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(Vidéo) guerre 14-18: l’histoire singulière du pont de Fismes

NNous sommes à Fismes dans la Marne, une petite ville près de la Picardie, traversée par un cours d’eau : la Vesle. Pour relier les deux rives, un pont aujourd’hui transformé en mémorial. Un ouvrage à l’histoire mouvementée !

Comme beaucoup d’autres communes, durant 4 ans Fismes change d’occupants au gré des combats entre Allemands et Français. A l’instar de ce pont, entre le centre-ville et le quartier de Fismette, l’un des symboles de la ville. En 1914, le génie français le fait partiellement sauter pour ralentir l’offensive allemande. Peine perdue, les Allemands arrivent sur place et entament l’occupation de la ville avec comme première décision, la remise en état du pont, indispensable pour permettre le passage des troupes.

Repassés sous contrôle français, en août 1918, le pont et ses alentours sont le théâtre d’intenses combats entre Allemands, dont les troupes sont dirigées par le Kronprinz, le prince-héritier lui-même. Les sammies (originaires de Pennsylvanie), comme on les surnomme, parviennent à s’emparer du pont et s’en servent notamment pour évacuer leurs blessés sous les balles allemandes avant que l’ouvrage ne soit complètement détruit par les combats. Une passerelle faite de planches en bois est alors construite pour assurer la liaison vers le quartier de Fismette. Pendant la guerre, ce secteur sera perdu et repris 5 fois. La ville sera détruite à 90 %.

Au lendemain de la guerre, pour rendre hommage aux soldats américains tombés à Fismes, l’état de Pennsylvanie finance la construction d’un nouveau pont à quelques mètres de l’ancien. Il fait 18 mètres de long et est composé de deux colonnes avec au sommet, deux statues représentant l’Agriculture et la Paix. Ce pont est l’un des seuls exemples de pont-mémorial en France et dans toute l’Europe.

source: le site de France 3 Grand est: https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/marne/histoires-14-18-histoire-singuliere-du-pont-fismes-1469471.html

1427/30 juin 1918

Poincaré remet à l’armée tchécoslovaque un drapeau

Le 30 juin 1918, à Darney (Vosges) , Poincaré remet à l’armée tchécoslovaque un drapeau, cadeau de la ville de Paris, en présence d’Édouard Beneš. Deux régiments de l’armée tchécoslovaque sont envoyés sur le front en juin 1918, et combattent à l’automne dans les Vosges, en Champagne, et surtout aux batailles de Vouziers et de Terron (Ardennes). Ils participent enfin aux défilés de la Victoire sur les Champs-Élysées : la Grande Guerre, c’est aussi la mémoire de la Victoire.

Leur action politique est l’autre élément essentiel. La Colonie précède en effet le CNT comme organe politique en France, obtenant dès l’automne 1914 des autorités françaises le droit de délivrer des certificats de nationalité tchèque, comme un consulat, même si elle est peu à peu dépossédée de ses prérogatives par le CNT. Elle s’occupe de la propagande et de la diffusion des buts de guerre et du projet tchécoslovaques. C’est à Paris qu’est publié un journal en français LaNation tchèque.

source: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84327888/f23.item

Un écrit de l’abbé Miot à Ludes (51)

 

Ecrit par l’Abbé MIOT à Ludes le 30 juin 1918, Ancien Aumônier Volontaire à la 3e Division d’Infanterie Coloniale, Aumônier du Cimetière National de Champenoux, Chevalier de la Légion d’honneur

A M. le Lieutenant BALCON.

ÇA TAPAIT !

Te souviens-tu du chemin creux,

Tout grimpant et tout rocailleux,

Où les Coloniaux joyeux

Allaient, venaient, sans paix ni trêve,

Soufflant, suant, riant, chantant,

Sans se départir un instant

De ce courage débordant,

Qu’enflammait le plus noble rêve ?

Sous la mitraille qui pleuvait.

Ça tapait ! Ça tapait ! Ça tapait !

 

Te souviens-tu du long boyau,

D’ordinaire, tout rempli d’eau,

Qui zigzaguait sur le coteau,

Par où cheminaient les corvées ?

Les Boches l’avaient repéré ;

Aussi se trouvait-il sonné,

En haut, en bas, de tout côté.

