT à Ludes le 30 juin 1918, Ancien Aumônier Volontaire à la 3e Division d’Infanterie Coloniale, Aumônier du Cimetière National de Champenoux, Chevalier de la Légion d’honneur

A M. le Lieutenant BALCON.

ÇA TAPAIT !

Te souviens-tu du chemin creux,

Tout grimpant et tout rocailleux,

Où les Coloniaux joyeux

Allaient, venaient, sans paix ni trêve,

Soufflant, suant, riant, chantant,

Sans se départir un instant

De ce courage débordant,

Qu’enflammait le plus noble rêve ?

Sous la mitraille qui pleuvait.

Ça tapait ! Ça tapait ! Ça tapait !

 

Te souviens-tu du long boyau,

D’ordinaire, tout rempli d’eau,

Qui zigzaguait sur le coteau,

Par où cheminaient les corvées ?

Les Boches l’avaient repéré ;

Aussi se trouvait-il sonné,

En haut, en bas, de tout côté.

Alors, à grandes enjambées,

Chaque poilu se défilait.

Ça tapait ! Ça tapait ! Ça tapait !

 

Le bois, aux vertes frondaisons,

Déchiqueté par les canons,

Dressait tristement ses vieux troncs,

N’ayant plus ni sève ni vie,

Pantelants, meurtris, sous les coups,

Les lierres tombants et les houx

Enguirlandaient les vastes trous.

Où séjournait une eau croupie.

Tu te rappelles la forêt ?

Ça tapait ! Ça tapait ! Ça tapait !

 

Te souviens-tu de ce vieux fort

Qui grillait sous le soleil d’or,

Exhalant une odeur de mort,

Tu sais : le fort de la Pompelle ?

C’est là que les Coloniaux

Subirent d’effrayants assauts

Du Boche qui, par les boyaux,

S’insinuait en ribambelle,

Rampait au sol, puis bondissait.

Ça tapait ! Ça tapait ! Ça tapait !

 

Au début, le secteur fut doux.

Etendus sur les gazons mous,

Nous caressions des rêves fous :

On faisait la guerre en dentelle.

Mais les Boches, sur Champfleury,

Montbré, Villers, Ludes, Chigny,

Taissy, Cormontreuil et Rilly,

Nous envoyèrent de plus belle

Leurs obus fusants à souhait.

Ça tapait ! Ça tapait ! Ça tapait !

 

Te souviens-tu des vieux châteaux,

Où nous gîtions, tels des corbeaux,

Goûtant un paisible repos ?

C’était enfin la belle vie

De calme et de sécurité ;

Le soir, on était éventé

Par la douce brise d’été.

Une nuit, le Boche en furie

Nous fit un barrage complet.

Ça tapait ! Ça tapait ! Ça tapait !

 

Par les sentiers bordés de fleurs

On s’en allait vers les secteurs

Pour voir fantassins, artilleurs,

Et prendre leçon de courage.

Toutefois, Fritz, de temps en temps,

Nous envoyait ses percutants.

Sans perdre alors de courts instants

On s’allongeait parmi l’herbage.

Pour s’excuser, on alléguait :

Ça tapait ! Ça tapait ! Ça tapait !

 

Mais, pour parler sincèrement,

Il est arrivé bien souvent

Qu’on s’est vu tout à fait brillant.

Il faudra voir, après la guerre,

Quand on sera dans son logis,

Comme on fera de ces récits

Devant les civils, éblouis

Par notre gloire militaire !

On dira, contant ses hauts faits :

Ça tapait ! Ça tapait ! Ça tapait !

source: https://www.ludeslecoquet.fr/histoire-chronologique/1914-à-1918/

Parution du Miroir

 

