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1585/4 décembre 1918

Des Alsaciens-Lorrains  posent devant le fort du prince de Württemberg

2/ Réf. SPA 8 NS 355 Metz, Meurthe-et-Moselle, Alsaciens-Lorrains devant le fort du prince de Württemberg. 04/12/1918, opérateur inconnu.

Près de Metz, au début du mois de décembre, des Alsaciens-Lorrains libérés du service militaire allemand, parés de cocardes tricolores, posent devant le fort du prince de Württemberg.

source: http://archives.ecpad.fr/wp-content/uploads/2010/06/1918-12.pdf

Le pont de Kehl à Strasbourg

9/ Réf. SPA 228 H 7524 Strasbourg, Alsace, le pont de Kehl gardé par des soldats du 4e RZ. 04/12/1918, opérateur Frédéric Gadmer.

Le pont de Kehl à Strasbourg est gardé d’un côté par des soldats français, de l’autre, par des sentinelles allemandes. Ici, ce sont les soldats du 4e RZ (régiment de zouaves) qui tiennent leur poste, équipé d’une mitrailleuse Hotchkiss. Au début du mois de décembre, des milliers d’Alsaciens- Lorrains, libérés du service militaire allemand, traversent le pont en direction de la France.source: http://archives.ecpad.fr/wp-content/uploads/2010/06/1918-12.pdf

Venue en France du Président Wilson

Accompagné de son épouse le président américain embarque le 4 décembre 1918 sur le « George Washington« , un navire de 25000 tonnes filant 19 noeuds. Ce transatlantique appartenait à la compagnie « Nord Deutscher LLoyd ».

Il est escorté depuis les Etats-Unis par le cuirassé « Pennsylvania » encadré de 5 contretorpilleurs.

source: http://87dit.canalblog.com/archives/2018/04/30/36345469.html

lire aussi https://books.google.fr/books?id=z4UmCwAAQBAJ&pg=PT53&lpg=PT53&dq=4+décembre+1918&source=bl&ots=ABSp5uQJjR&sig=VVurYF3WyqFS_QEiFkIelB6whJk&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwj5lLHZnePeAhVFgM4BHX9PAtQ4FBDoATAIegQIAhAB#v=onepage&q=4%20décembre%201918&f=false

Albert Londres se rend en Allemagne

Depuis 1915, il était sur tous les fronts. Ce n’est pas une image : reporter pour le quotidien Le Petit Journal, Albert Londres a couvert la Première Guerre mondiale en France, en Belgique, en Italie, en Grèce, en Serbie, en Albanie et en Turquie. Et fin 1918, trois semaines après l’armistice, il accompagne l’armée anglaise dans l’Allemagne vaincue.

Le 4 décembre, il raconte son entrée chez les Allemands. Le ton est patriotique, comme c’est la règle dans tous les journaux de l’époque. Mais la force de la description est saisissante.

article payant: https://twitter.com/RetroNewsFr/status/793345723483951105

Journal du mercredi 4 décembre 1918

La 3e armée américaine, continuant son avance en Allemagne, a atteint la ligne générale Krewinkel-Metterich-Morscheid-Hirschfelderhof. La ville de Trèves a été occupée.
La conférence de Londres a tracé le programme préliminaire de la paix. Une brillante réception en l’honneur de M. Clemenceau et du maréchal Foch a eu lieu à notre ambassade à Londres.
Les souverains belges ont fait leur entrée triomphale à Liège.
Les troupes françaises ont traversé Bruxelles, acclamées par la population.
Le président Wilson a lu son message au Congrès. Il y a déclaré que la paix serait conclue au cours du printemps prochain. Il est parti pour l’Europe à bord du George Washington, à bord duquel il a fait installer un poste très puissant de T.S.F. afin de pouvoir rester en contact permanent avec son pays.
Selon un journal allemand, le gouvernement de Berlin aurait demandé au président de se rendre en Allemagne.
L’Assemblée nationale monténégrine a prononcé la déchéance du roi de Montenegro et L’union de ce pays avec la Serbie.
L’Allemagne acceptera tout, a dit le commissaire du peuple Barth. Les C.O.S. se prononcent dans tout le pays pour la convocation de l’Assemblée nationale. Un complot pour la restauration du kaiser a été dénoncé a Berlin. Ebert déclare qu’il maintiendra l’unité germanique à l’encontre de toutes les tentatives de séparatisme.
L’amiral Koltchak, qui a pris la dictature à Omsk, après avoir exilé le directoire panrusse, annonce qu’il reconnaît toutes les dettes de la Russie, et proclame en même temps illégaux tous les actes des Soviets.
Le kronprinz a renoncé à la couronne pour lui-même, mais non pour ses héritiers.
On annonce que le roi de Grèce viendra à Paris après les autres souverains de l’Entente.
M. Klotz déclare à la Chambre, en lui faisant part des résultats de l’emprunt, que les frais de la guerre devront être payés par les Etats responsables.

