Archives du mot-clé maroc

1425/28 juin 1918

Attaque du 1er régiment de tirailleurs marocains

L’image Attaque du 1er régiment de tirailleurs marocains, le 28 juin 1918, à 5 h 5 m. est une photographie en noir et blanc d’une œuvre de Paul Renouard, dessinateur et graveur célèbre pour avoir représenté les grands événements de son époque, comme le procès Dreyfus. Elle représente, d’un point de vue décentré, la charge des soldats qui dévalent la pente d’une colline. Au premier plan à gauche, tout près du spectateur et comme saisi sur le vif par l’artiste, un homme court, fusil et baïonnette pointés vers l’avant, l’air à la fois grave, déterminé et concentré. Vêtus comme lui de la tenue en usage en 1918, deux autres soldats placés sur sa gauche chargent du même mouvement, mais la perspective fait qu’ils sont sur le point de sortir du cadre. Au second plan, trois hommes se détachent encore, quoique beaucoup moins nettement, d’une masse qui visiblement avance d’un même élan et qui devient de plus en plus imprécise, jusqu’à se confondre avec le relief et la brume de l’aube.

https://www.histoire-image.org/fr/etudes/tirailleurs-marocains

La bataille de Cutry (Aisne)

Le 27 juin, le régiment reçoit l’ordre de s’emparer du plateau qui surplombe à l’Est le ru de Retz position dominante, dont la possession est nécessaire au développement des opérations que le commandement a décidé d’entreprendre dans cette région.
Le 28, à l’aube, les bataillons Stefani et Le Boette, qui attaquent au premier rang, surprennent l’ennemi par la soudaineté d’une attaque préparée dans le plus grand secret.
Le bataillon de droite (Commandant Stefani, puis le Capitaine Trinquet) atteint rapidement ses objectifs. A gauche, dans la zone d’action du bataillon Le Boette, les difficultés sont plus grandes, difficultés de terrain, d’une part, et résistance tenace de l’ennemi, d’autre part. Sans attendre que les passerelles soient construites, les tirailleurs du Commandant Le Boette franchissent le ru et escaladent les pentes abruptes du plateau. Pouce par pouce, le terrain est déblayé et conquis après une lutte acharnée et meurtrière. Dans la nuit du 30, une attaque brillamment menée par les Compagnies Gigot et Gabriellicomplète le succès. Tous les objectifs assignés sont atteints.
A la suite de ce brillant fait d’armes, le régiment obtenait la citation suivante :
«  Sous le commandement du Lieutenant-Colonel Cimetière, a mené, le 28 juin 1918, malgré les plus grandes difficultés, une attaque extrêmement brillante, couronnée de succès. A eu successivement à réduire la résistance de nombreux ennemis, dans une région tourmentée et boisée, à manoeuvrer pour encercler un village organisé et pourvu d’une garnison nombreuse et à réduire cette dernière. N’a pu remplir cette tâche multiple que grâce à un entraînement, une vigueur et un esprit de discipline incomparables. A fait plus de 500 prisonniers, capturé 18 mitrailleuses et un nombreux matériel. »

source: http://surlesrivesdustyx.blogspot.com/2011/11/la-bataille-de-cutry-28-juin-1918.html

Journal du vendredi 28 juin 1918

Au nord-est de Montdidier, nous avons exécuté un coup de main au nord du parc de Grivesnes et infligé des pertes à l’ennemi, auquel nous avons fait des prisonniers.
Le nombre des prisonniers capturés par les Américains dans la région des bois Belleau, est de 264, dont 5 officiers.
Nous avons abattu 22 avions ennemis, et incendié 3 drachens. Nos avions de bombardement de nuit et de jour ont jeté 17 tonnes de projectiles sur des terrains d’aviation, des bivouacs, des cantonnements dans la zone du front.
L’aviation britannique a été active, repérant des batteries ennemies et faisant des clichés. Dix avions ennemis ont été abattus et quatre autres contraints d’atterrir, désemparés. Dix tonnes de bombes ont été lancées.
Les aviateurs américains ont bombardé la gare et les voies de Conflans.
Les Italiens, après avoir réoccupé la tête de pont de Caposile, ont soutenu des contre-attaques de nombreuses forces ennemies. Ils ont capturé 8 officiers et 371 soldats. Canonnade sur le reste du front.
Les escadrilles italiennes ont lancé plusieurs tonnes de bombes sur les dépôts de munitions ennemis dans la plaine vénitienne et sur la voie ferrée de Matarella. Sept avions ennemis ont été abattus.
Quelques centaines de prisonniers ont encore été capturés au cours du nettoyage du champ de bataille.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin18.html

