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1531/11 octobre 1918: combats de Sissonne (Aisne)

Combats de Sissonne (Aisne)

11 octobre 1918 :-La position d’arrière-garde des troupes allemandes située entre la ferme Fleuricourt et La Malmaison fut montée dans la nuit du 10 au 11 octobre 1918. Le passage de la masse de la division allemande dans la position Hunding eu lieu sans incidents.

12 octobre 1918 :-Les troupes de l’arrière-garde allemande purent alors aussi évacuer leur position et en s’éloignant lentement, suivis par l’ennemi hésitant, s’installer derrière la position Hunding, où ils arrivèrent au petit matin du 14 octobre. Les commandos allemands spécialistes des explosifs étaient partout au travail. Nous ne pouvions pas laisser à l’ennemi dans ces régions que nous quittions nos installations parfaites et les précieuses réserves. Donc la ligne Laon-Roberchamp fut détruite, les camps de troupes et les hangars pour ballon tombèrent, des outils pour scier et de grandes réserves de combustibles furent réduites à néant.

13 octobre 1918 :-Le 5ème Corps d’Armée français, commandé par le Général Guillaumat, en échelon et à gauche a marché sur la ligne La Selve-Bois des Vuides-Granges.

A la pointe du jour, le 1er bataillon du 24e RI français franchit les lignes et, prend à son compte la progression en direction générale de Sissonne. De la cavalerie aide au mouvement. Des tirs de mitrailleuses au nord de la Maison-Bleue, puis aux Thuillots, arrêtent un instant la progression; mais les résistances sont réduites par débordement, et, au soir, la 1e compagnie occupe le bois bas au sud de Sissonne; la 2e compagnie la prolonge à droite dans des trous individuels. Le commandant Grammont se place au sud de la cote 109, dont la 3e compagnie occupe les pentes. La liaison est très précaire avec le 28e RI à droite; elle est assurée avec le 328e RI à gauche. Le 2e bataillon est au sud des Thuillots, et le 3e bataillon à la Maison-Bleue. Les ravitaillements sont difficiles dans une zone où l’ennemi a multiplié les destructions, des entonnoirs de mines ont remplacé tous les carrefours.
Dans la nuit du 12 au 13 octobre, le 28e RI français reçoit l’ordre d’Opération n° 324 de la 6e Division d’Infanterie qui porte reprise du mouvement en avant pour le 13 au lever du jour. A 10 heures, les compagnies de tête du Bataillon Barbaud marchent sur le bois de l’échelle. Des avions allemands ne cessent de mitrailler les premières lignes, les mitrailleuses boches sont très actives et nombreuses dans le bois de l’échelle et dans le nord de Fleuricourt. La progression est lente, un tir d’artillerie est demandé sur la côte 109 et sur la côte 120. A 11 heures le deuxième objectif est atteint, les éléments de tête sont sur les pentes de la côte 109.
L’objectif final à atteindre est la route Sissonne-La Selve. Le bataillon Barbaud, toujours en tête, trouve au bois de l’Échelle une vive résistance, qu’il réussit à vaincre, après quatre heures de rude combat, grâce aux manoeuvres débordantes habilement menées, à la ténacité et à l’élan des poilus stimulés par le succès des attaques précédentes. La compagnie Brochu se distingue spécialement dans cette lutte pied à pied.
A 17 heures 45, le Bataillon Barbaud occupe la côte 109 et la côte 120, en progressant vers le troisième objectif. Le Bataillon Pagès occupe le bois de l’échelle. Le bataillon Duchénois se porte vers la lisière sud du bois de l’échelle. A 17 heures 50, le 119e RI ayant été gêné dans sa progression par des mitrailleuses, le 28e RI reçoit l’ordre de s’établir sur la route Sissonne-La Selve, puis de dépasser cet objectif et de venir s’établir sur la route Sissonne-Lappion, face au nord-ouest. Mais cette opération ne peut se réaliser en raison…
À 19 heures, le bataillon Barbaud est arrêté à 1.500 mètres de son objectif final ; l’ennemi s’est fortement retranché, des feux de mitrailleuses très nourris et un violent barrage empêchent toute progression.

la suite sur http://ville-sissonne.fr/camp.1418.combats.php

(suite) Warmeriville libérée (Marne)