 

1577/26 novembre 1918

L’administration française s’établit en Alsace-Lorraine

Au cours du mois de septembre 1918, il devient évident que la guerre est perdue pour l’Allemagne. En dépit d’une ultime manœuvre de la part du gouvernement allemand qui, le 5 novembre 1918, annonce la transformation de l’Alsace-Lorraine en Bundesstaat et nomme au poste de Statthalter le maire de Strasbourg Rudolf Schwander, les Alsaciens se préparent à l’entrée des troupes françaises, un peu moins de cinquante ans après la signature du traité de Francfort cédant l’Alsace et une partie de la Lorraine au Reich allemand. L’entrée des troupes françaises dans les provinces de l’Est s’étale sur une semaine, dans une atmosphère très particulière d’enthousiasme et d’espérance après quatre années de guerre (…)

(…)un arrêté du 26 novembre 1918 place douze fonctionnaires en mission temporaire au service général d’Alsace-Lorraine : le contrôleur général Boone est nommé directeur du service général, les onze autres nominations concernant les chefs des services régionaux ayant leur siège à Strasbourg : justice, finances, instruction publique, ponts et chaussées, commerce, industrie, postes et télégraphes, agriculture, eaux et forêts, ravitaillement, travail et prévoyance sociale, hygiène. À chaque inspection générale correspond un bureau parisien.

Le dossier complet sur https://journals.openedition.org/alsace/1951

Entrée du maréchal Foch à Metz

Journal du mardi 26 novembre 1918

Nos troupes ont poursuivi leur progression en Belgique et, dans le Luxembourg. Wiltz, Novillé et Nadrin ont été occupés. Notre cavalerie a poussé jusqu’à la frontière est du Luxembourg. Partout l’accueil a été enthousiaste.
En Lorraine, d’émouvantes manifestations se sont produites à Wissembourg. Les habitants des villages voisins sont venus y participer. A Reichshoffen, la population a organisé une cérémonie patriotique devant le monument élevé en 1870. Mêmes manifestations enthousiastes à Salmbach, Seltz, et Fort-Louis.
Les troupes britanniques, continuant leur marche vers le Rhin, ont atteint la frontière allemande au nord du duché de Luxembourg. Leur ligne générale passe par la frontière au sud de Belio, par Grand-Mesnil, Bomal et Huy, à l’est d’Avennes.
28 sous-marins allemands nouveaux ont été remis à l’Angleterre.
Le docteur Solf a remis une protestation de plus à l’Entente. Kurt Eisner, président du Conseil bavarois, a publié une partie des documents qu’il a en sa possession et qui prouvent la culpabilité de l’Allemagne dans la provocation de la guerre. Il est parti pour Berlin afin de réclamer l’éviction du pouvoir du docteur Solf et des autres fonctionnaires d’ancien régime. Une nouvelle république indépendante s’est constituée à l’ouest de l’Allemagne.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre18.html

 

1565/14 novembre 1918: une offensive était prévue le 14 novembre

Une offensive était prévue le 14 novembre

Voici le détail de l’ultime offensive française prévue pour le 14 novembre 1918 sur le front de Lorraine, et dont la mise en oeuvre est rappelée dans le texte 10-11 novembre 1918 – Derniers jours de guerre, avec l’arrivée de chars dans le secteur d’Emberménil le 10 novembre.

