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999/28 avril 1917: modalités d’entrée en guerre des Etats-Unis

La bataille d’Arleux (Nord)

PHOTO:prisonniers allemands évacuant un blessé canadien pendanr la bataille d’Arleux

Le mot « Arleux » est une inscription au drapeau pour fait d’armes accordée aux unités canadiennes qui participèrent à la prise de cette ville en avril 1917, lors des batailles du front ouest, pendant la première guerre mondiale.

Alors que les  Canadiens avaient connu un succès certain dans la prise de la crête de Vimy, les formations britanniques avaient plutôt pataugé alors que la bataille d’Arras faisait rage. Une des positions qui causa le plus de difficultés aux Britanniques fut la boucle d’Arleux, dans le village d’Arleux-en-Gohelle, qui se trouvait au bout d’un petit saillant pointant  dans la ligne Hindenburg à Quéant (à quinze kms au sud-est d’Arras).

Le matin du 28 avril, le général  britannique Douglas Haig lança une offensive préliminaire en vue d’éliminer la boucle d’Arleux, et réduire dans la foulée les deux enclaves formées le 23 avril par des avancées au nord et au sud de la Scarpe. Trois divisions de la Troisième Armée  lancèrent l’assaut sur la rivière. La 2ème division britannique ( Première Armée) attaqua Oppy, de l’autre coté et sur sa gauche, la 1ère division  canadienne prit d’assaut la boucle d’Arleux. Les 4 kms de front étaient tenus (de l’autre coté) par 4 divisions allemandes, dont la 111ème division d’infanterie faisant face aux Canadiens.

Etat des lieux: L’assaut canadien sur la boucle d’Arleux fut, selon les mots de l’Historique Officiel Britannique, le seul résultat tangible de toute l’opération. La seconde brigade, avec l’appui de la 1ère brigade et avec un bataillon de la 2ème division canadienne sous son commandement, envoya des patrouilles dès le 27 avril, trouvant des lignes de barbelés intactes et un nombre inhabituellement élevé de mitrailleuses apostées, avec une  ligne de renfort ( ennemie ) en construction derrière la boucle.
Défendant la boucle d’Arleux, il y avait le 73ème régiment de Fusiliers de la 111ème division.
Les récentes opérations avaient mis en évidence une tactique allemande, consistant à mener une contre-attaque vigoureuse très peu de temps après l’arrivée des troupes d’assaut (alliées) sur l’objectif. Des barrages d’artillerie furent alors réglés pour coïncider avec ces contre-attaques, et la 1ère brigade d’infanterie canadienne, qui était en réserve,  reçut l’ordre de reconnaître les moyens d’approche couverts pour les  renforts. Des patrouilles spéciales du 16éme escadron du Royal Flying Corps furent envoyées pour repérer des signes de mouvements de l’ennemi.
Le 28 avril, à 4h25 du matin, trois bataillons montèrent à l’assaut sur un front de trois kms. Le 8ème bataillon à droite, le 10ème au centre et le 5ème sur la gauche…

La suite sur http://artois1418.skyrock.com/3144839784-BATAILLE-D-ARLEUX-28-ET-29-AVRIL-1917-traduction-jean-marie.html

Modalités d’entrée en guerre des Etats-Unis

Dans un premier temps les Français comme les Britanniques, qui ont également envoyé une mission aux États-Unis en 1917, souhaitent l’amalgame des volontaires américains à leurs troupes respectives. Joffre propose aux Américains la solution qu’ils attendaient, la formation de grandes unités américaines indépendantes. Le 14 mai il signe un accord avec le secrétaire à la Guerre des États-Unis, Newton D. Baker (1871-1937), qui prévoit :

1 – l’envoi, dès le 1er juin 1917, d’un corps expéditionnaire constitué par la 1re division chargée de représenter au plus tôt le drapeau américain sur le front français ;

2- l’organisation d’une armée instruite aux États-Unis puis dans les camps de la zone des armées françaises ;

3- l’aide de la France à la formation d’officiers de troupe et d’état-major américains ;

4- la fourniture par les États-Unis d’une participation aux services généraux de l’arrière, destinée à l’entretien des forces américaines, sous forme de spécialistes : conducteurs, chemins de fer, pionniers, parcs d’artillerie, télégraphistes, etc.

Le 15 mai 1917 la mission française repart pour la France.