Le 11 _octobre : notre infanterie est à 500 mètres de Warmeriville et Isles et l’artillerie est déployée aux environs de Lavannes et Caurel. Au petit jour, les 23ème et 7ème R.I.C s’emparent de la ligne Boult – Isles. L’ennemi recule : 1s 62ème Bataillon de Sénégalais attaque en direction de Warmeriville. Les premiers éléments passent la Suippe au Pré et entrent dans le village vers 10 heures, ne trouvant que des ruines, des morts rt des blessés; ils fo n t quelques prisonniers. Le bataillon avance alors jusqu’à la Retourne. Le11au soir, les éléments de tête sont stoppés aux abords d’Heutrégiville par de violents feux d’artillerie et de mitraiIleuses . Le 12 au matin les troupes se lancent à l’assaut de ce village mais ne rencontrent que de faibles résistances, les Allemands ayant évacué la position pendant la nuit. A la suite de ces combats, le 62ème bataillon de T.S. fut cité à l’ordre de l’armée, et reçut la fourragère aux couleurs de la croix de guerre. Voici un extrait de la citation : « Bataillon d’élite, a combattu presque sans repos, gardant en toutes circonstances le moral le plus élevé, et le plus grand mordant, notamment dans la région de Sillery – Cernay où il eut à subir de violents bombardements explosifs et toxiques. Dans la poursuite a combattu vaillamment à Warmeriville, aux passages de la Suippe, près de Bazancourt et sur la Hunding – Stelland au nord de l’Aisne ».

source: http://www.warmeriville.fr/expo1418/_media/liberation-lg.pdf

Journal du vendredi 11 octobre 1918

Les Anglais, sur le front entre Saint-Quentin et Cambrai, ont fait plus de 10000 prisonniers et capturé de 100 à 200 canons. Vingt-trois divisions ennemies étaient engagées sur ce front. Leurs troupes ont avancé sur tout le front entre Somme et Sensée, et largement progressé vers l’Est. Ils ont atteint la ligne Bohain-Busigny-Caudry-Cauroir.
Sur notre front, les Allemands ont dû se replier au sud et au nord de Saint-Quentin.
Nous avons pris Etaves, Beautroux, Fonsomme, Fontaine-Notre-Dame, Maisy, Mézières-sur-Oise, progressé de 8 kilomètres, capturé 2000 prisonniers. Au nord de l’Arnes, nous tenons Cauroy. Dans la vallée de l’Aisne, qui a été franchie, nous avons Montcheutin. 600 prisonniers ont été faits.
Les Américains ont occupé les hauteurs de l’Argonne au sud de Marcq et rejoint nos troupes à Lançon, en faisant 2000 prisonniers.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre18.html

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1523/3 octobre 1918: la 2e D.I.U.S à Sommepy (Marne) 

La 2e D.I.U.S à Sommepy (Marne)

L’offensive générale fut fixée au 3 octobre, la mission de la 2ème D.I.U.S. était de chasser l’ennemi de la crête, afin d’ouvrir à la 4ème Armée Française la voie en direction de la vallée de l’Aisne à plus de 20 km au nord. Le plan d’attaque de la division, bien que conçu rapidement, était astucieux. L’assaut n’était pas donné sur l’ensemble du front divisionnaire, les Marines attaquaient à l’ouest de Sommepy, la brigade d’Infanterie, 2 kilomètres plus à l’est. Le 3 octobre, au matin, la Brigade de Marine et la Brigade d’Infanterie, de la 2èmeD.I.U.S., attaquèrent depuis le nord de Sommepy (voir carte) en direction du nord-nord-ouest, vers la crête de Blanc Mont à la ferme de Médéah.

Dans son classique : « Fix Bayonets ! », John Thomason, du Corps des Marines, témoigne de ce que fut ce matin du 3 octobre 1918 l’assaut de 05 h 50. : « Le matin du 3 octobre fut gris et brumeux. De minuit à l’aube, le front avait été comparativement calme. Soudain tous les canons français et américains ouvrirent le feu en même temps. Le bataillon vit le sol devant lui essuyé par un ouragan d’explosions d’obus. Rouges et vertes flammes explosaient en rangs ordonnés balayant les lignes boches, de grands nuages noirs s’élevait là où les obus tombaient rageusement. Le versant de la colline et le bois devinrent voilés d’un bas rideau de fumée, et les éclairs apparaissaient rougeoyantes dans le nuage. »

En à peine plus de deux heures après le début de l’attaque, la crête de Blanc Mont, conformément au plan était occupée. Mais la 2ème D.I.U.S., à cause de son avance rapide, avait dépassé les lignes françaises et avait ses flancs découverts. Sur le côté ouest de la crête, les forces allemandes contrôlaient toujours le secteur ce qui leur permettait de soutenir un feu mortel contre le flanc gauche de la division. La Brigade de Marine dut déployer son 5ème R.I. de Marine, face à l’ouest pour couvrir le flanc.