Journal du dimanche 30 juin 1918

Activité intermittente d’artillerie dans plusieurs secteurs.
Au nord-ouest de Montdidier, nous avons réalisé une légère avance au bois Senecat et fait une trentaine de prisonniers.
Entre la Marne et l’Ourcq, une opération de détail au sud de Dammart, nous a permis de faire 22 prisonniers.
Les troupes britanniques ont repoussé un raid contre un de leurs postes dans les environs de Moyenneville, au sud d’Arras. Elles ont infligé des pertes à l’ennemi.
Un de leurs détachements a exécuté avec succès un raid en plein jour près de Mericourt et fait quelques prisonniers.
Leur artillerie s’est montrée active aux environs du bois du Rossignol, au sud-est de Gommécourt, où leurs patrouilles ont infligé des pertes à l’ennemi.
Leurs avions ont attaqué les usines de produits chimiques de Ludwigshafen, les manufactures et voies de garage de Sarrebruck et l’aérodrome de Bolchen. Plusieurs bombes sont tombées sur un haut fourneau en activité à Sarrebruck. A l’aérodrome de Bolchen, deux hangars ont été incendiés ainsi qu’un appareil. Tous les avions anglais sont rentrés indemnes.
Sur le front américain, des groupes ennemis qui tentaient des coups de main sur les positions de nos alliés dans les Vosges ont été repoussés.
La Bulgarie a invité l’Allemagne et l’Autriche à rompre avec la Grèce, elle-même étant en guerre avec ce pays.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin18.html

1422/25 juin 1918

Journal du 43 ème RIC dans la Marne

Mardi  25 Juin 1918

(bombardement)

Harcèlement sur les routes PARGNY-COULOMMES, ORMES-THILLOIS, VILLERS- aux-NŒUDS, – ORMES-VILLE-DOMMANGE

100 obus de moyen calibre sur route

JOUY-HEURTEBISE. Une centaine de 102 sur VILLE-DOMMANGE. 10 coups de 105/150 sur SACY.

Une centaine de (… … )la 5e Bie du 1e RAC, région du (bois) des Fourches 200 c. de150 vers la 7e Bie du 310e, région N. de VILLE-DOMMANGE

Grande (activité aéronautique)- Une vingtaine d’avions ont sur (volé) nos lignes ; certains les mitrail(lant) d’autres lançant des bombes sur  (LES) MESNEUX (explosion d’un dépôt de (muni) tions d’infanterie), sur le croi(sement) des routes ORMES-PARGNY et LES MESNEUX-PARGNY.

1 blessé

(JMO 2e DIC p 359-60/364)

Le Bataillon BOUHABEN relève dans le CR 240, le Btn CHAMBERT.

1 blessé (JMO ID/ 2 p 53/107).

Le Médecin Divisionnaire va dans les lignes le matin.

Il visite le PSR SILVE et le S/Secteur cote 240. Le PS(B) du CR 240 s’est transporté à l’emplacement du PS du Btn en soutien (près de la Ferme La Carbonnerie) et est destinée à aller définitivement dans un PS en construction à la lisière du Bois du Château du (Haut ?). L’ancien PS est actuellement un P auxiliaire.

Dans le CR Vrigny pas de changement. Le PS du Btn en soutien est

maintenant situé dans les caves du château de Pargny

[…] Au retour le Médecin Divisionnaire s’arrête au PR de Ville-Dommange et rentre dans l’après-midi à Chamery

[…]1 blessé

Pas d’inhumation

La suite sur http://43eric.canalblog.com/archives/2014/12/13/31135178.html

Journal du mardi 25 juin 1918

Une opération de détail, près de le Port, nous a valu de capturer 170 soldats allemands.
Assez vive canonnade entre l’Aisne et la Marne.
Les Américains ont amélioré leurs positions au nord-ouest de Château-Thierry, malgré la vive résistance de l’ennemi. Activité des deux artilleries dans cette région.
Dans les Vosges où les actions de patrouilles ont été fréquentes, les Américains ont repoussé un raid allemand.
Calme au front britannique. Peu d’activité aérienne à raison du temps brumeux et du vent. Les avions anglais ont fait cependant du travail de repérage. Pas de combat aérien.
15 tonnes d’explosifs ont été lancées sur Bapaume, sur les dépôts de munitions et les gares de Steenwerck, d’Armentières et de Bac-Saint-Maur. Les docks de Bruges ont été attaqués.
En Albanie, nous avons repoussé des détachements ennemis.
Les Italiens ont réalisé de sérieux résultats. L’ennemi avait commencé sa retraite dans la nuit du 22 au 23. Il a continué à passer la Piave sous le feu de l’artillerie alliée, tandis que les troupes italiennes le talonnaient. Le Montello et la rive droite de la Piave ont été reconquis.
Le nombre des prisonniers atteint 4.000. Une quantité de matériel a été capturée. Le nombre des cadavres d’Autrichiens qui jonchent le sol est très élevé.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin18.html