Pour en savoir plus : La mission du maréchal Joffre aux États-Unis (avril-mai 1917) par Pierre Lesouef : http://www.institut-strategie.fr/ihcc_eu1gm_Lesouef.html

Les habitants d’Hénin évacués

source: https://books.google.fr/books?id=PTKCAwAAQBAJ&pg=PP101&lpg=PP101&dq=28+avril+1917&source=bl&ots=IjnuVNd_-p&sig=gEqFMDLYTfs_EQzn7dntPXEq1VA&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjZ0drhpeLSAhUC1BoKHXZSACA4FBDoAQgdMAE#v=onepage&q=28%20avril%201917&f=false

(Aviation) L’avion du Le lieutenant Harry Mason abattu

« Nos âmes sont immortelles et si mon corps devait trouver la mort là-bas, mon amie, s’il te plaît n’oublie pas que mon âme toujours vivante t’accompagnera, et que je souhaite et prie que tu trouves le bonheur… Tu peux te réjouir de savoir que je n’étais pas apeuré et que, jusqu’à la toute fin, je n’ai aimé que toi. »

Le lieutenant Harry Mason est mort au combat le 28 avril 1917. Son avion a été abattu dans le ciel d’Arras, en France. Son pilote et lui ont été tués sur le coup. –

http://www.archives.gov.on.ca/fr/explore/online/ww1/end-of-harrys-war.aspx#sthash.6iPAuC8j.dpuf

Journal du samedi 28 avril à travers Le Miroir

Activité marquée des deux artilleries dans la région au nord-ouest de Reims et en Champagne.
Aucune action d’infanterie.
Au cours de la journée du 26, 3 avions allemands ont été abattus par nos pilotes, 6 autres appareils ennemis sérieusement endommagés, ont été contraints d’atterir ou sont tombés dans leurs lignes. Dans la nuit du 26 au 27 avril, un de nos groupes de bombardement a lancé de nombreux projectiles sur les gares et bivouacs dans la région de Ribemont-Crecy-sur-Serre (Aisne).
Sur le front britannique, l’ennemi a tenté sans succès une petite attaque dans les environs de Fayet, au nord-ouest de Saint-Quentin. Après un combat acharné, ses troupes ont été rejetées avec des pertes. L’ennemi a laissé un certain nombre de prisonniers entre les mains de nos alliés. Les soldats britanniques se sont emparés des carrières qui se trouvent aux lisières est d’Hargicourt, où l’ennemi a abandonné des fusils et du matèriel d’équipement.
Une attaque de destroyers allemands a été mise en échec devant Ramsgate.

Le journal de Jean Bousquet (en Meurthe et Moselle)

Bois du Raon 28 avril 1917 – Le déjeuner des mitrailleurs sous bois.

 

Nous occupons tour à tour les secteurs de Mazerulles et des environs durant fin avril et la première partie du mois de Mai.

Les sous-bois sont des plus jolis, les cabanes faites par les poilus les annéesprécédentes ne servent plus mais avec la brume du matin sont à photographier pour en garder le souvenir. Dans ce bois il n’est pas rare de rencontrer par place des tombes de français ou de boche, il y amême des tranchées faites hâtivement en 1914 qui servent de tombes à des groupes de soldats tués  lors de la bataille de septembre. du côté de notre butte de tir où nous allons faire nos exercices à la mitrailleuse, il y avait des tombes de boches. d’un autre côté près d’une guitoune il y avait une tombe de trois bavarois avec un petit entourage bien précaire. Il est certain que tout cela n’existe plus maintenant.

La compagnie de mitrailleuse partait des journées entières au moins, au bois du Raon où du reste, les restes du bataillon allait pour faire des corvées de toutes sortes, peut-être même aussi faire des coupes de bois. Les poilus déjeunaient sur place. Le 28 avril je prends une photo des mitrailleuse à l’heure du repas.

Nous quittons ce secteur pour cantonner quelques heures à Serres où les cuisines roulantes nous servent un repas chaud et de là nous filons sur l’Est pour aller prendre les lignes dans le secteur de Bathelemont.

La suite sur http://laguerredejean2.canalblog.com/

Le parcours de chars français

28 avril 1917
6 heures, embarquement à Mourmelon le Petit à l’Arsenal.

29 avril 1917
A 4 heures, arrivée et débarquement du Groupe en gare de Soissons. Le Groupe se rend à Crouy par la route et y cantonne.