source: http://blamont.info/textes1413.html

Le difficile déplacement à Metz et Strasbourg

Le jeudi 14 novembre 1918, se tient un Conseil des ministres. Le président du Conseil Georges Clemenceau qui a reçu une invitation contre le président de la République, Raymond Poincaré du cardinal, archevêque de Paris pour un Te Deum le dimanche déclare qu’il est impossible que l’exécutif s’y fasse représenter. Poincaré objecte que le même jour, la France se fera représenter au Te Deum belge à Paris et que la différence serait bien subtile. Clemenceau change de sujet et parle alors de son voyage conjoint à programmer avec Raymond Poincaré à Metz et Strasbourg. La veille Jeanneney lui avait glissé d’un air embarrassé : « Le Président vous verra au sujet du voyage; il trouve des difficultés à le faire maintenant ».  Clemenceau déclare au chef de l’Etat :  » Il faut que le président de la République soit reçu à Strasbourg avec une certaine solennité. C’est un voyage qui ne peut pas se préparer en un jour. Je crois donc qu’il faut que j’aille seul avec le ministre de la Marine et le ministre de l’Armement recevoir les troupes. Elles ne peuvent pas arriver dans le vide. Il faut qu’elles aillent quelque part. Elles iront à un endroit que je choisirai et je les y attendrai. M. Le président de la République viendra officiellement quelques jours après »

source: http://lhistoireenrafale.lunion.fr/2018/11/13/14-novembre-1918-le-difficile-deplacement-a-metz-et-strasbourg/

Ce que retiennent les journaux dans cet après armistice

Quelles sont trois jours après la signature de l’armistice, les informations qui sont mises en valeur dans les journaux en ce qu concerne la journée du jeudi 14 novembre 1918?  D’abord que le général Pétain a adressé un ordre du jour à ses troupes pour célébrer la victoire et leur a recommandé de la dignité de l’attitude pendant l’occupation prévue en Allemagne.
Le gouvernement allemand a prié le gouvernement français d’inviter au calme les populations d’Alsace-Lorraine, qui se montrent hostiles à l’égard des soldats allemands, ce qui ne surprend pas à Paris en raison des brimades et des humiliations accumulées durant tant d’années.
Le docteur Solf, secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères de Berlin, a pressé les Alliés, par un message au secrétaire d’Etat américain Lansing, de hâter l’ouverture des préliminaires de paix. Il invoque la famine qui pèse sur l’Allemagne.
Guillaume II est arrivé au château d’Amerongen, chez le comte Bentink, en Hollande. Il sera traité comme un officier supérieur interné. Contrairement aux bruits qui avaient couru, le kronprinz n’a pas été assassiné. Lui aussi est arrivé en Hollande. Le grand-duc de Bade a été sommé d’abdiquer.
Charles 1er a renoncé à sa couronne: il se retire en Suisse. L’Autriche allemande devient république. Victor Adler, le chef de la social démocratie d’Autriche, qui était devenu ministre des Affaires étrangères à Vienne, est mort subitement.

source: http://lhistoireenrafale.lunion.fr/2018/11/13/14-novembre-1918-ce-que-retiennent-les-journaux-dans-cet-apres-armistice/

