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1010/ 9 mai 1917

Journal de guerre du mercredi 9 mai 1917 à travers Le Miroir

Au nord-est de Soissons et sur le chemin des Dames, aucune réaction de l’infanterie ennemie au cours de la journée.
L’artillerie allemande, violemment contre-battue par la nôtre, a bombardé le secteur de Cerny-Hurtebise et la région de Craonne. Escarmouches à la grenade à l’est de Vauxaillon.
Canonnade intermittente sur le reste du front.
Du 1er au 7 mai, nos pilotes ont livré de nombreux combats aux aviateurs ennemis. Au cours de ces luttes aériennes, 25 avions allemands ont été abattus dont la destruction a été régulièrement constatée. En outre, 51 appareils allemands, sérieusement touchés, sont tombés dans leurs lignes. La destruction de la plupart d’entre eux est probable, mais n’a pu être contrôlée.
Canonnade habituelle sur le front italien.
M. Viviani et le maréchal Joffre ont échappé heureusement à un accident de chemin de fer en revenant de Kansas-City à Washington.
Les délégués des officiers russes, au nombre de 2000, ont fait une manifestation en faveur de la continuation de la guerre et du maintien d’un pacte étroit avec les Alliés.
Le président Wilson a été autorisé par le congrès de Washington, à prohiber toutes les exportations dont il jugerait utile d’interdire le départ.

Le 409 ème à l’attaque le 9 mai 1917 dans la Marne

Au bataillon de gauche, la progression de l’attaque de front se fait sans difficulté, les obstacles étant détruits. Le barrage allemand tombe derrière notre vague d’assaut qui occupe la tranchée objectif après une lutte violente.
La totalité de la tranchée objectif est occupée sur le front du Bataillon CARROT. Il est à ce moment environ 13h40. Une centaine de prisonniers et 2 mitrailleuses sont dirigées vers l’arrière.
Au bataillon de droite la progression est plus difficile. Dès la sortie de la vague, le peloton de droite est en butte aux tirs de mitrailleuses placées dans le boyau de Lissa et autour de la jonction de ce boyau avec la tranchée Von Hoesler. En quelques instant nos pertes deviennent importantes : du détachement chargé d’assurer la liaison avec le bataillon de droite (Bataillon DAUGER) il ne reste plus que le sergent. Les grenadiers qui ont pour mission d’enlever le barrage du boyau de Lissa perdent un caporal et 5 hommes, ils ne peuvent progresser.
L’Aspirant BOUILLY, chef de section qui s’est vaillamment porté en avant de sa section est tué. Il ne reste de cette section que quelques hommes qui sautent dans la tranchée objectif où ils se soudent au peloton de gauche du bataillon qui lui, a pu s’en emparer, et faire, après un combat violent une quinzaine de prisonniers.
L’objectif est donc atteint depuis la gauche du bataillon CARROT jusqu’au centre du bataillon LAUGIER, mais là un vide de 150 m environ existe et ne peut être comblé malgré les efforts des pelotons et des sections de mitrailleuses de soutien qui sont également engagées.

source et suite sur http://409ri.canalblog.com/archives/2009/09/04/14955819.html

Création de la société des Amis de la cathédrale

Trois ans après les premiers bombardements de la Première Guerre Mondiale, le 9 mai 1917, deux Rémois, Max Sainsaulieu et Henri Abelé, créent la société des amis de la cathédrale de Reims à Paris. Placée très rapidement sous le haut patronage de Raymond Poincaré, président de la République, et du cardinal Luçon, archevêque de Reims, elle a pour objectif de participer, avec l’État, à la restauration et à l’embellissement du monument.

http://www.lhebdoduvendredi.com/article/3344/des_amis_pour_la_vie

Le père Louis Lenoir meurt au milieu de l’infanterie coloniale

En 1915, Louis Lenoir se trouve avec le 4e régiment d’infanterie coloniale au fortin de Beauséjour (objet complémentaire). Prenant ses fonctions d’aumônier très à cœur, il n’hésite pas à parcourir des kilomètres sous la pluie et dans la boue pour apporter un peu de réconfort aux coloniaux en première ligne sous forme de cigarettes ou de tabac, achetés avec ses propres deniers. Mais surtout, il les fait communier, les confesse et parfois même les baptise. En novembre 1916, il rejoint le front d’Orient avec les 4e et 8e RIC, passés à la 16e DIC. En 1917, les coloniaux montent en ligne à l’est de Monastir et s’installent face aux positions bulgares, dominées par le Piton Jaune (1055 mètres d’altitude). Le 9 mai 1917, le 4e RIC part à l’assaut du Piton Jaune. Le Père Lenoir, au mépris du danger, rampe, se relève et court pour apporter de l’eau aux soldats. Malgré les recommandations, il remplit à nouveau son bidon d’eau et se lance à découvert avant d’atteindre un champ de blé dans lequel il progresse en rampant avant d’être fauché par le feu des mitrailleuses bulgares.