30 avril 1917
Ce jour et les jours suivants, les officiers du groupe font des reconnaissances dans le secteur Moulin de Laffaux.
Le Groupement est chargé d’appuyer l’attaque de la 158e D.I., de la D.I. provisoire Brécard composée des 4e, 9e et 11eCuirassiers à pied et de la droite du 1er C.A.C. opérant une attaque à objectif limité sur le saillant de Laffaux. Le 32eGroupe St Chamond opère avec la 156e D.I. à droite. Le 1er Groupe Schneider avec la D.I. provisoire Brécard à gauche. Le 10e Groupe doit rester en réserve à Crouy.
Quelques appareils St Chamond n’ayant pu rejoindre leurs postes de départ, une batterie est prélevée sur le 10e Groupe, la 4e batterie commandée par le Sous-lieutenant de la Chapelle.

4 mai 1917
A 3 heures, la batterie de la Chapelle quitte le cantonnement pour se rendre au poste de départ aux Golets 301.191 du P.D. Wailly.
Arrivée au poste de départ à 20h30.

5 mai 1917
A 12h30, la batterie ayant reçu l’ordre d’attaquer et de neutraliser la tranchée de la Rade pour y amener l’infanterie du 329e R.I., se porte en avant. La tranchée est atteinte par certains des chars, mais ils se replient l’infanterie n’ayant pas suivi. Trois chars reviennent au poste d’attente, le 4e, celui du Sous-lieutenant de Masin reste en panne dans un trou d’obus à quelques mètres au Sud de la tranchée de la Rade.
Le Maréchal des Logis Armand de Pracontal, blessé dans le char pendant l’action, meurt pendant qu’on cherche à le transporter au poste de secours, tué par un éclat d’obus.
Le 2e canonnier François Errard est blessé grièvement à la cuisse. Le Sous-lieutenant de Masin reste avec ses hommes et ses blessés auprès du char. A la nuit il fait partir les hommes valides et rentre lui-même la nuit rapportant le corps de Pracontal et le canonnier Errard blessé (qui décèdera à l’hôpital).
Le Sous-lieutenant Drouin, chef de char, est blessé de deux balles au cours de l’action. Le Maréchal des Logis Roger Fontaine est également blessé par projections de métal, de même que les canonniers Marc Battini, Julien Manentaz et Francis Burtin. Le canonnier Narcisse Leduc est blessé à la main par une balle.
Les trois chars de la batterie engagée rentrent à Crouy à trois heures. Le Lieutenant de Masin et le Maréchal des Logis Gerber qui avaient procédé à l’inhumation du Maréchal des Logis de Pracontal rentrent à 9 heures.
Le Sous-lieutenant Drouin amputé du bras gauche reçoit la Légion d’Honneur. Le Maréchal des Logis de Pracontal reçoit la Médaille Militaire de même que le canonnier Errard.

9 mai 1917
Le Groupe quitte Crouy par la route et se rend à Soissons (nouvelles casernes). Il y séjourne jusqu’au 12 mai.

source: https://www.chars-francais.net/2015/index.php/28-documentation/jmo-historiques/2397-1917-18-as10-jmo

 

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Lunéville: Une tranchée de 1915 à l’espace Chaubet de Friscati

A voir sur le site de l’Est Répubicain

« quand tu recevras ce mot, je ne serai plus depuis longtemps… » Voilà la dernière lettre de René Haumesser à sa mère, soldat du 69e RI, tué le 25 septembre 1915. Cet homme, originaire du pays messin, était passé par la Légion Étrangère afin de changer de nom pour ne faire courir aucun risque à sa famille, restée côté allemand. Il est devenu René Maillard et a rejoint le régiment d’infanterie d’Essey-lès-Nancy.

« Ce soldat et son régiment sont le fil rouge permettant de continuer la commémoration du centenaire de la Grande Guerre pour l’année 1915, il n’y pas eu de combat autour de Lunéville », indique Jean-Luc Georgin, préparateur de la tranchée allemande de cette année-là, avec un abri nommé « chez Maillard du 6-9 », exposée à l’espace Chaubet du site de Friscati Mouton noir (quatre mois de mise en place). « Les hommes de ce régiment ont combattu dans le secteur en août 1914. » Là, pour cette reconstitution, le 69e RI et René Maillard sont dans la Marne, à Beauséjour, aux entonnoirs près de Mesnil les Hulus (aujourd’hui camp militaire de Suippes). Le régiment occupe une tranchée prise aux Allemands, le soldat s’y est fait un abri. C’est la veille d’une grosse attaque faisant partie du « grignotage de Joffre » en Champagne. Les renseignements ont été trouvés dans le journal historique du 69e RI.

