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1408/11 juin 1918: (suite) Contre attaque française au Matz (Oise)

(suite) Contre attaque française au Matz (Oise)

1917, entraînement des chars dans le camp de Champlieu. Cliché, collection Patrimoine de la Grande Guerre.

Pour faire face à la pression allemande, le 10 juin en fin d’après-midi, le général Fayolle, en accord avec Pétain, confia au général Mangin la réalisation d’une contre-attaque. A cet effet, il reçut l’ordre de constituer un groupement composé d’infanterie et de chars. Le plateau à l’ouest de Ressons-sur-Matz entre Lataule et Belloy fut choisi pour attaquer le flanc de l’armée allemande qui glissait vers Compiègne.

Le général Mangin disposa de quatre groupements de chars Schneider et Saint-Chamont. Il reçut en appui cinq divisions d’infanterie et un parc automobile suffisant pour effectuer un transport rapide sur le Matz. En quelques heures, Mangin réunit, organisa et instruisit une troupe venant d’horizons différents.

Le 11 juin 1918, il installa son poste de commandement à Pronleroy. En fin de matinée, les chars et l’infanterie se lancèrent dans la bataille. Si la surprise fut totale dans le camp ennemi, les Français subirent de lourdes pertes et ne purent regagner, par endroits, que quelques centaines de mètres. Pour autant, la grande offensive allemande était stoppée. Déjà s’amorçait la reconquête du territoire perdu en 1914.

source: https://14-18.oise.fr/1918-les-grandes-batailles/les-chars-dans-la-bataille-du-matz/

http://20072008.free.fr/journee272008matz11juinmangindoc1.htm

Photos durant la bataille de Matz

Scènes photographiées dans la rue d’Enfer,un petit chemin qui quitte Courcelles (60) le 11 Juin 1918 pendant la bataille du Matz.

source: http://lagrandeguerre.cultureforum.net/t6063-2-photos-de-courcelles-vivants-et-morts

Importante perte humaine au Bois Belleau (Aisne)

Le 11 juin 1918, des éléments du 5ème Régiment de Marines lancèrent avant l’aube un assaut dans la partie ouest du bois de Belleau pour établir le contact avec le 6ème Régiment. Ce plan de devait pas survivre à la brume, à la tourmente, à la confusion et au chaos des armes. Les Marines perdant tout repère furent exposés à un feu nourri des mitrailleuses et fusils allemands. En dépit de pertes énormes, d’un feu d’artillerie intense avec usage des gaz, ils parvinrent à se réorganiser et à reprendre la poussée. La bataille se désagrégea en un combat de sections, de groupes et finalement d’homme à homme, qui vit les Marines enlever l’un après l’autre les nids de mitrailleuses, à la baïonnette et au corps à corps. Après des heures d’un combat acharné, le 5ème Régiment de Marines perçait à la lisière nord du bois.

http://www.tireur.org/forum/read.php?53,150051

Le camp de prisonniers de Munster

Dans Westfalen in Ersten Weltkrieg, l’historien allemand Rainer PÖPPINGHEGE évalue à 20947 le nombre de soldats prisonniers dans le camp de Münster I à la fin de la Première Guerre Mondiale. Les délégués du Gouvernement Espagnol précisent que l’effectif est de 1894 prisonniers pour le camp même et 18052 répartis dans les hôpitaux et les différents détachements de travail (le 11 juin 1918). Le camp de Münster I était situé à 5 km à l’ouest de la ville.

http://histoiresdepoilus.genealexis.fr/camps/camp-munster.php

 

Journal  du mardi 11 juin 1918

L’attaque allemande se développe violemment. Elle n’a obtenu de résultat, et encore sont-ils partiels, qu’au centre.
A l’aile gauche, vers Montdidier, les assauts ennemis, incessamment renouvelés, ont été brisés par nos feux et par nos contre-attaques. Pris et repris, Courcelles est resté entre nos mains.
A droite, nous nous sommes maintenus au sud et à l’est de Ville, qui a été âprement disputé. Plus de cinq cents prisonniers ont été par nous capturés.
Au centre, l’ennemi jette division sur division. Après avoir pris Ressons-sur-Matz, il a réussi à atteindre les abords sud de Cuvilly, les bois de Ressons et le plateau de Bellinglise.
Plus à l’est, la lutte se poursuit dans le bois de Thiescourt. Aux dires unanimes des prisonniers, les Allemands ont subi des pertes énormes.
Au nord de l’Aisne, nous avons poursuivi notre avance à l’est de Hautebraye et fait cent cinquante prisonniers.
Entre Ourcq et Marne, nous avons brisé plusieurs offensives ennemies à l’est de Vinly. Dans la région de Bussiares, les unités franco-américaines ont progressé, portant à deux cent cinquante le nombre de leurs prisonniers et capturant trente mitrailleuses.
Les Anglais ont fait un coup de main heureux au nord-est de Béthune. Ils ont repoussé une attaque dans le bois d’Haveluy.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin18.html

1406/9 juin 1918: Paris sauvée après la bataille de Matz (Oise)