Alors, à grandes enjambées,

Chaque poilu se défilait.

Ça tapait ! Ça tapait ! Ça tapait !

 

Le bois, aux vertes frondaisons,

Déchiqueté par les canons,

Dressait tristement ses vieux troncs,

N’ayant plus ni sève ni vie,

Pantelants, meurtris, sous les coups,

Les lierres tombants et les houx

Enguirlandaient les vastes trous.

Où séjournait une eau croupie.

Tu te rappelles la forêt ?

Ça tapait ! Ça tapait ! Ça tapait !

 

Te souviens-tu de ce vieux fort

Qui grillait sous le soleil d’or,

Exhalant une odeur de mort,

Tu sais : le fort de la Pompelle ?

C’est là que les Coloniaux

Subirent d’effrayants assauts

Du Boche qui, par les boyaux,

S’insinuait en ribambelle,

Rampait au sol, puis bondissait.

Ça tapait ! Ça tapait ! Ça tapait !

 

Au début, le secteur fut doux.

Etendus sur les gazons mous,

Nous caressions des rêves fous :

On faisait la guerre en dentelle.

Mais les Boches, sur Champfleury,

Montbré, Villers, Ludes, Chigny,

Taissy, Cormontreuil et Rilly,

Nous envoyèrent de plus belle

Leurs obus fusants à souhait.

Ça tapait ! Ça tapait ! Ça tapait !

 

Te souviens-tu des vieux châteaux,

Où nous gîtions, tels des corbeaux,

Goûtant un paisible repos ?

C’était enfin la belle vie

De calme et de sécurité ;

Le soir, on était éventé

Par la douce brise d’été.

Une nuit, le Boche en furie

Nous fit un barrage complet.

Ça tapait ! Ça tapait ! Ça tapait !

 

Par les sentiers bordés de fleurs

On s’en allait vers les secteurs

Pour voir fantassins, artilleurs,

Et prendre leçon de courage.

Toutefois, Fritz, de temps en temps,

Nous envoyait ses percutants.

Sans perdre alors de courts instants

On s’allongeait parmi l’herbage.

Pour s’excuser, on alléguait :

Ça tapait ! Ça tapait ! Ça tapait !

 

Mais, pour parler sincèrement,

Il est arrivé bien souvent

Qu’on s’est vu tout à fait brillant.

Il faudra voir, après la guerre,

Quand on sera dans son logis,

Comme on fera de ces récits

Devant les civils, éblouis

Par notre gloire militaire !

On dira, contant ses hauts faits :

Ça tapait ! Ça tapait ! Ça tapait !

source: https://www.ludeslecoquet.fr/histoire-chronologique/1914-à-1918/

Parution du Miroir

 

Journal du dimanche 30 juin 1918

Activité intermittente d’artillerie dans plusieurs secteurs.
Au nord-ouest de Montdidier, nous avons réalisé une légère avance au bois Senecat et fait une trentaine de prisonniers.
Entre la Marne et l’Ourcq, une opération de détail au sud de Dammart, nous a permis de faire 22 prisonniers.
Les troupes britanniques ont repoussé un raid contre un de leurs postes dans les environs de Moyenneville, au sud d’Arras. Elles ont infligé des pertes à l’ennemi.
Un de leurs détachements a exécuté avec succès un raid en plein jour près de Mericourt et fait quelques prisonniers.
Leur artillerie s’est montrée active aux environs du bois du Rossignol, au sud-est de Gommécourt, où leurs patrouilles ont infligé des pertes à l’ennemi.
Leurs avions ont attaqué les usines de produits chimiques de Ludwigshafen, les manufactures et voies de garage de Sarrebruck et l’aérodrome de Bolchen. Plusieurs bombes sont tombées sur un haut fourneau en activité à Sarrebruck. A l’aérodrome de Bolchen, deux hangars ont été incendiés ainsi qu’un appareil. Tous les avions anglais sont rentrés indemnes.
Sur le front américain, des groupes ennemis qui tentaient des coups de main sur les positions de nos alliés dans les Vosges ont été repoussés.
La Bulgarie a invité l’Allemagne et l’Autriche à rompre avec la Grèce, elle-même étant en guerre avec ce pays.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin18.html

1422/25 juin 1918

Journal du 43 ème RIC dans la Marne

Mardi  25 Juin 1918

(bombardement)

Harcèlement sur les routes PARGNY-COULOMMES, ORMES-THILLOIS, VILLERS- aux-NŒUDS, – ORMES-VILLE-DOMMANGE

100 obus de moyen calibre sur route

JOUY-HEURTEBISE. Une centaine de 102 sur VILLE-DOMMANGE. 10 coups de 105/150 sur SACY.