LA SUITE SUR http://www.estrepublicain.fr/edition-de-luneville/2015/05/13/luneville-une-tranchee-de-1915-a-l-espace-chaubet-de-friscati

247/journal du 8 avril 1915: près de 2.000 obus tirés sur Reims

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

(…) Le Courrier de la Champagne publie aujourd’hui un article intitulé: « Du lait », grand émoi parmi nos ménagères

Depuis quatre jours, sans avis préalable, le lait a complètement disparu de la consommation. Et pourtant, Dieu sait avec quelle impatience était attendu le passage des laitières ambulantes et combien grande était leur clientèle!

Suppression fort pénible surtout pour les ménages  (il y en a encore) ayant de jeunes enfants. pareille disette s’était fait sentir au début de notre siège (à bientôt le huitième mois) mais depuis, la municipalité avait pu assurer ce ravitaillement avec une grande régularité. Espérons que cette défaillance n’est que passagère et que bientôt, prévenus par la sonnette, les ménagères pourront, comme avant, accourir au passage des petites voitures dispensatrices du précieux aliment. »(…)

A 21 heures, exactement, un bombardement très serré commence. Les obus arrivent brusquement, comme dans la nuit du 21 au 22 février, par rafales de six se succédant rapidement; le tir, extrêmement violent, n’a que de courts moments d’accalmie, suivis de reprises terribles. Il tombe plusieurs gros calibres aux alentours de la rue Bonhomme.

Au sous sol du 8, où je suis descendu sans tarder avec le petit sac de voyage renfermant le plus précieux de ce que j’ai à sauver, notamment une paire de chaussures et un peu de linge, je m’installe, seul aujourd’hui (…)

Eclairé par une lampe Pigeon, la nuit me paraît interminable dans le fracas épouvantable qui me tient cependant continuellement éveillé. J’ai largement -eh oui- le temps de réfléchir, de fumer quelques pipes et même de me recueillir comme il convient (…)

Au matin on peut estimer environ de 1800 à 2.000 le nombre de projectiles tirés par l’ennemi sur Reims.

Pendant cette nouvelle séance de bombardement effroyable, huit obus sont tombés et ont éclaté sur l’hôtel de ville; deux brèches y ont été faites, l’une sur l’aile de la rue de Mars, l’autre sur cour, en haut des bâtiments où se trouvent les services de l’architecture. les vitres sont brisées de nouveau dans la plupart des bureaux; il n’en reste pas une dans ceux de la comptabilité et du secrétariat, qui, de chaque côté, sont ouverts à tous les vents.

Louis Pergaud meurt aux Eparges

En août 1914, Louis Pergaud est mobilisé dans l’armée française comme sergent, (il sera nommé sous-lieutenant en mars 1915) au 166e régiment d’infanterie cantonné à Verdun. Il sert en Lorraine sur le front Ouest, pendant l’invasion allemande. Le 6 avril 1915, son régiment lance, dans le secteur des Éparges près de Verdun, une attaque contre les lignes allemandes (attaque contre Marchéville-en-Woëvre – Cote 233) à l’issue de laquelle il est porté disparu.

Louis Pergaud en tenue militaire

On croit maintenant qu’il aurait été piégé dans les barbelés et blessé par balles, plusieurs heures plus tard, les soldats allemands seraient venus à son secours, et l’auraient emmené avec quelques-uns de ses camarades dans un hôpital provisoire. Ce bâtiment, situé à  Fresnes-en-Woëvre serait détruit par un tir de barrage de l’armée française le 8 avril. Louis Pergaud, et de nombreux compatriotes, ont été au nombre des victimes. Son corps n’a jamais été retrouvé.

Le 4 août 1921, Louis Pergaud est déclaré « mort pour la France». Ce jugement fera l’objet de deux transcriptions, les 3 et 5 septembre 1921 , car en tant qu’officier il est établi deux fiches de transcription.

Dans Mots, propos et anecdotes, Paul Léautaud livre cette anecdote à propos de la mort de Louis Pergaud:

« J’ai des lettres de Louis Pergaud qu’il m’écrivait du « front ». Il était aux anges. « Je ne donnerais pas ma place pour je ne sais quoi. On tire du « Boche » comme du lapin. » Sa correspondance à sa femme, Delphine (cf. Bibliographie) permet de nuancer ce propos. Parti dans l’enthousiasme pour chasser rapidement les « Boches », la durée, la dureté et l’horreur le ramèneront à son antimilitarisme d’avant la mobilisation. Et au fil de sa correspondance on sent monter du respect pour les troupes allemandes.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Pergaud

http://www.verdun-meuse.fr/index.php?qs=fr/ressources/objet-du-mois—mai-2011—la-malle-de-louis-

Souvenir de Flirey (Meurthe-et-Moselle) attaque du 8 avril 1915. Un poème de J. Poupart

Flirey nom fameux, endroit inoubliable

Tombeau de tant d’amis et de vaillants guerriers

Combien de sang, en ta soif insatiable

Quand notre Commandant rapportât nos lauriers?