http://www.musee-armee.fr/collections/base-de-donnees-des-collections/objet/cantine-chapelle-du-pere-louis-lenoir.html

 

Samedi 20 et dimanche 21 mai cérémonies sur le site de Nauroy (Marne)

Cérémonies organisées sur le site du village détruit de Nauroy, au pied du Mont Cornillet, en mémoire de l’attaque du 20 mai 1917.

Samedi 20 mai

9h : Ouverture du site .-  Expositions permanentes
9h30 : Cérémonie officielle
Harmonie La Champenoise / Fanfare de Suippes / Fanfare Rhénanie-Palatinat
– Marche commentée vers le Mont Cornillet
– Retour à Nauroy et repas

L’après-midi
– Parcours de mémoire du village
– Les Poilus de la Marne et les soldats allemands
– Concerts : Harmonie La Champenoise / Harmonie de Ludes / Fanfare Rhénanie-Palatinat
– Repas
– Projections :
Mont Cornillet (Arne SCHUMACHER) / Nauroy (Jean-Luc DUBOIS)
– Marche nocturne et contes
– Lecture du ciel

Dimanche 21 mai

9h30 : Ouverture du site
Expositions permanentes
– Chorale Mosaïque
– Lâcher de pigeons
– Fanfare Rhénanie-Palatinat
– Parcours de mémoire du village
– Repas

L’après-midi
– Les Poilus de la Marne et les soldats allemands
– Parcours de mémoire du village
Repas
Projections :
Mont Cornillet (Arne SCHUMACHER) / Nauroy (Jean-Luc DUBOIS)
– Marche nocturne et contes
– Lecture du ciel

Repas sur inscriptions (entrée, plat, dessert – midi / plat, fromage, dessert – soir : 15 €).
Sur place barbecue (lard ou saucisse + frites) : 3 €.

1001/30 avril 1917: l’enfer du Mont Cornillet (Marne)

L’enfer du Mont Cornillet (Marne)

En mai 1917, un des épisodes les plus atroces de la guerre se déroulait en Champagne Pouilleuse :
400 soldats allemands périssaient par asphyxie, en quelques minutes, au fond d’un tunnel creusé dans les flancs du Mont Cornillet,
piton occidental de l’alignement des Monts de Champagne.

Plusieurs décennies furent nécessaires pour qu’on se rappelle les 400 cadavres murés dans l’une des trois galeries du tunnel et que le gouvernement
ouest-allemand, en accord avec les autorités françaises, entreprenne des recherches qui, en juillet et août derniers, permirent d’exhumer les dépouilles
de 265 des morts du tunnel (1)

http://hmcel.forumactif.com/t338-l-enfer-du-mont-cornillet

Le tunnel du Mont Perthois (près du mont Cornillet)

Photo de ce qui était peut-être le mont perthois

Le 30 avril, une nouvelle offensive d’envergure est décidée sur la chaine des monts. Nos poilus vont avoir l’occasion à nouveau de courir sur le mont !

C’est à partir de cette date que le tunnel du Perthois va faire parler de lui …

Le 14e RI est chargé d’enlever la crête du Perthois. En détail, le 1er bataillon (Btl Reine) a comme objectif principal l’entrée sud-est du tunnel. Le 3e bataillon (Btl Didier) doit quant à lui occuper la crête de la Fosse-froide et se rendre maitre de l’entrée nord-ouest du tunnel.
Le JMO du 14e RI mentionne que les soldats partent à l’offensive à 14h20 « comme à la manœuvre » … manœuvre qui se soldera tout de même par un lourd bilan : 58 tués, 198 blessés et 20 disparus rien que pour cette demi-journée du 30 avril !
De même, le JMO de la 262e brigade dont fait parti le 14e RI cite un soldat de ce régiment « Ca a marché comme au camp de Bois l’Evèque » … citation réelle ou propagande, nul ne le saura jamais…