Une centaine de (… … )la 5e Bie du 1e RAC, région du (bois) des Fourches 200 c. de150 vers la 7e Bie du 310e, région N. de VILLE-DOMMANGE

Grande (activité aéronautique)- Une vingtaine d’avions ont sur (volé) nos lignes ; certains les mitrail(lant) d’autres lançant des bombes sur  (LES) MESNEUX (explosion d’un dépôt de (muni) tions d’infanterie), sur le croi(sement) des routes ORMES-PARGNY et LES MESNEUX-PARGNY.

1 blessé

(JMO 2e DIC p 359-60/364)

Le Bataillon BOUHABEN relève dans le CR 240, le Btn CHAMBERT.

1 blessé (JMO ID/ 2 p 53/107).

Le Médecin Divisionnaire va dans les lignes le matin.

Il visite le PSR SILVE et le S/Secteur cote 240. Le PS(B) du CR 240 s’est transporté à l’emplacement du PS du Btn en soutien (près de la Ferme La Carbonnerie) et est destinée à aller définitivement dans un PS en construction à la lisière du Bois du Château du (Haut ?). L’ancien PS est actuellement un P auxiliaire.

Dans le CR Vrigny pas de changement. Le PS du Btn en soutien est

maintenant situé dans les caves du château de Pargny

[…] Au retour le Médecin Divisionnaire s’arrête au PR de Ville-Dommange et rentre dans l’après-midi à Chamery

[…]1 blessé

Pas d’inhumation

La suite sur http://43eric.canalblog.com/archives/2014/12/13/31135178.html

Journal du mardi 25 juin 1918

Une opération de détail, près de le Port, nous a valu de capturer 170 soldats allemands.
Assez vive canonnade entre l’Aisne et la Marne.
Les Américains ont amélioré leurs positions au nord-ouest de Château-Thierry, malgré la vive résistance de l’ennemi. Activité des deux artilleries dans cette région.
Dans les Vosges où les actions de patrouilles ont été fréquentes, les Américains ont repoussé un raid allemand.
Calme au front britannique. Peu d’activité aérienne à raison du temps brumeux et du vent. Les avions anglais ont fait cependant du travail de repérage. Pas de combat aérien.
15 tonnes d’explosifs ont été lancées sur Bapaume, sur les dépôts de munitions et les gares de Steenwerck, d’Armentières et de Bac-Saint-Maur. Les docks de Bruges ont été attaqués.
En Albanie, nous avons repoussé des détachements ennemis.
Les Italiens ont réalisé de sérieux résultats. L’ennemi avait commencé sa retraite dans la nuit du 22 au 23. Il a continué à passer la Piave sous le feu de l’artillerie alliée, tandis que les troupes italiennes le talonnaient. Le Montello et la rive droite de la Piave ont été reconquis.
Le nombre des prisonniers atteint 4.000. Une quantité de matériel a été capturée. Le nombre des cadavres d’Autrichiens qui jonchent le sol est très élevé.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin18.html

1411/14 juin 1918: 2ème bataille de la Marne: les Allemands n’avancent plus

2ème bataille de la Marne: les Allemands n’avancent plus

Mangin

A partir du 14 juin 1918, les Allemands n’avancent plus. Leurs lignes de ravitaillement sont beaucoup trop étirées.
Pourtant, le 18 juillet, ils tentent, par une offensive au sud‐ouest de Reims, et une autre au sud‐est, de percer le front par une manœuvre d’encerclement autour de la Montagne de Reims. Les Alliés, tenaces, mettent en échec cette dernière tentative. En particulier, les Italiens qui défendent la vallée de l’Ardre, vont voir plusieurs milliers d’entre eux mourir dans cette bataille. Mais, les Allemands atteignent et franchissent la Marne de part et d’autre de Dormans.