Il avait ce regard que rien ne désespère,

Lorsque nous cheminons sous le grand pont, massif

Que l’un de ses parents fit sortir de la terre

Avec un fier courage et de grands yeux pensifs…

Il nous fit, tout d’abord, l’allocution chérie,

Puis calme dans la nuit qui succédait au jour,

Nous parla coeur à coeur d’honneur et de Patrie

En grossissant sa voix, qui s’enflait tour à tour!

 

Le canon fait partout, un immense ravage

Et nos vaillants soldats s’en vont, dans un sublime élan,

En marchant sur les morts qui sont sur leur passage,

Exaltés par la poudre et par leur Commandant!!!

Un instant, il a cru, tomber sous la mitraille

Mais, domptant son effroi, dans un suprême effort,

Il veut vaincre ou mourir, au sein de la bataille

Et, reprenant ses sens, il court encore plus fort!!!

La suite sur le blog « la guerre de Jean Bousquet) http://laguerredejean.canalblog.com/archives/2014/01/23/29023187.html

Création de la Croix de guerre

croix-guerre-produit1La loi du 8 avril 1915 crée une croix dite « croix de guerre » destinée à honorer, depuis le début de la guerre de 1914-18, les citations individuelles des militaires français ou étrangers qui avaient obtenu les citations requises, les civils pouvaient aussi la recevoir dans les mêmes conditions. Enfin, les villes martyres, les villages entièrement détruits ou les cités ayant résisté héroïquement se verront attribuer la Croix de guerre, qui figurera à la place d’honneur dans leurs armoiries.
L’insigne fut réalisé par le graveur Bartholomé : une croix en bronze florentin de 37 mm de module avec entre les branches deux épées croisées.
A l’avers, au centre, la République coiffée d’un bonnet phrygien ceint d’une couronne de laurier et au revers le millésime 1914-1915 qui changera au fur et à mesure des années de guerre.
Une commission présidée par le Maréchal Fayolle s’est assurée que tous les combattants de la Grande guerre avaient bien reçu la récompense de leurs exploits et a décidé qu’il ne serait plus accordé de telles distinctions à partir du 18 octobre 1921. Les villes martyres, les institutions… l’ont reçue après cette date. Cette décoration immensément populaire a toujours gardé son prestige. Elle est le symbole même du courage et du sacrifice des soldats de la Grande Guerre.

http://www.lecarredencre.fr/emissions/index?emission=3

La liste des soldatsmeusiens  morts  à Grafenwohr

Le 8 avril 1915 le bulletin Meusien publie la liste des Meusiens décédés à Grafenwohr entre septembre 1914 et janvier 1915.

https://histoiredefamille.wordpress.com/2011/05/11/bulletin-meusien-8-avril-1915-personnes-decedees-a-grafenwohr/

Lu dans Le Miroir en date du 8 avril 1915

Belgique.– Un détachement allemand qui avait réussi à passer l’Yser avec trois mitrailleuses, près de Driegrachten, a été attaqué et enlevé par les troupes belges.
France.-A l’est de Verdun, et à proximité d’Etain ,(3 kilomètres au maximum), nous avons enlevé les fermes du Haut-Bois et de l’Hôpital. Près de Pareid, nous avons pris deux lignes de tranchées. Aux Eparges, nous avons réalisé un bond important. En dépit de contre-attaques furieuses, les Allemands n’ont rien regagné : ils ont été absolument fauchés par notre feu. Nous avons progressé également au bois d’Ailly et au bois Brûlé, et fait de nombreux prisonniers. La journée a été également bonne au bois Le Prêtre.
Dans les Carpathes, près de la chaîne des Beskides, où leur offensive a réalisé de sérieux résultats (la plupart des sommets sont en leurs mains), les Russes ont capturé 2900 autrichiens.
L’incident serbo-bulgare n’est toujours pas réglé. La Grèce a envoyé une note à Sofia pour signaler l’intrusion des comitadjis sur son territoire.

