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1451/24 juillet 1918: la seconde bataille de la Marne (suite)

La seconde bataille de la Marne (suite)

Ville-en-Tardenois

Le 24 juillet, la division française du général Roig-Bourdeville enlève Oulchy-la-ville aux Allemands, et ses régiments (5e, 74e et 224e régiments d‘infanterie) capturent 600 prisonniers allemands.

Le 25 juillet, Oulchy-le-Château tombe, attaqué de front par le 23e régiment d’infanterie Française et à revers par le 128e régiment d’infanterie, de la division Bablon.

De l’autre côté, l’armée française du général Berthelot est aux abords de Ville-en-Tardenois; et dans un magnifique assaut, le 103e régiment d’infanterie, qui, depuis le 15 juillet, a perdu presque tous ses officiers et 75 pour cent de ses effectifs, enlève le village de Romigny aux Allemands .

Le 26 juillet, Von Boëhm lâche la Marne et fait sauter les ponts de l’Ourcq. Le soir, notre infanterie française est à Bruyères, à Villeneuve-sur-Fère et à Courmont. La nuit, on se bat à Ronchères, où l’ennemi résiste, grâce à une puissante artillerie.

Le 27 juillet, Mangin attaque Buzancy, Degoutte traverse Fère-en-Tardenois; Berthelot dépasse Ville-en-Tardenois; l’ennemi tient âprement; ailleurs, il cède et notre cavalerie française cueille des trophées ou parvient difficilement à conserver le contact.

source: http://chtimiste.com/batailles1418/1918marne.htm

Journal du mercredi 24 juillet 1918

Au nord de Montdidier, une opération locale, vivement conduite, nous a permis d’occuper les villages de Mailly-Raineval, Sauvillers et Aubvillers. Nous avons fait 1500 prisonniers. Nous avons progressé sur les deux rives de l’Ourcq, en particulier vers Oulchy-la-Ville, et sur la rive nord de la Marne.
Les troupes anglaises ont légèrement avancé leur ligne au sud d’Hébuterne, de Merris et de Meteren. Elles ont également amélioré leurs positions dans le secteur d’Hame1, au nord d’Albert. Elles ont exécuté avec succès des raids aux environs d’Ablainzevelle, Ayette, Oppy, Avion et Lens, ramenant des prisonniers et des mitrailleuses.
Aux environs de Merris, à la suite d’une rencontre de patrouilles, au cours de laquelle une cinquantaine d’Allemands ont été tués, elles ont encore capturé des prisonniers et des mitrailleuses.
L’artillerie ennemie se servant d’obus à gaz toxiques, s’est montrée active dans le secteur de Villers-Bretonneux, de même que dans celui de Dickebusch.
Sur le front italien, duels d’artillerie dans la zone du Tonale, dans le Vallarsa et sur le bord est du plateau d’Asiago. Nos alliés ont par leur feu, dispersé des troupes et des convois dans la région du Stelvio et dans le val Brenta.
En Albanie, les Italiens ont continué leur avance dans l’arc du Devoli, au nord de Bérat et enlevé la hauteur 900. Ils ont capturé des prisonniers et des mitrailleuses.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.htmlsource:

1448/21 juillet 1918

(Suite) Seconde  victoire de la Marne

Le 21 juillet, pour maintenir son pivot de manœuvre, l’ennemi contre attaque furieusement Mangin, en accumulant contre lui des effectifs sans cesse renouvelés. Les héroïques régiments Français de Mangin tiennent bon et repoussent les Allemands.

Degoutte entre dans Château-Thierry, refoulant à travers le Tardenois les divisions allemandes de Von Boëhm, dont la résistance devient décidément molle.

Le soir, la 6e Armée Française a progressé d’une dizaine de kilomètres et la ligne de nos avant-gardes passe près d’Hartennes et d’Oulchy-le-Château qui tient toujours, au delà de Grisolles, de Bézu-saint-Germain et d’Epieds .

La deuxième victoire de la Marne, prélude d’opérations de plus grande envergure, est gagnée.

Elle est complète. Elle forme un ensemble magnifique d’une perfection classique, portant la brillante empreinte de la valeur et du génie Français.