Le 18 Juillet la contre‐attaque de Mangin (10ème Armée) et Degoutte (6ème Armée) se révèle foudroyante. La bataille commence en direction de Fère‐en‐Tardenois, 2000 pièces d’artillerie ouvrent le feu, 13 divisions françaises et 5 américaines, ainsi que 500 chars participent à la bataille avec l’aide de toute l’aviation disponible. Complètement surpris par l’offensive, Ludendorff est contraint de reculer en direction de Fère‐en‐Tardenois et de la vallée de l’Aisne, tout en maintenant des positions sur les hauteurs du Massif de Saint‐Thierry sur la rive droite de la Vesle jusqu’au 30 septembre.

source: http://www.chenay51.fr/medias/files/3-la-deuxieme-bataille-de-la-marne.pdf

Journal du vendredi 14 juin 1918

Nouvelles attaques ennemies entre Montdidier et l’Oise. A notre gauche, elles ont partout échoué. Nous avons progressé dans la région du bois de Belloy et de Saint-Maur, fait 400 prisonniers nouveaux, capturé plusieurs canons et de nombreuses mitrailleuses.
A notre droite, les Allemands avaient repris leurs attaques sur le Matz. Après plusieurs tentatives, ils avaient pris pied sur la rive sud dans le village de Melicocq et sur les hauteurs de la Croix-Ricard. Mais des contre-attaques nous ont permis de ressaisir ces positions et de rejeter l’ennemi sur la rive nord du Matz, en capturant une centaine de prisonniers et des mitrailleuses.
A l’est de l’Oise, les troupes françaises ont effectué leur repli sur la ligne Bailly-Tracy-le-Val-ouest de Nampcel sous la protection de détachements de couverture. Dans la région de Haute-Braye, nous avons repoussé une attaque ennemie et fait des prisonniers.
Au sud de l’Aisne, violents combats. L’ennemi a pris pied à Dommiers, Cutry, puis à l’ouest de ces villages et à l’est de Laversine, dans Coeuvres et Saint-Pierre-Aigle.
Au nord de la Marne, nous avons enlevé Montécourt, les boqueteaux d’Eloup et la partie sud de Bussiares.
Une violente attaque allemande sur le front Bouresches-bois de Belleau, a été brisée par le Américains.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin18.html

1393/27 mai 1918: Deuxième bataille de la Marne ou 3ème bataille de l’Aisne!

Deuxième bataille de la Marne ou 3ème bataille de l’Aisne!

Le 27 mai 1918 débute la troisième offensive, désastreuse pour l’armée française – on parle en général de « Caporetto français ». Les Ire et VIIe armées impériales allemandes, soutenues par le feu de milliers de canons, s’élancent, de Vauxaillon à Reims, à l’assaut du front français tenu par les 5e et 6e armées.

Les Allemands franchissent les crêtes du Chemin des Dames, atteignant à 10 h l’Aisne à Soupir. A 20 h, ils parviennent sur la Vesle, à Bazoches, en repoussant devant eux la 6e armée du général Duchêne, désorganisée. Le 28, la bataille se développe. L’ennemi prend Fismes. Le lendemain, il conquiert Soissons, à l’ouest, Fère-en-Tardenois au centre, le massif de Saint-Thierry, à l’est ; il progresse dans la vallée de l’Ardre afin d’aborder la montagne de Reims. Le 30, les Allemands sont sur la Marne à Jaulgonne, à Dormans, à Château-Thierry.