 

193/journal du 13 février 1915: fusillé pour un pantalon (suite)

Carnets du Rémois Paul Hess (extraits)

Rien à ce jour sans son carnet

Fusillé le 13 février 1915 pour un pantalon (suite)

Un soldat qui n’obéit pas à un ordre direct de son supérieur, ou bien un général qui n’est pas satisfait du repli de ses troupes ou d’une offensive échouée, peut amener l’état-major à désigner des poilus pour être jugés en conseil de guerre sous l’inculpation de refus d’obéissance devant l’ennemi débouchant le plus souvent sur une condamnation à mort. Ce motif donne lieu à des arrestations arbitraires, « condamnations pour l’exemple » qui tentent de rétablir la discipline ou renforcer la combattivité des poilus mais qui engendrent plutôt un sentiment d’injustice. Deux cas symboliques de cette façon de faire ont marqué l’année 1915 : l’affaire Bersot et les fusillés de Flirey.

http://www.reseau-canope.fr/pour-memoire/les-fusilles-de-la-grande-guerre/la-diversite-des-fusilles-presentation-de-cas-individuels/le-refus-dobeissance.html

lire aussi :http://asdecoeur.over-blog.fr/pages/Bersot_Lucien-952497.html

Pour ceux qui ne l’ont pas encore lu: http://www.npa2009.org/idees/1914-1918-les-fusilles-pour-lexemple-de-la-premiere-annee-de-guerre

Sur France Info : https://pierrickauger.wordpress.com/2014/02/13/13-fevrier-1915-fusille-pour-avoir-refuse-de-porter-un-pantalon/

13 février 1915: la mort a fermé le carnet de notes d’Alphonse Jaumain

a9aDans le cimetière d’ Adinkerke, au milieu des croix de bois, une pierre au nom de Alphonse Jaumain. « Alphonse (y) dort attendant que la terre natale reçoive le fils qu’elle seule peut bercer. Ce jour-là, ses ossements brisés tressailliront. Mais sa vraie place est dans la mémoire de ceux qui l’aimèrent. Il y est debout encore, le front rayonnant, le regard plein de feu. »

Un très beau témoignage sur ce soldat  brancardier exemplaire

http://ceuxde14-18.skynetblogs.be/archive/2014/10/08/13-fevrier-1915-la-mort-a-ferme-le-carnet-de-notes-d-alphons-8300152.html

Avec les loups du Bois-Lepêtre (Meuthe-et-Moselle)

 Le 13 Février 1915 , les allemands déclanchent l’attaque par un intense bombardement des positions françaises. fortement secoués, les Français abandonnent Norroy pour se replier sur Héminville. A 15h00, deux colonnes allemandes investissent Norroy et Xon. Les contre-attaques française des 325e et 314e RI échouent.

http://167e.regiment.free.fr/167eregimentinfanteriefevrier1915.html

Protestation contre le massacre d’Arméniens

13 février 1915 : -Une note est remise par deux députés arméniens de l’assemblée ottomane faisant état de massacres et d’exécutions de plusieurs de ces bataillons.

Un dossier qui fait froid dans le dos: http://www.massviolence.org/IMG/pdf/Chronologie-de-l-extermination-des-Armeniens-de-l-Empire-ottoman-par-le-regime-jeune-turc-1915-1916.pdf

Un arrêté pour réglementer l’octroi de chevrons de présence au front

CHEVRONS rDe nombreuses photographies d’époque montrent des soldats français qui portent sur les manches des insignes en forme de  » V  » renversés. Ces  »chevrons » indiquent la durée de  présence au front ainsi que le nombre des blessures de guerre

http://histoire-collection.com/prodcut0_31%20info%20chevrons.htm

 Lu dans Le Miroir en date du 13 février 1915

France.-Luttes d’artillerie en Flandre et dans le Nord. Canonnade également sur l’Aisne et en Champagne. Elle est très active de notre côté dans le secteur de Soissons et autour de Reims. En Argonne, légère accalmie, les Allemands se bornant à faire exploser des mines, et à jeter des bombes auxquelles nous répondons d’ailleurs. En Woëvre, ils canonnent plusieurs localités. Nous bombardons les gares de Thiaucourt et d’Arnaville, repoussons une attaque à Arracourt (est de Nancy) et enlevons une côte importante dans le massif de Hartmannsweilerkopf (Haute-Alsace).

Les Russes se replient eu Prusse orientale pour adopter un dispositif nouveau. Il semble que von Hindenburg ait modifié tout son programme, et qu’écrasé en Pologne, il veuille reprendre la lutte à son aile gauche. Dans les Carpathes, la bataille se poursuit sans interruption.