Quoi qu’il en soit, malgré ce lourd bilan, les objectifs sont atteints et même dépassés :
Depuis le bois du Casque, le bataillon Reine et les mitrailleurs de la 2e compagnie contraignent sous le feu, les Allemands sortis du tunnel à y rentrer à nouveau afin de s’abriter. De même, l’entrée nord-ouest du tunnel est gardée par les mitrailleurs français.
A 18h, l’entrée sud-est est obstruée par un mur en terre commencée par les fantassins et continué par la compagnie 18/51T (3e section) du 2e RG.
Les Allemands, réfugiés dans le tunnel sont en bien mauvaise posture : emmurés à l’est, battus par les mitrailleuses à l’ouest, le piège se referme !
Dans la nuit du 1er au 2, les boisages de l’entrée ouest sont incendiés.
De plus, subtil raffinement, à l’entrée ouest, les sapeurs du génie préparent deux fourneaux de mine chargé avec 400 kg de cheddite afin d’écraser la voute et emmurer les occupants ! L’explosion est prévue pour la nuit du 2 au 3 mai. De son coté, l’infanterie veille à ce que les occupants du tunnel ne puissent s’échapper.
Le 2, vers 19h, la garnison allemande, dont on peut imaginer l’état de tension, demande à parlementer avec le commandement du 2e bataillon, puis se rend au 14e RI. Le bilan fait état de 5 officiers, 2 médecins et plus de 250 hommes de troupe dont une trentaine de blessés. La liste de matériel récupéré est également impressionnante, tant au niveau des armes que du matériel (groupe électrogène, matériel médical).
Un sort semblable à celui qu’ont connu les occupants du tunnel du Cornillet a été évité de peu …

Journal du lundi 30 avril 1917

Entre Somme et Oise, actions d’artillerie intermittentes.
Des tentatives de coups de main ennemies, dans la région de Laffaux et au nord de Cerny-en-Laonnois, ont échoué sous nos feux. Rencontres de patrouilles et combats à la grenade dans le secteur de Craonne.
Au nord-ouest de Reims, des opérations de détail effectuées par nous dans la région au nord et au sud de Courcy, nous ont permis d’élargir sensiblement nos positions. Nous avons fait 200 prisonniers.
En Haute-Alsace, nos détachements ont pénétré en plusieurs points jusque dans les deuxièmes lignes ennemies. De vifs combats à la grenade se sont terminés à notre avantage.
Les Anglais ont livré un violent combat de la Scarpe à la route Acheville-Vimy. Ils ont enlevé Arleux-en-Gohelle et les positions ennemies sur un front de plus de 3500 mètres au nord et au sud de ce village. Ils ont avancé également au nord-est de Gavrelle et sur les pentes ouest de Greenland-Hill, entre Gavelle et Roeux, ainsi qu’au nord de Monchy-le-Preux.
La conscription a été votée à la Chambre américaine par 397 voix contre 24, et au Sénat, par 81 voix contre 8.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/avril17.html

Correspondance d’Andrée Lacassagne

30 avril 1917, 1000ème jour de la guerre

L’offensive en Champagne a commencé depuis deux semaines et, dès le premier jour, nous avons fait 10.000 prisonniers. En ce moment, nous en avons 19.000 ou 20.000. Avec ceux faits par les Anglais, nous atteignons presque le chiffre de 40.000 depuis le début des diverses offensives.

Toute cette semaine, nous avons passé des alternatives d’espoir et de désespoir, selon que l’offensive anglaise s’arrête ou reprend. Samedi, la bataille faisait rage au Nord de la Scarpe et on a pris Arleux-en-Goëlle. Oppy (le pays de Jeanne, la bonne de tante Léa), était encerclé, et ce soir je suis allée voir le communiqué : rien du tout, à l’exception d’un « coup de main heureux qui a permis de faire de nombreux prisonniers ». Cela finit par être d’une lenteur affreuse. Il paraît que les Anglais aperçoivent au loin les clochers de Douai, à 16 kms. Mais quand y seront-ils ? Je voudrais avoir 40 ans pour le savoir !

http://lacassagne.unblog.fr/1917/12/15/30-avril-1917-1000eme-jour-de-la-guerre/

Le 167 ème RI dans les Monts de Champagne

Le 30 Avril, 2 Cies des Btns en ligne prennent part aux opérations. Les objectifs sont tous atteints.