Au sud-ouest de Soissons, la bataille de la Crise s’engage à Vauxbuin et à Courmelles défendus par la division d’infanterie marocaine du général Daugan. Dans ce secteur, à Chaudun, a lieu, le 31 mai, le premier engagement de chars Renault FT du 201e régiment d’artillerie d’assaut. Dans la partie Est de l’offensive, la 5e armée livre de furieux combats jusque dans les faubourgs de Reims. Les coloniaux (marsouins métropolitains, tirailleurs sénégalais), et l’armée d’Afrique défendent la ville sans céder de terrain, gardant ainsi inviolé ce saillant, charnière du front français. Le 4 juin, la lutte très violente se poursuit tout le long de la poche creusée par l’ennemi : à Corcy, à Faverolles ; sur le Clignon, à Veuilly-la-Poterie, au Bois-Belleau ; sur la Marne, à Château-Thierry, à la cote 204, défendus par les marsouins et par les Américains ; sur la Montagne de Reims, à Bligny, où Français, Anglais et Italiens rivalisent de courage ; à Reims où les Allemands piétinent.

source: http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/1918-la-deuxieme-bataille-de-la-marne-27-mai-6-aout

http://www.chenay51.fr/medias/files/3-la-deuxieme-bataille-de-la-marne.pdf

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_l%27Aisne_(1918)

http://www.memorial-chemindesdames.fr/pages/batailles_detail.asp?id_bataille=4

Offensive allemande

http://batmarn2.free.fr/off_27_5.htm

http://lpzpictures.over-blog.com/article-l-offensive-allemande-du-27-mai-au-1-juin-1918-dans-l-aisne-112607473.html

Le 109 ème RI s’illustre à Fismes

Le 27 mai 1918 les Allemands réussissent ce que les Français n’ont pas su faire en avril 1917 : rompre le front sur le Chemin des Dames, c’est la Troisième Bataille de l’Aisne.

L’objectif de l’offensive allemande est de frapper, entre Anizy-le-Château et Reims, la VIe armée française du général Duchêne qui regroupe 8 divisions dont 3 britanniques. Les Allemands s’emparent immédiatement du Chemin des Dames et avancent sur la rivière Aisne, prenant plusieurs ponts intacts. En fin de journée, les allemands ont avancé de plus de 15 kilomètres. L’Aisne est franchie ainsi que la Vesle, dans la nuit.

Le 109e R.I. protège héroïquement la traversée de la Vesle au nord de Fismes (situé dans la Marne à 30 km à l’ouest de Reims et à 18 km au sud du Chemin des Dames).

Voilà ce que l’on peut lire sur le monument : « Les 28 et 29 mai 1918, pendant 19 heures, (le 109e R.I.) interdit le passage de la Vesle à 3 divisions allemandes. Ce monument a été élevé par les survivants du 109e R.I. à leurs 800 camarades tombés pour la patrie pendant les combats du 27 mai au 2 juin 1918. Passant souviens-toi. » Le monument est situé au nord-est de Fismes sur la D29 en direction de Merval.

Le 109e R.I. est un régiment originaire de Chaumont (52). Il a fait toute la guerre au sein de la 26e Brigade d’Infanterie de la 13e Division d’Infanterie. Il a obtenu 4 citations à l’ordre de l’Armée.

source: http://frontdechampagne.over-blog.com/2017/05/fismes-le-monument-du-109e-r.i.html

Reims concernée aussi

Le 27 mai 1918, 30 divisions allemandes attaquent entre Soissons et Reims. Elles bousculent la VIe armée dont le chef, le général Duchêne, est totalement surpris par cette offensive. En outre il n’a pas suivi les directives du commandement lui demandant de renforcer ses secondes lignes ce qui aggrave encore le recul français.  Le général Duchêne est d’ailleurs relevé de son commandement le 10 juin. Reims se voit dorénavant menacée sur trois côtés, au Nord-Est, au Nord et à l’Ouest. Le saillant que forment désormais la ville et la montagne de Reims constitue un verrou que les Allemands entendent bien faire tomber.

Le sort de la zone de Reims est à ce moment entre les mains de ses défenseurs. De part et d’autre de la ville, on trouve le 1er corps d’armée colonial du général Mazillier avec ses deux divisions d’infanterie coloniale, la 2e qui regroupe les 22e, 24e et 43e régiments d’infanterie coloniale et la 3e qui regroupe les 7e, 21e et 22e régiments d’infanterie coloniale, renforcées par 6 bataillons de tirailleurs sénégalais (qui ne sont pas, contrairement à ce qu’indique l’appellation, recrutés dans le seul Sénégal mais dans l’ensemble de l’Afrique noire française). Au nord, on a la 45e division d’infanterie du général Naulin et des éléments du 9e corps d’armée britannique du général Cordon. Reims elle-même est tenue par la 134e division du général Petit, composée du 63e régiment d’infanterie de Limoges, du 65e régiment d’infanterie de Nantes et du 100e régiment d’infanterie de Tulle. Enfin, le 2e corps d’armée italien défend le Tardenois.