Sur Blanc Mont, un observateur allemand, le lieutenant Richert, tint informé le commandant de sa division de la progression des événements qui étaient favorables sur la ligne de front sauf à Blanc Mont. A 8 h 15 il rapportait que les Américains étaient sur la colline, de sa tranchée il pouvait entendre leurs voix, en réponse, son commandant divisionnaire lui ordonna d’utiliser toutes les réserves disponibles pour contrer la progression américaine.

A 8 h 30, les Américains étaient encore plus près et capturèrent quelques détachements du PC. Le Lieutenant Richert rapporta que leur force semblait être d’un seul bataillon. La division ordonna qu’on fit le point sur les unités d’infanterie disponibles dans ce secteur afin d’organiser une contre-attaque …. A 9 h, les choses semblaient un peu meilleures, les Américains étaient principalement le long de la route et avaient laissé seulement de légers avant-postes sur le sommet de la colline. Mais à 9 h 20, l’opérateur téléphonique appela pour signaler que les Américains avait pris la tranchée et exigeaient la reddition, quand la ligne téléphonique fut coupée. Le Lieutenant Richert et son équipe étaient prisonniers.

source: http://20072008.free.fr/journee4320082ediussommepy2oct18doc3.htm

Journal du jeudi 3 octobre 1918

D’importants résultats ont été acquis par nos troupes dans la région de Saint-Quentin. Poursuivant l’ennemi en retraite, elles ont pénétré dans la ville jusqu’au canal, puis elles ont rejeté les Allemands sur la rive est.
Sur le front de la Vesle, les Allemands ont été contraints d’abandonner les plateaux entre l’Aisne et la région de Reims. Nous avons occupé Maisy et Consevreux, Meurival, Ventelet, Bouvancourt, Trigny, Chenay, Merfy, Saint-Thierry, Pouillon, Thyl.
2.100 prisonniers ont été dénombrés. Nous avons capturé une vingtaine de canons, dont dix de gros calibre.
En Champagne, la 4e armée a accru ses avantages. Nous avons atteint les abords sud de Challerange.
Les Anglais ont progressé à l’est de Levergies, enlevé Joncourt, Estrées, chassé l’ennemi des hauteurs au sud du Catelet, brisé des contre-attaques entre Cambrai et la Sensée, avancé à l’est de Tilloy et aux environs de Blêcourt.
En septembre, les troupes britanniques ont fait 66300 prisonniers et capturé 700 canons. En août et septembre, elles ont fait 123.618 prisonniers et pris 1400 canons.
Les Anglo-Belges ont progressé vers Hooglede et Roulers. Les troupes britanniques ont enlevé Ledeghem, sur la ligne ferrée de Roulers à Menin, et franchi la Lys, entre Werwicq et Commines.
Damas, avec 7000 prisonniers, est tombée aux mains du général Allenby.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre18.html

1478/18 août 1918: Arcis-le-Ponsart (Marne) : pourquoi une rue Henri Howard Houston ?

Arcis-le-Ponsart (Marne) : pourquoi une rue Henri Howard Houston ?

La rue principale de la commune d’Arcs-le-Ponsart  anciennement nommée rue Beauregard, porte aujourd’hui le nom de rue Henri Howard Houston en hommage au jeune lieutenant de l’armée américaine disparu le 19 août 1918.

(…)Le 27 mai 1918, les offensives Ludendorff percent le front au Chemin des Dames formant la poche de Château-Thierry (1er juin) et c’est le retour à la guerre de mouvement. C’est dans le cadre de la réduction de cette dernière qu’en juillet -août (seconde bataille de la Marne), au moment de la bataille de Fismes que le dimanche 18 août 1918, Henry Howard Houston II, 1er Lieutenant, assistant personnel du général de Brigade William Price, est tué en opération à l’âge de 23 ans, par un éclat d’obus entre Vézilly et Arcis le Ponsart, en revenant d’un aérodrome où il était chargé de renforcer la coopération entre les observateurs aériens et les batteries du 108ème régiment d’artillerie de campagne.

Un calvaire à sa mémoire, est construit par la Pennsylvania Monument Commission. Constitué d’une croix en métal noir surmontant un socle de pierre calcaire, ce calvaire est érigé en bordure de la route D25 d’Arcis le Ponsart à Vézilly, non loin de l’endroit où il est tombé (commune de Lagery, parcelle appartenant à la famille Houston).

Henry Howard Houston II est enterré dans le cimetière militaire américain de Suresnes (Hauts-de-Seine 92, près de Paris).