Les combats d’avril ont été rudes, les pertes importantes et les gains relatifs. Le front se stabilise, les choses se calment. Le 167e RI tient le secteur entre le Bois-Noir et Vaudesincourt. Il va s’atteler dès lors à organiser le terrain conquis.

http://167e.regiment.free.fr/167eregimentinfanterieavril1917.html

Joseph Toutain à Salonique

Le 30 avril 1917, Joseph et d’autres Bellouins sont sortis en ville à Salonique et ont goûté aux spécialités locales qu’il d’écrit.

http://j-toutain-soldat.pagesperso-orange.fr/Site_JT/1917%20Joseph%20Toutain%20Monastir%20Albanie.html

 

996/25 avril 1917: à Villers-Marmery, le sacrifice de François Viguier, instituteur et combattant

A Villers-Marmery, le sacrifice de François Viguier, instituteur et combattant

sacrifice

Le 25 avril 1917, il y a 99 ans tout juste, François Viguier disparaissait, lors des combats dans le secteur de Villers Marmery à une quinzaine de kilomètres au sud-est de Reims. Il était instituteur, directeur de l’École Primaire de Nègrepelisse. Il avait 43 ans. Il avait d’abord appartenu au 132° Régiment d’Infanterie Territoriale de Montauban et avait été reversé à la 8° Section d’infirmiers. Responsable d’une section de brancardiers, il fut grièvement blessé ce 25 avril 1917 et décéda le jour même à l’ambulance 204.

Pour en savoir plus:

http://www.ladepeche.fr/article/2016/04/25/2331891-le-sacrifice-de-francois-viguier-instituteur-et-combattant.html

Journal de guerre du mercredi 25 avril 1917 à travers Le Miroir

Actions d’artillerie sur l’ensemble du front.
Nous avons continué nos tirs de destruction sur les batteries et les organisations ennemies dans les régions de Saint-Quentin, de l’Oise, de Corbeny-Juvincourt et en Champagne; des explosions ont été constatées dans un certain nombre de batteries.
Nous avons ramené 4 obusiers allemands de 105, capturés au cours de réçents combats sur le plateau du chemin des Dames.
Près de Moronvilliers, nos éléments léger ont pénétré, après une courte préparation d’artillerie dans les tranchées allemandes, qu’ils ont trouvées remplies de cadavres.
Canonnade intense sur le front belge.
Les Anglais ont repoussé de fortes contre-attaques avec des pertes énormes sur le front de Croisilles, au nord de Gavrelle. Ils ont maintenu toutes leurs positions. Nos alliés ont progressé à l’est de Monchy et aux abords de Roeux. Ils ont avancé également â nouveau à l’est d’Epehy sur un large front et atteint le canal de Saint-Quentin au nord de Vendhuille. Ils ont occupé les deux villages de Villers-Plouich et de Beaucamp. Le chiffre de leurs prisonniers depuis la veille atteint 2000. Ils ont détruit 15 avions allemands et forcé 24 autres appareils ennemis à atterrir, désemparés.
Le Reichstag est rentré en session.
La mission officielle, composée du maréchal Joffre, de M. Viviani et de leurs collaborateurs, est arrivée aux Etats-Unis et y a reçu un accueil chaleureux.

995/24 avril 1917: évacuation de Beaumont – sur-Vesle

La guerre du côté de Moronvilliers-Prosnes

Le 25 et le 27 avril 1917, le 25 RI relève le 27e R.I. dans le secteur de Prosnes/Moronvilliers , en liaison à droite avec la 19e D.I. (secteur du mont Cornillet). L’attaque générale des monts par la 4e armée est fixée au 30 avril à 12 h 40. Le 2e bataillon, ayant la 3e compagnie en soutien, se porte vers la cote 142, mais sa progression est bientôt ralentie. L’ennemi résiste dans ses positions. Le tir de ses mitrailleuses sous casemates bétonnées est des plus meurtriers ; la 6e compagnie et un peloton de la 3e réussissent toutefois à pénétrer dans la tranchée Leopoldshohe, objectif de l’attaque, mais, décimés, ils ne peuvent s’y maintenir. Toute la journée, le bataillon tout entier résiste héroïquement, pour conserver la légère avance réalisée et pour appuyer l’action débordante du régiment de gauche, le 2e R.I.  30 avril : progression dans les boyaux de l’Oder et de Darmstadt, s’arrête à la tranchée de Leopoldshöhe.
source: http://pages14-18.mesdiscussions.net/pages1418/qui-cherche-quoi/infos-14eme-moronvilliers-sujet_11076_1.htm