Journal du jeudi 14 novembre 1918

Le maréral Pétain a adressé un ordre du jour à ses troupes pour célébrer la victoire et leur recommander la dignité de l’attitude pendant l’occupation prévue en Allemagne.
Le gouvernement allemand a prié le gouvernement français d’inviter au calme les populations d’Alsace-Lorraine, qui se montrent hostiles à l’égard des soldats allemands.
Le docteur Solf, secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères de Berlin, a pressé les Alliés, par un message au secrétaire d’Etat américain Lansing, de hâter l’ouverture des préliminaires de paix. Il invoque la famine qui pèse sur l’Allemagne.
Guillaume II est arrivé au château d’Amerongen, chez le comte Bentink, en Hollande. Il sera traité comme un officier supérieur interné. Contrairement aux bruits qui avaient couru, le kronprinz n’a pas été assassiné. Lui aussi est arrivé en Hollande. Le grand-duc de Bade a été sommé d’abdiquer.
Charles 1er a renoncé à sa couronne: il se retire en Suisse. L’Autriche allemande devient république. Victor Adler, le chef de la social démocratie d’Autriche, qui était devenu ministre des Affaires étrangères à Vienne, est mort subitement.
M. Wilson, qui avait été sollicité par l’Allemagne de lui venir en aide pour la préserver de la famine, lui a répondu qu’il pourvoirait à son ravitaillement, mais à la condition que les vivres seraient répartis équitablement et que l’ordre serait maintenu.
Un accord est intervenu entre le gouvernenent de la Sibérie occidentale et le directoire russe d’Orefa.
Des mutineries ont éclaté un peu partout dans l’armée allemande cantonnée en Belgique. Il y a eu des soulèvements à Bruxelles, au camp de Beverloo, à Anvers et à Liège. Des scènes sanglantes se sont produites.
Le cabinet de guerre impérial anglais est convoqué. Les premiers ministres des colonies vont venir y siéger, afin d’examiner les problèmes de l’après-guerre et de leur donner des solutions aussi rapidement que possible.
Le recrutement a été arrêté aux Etats-Unis: plus de trois millions et demi d’hommes avaient déjà été appelés sous les drapeaux. M. Hoover, ministre du Ravitaillement américain, a recommandé la plus stricte économie. Il a rappelé que l’Amérique aurait à pourvoir aux besoins, non seulement de sa propre population, mais encore des Alliés et même des Empires centraux, en proie à la disette.
Les présidents du Conseil d’Angleterre et d’Italie sont attendus à Paris, MM. Sonnino et Balfour sont déjà arrivés pour participer aux conférences qui vont avoir lieu à Versailles.

1421/24 juin 1918: Bezannes: un avion allemand abattu

Bezannes: un avion allemand abattu

Le 24 Juin (1918), à 7 h 20’, 2 de nos avions abattent un avion enne-
mi qui vient tomber en flammes Cote 88,7 (S.E. BEZANNES) ;
les deux passagers ont été carbonisés.

(…)D’après « The French Air service War Chronology », il y a une victoire à cette date qui pourrait correspondre.
Les lieutenant Nuville et l’adjudant Petit-Delchet de la SPA 57 ont abattu dans la région de Reims un Rumpler C. D’après cet ouvrage, l’un des passagers du Rumpler serait le Vfw Ernst Bielefeld de la jasta 60, mais cela n’est pas certain. L’équipage abattu pourrait être aussi l’Uffz Rudolf Schubert et le lieutenant Walter Waditz de la FlAbt 229.

source: https://forum.pages14-18.com/viewtopic.php?f=30&t=49590&start=0

lire aussi: http://43eric.canalblog.com/archives/2014/11/27/31037024.html

Metz: retranscription des carnets de la Messine Lina Welter

• LUNDI 24 JUIN 1918. — « Le temps est sombre et froid. Si froid que, chez différentes gens, on chauffe les appartements. Malgré le ciel couvert, les avions français viennent nous tourmenter ; comment peuvent-ils s’orienter à travers ces gros nuages ?

On m’a annoncé que, dans l’affaire de papa, une enquête se poursuivait. Je croyais qu’avec ces trois mois d’exil tout serait fini. Qu’est-ce que l’avenir me réserve encore, je ne fais que tomber d’un chagrin dans l’autre, et j’ai si peur que Pierre n’en subisse le contrecoup. »

source: https://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-metz-ville/2015/07/19/metz-les-troupes-allemandes-se-retirent

Bombardement sur le terrain d’aviation de Longpré les Corps Saints (Somme)

La nuit du dimanche 23 au lundi 24 juin 1918, pleine lune, des bombardements par des “gotha” sur Longpré et sur le terrain d‘aviation ; 3 maisons sont détruites et une personne est blessée. Les avions allemands attaqués par les nôtres n’ont pu aborder Abbeville et à leur retour ils essaient de bombarder le camp d’aviation de Longpré. Ce bombardement a causé des problèmes aux vitres des bâtiments municipaux. Le 18 novembre 1921, il est alloué 498F pour les vitres de la maison occupée par l’instituteur, 420F pour les vitres de l’école et 1840F pour les vitres de l’église y compris la maçonnerie. La crypte de l’église avait été utilisée comme abri de bombardement et de magasin, la réfection des marches de l’escalier est estimée 278F par l’expert Miannay Victorien le 30 août 1921. (AD 10R771)
La nuit du jeudi 27 au vendredi 28 juin 1918, une dizaine de bombes lancées par des “gotha” tombent dans les entailles.