Un calvaire à sa mémoire, est construit par la Pennsylvania Monument Commission. Constitué d’une croix en métal noir surmontant un socle de pierre calcaire, ce calvaire est érigé en bordure de la route D25 d’Arcis le Ponsart à Vézilly, non loin de l’endroit où il est tombé (commune de Lagery, parcelle appartenant à la famille Houston).

source: http://arcisleponsart.fr/le-village/article/qui-etait-henri-howard-houston

Journal du dimanche 18 août 1918

Nos troupes se sont emparées de Ribécourt.
A l’est de Belval, nos éléments d’infanterie, ayant éventé une conte-attaque allemande en préparation, ont réussi à capturer 7 officiers, dont 2 commandants de bataillon, et un certain nombre de soldats.
Echec d’un coup de main ennemi aux Marquises, en Champagne.
Les Anglais ont progressé dans le secteur de Parvillers.
L’ennemi a évacué ses positions avancées à Beaumont-Hamel, Serre, Puisieux, et Bucquoy. Les patrouilles britanniques ont gagné du terrain aux environs de ces villages. Des prisonniers ont été faits.
Canonnade à l’est de Robecq et dans le secteur de Scherpenberg.
Le total des prisonniers faits depuis le 8 août par la 4eme armée britannique, est de 21.844, et ceux faits par la Ire armée française, de 8.500 : ce qui porte le total à 30.344 pour le front Montdidier-Albert.
Canonnade en Macédoine vers la Strouma et le Vardar, dans la boucle de la Cerna et au nord de Monastir.
Echec d’une attaque ennemie en Albanie à Gere-Porocam.
Progrès anglais en Palestine, des deux côtés de la route Jérusalem-Naplouse. 200 ennemis ont été tués et 247 autres capturés.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout18.html

1464/6 août 1918: un bâton de maréchal pour Foch

Des vaches errantes fournissent du lait à gogo rue Drouot

Le Figaro du 6 août 1918 relate une insolite aventure qui s’est déroulée rue Drouot à Paris. Trois vaches échappées d’un troupeau sont conduites dans la cour de la mairie du 9ème arrondissement. Les agents de police ont eu l’idée de les traire et se sont régalés de ce lait frais jusqu’à l’arrivée du conducteur du troupeau venu les chercher.

«D’où venaient-elles? Nous ne le saurons probablement jamais. L’une d’elles errait, la nuit dernière, autour de l’église de Notre-Dame-de-Lorette, toute seule. Elle avait l’air embarrassé d’une personne qui a perdu son chemin, et qui n’ose pas le demander. Un passant voulut la prendre par les cornes mais elle se rebiffa. Une grande timidité n’est pas inconciliable avec un certain amour-propre.

Alors d’autres passants survinrent, et l’on décida de la conduire, par gestes, dans la direction du poste de la rue Drouot. Des bras, des chapeaux, des mouchoirs s’agitaient autour de la vache qui, à force d’être détournée des directions diverses qu’elle voulait suivre, finit par prendre le seul chemin duquel on ne la détournât point, et fut ainsi amenée devant la cour de la mairie, où elle entra.

Deux autres vaches l’attendaient, arrivées là de la même façon. Et les agents entouraient ces prisonnières. Alors une idée leur vint.

Ils pensèrent que si les trois vaches étaient incapables de fournir aucune explication à la police, elles ne lui refuseraient certainement pas de lui faire cadeau d’un peu de lait. Et ils se mirent, fort poliment, à les traire. Les trois vaches, échappées d’un troupeau qui venait de traverser la rue Lafayette, étaient bientôt réclamées par leur conducteur. On lui rendit les trois vaches. Et les agents regardèrent partir avec un peu de regret, en vidant leurs verres, celles qui leur avaient fait connaître, pendant une nuit, les douceurs d’un régime lacté sans restrictions.» écrit Le Figaro du 6 août 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/06/26002-20140806ARTFIG00187-6-aout-1918-des-vaches-errantes-fournissent-du-lait-a-gogo-rue-drouot.php

Un bâton de maréchal pour Foch

Lire aussi: https://www.histoiredumonde.net/Ferdinand-Foch.html

http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/06/26002-20140806ARTFIG00187-6-aout-1918-des-vaches-errantes-fournissent-du-lait-a-gogo-rue-drouot.php

Clémenceau  félicite Foch

« Mon cher Général et ami,

J’ai le très grand plaisir de vous annoncer que je soumettrai aujourd’hui même à M. le Président de la République le projet de décret ci dessous :

« Monsieur le Président,

Le décret du 24 décembre 1916 a fait revivre une première fois la dignité de Maréchal de France. J’ai l’honneur de soumettre à votre signature, au nom du Gouvernement, et, je peux l’affirmer, au nom de la France entière un décret conférant au général Foch cette haute récompense nationale.