A droite et au centre, Gouraud et Berthelot, grâce au sublime esprit de sacrifice des poilus des îlots de résistance, ont constitué le mur contre lequel l’assaut des Allemands s’est brisé. C’était le 15 juillet 1918.

A gauche, De Mitry, Degoutte et Mangin ont foncé concentriquement sur l’aile droite Allemande; Et, grâce à une admirable préparation et à une foudroyante rapidité d’exécution, l’ont écrasée.

Les résultats, se sont : La capture de 20. 000 prisonniers Allemands, de plus de 400 canons Allemands, 3.300 mitrailleuses Allemandes capturées, l’absorption et l’usure irréparable de soixante divisions Allemandes, la délivrance de Château-Thierry et l’obligation pour Ludendorff d’abandonner très vite la poche de Fère-en-Tardenois où il ne peut plus ravitailler ses troupes, puisqu’il n’est maître ni de Reims, ni de la voie ferrée au sud de Soissons.

source: http://chtimiste.com/batailles1418/1918marne.htm

Dans Château-Thierry libéré, 21 juillet
Dans Château-Thierry libéré par les Français et les Américains, la population civile sort de ses abris après des combats acharnés. Dans l’église Saint-Crépin, les objets en cuivre volés à Château-Thierry ont été rassemblés pour être emmenés en Allemagne. Albert Lebrun, ministre du Blocus et des Régions libérées, rend visite aux habitants, en compagnie du préfet de l’Aisne. Les journaux français sont à nouveau distribués dans la ville qui fut administrée par M. Lecointre durant son occupation.

Pas-de-Calais: toute relation interdite avec les indigènes, chinois et annamites

Les autorités tentent de minimiser les contacts avec la population, notamment avec les femmes françaises. Un arrêté militaire pris à Boulogne le 21 juillet 1918 interdit à la population toute relation familière avec les travailleurs indigènes, chinois, annamites, etc. En vertu de cet arrêté, une jeune Boulonnaise qui avait envoyé une carte à un travailleur chinois est poursuivie devant le tribunal de simple police de la ville. Elle est finalement acquittée.

Mais en réalité, les rapprochements sont beaucoup moins nombreux que les actes de xénophobie subis au quotidien. Jusque-là, les rapports entre coloniaux et autochtones se limitaient aux expositions universelles et coloniales et ce, uniquement dans les grandes villes. On imagine la crainte mêlée de curiosité que provoque leur arrivée dans les campagnes reculées.

source: http://www.archivespasdecalais.fr/Activites-culturelles/Chroniques-de-la-Grande-Guerre/Les-travailleurs-chinois-du-Pas-de-Calais

Le 44 ème en montagne de Reims et dans les Ardennes

lire sur http://georgesfourneret.fr/wa_files/6_20JMO_2044_C2_B0_20W2_20-_20copie.pdf

video de juillet 1918

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source: http://www.ecpad.fr/juillet-1918-les-annales-de-la-guerre-71/

Journal du dimanche 21 juillet 1918

L’avance de nos troupes continue sur le front de Champagne.
Entre Aisne et Marne, les Franco-Américains ont poursuivi leur offensive en refoulant l’ennemi qui se défend avec opiniâtreté. Ils ont atteint Ploizy, Parcy- Tigny, dépassé Saint-Remy, Blanzy et Roget-Saint-Albin. Plus au sud, nous tenons la ligne générale Pries, plateau nord-est de Courchamps.
Entre la Marne et Reims, de violents combats sont en cours.
Les troupes franco-britanniques, attaquant avec vigueur, se sont heurtées à des forces importantes. En dépit de la résistance acharnée de l’ennemi, nous avons gagné du terrain dans le bois de Courton, dans la vallée de l’Ardre et vers Sainte Euphraise. Le chiffre de nos prisonniers, depuis le 18, dépasse 20000. Plus de 400 canons sont tombés entre nos mains.
Les Anglais, dans le secteur de Meteren, ont avancé sur un front de quatre kilomètres. Ils ont pris le village et un groupe de maisons situé au sud-ouest. L’ennemi a opposé une résistance acharnée. Le nombre de prisonniers qu’ont capturé nos alliés est de 436. Ils ont également réussi un raid près de Beaumont-Hamel, pris des hommes et des mitrailleuses.
Succès italien dans le massif de l’Adamello.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.html

1447/20 juillet 1918

(Suite) Seconde victoire de la Marne

Le 20 juillet, pour éviter l’étranglement de la poche de Château-Thierry et la perte des troupes qui y sont engagées, Ludendorff envoie cinq divisions fraîches de renfort contre notre 10e Armée française.