1277/31 janvier 1918: Création du  2e régiment de marche de tirailleurs marocains 

Création du  2e régiment de marche de tirailleurs marocains

Le 2e régiment de marche de tirailleurs marocains est créé aux armées, le 31 janvier 1918, avec deux bataillons venus du Maroc et un bataillon déjà présent sur le théâtre.

Le 2e RTM est dissous en août 1944 ; ses traditions sont gardées par le 3/6e RTM qui, le 30 septembre 1946, redonne naissance à un bataillon du 2e RTM formant corps.

Le 30 novembre1947, le 2e RTM est recréé en tant que régiment.

Le 1er octobre 1957, le régiment est dissous, sauf le 1er bataillon qui est dissous le 31 janvier 1959.

Le centre d’instruction du 2e RTM, seul survivant du régiment, est dissous à son tour, le 1er octobre 1960, et devient à Mutzig le centre d’instruction du 153e RI.

source: http://www.les-tirailleurs.fr/unites/2-rtm

Les dégâts dans l’École ont été assez importants. Toutes les vitres des fenêtres donnant sur le boulevard ont été pulvérisées en menus morceaux qui ont été projetés horizontalement à l’intérieur du bâtiment, avec une vitesse énorme, en ne saccageant que les objets se trouvant dans la zone comprise entre les fenêtres et leur projection sur le mur opposé (..). Les gaz lancés vers l’Ouest, après avoir ricoché sur de grosses poutres disposées au plafond du Laboratoire de mécanique en construction, sont entrés par une fenêtre dans la cage de l’escalier menant dans l’appartement du Directeur, ont enfoncé la porte de cet appartement, saccagé son antichambre et sont ressortis dans la cour d’honneur, en ricochant d’un mur à l’autre et brisant plusieurs fenêtres. Le vitrage des laboratoires de chimie est seul resté intact, protégé par les murs qui l’environnent sur ses quatre côtés.

Les bombes sont tombées si près du mur de l’École que pas un éclat n’y est entré directement par les fenêtres ».

source: https://patrimoine.mines-paristech.fr/exhibits/show/guerre_14_18_emp/ecole_pendant_guerre/hotel_vendome_guerre_14_18

Journal du jeudi 31 janvier 1918

Assez grande activité des deux artilleries dans la région de la Miette, sur le front du bois des Caurières et en Woëvre.
Un coup de main ennemi au nord de Seicheprey n’a pas donné de résultat.
Deux avions allemands ont été abattus par nos pilotes et trois sont tombés dans leurs lignes avec de grosses avaries, par suite de combats.
Sur le front britannique, une patrouille de nos alliés a attaqué avec succès un poste allemand au nord-est d’Havrincourt. Une partie de la garnison a été tuée ou capturée.
Des rencontres de patrouilles vers Bullecourt ont permis à nos alliés de faire subir des pertes à l’ennemi et de lui enlever une mitrailleuse.
En Macédoine, actions d’artillerie dans la boucle de la Cerna et au nord de Monastir. Grande activité des aviations alliées qui ont exécuté de nombreux bombardements au nord de Monastir, dans la vallée du Vardar, et dans la région du lac de Doiran.
Les troupes italiennes ont enlevé à l’ennemi des positions fortifiées à l’ouest du lac Frenzela et plusieurs passages des montagnes ainsi que le mont del Val Bella. Deux divisions ont été anéanties.
Le butin comprend 100 officiers, 2500 hommes prisonniers, 6 canons de gros calibre, 100 mitrailleuses, plusieurs milliers de fusil. 17 avions ennemis ont été abattus.