Evacuation de Beaumont – sur-Vesle

mont-sur-vesle
Le village de Mont-sur-Vesle a disparu

Ce n’est que le 24 avril 1917 que fut décidé l’ordre total d’évacuation devant l’ampleur des bombardements et l’éminence d’une contre offensive Allemande.

L’église et son cimetière n’ont pas échappé au pilonage de l’artillerie.

https://www.beaumontsurvesle.fr/le-village/historique/second-opus/

Seconde bataille de la scarpe (bataille d’Arras)

scarpe
Une batterie de canons britanniques de 18 sous le feu allemand à Monchy-le-Preux le 24 avril. Au premier plan, un poste de secours avancé.

Le 23 avril, les Britanniques lancèrent une attaque à l’est de Wancourt vers Vis-en-Artois. Des éléments des 30e et 50e divisions réussirent à faire des avancées en s’emparant du village de Guémappe mais ne purent pas avancer plus à l’est et subirent de lourdes pertes. Plus au nord, les forces allemandes contre-attaquèrent pour tenter de recupérer Monchy-le-Preux, mais les troupes du régiment royal de Terre-Neuve furent en mesure de tenir le village jusqu’à l’arrivée de renforts de la 29e division . Le commandement britannique décida de ne pas poursuivre l’attaque face à l’importance de la résistance allemande et l’attaque fut annulée le lendemain.

source: http://dictionnaire.sensagent.leparisien.fr/Bataille%20d’Arras%20(1917)/fr-f/

Un aviateur américain au dessus des lignes allemandes

24 avril 1917

Le Lt. Col. William « Billy » Mitchell effectue en personne la première intrusion aérienne de l’aviation américaine pendant la WW1 derrière les lignes allemandes.

http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-405.html

 

Journal de guerre du mardi 24 avril 1917 à travers Le Miroir

En Belgique, l’ennemi a déclenché plusieurs attaques en divers points de notre front. Ces attaques ont été complètement repoussées par nos feux. Quelques fractions ennemies qui avaient réussi à pénétrer dans nos éléments avancés, en ont été rejetés immédiatement après un combat corps à corps. Les Allemands ont laissé des prisonniers entre nos mains.
Entre la Somme et l’Oise, nos batteries ont exécuté des tirs de destruction efficaces sur les organisations allemandes.
Entre l’Aisne et le chemin des Dames, nous avons réalisé quelques progrès au nord de Sancy.
La lutte d’artillerie a été particulièrement vive dans le secteur de la ferme Hurtebise.
Nos pilotes ont livré de nombreux combats aériens, abattant six avions ennemis. Un groupe de quatorze de nos avions a lancé 1740 kilos de projectiles sur des gares et des bivouacs de la vallée de l’Aisne.
Canonnade sur le front belge.
Les Anglais ont attaqué sur un large front, des deux côtés de la rivière Souchez. Les troupes ont progressé de façon satisfaisante. Nos alliés, au sud de la route Bapaume-Cambrai, ont pris une grande partie du bois d’Havrincourt.
En Macédoine, canonnade dans la région du lac Doiran et dans la boucle de la Cerna. Nous avons repoussé plusieurs attaques.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/avril17.html

(vidéo) La bataille des monts de Champagne

A voir sur France 3 grand est

Nous sommes au cœur des monts de Champagne, un massif près de Reims occupé par les Allemands dès septembre 1914. En avril 1917, les français lancent ici une nouvelle offensive de grande envergure pour tenter de les reconquérir. Au final, des milliers de morts…Pour une avancée de seulement deux kilomètres.

En avril 1917, l’état-major français tente de percer le front allemand entre Reims et Soissons lors de la célèbre offensive du chemin des Dames… au même moment, en Champagne, l’ordre est donné de conquérir les Monts de champagne pour désenclaver la cité des sacres et reprendre aux allemands un poste d’observation sans égal.