Le gouvernement américain publie le texte de la note qu’il a lancée à l’Allemagne au sujet de la destruction des navires neutres. Cette note revêt une allure nettement comminatoire. Au contraire, le memorandum remis à l’Angleterre au sujet du pavillon neutre est conçu dans une forme amicale.

Un sous-marin allemand a poursuivi le vapeur anglais Laertes, bien que celui-ci eût arboré le pavillon hollandais. Le gouvernement de La Haye a prescrit une enquête à ce propos.

L’Italie retient à nouveau plusieurs classes sous les drapeaux et constitue une escadre de dreadnoughts.

La Roumanie fait savoir que l’attitude ondoyante de la Bulgarie n’influe en rien sur la sienne, et qu’elle reste disposée à prêter son concours à la Triple Entente.

176/journal de la grande guerre: 27 janvier 1915

 Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

« Cette nuit, il y a eu cannonade de notre part et ce matin le canon gronde encore de tous côtés devant Reims (…)

L’après-midi le centre de la ville reçoit les obus d’un violent bombardement et le soir à 21 h 30, par une nuit claire et très froide, les mitrailleuses partent soudainement, au nord de Reims, en même temps qu’une sérieuse fusillade se déclenche (…)

C’est jour anniversaire du Kaiser. Entre Bétheny et Witry, des Allemands sortis de leurs tranchées pour crier: « Vive l’empereur »ont tout de suite été abattus, paraît-il et il s’en est suivi un engagement dont les échos, par ce beau temps de forte gelée, ont fait craindre à nombre de Rémois, un retour offensif de l’ennemi. »

 

Une image du 347 ème RI à Reims

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Quelques infirmiers / brancardiers du 347è pendant un moment de détente le 27 janvier 1915 à Reims, clinique du Docteur Lardennois (d’après le vendeur)

source: http://347ri.canalblog.com/archives/2014/11/30/31052387.html

Vailly: La manufacture Wolber incendiée (aisne)

Après la perte de Vailly fin octobre 1914 et le renforcement de l’artillerie en rive sud de la rivière, l’usine Wolber devient une des cibles privilégiées des obus français. Les 26 et 27 janvier 1915, deux incendies consécutifs aux bombardements français de la 69e DI (batterie Lande) ravagent la manufacture (source: JMO 137e Brigade et de l’artillerie de la 69e DI).

http://dictionnaireduchemindesdames.blogspot.fr/2013/01/w-comme-wolber.html

27 janvier 1915 Anniversaire de la naissance du kaiser… et …

Extrait d’un carnet de  Marcel (dit Jules) MARENCO, économe du lycée Chanzy de Charleville-Mézières.

En ville 8 h. du matin: la musique allemande, avant de se mettre à la cérémonie religieuse, fait le tour de la ville en jouant les plus beaux morceaux de son répertoire.
à 11 h. sonnerie de fête à l’église paroissiale
11 h. 05 glas réservé aux morts de marque
fantaisie du même genre à l’Hospice.
Personne ne comprend ce que cela peut signifier. Renseignements pris: les sonneurs, faute d’ordres précis, ont carillonné des airs variés!….. Circulation intense d’automobiles, beaucoup d’officiers, tous en grande tenue.
A la « caserne Chanzy », on joue une comédie dans la salle de dessin graphique aménagée en salle de spectacle avec le matériel de notre salle des fêtes du 1er étage. Les acteurs se font photographier devant le bâtiment central.

La suite sur: http://www.cenelle.fr/charleville/06-charleville.html

… les Ardennais font sonner le glas

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Le 27 janvier, jour anniversaire du Kaiser, les autorités allemandes font sonnerles cloches. Mais les sacristains s’amusent àfaire tinter le glas ! Les Allemands n’ont pas apprécié, mais n’ont pas cherché à punir cette facétie.