http://sumobonsai.free.fr/spip.php?article12

Journal du lundi 24 juin 1918

Nous avons exécuté plusieurs coups de mains entre Montdidier et l’Oise et fait des prisonniers.
Entre la Marne et Reims, les Allemands ont attaqué la montagne de Bligny et réussi à s’emparer un moment du sommet. Une contre-attaque vigoureuse des troupes italiennes les en a rejetés peu après en faisant des prisonniers. Notre ligne est intégralement rétablie.
Les Anglais ont repoussé une vive attaque locale entreprise par l’ennemi contre leurs positions à l’ouest de Merris.
Aux environs de Morlancourt et de Bucquoy, au cours de raids heureux, ils ont fait des prisonniers.
Activité de l’artillerie allemande près de la forêt d’Aveluy.
Les Italiens ont pris l’offensive entre le Montello et la mer et repoussé les Austro-Hongrois au delà de la Piave.
Les Anglais, sur le front italien, ont exécuté heureusement un coup de main au sud d’Asiago. Ils ont infligé à l’ennemi de lourdes pertes, capturé 31 prisonniers et une mitrailleuse. Le corps d’aviation britannique a détruit, en dix jours, 23 avions ennemis.
On annonce une fois de plus la démission du premier ministre autrichien von Seidler.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin18.html

1392/26mai 1918

Cà bouge au Chemin des Dames

Le projet de percée allemande sur la Marne, entre Laon et Soissons, est connu des services de renseignements. A partir du 24 mai, des régiments entiers sont déversés dans la région pour faire front à une éventuelle attaque. Le 26 mai à 23 h 40, la VIème armée regroupée dans les environs de Fismes, à quelques kilomètres au sud de l’Aisne, reçoit l’ordre de marche annonçant « l’imminence d’une attaque ennemie (…) d’après les déclarations de prisonniers qui viennent d’être capturés » .
Ce 26 mai 1918, l’armée allemande est positionnée sur une ligne parallèle au Chemin des Dames, entre Soissons et Reims. Dans la nuit du 26 au 27 mai, l’attaque est confirmée par les tirs soutenus de l’artillerie ennemie tandis que les poilus tenant les positions les plus avancées sur le front sont incommodés par les gaz en provenance du nord. L’offensive est lancée à la pointe du jour.
« Puis cela a été le fameux printemps de 1918. L’issue fatale approchait, je la voyais venir » . La troisième compagnie du 156ème régiment d’infanterie placée sous le commandement du capitaine Houdard est cantonnée dans le secteur de Vailly-sur-Aisne où elle a été amenée par camion, dans la nuit du 26 au 27 mai, aux environs de minuit. Exactement au point précis où, dans la journée du 27 mai, les troupes françaises se heurteront de plein fouet à la première vague – fulgurante – de l’armada allemande. « Les balles crépitent de tous côtés, les obus éclatent autour de nous » , se souvient Alfred Ponsinet, soldat de deuxième classe servant sous les ordres du lieutenant Bousquet. Joe Bousquet lui-même raconte plus tard à son ami Carlo Suarès : « Il faisait très chaud dans le bois de chênes verts que nous avions traversé pour prendre position. (…) Au débouché du bois, il y avait un officier d’artillerie blessé en conversation avec notre colonel un peu pâle. Toute la ligne avait sauté. Dix divisions allemandes s’étaient ruées dans la brêche (…) On a engagé deux compagnies qui se sont fondues. A cinq heures du soir, j’ai reçu l’ordre de me porter à leur secours. (…) J’ai déployé mes hommes sur un plateau couvert de cultures. Les premiers obus arrivaient (…) J’avais reçu cet ordre cruel qui tient en peu de mots et qui dit tant : tenir coûte que coûte ! Je comptais des yeux les hommes qu’il fallait faire tuer avec moi ».