Le Général Mangin progresse tout de même vers Hartennes et maintient sur tout son front les gains de la veille; mais les efforts de notre 41e division Française se brisent contre la résistance d’Oulchy-le-Château.

Le Général Degoutte, lui, pousse vigoureusement de l’avant; et c’est maintenant de ce côté, la lutte pour Château-Thierry, déjà débordé par le Nord, cependant que de Mitry continue sa pression au sud, et que la 5e Armée Française de Berthelot attaque la poche par l’est .

source: http://chtimiste.com/batailles1418/1918marne.htm

Journal du samedi 20 juillet 1918

Entre Aisne et Marne, nos troupes, surmontant la résistance de l’ennemi qui a amené de nouvelles réserves, ont réalisé une avance sensible et accru le chiffre de leurs prisonniers. La bataille se poursuit avec acharnement.
A l’ouest de Reims, nos troupes ont mené de vives attaques. Au sud de la Marne, nous avons repris Montvoisin et rejeté l’ennemi aux lisières est d’Oeuilly.
Au nord de la rivière, nous avons réalisé des progrès dans le bois du Roi, ainsi que dans le bois de Courton, entre la Poterie et Pourcy, et porté nos lignes un kilomètre à l’ouest.
Plus au nord, les Italiens ont enlevé le moulin de l’Ardre et conquis du terrain dans la région de Bouilly. Au cours de ces actions, nous avons capturé 4 canons et 30 mitrailleuses et fait 400 prisonniers.
Entre Montdidier et Noyon, ainsi qu’en Woëvre, des coups de main sur les lignes ennemies nous ont permis de ramener une centaine de prisonniers.
Les Anglais ont repoussé des raids dans les secteurs de Villers-Bretonneux et de Morlancourt. Ils ont exécuté des coups de mains heureux aux environs de Bucquoy, de Willerwal et de Locre et fait quelques prisonniers.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.html

1443/16 juillet 1918: le 2 ème RI contre attaque à la Chapelle Mothodon (02)

Le 2 ème RI contre attaque à la Chapelle Mothodon (02)

Ici, dans ce vallon du Ru des Vieux Prés est venue s’échouer le 15 juillet 1918 la dernière offensive allemande. Ce mémorial de la Ferme de la Verdure en perpétue le souvenir.

Le 15 juillet 1918, précédées par un très violent tir d’artillerie, les troupes d’assaut allemandes franchissent la Marne, submergent nos positions et atteignent ce ruisseau. Elles y sont arrêtées par nos défenseurs de la 20ème division installés défensivement sur les hauteurs sud.

Le 16 juillet, depuis ce vallon, le 2e RI (20ème division) passe à la contre attaque et après de très durs combats s’empare des hameaux de Chézy, de Montleçon et de la Ferme de la Bourdonnerie. Par un retour offensif, les Allemands reprennent la ferme. Plus à l’est, le 77e RI (18e division) reprend la Ferme des Pozart.

Le 17 juillet, nouvelle contre attaque française par les 18ème BCP, 25e RI, 147ème RI et 32eRI. La progression est difficile et meurtrière due à la présence d’un grand nombre de mitrailleuses allemandes. La Ferme de la Cressonnière est reprise ainsi que la Bourdonnerie mais là encore, les Allemands contre attaque et reprennent la ferme.