(vidéos) La bataille du Matz

A voir sur You tube https://www.youtube.com/watch?v=TQxIXPNtDOs

VIDEO: 

http://www.musee-territoire-1418.fr/Parcourir/A-pied/Lataule-circuit-des-chars-de-la-bataille-du-Matz

Attaque à Lassigny- Le Piémont (Oise)

(…)Les batteries allemandes étaient depuis plusieurs jours silencieuses, lourd silence qui ne trompait personne, lorsque dans la nuit du 8 au 9 juin, à minuit moins dix, un bombardement formidable s’abat simultanément sur toutes les lignes et communications de l’Infanterie, sur les positions et dépôts de l’artillerie, et s’étendant loin aux arrières, va semer la mort dans les trains et les échelons. Tous les calibres, du 77 au 210, torpilles, shrapnells, explosifs et toxiques se mêlent dans un épais brouillard de gaz et de fumée, dans un infernal fracas que ponctue tous les quarts d’heure l’ébranlement énorme des 420 qui éclatent sur le sommet du Plémont.

Toutes les lignes téléphoniques sont coupées, les liaisons par coureurs impraticables, les fusées sont invisibles, seule la T. P. S. va pouvoir fontionner.
Et l’attaque de front trouve les cuirrassiers à leur poste, elle se brise sous leurs feux.
Mais sur la gauche les Allemands avaient gagné du terrain sur un grand front; le 11e, au petit jour était débordé dans le Plessier où il tenait bon. Sur la droite, par la coulée de Thiescourt, l’ennemi s’est glissé et dès 3 heures le Bataillon DE SALVERTE est attaqué à la fois sur sa droite et à revers; à 5 h. 20 il est presque encerclé.

De demi-heure en demi-heure la T. P. S. du Bataillon NOUVEL rend compte des progrès de l’attaque. Ce bataillon, à son tour, est attaqué à revers comme de front. Dans les pentes boisées du Plémont s’engage une lutte opiniâtre qui va durer des heures. Mitrailleuses et grenades rendent la progression ennemie aussi lente que coûteuse.

Vers 5 heures le Bataillon de soutien reçoit l’attaque, brutale sur les Boucaudes, insinuante sur Belval. La physionomie du combat est dès lors fixée pour la matinée. Deux zones de feu indépendantes, l’une linéaire sur le front du Bataillon Dommanget, l’autre, en avant, circulaire autour des défenseurs du Plémont.

Sur la Rue-des-Boucaudes les Allemands arrivent en colonne suivis de leurs voiturettes de minenwerfer (lance-mine).
Ils sont reçus par la Section DU Payrat appuyée de la Section de mitrailleuses Roullin du 10e Dragons, et refluent en désordre. Quatre nouveaux assauts sont repoussés de même; vers 10 heures ils renoncent momentanément à la lutte sur ce point, nous laissant des prisonniers et des armes dont une mitrailleuse.
Vers Belval leurs infiltrations pressantes sont arrêtées par la Section Gabet et les Sections de mitrailleuses du Lieutenant Soulet qui a réuni autour de lui un noyau inébranlable..

Sur le Plémont les assaillants se renouvellent inlassablement, tandis qu’avec les pertes croissantes les défenseurs se resserrent. Autour du P. C. Nouvel se groupent, avec le 2e Bataillon, les débris du 3e et la lutte se circonscrit de plus en plus sur le plateau où le cercle se restreint autour des blessés et des mourants.

source: http://www.mediatheque-sciecq.fr/sciecqautrefois/histoirevenement/14-18/lesincorporesde1916/Largeau-Louis/4RC-Plemont.html

lire aussi: https://14-18.oise.fr/1918-les-grandes-batailles/lultime-attaque/

Journal du dimanche 9 juin 1918

Grande activité d’artillerie au sud de L’ Aisne, notamment dans la région de Faverolles.
Au sud-est d’Ambleny, nous avons amélioré nos positions pendant la nuit.
Au sud de l’Ourcq, nos troupes, continuant leur pression, ont réalisé de nouveaux progrès. Nous avons porté nos lignes jusqu’aux abords ouest de Dammart, à l’est de Chezy et à plus d’un kilomètre au nord de Veuilly-la-Poterie.
Nous avons fait une cinquantaine de prisonniers. Plus au sud, l’ennemi a violemment attaqué à deux reprises nos positions sur le front Bouresches-le Thiolet. Nous avons brisé ses assauts en lui infligeant de lourdes pertes.
Nos alliés britanniques ont fait des prisonniers au cours d’un raid heureux aux environs d’Houthulst. Dans le secteur de Strazeele, leurs patrouilles ont infligé des pertes à l’ennemi et capturé une mitrailleuse.
Canonnade au nord d’Albert et au sud-est d’Arras.
Les aviateurs britanniques ont détruit quatorze avions allemands et contraint huit autres appareils à atterrir désemparés. Ils ont également détruit trois ballons d’observation. Ils ont jeté vingt-huit tonnes de bombes sur les gares de Valenciennes, le Cateau, Busigny et Saint-Quentin.
Le calme règne sur le front italien.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin18.html