L’offensive allemande met une pression considérable sur le front de Reims. Le général Micheler, chef de la Ve armée, en charge de la défense de Reims souhaite défendre en priorité la montagne de Reims et la plaine, quitte à évacuer la ville de Reims. Se conformant à cette manière de voir, le général Mazillier donne le 30 mai l’ordre d’évacuer Reims mais le général Petit lui désobéit jugeant que la situation sur le terrain est loin d’être désespérée. De fait, si le 1er juin 1918, les Allemands occupent Gueux, Tinqueux, Saint-Brice-Courcelles, la ferme Pierquin, le Moulin de la Housse, leurs attaques se brisent sur le fort de la Pompelle. Le 1er juin, huit bataillons allemands et 15 chars (pour la plupart des chars britanniques récupérés) se lancent à l’assaut mais la garnison résiste. Le 2 juin, des contre-attaques menées par le 21erégiment d’infanterie coloniale dégagent la Pompelle. Une autre attaque sur le fort, le 6 juin, est encore stoppée. Le verrou de Reims tient bon et si l’avancée allemande est spectaculaire, elle ne réussit pas à percer le front et le 12 juin le général Ludendorff arrête son offensive.

source: http://www.reims.fr/2016/26-la-situation-militaire-en-1918.htm

Les Allemands passent la Vesle

Bombardement de Reims le 29 mai 1918.

http://betheny1418.free.fr/02%20reims/03%20batailles/batailles05.htm

http://www.faurillon.com/reims.html

Quid des pertes du 27 mai

https://forum.pages14-18.com/viewtopic.php?t=7532

Destruction de Germigny (Marne)

Puis, à partir du 27 mai 1918, notre secteur a subi l’offensive allemande jusqu’à la contre attaque des français à partir du 18 juillet libérant Germigny le 2 août 1918. (récit complet sur le site internet de la commune).

C’est au cours de cette période que notre village fut détruit à 88% laissant seulement 4 maisons à peu près habitables. Le bois qui domine les habitations comporte encore de nombreuses traces de tranchées et de trous d’obus. Pendant cette période, les habitants ont été évacués notamment à Faux-Fresnay dans le sud de la marne et à Vallière dans l’aube.

La guerre a mobilisé les hommes valides du village pour être incorporés dans différents régiments et 6 d’entre eux ne sont pas rentré : René Rafy 166ème RI, Louis Couet 25ème BC et Léon Couet 87ème RI frères jumeaux, Lucien Chaudrilliez 46ème RI, Edouard Mercier 35ème RI et Charles Lagauche 362ème RI. D’autres sont revenus avec des souvenirs pas toujours racontables : René Ronseaux  25ème RAC, Edouard Martin 94ème RI, Henri Lamblot Artillerie, Georges Ponsart Cavalerie …

Les femmes, si elles ne sont pas évacuées restent à la ferme ou participent à la l’effort de guerre comme Marguerite Chapotot infirmière à Muizon où elle rencontre sont futur mari Père Cantat blessé par deux balles reçues dans la même journée à des moments différents.

source: http://mairie.germigny.a3w.fr/DetailElement.aspx?numStructure=80684&numElement=188672&numRubrique=486068

Journal du lundi 27 mai 1918

Assez grande activité des deux artilleries dans la région du bois de Hangard et au sud de l’Avre.
Un coup de main ennemi, précédé d’un vif bombardement sur nos postes du secteur d’Orvillers-Sorel, n’a pas obtenu de résultat.
D’autres tentatives ennemies en Champagne et dans les Vosges ont également échoué.
Nos patrouilles et nos détachements ont fait des prisonniers, notamment dans la région de l’Ailette.
Un détachement anglais a exécuté un raid sur les tranchées ennemies au sud de Bucquois. Quatorze prisonniers et deux mitrailleuses sont restés entre ses mains.
Nos alliés ont fait d’heureuses attaques à l’est d’Hébuterne et au nord de Neuville-Vitasse. Ils ont fait quinze prisonniers et capturé une mitrailleuse.
Des attaques de détachements ennemis ont été repoussées dans le voisinage de Sailly-le-Sec, Bucquoy, Ablainzevelle,Festubert et Merris.
Activité de l’artillerie ennemie vers Villers-Bretonneux, Dernancourt, Bucquoy et la forêt de Nieppe.
Sur le front belge, canonnade dans la région de Merckem. Rencontres de patrouilles à l’est de Nieuport.
Sur le front de Macédoine, combats d’infanterie dans la région de Doiran.