la suite sur http://lepervierincassable.net/spip.php?article252

Printemps agité  à Metz

Dimanche 19 mai 1918. Pentecôte – « Bons jours, de fête pour moi. Papa est revenu depuis le 10 mai, bien changé, très maigri et fatigué. À force de soins, je pense le remonter assez vite. Du reste, j’en suis au même point. Ce manque continuel de fortifiants me fatigue durablement et comme j’ai été sans bonnes durant six grandes semaines, mes forces n’ont pu augmenter. Pierre nous écrit qu’il est définitivement attaché au Kriegs-lazaret de Bialystok. Dans quelques semaines, il viendra sans doute en permission. »

Dimanche 26 mai 1918. – « Les avions ne nous laissent plus de repos. Nuit et jour, ils sont là. Ils ont même causé de grands dégâts en ville. Les nuits surtout sont terribles et ces continuelles insomnies nous miment complètement. »

Samedi 1er juin 1918. – « Comme notre bonheur a été de courte durée. Aujourd’hui, 1er juin, je suis de nouveau seule. Papa a de nouveau été expulsé pour trois mois à cause d’une sottise énorme qu’il a commise pendant son séjour à Niesky. Cet homme est incorrigible et manquera toute sa vie de réflexion. Il suit ses impulsions bonnes ou mauvaises, sans réfléchir aux conséquences qu’elles peuvent avoir. Il nous rend tous malheureux avec lui. J’attends de ses nouvelles. Il est allé dans le Palatinat chez Monsieur Abresch, à Neustadt, espérant trouver de l’occupation là-bas. »

Lundi 3 juin 1918. – « Le temps reste au beau sec et le vent du nord dessèche tout. Ce sera un vrai désastre si la pluie ne vient pas. »

Lundi 17 juin 1918. – « La pluie est enfin arrivée et elle a l’air de vouloir durer. En même temps, elle nous a amené un froid qui ne sent pas du tout l’été. On serait presque tenté de faire du feu. Les nouvelles de papa sont très bonnes, il a l’air content de son sort. Tant mieux.

– Pierre est à Grodno. Lui aussi est plus heureux, car à Bialystok, il ne l’était guère. Je le sentais dans toutes ses lettres et en éprouvais un profond chagrin.

On parle beaucoup de pourparlers de paix en ce moment. Je crois vraiment que la fin de la guerre n’est plus si éloignée. Du reste, les journaux du 16 nous ont annoncé que nous serons privés de viande pendant quelques mois et que les aliments diminuent sensiblement. Nous dit-on cela pour donner une raison à la paix qui se prépare ? Elle serait valable sûrement. Ce manque d’alimentation nous rend si anémique. Souvent la faim m’empêche de dormir ; nous ne mangeons de viande que deux jours par semaine, et si peu. On ne trouve ni lapins ni volailles. Par moments, j’ai du mal à écrire une lettre, je ne puis trouver ni mes mots ni réunir mes idées.

https://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-metz-ville/2015/07/12/metz-au-printemps-1918-lina-welter-raconte

Parution du Petit écho de la mode

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Journal du dimanche 26 mai 1918

Nous avons repoussé deux coups de main ennemis, l’un au sud du bois de Hangard, et l’autre au sud des Vosges.
Nos détachements et nos patrouilles ont réussi diverses inclusions dans les lignes ennemies, à l’ouest de Noyon, vers Appilly et en Woëvre. Nous avons fait un certain nombre de prisonniers.
Les troupes britanniques ont fait irruption dans les tranchées allemandes du voisinage de Hamel, au nord d’Albert, et capturé plus de quarante prisonniers et deux mitrailleuses.
Un coup de main heureux au nord de Lens a valu à nos alliés quelques prisonniers. Le bombardement par obus a gaz a été intense a l’est de Béthune.
Activité d’artillerie dans le secteur de Strazeele.
Les avions anglais ont jeté huit tonnes de projectiles sur les aérodromes voisins, de Tournai, d’où partent les appareils de bombardement de nuit. Trois appareils ennemis ont été abattus en combats aériens et deux autres forcés d’atterrir désemparés.
Sept tonnes d’explosifs ont été lancées dans la région de Péronne, Fricourt et Bapaume et sur des baraquements de la Somme. Une tonne a été jetée sur le chemin de fer et les fabriques de Hagondange.
Un Croiseur auxiliaire anglais, le Moldovia a été torpillé. Cinquante-six Américains qui étaient à bord ont péri.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai18.html