Devant l’échec de l’offensive, l’état major Allemand décide de replier ses divisions engagées au sud de la Marne dans la nuit du 18 au 19 pour l’artillerie et du 19 au 20 pour l’infanterie.

source: https://www.valleesenchampagne.fr/mémoire-de-nos-vallées/combats-à-la-chapelle-monthodon-guerre-de-1914-1918/

Une infirmière miraculée: Henriette Bressolles 

Fille d’un officier supérieur, Mademoiselle Bressoles s’était engagée à 18 ans comme infirmière militaire dans une une ambulance chirurgicale volante. Par son comportement héroïque elle mérita  quatre citations, la médaille de Reconnaissance Française et sera même proposée pour la Légion d’Honneur. Le 16 juillet 1918, dans la région de Dormans, elle porta secours, sous un violent tir de barrage, à un prêtre-soldat dont le bras et la jambe gauche viennent d’être arrachés par des éclats d’obus. Comme elle s’efforçait  de soulever de terre le grand blessé, elle ressentit brusquement un craquement et une très vive douleur dans la colonne vertébrale. Rentré à l’ambulance, elle éprouva une grande  peine se redresser. Malgré ses douleurs elle refusa  toute évacuation jusqu’au soir où un obus tomba à quelques mètres d’elle et la projetta à terre. Henriette fut retrouvée  une heure après, évanouie avec un éclat dans la jambe.

la suite sur : http://www.1914-1918.be/inf_miraculee.php

Journal du mardi 16 juillet 1918

Après une violente préparation d’artillerie, les Allemands ont attaqué depuis Château-Thierry jusqu’à la Main-de-Massiges, sur un front de 80 kilomètres.
La lutte a été d’une extrême violence. A l’ouest de Reims, des combats acharnés ont eu lieu autour de Reuilly-Courthezon, Vasly. L’ennemi a réussi à s’infiltrer au sud de la Marne, entre Dormans et Fossoy. Une contre-attaque des Américains a refoulé les Allemands qui avaient franchi le fleuve à l’ouest du Fossoy.
Entre Dormans et Reims, nos troupes et les troupes italiennes résistent sur une ligne Châtillon-s.-Marne, Cuchery, Marfaux, Bouilly.
A l’est de Reims, de Sillery à Massiges, nos contingents ont opposé une défense irréductible. La ligne passe par Prunay, les Marquises, au nord de Prosnes et de Souain.
Les Anglais ont avancé leur ligne en Flandre, à l’est du lac de Dickebusch, sur un front de deux kilomètres. Ils ont fait 296 prisonniers, capturé quelques mitrailleuses ainsi que du matériel. Leurs pertes ont été légères. Ils ont amélioré leurs positions légèrement au sud de Villers-Bretonneux et fait quelques prisonniers. D’autres ont été également capturés dans un raid heureux aux environs d’Ayette.
Activité d’artillerie au sud d’Arras, au nord de Béthune et dans le secteur de Locre.
Les troupes anglo-indiennes ont fait 50 prisonniers à l’est du Jourdain, en Palestine.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.html

1442/15 juillet 1918: l’offensive allemande en Champagne i

L’offensive allemande en Champagne  – La bataille défensive française

15 au 19 juillet 1918

Lire le dossier complet sur le site http://chtimiste.com/batailles1418/1918champagne.htm

lire aussi: https://www.memoiresdesmontsdechampagne.fr/bataille-du-15-juillet-1918

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Champagne_(1918)

Franchissement de la Marne

Le 15 juillet 1918, les troupes allemandes franchissent la Marne entre Château-Thierry et Reims, tentant d’enfoncer les lignes alliées tenues par la 9e armée du général de Mitry et la 5e armée du général Berthelot. La 1. Armee bouscule les lignes françaises et parvient devant la ville d’Epernay par la vallée de l’Ardre et de la Marne. Elle espère ainsi s’emparer de Reims en la contournant par le sud. Rapidement, les troupes françaises, italiennes, américaines et britanniques s’opposent à l’avancée allemande et reprennent l’initiative de l’attaque.

1 / Référence : SPA 8 AD 186 Epernay, Marne, troupes italiennes montant en ligne. 15/07/1918, opérateur Daniau.

Au déclenchement de l’offensive allemande, les troupes italiennes du 2e corps d’armée du général Albricci participent aux combats défensifs. Stationnés dans la région ouest de Reims, les soldats italiens des 3e et 8e divisions d’infanterie combattent des éléments supérieurs en nombre. Le premier jour de l’offensive, le 15 juillet, les Italiens présents dans les bois de Vrigny sont écrasés par les obus chimiques et explosifs, et subissent de lourdes pertes. Des renforts traversent la ville d’Epernay en direction du nord pour se porter contre l’offensive allemande.