À l’heure où l’ennemi, par une offensive formidable sur un front de 100 kilomètres, comptait arracher la décision et nous imposer cette paix allemande qui marquerait l’asservissement du monde, le général Foch et ses admirables soldats l’ont vaincu.

Paris dégagé, Soissons et Château-Thierry reconquis de haute lutte, plus de 200 villages délivrés, 35 000 prisonniers, 700 canons capturés, les espoirs hautement proclamés par l’ennemi avant son attaque écroulés, les glorieuses armées alliées jetées d’un seul élan victorieux des bords de la Marne aux rives de l’Aisne, tels sont les résultats d’une manœuvre aussi admirablement conçue par le haut commandement que superbement exécutée par des chefs incomparables.

La confiance placée par la République et par tous ses alliés dans le vainqueur des Marais de St Gond, dans le chef illustre de l’Yser et de la Somme a été pleinement justifiée.

La dignité de Maréchal de France conférée au général Foch ne sera pas seulement une récompense pour les services passés. Elle consacrera mieux encore dans l’avenir l’autorité du grand homme de guerre appelé à conduire les armées de l’Entente à la victoire définitive.

Je vous prie d’agréer, monsieur le Président, l’hommage de mon profond respect.

G. Clemenceau »

Vous comprendrez, mon cher ami, que j’aie voulu être le premier à vous annoncer cette nouvelle.

Je vous embrasse

G. Clemenceau. »

source: http://www.clemenceau2018.fr/f/archives/287/fiche/?

L’église de Ville-en-Tardenois bombardée

L’église  de Ville-en-Tarenois a été très endommagée lors du bombardement du 6 août 1918 et restaurée dans les années 1920 avec l’aide d’Etienne Moreau-Nélaton*.

http://ville-ferentardenois.com/tourisme-culture-patrimoine/leglise-sainte-macre/

Création d’une école du renseignement par les Américains à Langres

  • Une école de renseignements : officiellement créée le 6 août 1918, elle fonctionne depuis le 25 juillet à la caserne Carteret-Trécourt. Les cours dispensés enseignent aux officiers l’organisation de l’armée allemande, l’interrogation des prisonniers, l’exploitation de documents pris à l’ennemi et l’interprétation des photographies aériennes.

Création du cimetière de Bouilly (Marne)

Le cimetière militaire britannique de Bouilly a été créé en 1918 par les autorités françaises pour recevoir les corps des soldats britanniques, français, italiens et allemands tués dans le secteur au cours de la 2ème Bataille de la Marne entre le 18 juillet et 6 août 1918.
Les corps des soldats français, italiens et allemands ont été ultérieurement exhumés et regroupés dans d’autres cimetiètres.

source: http://www.cndp.fr/crdp-reims/memoire/lieux/1GM_CA/cimetieres/britanniques/bouilly.htm

L’abbaye d’Igny d’Arcis le Ponsart (marne) détruite

Le monastère d’Igny se trouve en plein front et le 6 août 1918, il est complétement détruit lors de la retraite allemande. Un aumônier militaire campant à proximité de l’abbaye a pu retrouver quelques objets de valeur et surtout la châsse contenant les reliques du bienheureux Guerric et il en avertit le cardinal Louis-Joseph Luçon.

Le blason de cet archevêque de Reims se trouve au-dessus d’une porte latérale de l’église donnant sur le choeur des moniales. Il est « d‘azur à un agneau pascal accompagné d’un M en onciale d’or dans le canton dextre. »

source: https://abbaye-igny.fr/historique/les-blasons

Duval (Bonnet rouge) condamné à mort

Au cours du procès qui débute le 29 avril 1918, le lieutenant Mornet, commissaire du gouvernement, reconnaît à Emile Duval « une culture profonde, une intelligence remarquable et un talent de plume véritable. » Les qualités indiscutables de « ce petit vieux aux allures discrètes de sacristain » sont malheureusement révélées tardivement et, âgé de cinquante ans quand il commence sa collaboration au Bonnet Rouge, Duval est un journaliste déjà aigri et plein de fiel contre cette société qui n’a pas su le reconnaître à sa juste valeur.

Le 11 mai 1918, Mornet réclame la peine de mort pour Duval.