source: https://www.google.fr/search?safe=active&biw=1280&bih=605&ei=rz7fWvWdL4HiU4KcheAC&q=27+mai+1918&oq=27+mai+1918&gs_l=psy-ab.3..0l2j0i5i30k1.120770.121291.0.121980.2.2.0.0.0.0.277.387.0j1j1.2.0….0…1.1.64.psy-ab..0.2.386…35i39k1j0i7i30k1.0.c8pYv0i6VyQ

1269/23 janvier 1918: un instituteur de Mourmelon-le-Petit à l’honneur

Publicité du produit Gibbs dans le Petit Provençal du 23 janvier 1918

source: http://memoires-de-guerres.var.fr/article.php?laref=2897&titre=publicite-du-produit-gibbs-dans-le-petit-provenial-du-23-janvier-1918

La prophétie du chemineau

23 janvier 1918, il est environ 15h 30, une couturière de la rue Sainte-Catherine à Yzeure voit un homme en prières à la cathédrale dans la chapelle de la Sainte-Vierge. Une heure plus tard, à la Faloterie à Yzeure, près de l’asile Sainte-Catherine, le même chemineau est assis au bord d’un fossé. Il se remarque immédiatement à cause de sa barbe poivre et sel abondante et de ses cheveux longs coiffés en petites nattes. Il porte une veste où sont accrochées des médailles. Sa carrure est athlétique.

L’homme aborde un soldat pour lui annoncer que « la guerre n’est pas finie, mais Guillaume perdra. C’est écrit au ciel. Ensuite, on l’arrêtera, Guillaume, on le jugera ou bien ses hommes le tueront ».

Son discours est très curieux car il affirme avoir la barbe du Christ, revenir de Jérusalem et se rendre à Lyon qui sera bientôt « inondé par les rivières ». Il prédit que des ténèbres avec des gaz et des fumées vont s’abattre sur la terre et qu’à la Chandeleur une catastrophe épouvantable éclatera à Moulins. Bien évidemment, ces propos sont pris pour ce qu’ils sont, c’est-à-dire ceux d’un esprit tourmenté.

Mais dans la nuit du samedi 2 au dimanche 3 février, le soir de la Chandeleur justement, l’atelier de chargement situé rue des Epoux-Contoux à Yzeure, à la limite de Moulins, explose en causant de très importants dégâts et sème la panique en ville et aux environs.

la suite sur : http://www.legrenierdemonmoulins.fr/2017/11/janvier-1918-la-prophetie-du-chemineau.html

(Marine) La Drôme saute sur une mine en rade  de Marseille

La Drôme est un navire de commerce qui fut baptisé en mars 1887 pour être affecté aux transports les plus divers. Le 23 janvier 1918, la Drôme saute sur une mine et s’échoue sur 51 mètres de fond.

Le 23 janvier 1918, le navire arrive non loin du Planier. Un sous-marin allemand, le mouilleur de mines U.C. 67 venu de sa base de l’Adriatique a « rôdé » dans la rade de Marseille. Le 23, vers 5 h 35 du matin, la Drôme ralentit, car elle a dépassé le feu du Planier. Le navire aperçoit le patrouilleur convoyeur Orb, un yacht à vapeur réquisitionné, qui l’attend. Alors que la Drôme transporte 1500 fûts de pétrole brut, la commandant du navire se montre particulièrement prudent. Malgré cela, vers 5 h 45, un choc violent se produit immédiatement suivi d’une formidable explosion à bâbord, un peu sur l’avant de la passerelle. La cale avant s’enflamme aussitôt, et en même temps, le stock de mazout explose, déchirant la chaudière, projetant des flammes sur toutes les superstructures. Le navire s’incline fortement sur bâbord, une énorme vague balaie le pont et la Drôme se couche et s’engloutit en quelques instants.