2 / Référence : SPA 9 AD 194 Igny-Comblizy, Marne, le 14e d’infanterie monte en ligne pour l’offensive du 18 jui

Les soldats du 14e régiment d’infanterie de ligne, rattaché à la 131e division d’infanterie et commandé par le lieutenant-colonel Bouffard, traverse la localité d’Igny-Comblizy, située à l’ouest d’Epernay. Le régiment, qui a participé à la bataille défensive de la Somme et de la forêt de Retz, se retrouve porté en direction de la Marne et des combats de Mareuil-en-Brie et de la forêt d’Enghuien, où il parvient à stopper les attaques allemandes.

source: http://archives.ecpad.fr/wp-content/uploads/2010/06/1918-07.pdf

L’attaque allemande du 15 juillet vue par le général Ludendorff

Ce texte  est extrait des « Souvenirs de Guerre » du Général Ludendorff, paru chez Payot, en 1921. Plusieurs informations contredisent ce qui était perçu par les Alliés :
– Ludendorff ne pense plus pouvoir gagner la guerre (malgré la paix à l’Est) mais obtenir une victoire permettant de négocier une paix acceptable à l’Ouest; .

– La future attaque du juillet (Mangin-Degoutte) est connue de Ludendorff et la 9e Armée est prédisposée à cet effet (mais les Allemands seront néanmoins surpris par l’attaque);
– « Friedensturm » doit « user » les réserves françaises qui sont au Nord de Paris, faire de nombreux prisonniers (5e Armée), menacer Verdun « à revers », etc … . Mais deux semaines plus tard les Britanniques doivent être écrasés en Flandre (ils ne pourront plus être secourus par les Français épuisés) par une attaque nouvelle, inattendue du groupe d’armées du Kronprinz Rupprecht, contraignant les Alliés à la négociation;

– La date souhaitée de l’attaque était le 12 juillet et non pas le 15 (lendemain du 14, fête nationale française bien « arrosée ! »);
– L’échec des 1re et 3e Armées Allemandes, le 15 juillet, face à la 4e Française est la cause de l’arrêt de la progression au sud de la Marne, que plus rien ne justifie plus, puis du repli sur la rive Nord, et non pas l’attaque Mangin-Degoutte du 18.

Henri Maurel, 2009.

source photos http://asmac.fr/Files/Other/Bulletins/NAVARIN%202018%201.pdf

………….
On admettait, d’après les nouvelles qui nous étaient parvenues, que l’ensemble des forces combattantes envoyées par les États-Unis en France pendant les mois d’avril, mai et juin devait atteindre à peu prés 25 divisions. Il pouvait donc y avoir en tout, en France, à ce moment, 20 divisions américaines. C’était plus que je n’avais cru possible. La supériorité que nous avions en mars, au point de vue du nombre des divisions, se trouvait ainsi compensée. La situation numérique avait d’autant plus évolué à notre désavantage que les divisions américaines comprenaient 12 bataillons à forts effectifs. Il est vrai que là où nous avions combattu les divisions qui se trouvaient depuis longtemps déjà en France, nous étions restés maîtres de la situation, même inférieurs en nombre. On ne pouvait s’attendre à voir les formations nouvelles, moins entraînées, qui arrivaient avec rapidité, combattre mieux que les divisions anciennes. Dans le jugement que l’on porte sur la valeur de l’ennemi, il ne faut exagérer ni dans un sens, ni dans l’autre. Sinon, comment aurions-nous pu attaquer et vaincre les Russes en 1914: Aussi longtemps que nos troupes garderaient leur solidité interne, elles viendraient à bout de n’importe quel ennemi, même de ces fortes divisions américaines, dont les nerfs n’étaient pas usés comme ceux des armées qui combattaient depuis longtemps. Mais, chose fort importante, les nouveaux renforts américains pouvaient libérer des unités françaises et anglaises en occupant les secteurs calmes. Il y avait là un fait d’une importance considérable; il éclaire l’influence que l’envoi des forces des États- Unis eut sur l’issue de la guerre. L’Amérique devint par là le facteur décisif.