Le 16 avril, sous une météo exécrable, les troupes françaises s’élancent à la conquête des Monts. En face, les allemands ont bétonné leurs postes de mitrailleurs et construit plusieurs kilomètres de blockhaus. Côté français, la 4 ème armée progresse, lentement, dans un paysage quasi lunaire. Il faudra attendre plus d’un mois, le 20 mai, pour que l’ensemble des sommets ne redeviennent français.

Mais la victoire, est en trompe l’œil : certes les Français ont repris les Monts en faisant des milliers de prisonniers, .mais seuls les versants sud ont été conquis sur deux kilomètres. Impossible en revanche de franchir la ligne de crête et de basculer sur les versants nord. De l’autre côté, les Allemands n’ont pas bougé, protégés par une deuxième ligne fortifiée. L’offensive est stoppée. D’une tranchée à l’autre, la guerre de position reprend ses droits. En un peu plus d’un mois, des milliers de soldats des deux camps y ont laissé la vie.

Après celle de 1917, les Monts de Champagne connaitront une nouvelle bataille un an plus tard, le 14 juillet 1918, lors de la grande offensive allemande, dite « offensive de la Paix ». A leur tour, les Allemands ne parviendront pas à prendre la ligne de crête. Un échec, annonciateur de la défaite finale 4 mois plus tard.

La vidéo à voir sur http://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/marne/reims-metropole/reims/histoires-14-18-bataille-monts-champagne-1236237.html

990/19 avril 1917: le sacrifice des soldats russes durant la Grande Guerre à Courcy (Marne)

Le sacrifice des soldats russes durant la Grande Guerre à Courcy (Marne):2. 069 tués ou blessés et plus de 450 disparus

russes1

Il y’ a 100 ans, en pleine Première Guerre mondiale, un accord entre la France et la Russie était signé pour l’envoie de deux brigades volontaires sur notre sol afin de combattre aux côtés des troupes alliées sur le front ouest.

russes-2

Ces deux brigades seront connues sous le nom de « Corps Expéditionnaire Russe ».
Après une année 1916 relativement clémente, le mois d’avril 1917 causera la perte de plus de 5000 soldats Russes dans les deux brigades lors de la terrible offensive Nivelle du 16 avril 1917 pour la 1er Brigade et du 19 avril 1917 pour la 3eme brigade.
La 1er Brigade est souvent citée par les Historiens car elle réussit un des seuls succès du 16 avril en prenant le village de Courcy près de Reims au prix de plus de 2200 morts, blessés ou disparus.

https://fr.sputniknews.com/blogs/201603311023827739-histoire-russie-france-expedition-soldats-nivelle-mont-spin/

lire aussi http://sf.donntu.org/sf121622.html

lire aussi http://20072008.free.fr/fichejournee052007.htm

Le Chemin des dames: un désastre sanitaire

e. Le 19 avril 1917, trois jours après l’offensive, on pensait que les troupes françaises seraient sur la Serre, au nord de Laon7 . On avait prévu que les blessés pourraient être soignés dans les hôpitaux abandonnés par l’ennemi en déroute pendant que le génie installerait deux HOE, un à Anizy-le-Château et l’autre à

Laon8. On avait même rédigé les discours pour le soir du jour J. Le colonel Maroix avait prescrit à la fanfare de la 35e division d’infanterie coloniale d’emporter ses instruments pour jouer La Marseillaise en libérant Martigny avant midi9. Mais faute de rupture flagrante, la poursuite au-delà de la 3e ligne de défense allemande était vouée à l’échec. Même la division Marchand, réputée héroïque, n’aurait pas pu traverser les marécages de l’Ailette, où sur neuf jours de préparation d’artillerie il n’y eut que 10 % de tir efficace10 . Sous l’angle géologique, les 60 km de front étaient inégalement accessibles par la route et les chemins creux. Les vraies difficultés de mouvements démarraient dans les boyaux de départ de l’assaut qui débouchaient sur les plateaux, reculées ou talwegs du Chemin des Dames. Le rôle des transports était d’amener vers l’avant les troupes fraîches, les munitions, l’approvisionnement, et de ramener vers l’arrière les déchets et résidus, les permissionnaires et les blessés. Ce qui posa en pleine offensive de sérieux dilemmes de priorité, car les infrastructures des réseaux routiers et ferroviaires étaient inadaptées. La route menant de Fère-en-Tardenois à Chéry-Chartreuve, déclarée route stratégique à l’instar de la “Voie sacrée ” de Verdun, dut être consolidée par des pierres de blocage, des traverses de chemins de fer et des poteaux téléphoniques pour la noria de camions qui creusèrent avec persévérance des ornières dangereuses11. Du 18 février au 18 mars 1917 les camions furent bloqués environ vingt jours par intermittence en raison des intempéries12. Le rail fut le principal moyen de transport des blessés évacuables vers l’arrière. Le réseau ferroviaire disponible à l’ouest de Reims ne comportait que la ligne Soissons-Vierzy, la portion de ligne Soissons-Reims dans les marécages de la Vesle, et la ligne Bazoches à Château-Thierry qui reliait le système au réseau sud vers Reims par la gare de Connantre, avec de multiples ramifications, et une gare à Ciry-Salsogne et à Sermoise13