Sur le blog http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=130&ved=0CFEQFjAJOHg&url=http%3A%2F%2Fwww.charleville-mezieres.fr%2Fcontent%2Fdownload%2F37530%2F451059%2Ffile%2FHistoire%2520n%25C2%25B0186%2520-%2520janvier%25201915%2C%2520les%2520Ardennais%2520%25C3%25A9cras%25C3%25A9s%2520par%2520l%255C%2527occupation.pdf&ei=hee4VL2FMNPvaKqNgfgN&usg=AFQjCNG0eAuinmZlcGLkYh6o3bGrCbXvGg&sig2=0IjkruU3K5upmHz0Zh9q9Q

Tous solidaires avec les poilus

A lire sur le site du Journal de Saône et Loire

nombreuses-etaient-les-cartes-postales-qui-exprimaient-un-message-de-solidarite-collection-privee-albine-novarino-pothierLa solidarité qui s’instaure entre les civils de l’arrière et les combattants du front n’est pas seulement une affaire privée, d’ordre familial, amical ou individuel. C’est également un élan collectif qui mobilise de nombreuses Françaises et de nombreux Français.

Ces bénévoles s’organisent rapidement. Œuvrant dans des directions différentes, ils collectent des fonds par divers moyens pour envoyer de la nourriture et des couvertures aux soldats. Les femmes et les jeunes filles tricotent des chaussettes et des chandails. Mais les initiatives sont multiples et les gens de l’arrière, toutes classes sociales confondues, rivalisent d’ingéniosité et de talent.

Ces élans de solidarité s’étendront également aux prisonniers, aux blessés et aux mutilés. Le mercredi 27 janvier 1915, Le Bien Public annonce une opération d’envergure en faveur des soldats qui combattent sur le front.

La suite sur: http://www.lejsl.com/saone-et-loire/2014/08/09/tous-solidaires-avec-les-poilus

Bombardement à Balschwiller le 27 janvier 1915

Balswiller [i.e. Balschwiller] : effet du bombardement du 27 janvier 1915 : dans le fond de la rue, à l'horizon, la crête est garnie de tranchées allemandes
Balswiller [i.e. Balschwiller] : effet du bombardement du 27 janvier 1915 : dans le fond de la rue, à l’horizon, la crête est garnie de tranchées allemandes (photo gallica, BNF)

Aviation: des « Voisin » partent bombarder Chambley (Meurthe-et-Moselle)

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Le 27 janvier 1915, dix Voisin sont envoyés pour bombarder un QG allemand à Chambley. En raison des conditions atmosphériques particulièrement difficiles, un seul appareil arrive sur zone et largue 6 obus de 90 sur l’objectif. Les autres avions n’ont pas réussi à dépasser 1500 mètres d’altitude. Un de ces appareils a eu plus d’ennuis que les autres. Arrivé à 600 mètres d’altitude, le Voisin V 227 de la VB 2 est victime d’un blocage de commandes. Malgré les efforts de son pilote, l’appareil s’abat à plat et détruit son train d’atterrissage. Il n’est pas réparable et sera réformé. Heureusement, les deux membres d’équipage, le MdL de Neufville et le Cdt de Göys sont indemnes. Le lendemain, la même mission est demandée au groupe. Cette fois, sept appareils arrivent à bon port et larguent 18 obus. Le Ltt de la Morlais attaque un Aviatik et le force à atterrir dans ses lignes. Cette victoire ne sera pas homologuée.

Sur le blog à consulter: http://albindenis.free.fr/Site_escadrille/escadrille102.htm

Lu dans Le Miroir du mercredi 27 janvier 1915

Belgique.-Les troupes belges ont progressé autour de Pervyse en Flandre.
France.-A l’est d’Ypres, nous avons brisé une offensive de l’ennemi, en lui tuant plusieurs centaines d’hommes. Six contre-attaques ont été refoulées par les Anglais à Givenchy et à Guinchy (région de la Bassée). Là aussi les pertes allemandes ont été sensibles. A l’ouest de Craonne, l’ennemi a attaqué violemment nos tranchées, entre Heurtebise et le bois Foulon. Après avoir été rejeté en arrière, il a pu s’implanter dans quelques éléments de tranchée, mais presque aussitôt nous en avons repris la plus grande partie. En Argonne, nou avons prononcé deux attaques vers Saint-Hubert et Fontaine-Madame ; elles ont été couronnées de succès. Combat d’artillerie en Haute-Alsace, où les Allemands bombardent Thann, Lembach et Sentheim.
Les Russes ont enlevé Jacobini et menacent Dornawatra qui est la clé de la Transylvanie.
Un zeppelin qui avait jeté des bombes sur le port russe de Libau, en Courlande, a été atteint par l’artillerie et est tombé en mer.
L’état-major allemand a essayé de masquer par un communiqué mensonger le grave échec que l’escadre anglaise avait infligé à l’amiral Hipper, au large d’Héligoland. La canonnière allemande Gazelle a encore été torpillée par un sous-marin près de l’île de Rugen