La suite sur http://1418bd.free.fr/labase/L%20attaque%20du%2015%20juil%20vue%20par%20Ludendorff.pdf

voir aussi la vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=8U0iZxZmoMQ

La gare de La Ferté-sous-Jouarre détruite

Le 15 juillet 1918, à 22 h 40, deux bombes détruisent la gare. Sous ses ruines de malheureuses victimes : le chef de Gare Maillet, le sous-chef Marchal, l’employé Facteur enregistrant Henry et deux soldats secrétaires, auxiliaires des gares Fromaget et Sezelle.

source: http://www.la-ferte-sous-jouarre.fr/la-ville/histoire-de-la-ville/324.html

Journal du lundi 15 juillet 1918

Au nord de Montdidier, actions d’artillerie locales, notamment dans les régions des bois Sénécat et de Cantigny et dans le secteur de Gournay-sur-Aronde.
En Champagne, nos reconnaissances ont exécuté plusieurs coups de main qui nous ont permis de faire des prisonniers.
Les Anglais, à l’est de Doove, ont repoussé avec pertes un coup de main ennemi.
L’artillerie ennemie s’est montrée active au nord-ouest d’Albert, à l’ouest du mont Kemmel, au sud et au sud-est d’Ypres, et la nôtre, sur divers-points.
L’aviation ennemie n’a montré aucune activité. L’aviation anglaise, en raison du mauvais temps, n’a pu exécuter qu’à de rares intervalles sa besogne de repérage. Aucun combat n’a eu lieu. Durant la nuit, les aviateurs britanniques ont jeté quatre tonnes de bombes.
Sur le front italien, les Autrichiens ont attaqué la position du Cernone (Sasso-Rosso) avec de grosses patrouilles lancées en éventail. Mais ils furent prévenus par nos alliés qui les contre-attaquèrent à la baïonnette et les mirent en fuite en les poursuivant jusqu’à leurs tranchées de départ. De nombreux adversaires restèrent sur le terrain, 2 officiers et soldats ont été capturés ainsi que 4 mitrailleuses.
Activité d’artillerie au Pasubio. Dix avions ennemis ont été abattus.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.html

1439/12 juillet 1918: le groupe de chars AS11 entre Marne et Aisne

Le groupe de chars AS11 entre Marne et Aisne

Le Groupe AS11 embarque le 2 juillet 1918 à 6 heures du matin en gare de Lizy pour débarquer le 4 juillet 1918 à 5h30 en gare de Germaine.
Les chars rejoignent Saint-Imoges (Marne) pour 13h30, et le Groupe AS11 restera 10 jours sur place.
Le terrain d’exercice de Saint-Imoges, qui n’était pas un terrain spécifique de l’AS, a été utilisé en juillet 1918 par le Groupe AS11, pour l’instruction char d’unités d’infanterie du GAC.

Le 12 juillet 1918, les chars rembarquent en gare de Germaine pour rejoindre le Groupement d’AS n° II à Villers-aux-Cornilles

Après Saint-Imoges le 61319 a participé aux trois engagements de l’AS11 de l’été et de l’Automne 1918

Le 20 juillet 1918 au Bois de Nesles / Bouquigny (Marne).

Engagé le 20 août 1918 sur le plateau de Nouvron-Vingré, en direction du ravin de Chavigny/Juvigny (Marne).
Chef de char : Sous-Lieutenant Bourguet

Engagé le 30 septembre 1918 entre la Vesles et l’Aisne.
Chef de char : Sous-Lieutenant Bourguet
Le char engage le combat vers le ravin de Glennes et riposte au feu des mitrailleuses ennemies.
Plusieurs hommes d’équipage sont blessés.

source: https://www.chars-francais.net/2015/index.php/156-classement-individuel/schneider-ca1/1807-61319

Le 167 ème RI aux abords de Corcy (Aisne)