source: https://www.sub-atome.fr/sites-de-plong%C3%A9es/la-dr%C3%B4me/

_https://www.unm1882.fr/la-drome

Un instituteur de Mourmelon-le-Petit à l’honneur

Extrait du journal de la Marne du 23 janvier 1918 :
Mourmelon-le-Petit – Citation
Mr Frère, sergent major du 48ème territorial, vient d’obtenir la citation suivante à l’ordre du
régiment (croix de guerre avec étoile de bronze) :
« sous-officier parfait, d’un grand dévouement. Au front depuis le début de la campagne. A
toujours accompli les fonctions de son grade avec autant d’intelligence que de crânerie,
notamment en 1915 en Woëvre, à Pintheville, dans des circonstances particulièrement
périlleuses ».
Cet excellent et brave sous-officier était avant la guerre instituteur à Mourmelon-le-Petit.

source: http://www.mourmelonlepetit.fr/media/le_petit_mourmelon__juin_2015_v2__013915300_1144_09102015.pdf

Journal du mercredi 23 janvier 1918

En Champagne, un coup de main ennemi à l’ouest de la ferme Navarin n’a donné aucun résultat.
Dans la région d’Auberive, nos patrouilles ont ramené des prisonniers.
Sur le front britannique, des tentatives de coups de main ennemis ont échoué à l’est d’Ypres.
En Palestine, des patrouilles anglaises out effectué des opérations avec succès dans la région de la côte, faisant des prisonniers. Les aéroplanes britanniques ont renouvelé leurs raids de bombardement sur les camps ennemis et les dépôts de marchandises qui se trouvent près de la station du chemin de fer à 3 kilomètres à l’ouest de Samarie (Sebasdige).
Un aéroplane ennemi a été descendu hors de contrôle. Une machine anglaise a du atterrir dans les lignes turques, mais elle fut détruite par son pilote et l’observateur avant l’arrivée des soldats ottomans.
Dans le Hedjaz, on signale toute une série d’opérations heureuses des Arabes. Au nord de Maan, ils ont enlevé Jouf et Dorovicu, tuant 80 turcs et faisant 200 prisonniers. Un canon de campagne et deux mitrailleuses ont été capturés.
Des coups de main ont été effectués avec succès contre la voie ferrée du Hedjaz, au nord de Maan, vers Chadir el Hadj et Tell Chahm.
C’est sur des mines britanniques, à l’entrée des Dardanelles, qu’a coulé le Breslau et que s’est avarié le Goeben. Les Anglais ont fait 172 prisonniers.
Le comte Seidler, président du Consei1 autrichien, a prononcé un discours à la Chambre de Vienne. Il a refusé de promettre aux Tchèques l’indépendance de la Bohême.
Trotski déclare que les négociations de Brest-Litowsk ne peuvent aboutir, à raison des velléités impérialistes manifestées par les Austro-Allemands.
La conférence ouvrière anglaise s’est ouverte à Nottingham.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/ja18

Un nom de plus sur le monument aux morts de Saint-Euphraise-et-Clairizet (51)

L’arrière-petit-fils d’un combattant tué en 1918 sur la commune s’était inquiété du souvenir laissé par son ancêtre.

La cérémonie du 11-Novembre sera un peu particulière cette année à Saint-Euphraise-et-Clairizet, dans la campagne rémoise. Elle verra notamment la présence parmi les personnalités de la vice-consule d’Algérie à Metz, ceci afin de saluer la mémoire de l’un de ses compatriotes, Ahmed Lazirou, dont le nom vient d’être ajouté sur le monument aux morts. Ahmed Lazirou avait trouvé la mort en mai 1918 sur le territoire de la commune lors d’une attaque allemande. Et l’an dernier son arrière-petit-fils avait envoyé une lettre à cette commune pour s’inquiéter du souvenir laissé par son ancêtre.

A lire sur le site internet du journal L’Union: http://www.lunion.fr/59203/article/2017-11-08/un-nom-de-plus-sur-le-monument-aux-morts-de-saint-euphraise-et-clairizet#