Emile Duval est fusillé le 17 juillet 1918 pour “avoir reçu de l’argent de l’Allemagne”.

source: http://www.noisylesec-histoire.fr/2016/01/emile-duval-1864-1918-journaliste/

lire aussi: https://fr.wikipedia.org/wiki/Émile-Joseph_Duval

A Woippy ( Moselle) le curé et les cloches

Ordonnance pour la livraison des cloches qui devaient rester.
En vertu d’une ordonnance du 6 août 1918, les cloches, même celles qui étaient dispensées à cause de leur valeur artistique doivent être livrées. Une seule cloche de ces trois, qui pèsent 967 k., 1212 k., 1702 k., la plus petite qui donne le fa devra rester. Nous faisons tout le possible pour les conserver; mais ce sera bien difficile. M. le Kreisdirektor ne semble plus disposé à vouloir céder. M. le curé est décidé à écrire encore et à rendre visite à M. Schmitz, architecte préposé à la conservation des monuments d’art. Le Conseil autorise M. le curé à attendre, même au risque de perdre la prime promise de 1 Mark par kilo.

http://www.raconte-moi-woippy.net/paroisse/cures/bigerel.htm

Décès de Roland Garros, aviateur

Roland Garros, né le 6 octobre 1888 à Saint-Denis de la Réunion et mort le 5 octobre 1918 dans les Ardennes près de Vouziers, est un aviateur français, pionnier de l’aviation.
Champion de France de cyclisme en 1906, Roland Garros est passé à la postérité pour avoir réussi, le 23 septembre 1913, la première traversée de la Méditerranée en avion en partant de Fréjus, en 7 heures et 53 minutes. À bord de son Morane-Saulnier H, malgré un moteur qui subit deux pannes, au large de la Corse et au-dessus de la Sardaigne. Il lui restait 5 litres d’essence quand il se posa à Bizerte.

La Première Guerre mondiale le fit naturellement pilote de guerre : il remporta quatre victoires.
Une panne le contraignit d’atterrir en territoire occupé et il fut fait prisonnier avant d’avoir pu détruire son avion
Il ne parvint à s’évader qu’au bout de trois ans, fut à cette occasion le co-fondateur de l’Union Nationale des Évadés de Guerre et reprit vite sa place dans l’escadrille « SPA26 » du fameux groupe des « Cigognes ». Mais il fut tué lors d’un combat aérien le 5 octobre 1918 à Saint-Morel dans les Ardennes, près de Vouziers où il est enterré.

source: https://www.camps-parachutistes.org/t2590-roland-garros-aviateur-francais

Journal du mardi 6 août 1918

Nos troupes, refoulant les arrière-gardes ennemies, ont continué leur marche victorieuses sur un front de 50 kilomètres en direction de la Vesle.
Sur notre gauche, nous bordons les rives sud de l’Aisne et de la Vesle, depuis Soissons jusqu’à Fismes, dont les Américains tiennent les lisières.
A l’est de Fismes, nous avons atteint la ligne générale nord de Courville, Branscourt, Courcelles, Champigny.
Nos reconnaissances de cavalerie opèrent le long de la voie ferrée de Soissons à Reims.
Sur certains points, notre progression a dépassé, en vingt-quatre heures, dix kilomètres. Plus de cinquante villages ont été délivrés en une seu1e journée.
Les Américains annoncent avoir pris, depuis le 18 juillet, 8.400 soldats et 133 canons.
La progression britannique s’est poursuivie dans le secteur d’Albert; nos alliés ont enlevé la majeure partie du terrain tenu par les Allemands à l’ouest de l’Ancre. Ils ont suivi l’ennemi dans son mouvement de retraite qu’avaient laissé prévoir différents indices.
Des patrouilles allemandes ont attaqué les Anglais dans le secteur d’Hébuterne. Elles ont été complètement repoussées.
Arkhangel a été occupée par les troupes alliées. L’Entente garde ainsi une porte ouverte sur la Russie.
En Macédoine, des détachements bulgares ont été repoussés près de Vetrenik.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout18.html

1463/5 août 1918:Fismes libérée

 Fismes libérée

Le cimetière américain de Fismes

La ville est libérée les 4 et 5 août 1918 par les Américains. Ceux-ci avaient atteint les lisières de la ville et il leur fallut la prendre rue par rue, maison par maison, pour continuer de repousser cette seconde offensive jusqu’au bord de la Vesle. C’est là notamment que s’illustre l’engagement des régiments prestigieux et emblématiques de l’armée américaine sur le sol Français.