Le 12 juillet au soir, l’ordre d’attaque du Général Mangin, commandant la Xe Armée, parvient au Régiment. Mission est de traverser les marais et le ruisseau de la Savière durant la nuit, d’escalader les pentes abruptes de l’autre rive, et d’y former une tête de pont.
Malgré une violente pluie d’orage et une résistance acharnée des Allemands, cette opération fut exécutée.
Manquant de vivres, économisant les munitions et dans l’impossibilité de procéder à l’évacuation de leurs blessés, les soldats du 169e RI vont maintenir cette tête de pont en dépit de violentes contre-attaques ennemies, des tirs d’obus de tous calibres et de nombreux bombardements à l’arsine et à l’ypérite.
Cependant, une violente contre-attaque nous rejette du Bois Madame sur la Savière. A 19 heures, après une préparation d’artillerie violente et d’un tir intense d’obus toxique sur le fond de la Savière, les Allemands déclenche une forte attaque sur nos éléments qui avaient pris pied dans le Bois Madame. Nos éléments avancés repassent la Savière mais arrêtent l’Infanterie ennemie qui cherche à s’infiltrer vers la Tuilerie de Saint-Paul

source: http://167e.regiment.free.fr/167eregimentinfanteriejuillet1918.html

Lettre de Maurice à ses parents

Le 12 juillet 1918

Mes chers parents,
je vous envoie quelques lettres boches que j’ai fait traduire en Français par Melle Marthe. Vous verrez qu’en Allemagne ils souffrent aussi beaucoup de la faim. Il y a deux lettres d’une fiancée à son poilu et la lettre d’une mère à son fils

Mardi 16 Juillet 1918

Mes chers parents,
je viens répondre à votre carte lettre du 12 qui me fit bien plaisir. Nous sommes toujours en tranchée de 2ème ligne, nous montons en 1ère ligne après-demain. Le secteur est toujours calme. Aussi nous ne demandons pas à être relevés car on pourrait nous emmener dans un secteur plus activé. Je suis content de savoir Morin prisonnier, il peut souffrir moralement chez les boches mais au moins il a la vie sauve. Vous seriez bien aimables chers parents de m’envoyer un peu d’argent car mes réserves commencent à s’épuiser. Je termine en vous embrassant tous bien affectueusement.
Maurice

Source: https://www.facebook.com/bongeourre/posts/978370855652773

Journal du vendredi 12 juillet 1918

Nous avons élargi nos gains aux lisières de la forêt de Retz, pris le village de Corcy dans sa totalité, la station de Corcy, le château et la ferme Saint-Paul. Une vingtaine de prisonniers sont restés entre nos mains dont un officier.
Des coups de main exécutés dans la région de Maisons-de-Champagne et du mont Sans-Nom, nous ont valu une dizaine de prisonniers.
Les troupes anglaises ont amélioré leurs positions à l’est de Villers-Bretonneux. Elles ont exécuté aux environs de Festubert et de Merris des coups de main heureux, qui leur ont valu des prisonniers et une mitrailleuse.
L’artillerie ennemie a montré quelque activité contre nos positions des deux rives de la Somme.
Sur le front italien, actions habituelles d’exploration et de harcèlement. Le feu d’artillerie a été très vif dans le val de la Brenta. Sur le plateau d’Asiago et au Cornovo, des patrouilles ennemies ont été mises en fuite.
Les aviateurs anglais ont détruit sur le front occidental 9 avions ennemis. Ils ont bombardé des objectifs importants, en particulier dans la région de Lille et aux alentours de Bruges.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.html

1437/10 juillet 1918

Journal de La Huronne: à propos des pillages

10 juillet 1918.

Un député a voulu interpeller sur les actes de pillage commis par les troupes pendant la retraite, dans les localités qu’elles abandonnèrent et qui ne furent pas occupées par l’ennemi. Le gouvernement s’est opposé à ce que ces plaintes fussent apportées à la tribune. Elles sont malheureusement justifiées et montrent une fois de plus que la guerre en elle-même déchaîne la sauvagerie des combattants. Ils obéissent à l’instinct du viol plus qu’à celui du vol, car ils ne peuvent rien emporter. Mais ils détruisent tout, malgré les consignes mortelles. C’est un délire. Dans certaines maisons, pas un tiroir qui n’ait été vidé, pas un meuble qui n’ait été forcé, pas une glace, un battant d’armoire, une porte qui n’aient été brisés. Les lettres, les livres, les albums, déchirés, gisent en monceaux entassés au milieu des pièces. Le linge, les vêtements de femme, les nippes vénérables, ont servi à de folles mascarades…

source: https://fr.wikisource.org/wiki/Le_Journal_de_la_Huronne/La_Houille_rouge/Juillet_1918