La suite surhttp://www.sahs-soissons.org/pdf_fede/Tome_050_page_143.pdf

Photos de la cathédrale de Reims prises le 19 avril 1917

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Journal de guerre du jeudi 19 avril 1917

Les Allemands ont attaqué nos positions au sud de Saint-Quentin. Ils ont réussi à pénétrer dans nos éléments avancés, mais tous les occupants ont été ensuite tués ou capturés. Notre ligne est rétablie.
Entre Soissons et Auberive, notre action s’est poursuivie. Au nord de Chavonne, nous avons pris Ostel et rejeté l’ennemi à un kilomètre. Braye-en-Laonnois a été conquis ainsi que tout le terrain aux abords de Courtecon. L’ennemi s’est replié en désordre, abandonnant ses dépôts de vivres. Un seul de nos régiments a fait 300 prisonniers. Nous avons capturé 19 canons.
Au sud de Laffaux, nos troupes ont culbuté l’ennemi et pris Nanteuil-la-Fosse.
Sur la rive sud de l’Aisne, nous avons pris la tête de pont organisée entre Condé et Vailly, ainsi que cette dernière localité. Deux contre-attaques lancées par les Allemands ont été brisées par nos mitrailleuses.
A l’est de Courcy, la brigade russe a enlevé un ouvrage. Au total, nous avons capturé dans cette région, 27 canons, dont 3 de 150. En Champagne, nous avons pris 20 canons et 500 hommes. Le chiffre global des prisonniers est de 17.000, celui des canons déjà dénombrés de 75. Les Anglais ont progressé vers Fampoux.
Une crise gouvernementale a éclaté à Vienne.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/avril17.html

La prise de Bermericourt (Marne)

bermericourtL’attaque débute le 16 avril 1917 à 6 heures du matin. Le 2ème bataillon s’empare successivement des tranchées de la Faucheuse, Gorizia, Blüme et Transylvanie. Le régiment, qui a bénéficié d’un bon appui de l’artillerie progresse facilement. Il conquiert de la même manière le village de Berméricourt (à 5 kilomètres au nord-est) seulement deux heures vingt plus tard et en ayant fait plus de 400 prisonniers. C’est une course enthousiaste et conjointement menée avec le 42ème RI vers le fort de Brimont. La victoire est  de courte durée, car l’ordre de retraite lui parvient, afin de ne pas être enfoncé sur la gauche par une contre-attaque ennemie. Celui-ci, dès le début de la bataille, avait  immédiatement ramené sur place des renforts en automobiles, imitant les célèbres Taxis de la Marne. La pression de l’infanterie ennemie, appuyée par des moyens lourds, impose l’évacuation de Berméricourt et du boyau du blanc de Craie le soir même. Le régiment a perdu 700 hommes au cours de cette seule journée. Il parvient encore à contre attaquer le 19 avril, galvanisé par son chef de corps. Effectivement, le Colonel Roland n’hésite pas à sortir de la tranchée de Berméricourt révolver au poing sous le feu des mitrailleuses ennemies en criant  «  Debout, en avant mon brave 35ème ! », renouvelant ainsi l’exemple laissé par son prédécesseur le Colonel Tesson. Bien qu’épuisé par des combats ininterrompus menés jour et nuits, le régiment parvient à tenir ses  positions pendant deux jours encore avant d’être relevé. Il part alors en repos à Dizy-Magenta.