Arès la Première Guerre Mondiale, la reconstruction du pont de Fismette, auquel il était prévu d’adjoindre deux colonnes surontées de statues et de deux lanternes des morts, a été prise en charge par l’Etat de Pennsylvanie et la ville de Meadville. Le régiment d’infanterie qui a libéré Fismes en août 1918, était parti de cette ville qui souhaitait ainsi honorer la mémoire de ses soldats morts en terre française.

Les plans ont été conçus par les architectes américains : Thomas H. Atherton et Paul P. Cret. Les architectes parisiens Lahalle et Levard ont assuré la direction des travaux de construction. Le pont-mémorial a une portée de 18m et comporte une chaussée de 8m de large, bordée de trottoirs de 1m50. La première pierre a été posée le 24 mai 1926. Il a été inauguré le 28 mai 1928, 10 ans jour pour jour après sa destruction par les Allemands le 28 mai 1918.

source: http://frontdechampagne.over-blog.com/2017/12/fismes-le-pont-memorial-de-fismette.html

Dernier raid de zeppelin sur l’Angleterre

Le dernier raid de zeppelin sur l’Angleterre a lieu le 5 août 1918 avec 5 Hauts Grimpeurs commandés par Peter Strasser en personne, un militaire ayant reçu la médaille Pour le mérite, la plus haute distinction de l’armée allemande. Il est certain de pouvoir frapper l’Angleterre au cœur. Mais sous les feu des canons antiaériens anglais aucun des dirigeables ne touchent de cibles utiles. Strasser décide néanmoins de voler à basse altitude pour s’assurer que les objectifs ont été atteints quand il est abattu par des chasseurs britanniques. Il meurt ainsi que les 23 membres de son équipage dans l’incendie puis l’explosion de leurs dirigeable qui s’écrase au sol. Les 4 autres dirigeables larguent leurs dernières bombes dans la Manche et se hâtent de rentrer.

source: http://lautrecotedelacolline.blogspot.com/2014/07/la-premiere-bataille-dangleterre-et-la.html

Journal du lundi 5 août 1918

Les attaques menées par nos troupes et les unités alliées sur le front au nord de la Marne ont obtenu un plein succès.
Bousculés sur toute la ligne, les Allemands ont été contraints d’abandonner la position de résistance qu’ils avaient choisie entre Fère-en-Tardenois et Ville-en-Tardenois, et de précipiter leur retraite.
Sur notre gauche, nos troupes sont entrées dans Soissons.
Plus au sud, elles ont franchi la Crise sur tout son parcours.
Au centre, progressant largement au nord de l’Ourcq, nous avons dépassé Arcy-Sainte-Restitue et pénétré dans les bois de Dôles.
Plus à l’est, Coulanges, à quatre kilomètres au nord du bois Meunière, est en notre possession.
A droite, Goussancourt, Villers-Agron, Ville-en-Tardenois, sont à nous. Sur cette partie du front, nous avons porté nos lignes à cinq kilomètres environ au nord de la route de Dormans à Reims, sur la ligne générale Vezilly-Lhéry.
Entre l’Ardre et la Vesle, nous occupons Gueux et Thillois.
Les Anglais ont repoussé avec pertes un raid tenté par l’ennemi aux environs de Feuchy. Leurs patrouilles ont poussé en avant dans le secteur d’Albert et occupé des portions de la première ligne allemande.
Canonnade entre Béthune et Bailleul.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout18.html

1460/2 août 1918

Château-Thierry(Aisne) , le  2 août 1918par  Flameng François

Soissons libérée par des bataillons de chasseurs

La Ville de Soissons longuement occupée et détruite durant la grande guerre a été définitivement libérée le 2 Août 1918 par le 2e bataillon de chasseurs à pieds.

Germigny libérée (Marne)

A partir de mai, Germigny subit les coups de boutoirs de l’ennemi. Pour contenir l’offensive allemande, le village est pilonné à partir de Bligny par l’artillerie française. Il est détruit à 88% laissant seulement quatre maisons à peu près habitables, l’église est détruite. Les habitants sont évacués dans le sur de la Marne et dans l’Aube.

Les terribles combats autour de la cote 240, sur les hauteurs de Vrigny, et surplombant les villages voisins de Germigny, Janvry, Gueux et Méry-Prémecy, se poursuivront jusqu’en juillet 1918 et la contre-offensive des Alliés (le 18 juillet). Plus à l’ouest, les Allemands arrivent sur la Marne, à Château-Thierry, comme en 1914. La Troisième Bataille de l’Aisne se termine, la Deuxième Bataille de la Marne va commencer.

Germigny sera libéré le 2 août 1918 et sera décoré de la Croix de Guerre le 30 mai 1921 avec la citation suivante : « Vaillante cité, qui par les nombreux bombardements subis, ses souffrances et ses ruines, a bien mérité du Pays ».

source: http://frontdechampagne.over-blog.com/2018/05/germigny-village-detruit-fin-mai-1918.html

Journal du vendredi 2 août 1918

Les Allemands ont attaqué, après un fort bombardement, nos nouvelles positions, à l’est d’Oulchy-le-Château. Nous avons repoussé l’assaut ennemi et maintenu intactes nos lignes.
Sur la rive droite de l’Ourcq, de vifs combats se sont livrés au nord-est de Fère-en-Tardenois. Le village de Seringes a passé de main en main et a été finalement enlevé par une contre-attaque des Américains.
De nombreux coups de main ennemis près de Mesnil-Saint-Georges, à l’est de Montdidier, au bois Le Prêtre, sur la rive droite de la Meuse et dans les Vosges, n’ont obtenu aucun résultat.
De notre côté, nous avons effectué une incursion dans les lignes allemandes, au nord-est de Perthes-les-Hurlus et ramené des prisonniers.
Les opérations aériennes se sont poursuivies sur tout le front entre Aisne et Marne. Les bombardiers franco-britanniques ont jeté plus de 20 tonnes de projectiles sur les cantonnements et les points de passage de la vallée de l’Ardre et de la Vesle, les gares de Fimes, Loupeigne, Mareuil, Bazoches, les terrains d’aviation de Mont-Notre-Dame. Quatorze avions allemands ont été abattus ou mis hors de combat.
Les Anglais ont fait des prisonniers au cours de coups de main heureux et de rencontres de patrouilles dans les environs de Lens, au nord de Béthune et dans le secteur nord de notre front.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout18.html

1452/25 juillet 1918: Amar Ben Mohamed blessé près de Prunay (51)


Amar Ben Mohamed blessé près de Prunay (51)

Amar Ben MOHAMED est né en Algérie à Biskra en 1884,
Mobilisé en mars 1915, il a été affecté au 1er Régiment de marche de tirailleurs algériens.
Ce régiment a été engagé successivement en Belgique dans le secteur d’
Ypres en 1915, puis en France à Verdun et dans la Somme en 1916, en Champagne en 1917, enfin dans la défense de Reims en 1918.
Grièvement blessé
en juillet 1918 près de Prunay dans la Marne, il est décédé le 25 juillet 1918 à l’Hôpital de Saint-Maurice dans la Seine.

Lire le dossier réalisé par des scolaires: http://www.cndp.fr/crdp-reims/memoire/enseigner/college_lycee/amar_ben_mohamed.htm

L’église d’ Epernay bombardé dans la nuit du 24 au 25

source: http://www.epernayjadis.fr/432687898

Aquarelle « Tank Renauld près de Montemafroy, 25 juillet 1918 »

source: https://www.google.fr/search?q=25+juillet+1918&safe=active&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwifiJHvl9DbAhVLOhQKHcqOBqM4yAEQ_AUICigB&biw=1280&bih=605#imgrc=sLoLIRr-LaCNxM:

Journal du jeudi 25 juillet 1918

De part et d’autre de l’Ourcq, les attaques de nos troupes ont obtenu des résultats satisfaisants, malgré la résistance tenace de l’ennemi qui a amené de nouvelles réserves.
Au nord de la rivière, nous avons conquis et dépassé le Plessier-Huleu, atteint les abords ouest d’Ou1chy-la-Ville et pris le vi11age de Montgrie. Au sud de l’Ourcq, les troupes franco-Américaines ont franchi la route de Château-Thierry et porté leur ligne à plus d’un kilomètre à l’est. Le village de Rocourt est à nous, ainsi que la majeure partie du bois du Chattelet.
Sur la rive droite de la Marne, nous avons réalisé de nouveaux progrès au nord de mont Saint-Père et de Chartèves, qui est entre nos mains. Nous avons également élargi notre tête de pont de Jaulgonne.
Entre la Marne et Reims, violents combats dans la région de Vrigny. Les Franco-Anglais ont progressé de plus d’un kilomètre et infligé de lourdes pertes à l’adversaire. Les Britanniques, pour leur part ont fait 300 prisonniers et capturé 5 canons. Une contre-attaque allemande a été brisée.
Les aviateurs britanniques ont bombardé Offenburg. Des explosions ont été constatées à la gare.
Helfferich a été nommé ambassadeur d’Allemagne à Moscou, en remplacement du comte Mirbach, qui fut assassiné au début du mois.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.html