Mémoire des monts de Champagne: le rapport du sergent Darnant

« Le 10 juillet, on commença à étudier un coup de main profond et en utilisant notamment les groupes de grenadiers d’élite du Bataillon qu’on devait reconstituer pour la circonstance. J’étais alors sergent à la 14e Compagnie ; ma section était en réserve sur la gauche (ouest) du Mont-sans-Nom, quand on vint me prévenir de me présenter à mon chef de Bataillon, au P.C. Ham. Je trouvai là le lieutenant Balestié, le sous-lieutenant Villet et l’adjudant Seray, de la 13e Compagnie ; les anciens chefs de groupe des grenadiers étaient présents également : 5e Bataillon : sergent Castel, 6e Bataillon : adjudant Dubien.

Je reprenais le commandement du groupe de mes grenadiers du 4e Bataillon. Le commandant Besnier nous annonça que nous devions exécuter une opération d’assez grande envergure, que le temps pressait un peu et que nous nous préparerions en ligne même. Il étala un plan directeur sur sa table et nous donna quelques explications (grandes lignes).

Les questions de détail furent réglées ensuite par le lieutenant Balestié et par les gradés des différents groupes. Tous les jours, nous nous réunîmes au P.C. de la 13e Compagnie qui était en ligne et qui occupait le secteur où devait se dérouler l’affaire. Ardemment, nous nous mîmes au travail ; nous commençâmes à étudier sérieusement le terrain, les cartes et photos. En première ligne, d’un petit observatoire blindé, nous pouvions mieux nous rendre compte. Le terrain se présentait ainsi : les tranchées allemandes (occupées) étaient distantes d’environ 300 à 350 mètres des nôtres ; entre les positions adverses, se trouvait une légère dépression et le terrain était rempli de vieux réseaux et d’anciennes tranchées françaises et allemandes. L’impression ne fut guère favorable, car l’ennemi occupait une crête et disposait de bons observatoires. De retour au P.C., le lieutenant Balestié nous mit au courant des moindres détails, que nous discutâmes ensemble. Chacun y mit tout son savoir et tout son cœur et les plus ardents répondirent aux objections des autres.

Mission. Elle fut toute simple et pourtant bien difficile. Ramener des prisonniers coûte que coûte, rapporter des renseignements sur l’attaque et détruire du matériel.

source: https://www.memoiresdesmontsdechampagne.fr/rapport-du-sergent-darnand

Journal du mercredi 10 juillet 1918

Entre Montdidier et l’Oise, nous avons effectué une opération locale à l’ouest d’Antheuil.
Sur un front de près de 4 kilomètres, nos troupes, appuyées par des chars d’assaut, ont pénétré dans les lignes ennemies, enlevé la ferme Porte et la ferme des Loges, et réalisé une avance de 1.800 mètres environ en certains points. Une contre-attaque ennemie sur la ferme des Loges a été repoussée. Nous avons maintenu tous nos gains. Le chiffre des prisonniers atteint 540.
Activité des deux artilleries à l’ouest et au nord de Château-Thierry, notamment à la cote 204.
Nos patrouilles ont ramené des prisonniers en Champagne, dans le secteur des Marquises et vers la butte de Souain.
Les troupes de Londres ont exécuté un raid heureux à l’est d’Arras et capturé quelques prisonniers et une mitrailleuse.
Les Italiens ont fait 1.300 prisonniers en Albanie.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.html

La carte postale du jour

source image: https://www.google.fr/search?q=10+juillet+1918&safe=active&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwjpzfDQmbfbAhVBOSwKHf5ZC4A4yAEQ_AUICygC&biw=1280&bih=605#imgrc=ITKmaNV-tdLm9M: